Ce mardi 5 novembre 2024, Alexandria Ocasio-Cortez, est devenue la 46e Présidente des États-Unis d’Amérique, par Cédric Chevalier

Ce mardi 5 novembre 2024, les citoyens afro-américains, latinos et blancs progressistes des classes populaires et moyenne de l’électorat Démocrate, ravagées par 4 années de chômage et de faillites en cascade, sous le choc des impacts climatiques et gangrenées par une hausse fulgurante de la misère, ont élu en masse la jeune candidate Alexandria Ocasio-Cortez. Madame Ocasio-Cortez a tout juste fêté ses 35 ans ce 13 octobre 2024, et a remporté largement non seulement le vote du collège des grands électeurs mais également le vote électoral populaire, ce qui rend sa victoire incontestable. Il y a peu de chance que la Cour Suprême accepte les requêtes déposées pour un recomptage des voix, étant donné l’écart statistique avec le candidat républicain suprémaciste blanc et proto-fasciste, héritier spirituel de Donald Trump.

Elle devient ainsi l’individu le plus jeune à accéder par les urnes à la présidence américaine, battant le record du président John F. Kennedy, ayant prêté serment à 43 ans le 20 janvier 1961. Elle est également la première femme de l’histoire des Etats-Unis à être élue à la présidence du pays, qui a choisi pour la première fois une américaine d’origine latino. Il faut rappeler que la Constitution américaine exige que, lors de sa prise de fonction, le candidat élu président américain ait 35 ans révolu, soit citoyen américain et ait résidé sur le sol américain durant au moins 14 années. C’est donc à peu de jours près que Madame Ocasio-Cortez a pu se présenter en ordre utile pour cette élection 2024, afin de prêter serment en janvier 2025.

Ocasio-Cortez est née en 1989 dans le Bronx, dans l’Etat de New York, d’un milieu relativement modeste mais de parents très aimants. Un astéroïde a été baptisé en son nom par le Massachusetts Institute of Technology en raison d’un excellent projet de recherche en microbiologie présenté par elle lors d’un concours. Elle fit ensuite des études brillantes pour devenir la plus jeune femme élue au Congrès américain le 6 novembre 2018, à l’âge de 29 ans, à partir d’une campagne menée largement à partir du terrain (grassroot). Rappelons par contraste que lors de sa première investiture, Donald Trump était devenu le président américain le plus âgé et le plus riche de l’histoire, le premier à n’avoir jamais exercé précédemment de fonction politique ou militaire, ainsi que le cinquième à avoir gagné l’élection présidentielle américaine tout en étant devancé dans le vote populaire. Il est piquant de se souvenir qu’Ocasio-Cortez avait fameusement défié Trump de produire ses résultats scolaires après qu’il l’ait traitée publiquement « d’étudiante médiocre ».

On se souviendra des années agitées qui précèdent ce résultat historique. Après la contestation massive du résultat des élections présidentielles du 3 novembre 2020 par les partisans du président sortant Donald Trump, élections qui donnaient pourtant le candidat Joe Biden largement vainqueur du vote populaire, en nombre de voix et potentiellement vainqueur au Collège des grands électeurs, les Etats-Unis ont plongé dans les pires troubles socio-politiques depuis la Guerre de Sécession. Donald Trump avait en effet décapité et veillé anticipativement à l’inefficacité du Service postal des Etats-Unis, en vue de minimiser le vote des électeurs démocrates, plus souvent effectué par correspondance que le vote des électeurs républicains. La réception et le comptage décisif de ces votes, principalement acquis à Joe Biden, pris des semaines et ne put jamais être complètement validé. Trump avait également enflammé, via ses discours et l’action en coulisse de collaborateurs sulfureux, toute la frange suprématiste blanche, et souvent lourdement armée, de son électorat. S’en suivit une terrible bataille juridique qui dut être tranchée au plus haut niveau par la Cour Suprême fédérale. Les juges majoritairement nommés par le président sortant tranchèrent en sa faveur et validèrent son élection, craignant la poursuite du chaos causé par les émeutes partout dans le pays. De son côté, le camp démocrate, ulcéré par 4 années de présidence Trump, sortit en masse dans les rues et déclencha des grèves générales et des actions de désobéissance civile, lourdement réprimée par la police anti-émeute, les vigiles des industriels et des milices suprématistes blanches agissant en bordure de la légalité, avec la tolérance des unités de police anti-émeutes. Au pic de ces troubles et de la contestation, on compta plusieurs dizaines de morts parmi les manifestants des deux camps et la police. L’intervention de la Garde nationale et d’un couvre-feu, ainsi que la déclaration de l’état d’urgence par ordre exécutif de Donald Trump mis un couvercle sur la contestation mais provoqua une fracture irrémédiable de la confiance des américains en leur Constitution. Malgré les rapports des services secrets étrangers qui faisaient état de nouvelles ingérences de la part de la Chine et de la Russie sur les élections et sur les réseaux sociaux durant la campagne, aucune enquête sérieuse ne fut menée par le ministère de la Justice.

La gestion catastrophique de la pandémie de covid-19 par Donald Trump, la pollution causée par l’industrie du gaz de schiste, les méga-incendies, les sécheresses et les terribles ouragans causés par le réchauffement climatique causèrent la Seconde Grande Dépression et le Second Dust Bowl de l’histoire des Etats-Unis. Durant les années de son second mandat, Donald Trump poursuivit le détricotage impitoyable de la nation américaine, en supprimant l’Agence fédérale de l’Environnement, en confirmant son retrait du Traité de Paris sur le Climat, et en sabrant dans les budgets de l’aide sociale et de la protection de l’environnement. En parallèle, il poursuivit son soutien massif et suicidaire à l’industrie fossile et à la composante spatiale de l’armée, relançant au passage une course à l’arme nucléaire. Il privatisa complètement les services postaux afin d’empêcher tout candidat démocrate de remporter une prochaine élection. Cela empêcha également une distribution efficace du premier vaccin contre le covid-19, qui fut administré prioritairement aux classes aisées de l’électorat républicain. Trump chercha également à remodeler les circonscriptions électorales afin d’augmenter l’emprise du parti républicain sur la politique US, désormais totalement sous la férule des proto-fascistes et suprémacistes blancs. Un néo-Ku Klux Klan fit son apparition et après une série de meurtres commandités de leaders des communautés « de couleur », la justice, encore aux mains de partisans de la démocratie et de l’Etat de droit, finit par arrêter une conjuration de riches milliardaires conservateurs, décidés à « purifier la nation américaine de sa contamination par la chienlit étrangère » (sic). La crise des institutions américaines atteint un sommet lorsque, fort du contrôle du Congrès, et même après la perte du Sénat, Donald Trump tenta de modifier la constitution américaine afin de servir un 3e mandat. Au cours de cet épisode, il frisa un deuxième procès en « empeachment ».

En politique étrangère, Trump isola davantage les Etats-Unis de ses alliés traditionnels en Europe et au Japon, pour se rapprocher dangereusement des régimes autoritaires Russe, Chinois et Turque, signant une nouvelle Quadruple Entente afin d’affaiblir l’Europe et de piller les ressources naturelles du monde entier. Trump se désengagea de tous les traités anti-armement nucléaire et lança plusieurs guerres régionales au Moyen-Orient (contre les palestiniens et l’Iran), en Asie (en envahissant la Corée du Nord au risque d’une guerre nucléaire), au Venezuela (afin d’y installer un Etat croupion et saisir ses réserves pétrolières) et en mer de Chine, où des escarmouches avec la marine chinoise firent craindre le pire. De plus en plus, les Etats-Unis de Trump devinrent les ennemis de la liberté dans le monde, tandis que l’Europe démocratique se retrouvait seule face aux méga-puissances Russe et Chinoise.

Après cet âge sombre pour les Etats-Unis, et sur la base d’une campagne électorale focalisée sur un Green New Deal réminiscent du New Deal du président Franklin D. Roosevelt, la candidate Alexandria Ocasio-Cortez a obtenu dès début 2024 la nomination du parti Démocrate, contre les partisans centristes décrédibilisés par des années de molesse. Après avoir échappé à une tentative d’assassinat par un jeune néo-fasciste pro-Républicain, elle devint la cheffe officielle de l’opposition démocrate à la tentation autoritaire de Donald Trump. Sous sa houlette, le parti démocrate s’est massivement réorienté dans le sens d’une gauche écologiste et socialiste à cette occasion, recrutant massivement parmi la jeunesse américaine. Les thèmes majeurs de la campagne et du programme d’Ocasio-Cortez sont le lancement d’un Green New Deal axé sur la transition écologique massive au moyen d’un effort digne d’une économie de guerre.

Parmi les mesures phares, citons l’introduction d’une taxe carbone, l’interdiction des SUV et le refinancement de la mobilité douce, la gratuité universelle d’accès aux services répondant aux besoin de base, les soins de santé universels, le lancement d’une conversion massive des terres agricoles à l’agroécologie, la nationalisation de toutes les ressources en eau du sol américain, la cessation immédiate des forages pétroliers, une réforme du code d’urbanisation du territoire, la recréation de l’Agence américaine de l’Environnement et la multiplication par dix de son budget, le refinancement de l’Education et de l’aide sociale, une politique d’émancipation socio-économique massive des minorités afro-américaines et latino issue du combat de Martin Luther King, la régularisation massive des immigrés clandestins résidents depuis plusieurs années sur le territoire, la mise en œuvre d’une « excess profit tax » sur les multinationales GAFAM américaines et la réintroduction de nouvelles tranches d’imposition pour les revenus les plus élevés, jusqu’à atteindre un taux marginal de 80% (impôt progressif sur les revenus des plus fortunés). Par ailleurs, l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix dans la finance a été proposée par les conseillers économiques de Madame Ocasio-Cortez. La proposition centrale de son programme est de proposer un « Green New Deal » à tous les citoyennes et citoyens américains, sorte de nouveau « Contrat social-écologique », sous la forme d’un revenu de transition universel garanti pour tous les travailleurs et étudiants qui devraient réorienter leur parcours professionnel à partir des secteurs fossiles vers l’économie soutenable. L’Etat devra garantir que chaque citoyen ait les moyens de vivre durant sa période de formation et d’installation, transition, dans un nouveau secteur et une nouvelle profession compatible avec les limites de la planète. Plusieurs dizaines de millions d’emplois doivent être créés ou transformés durant ce processus. La renégociation à la hausse de l’Accord de Paris figure également parmi les propositions phares d’Ocasio-Cortez.

La nouvelle présidente élue prêtera serment le 17 janvier 2025.

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34 réflexions sur « Ce mardi 5 novembre 2024, Alexandria Ocasio-Cortez, est devenue la 46e Présidente des États-Unis d’Amérique, par Cédric Chevalier »

  1. La communauté de chez Paul Jorion vit en dystopie bisounours virtuelle perpétuelle , dystopie tout droit sortie de la période hippie , maintenant je crois enfin a ce que me disais la médecine depuis toujours , a savoir qu une dose de LSD peut remonter de nombreuses années plus tard !
    En fait , je doutais , uniquement parce que ca ne m était jamais arrivé !!!
    Et sinon que pensez vous de la désignation de Trump pour le prix Nobel de la paix , la on est dans le réel ?
    Ou encore , le fait que les instituts les plus sérieux parient tous sur sa réélection ?
    Votre scénario est un chant du cygne prédictioniste désespéré , vous avez déjà perdu !!!
    Et pour le reste JAMAIS ce pays ne désignera une hispanique a la présidence , les démocrates blancs ont tout aussi peur de perdre le pouvoir que les républicains blancs !
    D’ailleurs quand il s agit du budget de l armée il n y a plus qu un seul parti !!!

    1. M. Christian Tybring-Gjedde, qui a proposé le nom de Trump pour le Nobel, est une personnalité tout aussi honorable que le président américain lui-même : anti-immigration, climato-sceptique et ami de Vladimir Poutine.

      Le Kremlin ne peut en effet que se réjouir de cette nomination.

      P.S. Vous êtes un troll d’un genre très particulier : alors que la plupart sont d’extrême-droite, vous prenez vous un malin plaisir à discréditer l’extrême-droite.

    2. J’me demande comment expliquer qu’un président noir ait été élu dans un pays où «  les démocrates blancs ont tout aussi peur de perdre le pouvoir que les républicains blancs !« .

      Les points d’exclamations on beau chercher à renforcer le propos en adoptant le principe du «  c’est le plus fort qui s’impose «  , l’observation du monde pousse plutôt à penser qu’il ne faut jamais dire jamais…

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    3. Mais monsieur, vous êtes dans l’erreur.
      Et quand bien même serait-elle perdante, vous gagneriez votre « pari » et resterait un fataliste devant la destruction de ce monde par les égoïsmes attendant comme le messie la manifestation de la main invisible.
      Dieu vous a tendu un piège, celui de penser comme lui, intemporel. Alors que nous sommes hommes, dans l’actuel.
      Et comment M. Jorion perdrait-il? Il ne fait que montrer la direction.
      Vous, en effet, vous êtes dans le pari absurde de la victoire de la rancitude.
      Trop de cynisme vous rend contemplateur inactif, complice de l’involution ambiante.
      Triste humanité.

  2. Je perçois plus de bouleversements qu’indiqués ici.
    Les terres rares devraient devenir un enjeu majeur pour le monde connecté et la recherche et fabrication d’énergie.
    Les années qui viennent devraient voir se prolonger et s’étendre la lutte pour la domination du monde entre la Chine et les USA mais avec beaucoup d’incertitudes causées par des désordres, ceux connus et actuellement répertoriés plus d’autres qui ne manqueront pas d’apparaitre dans le déroulé des accords entre blocs…
    Faire émerger des personnalités est toujours possibles mais en parler par avance fait par trop conte de fée.

    Pourtant j’aime beaucoup AOC. Elle a le charisme d’une Madone (au sens politique).
    En fait, pour novembre, je n’arrive pas à imaginer que Trump puisse être réélu. Mais je ne baisse pas la garde, il ne faut pas baisser la garde !

  3. Quelques fautes grammaticales et l’optimisme général de Cédric Chevalier suggèrent qu’il est relativement jeune (pas un « boomer »). Si Trump est réélu et que le sénat reste majoritairement républicain en novembre, Ocasio-Cortez ne sera JAMAIS présidente. TOUT sera alors verrouillé. Hypothèse terrifiante ! Et toutes mes excuses à Mr Chevalier car j’ai pour lui une immensissime sympathie.

  4. I have a dream… and i have a dead father.
    Mon père est décédé à la fin de cet été.
    Il a été celui qui m’a enseigné l’intégrité, l’exigence d’interrogation sur l’écart entre la parole et les actes.
    Issu d’un milieu très modeste, il est devenu chercheur en chimie. Il était reconnaissant de cette méritocratie républicaine qui lui a permis d’exercer ce métier qui l’a passionné . Avec mes frères et ma soeur nous étions fiers de lui, il était fier de nous.
    Les produits qu’il a respiré au laboratoire et l’âge ont fini par avoir raison de ses poumons et de sa longévité.
    Une femme comme AOC l’aurait enthousiasmé s’il avait gardé toute sa lucidité.
    Confiant dans les générations futures, il aurait aimé la voir devenir présidente de USA.

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  5. ….tandis que l’Europe démocratique se retrouvait seule face aux méga-puissances Russe et Chinoise….

    Seule, et abandonnée par le méchant Trump , sniff

    Incroyable ce thème archi rabâché sur ce blog et ailleurs , représentatif d’une génération fascinée par Papa USA , convaincue que le salut viendra de lui , et qui angoisse à l’idée de ne plus bénéficier de sa  » protection » face aux géants , russe en particulier, qui n ‘attendent qu’une chose c’est de défiler sur les Champs Elysées . On rêve alors à l’improbable élection de la belle Alexandria , qui à part appliquer un programme de rêve écologiste ne manquera pas cependant de renforcer OTAN pour ne plus laisser les pauvres petits européens face aux « méga-puissances »

    Cela dit, penser et mettre en place une défense européenne et non pas supplétive des Zuesses, c’est beaucoup trop compliqué

    PS : je ne suis pas d’extrême droite , lol

  6. C’est bien mimi mais criminaliser les millionnaires quand c’est leurs argents ( entre autre) qui peut faire pencher la balance je ne sais pas si c’est la bonne approche.

    1. Pardonnez-moi. Mais que font-ils en ce moment de crise COVIDvos milliardaires, centi-milliardaires et millionaires ?
      Ils regardent fondre leurs actifs au lieu de les mobiliser vers l’avenir. Robotique, automation, Quantum computering, transparence de la société…. Et déroulent le tapis à nos extrêmes. Super votre capitalisme responsable!

      Et quelle est leur légitimité? Serait-ce que d’eux-même qu’ils aient produit ces milliards?
      Quelle simplicité est la vôtre, ce doit être très rassurant vos certitudes, mais très handicapant pour l’humanité.
      Vous êtes un frein.

      Merci BA pour le gel hydroalcoolique, on est sauvé.

  7. Lisant ces jours-ci un livre historique sur Camille Gutt, je découvre qu’il a d’abord travaillé, fin XIXe, au journal Le Nord, nous explique-t-on, un journal tsariste (!) parce que la Russie voulait redorer sa réputation dans l’opinion française, très dégradée après la guerre de Crimée. Comme quoi, les influenceurs russes d’aujourd’hui n’ont rien inventé. Et la propagande stalinienne, un épouvantail que nous avons avalé jusqu’à la garde !
    Bref, la Main du Kremlin devrait se mettre à l’école de ses ancêtres.

  8. C’est beau comme du Wikipédia section « pages politiques », les fautes de participe passé en plus.

    Petite piqûre de rappel, comme disait l’autre : le triste anniversaire de la journée d’hier (le 47e, pas le 19e) aurait pu servir à rafraîchir la mémoire des plus jeunes sur ce blog, s’il y en a, sur ce à quoi ressemble l’ingérence électorale des États-Unis dans une démocratie en Amérique Latine. Et là, on ne parle pas de campagnes sur Facebook, hein.

    Pétition de principe hélas obligatoire sur ce blog, je précise que je ne suis ni pro-Poutine, ni pro-Trump. Juste un type un peu lassé d’un indignation décidément fort sélective.

  9. Beaucoup de mal à imaginer que 4 années de plus puissent s’accompagner d’un niveau de dégâts controlable, et facilement descriptible.

    Le texte passe rapidement sur l’élection et sur ce qu’il advient de Donald.

    C’est là pourtant un moment crucial, ou la tricherie et la mort seront présents potentiellement pour beaucoup de monde…

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  10. C’est malheureux à dire, mais madame AOC a autant de chances d’être élue présidente des EU que monsieur Jorion de devenir son équivalent européen (même si cela n’existe pas vraiment en tant que tel). Pourtant, là réside la solution à nombre de nos problèmes mais aussi notre avenir, pour nous les peuples situés de part et d’autre de l’océan. L’énergie et la fougue de la jeunesse d’un côté, la sagesse, la connaissance et la réflexion de l’autre. Et une motivation sans faille à sauver les peuples et le genre humain dans les deux cas. Une équipe transatlantique AOC-Jorion pour notre avenir à tous. Une météorite qui entraînerait autant de conséquences sur la planète que celle qui a fait disparaître les dinosaures… Une nouvelle ère, un nouveau monde. Aïe, c’est l’heure de se réveiller… Ce n’était qu’un rêve.

    1. Meuh non ! C’est juste une question de force de caractère !

      Si AOC et moi en avions un peu, nous nous dirions « Je traverse la rue et je vous sauve les peuples et le genre humain ! »

      Hélas, nous sommes d’incorrigibles flemmards !

      P.S. Formons une masse critique autour de Ruffin (un autre incorrigible flemmard !), ce serait déjà pas mal pour commencer.

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      1. Masse critique autour de F. Ruffin ? Mouais. Chiche !

        J’ai peur que quand cela sera le moment, et le moment est déjà venu, quelqu’un quelque part va nous sortir un bel article au vitriol sur Ruffin, qui étrangement bien sous tous rapports au début, est quand même né dans un milieu de cadres, et surtout ami et soutien de D.Mermet et JL Mélenchon, deux excités du pouvoir autoritaire personnel, possède donc par atome crochu le même vice, le tout alimenté par une vision romantique de la Lutte des Classes. On prends les paris ? Le net fourmille déjà d’indices et d’éléments à charge…

        Et à la fin des fins, il faudra selon l’adage bien connu, se pincer le nez est voter pour le candidat du Capital, si tant est que ce dernier n’est pas opté directement pour le fascisme dur… (Sans moi encore cette fois)

      2. Bof… Le système électoral représentatif a atteint ses limites, on en a l’exemple tous les jours. Voter pour une personne c’est a dire se choisir un chef est un archaïsme qui n’a de sens qu’en période de conflits et qui n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui où tout va très vite, que tout est interconnecté et que les inégalités de toutes sortes (richesses, moyens, éducation, santé). C’est pourtant démontré méthodiquement depuis au moins deux siècles, voir https://www.lechoixcommun.fr/content/article/vous-reprendrez-bien-un-peu-de-democratie.html. L’entrisme ayant pour principales limites les qualités de ceux qui y parviennent sans se dévoyer en chemin.
        Bisous du Cap Fréhel 😉

      3. Je suis atterré par la naïveté de vous tous.
        Vous savez combien il y a d’adhérents actifs dans chaque parti politique?
        Si peu, qu’il faudrait 100 adhérents par départements pour renverser n’importe lequel.
        Alors, franchement, plaignez-vous, mais avant, regardez votre implication réelle en leur sein.
        On a le gouvernement qu’on mérite? Probablement.

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  11. Comment une réélection de Trump, avec une crise économique sous perfusion d’argent virtuel pour la juguler et sans compter tout le reste, peut aller au terme de la prochaine mandature ?
    2024, c’est très loin…

  12. Bon allez, puisqu’aucun enfant ne semble vouloir intervenir pour faire remarquer que le Roi est nu, je m’y colle.

    En quelques maux : ne sont autorisés à concourir pour la course à la Maison Blanche que les candidats totalement soumis à l’argent. Le système « représentatif » américain est d’ailleurs remarquablement verrouillé pour assurer qu’aucun hurluberlu qui aurait pour volonté le bien commun, ne puisse s’imposer par les élections (l’hurluberlu en question étant appelé aux USA « socialiste » et « rouge-brun » en France).

    Ces mécanismes empêchant la démocratie sont inscrits dans les fonctionnements des partis Républicain et Démocrate, puisque pour se faire élire il faut l’argent des milliardaires dont les sociétés ont le droit de déverser des tombereaux de dollars sur les candidats de leur choix (Super PACs).

    La tricherie est en outre institutionnalisée à tous les niveaux :

    – par la manipulation des votes à l’intérieur des partis (Clinton contre Sanders en2016),
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/clinton-accusee-d-avoir-triche-a-la-primaire-par-des-democrates_1957618.html

    – par la manipulation des votes lors du décompte des voix lors des présidentielles (Junior contre Gore en Floride en 2000),
    https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/bush-contre-gore-trois-mauvais-coups-portes-a-la-constitution-a-la-cour-et-a-la-democratie

    – par le découpage ad’hoc des circonscriptions électorales, le gerrymandering,
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/30/midterms-comment-le-gerrymandering-ou-charcutage-electoral-pese-sur-l-election-americaine_5376458_4355770.html

    – par l’exclusion administrative des populations susceptibles de « mal voter » (noirs et latinos en particulier, pauvres en général), le disenfranchisement,
    https://en.wikipedia.org/wiki/Disfranchisement

    Il en résulte que :

    – un(e) candidat(e) honnête n’a pratiquement aucune chance d’être désigné(e) pour porter les couleurs de son parti lors d’une convention (tricheries + multiplications des candidats félons qui n’ont pour seule vocation que de le ou la couler),

    – un(e) candidat(e) honnête n’a aucune chance d’être élu(e) président(e) des États-Unis (Super PACs et tripatouillages électorales),

    – un(e) candidat(e) honnête capable de marcher sur l’eau et élu(e) miraculeusement serait dès le premier jour réduit à l’impuissance totale puisqu’ayant contre lui ou elle, l’ensemble du Congrès (les élus de base, sénateurs et représentants, quelle que soit leur couleur dépendent pour leur élection de l’argent des milliardaires).

    Conclusion : AOC peut devenir présidente (et en tant que femme issue d’une « minorité » c’est un excellent produit marketing) si elle donne des gages d’être aussi indolore qu’Obama pour les puissances d’argent (rappelez-vous, ça n’est pas si loin : Roosevelt avaient envoyé les barons voleurs derrière les barreaux et démantelé leurs empires en 29, alors qu’Obama n’a strictement rien fait en 2008. Pas un seul responsable n’a comparu devant la justice).

    Conclusion bis : si AOC donne des gages et devient présidente, les mêmes causes produisant les mêmes effets, son successeur risque d’être encore pire que Trump.

    Que retirer de tout cela ? Que Biden (ou AOC en 2025) seraient bien plus présentables que Trump, qu’ils réintégreraient probablement les États-Unis aux accords de Paris… et que cela ne changerait pas d’un iota la course à l’abime !

    Il suffit pour s’en convaincre de regarder le double discours de la France : des envolées lyriques pour les gueux, tandis que Bpifrance aide Total à financer un projet écocide en Sibérie occidentale, transformant de fait l’État français en simple branche des transnationales (ce qui est une définition opératoire du néolibéralisme).
    https://multinationales.org/Yamal-LNG-comment-les-interets-de-l-industrie-petroliere-continuent-a-primer

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    1. Il faut quand même noter les glissements suivants:
      – L’augmentation de la consommation d’énergie dépend de plus en plus des GAFAM et autres Netflix, merci covid-19 pour le coup de pouce.
      – L’automobile électrique va donner un second souffle au nucléaire et booster la production de centrales thermiques.,
      – Le perfectionnement des batteries électriques pourrait dans un avenir très proche réduire le prix de la mobilité individuelle et faire exploser le marché potentiel.
      Il se dessine une nouvelle bataille à trois, entre les anciens milliardaires du mouvement brownien exothermique, l’automobile contre les nouveaux de l’immobilisme avilissant ayant la mainmise sur le consumérisme, le divertissement tout dans le cloud couplé au big pharma.
      Tout ce beau monde nous promet le retour vers la croissance et l’accélération de notre disparition.
      Cerise sur le gâteau, cette course vers le néant est une promesse de paix dans le monde, tous les rivaux pour sa domination étant gagnant, jusqu’au grand jour.

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      1. Pourtant….
        Le Stellarator est en progrès, la Z-machine est prête et maitrise la fusion, le moteur à hydrogène par combustion directe (sans batterie) est au point depuis des lustres, le recyclage par bain acide peut libérer des dépendances aux terres rares, la robotique a besoin d’investissement pour libérer l’homme des taches telles que la récolte, l’attaque des parasites agricoles, l’industrie, la construction…
        Et tellement plus….
        Les GAFA sont des vieilles grues, dopées, des p**es de la pub****té.
        Il faut démembrer et créer de réelles autorités antitrust et de régulation.
        Bien à vous.

    2. Vous ne parlez pas de la Cour suprême qui – compétente sur tous les cas relevant de la Constitution ou des lois des États-Unis ou des traités qu’ils ont conclus – semble pouvoir rendre totalement inopérante une entreprise aussi ambitieuse que le « Green New Deal » (entre autres projets.)

      En fait la constitution US ne permet la démocratie (au sens traditionnel du terme) que si toutes ses institutions se mettent d’accord entre elles sur des compromis.

      Quand les compromis sur l’esclavage ont cessés d’être acceptés par les deux partis il s’en est suivi qu’une partie des Etats ont fait sécession avec comme résultat une guerre civile. Pour cette fois je peux à la rigueur imaginer que les trois Etats de la côte ouest fasse sécession mais pour le reste…

      1. Lorsqu’à la fin du 18ème siècle, Thomas Jefferson déclarait « Les membres de la Cour suprême prennent rarement leur retraite et ne meurent jamais », le trait d’esprit passait sans problème puisque les gueux de 45/50 ans avaient l’allure de vieillards cacochymes et que les gens « bien nés » dépassaient rarement les 70/75 ans.

        Aujourd’hui un perdreau de 60 ans nommé juge à la Cour Suprême peut espérer y officier une bonne trentaine d’années, soit quasiment l’équivalent de la durée de vie moyenne d’un gueux au 18ème siècle.

        Nonobstant ce petit détail, il est également à noter qu’il est parfaitement constitutionnel en démocratie « représentative » de voir les 10% les plus riches détenir 70% de la richesse totale des ménages pendant que les 50% les plus pauvres voient leur part passer de 4% en 1988 à… 1 % en 2018.

        https://korii.slate.fr/biz/etats-unis-fortune-1-pourcent-plus-riches-possedent-plus-classe-moyenne-superieure-inegalites

        On notera, détail aussi pittoresque que révélateur, le silence remarquable des bioutifouls pipoles hollywoodiens qui toujours prompts à dénoncer les méfaits de Trump, n’ont quasiment pas pipé mot lorsque celui-ci a baissé massivement les impôts des entreprises et des particuliers les plus riches.

        http://www.ires.fr/index.php/publications/chronique-internationale-de-l-ires/item/5677-etats-unis-une-reforme-fiscale-au-profit-des-entreprises-et-des-particuliers-les-plus-riches

        Moralité, bien que les Étatsuniens fétichisent leur Constitution, ce qui n’est finalement guère mieux que les Français qui la modifie tous les quatre matins (24 ou 25 modifications pour la Cinquième), ils seraient bien inspirés de préciser dans leur doctrine des Checks and Balances que seul le pouvoir de l’argent peut arrêter le pouvoir de l’argent.

    3. @Roberto Boulant :
      « Roosevelt avaient envoyé les barons voleurs derrière les barreaux et démantelé leurs empires en 29 »
      Donc l’histoire recèlerait peut-être des cas avérés de président des USA pas tout à fait aligné avec toutes les puissances de l’argent. Et si AOC réussissait le même exploit ? Ou alors 1933 Roosevelt n’est plus possible en 2024 ? Je ne pense pas qu’il soit scientifique de dire qu’un phénomène ayant déjà eu lieu soit impossible à l’avenir.

      1. Je partage l’avis de Warren Buffet qui avait déclaré en 2005 que les (super) riches avaient déclaré la guerre des classes et qu’ils étaient en train de la gagner. Avant de conclure définitivement et sobrement après la crise de 2008 – sous le mandat Obama donc -, « we won ».

        L’argent et la politique américaine : une impasse démocratique ?
        Comment l’argent a transformé la politique aux États-Unis
        Argent et politique aux États-Unis : quelques leçons de l’Histoire

        1933 n’est effectivement plus possible en 2024. Par contre avril 1861 n’est plus à exclure :
        Joe Biden rassure les super riches qui financent sa campagne
        Le favori des démocrates a promis aux donateurs que « rien ne va fondamentalement changer” les concernant.

        « We won » signifie simplement que les inégalités vont se creuser davantage et que la destruction de la nature va se poursuivre de plus belle, et cela quel que soit le nom du locataire de la Maison Blanche.

        La « démocratie représentative » n’a rien de démocratique et elle nous conduit tout droit à l’abime. Continuer à vouloir en jouer le jeu est un pur suicide alors que nous nous rapprochons à grands pas des points de bascule climatique.

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