Entrées-sorties en réanimation en France (7/10/20), par a113

  • le graphe du 0610 (même légende que le précédent * ) qui montre : persistance d’une diminution « molle » de la poussée (poussée qui persiste) d’Août -Septembre.
  • il n’en reste pas moins que les hospitalisations augmentent en valeur absolue (+- 1500 en réa)
  • des situations très variables suivant les régions (400 (réa) en Île de France, 130 dans le 13 , <20 en Alsace)
  • reste à expliquer ces différences (comportement des populations, immunités acquises ???) : il n’y a pas d’étude publiée venant de notre bureaucratie sanitaire)
  • en affinant la résolution du graphe, comme je l’ai fait dans ce dernier graphe, on peut constater des « mini-poussées », qu’il reste aussi à expliquer ….

Pr Raoult admet la poussée actuelle (et la fin de la diminution de l’épidémie) en lui donnant une explication « savamment » construite …
Par ailleurs, je suis très curieux de voir comment va évoluer l’état de santé de Trump (on est dans la période « critique »)

* Entrées en réanimation. Les données quotidiennes que je lisse moi-même sur 10 jours. Pour éviter l’inertie je sacrifie les 10 premières données. Ensuite au chiffre du jour J, je compare la moyenne des 10 jours précédents pour obtenir le taux de variation (j-m/j)… niveau math CM2. Ça donne la pente moyenne de la courbe au jour J.

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58 réflexions sur « Entrées-sorties en réanimation en France (7/10/20), par a113 »

  1. BERLIN (Reuters) – La capitale allemande a décidé mardi d’imposer un couvre-feu nocturne dans les restaurants et les bars afin de contenir l’augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus à Berlin.

    Le maire de la ville, Michael Mueller, un social-démocrate, a déclaré que les experts avaient mis en évidence deux problèmes à résoudre : d’une part, de grands groupes de personnes qui ne respectaient pas les règles de distanciation sociale et, d’autre part, des rassemblements dans des salles fermées.

    « Le conseil a montré que nous devons agir rapidement », a déclaré M. Mueller aux journalistes, ajoutant qu’il fallait agir pour éviter un verrouillage complet de la capitale allemande, célèbre pour sa scène de clubs qui s’est déjà arrêtée en raison des restrictions liées au Covid.

    À partir de ce week-end et jusqu’à la fin octobre, les restaurants et les bars devront fermer à 23 heures (2100 GMT) jusqu’à 6 heures (0400 GMT) et les stations d’essence seront interdites de vente d’alcool pendant ces heures.

    En outre, un maximum de 10 personnes seront autorisées à participer à des fêtes privées en salle, au lieu de 25.

    Cette ville de 3,8 millions d’habitants est la dernière grande capitale de l’UE à prendre des mesures plus strictes pour lutter contre la forte augmentation des cas de COVID-19. Le centre bancaire de Francfort a également annoncé mardi un renforcement des règles.

    Madrid, le centre européen de COVID, a imposé un deuxième verrouillage, et Paris a décidé de fermer les bars et les salles de sport pendant deux semaines.

    Quatre des douze districts de Berlin sont devenus des zones à haut risque, ce qui signifie qu’ils ont dépassé les 50 cas pour 100 000 habitants pendant sept jours d’affilée, selon les chiffres du sénat de la santé de lundi. Pour l’ensemble de la ville, le chiffre était de 41,5.

    Le Schleswig-Holstein et la Rhénanie-Palatinat ont désigné ces districts comme zones à risque et insistent pour que les personnes qui en reviennent soient mises en quarantaine pendant 14 jours ou présentent un test corona négatif.

    Les membres du Parlement allemand, le Bundestag, sont tenus de porter des couvre-bouches et des couvre-nez à partir du mardi.

  2. Coucou,

    Pour trump, il faut peut-être demander l’avis de devedjan !

    Pour le reste, il y a de trés grandes disparités. Un truc qui me chiffonne, c’est le chiffre d’un grand journal du soir hier. 40% des lits en réanimation sont occupés par des malades du covid en ile de france.
    Un truc que je ne comprend pas c’est que au début de l’épidémie, on annonçait 11 000 lit de réanimation en france.
    Avec une simple règle de 3, il devrait y avoir approximativement 2000 lits en reanimation en ile de france.
    Comment 455 malades du covid peuvent occuper 40 % ?
    Y a un truc que j’ai pas compris. On nous parle même d’une capacite éventuelle de 30 000 lits de réanimation.
    C’est quoi ces chiffres ? Churchill avait raison le bougre, les statistiques, j’y crois quand je les ai moi même falsifiées.

    Bonne journée

    Stéphane

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    1. Baloo
      il n’y a que 5000 lits de réa en France.
      dont environ 1000 en IDF (et ils sont richement dotés par rapport à la moyenne nationale ).
      ceux-ci sont largement occupés par des patients ayant été opérés (interventions différées pour cause Covid en Avril-Mai) et dont les suites opératoires necessitent , hélas une réa.
      + urgences inopinées : AVC,infarctus,AVP……
      plus , à prévoir les prochaines épidémies habituelles Automne-Hiver (sujet d’inquiétude de mes confrères).
      c’est rare qu’une seule pathologie occupe 40% des lits+++
      ensuite , si on décide de différer comme ce Printemps , les interventions « non-urgentes » , on peut redistribuer ces lits pour les soins intensifs pour le CODID ……=> 11000 lits comme à cette époque.
      mais ce n’est plus possible +++++ car les « interventions non-urgentes » de Mars->Mai sont devenues plus urgentes en Septembre et ne peuvent plus ètre reportées.

      qui plus est en réanimation , il faut 7-8 personnel/lits (aide soignants,infirmiers,médecins.), donc des lits sans le personnel , quel intèret ?
      Donc les 11000 lits ,on ne les a pas +++ 30000 encore moins.
      en temps normal , depuis plusieurs années , il manque à pourvoir 20% des postes de Médecins dans les hopitaux.
      quand j’ai pris ma retraite (je travaillais comme Médecin Spécialiste auprès d’un Centre Hospitalier Public , j’étais dans ma 70 eme année ) , je n’ai pas été remplacé (3 ans déjà).
      Comme je le rappele dans un autre fil , +++ dèjà en 1982 +++ , je dénoncais le Numerus-Clausus comme potentiellement créateur d’un sous developpement de notre système de santé , à qui de droit.

      Je suis franchement étonné de la naiveté de notre population dont témoigne votre remarque !!!!!

      Par ailleurs , les soignants sont exténués du sur-travail depuis plusieurs années ( grèves récurrentes , peu efficace , car un soignant ne s’arrète pas de soigner , c’est éthiquement impossible)

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      1. Coucou,

        merci de ces précisions. J’avais été lire les chiffres sur le site
        https://www.data.gouv.fr/fr/organizations/sante-publique-france/ qui correspondent à ceux que vous donnez.
        Et pas du tout à ceux que j’ai entendu dans les medias mainstream ou que j’ai cru entendre . j’ai pas noté.

        C’est pour çà que je m’interrogeais.

        40%, çà fait beaucoup. J’espère que l’huluberlu de marseille avais raison et que c’est la décrue, sinon il va encore y avoir une « selection pas naturelle » en région parisienne.

        bonne soirée

        Stéphane

    2. Bonjour

      La dernière info officielle des statistiques de la DRESS du Ministère de la Santé ( 2018) qui reste d’actualité .

      https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/article/nombre-de-lits-de-reanimation-de-soins-intensifs-et-de-soins-continus-en-france

      Dans le fichier à télécharger il y a la liste de nombre de lits par départements.
      La moyenne oscille entre 0,5 à 1,5 lits réa pour 10.000 habitants selon les départements

      En situation normale en France il y a 5432 lits en réa en France dont 5290 en France métropolitaine.

      40% de taux d’occupation avec 455 personnes est bien le taux pour l’Ile de France.

      Sur le site suivant
      https://mapthenews.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/5e09dff7cb434fb194e22261689e2887

      vous trouverez une carte avec les taux par département avec une grande disparité.

      Actuellement en France , avec 1417 lits de réa en Covid ,le taux d’occupation est de 26 %.

      En plus des lits en réanimation , il y a aussi
      -des lits de soins intensifs dont 5686 en France Métropolitaine.
      – des lits de soins continus dont 7941 en France Métropolitaine.

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  3. « Tous les bars, cafés et salles de réception de Bruxelles ont été informés qu’ils doivent fermer pendant au moins un mois à partir de 7h (CET) jeudi, la capitale belge ayant dépassé les restrictions nationales récemment renforcées en Belgique.

    Le ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort, a déclaré que la consommation d’alcool dans un lieu public serait également interdite, que les clubs sportifs devraient fermer leurs cantines et que la consommation de nourriture sur les marchés était interdite, dans un contexte de taux d’infection en hausse.

    Les restaurants resteront ouverts pour l’instant afin de maintenir l’industrie de l’accueil en vie.

    a déclaré M. Vervoort : « Une personne sur sept testée à Bruxelles donne un résultat positif, le virus est partout dans la région. Il n’y a pas une seule commune bruxelloise qui se situe en dessous de la moyenne nationale ».

    Le Dr Yves Van Laethem, porte-parole du centre de crise Covid-19, a déclaré lors d’une conférence de presse où les nouvelles mesures ont été annoncées que Bruxelles était la deuxième ville la plus infectée après Paris.

    Le nombre moyen de nouvelles infections à coronavirus était de 2 466 par jour entre le 27 septembre et le 3 octobre, soit une augmentation de 57 % par rapport à la période précédente de sept jours. Il a déclaré :

    Nous sommes dans une phase d’accélération du virus et il est clair qu’il se poursuit dans toutes les tranches d’âge et dans tous les domaines. Il est certain qu’à Bruxelles et dans certaines parties de la Wallonie, l’augmentation se poursuivra fortement.

    Nous sommes actuellement dans le top 3 en Europe : avec moins d’infections que Madrid, mais plus que Paris.

    Mercredi, le nouveau Premier ministre belge, Alexander De Croo, a annoncé que les Belges seraient limités à trois contacts étroits en dehors de leur propre foyer. »

    1. Je pense qu’il va être temps de passer aux masques FFP2/FFP3 pour protéger nos vieux. On voit bien que le masque en tissus pour tous ne protège pas comme prévu. C’est toute la différence entre la théorie et la pratique.
      …si on n’a pas détruit les stocks stratégiques 🙂

  4. @A113

    Quel crédit peut on accorder à l’indicateur R0 qui venant d’environ 1,60 il y a un mois est à 0,96 le 27 /09 ?

    Existe t’il finalement une corrélation avec l’évolution des hospitalisations ?

    1. Je suis comme vous, ce R0 1 vu que ces paramètres (et le taux de positivité) continuent d’augmenter.
      Il est possible qu’il ait un temps de retard s’il est calculé sur la moyenne 7 jours (cela a baissé il y a peu, avant de remonter).

  5. la moyenne glissante sur 10 jours est un drôle de choix pour une série temporelle qui a certainement un saisonnalité hebdomadaire marquée (certaines fenêtres comprendront 2 week-ends, d’autres non)
    7 jours, ou 14 semblerait plus adapté, non ?

  6. C’est moi, où absolument tout le monde, même ici sur ce Blog, se fout éperdument de l’impact de la doctrine de priorisation des tests décidée le 17 septembre dernier du fait de la saturation ???

    En attendant, on est passé d’un délai de dépistage des personnes symptomatiques de 2,9 jours semaine 37, c’est à dire juste avant cette doctrine, à 3,3 jours semaine 39, les mieux lotis actuellement étant vraisemblablement les corses avec 2,7 jours de délai !!!

    Et on attend avec impatience la consolidation semaine 40 pour voir comment ce chiffre évolue… Car s’il continue d’évoluer à la hausse, alors c’est la cata !!!

    Comprendre ici que la jolie pente descendante made in a113, observable depuis le 16 septembre, n’est autre que la traduction du maintien à domicile forcé dans la durée, de beaucoup plus de personnes symptomatiques !!!

    Combien d’entre elles décèderont à domicile faute de réanimation, dans l’indifférence générale la plus totale ??? A l’issue de la première vague, il nous a fallu 4 mois pleins (rien que ça ???!!!) avant de connaître ce chiffre exact :
    https://www.franceinter.fr/societe/covid-19-on-connait-dorenavant-le-nombre-de-personnes-decedees-a-domicile-en-france-au-moins-1800

    Y a pas que les jolies courbes dans la vie, il faut aussi savoir lire entre les lignes, surtout face à un Etat qui ne cesse de tâtonner et de nous mener en bateau depuis le début de cette pandémie…

    Dans le meilleur des cas, le pic des décès sera pour la fin du mois d’octobre… Dans le pire… Oublions… Attendons plutôt avec non moins d’impatience les déclarations supermacronistes du 20h00, que ce soit sur les conséquences de la tempête Alex (qui n’est qu’un avant goût de ce qui nous attend !!!) et probablement aussi, sur celles de la Covid-19…

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  7. @ A113 : Le lissage à dix jours doit laisser genre 1/4 de l’oscillation hebdomadaire subsister
    (par Saint Nyquist).
    En clair, la moyenne glissante sur 10 jours d’une série oscillante sur 7 jours …
    a=[ 0 2 6 9 7 3 1 0 2 6 9 7 3 1 0 2 6 9 7 3 1 0 2 6 9 7 3 1 0 2 6 9 7 3 1 0 2 6 9 7 3 1 0 2 ]
    (approx entière grossière d’une cosinusoide)
    … c’est :
    b=conv(a,0.1*[1 1 1 1 1 1 1 1 1 1],’same’)
    2.7 2.8 2.8 3 3.6 4.5 5 4.7 3.9 3.2 3.1 3.6 4.5 * 5 * 4.7 3.9 3.2 * 3.1 * 3.6 4.5 * 5* 4.7 3.9 3.2 * 3.1* 3.6 4.5 * 5 * 4.7 3.9 3.2 *3.1 * 3.6 4.5 5 4.7 3.9 3.2 3.1 3 3 2.8 2.2 1.3.

    Ici, il reste encore 2 d’amplitude crete crete (de 3.1 à 5) au milieu de la série au lieu de 9 (0 à 9) au départ (il faut enlever les effets de bord…).

    Les mini-poussées sont peut être plus à l’échelle de 15 jours, il est vrai, et pour les réa/hosto (contrairement au test ou le paramètre « délai de rendu » fait la valse avec des engorgements qui peuvent doubler la période apparente) il n’y a pas bcp d’effets spéciaux.

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    1. « Le lissage à dix jours doit laisser genre 1/4 de l’oscillation hebdomadaire subsister »

      Dans quel intervalle de confiance le « genre 1/4 » ? 😀

      P.S. Private joke parce que j’ai essentiellement gagné ma vie à répondre à ce genre de questions !

      1. Ah, filtre carré :
        le premier minimum du sinus-cardinal sinc(x) arrive pour un argument proche de x=pi*1,5 (dans la formule sinc(x)=sin(x)/x).

        Un chouïa plus que 1/(1,5 pi) est la réponse suivante,
        sinc(10pi/7) =sinc(4,49) la réponse plus exacte.
        Donc 1/4,6 +/- 1%, m’sieur.
        C’est le genre « 4 queer », quoi.

    2. @ Timiota
      j’ai baissé la resolution à 7 jours.
      mais les oscillations dont je parle sont ces « mini-vagues » fin Aout et mi-Septembre qui composent la « poussée » actuelle , poussée qui est en valeur brute assez homogéne.

      1. Oui, je vois
        My two pence :
        fin aout la conséquence des voyages de mi-aout (les gens étaient encore un peu prudent en juillet et ne bougeaient pas beaucoup).
        Et mi septembre les conséquences du rebrassage de la rentrée et des non-routines qui augmentent la « bulle sociale » et la connectivité du réseau.

  8. Comment font les allemands ?
    Heu… d’abord , ils ouvrent les fenêtres.
    Extrait :
    « Le Guardian titrait le 30 septembre «Les Allemands se mettent à l’aération pour repousser le coronavirus». «C’est probablement la méthode la moins coûteuse et la plus efficace pour contenir l’extension du virus», a expliqué Angela Merkel, qui a l’habitude de faire dans le factuel lorsque son homologue français, des trémolos dans la voix, en appelle à la responsabilité individuelle avec un vocabulaire guerrier »
    « Les écoles allemandes ont pour protocole d’ouvrir les fenêtres toutes les vingt minutes. »
    https://www.liberation.fr/france/2020/10/07/covid-19-de-l-incompetence-dans-l-air_1801645

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  9. J’ai déjà fait la remarque dans un fil précédent, sans que personne rebondisse.

    L’Etat / le gouvernement tentent de contrôler le phénomène épidémique de sorte que les seuls moyens hospitaliers actuels suffisent à l’absorber.

    Elle est pas belle, la vie de gestionnaire? Si cela marche, cela sera la démonstration que l’Etat a eu raison d’opérer une cure d’amaigrissement à l’hôpital public…

      1. J’ai expliqué ça : 1° on réduit les moyens, 2° on regarde les résultats à l’arrivée et 3° on déclare « Les résultats observés à l’arrivée sont exactement l’objectif que nous visions ! » Ça a un nom : « ultralibéralisme ».

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      2. @Paul Jorion :

        J’ai aussi expliqué ça , mais ça n’est pas qu’une méthode  » inventée  » par l’ultra libéralisme . C’est une méthode inventée , pour ce qui concerne la France par Bercy ,pour équilibrer ses comptes et/ou participer à l’amaigrissement jusqu’à l’anémie et la mort d’un service public quand on veut s’en débarrasser par nécessité ou par idéologie ( libérale pour le coup , puisqu’elle pousse à la privatisation ) . J’ai connu ça dès le début de ma carrière qui est pourtant assez loin derrière moi . Exemple trivial , qui marche à toutes les échelles et toutes natures de missions :

        – J’ai trois fourgons et 5 agents , c’est insuffisant pour constituer des équipes efficaces et sans danger : réponse : vous avez visiblement trop de fourgons .
        – J’ai deux fourgons et 5 agents , je n’arrive pas à assurer toutes les interventions et j’ai une équipe inutilement en sureffectif : réponse : vous avez trop d’agents .
        – j’ai deux fourgons et deux agents , je ne peux pas assurer le service minimal : réponse : c’est qu’il est temps de faire appel à de la sous traitance privée .

        Imparable .

        Ceci étant et sans chercher à minimiser la déficience nationale dans cet épisode , une fois qu’on est en pleine tempête , on fait avec ce qu’on a car , de la même façon qu’on ne fait pas un infirmier en six mois , on ne récupère pas des décennies de sous équipement en deux ans ni même trois .

        Si les français acceptaient de faire l’effort budgétaire nécessaire , ce posera pour la santé le même problème qu’il se pose pour …..le service hivernal des routes , par exemple : c’est le problème de la bonne jauge de dimensionnement , car si on dimensionne pour des pointes ( chute de neige exceptionnelle pendant trois à quatre jours continus pas exemple ) , on immobilise des investissements et on suscite des moyens y compris humains , qui ne s’avéreront nécessaires qu’un fois tous les dix ans . C’est le plus souvent l’expérience de terrain , dans tous les métiers qui permettra de ne pas ruiner le pays inutilement et de viser au raisonnable plus un chouïa . Si les français jugent devoir disposer de cette garantie réaliste et un peu plus , il faut qu’ils en supportent le prix , et acceptent malgré tout les consignes données pour restreindre leurs libertés ( de circuler , en l’occurrence) dans une mesure limitée dans le temps , quand la  » pointe » se manifeste .

        Lisser les pointes , ça se fait de façon réaliste :

        – soit en dimensionnant les moyens d’agir publics sur les pointes ,

        – soit en dimensionnant les moyens publics sur une base « minimale » avec l’idée de compléter avec des moyens privés à réquisitionner ( et payer au prix fort ) en cas d’événement exceptionnel .

        – soit en laissant le privé répondre à la totalité du besoin en incluant lâchement dans le cahier des charges qu’il doit faire face à toutes situations : il y a toujours un cocu dans l’histoire : ou la puissance publique qui paie rubis sur l’ongle un service maxi ( qu’un service public peut faire dans les mêmes conditions pour le même prix) , ou l’entreprise, si elle est honnête , qui se dimensionnera raisonnablement , mais sera en état de faillite si l’exception survient ( calcul de risque pour Paul Jorion ), remarque faite qu’un potentiel contentieux prendra bien au moins un quinquennat pour être chiffré et tranché ) .

        J’avais noté , dans un précédent commentaire que, s’agissant de nos ennuis sanitaires récents , au moins dans mon département , c’est plutôt ,de fait, une situation de deuxième type qu’on avait vécu , avec expédition des opérations courantes programmées ou pas en cliniques privées , et consécration de l’hôpital public aux cas Covid .

        Le tout grandement facilité par ce truc génial qu’est la sécurité sociale ( qui a reçu une méchante secousse en cette occasion , et ça n’est sans doute pas fini) .

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      3. @juannessy
        Le surdimensionnement, c’est la question générale de la résilience.
        Dans les zanimaux, il y a gros métabolisme basal là où il y a aussi grande capacité de réponse (le guépard).
        Et vice versa (le paresseux).
        (c’était le sens d’un billet de « Renart » et moi, pendant le confinement…)
        C’est un geste politique que de choisir notre métabolisme basal.
        Ensuite
        1) Déjà c’est pas simple dans le monde technique où nous sommes.
        Acheter plein de Talkie-Walkie en 1986 qui dorment okazou et sont inutiles en 2002 (téléphones portables oblige) pour donner le premier exemple qui me passe par la tête.
        2) Le mot qui fâche dans « notre métabolisme basal », c’est « notre », car les inégalités font que les 1% se payent de la résilience à bon compte dans un monde où les communs représentent peu.
        (cf. les « journaux du confinement » avec les polémiques qu’on suscité les relations de gazouillis bucoliques par des plumes germanopratines fraichement désintoxiquées de leur NOx quotidien au café de Flore, ledit NoX étant certes en partie absorbé dans le tapissage buco-gastrique de macarons Ladurée).

      4. « Acheter plein de Talkie-Walkie en 1986 qui dorment okazou et sont inutiles en 2002 (téléphones portables oblige) »

        Il y en a, dans la vallée de la Roya, qui sont bien content qu’on leur fournisse un Talkie Walkie ces temps-ci… livré par le maire en hélicoptère !
        https://www.20minutes.fr/societe/2878935-20201007-tempete-alex-alpes-maritimes-tende-ca-ressemble-scenes-guerre-endroits

        C’est plus résilient que le téléphone portable… ça risque d’être un matériel d’avenir, plutôt que la 5G

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      5. @Timiota :

        Je ne suis pas sur d’avoir tout compris ou traduit , mais que donne , de façon plus factuelle , votre développement appliqué aux moyens de santé ou à ceux du service hivernal ?

      6. Tout fait faut pas trop compter sur le réseau en cas de coup dur , on ne saurait trop vous conseiller de vous acheter des talkie walkie tout bon survivaliste le sait

      7. « Salopard » serait plus approprié, plus simple, plus parlant pour tout dire que le mot « ultra-libéral ». Comment peut-on s’inscrire rapidement à l’Académie et pourfendre cet infâme « salopard »
        (:-))

      8. @ juannessy
        On devra payer (énergétiquement et $$$) l’entretien en effet de choses qui ne servent presque jamais.
        On pourrait le faire en réduisant les inégalités, c’est un des aspects.
        L’autre serait de cultiver des technologies duales :
        Que les chasse-neige servent au ramassage des déchets par exemple, quitte à ne pas être optimal ni pour l’un ni pour l’autre
        (pas aussi robuste qu’un pur chasse-neige, pas aussi léger et capable d’emport qu’on camion).
        Que les chambres d’hosto « en trop » servent à faire du préventif dans le scolaire ou dans les boites qui demande bcp d’engagement physique ou risque de burn-out.
        Le secteur éducatif peut aussi se mettre en mode dual, si on peut ajouter aux habits de Pierre sans refroidir …Paul.

        Bref, un peu plus de métabolisme, mais minimisé pour faire plus « éco-système », + de réciprocité et de circularité.

      9. @Timiota :

        Pour les hôpitaux je ne suis pas compétent , mais pour les chasse-neige ça fait 70 ans qu’on ne vous a pas attendu :

        – d’un engin authentique spécial chasse neige ou  » fraises » , on ne peut pas en faire grand chose hors service hivernal ( consommation de carburant faramineuse , poids , gabarit . Heureusement ces engins  » dédiés » ne constituent qu’une petite partie de la flotte utilisée dans ces circonstances ( moins de dix pour cent )

        – la vraie flotte utile est constituée de camions  » normaux  » ( pas tout à fait ) sur lesquels on adapte avant le début de la saison hivernale certains équipements ( plaque avant pour fixation rapide des étraves ou lames racleuses , saleuses portées , certains dispositifs hydrauliques ) . Ils constituent le gros de la troupe et sont utilisés en hiver pour cet usage , et le reste de l’année comme camions « normaux » . La difficulté est que les types de camions capables de s’adapter à du service hivernal , doivent avoir cependant des caractéristiques ( puissance moteur , écartement des essieux , poids à vide et PTC ) qui en font des engins économiquement médiocres pour le transport en période non hivernale .
        C’est donc une utilisation mixte ( on la retrouve , bien sur, sur l’emploi et les qualifications des agents ) . Pour être bonne à l’emploi , elle suppose que ceux qui gèrent acceptent de porter le risque de « dimensionner » pour éviter trop d’engins ( et installations diverses d’ailleurs , dont stocks de sel ) immobilisés pour rien en hiver , ou pas assez , pour éviter de se faire assassiner au premier coup de chien hors norme ,

        Mais « l’optimisation » des moyens humains et mécaniques , ça fait partie du B.A. BA ( dont peu de monde à l’idée , même des élus en charge de ce type de responsabilité) pratiqué dans tous les services ( avec plus ou moins de talent ). La qualité dépendra de l’esprit d’équipe , de la fierté de la mission et de la qualité de l’encadrement . Mais en fait il n’y aura guère que ce groupe là pour en avoir conscience .

        Car les choix d’organisation dépendent le plus souvent d’apriori idéologiques ou de la brutale stupidité comptable qui raisonne à court terme et sans appréciations globales ( qu’un anthropologue saisira tout aussitôt , lui ) .

      10. @ juannessy
        Oui, je savais pour les chasses-neige.
        Un pas plus loin serait que la version camion serve en privé à des gens en local, ou sur une coopérative identifiée.
        Si on en a beaucoup (voir qul les conduits en situation à risque, aussi), on peut faire une opération type « taxis de la Marne ».
        Beaucoup de petits coups plutôt que les engins pros qui font le joli boulot mais ne pourront pas faire les 35 km de voies
        de Bonneville. Ou les 15 km de Saint-Jorioz.

      11. @Timiota :

        A ça aussi on a eu recours en louant à des entreprises privées nos camions parfois sous employés en été . On faisait ça via une entité assez originale pour l’administration française , qui est le Parc Routier Départemental géré comme une entreprise , avec une triple comptabilité ( entreprise , administrative et analytique ) . C’était un service d’Etat travaillant avec des fonctionnaires d’Etat( les ouvriers de parc et atelier ) qui était le « garagiste » des véhiculés des DDE et du Conseil général . Etat et Département en assuraient le financement initial mais l’équilibre comptable était requis annuellement . Il réalisait aussi les travaux de glissières de sécurité et gérait un laboratoire consacré au contrôle des bétons ( en centrale et sur travaux ) ou d’enrobés ( contrôle des formules et matériaux .

        Bref c’était mon outil pour lisser les creux et les bosses en matériel avec la possibilité de louer nos camions inactifs ( à « perte » d’ailleurs car les capacités médiocres de nos camions pour du transport , nous obligeait à casser un peu le coût réel pour aligner la performance possible en tonne kilométrique transportée sur le marché des engins faits pour ça ). Ç’était en tous cas moins con que de supporter le coût de camions à l’arrêt pendant deux à trois mois .

        Jusqu’au jour où de bonnes âmes de Bercy , par pureté idéologique nous ont interdit cette soupape gagnant -gagnant . Remarque faite que les entreprises privées ne supportaient pas trop d’avoir une potentielle concurrence publique ( et la démonstration qu’on pouvait faire le boulot pour moins cher que le prix du marché sur pas mal de prestations ) et que la disparition de ces outils ça pouvait être des parts de marchés à récupérer pour eux . On nous a même interdit de faire des prestations pour les communes depuis bonne une trentaine d’années au motif , porté par la doxa anglo-saxonne , qu’on faisait de la concurrence déloyale aux entreprises privées . Beaucoup de petites mairies n’ont rien compris , et se sont trouvées livrées aux sollicitations des groupes de TP , à ce moment là . Mais qui se souciait des petits maires à ce moment là ?

      12. Merci Juannessy pour toutes ces précisions très intéressantes.

        Je rajouteraiquedans les villages de montagne, le déblaiement hivernal se fait avec un tracteur équipé de lames et bien chaîné. Tracteur appartenant soit à la commune, et servant aux travaux d’été (curage des fossés et ruisseaux, …), soit à un agriculteur à qui on loue cette mission de service publique.

      13. @François M :

        Nous voilà assez loin des entrées et sorties en réanimation en France , mais sur le déneigement des communes , je peux aussi écrire un livre , car assez longtemps ( jusqu’au jour où on nous a interdit de le faire ) nous étions en relation avec les maires pour les aider à s’équiper ( Via le parc routier départemental ) , pour coordonner nos circuits , voire s’aider mutuellement quand ça chauffait ( souvent pour les aider à dégager des coins difficiles ou les autoriser à taper dans nos stocks de sel , quand ils avaient trop tardé à constituer les leurs ) .

  10. @A113
    Merci à nouveau
    Quelques questions au cas où vous auriez des éléments de réponse
    Comment peut on expliquer la hausse des hospitalisations vs la baisse du R0
    qui est à 0.96 le 27/09 venant de 1,60 environ il y a un mois ?
    Ne devrait t’il pas y avoir une corrélation entre ces deux indicateurs ?
    Ou ne faut-il pas accorder de crédit au calcul du R0 ?
    Merci de votre réponse

  11. Bonjour A113

    Une petite analyse des infos Géodes concernant le ratio nombre de personnes en réanimation/ nombre de personnes hospitalisées.

    Au point haut de la pandémie vers le 10 avril le taux était de 21%

    1/07 : taux : 6,7%
    15/07 : taux : 6,6%
    01/08 : taux : 6,6%
    15/08 : taux : 7%
    30/08 : taux : 8,7%
    15/09 : taux : 13,3%
    30/09 : taux : 18,7%
    06/09 : taux : 19,2%

    Ces chiffres semblent montrer qu’après une accalmie de la virulence du virus en été , on constate une remontée forte à partir de septembre de cette virulence.

    Les chiffres de décès en hospitalisation: les plus de 60 ans représentent 92% des décès , hors personnes décédées en EPHAD.

    Les personnes décédées de moins de 60 ans sont environ 1400 sur 32000 décès soit 4%.

    On semble s’acheminer vers de nouvelles restrictions.

    Va t-on vers un confinement responsable , non coercitif, des seniors, pour la plupart retraités , à partir de 65 ans , et des personnes à risques , à l’identique de Moscou , première agglomération européenne avec 13M hab, depuis cette semaine ?

    https://www.rfi.fr/fr/europe/20200925-covid-19-moscou-face-hausse-cas-maire-demande-seniors-rester-eux

    Cette possibilité avait été déjà évoquée en avril par Delfraissy.
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement-prolonge-des-seniors-une-question-de-responsabilite-individuelle-selon-le-pr-delfraissy_3922935.html

    1. C’est la loi de Pareto (les 80/20 ou ici les 90/10), 10% des causes produisent 90% des conséquences. Si on maitrise 10% des causes, on a déjà réglé 90% du problème, énorme ! Et ces 10% sont faciles à trouver, ce sont les personnes à risque. On applique cette loi en entreprise et ça fonctionne.
      La méthode de nos experts est de vouloir tout maitriser avec peu de moyens et à la fin on ne maitrise rien du tout.

      2
      1. Dommage que le secteur scolaire soit dans un très gros 20% du genre 30% peu compressible, sauf à le confiner.
        Le vrai manque sur le versant de l’activité éducative, c’est que tout est assez clean pour faire de la bonne épidémiologie.
        Il est autrement plus facile de comparer les 30 collèges autour du Mans et ceux autour d’Avignon que de comparer les 30 usines autour du Mans (dont abattoir etc. si on va vers la Mayenne) à 30 autour d’Avignon.
        Et la remontée des infos pourrait être faite « au carré », avec une démographie du personnel enseignant farpaitement affinée par les années de cogestion de la chose, à savoir un beau gradient nord-sud du somment de la bosse démographique des profs, par la gestion des mutations, les jeunes à Béthune ou Evreux et les blanchis à Montélimar ou Royan.
        Mais comme il n’y a que 70% des médecins scolaires pourvus (56 recrutements vacant sur les 60 offerts chaque année), on n’aura pas d’infos. Et les élèves ayant un besoin ordinaire de ces médecins (suivi personnalisé, etc.) n’auront pas ce qui leur est dû cette année, faute de cet appui…Nos bouts les moins chers de résilience sont pas brillants dès le départ de l’action, hélas …

        1
      2. @Timiota
        Cela dépend de ce que l’on entend par « conséquences ». Les conséquences les plus graves, ce sont les morts, ensuite les soins intensifs. Et 85% de ces personnes sont âgées de plus de 70 ans. Et les plus de 70 ans, c’est 15% de la population. Ce sont ces 15% qu’il faut protéger absolument et on règle 85% des conséquences lourdes. Toute notre énergie doit être concentrée sur ces 15% de la population (en utilisant les meilleurs moyens de protection).

      3. 35,9 % des clusters actifs la semaine dernière. C’est plus qu’un très gros 20 % !
        21 % de ces 35,9 % proviennent des écoles maternelles et élémentaires.
        45,7 % des collèges et lycées.
        33,3 % des universités.

        Mais rassurons-nous, le protocole sanitaire des écoles est un des plus protecteurs, c’est le ministre qui le dit. Alors si c’est le ministre, forcément, c’est juste !

  12. Bonjour

    Pour bien comprendre la répartition des risques mortels du Covid et ses conséquences en chiffres:

    Nombre de décès par déciles du 1/03 au 15/09:

    – 0 à 9 ans : 3
    – 10 à 19 ans : 4
    – 20 à 29 ans : 27
    – 30 à 39 ans : 100
    – 40 à 49 ans : 268
    – 50 à 59 ans : 963
    – 60 à 69 ans : 2454
    – 70 à 79 ans : 4633
    – 80 à 89 ans : 7639
    – 90 et plus : 4493

    – total : 20584

    auxquels il faut ajouter environ 10.000 décès dans les EPHAD avec une moyenne d’âge de 85 ans.

    Pourrait-on imaginer une immunité collective créée par les tranches d’âge les moins à risques ?

    Cela ne semble pas si évident si on regarde le cas de Manaus au Brésil où cette immunité n’aurait duré que quelques mois.
    https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/bresil-a-manaus-l-immunite-collective-au-coronavirus-tant-vantee-a-ete-de-courte-duree-875912.html

  13. 193 vaccins candidats, dont 10 en phase III :

    – 5 chinois dont 1 en coopération,
    – 3 américains dont 1 en coopération,
    – 1 allemand en coopération,
    – 1 britannique,
    – 1 russe,
    – 1 belge…

    Aucun vaccin candidat français ne figure dans ce top ten ! L’échec des essais Discovery ne nous aura finalement strictement rien appris…

    Arrivent ensuite en phase II seulement 2 vaccins candidats sur 193 :

    – 1 allemand, et une nouvelle fois,
    – 1 chinois…

    La France ne se positionne qu’en phase 1 et 1/2 avec 2 vaccins candidats…

    https://www.who.int/publications/m/item/draft-landscape-of-covid-19-candidate-vaccines

      1. Ah ça ! A moins que Les Shadoks ne nous réservent finalement une surprise de taille côté outre-Manche ! 😉

        2
    1. L’INSERM a lancé depuis le jeudi 1er octobre , une campagne de « recrutement » de 25 000 volontaires et via internet ,on peut par le nom de code de l’opération ,soit  » convireivac » , entamer les 5 étapes prévues jusqu’à l’instant fatidique ducontact pour se faire vacciné , soit :
      – accepter d’être volontaire ,
      – recevoir son code de connexion ,
      – s’informer sur l’utilisation de ses données personnelles,
      – remplir un questionnaire détaillé ( état de santé et maladies ou ennuis antérieurs de tous ordres )
      – attendre d’être finalement contacté pour vaccination dans les hôpitaux retenus dans sa région ( en Rhône Alpes Auvergne ce sera Lyon Croix Rousse , Lyon Sud et Grenoble ).

      Pour doucher les espoirs de l’arrivée ultra rapide d’un vaccin efficace garanti , et éloigner les farfelus , L’Inserm indique que les différents essais et suivis vont se dérouler sur environ deux ans .

    2. La conférence ce jour à l’Académie sur le sujet (4 x 15′)

      On y parle des cas par tranches d’âge (enfin), de HCF et AZT (un peu) des antiviraux…
      Couvreur semble ne pas avoir entendu Trump vanter le Regeneron, curieux.
      Les mutations (dernier intervenant) : pour l’instant, avec un rythme de 2 mutation/mois si j’ai bien suivi, ça donne de la traçabilité, mais assez peu de changement global du virus sur les « mutations gagnantes » (les mutations perdantes disparaissant plutôt)

      1. Oui… Je suis d’accord avec toi, on peut se demander en effet pourquoi il n’en parle pas… J’ai ma petite idée…

  14. « Il y en a, dans la vallée de la Roya, qui sont bien content qu’on leur fournisse un Talkie Walkie ces temps-ci… livré par le maire en hélicoptère ! »

    Exact, surtout quand on connait les vallées du coté de la Roya et du Cians, entre autres, qui sont particulièrement encaissées , Mercantour et préalpes italiennes itou, les portables passent très mal à certains endroits, m^me si ça c’est amélioré, mais ça reste utile quand m^me, surtout en rando dans ces secteurs, en connaissance de cause.

    1. Tous les talky walky ne passent pas non plus facilement ( en tous cas aux distances annoncées ) selon qu’ils utilisent des fréquence PMr ou UHF ou VHF .

      On en avait dans le service en 1990 et , comme tout engin de cette catégorie ,ils ont besoin d’être rechargés ( assez rapidement selon mes souvenirs , mais la technologie a du évoluer ) , ce qui suppose qu’on dispose d’une source d’alimentation électrique .

      Il est récurrent que c’est souvent sur des épisodes de cata liée à la pluie ou à la neige , ou au vent ( quelques fois les trois simultanément ou presque ) que se posent les interrogations sur les moyens de transmissions . Je me souviens que dans la plaine du Forez en septembre 1980 , après un phénomène pluvieux de type Alex concernant l’Ardèche , la Haute Loire et la Loire , et que la Loire mesurait 3 kms de large au lieu de 30 mètres habituels , on avait découvert que la naissance des radios libres avait été un sacré atout pour maintenir un lien d’information large et réactif pour rassurer la population .

      Dans le secteur où je sévissais , ne fonctionnaient plus que Radio Forez Montbrison ( sur groupe électrogène ) et la radio privée de mon service ( nous avions nos propres antennes régulièrement entretenues et dotées de batteries de secours imposantes qui nous ont permis de tenir 4 jours) . Un peu partout en France le réseau radio auto-géré du service sur du 40 kHz ou 80 kHz ou ( ou 150 kHz en Haute Savoie et Savoie ) a pratiquement été abandonné ,sauf exception montagnarde , quand les portables sont arrivés en force vers 1990 .

      1
  15. Merci pour votre article dont on peut aussi tirer des conclusions légèrement différentes:
    – toutes les mesures prises depuis septembre ne marchent pas. La seule mesure efficace pour mettre l’épidémie sur pause (elle ne disparait pas..on ne fait que retarder sa diffusion)
    – personne n’est en mesure de savoir si le rapport coût/bénéfice du confinement est positif sur le plan sanitaire (morts évités vs morts provoquées à terme – retards de diagnostic, non prise en charge de malades, basculement dans la précarité…). Et je ne parle pas des coûts économiques. Le confinement est dû uniquement au délabrement de notre système de santé
    – la mortalité du virus est beaucoup plus faible qu’on le pensait initialement (j’avais posté un commentaire là dessus). On prend des mesures radicales pour un virus peu mortel
    – il est ABERRANT que nous en sachions pas combien de personnes ont été effectivement contaminées (là aussi sans doute assez élévé..voir les taux de positivité actuels). Il suffirait de faire des tests sur des échantillons représentatifs de la population (simple et pas cher). C’est un vrai SCANDALE
    – la seule mesure qui ferait sens à ce stade: permettre à tous les moins de 65 ans de vivre normalement et imposer des mesures fortes aux personnes de plus de 65 ans ou avec des risques avérés (diabète, surpoids).

    Question bonus: pourquoi la second vague en Europe et pas ailleurs ?

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