23 réflexions sur « Le plan B de Donald Trump est-il en route ? »

  1. Je le sentais qu’un Trump silencieux n’annonce rien de bon. Ultime bluff ou bien s’apprête-t-il,à franchir le Rubicond ?

  2. Certains partisans de Trump en Arizona depuis les bureaux de dépouillement ont appelé publiquement à l’application de la loi martiale. Je vois quand même mal le parti républicain soutenir cela.

  3. Ou petite vengeance perso avant de rendre les clefs ?
    Depuis le début du mandat de DT ça doit bien faire le quatrième ou le cinquième ?
    Ben, un pentagone quoi… 🙂

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  4. Peu avant l’élection, Trump disait à son équipe de campagne « Il est facile de gagner. Perdre n’est jamais facile. Pour moi, ça ne l’est pas. »

    Aujourd’hui Trump s’accroche à l’idée qu’il a encore une chance d’obtenir que la justice déclare illégaux suffisamment de votes tardifs pour renverser le résultat de l’élection. Ou bien ne fait-il déjà que faire semblant d’y croire ? Quoi qu’il en soit, il finira par se rendre à l’évidence, au moins à part lui, et à assimiler l’idée qu’il quittera la Maison Blanche le 20 janvier prochain. Ce ne sera pas facile pour lui « Not for me it’s not »

    Que fera-t-il à ce moment-là, avec encore quelques semaines au pouvoir ? C’est la question.

    Durant sa période de président « canard boiteux », après avoir été défait par Bill Clinton, George Bush père alla jusqu’à… lancer une intervention militaire, en l’occurrence en Somalie. Pas exactement une petite décision sans conséquence !

    Peut-être est-ce que Trump ne fera pas grand-chose, s’il se trouve un autre projet politique pour l’avenir – une chaîne de télévision par exemple ? Alors, il ne manquera certes pas d’accorder le pardon présidentiel à tous ses proches et ses soutiens – et à lui-même bien sûr, si la chose est possible, sachant que ce serait sans précédent – mais ça pourrait ne pas aller plus loin.

    Mais s’il ne voyait pas de véritable avenir politique pour lui après le 20 janvier ? Un baiser d’adieu en forme de bras d’honneur à l’Establishment pourrait le tenter.

    Ni Xi, ni Poutine, ni Erdogan n’ont encore félicité Biden. Peut-être est-ce en partie parce que chacun comprend que la situation reste volatile, et aucun n’a envie de prendre le risque d’énerver le président actuel…

    Sans aller jusqu’à un geste véritablement fou, on pourrait imaginer par exemple que Trump révèle des secrets d’Etat. Après tout, si un simple analyste de la CIA Edward Snowden a pu révéler l’étendue du programme d’espionnage universel de la NSA, peut-être un président des Etats-Unis pourrait-il aller encore plus loin et informer le monde de tel secret « fortement embarrassant » dont il aurait connaissance ? Par exemple… tousse, tousse… Jeffrey Epstein… tousse, tousse 🙂 ? Ou encore quelque chose que personne ne soupçonne ?

    Dans une veine similaire, pourquoi pas, amnistier Snowden, Assange ou Manning ?

    Autre possibilité, une intervention militaire à la George Bush ? Vu la méfiance de Trump contre les interventions lointaines au sol, je verrai tout au plus un raid aérien. Mais d’un autre côté, ça pourrait être massif pourquoi pas ? Evidemment, il faudrait qu’il n’y ait guère de risque que ça déborde vraiment, et idéalement que beaucoup d’Américains puissent se dire « Pas une mauvaise idée, en fait ! »

    Tiens, si j’étais un dictateur azéri en train de mener une guerre d’épuration ethnique contre une région peuplée d’Arméniens… je me ferais un peu de souci.

    Bon il y a aussi la possibilité que Trump ne fasse rien, tout simplement. Après tout, c’est avant tout un velléitaire et un homme de spectacle. Tirer la flèche du Parthe, ça ne lui ressemble pas nécessairement en fait.

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  5. Il prépare les négociations de son exil doré. (voir message de Paul Jorion)
    La menace qu’il est en train de mettre en place contre les républicains sera à la hauteur de leurs concessions.
    Il va leur faire payer le prix de son largage en raz campagne.

    1. Si Donald Trump est véritablement inquiet des procédures judiciaires lancées ou qui pourraient être lancées contre lui, il pourrait mettre en place une manipulation assez simple – et parfaitement légale.

      En tant que président, il peut accorder son pardon – y compris un pardon préventif – au sujet de toute procédure américaine de niveau fédéral. Il n’est pas certain qu’il puisse se pardonner lui-même – le point est disputé si j’ai bien compris.

      Mais il pourrait simplement, le matin du 20 janvier :
      – Signer le pardon pour Mike Pence à 9 heures, et démissionner dans la foulée
      – Mike Pence prêterait serment et deviendrait 46ème président des Etats-Unis à 10 heures – ne serait-ce que pour une paire d’heures
      – Pence signerait à 11 heures le pardon pour Donald Trump
      – Puis il attendrait tranquillement l’arrivée de Joe Biden à 12 heures, l’ancien président Trump à ses côtés, un grand sourire aux lèvres 🙂

      La chose serait sans précédent, il y aurait des sourcils froncés chez Fox News et une crise d’apoplexie dans le reste des médias de masse américains, mais le tout serait parfaitement légal. Et Trump pourrait très bien se dire obligé d’organiser la protection légale de tous ceux qui ont « défendu le peuple américain » avec lui contre la chasse aux sorcières que « les démocrates et l’establishment » voudront à coup sûr organiser.

      Il y en aurait même beaucoup pour le croire.

      1. Les pardons fédéraux sont … fédéraux : ils ne portent pas sur les poursuites engagées au niveau des états individuels. Rappelez-vous de l’époque où je complimentais Robert Mueller de distribuer les enquêtes qui résultaient des investigations de sa commission entre une poussière d’états.

  6. En fait, la personnalité de Donald ne laisse pas trop de doute :

    La retraite est exclue, aux USA elle signifie prison, et il n’a pas d’ailleurs.

    Nous aurons donc droit à des ruades dans l’espace qui lui reste.

      1. Effectivement, je l’avais imaginé plus prudent, lui et Barr, du fait que Bolton les avait désignés comme risquant la prison. Mais ils sont d’excellente humeur. J’espère que ce n’est pas inquiétant en soi.

      2. Un presque ex ministre des affaires étrangères qui s’assoit sur les reconnaissances d’élection de Biden par l’Europe ( même par le faux cul de Johnson ) et tout dernièrement Erdogan , ça interroge sur ses fonctions et sa façon de les tenir . Enfin non , ça interroge pas trop , ça répond aux questions de ceux qui s’inquiétaient encore de l’importance portée par cette administration US là , à l’Europe et aux pays qui la composent .

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      3. Ca fait peur. Autant Trump sa certitude ne repose sur pas grand chose autant si d’autres pointures républicaines suivent Trump, cela craint. Ils doivent être certain de leur plan pour rester au pouvoir sinon ils ne s’avanceraient pas comme cela.

        1. On dirait qu’il y a quelque chose de concerté. Une insurrection ?

          False Claims That Biden ‘Lost’ Pennsylvania Surge, and Tech Companies Struggle to Keep Up

          By Davey Alba

          Rudy Giuliani, President Trump’s personal lawyer, speaking at a news conference in Philadelphia on Saturday.
          Rudy Giuliani, President Trump’s personal lawyer, speaking at a news conference in Philadelphia on Saturday.Credit…John Minchillo/Associated Press

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          On Monday evening and into Tuesday, a strain of false information that Democratic presidential candidate Joseph R. Biden Jr. had lost Pennsylvania and his president-elect status began to surge.

          High-profile right-wing personalities like Pam Bondi, the former Florida attorney general, and Rudy Giuliani, President Trump’s personal lawyer, helped set the rumor in motion on Monday when they tweeted, incorrectly, that the political news site Real Clear Politics had “rescinded” its call that Mr. Biden was projected to win Pennsylvania.

          The falsehood was then picked up and posted to YouTube by a verified account, The Next News Network; it gained nearly 900,000 views in just 12 hours, largely driven by shares on Facebook. Data from the Facebook-owned social media analytics tool CrowdTangle suggests that 97 percent of Facebook likes and shares happened in private Facebook groups. On Google, search interest in “Biden loses Pennsylvania” jumped 1,150 percent in a little over an hour, peaking at 8:52 p.m., according to data from Google Trends.

          “This is false,” Tom Bevan, president and co-founder of Real Clear Politics, tweeted in response to the slew of misinformation. “We never called Pennsylvania, and nothing has changed.”

          The false narrative follows other surging falsehoods during election week. From Nov. 3 to Nov. 9, unfounded story lines about widespread voter fraud and ineligible ballots spread across Facebook, Twitter and YouTube as votes were tallied in the swing states of Arizona, Michigan and Georgia. On Election Day, more misinformation about allegations of fraud or election-stealing focused on Pennsylvania than any other state, according to misinformation researchers.

          Bill Russo, a spokesman for the Biden campaign, tweeted late Monday night that the widespread election misinformation would create big problems for the country.

           

           

          They’ll enjoy a special rate.

          “If you thought disinformation on Facebook was a problem during our election,” he said, “just wait until you see how it is shredding the fabric of our democracy in the days after.”https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1326006318898032640&lang=en&origin=https%3A%2F%2Fwww.nytimes.com%2F2020%2F11%2F10%2Ftechnology%2Fbiden-lost-pennsylvania-claim.html&siteScreenName=nytimes&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

          The surge of misinformation that calling Pennsylvania for Mr. Biden had been “rescinded” emerged despite stronger policies against false election information at Facebook, Twitter and YouTube. In the past week, the companies have aggressively labeled misleading content on their platforms. Last Thursday, Facebook even removed a group called “Stop The Steal” because it had organized around the delegitimization of the election process, violating Facebook’s rules.

          On Tuesday, the platforms had labeled many of the posts containing false information about Mr. Biden “losing” Pennsylvania. But they have continued to spread.

          YouTube said the viral video flagged by The Times had been labeled but does not violate its deceptive practices policy, which prohibits misleading viewers about how to vote but doesn’t ban expressing views on an election’s outcome. Twitter applied labels to individual tweets and said it would continue to label tweets on the integrity of the election process. Facebook did not immediately respond to a request for comment.

          Nina Jankowicz, a disinformation analyst at the Wilson Center, a nonpartisan think tank, said those questioning the election’s results framed their thinking as supporting democracy. But, she said, they were truly only supporting President Trump and his allies.

          “It’s a detriment to our democracy, misleading the American people about the democratic process and building distrust in our institutions that will linger long after this election cycle is concluded,” Ms. Jankowicz said.

          Melissa Ryan, chief executive of Card Strategies, a consulting firm that researches disinformation, said that she expected misinformation would continue for as long as Mr. Trump’s campaign “continues peddling the fiction that Trump actually won the election.”

          “Because the facts are not on Trump’s side; his campaign only has conspiracies and disinformation to make their argument,” Ms. Ryan said.

          An earlier version of this article misspelled the surname of the former Florida attorney general. She is Pam Bondi, not Bondy.

          Davey Alba is a technology reporter covering disinformation. In 2019, she won a Livingston Award for excellence in international reporting and a Mirror Award for best story on journalism in peril. @daveyalba

    1. Semer encore un peu plus le doute chez l’électorat le plus extrême de DT, pour ensuite mieux pourrir les orientations politiques à venir de l’administration JB… ?
      Au-delà de ça, ce serait effectivement ‘étonnant’ et inquiétant, et pourrait engager un avant goût de l’implosion de l’Union…

  7. Mon premier réflexe à la nouvelle du limogeage de Mark Esper a été de me dire que le remplaçant de ce dernier acceptera sans doute d’envoyer la troupe contre les manifestants et de réprimer toute contestation de son pouvoir, même illégal. Il reste à savoir si l’armée se laissera faire, mais ceux qui s’engagent dans ce métier sont plus souvent des personnes de droite ou d’extrême-droite, me semble-t-il, et je ne suis pas sûr que l’armée s’élèvera contre l’usurpation du pouvoir par Trump. A suivre.

  8. Apparemment Trump en faisant trainer par poursuites judiciaires pourrait rester président. C’est évoqué dans cet article : https://www.lesaffaires.com/blogues/l-economie-en-version-corsee/trump-va-t-il-hacker-les-elections-et-demeurer-president/620464

    Cela suppose évidemment que le parti républicain en grande majorité soutienne encore le président. Ils l’ont rappelé encore hier comme possibilité dans une émission de radio-canada.

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  9. Ce qui se passe est effectivement inquiétant, D. Trump espérait une issue des élections semblable à celle qui l’avait déjà amené au pouvoir en 2016, c’est à dire faire mentir les sondages qui plaçaient J. Biden largement en tête.
    Il faut reconnaître que dans cette participation électorale très importante, les deux camps ont été très motivés : soutien acharné côté D.T., soutien hyper motivé à J.B., non pas par adhésion claire à son programme mais bien dans le but d’éjecter D.T. : deux Amériques se font face !
    C’est semble-t-il la première fois qu’un président élu ne parvient pas à prendre contact avec le président sortant et ses équipes. De plus,on constate qu’il y a un travail de manipulation de l’opinion publique selon le fameux principe : ‘un mensonge répété à l’infini, devient une vérité’
    La démocratie américaine est à un tournant, saura-t-elle montrer au monde qu’elle est réellement démocratique ?
    A noter que dans le même temps, le président de la Bolivie qui avait été poussé à l’exil par la droite bolivienne, vient de rentrer dans son pays, cela fait suite à l’élection triomphale à la présidence de celui qui était son second.

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