Paul Jorion, psychanalyste

Comme quelqu’un me pose la question à l’instant, et que cela est susceptible d’intéresser d’autres personnes, voici quelques informations pratiques.

Le montant des honoraires pour une séance se détermine lors d’un entretien préalable qui n’est pas « psychanalytique », mais en tête-à-tête, et qui constitue une évaluation par moi de la demande de la personne, c’est-à-dire en fait un pronostic de la pertinence ou non de la psychanalyse comme réponse au(x) souci(s) qui condui(sen)t la personne à se tourner vers moi (il y a des personnes à qui je dis, après les avoir entendues, que je ne peux malheureusement rien pour elles). Cet entretien préalable – non facturé – peut se faire de nos jours en distanciel par Skype, Zoom, WhatsApp, etc. Les séances de psychanalyse à proprement parler se font elles, selon la coutume, en présentiel.

Je ne suis pas partisan des séances à longueur variable : une séance dure 60 minutes. Cela dit, les analyses avec moi peuvent être très courtes : plusieurs (>2) personnes sont rentrées chez elles libérées de leur(s) tourment(s) après cinq ou six séances.

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43 réflexions sur « Paul Jorion, psychanalyste »

  1. Ce protocole éthique change de celui de certains psychanalystes qui ont bien analysé le buisness des tourments.

    1. Posez la question à la psychologie scientifique : voilà 125 ans qu’elle redécouvre petit à petit et péniblement, saluant à chaque fois de manière tonitruante comme une « révolution scientifique » ce que vous pouvez déjà lire chez Freud à partir des années 1895.

      Mais ce n’est pas un cas isolé : le modèle de la formation des prix d’Aristote est meilleur que celui de Cournot en termes d’offre et de demande, en 1838.

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      1. Oui enfin c’est votre avis et vous le partagez , ce n’est pas ce qui est dit dans  » le crépuscule d’une idole  » de Michel Onfray

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    2. Un fumiste qui est DCD d’avoir trop serré la mâchoire, grinçouille mes dents à mastiquer. ^.^ mots l’air !

      1. Oh mais c’est un jeu ou il ne faut pas plaisanter du tout du tout avec les mots sinon on ( enfin je) est puni pour la vie ??? Faut expliquer on fera gaffe Amie Chan ? (Un être en transition peut il avoir des amis , vous le saurez après la publicité… eu la transition)

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      2. Aah ton commentaire a mis du temps à venir me titiller la zone amitié du corps. Fée* clochette et les ailes nous toussent oups poussent !

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  2. Ce blog étant optimiste par excellence, je propose d’optimiser sa bonne humeur… en faisant une analyse psychiatrique des interprétations personnelles du traitement médiatico-politique de l’actu du jour.

    « Tout le monde est en capacité de jouer avec le concept d’extrême droite prétendant « qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force ».

    Des-lors que soit maîtrisée la méthode de « l’inversion de la hiérarchisation des valeurs… et normes… morales…. », c’est un jeu d’enfant de jouer sur l’obscurité de quelle force, est-il question de bonifier, ou dénaturée du moins… sa puissance…

    L’intervention de Macron dans le médias internet « Brut », en fait l’illustration parfaite… La défiance croissante vis à vis des médias mainstream (chaînes d’info en continue, presse écrites possédées par des milliardaires), notamment par rapport à l’affaire des violences policières… et leurs diffusions… acquérant une force… auprès des adeptes des « théories conspirationnistes », « fausses nouvelles »… obscurcissant leurs « décrypteurs », et le crédit en la et les politiques… il est bonifiant pour « Jupiter » de trouver un des supports médiatiques digitalisés ayant le plus de poids auprès de la jeunesse, le plus « populaire », pour y paraître « justifier et excuser » sa politique.

    Mais le double tranchant n’est jamais loin… Les doutes et incertitudes faisant peser un climat obscure sur les médias mainstream, leur neutralité et impartialité du traitement objectif de l’info, leur respect du droit de savoir de la citoyenneté et du pluralisme des idées politiques… tant par rapport à la force croissante de la concurrence des médias indépendants du net, que par rapport à l’incompréhension des injonctions contradictoires qu’inflige la gouvernance aux « temps de cerveaux disponibles », « opinions » prises pour des putes qui prennent par la main, le juge des « bas instincts, du « ras le bol fiscal », du « poujadisme » n’ayant eux confiance qu’aux médias mainstream, et à la seule « DICTATURE des émotions »… ces derniers ne peuvent que voir que d’un « bon » œil, se développer le même discours décrypté que par les médias de masse, sur la toile… si cela permet de discréditer (en arrivant à faire comme les autres, on passe du doute de la compromission à l’incertitude suspectant le compris)… quelque peu… la force de la confiance mise dans cette « presse en ligne »…

    Tant que le vrai pouvoir ne peut être suspecté d’abuser de toutes ses forces, même avec les moyens les plus obscures… pour arriver à ses fins, c’est bon pour lui. »

    « Qu’est-ce que la macronie, et son « roi te ne touche plus, parce que dieu ne te guérit plus », même de « l’autre coté de la rue », « distanciation sociale » et « sociétale » oblige… va bien pouvoir disrupter encore… ?

    Déjà qu’avec sa gestion néolibérale de la crise sanitaire, le « Business as usual » ne s’est pas privé de faire ses petites affaires sur le manque de masques, de réactifs de tests, médicaments, gants, blouses, gel hydroalcooliques, respirateurs, places de lits de réa…qui tous biens de première nécessité sanitaire, restent livrés à la spéculation sans merci, sur la hausse ou baisse de leurs stocks gérés en flux tendu et de leurs prix…le comble du cynisme fut atteint lorsque la privatisation de la solidarité, incarnée par la distribution gratuite, à pas chère, priva de repas les enfants de familles pauvres, modestes, fournis habituellement par la noblesse d’une mission d’intérêt général : nos services publics et leurs cantines scolaires…qui furent fermées lors du premier confinement…

    Le comble du cynisme ne s’arrête pas là, quand l’hypocrisie, est la communication politique et médiatique (mainstream) négationniste, qui au sujet de la mission prioritaire de « l’État providence » comme celle de sustenter les besoins essentiels en alimentation, etc, des plus vulnérables, fragiles, de porter assistance aux personnes en danger quoi… fut abandonnée, pour être déléguée, pour la transférer sous forme d’un « marché » juteux (voir la distribution indécente de dividendes faits sur le confinement), aux actionnaires, CSP+, grands patrons des « grandes enseignes » de grande surface, et de l’industrie agroalimentaire…

    Alors que maintenant il serait question d’avoir le consentement, non pas des adeptes du « ras le bol fiscal », « poujadisme » de « l’immorale optimisation »… eux sont garantis de préserver leurs exonérations/annulations/socialisations d’impôts et « charges »… privilèges et avantages s’exprimant dans l’explosion des inégalités scolaires, territoriales, de « destin » (NON RECOURS), mais d’une population à risque, à qui est présenté comme étant sans risque, le bénéfice de vaccins, dont seuls les « marchés », la CE, un « comité gouvernemental »… et quelques rares exceptions, ont toutes les données dans leurs « mains invisibles »… classées secrets d’affaires/défenses (les conflits d’intérêts aussi d’ailleurs)… la communication macronienne et son « comité d’experts »… disruptent la confiance elle même…

    La démocratie du pays de « l’esprit des Lumières », du moins le droit de savoir de la citoyenneté et de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, n’ont plus qu’à s’en remettre à la même sorte de « religion féroce »… que celle d’une « DICTATURE des émotions » sondant les doutes, incertitudes de « temps de cerveaux disponibles » infantilisés… La confiance disruptée – en soufflant le chaud et le froid au sujet des vaccins, comme pour la nécessité de porter un masque… – c’est jusqu’au cœur du principe même de « l’esprit critique », que l’attaque est portée…

    Cette disruption s’en prend aux certitudes d’antan, en la confiance commune, d’intérêt général, que la vaccination et leurs campagnes de masse étaient salvatrices pour sauver des vies, et éradiquer des épidémies dangereuses, mortelles. En insinuant des doutes, elle propose un vaccin tant vanté par les médias mainstream, « marchés » et politiques… pour lutter contre la covid-19, dans l’urgence d’une campagne voulant le rendre obligatoire ce vaccin, cumule des incertitudes et doutes, sur des inconnues énormes : comme les effets secondaires de très long terme… ; la durée effective de court-terme de l’innocuité du produit vaccinal (trois mois, et après on doit se refaire vacciner)…; le fait de rester contagieux, contaminant après inoculation…; et le faible nombre de dose vaccinale disponible, qu’il serait question d’inoculer à un public cible à risque (personnes de plus de 80 ans), dont les « études » n’ont aucunes données sur les risques/bénéfices.

    Les doutes et incertitudes individualistes, individualisés… se retournent à tel point contre eux même, qu’ils emportent avec eux tout espoir de raison gardée collective, comme le démontre le « succès du docu Hold-up »… Autant dire qu’à ce compte/conte là, la macronie, les médias mainstream, jouent contre les adeptes des « théories conspirationnistes », nombreux dans le camp de l’extrême droite… le jeu entretenant un duel électoraliste mortifère, faisant croire aux « masses », à « l’opinion » (cette pute qui prend par la main le juge des bas instincts) à un éternel second tour présidentiel… La « monarchie républicaine » est sauve alors.

    Il peut être fait confiance en la macronie, pour que « vivre avec le virus », « vivre avec la mort », corresponde à une gestion stratégique des chocs ultralibéraux d’un « monde à voir » le « retour des jours heureux » pour les parieurs, profitant des « aubaines » d’un monde ou incertitudes, et doutes, des risques du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité, des guerres commerciales, monétaires, de « civilisations » et futures pandémies, crises « sociales »… font recettes sur les « marchés boursiers », d’un monde dont la seule « prise de risque » qu’ils refusent d’assumer seuls, quitte à faire sécession fiscale, sociale, « sociale », « morale »… « quoi qu’il en coûte » si l’Etat providence n’est pas aligné au moins disant… soit que leurs pertes casinos, leurs dettes privées pourries (fraudes fiscales… impunies, légalisées avec « l’optimisation ») aggravant la dette écologique… explosant les déficits du modèle social, et celles publiques, en privatisant par la digitalisation, segmentant à la tâche, technocratisant, dématérialisant, les prérogatives d’intérêt général des services publics, ne soient pas socialisées… »

    1. Je n’ai à peu près rien compris mais ça m’a semblé complètement génial. Traducteur please …

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      1. Avec trois concepts qu’usent et abusent autant l’extrême droite, la droite extrême que la macronie, et les médias mainstream j’ai essayé de démontrer en quoi ils enferment les débats politiques, publiques, démocratiques, dans un « jour sans fin »… celui du second tour des élections présidentiels, les ayant opposé.

        La « disruption » caractérisant, en ces temps d’effondrements multiples (climatique et de perte de biodiversité [cette pandémie en faisant l’illustration] « sociétal » [Black Live Matter, gilets jaunes, déboulonneurs, Loi Sécurité Globale…] démocratique [abstention…, fausses nouvelles et « ministère de la vérité », 49.3 ordonnances, décrets… ] géopolitique {guerres monétaires, commerciales, cybernétiques, raréfaction des ressources sur fond de « compétitivité » à la croissance démographique des pays riches..] « économique » [ubérisation et orinisation défiscalisée et désocialisée du travail des services publics privatisés…] la disparition des partis politiques classiques, « en même temps » que des promesses de « mouvements apolitiques » fassent mieux… n’est pas qu’à attribuer à la macronie…

        l’extrême droite de la nièce M. Le Pen, et ses relations avec S Bannon, les suprématistes blancs, et autres kkk, gud, génération identitaire, ne sont inconnues de personne, encore moins de la macronie, qui a ma connaissance n’a jamais contesté, ni même philosophé avec une contre argumentation étayée… l’expression prétendant « qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force »… Avec « Aquitator » nommé Garde des Sceaux, le pourrait-elle, quand cet ex-avocat des puissants peut se réjouir d’avoir un Cahuzac en Corse, avec seulement un bracelet électronique de contrôle, et un Balkany prétendu malade, dansant lors de la fête de la musique… ?

        « L’inversion de la hiérarchisation des valeurs, normes, morales, etc », n’est pas la propriété intellectuelle de la macronie non plus… Si ce précepte permet d’inverser « l’ordre » des choses, la verticalité des hiérarchies, d’aligner les valeurs morales… au moins disant… appliquer à l’autre d’extrême droite (« il y a du bon dans le coté obscure de la force »), démultiplie le pouvoir disruptif que leur association permet…

        Pour les 50 % du personnel du « monopole de la légitime violence de l’État » votant pour l’extrême droite, il y a bien longtemps que leur pouvoir sur la hiérarchie agit. Les manifestations nocturnes devant l’arc de Triomphe, ou dans les rues des quartiers sensibles, après minuits, toutes sirènes hurlantes des véhicules de fonction, avant et en pleine période de confinement, et durant le déconfinement, attestent que coté obscure d’une minorité au sens électoral national, peut être bonifié, des lors que la puissance intimidatrice, terrorisante, de telles actions illégales (immorales même), tétanise le sommet de l’État.

        Leurs sur-réactions, conservatrices jouées ce matin dans les médias mainstream, complaisants, par rapport au discours d’un « Jupiter » 2.0 prononcé hier, sur un média montant de la toile, ayant parlé à demi mot de « violences policières », de « discriminations systémiques » ne s’inquiètent pas non plus qu’une « plate-formes numérique »… vienne faire de l’arbitrage privé, dans les quelques dépôts de plaintes passant les mailles bien trop larges d’un filet inefficace. Qu’il y ai eu du « bon » dans cette intervention macronienne… n’éclaire pas plus le coté sombre, du jeu auquel sa communication disruptive s’est livrée en préférant aux médias mainstream, un support médiatique de la toile (qui n’est pas plus Médiapart, Arrêt sur image, Reporter etc), a voir les sur-réactions conservatrices du jour.

        Pourtant l’aspect systémique et donc structurelle des discriminations impunies, des odieuses, violentes et brutales, injustices et inégalités territoriales, scolaires de « destin », ayant le même mécanisme psychologique d’ostracisation,de peur, de dissuasion, de méconnaissance des droits (« si tu porte plainte on te retrouvera… on sait ou t’habite et ou des sœurs et frères vont à l’école ») que pour les NON RECOURS au RSA… les discriminations à l’embauche, dans l’accès au logement, ne sera pas plus résolu par une « plate-forme » même si le « défenseur des droits » et quelques assoc et ont un droit de regard. La peur restera dans le même camp. Parce que n’est pas remis en cause le coté obscure d’une présence presque majoritaire dans le personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat » votant pour l’extrême, le vote pour ce genre de dérives fascisantes irradiant la société civile, s’en retrouve « bonifié ».

        Quad à l’autre parti du texte traitant des vaccins, de la spéculation, des disruptions des services publics, des savoirs, jusqu’à leurs privatisations, des pertes casinos sans cesse socialisées… vous a t-elle été difficile à décrypter aussi… ?

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    1. Ne vous souciez pas de moi Pierre, de ce que je comprends ou pas. Je ne sais vraiment lire et comprendre que les images. Elles seules ont le pouvoir de me captiver. Les mots sont choses trop abstraites pour moi. C’est une sorte de maladie mentale contractée dès le début de mon existence terrestre… Et ça s’aggrave avec le temps! Et puis j’ai tendance à me faire plus bête que je ne suis vraiment, ça désarme l’adversaire (que vous n’êtes pas!) Quand à Lucas, il faut qu’il sache que je n’ai aucun rapport avec la fée « clochette », mais tout avec la sorcière du moyen-âge, celle dont parle Michelet dans le magnifique livre qu’il lui a consacré. Baci. Chan

      1. Merci chère amie ‘si je puis me permettre) pour cette intervention… Elle me fait penser à cette réflexion « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » mais dans un sens que ceux dits communs…

        Vos dessins, caricatures, par rapport à votre rapport aux mots, me semblent émaner d’une forme de communication trouvant à exprimer la plénitude de sa liberté que par l’image, qui mobilise le et les cœurs… sensibilités… pour en décrypter leurs essences : raisons d’être de caricatures… ne pouvant communiquer que par delà le carcan des mots, des codes linguistiques communs, circonstances (règles de grammaires, orthographes, etc). Sur une parallèle à cette méthodologie de communication hors normes et du temps,, ma position est de plus en plus méfiante vis à vis du « choc » et du détournement des » images », « photos », films (avec leur fameux « poids des mots », commentaires de « donneurs de leçons de morales »…)… à des fins déraisonnables, démagogiques, et me fait chercher une raison gardée dans les mots, les concepts… pour conjurer en quelque sorte leurs cotés subjuguants, envoutants… subliminaux… dont nous inondent les médias mainstream, internet, pubs, etc… « la communication moderne »… mais qui ne sont point inconnus de toutes et tous.

      2. Pardon de revenir sur mes mots (et ma saleté de caractère) en ici – « ‘si je puis me permettre) » – une faute de caractère justement dans la parasynthèse manquante, et là – « … mais dans un sens que ceux dits communs…  » en rajoutant le mot [ autre] entre « …un… »et « … sens…. ».

        Lorsque je parle de ma défiance vis à vis de l’instrumentalisation de l’image au sens d’une « communication moderne » je ne parle pas l’esthétisme (je ne critique pas donc la particularité et singularité de votre expression propre) au sens de la recherche du spectaculaire, d’une « laideur » commune de la violence », etc… ou insupportable au sens individualiste devenu si facile à exacerber… J’essaie d’exprimer un espace-temps singulier… de communication particulière que vous semblez ouvrir, avec une sensibilité, émotion, aussi indescriptible par les mots, le langage… que ce qui peut exister comme relation compliquée, douloureuse… entre un parent et une enfant/adulte, qui ayant un âge mental d’une enfant de 7 mois, sans possibilité de lui apprendre à verbaliser une parole… ne communique même pas par un simple regard, ou tout autre geste coutumier des échanges sociaux, de proximité, d’intimité… que nous pouvons partager avec autrui, communément.

      3. D’accord
        J’en sais trop rien c’était un touché d’humour humoristique moi jamais vu de fée ni de sorcière .
        Montrez moi la voie du féminisme anti croco

      1. On peut tout autant être subjugué, submergé, envouté par les mots, par une logorrhée, que par une, des images, mon cher Pierre. Une chose est sure, pour moi, SAVOIR LIRE les images et la seule façon de ne pas tomber en leur pouvoir. Etre manipulé par elles. Nos dominants savent les lire et s’en servir contrairement à la masse des gens… D’où ma bataille (perdue d’avance), pour l’honneur.

  3. @Juillot Pierre
    4 DÉCEMBRE 2020 À 19 H 05 MIN
    « Ce blog étant optimiste par excellence, je propose d’optimiser sa bonne humeur… en faisant une analyse psychiatrique des interprétations personnelles du traitement médiatico-politique de l’actu du jour. »

    Tout à fait mon chèr Pierre .Et encore, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, donc, plus au Sud, dans les quarantièmes, merci Jean le Cam !

    Anne ma soeur, Anne , ne vois tu rien venir ?
    On ne nous dit pas tout !
    https://www.youtube.com/watch?v=TAe453QvIBw&list=PL-QqEwaWv310d1bEzOJZNqJrSawVQm3cD&index=2

    1. Par ailleurs, mon cher Pierre Juillot, savez-vous que j’ai publié deux romans? (« Les vies et les morts de Cléo Stirner », et dans la série du « Poulpe » -initié par Jean-Bernard Pouy-, « La dingue aux marrons ». Cela + plusieurs recueils de nouvelles dont, encore récemment, « 68’Art » aux éditions Helvétius. Il s’agit d’un recueil de textes au vinaigre sur mai 68. Ma toute dernière publication ? « Dans la tête de Gabriel Matzneff » aux Cahiers de l’Egaré. Une plaquette illustrée absolument désopilante, et totalement occultée, CQFD, sauf par la librairie Decitre qui lui fait de la pub en ligne… Vous voyez bien que je ne suis pas une obsessionnelle du dessin.

  4. « Freud serait-il fumiste? »

    Parfois le chemin est dur : dans certains passages près du Cap, l’amateur risque de se prendre des gros dommages à la coque !

  5. Tiens, puisque certains fumistes tentent de se faire une gloire en traitant Freud de « fumiste », un texte que l’on m’envoie car il fera l’objet d’une lecture et d’un débat à l’Université catholique de Lille :

    Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1929)

    Extrait du troisième chapitre.

    Il est encore une autre cause de désillusion. Au cours des dernières générations, l’humanité a fait accomplir des progrès extraordinaires aux sciences physiques et naturelles et à leurs applications techniques ; elle a assuré sa domination sur la nature d’une manière jusqu’ici inconcevable. Les caractères de ces progrès sont si connus que l’énumération en est superflue. Or, les hommes sont fiers de ces conquêtes, et à bon droit. Ils croient toutefois constater que cette récente maîtrise de l’espace et du temps, cet asservissement des forces de la nature, cette réalisation d’aspirations millénaires, n’ont aucunement élevé la somme de jouissance qu’ils attendent de la vie. Ils n’ont pas le sentiment d’être pour cela devenus plus heureux. On devrait se contenter de conclure que la domination de la nature n’est pas la seule condition du bonheur, pas plus qu’elle n’est le but unique de l’œuvre civilisatrice, et non que les progrès de la technique soient dénués de valeur pour« l’économie » de notre bonheur. On serait, en effet, tenté de soulever cette objection : n’est-ce donc point pour moi un gain positif de plaisir, un accroissement non équivoque de mon sentiment de bonheur, que de pouvoir entendre à volonté la voix de mon enfant qui habite à des centaines de kilomètres, de pouvoir apprendre sitôt après son débarquement que mon ami s’est bien tiré de sa longue et pénible traversée ? Est-il donc insignifiant que la médecine ait réussi à réduire la mortalité infantile et, en une si extraordinaire mesure, les dangers d’infection de l’accouchée ; ou même encore à prolonger d’un nombre considérable d’années la durée moyenne de la vie de l’homme civilisé ? A de tels bienfaits, dont nous sommes redevables à cette ère pourtant si décriée de progrès scientifiques et techniques, on pourrait en ajouter toute une série, mais…, mais voici que s’élève la voix pessimiste de la critique ! La plupart de ces allégeances, insinue-t-elle, sont du même ordre que ce « plaisir à bon marché » prôné par l’anecdote connue : le procédé consiste à exposer au froid sa jambe nue, hors du lit, pour avoir ensuite le « plaisir » de la remettre au chaud. Sans les chemins de fer, qui ont supprimé la distance, nos enfants n’eussent jamais quitté leur ville natale, et alors qu’y eût-il besoin de téléphone pour entendre leur voix ? Sans la navigation transatlantique, mon ami n’aurait point entrepris sa traversée, et je me serais passé de télégraphe pour me rassurer sur son sort. A quoi bon enrayer la mortalité infantile si précisément cela nous impose une retenue extrême dans la procréation, et si en fin de compte nous n’élevons pas plus d’enfants qu’à l’époque où l’hygiène n’existait pas, alors que d’autre part se sont ainsi compliquées les conditions de notre vie sexuelle dans le mariage et que se trouve vraisemblablement contrariée l’action bienfaisante de la sélection naturelle ? Que nous importe enfin une longue vie, si elle nous accable de tant de peines, si elle est tellement pauvre en joies et tellement riche en souffrance que nous saluons la mort comme une heureuse délivrance ?

    (…)

    L’entrée en matière est aisée ; nous admettons comme civilisées toutes les activités et valeurs utiles à l’homme pour assujettir la terre à son service et pour se protéger contre la puissance des forces de la nature : c’est l’aspect de la civilisation le moins douteux. Afin de remonter assez haut, nous citerons à titre de premiers faits culturels l’emploi d’outils, la domestication du feu, la construction d’habitations. Parmi ces faits, le second s’arroge une place éminente en tant que conquête tout à fait extraordinaire et sans précédent. Les autres ouvrirent à l’homme une voie dans laquelle depuis lors il s’est engagé toujours plus avant, et les mobiles qui l’y poussaient sont d’ailleurs faciles à deviner. Grâce à tous ses instruments, l’homme perfectionne ses organes – moteurs aussi bien que sensoriels -, ou bien élargit considérablement les limites de leur pouvoir. Les machines à moteur le munissent de forces gigantesques aussi faciles à diriger à son gré que celles de ses muscles ; grâce au navire et à l’avion, ni l’eau ni l’air ne peuvent entraver ses déplacements. Avec les lunettes, il corrige les défauts des lentilles de ses yeux ; le télescope lui permet de voir à d’immenses distances, et le microscope de dépasser les limites étroites assignées à sa vision par la structure de sa rétine. Avec l’appareil photographique, il s’est assuré un instrument qui fixe les apparences fugitives, le disque du gramophone lui rend le même service quant aux impressions sonores éphémères ; et ces deux appareils ne sont au fond que des matérialisations de la faculté qui lui a été donnée de se souvenir, autrement dit de sa mémoire. A l’aide du téléphone, il entend loin, à des distances que les contes eux-mêmes respecteraient comme infranchissables. À l’origine, l’écriture était le langage de l’absent, la maison d’habitation le substitut du corps maternel, cette toute première demeure dont la nostalgie persiste probablement toujours, où l’on était en sécurité et où l’on se sentait si bien.
    On dirait un conte de fées ! Et cependant, elles sont la réalisation directe de tous – non de la plupart des souhaits forgés dans les contes, ces œuvres dont grâce à sa science et à sa technique l’homme a su enrichir cette Terre où il est apparu tout d’abord comme une chétive créature proche de l’animal, où chaque rejeton de sa race doit encore faire son entrée à l’état de nourrisson totalement impuissant O inch of nature ! Et l’homme peut à bon droit les considérer comme des conquêtes de la civilisation. Il s’était fait depuis longtemps un idéal de la toute-puissance et de l’omniscience, et il l’incarnait en ses dieux, Il leur attribuait tout ce qui lui demeurait inaccessible, ou lui était interdit. On peut donc dire que ces divinités étaient des « idéals culturels ». Maintenant qu’il s’est considérablement rapproché de cet idéal, il est devenu lui-même presque un dieu. Mais seulement, en vérité, à la manière dont les humains savent en général atteindre à leurs types de perfection, c’est-à-dire incomplètement : sur certains points pas du tout, sur d’autres à moitié. L’homme est devenu pour ainsi dire une sorte de « dieu prothétique », dieu certes admirable s’il revêt tous ses organes auxiliaires, mais ceux-ci n’ont pas poussé avec lui et lui donnent souvent bien du mal. Au reste, il est en droit de se consoler à l’idée que cette évolution ne prendra précisément pas fin avec l’an de grâce 1930. L’avenir lointain nous apportera, dans ce domaine de la civilisation, des progrès nouveaux et considérables, vraisemblablement d’une importance impossible à prévoir ; ils accentueront toujours plus les traits divins de l’homme. Dans l’intérêt de notre étude, nous ne voulons toutefois point oublier que, pour semblable qu’il soit à un dieu, l’homme d’aujourd’hui ne se sent pas heureux.

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    1. Sur les intuitions géniales de Freud , je prends volontiers à mon compte ce qu’en disait Paul Ricoeur :  » ce qui émerge de la pesée freudienne c’est la découverte d’un cogito blessé , un cogito qui se pose mais ne se possède pas; un cogito qui ne comprend sa vérité originaire que dans et par l’aveu de l’illusion  »

      Eros et Thanatos sont bien en nous , mais les expliquer et les rendre compatibles me semble …illusoire et faire dire à Freud ce qu’il ne dit pas et ne voulait pas dire .

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  6. Ouais. Malaise dans la Culture (civilisation) ou malaise dans le Capitalisme, dernier avatar des classes oligarchistes (esclavagistes puis féodaux) exploitant le Travail de la Majorité ? Freud pensait en Bourgeois, inévitablement. L’échec démocratique des communismes jusqu’à présent n’empêche que la raison de leur apparition est toujours là, avec un Malaise croissant.
    Mais il-y-a un autre Malaise, qui est dans l’être parlant qui est l’être humain: comment être vraiment soi, en reconnaissant son propre désir ? Ce malaise là n’est pas de Civilisation mais d’Humain. Là on a constaté l’Échec jusqu’à présent des neuro-sciences et du comportementalisme. Reste donc la psychanalyse dont le débat reste ouvert (et la demande croissante). Évidemment, comme s’y transfert la relation Duelle à sa mère et son désir vers le tiers-père, ça dépend pour bien marcher de la trouvaille de ‘son’ psychanalyste. Question toujours ouverte là aussi qui fait partie des tâches irrésolue de la Culture (même les sites de rencontre n’ont pas résolu le problème !).
    À noter: les psychanalystes devraient D’abord se consacrer aux Enfants, à tous les enfants, car eux l’à-venir, en ont un urgent besoin plutôt que de ses vouer aux nouvelles ‘jeunesses fanatiques’ et terroristes.

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    1. Ça suppose que les parents se décident à faire le pas ( qui les concernent souvent au premier chef ) .

      Et je vois plus d’enfants qui « soignent » leurs parents que l’inverse , quand les choses vont mal .

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      1. Ouais. C’est répondre à côté à la responsabilité des adultes psychanalystes : l’expérience terrible de nos jours (125 ans après l’invention de la psychanalyse, 100 après que Freud ait appelé à la création de Cliniques psychanalytiques, preuve que cette Responsabilité le tenaillait) est qu’il n’y a Pas de psychanalystes pour les enfants, comme à l’époque où la néo natalité était laissée à la Nature avec 3 enfants crevant en has âge. Les psychanalystes sont socialement dans leur réalité des boutiquiers. Ils ne voient midi qu’à leur porte. À cette porte, sur leur seuil, les enfants dans l’abandon à la Tentation totalitaire. L’esquive ne sert que la bonne conscience d’époque dans sa réelle férocité égoïste. Ce n’est pas affaire de charité mais de futur.

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      2. Lire ou relire le texte de Ferenczi à propos du nourrisson savant qui éclaire des situations rencontrées effectivement très souvent en pratique clinique sous condition de prendre le temps d’installation du transfert,condition minimale pour qu’une élaboration psychique puisse permettre de se déprendre de ces relations précoces traumatiques dont on perçoit les effets de souffrance bien des années plus tard voire même transgenerationnels et ce n’est pas en quelques séances que cela peut et se percevoir et s’elaborer
        Le temps de l’inconscient n’est pas celui du vite fait bienfait du capitalisme triomphant et le transfert permet le surgissement de l’inattendu difficile à chiffrer et à soumettre à la folie evaluative actuelle qui réduit chacun -ne à être un objet conforme aux attentes societales
        Il me semble que la plupart des participants du blog ignorent qu’un certain nombre de psychanalystes sont médecins et travaillent en secteur 1 ce qui permet le remboursement des actes et facilité l’acces à cette approche des personnes en souffrance quelque soient leurs revenus
        Malheureusement c’est une espèce en un voie de disparition ´l’eradication des symptômes le plus rapidement possible devenant le mot d’ordre,la pénurie de professionnel-les et la réduction des coûts servent de prétexte à la suppression de nombreux lieux de soin et ,avec les conséquences psychiques désastreuses des confinements,le rétablissement des liens sociaux risquent d’être long et difficile

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      3. @Jean Sarfati :

        Je comprends que vous parlez du point de vue de l’exercice de la psychanalyse , et que si j’ai bien lu ( a posteriori) votre CV , vous parlez de l’intérieur de la profession , en situation . De mon côté , je ne faisais que pointer qu’on ne peut pas confier un enfant à un psy sans autorisation sinon désir des parents , et que c’est un point parfois dramatique et cornélien .

      4. « …un certain nombre de psychanalystes sont médecins et travaillent en secteur 1 … » j’ai eu fait partie de cette variante pendant 40 ans .
        ayant exercè parallelement comme pédo-psy et psy-adulte , je pense qu’il faut éviter d’ètre trop « binaire ».
        dans une prise en charge enfant-parents-psy , la perlaboration des « désirs » de chacun est très complexes et demande une puissante analyse du contre-transfert chez le thérapeute , sachant que tout déplacement chez les uns induit des contre-réactions chez l’autre ….
        mais , cette situation n’est plus possible actuellement , comptablement parlant, car les consutations médicales psy (ou pédo-psy) en secteur 1 n’offre plus les mêmes caractéristiques qu’il y a 20 ans , couvrant à peine les « frais fixes » …
        ce qui fait que la plupart des collégues sont en secteur 2 dorénavant.

    2. Bonjour

      N’ayant pas les connaissances et la capacité pour intervenir dans les débats , et concernant le sujet : les psychanalystes devraient d’abord se consacrer aux enfants , quelle différence faites vous entre
      – le psychanalyste
      – le psychologue scolaire :
      Sa mission est d’agir en faveur du bien-être psychologique et de la socialisation des élèves pour faciliter l’acquisition de leurs apprentissages, et de participer à la prévention des risques de désinvestissement ou de rupture scolaires. Il favorise ainsi par son expertise la réussite scolaire de tous les élèves.

      Le psychologue scolaire pouvant ensuite , avec l’accord des parents , orienté l’enfant vers un suivi plus personnel vers ses confrères , hors scolarité.

      Autre sujet d’évolution de société:
      http://www.ens-lyon.fr/campus/en-pratique/sante-et-handicap
      A l’attention des Normaliens et Doctorants
      Soutien psychologique
      Anxiété, coup de blues, ou difficultés morales plus profondes, le service de médecine préventive est là pour vous écouter, vous soutenir, vous orienter, dans un cadre bienveillant et dans le respect du secret médical.

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      1. psychanalyste : garantie d’une formation par une « école de psychanalyse » sans autre formation spécifique necessaire et possiblité d’utiliser le titre de « psychotérapeute » .
        psychologue scolaire : formation en psychologie (licence de psychologie) par l’Université sans nécessité d’une formation psychanalytique + concours d’entrée à l’Education Nationale .

        les deux n’ont aucune formation-expérience « clinique » .

        il n’y a que les psychologues « cliniciens » (master de psychologie clinique) et les médecins psychiatres et pédo-psychiatres qui aient une formation et expérience clinique en plus d’une éventuelle formation psychanalytique .
        d’autres « soignants » dans le domaine de la psychiatrie (psychomotricien, infirmiers spécialisés en psychiatrie …. ) sont aussi dans le même cas.

        ayant exercè comme Médecin-Directeur de plusieurs CMPP (centres médicaux psycho-pédaggogique) , les psychologues scolaires attachés à un groupement scolaire voisins venaient au CMPP nous exposer les difficultés d’un enfant , diificultés qui devenaient difficiles à gérer strictement dans le cadre scolaire.
        l’enfant accompagnés de ses parents , étant les uns les autres volontaires , était recu pas notre équipe pluridispilinaire (médecin pédo-psychiatre+ psychologue clinicien (la plupart avec une formation psychanalytique , plus rarement comportamentaliste ) + psychomotricien+orthophoniste + psychopédagogue ) et si necessaire nous proposions une prise en charge (dans le champ sanitaire , cad ouvrant à une pec de soins convert par l’assurance maladie)

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  7. Bonsoir
    Sur le papier et dans les films, la psychanalyse me séduit : rechercher la « root cause » qui déclenchera chez le patient le basculement. Et aussi, l’image d’une créature à tiroir hébergeant une âme complexe qu’elle nous vend qui flatte l’égo.
    Dans la réalité scientifique : le rapport de l’Inserm qui conclue à son innocuité, la suffisance de son language auto-referent (et encore je parle pas de Lacan et son i-carré), sa démolition dans « le livre noir de la psychanalyse », l’enfant tyran promu par Dolto, son refus de rentrer dans les normes de l’évaluation scientifique (des pré-Raoultiens ces psychanalystes), son apprentissage hors de toute formation universitaire… bref plus de griefs que de louanges..
    Mais ! Si PJ s’y intéresse, c’est qu’il y a quelque chose qui m’échappe. Peut-il m’éclairer ?

    1. Une personne, c’est une histoire particulière. Ça ne peut rien vouloir dire « Tester une hypothèse psychanalytique sur un échantillon de 30 personnes », on est toujours dans le singulier. Cela dit, les bons analystes sont rares. Il suffit de lire 3 lignes écrites par certains pontes de la psychanalyse pour comprendre qu’ils ont raté de façon monumentale leur analyse. Mais ce n’est pas propre à la psychanalyse : dans les métiers que j’ai pratiqués, de la pêche à la banque, en passant par la programmation et les projets de développement, je n’ai trouvé nulle part plus de 20% des gens qui comprenaient véritablement ce qu’ils faisaient.

      Je vais essayer de retrouver mon compte rendu du Dictionnaire de la psychanalyse, vous comprendrez. [C’est fait, voyez la dernière partie].

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