7 réflexions sur « Trump a-t-il vraiment appelé à une insurrection ? »

  1. Coucou,

    Il utilise la même rhétorique que le front national depuis 40 ans ou plus sans doute.
    Un langage fait de sous-entendu plus ou moins explicite.
    J’avais vu un reportage il y a quelques années sur la montée du nazisme en allemagne. Rien n’etait dit explicitement. tout était sous-entendu. allait de soi entre gens de “bonne compagnie”.
    Il ne faut pas être naïf, ne pas déroger aux principes qui fondent la démocratie, mais sanctionner radicalement ceux qui pratiquent ces méthodes dès qu’ils franchissent la ligne jaune.
    Et ils la franchissent toujours, car comme dit le proverbe, “chassez le naturel, il revient au galop”.

    Bonne journée

    Stéphane

  2. Coucou,

    Il utilise la même rhétorique que le front national depuis 40 ans ou plus sans doute.
    Un langage fait de sous-entendu plus ou moins explicite.
    J’avais vu un reportage il y a quelques années sur la montée du nazisme en allemagne. Rien n’etait dit explicitement. tout était sous-entendu. allait de soi entre gens de “bonne compagnie”.
    Il ne faut pas être naïf, ne pas déroger aux principes qui fondent la démocratie, mais sanctionner radicalement ceux qui pratiquent ces méthodes dès qu’ils franchissent la ligne jaune.
    Et ils la franchissent toujours, car comme dit le proverbe, “chassez le naturel, il revient au galop”.

    Bonne journée

    Stéphane

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  3. “Dès mon adolescence j’ai toujours vécu le rapport sain des Allemands à l’autorité, à la hiérarchie, comme une grande liberté, une source d’inspiration pour avoir confiance en soi. La confrontation honnête de plusieurs générations d’Allemands avec leur passé a permis de forger un certain sens des responsabilités individuelles morales et un esprit critique salutaire pour une démocratie : la prudence face aux hommes providentiels promettant de régler tous les problèmes, le rejet des discours prônant la haine contre un groupe, la méfiance envers tous les extrémismes de droite comme de gauche, la conscience de la nécessité d’une société civile forte. Toute une éducation tirée d’une observation scrupuleuse de l’un des exemples les plus aboutis de manipulation et d’aveuglément collectif des foules : le IIIe Reich.
    Hitler n’a jamais fait mystère de sa stratégie de manipulation des masses. “La capacité d’absorption des masses est très limitée, la compréhension restreinte, en contrepartie leur capacité à oublier est grande, lit-on dans Mein Kampf. Sur les bases de ces faits, une propagande efficace doit se limiter à très peu de points qu’il faut répéter à l’envi à la manière d’un slogan” jusqu’à ce que chacun soit convaincu avoir toujours voulu cela et rien d’autre. Son ministre de la Propagande, Joseph Goebbels, recommandait “d’imprégner le citoyen des idées de la propagande sans qu’il se rende compte qu’il est imprégné.”
    L’un des grands inspirateurs de ces méthodes est le sociologue et psychologue français Gustave Le Bon dont l’œuvre, La psychologie des foules, fut acclamée par le dictateur italien Benito Mussolini et inspira Joseph Goebbels et sans doute Hitler. Publié au tournant du siècle, ce livre n’a rien perdu de son actualité. Il analyse la métamorphose de l’individu qui se fond dans une foule, ce qui réduit considérablement ses capacités de réflexion et de volonté propres : “évanouissement de la personnalité consciente, prédominance de la personnalité inconsciente, orientation par voie de suggestion et de contagion des sentiments et des idées dans un même sens, tendance à transformer immédiatement en actes les idées suggérées, tels sont les principaux caractères de l’individu en foule. Il n’est plus lui-même, il est devenu un automate que sa volonté ne guide plus.
    Face à ces mécanismes, un meneur peut facilement manipuler une foule. Il doit utiliser des termes qui font émerger des images fortes, souligne Gustave Le Bon, il doit impressionner, flatter les passions et les désirs de ceux qui l’écoutent, satisfaire le goût des foules pour les légendes, brouiller les frontières entre l’invraisemblable et le réel et, surtout, renoncer à tout raisonnement. Alors il obtient d’eux abnégation, sacrifice de soi, sens du devoir, voire renoncement à des valeurs profondément ancrées, au point de considérer le meurtre d’enfants, de femmes et de vieillards comme un acte héroïque.”
    Géraldine Schwartz, Les Amnésiques, Paris, Flammarion, avril 2019.
    (Il ne faut pas, à mon sens, chercher dans la vidéo ci-dessus un appel à des violences, mais un rappel de slogans invitant à se fondre dans la masse qui suivra des meneurs qui montrent le chemin).

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