11 réflexions sur « Merci pour la musique (et le sentiment aussi) »

  1. Merci pour le sentiment ( et elle est presque la musique simultanément ) , une qui me donne aussi comme la Callas , une idée du bonheur :

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  2. Merci pour les sentiments ? Aïe. Chester Himes, un noir métis qui a eu une enfance difficile et une adolescence nourrie de conneries, a découvert la vie à la prison étasunienne raciste. Ecrivant des nouvelles puis de romans, il a cherché le succès; mais s’est heurté au mur de verre blanc et a abouti après guerre à Paris comme bien d’autres (Baldwin…). Dans un de ses romans, La Croisade de Lee Gordon, ou peut-être S’il crie, tu le laisses tomber) et dans ses nouvelles des années 40-45, il affirme : les blancs progressistes (juifs, intellectuels) ne se sont intéressés aux noirs, que pour baiser nos femmes. Et on nous disait : maintenant que nous américains sommes engagés à combattre le fascisme (Pearl Harbor avait permis de faire basculer l’opinion plutôt isolationniste jusque là), vous les noirs devez laisser vos revendications au vestiaire et travailler dur sans relâche. Restez à votre place, on verra plus tard pour vous.
    J’ai pensé à cela en regardant la première vidéo. Le guitariste est pauvre, et son instrument fruste, il est plutôt amuseur avec sa gestuelle. Mais trois blancs sont là à apprécier (tout en bavardant, dans le fond). A la fin, le chanteur noir impose un baiser à la belle femme noire pour qui il chantait. Elle se laisse faire mais… Serait-elle dans le rôle de “poule de luxe” au profit des blancs ?
    Bref, qui a des sentiments sincères dans cette scène qui se joue au profit de qui ?
    Avec la vidéo proposée par Thomas Janson après d’autres, la boucle est bouclée : une femme blanche se déhanche en jupe courte devant des musiciens blancs et noirs. Le spectacle de sentiments de pacotille pour les hommes blancs se perpétue.
    Je gâche vos sentiments d’un soir, moi aussi j’adore les chanteuses noires de blues — mais l’histoire des noirs des USA a aussi ses droits.

    1. Chabian

      Il reste la musique, en prise directe avec votre coeur, au delà des mini juppes, et des usines à pognon qui se montent sur l’exploitation de ce cri, le cri lui même. La sincérité peut prendre toute sortes de formes.

      https://youtu.be/aoQDceHH78U

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