Forum.eu – Un an après le début de la pandémie, où en sommes-nous ?, le 3 mars 2021

Sur Forum.eu, traduit du texte original en anglais. Existe également en allemand, espagnol, grec et polonais.

Dans leur réponse à la pandémie, l’Europe et les pays occidentaux n’ont jusqu’à présent pas été à la hauteur.

Paul Jorion

Lockdown im Februar 2021. Es gilt weiterhin eine Maskenpflicht.

picture alliance / Daniel Kubirski

La pandémie de Covid-19 a débuté il y a plus d’un an. Il est temps à présent d’évaluer la réaction de nos gouvernements occidentaux face à ce que nous avons qualifié de manière plus réaliste, dans un passé pas si lointain, de fléau plutôt que de crise.

Les chiffres sont sinistres : 2,5 millions de décès au total, dont 800 000 en Europe, et une perte moyenne de 10 ans d’espérance de vie pour chaque victime. Sans compter des pertes de l’ordre de 20 % pour le PIB, l’emploi et le pouvoir d’achat de la population.

Dès que la pandémie est devenue un enjeu national, le défi pour tous les gouvernements du monde a été de minimiser le coût humain et économique aussi vite que possible.

Étonnamment, six mois ont été nécessaires avant que la catastrophe à laquelle nous étions confrontés ne soit définie en ces termes. Pendant environ six mois, les gouvernements européens ont improvisé chacun une réponse dans le cadre d’une très légère supervision européenne, les mesures immédiates prises révélant des niveaux élevés d’impréparation, chaque pays répondant essentiellement en fonction de son intérêt national. Alors qu’il est maintenant démontré que la mesure la plus efficace à prendre au départ aurait été une distribution massive de masques, les pays confrontés à des pénuries locales ont réagi de manière très divergente : les autorités allemandes ont conseillé à leurs citoyens de se couvrir le visage avec le tissu dont ils disposaient, tandis que le ministère français de la Santé a annoncé que « l’efficacité des masques n’avait pas été démontrée », ignorant, semble-t-il, le prix politique qui serait payé une fois que cette supercherie serait devenue flagrante.

Contrairement à 2008, les autorités européennes sont restées muettes en 2020. La mondialisation de la finance avait rendu intenable la notion de réponse nationale autocentrée en 2008. Les États-Unis, qui ont été les premiers à réagir à la crise financière, ont pris la tête de la riposte. En 2020, le rapport de force existant entre les nations a conduit les plus forts d’entre eux à tenter de mettre à mal les plus faibles dans la course aux masques et au gel hydroalcoolique. L’enlèvement par le gouvernement américain de cargaisons de masques dans plusieurs aéroports restera de bas niveau dans l’histoire des relations internationales.

La meilleure réponse à la pandémie a sans aucun doute été celle de la Chine, car elle a entraîné moins de décès et des pertes économiques minimes. Le fait qu’elle n’ait pas été reproduite en Europe n’est pas tant dû à une opposition idéologique au modèle chinois qu’à une impossibilité pratique, après des décennies de démantèlement des outils de planification et de dégradation des systèmes de réaction rapide à tous les niveaux dans le secteur privé. Or dans ces circonstances, les chaînes de l’offre et de la demande ont été paralysées. Dans les premiers temps, la Chine, principal fournisseur de masques pour le reste du monde, s’est retrouvée au point mort. Peu après que la classe moyenne aisée a commencé à travailler à domicile, la demande de biens et de services offerts par les secteurs de la garde d’enfants et de la restauration a gelé, les faisant mourir de faim, littéralement parlant.

Malheureusement, alors que les États d’autrefois pouvaient encore garder leur sang-froid en cas de catastrophe, un État conçu sur le modèle d’une entreprise réagit comme le fait une entreprise en cas de crise : chacun cherche à se ruer vers la sortie avant les autres !

Sans aucun doute, le paradoxe dans l’esprit de beaucoup est le fait que, lorsqu’on réexamine les approches possibles, en termes de minimisation du coût humain et économique, la stratégie chinoise d’éradication du virus implique une valorisation implicite de la vie individuelle plus élevée que les politiques occidentales maladroites de stop-and-go (*).

Alors que les éditoriaux des quotidiens se demandent encore si le tissu social peut être reconstruit à partir de l’ancien moule, les articles scientifiques évaluant la réponse occidentale au fléau se lisent comme une litanie de propagande socialiste. La raison est simple en fait mais, étant universellement négligée, mérite d’être dévoilée.

Cela nécessite cependant de revenir à l’essentiel. L’État-providence repose sur la croissance, c’est-à-dire sur la croissance du produit intérieur brut (PIB). Mais qu’est-ce que le PIB ? Un total annuel de la valeur ajoutée au sein de la nation, c’est-à-dire la somme de tous les bénéfices. Deux types d’acteurs économiques réalisent des bénéfices : les entreprises qui vendent des biens ou des services à un prix supérieur à ce qu’il en a coûté pour les fabriquer ou les fournir, et les commerçants qui acquièrent un bien ou un service et le revendent à un prix supérieur à celui qu’ils ont payé à l’achat.

Les biens et les services doivent être à la fois fournis et demandés. Le pouvoir d’achat doit être présent dans la population afin que la demande puisse se concrétiser. Or, on oublie généralement que pour cela, une partie importante des bénéfices réalisés par les fournisseurs et les commerçants doit se retrouver dans le portefeuille des consommateurs – un concept qu’ils trouvent généralement désagréable. Lorsque les affaires sont aussi malmenées qu’elles le sont aujourd’hui, il appartient aux pouvoirs publics de veiller à ce que les bénéfices se transmettent en pouvoir d’achat. À ce sujet, le Bureau national américain de la recherche économique a déclaré ce qui suit : « Pendant une pandémie, il peut être plus fructueux d’atténuer les difficultés économiques par le biais de l’assurance sociale ». Tandis que l’Oxford Review of Economic Policy livre le verdict suivant : « La pandémie a montré que les entreprises ont besoin du gouvernement, tout comme le gouvernement a besoin des entreprises. (…) Pour « reconstruire en mieux », il faut une conception plus claire de ce qu’elles veulent exactement construire – et il est peu probable que ce soit un secteur d’entreprise qui génère des profits sur le dos de la dégradation de l’environnement, de l’inégalité croissante ou de l’exclusion sociale. (…) Une bonne entreprise peut générer des profits ; les profits ne sont pas nécessairement le moteur d’une bonne entreprise ». En effet, un escroc qui vend du vent contribue largement à la croissance économique, mais c’est la dernière chose dont nous avons besoin maintenant.

(*) L’article qui a attiré mon attention sur cette valorisation implicite plus élevée des vies humaines individuelles en Chine que chez nous, telle que la pandémie la fait apparaître en surface : Robert Rowthorn and Jan Maciejowski, « A cost–benefit analysis of the COVID-19 disease », Oxford Review of Economic Policy, Volume 36, Number S1, 2020, pp. S38–S55.

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81 réflexions sur « Forum.eu – Un an après le début de la pandémie, où en sommes-nous ?, le 3 mars 2021 »

  1. C’est la première fois que je vois publié en français un texte que j’ai originellement rédigé en anglais. Pas de contresens, mais les expressions anglaises traduites plus ou moins littéralement en français soulignent la différence existant entre l’esprit de deux langues.

    Pour l’original – indemne de l’épreuve de la traduction – c’est ici.

      1. Dans  » litanie de propagande socialiste » , faut il comprendre socialiste à l’américaine ou à la française ?

        ( accessoirement , à quoi ça renvoie exactement ?)

            1. La phrase de P.J. est : « les articles scientifiques évaluant la réponse occidentale au fléau se lisent comme une litanie de propagande socialiste. » Ne la sortez pas de son contexte pour dire le contraire.
              – C’est vrai que avoir si peu de morts, même dans des pays moins développés (Cuba), c’est de l’extrémisme ? Quelle mouche aurait piqué « les articles scientifiques » ?

              1. De fait Chabian si par exemple nous comparons Cuba à la Suisse :
                Cuba environ 11.350.000 personne, 45.300 cas cumulés Covid au 21 février pour 300 décès.
                La Suisse 8.600.000 personnes 550.224 cas cumulés pour 9.226 décès et par exemple New York 18.800.000 personnes 700.815 cas pour 28.888 décès.
                Comment expliquer qu’un pays qui a beaucoup moins de ressources qu’une ville comme New York ou qu’un pays comme la Suisse puisse être tellement plus efficace ?

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              2. Chabian 4 mars 2021 à 20 h 13 min
                La phrase de P.J. est : While the editorials of dailies still wonder whether the social fabric can be rebuilt from the old mould, scientific papers assessing the Western response to the plague read like a litany of socialist propaganda.

                Deep L : Alors que les éditoriaux des quotidiens se demandent encore si le tissu social peut être reconstruit à partir de l’ancien moule, les articles scientifiques évaluant la réponse occidentale à la peste se lisent comme une litanie de propagande socialiste.

                Navet vous pas remarqué que « socialiste » au USA et « communiste » en France c’est devenu synonyme d’extrémisme ? Et comme dans un hémicycle, y a 2 extrêmes, On les rapproche par les 2 bouts comme disait Devos même si ça tient pas debout, et On fabrique un bout de chemin avec ça : « l’extrémisme », à se laisser mener par le bout du nez jusqu’à dormir debout.

    1. J’espère que le traducteur était un homme, belge (ou à la limite, breton) et à peu près de votre âge. Sinon, c’est de l’appropriation culturelle !

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  2. Merci pour cet excellent billet, M. Jorion, d’une lucidité éclairant l’obscurantisme ambiant des médias mainstream… excellence allant de pair avec celui ci ; « « INTUBÉE JE NE PEUX PLUS CRIER MA RAGE », alors je vais le faire pour elle, par le Dr. Pierre Hauptmann »…

    A ce propos (ou pas…?) hier cela m’inspirait…

    « Qui a dit que s’il nous fallait « réapprendre » à « vivre avec le virus et la mort », cela pourrait signifier sur le terrain, dans le concret, le monde réel… qu’il « nous » faudrait « tolérer » que les propriétaires privés d’entreprises, d’actions, n’ayant jamais été autant assistés sans contrepartie (exonérations/annulations/socialisations des cotisations sociales patronales, de l’impôt sur société, de l’impôt de production, des loyers de commerces… Flat tax, suppression partielle de l’ISF, « droit à l’erreur fiscal » et impunité des fraudes fiscales…) à « l’aubaine » du gestion néolibérale d’une crise sanitaire (spéculation dérégulée et déréglementée sur les stock gérés en flux tendu et prix : de « vaccins », masques, respirateurs, gants, blouses, médicaments, oxygène de réa, pénuries de matériels et personnel de services publics hospitaliers, denrées alimentaires, hausses des dépenses contraintes énergétiques – électricité, gaz… ) puissent licencier en masse sans complexe, sous couvert de confinements, de stratégies du « stop and go », de « psychose des consommateurs », de « peur d’avoir peur » de « ne pas pouvoir faire de d’argent »… et il pourrait être fait explosé en toute impunité, immoralité optimisée, « normalité », banalisation, « dédiabolisation »… les inégalités (scolaires, territoriales, de « destin », la précarité, la pauvreté (plus d’un million et demi de pauvres, en plus de 9,3 millions d’avant la crise, se précipitent devant les centres de distribution de repas gratuit – que les cantines scolaires ne purent et fournir, et ne distribuent pas aux enfants et étudiant.e.s de familles pauvres, lors des confinements)… « en même temps » que la « réforme structurelle néolibérale » de l’assurance chômage prévoit de durcir les règles d’indemnisation et d’accès aux droits à la solidarité, à la fraternité, à l’égalité et à la « liberté économique » (NON RECOURS qui concerne la non redistribution du soi disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent ») pour les plus discriminé.e.s à l’embauche, dans l’accès au logement, dans les brutalités commises au cour des contrôles aux faciès, « manifestations interdites »… par une partie des 50 % du personnel du « monopole de la légitime violence de l’État » votant pour l’extrême droite… ?

    Dans le monde d’avant comme celui d’après, une « variable d’ajustement » n’a pas changé, ou presque, et s’illustre par le fait que les familles/personnes, les plus discriminées, subirent et subissent encore plus (voire en Seine Saint Denis, dans les Dom TOM/paradis fiscaux…), le fait qu’il faudra au minimum plus de 6 générations à leurs descendances, pour espérer prendre place dans la file d’attente de « l’escalier social », pour avoir accès à des services publics non fermés en raison de l’austérité, des « coupes budgétaires », et autres fantasmes qu’elles « coûtent trop chères », sont des « fraudeurs sociaux », des « cancer de la société » dans l’assistanat qui leur est fait…

    Du moins qui n’a pas… et/où… ne dit pas la « vérité » alors… au sujet de qui devrait avoir la conscience tranquille – en pariant en bourse sur le « retour des jours heureux »…? – et pourra mieux vivre avec ce coronavirus, puis avec les suivants que le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, les guerres commerciales, monétaires, de « civilisations » cybernétiques, etc, le consumérisme de plus de trois planètes par an pour notre modèle de croissance (dont on constate en direct, que ce ne sont pas les plus pauvres, précaires, qui polluent et consomment le plus, qui « coûtent le plus cher » aux dettes publiques… et déficits structurels et conjoncturels), virus et guerres qui ne manqueront pas d’émerger… quand les services publics en général mais ceux hospitaliers spécifiquement – et autres promesses de soustraire les « vaccins », la santé des « marchés » – restent toujours sous l’emprise mortifère des intérêts particuliers des propriétaires privés d’actions, de fonds de pension, banques, « start-up nation », etc… et du fait de convoiter dans leur privatisation, dématérialisation, « ubérisation », déstructuration par risque de saturations successives, un nouvel horizon de rentabilité, que le modèle de croissance du monde d’avant » ne remplie plus ?

    Qui ne dit pas qu’apprendre à « vivre avec le virus et la mort », peut vouloir dire qu’il faudrait soi disant ne pas politiser – « a-politiser »= technocratiser ? – les débats publics, sur la séparation des pouvoirs déchus, sur la légitimité démocratique de la majorité « répressive » (abstentionnisme, votes blancs, nuls en progression constante, et autre duel machiavélique entre la macronie et l’extrême droite/droite extrême) quand seul l’exécutif joue à la « profitation » abusive des pouvoirs que lui procure un « État d’urgence », les doutes et incertitudes, les divisions pour mieux régner… pour décréter sans débat politique, démocratique, la réforme de l’assurance chômage… et qui sait si dans le monde d’après demain (électoralement parlant, disons qu’il est question de parler aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » capable de déresponsabiliser, « dédiaboliser », les doutes, incertitudes, sondés… des « ras le bol fiscal », « poujadismes », « bas instincts ») si ce ne sera pas une réforme structurelle néolibérale des régimes vieillesses, ou sera aligné l’âge de départ à la retraite – dont l’espoir de la vivre en bonne santé pour les plus pauvres, précarisé.e.s, discriminé.e.s, recul… – au taux de mortalité moyen de cette covid-19, dans les services de réa d’hôpitaux saturés, effondrés en partie, d’avoir à gérer seuls, le « tri sélectif » façon « darwinisme sociétal » des patient.e.s et pathologies… les inégalités, et les manques structurels et conjoncturels de moyens et personnels, les facteurs multiples de comorbidité des patient.e.s, et les pathologies chroniques non soignées, les séquelles et traumatismes du « covid-long » des « premières lignes » non reconnues (infirmières, femmes de ménages…), et des possibles séquelles et traumatismes des effets secondaires subis par des vacciné.e.s…?

    Qui parle vrai des politiciens, « influenceurs », « chiens de garde », « donneurs de leçons de morales, d’éthiques, « d’économie », de santé publique »… sur ce que sera d’avoir à « vivre avec le virus et la mort » que devront avoir à gérer jusqu’à dans leurs cauchemars… les personnels des services publics hospitaliers, de réa, des services d’infectiologies, etc… à qui ont été délégué, relégué, la déresponsabilisation du et des politiques… d’étudier les effets secondaires de moyens et longs terme des « vaccins à arn.m », et des séquelles et traumatismes » du « covid-long », des pathologies chroniques non soignées…, que le secteur privé n’a pu mener à terme, faute de gestion court-termiste, néolibérale – rentable à titre individualiste – de la crise sanitaire et pandémique ?

    Est-ce que dans le monde d’après demain « vivre avec le virus et la mort » équivaudra à justifier et excuser de ne pas avoir d’empathie, compassion, pour les morts de la covid-19, etc, les traumatisés avec séquelles lourdes de ce coronavirus… qui n’auront pas voulu ou pas pu être « vacciné », à temps, avec un produit qui n’apporte une protection immunitaire que temporaire (à renouveler, quelle « aubaine » pour les « marchés ») et qu’individualiste, vous laissant au niveau collectif, contagieux si vous ne respectez pas les mesures barrières, si vous vous « libérez » de tout…?

    Ces questions se posent dans le cadre d’une actualité qui accuse la justice, et des juges, dans l’affaire des affaires de « l’usurpateur d’identité », de « faire de la politique » (comme si les politiques, et la politique… ne légiférait jamais pour changer les lois et le droit à leurs avantages circonstanciels, électoralistes…?) alors qu’il est connu que « les dirigeant.e.s du public et privé, s’inquiètent depuis longtemps de comment lutter contre les menaces de justices sociales » et « sociétales ». »

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    1. Dans la continuité de mon précédent propos.

      Ais-je seulement « peur d’avoir peur » d’un risque de devenir irrationnel, du risque de sombrer dans les « thèses conspirationnistes »… du bénéfice pour d’autre de ne plus avoir « confiance en rien », et d’être défiant vis à vis de toutes et tous…. en craignant que l’insistance macronienne et européenne à « vendre » leur « pass sanitaire » (ouvrant les portes au resto, à la culture, etc… au « sauvetage de « l’économie » confinée, brimée, enfermée, « enchaînée… au « sauvetage du pib »…? Où au « sauvetage » des mêmes où presque, propriétaires privés d’actions, d’entreprises, etc, que les « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » aux sondages des doutes incertitudes de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme » doivent trouver rassurant…?), en ultime solution du « retour des jours heureux » de la « croissance »… « en même temps » que de combler le retard de la France en matière vaccinale, du moins pour le moment dans l’insistance plus qu’appuyée, « rassuriste » de la com’ d’un non reconfinement, etc (accusation d’extrême droite et droite extrême d’ailleurs)… ne servent toutes deux stratégies… que l’intérêt particulier hypocrite et cynique du « mythique duel » d’un second tour électoral au présidentiel, « salvateur », opposant la macronie à l’extrême droite fusionnée à la droite extrême, et au niveau européen, les « mondialistes » faces aux adeptes du repli sur soi… du fait de fermer les frontières… y compris en justifiant de ne pas avoir à s’excuser, émettre de « repentir », à continuer de refuser des « réfugié.e.s climatiques », économiques, etc » et autres réfugié.e.s de pays si pauvres, déstabilisés (la Grèce…par exemple), que sans système public de santé, puissant, résistant, performant, ni moyen de se payer les « vaccins », traitements, gants, blouses, masques, respirateurs, etc, il apparaisse « légitime » de continuer de stigmatiser, ostraciser, se méfier… des « ethnies », « cultures et mœurs », des populations (abstentionnistes majoritairement, quand elles ne RECOURENT pas à leur droit de vote, et devoir de « s’intégrer » à une « représentativité » pour les « défendre »…) qui en France comme dans d’autres pays, sont suspectées de « ne pas vouloir s’assimiler », ni, soi disant, se faire vacciner…?

      Quoi de mieux que pareil « terreau… » perturbateur de la raison (les « vaccins à arn.m », les inconnus sur leurs effets secondaires à moyen et long terme, comme les séquelles et traumatismes de la « covid-longue », devraient avoir de quoi laisser perplexe n’importe quel esprit cartésien… voulant encore croire en « l’humanité »)… que de faire passer certaines des autres manières, pourtant rationnelles, de gérer cette crise sanitaire pandémique (Le modèle asiatique, Chinois en l’occurrence avec tous ses défauts se confrontant à la soi disant « modération » du modèle « Sauver l’économie c’est sauver des vies » version occidentale et à la Version Trumpiste = « Je préfère m’inquiéter des vies de celles et ceux qui n’auront pas pu faire de l’argent, que des morts de la covid-19, des perdant.e.s »), dans une perceptive non moins réjouissante, rassurante, d’un « monde d’après » sans avoir à revivre avec pareil où plus virulents virus, variants… et pires souffrances mortelles…) comme tellement terrorisant, tétanisant, liberticide… qu’il faudrait s’étonner que refasse surface les vielles peurs du « péril jaune » (En France notamment la couleur comme le mot « jaune » ayant acquit une symbolique polémique, dont la complexité sert de support électoraliste aux idéologies fascisantes – en col blanc comme bleu)…?

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    2. Devrais-je rajouter que la soi disant « dissolution du mouvement Génération Identitaire » agissant comme une milice aux frontières, n’est qu’un marche pied remettant en selle l’extrême droite, luttant pour ne pas se dissoudre dans la droite extrême qui voyant un de ses »fondements » ébranlé (la « condamnation en correctionnel de « l’usurpateur d’identité ») est invitée à s’en remettre à une autre juridiction, une justice « externalisée »… différente que celle de « son pays » contre lequel cette droite dure porte plainte… et la gouvernance macronienne que ces deux détracteurs politicards, accusent de n’être que dans la com’, sans agir (comme s’il n’y avait pas eu de répression policière dirigé contre les mouvements antifa, lors de la manif de « Générations identitaires »)…?

  3. Le principe premier de la dictature est que chacun doit marcher au pas, obéir au doigt et à l’œil et se taire (pour rester poli). Lorsque les décisions prisent par l’Empereur sont bonnes, le système est plus efficace que le modèle politique prévalant à l’Ouest. Mais que se passe-t-il lorsque l’Empereur prend de mauvaises décisions ? Au hasard envahir une « île rebelle » ou prendre par la force militaire des ilots revendiqués par d’autres puissances ?

    Eh bien comme l’Histoire le démontre amplement, l’absence de toute opposition intérieure couplée à la propagande et la surveillance de masse favorise la course à l’abime. D’autant plus que l’Empereur ne peut se permettre aucun recul une fois la machine enclenchée, sous peine de révolution de Palais. Par nature, quelle révélation ! les dictatures ne connaissent que la marche en avant. Efficace contre le covid, mais également pour partir en guerre…

    La leçon que nous devons en tirer est que si la dictature du PCC a su se montrer plus efficace que celle des marchés dans la lutte contre la pandémie, remplacer une dictature par une autre n’est pas une option. Essayons plutôt d’instaurer la démocratie.

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    1. @Roberto Boulant Lorsque l’Empereur décide de ne pas reconfiner il ne peut revenir dessus, sauf prise de conscience que celà ne tient qu’à lui ou grosse catastrophe.
      Lorsque l’Emperreur décide de projeter une force Militaire en Afrique, le pays y est encore 7 ans après.
      Mais ce système est plus efficace.

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      1. L’Empereur peut parfaitement faire machine arrière quand son prestige et son autorité ne sont pas remis en cause, il peut donc sans conséquences quant à la défense de son trône décréter un reconfinement local. D’autant plus qu’il existe un grand nombre de fusibles entre les directions locales du PCC et son auguste personne, lui permettant de préserver son « infaillibilité ».

        Quant à la présence militaire chinoise en Afrique, elle a deux objectifs principaux : le premier est de sécuriser les approvisionnements énergétiques et les voies commerciales. En ce sens, les bases militaires ont vocation à rester permanentes à l’exemple de Djibouti. Le second objectif est de promouvoir auprès des dictatures-sœurs le modèle du parti-armée à la chinoise et de fidéliser leurs votes à l’ONU par un mélange classique de corruption et de ventes d’armes.

        La question n’est donc pas de savoir si le système est efficace en lui-même, mais de savoir pour quoi et pour qui ?

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    2. Je suis bien d’accord avec vous.
      Je pense cependant que le point de Paul Jorion n’est pas de remplacer la dictature des marchés par une autre (politique), mais de souligner la valeur supérieure accordée à la vie humaine par le modèle chinois, par rapport à la pandémie. Ce qui n’a rien d’évident de ce côté ci de l’occident, pour reconnaître des vertus au modèle Chinois.
      Pour le texte de Paul, qui dit bien l’essentiel, je regrette cependant le ton de la condamnation du modèle qui sous tend la réponse occidental: le laissez faire économique, lea transfiguration du bien être commun en coûts/bénéfices monétaires individuels transplantés au fonctionnement des etats.
      Une remarque aussi pour Paul, vous vous focalisez beaucoup sur la Chine.
      Les autres exemples asiatiques ne sont ils pas aussi à considérer ?

      1. Les autres exemples asiatiques que la Chine constituent des échantillons beaucoup plus petits.

        L’Extrême-Orient plutôt que la seule Chine ? J’ai déjà eu l’occasion de souligner qu’il existe une corrélation frappante entre athéisme séculaire et prix plus élevé attaché aux vies individuelles.

        « Vous vous focalisez beaucoup sur la Chine »

        En effet : on aura déjà pu noter la place inhabituellement grande réservée à la Chine dans Principes des systèmes intelligents (1989) ainsi que dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009).

        Le Financial Times titre aujourd’hui « China focuses on booming post-Covid economy at annual meeting » : la surchauffe de l’économie chinoise inquiète ses dirigeants. Le quotidien commente : « un souci que bien des nations souhaiteraient soit le leur ». D’où sans doute la nervosité croissante dans nos pays (retour en force du thème du « Péril jaune ») du fait que la comparaison entre la Chine et nous nous ridiculise davantage chaque jour.

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        1. Est ce que l’avantage de la Chine c’est en même tempsune volonté politique forte pour casser l’épidémie ET l’ intégration complète.
          L’Europe n’ayant ni vraiment l’une, et pas beaucoup l’autre. (idem pour les états Unis et leur Système fédéral, un président et un gouvernement ineptes pour aggraver les choses au plus mauvais moment).

        2. « Le fait qu’elle n’ait pas été reproduite en Europe n’est pas tant dû à une opposition idéologique au modèle chinois qu’à une impossibilité pratique, après des décennies de démantèlement des outils de planification et de dégradation des systèmes de réaction rapide à tous les niveaux dans le secteur privé. »

          N’est-ce pas plutôt dans le secteur public qu’il y a eu le plus de « démantèlement des outils de planification et de dégradation des systèmes de réaction rapide » ? Quand on voit aujourd’hui ce qu’est devenu le service public hospitalier !
          N’est-ce pas l’idéologie de toujours moins d’Etat (donc de services publics) qui est en cause ?

          La particularité du modèle chinois (peut-être asiatique) qui est certainement la plus pertinente, c’est certainement l’esprit et l’organisation martial (militaire) qui permet une efficacité sans commune mesure en cas de crise imprévisible. On m’avait expliqué un fonctionnement similaire dans l’organisation des services des sapeurs pompiers, avec une organisation très pyramidale et pour le coup très réactive.

          Ne pourrait-on souhaiter une organisation sociale plus horizontale (non-chinoise) par « beau temps » et une mise en place verticale (chinoise) temporaire par « gros temps » ? Dans tous les cas, seule la colonne vertébrale d’un Etat peut l’instaurer.

      2. Peut-on vraiment dire qu’une dictature qui persécute et emprisonne ses opposants et qui est fortement soupçonnée de crimes contre l’humanité au Xinjiang, se préoccupe de la valeur de la vie humaine ? Je pense plutôt que la principale préoccupation de XJP et du PCC est de garder le pouvoir et que pour se faire, il est jugé –à raison- moins couteux et risqué de donner du pain et des jeux à la population plutôt que de faire appel aux Légions.

        Tant que la croissance économique permet l’élévation continu du niveau de vie, le PCC est assuré de bénéficier du soutien objectif d’une partie de la population. Mais que pour X raisons, le pain et les jeux viennent à manquer et ne resteront alors que l’hypersurveillance et l’absence de libertés publiques. Et donc l’appel aux Légions.

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        1. La manière dont la Chine et les pays occidentaux traitent leurs minorités musulmanes est en effet extrêmement différente, mais ce que vous écrivez attire l’attention sur une hypothèse intéressante : que les deux attitudes opposées s’expliqueraient là aussi par le prix plus élevé attaché en Chine aux vies individuelles que chez nous. Pensons en effet à la façon désinvolte dont nous traitons les victimes d’attentats, dans un « c’est la faute à pas d’chance » généralisé. Souvenons-nous de la réaction à l’assassinat de Samuel Paty : « Ça peut arriver n’importe quel jour, n’importe où sur le territoire ? Ben, oui, que voulez- vous ? » Les vertus de la résignation * sont-elles à ce point incontestables comparées à une attitude proactive ? Ou bien s’agit-il simplement d’une manifestation de plus du proverbial « la paille et la poutre » ?

          * La sœur de Samuel Paty au JDD : « Si tout le monde se résigne, nous ne sommes plus un pays de liberté », le 7 février 2021.

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          1. « .. Pensons en effet à la façon désinvolte dont nous traitons les victimes d’attentats,.. »
            Tout à fait d’accord, je dirais même plus ! Notre « justice » accorde la priorité au respect des droits des criminels au dépens des droits de leurs victimes, notamment futures. On relâche le plus tôt possible , sans aucun suivi, les pires dangers publics.
            Exemple: M Fourniret, relâché en France après viols se présente à un poste dans une école belge. Les Belges demandent si casier judiciaire il y a. Les autorités françaises restent muettes pour « respecter le droit » de Fourniret. Résultat viols et meurtres de gamines dont les droits fondamentaux ne semblent guère intéresser les dites autorités !

          2. Concernant le traitement différent appliqué par la Chine et les pays occidentaux à leurs minorités musulmanes, vous avez raison de faire référence à ‘la paille et la poutre’. La discrimination et le racisme, non déclarés mais bien réels, de nos institution semblent hélas une paille face à la poutre des camps de concentration où sont enfermés un million de Ouïgours.

            Alors, la Chine plus attachées aux vies individuelles que nous ? Là également les témoignages de femmes ouïgours parlant de stérilisation et d’avortements forcés semblent démentir cette thèse :
            https://www.rtbf.be/info/monde/detail_sterilisations-et-avortements-forces-pour-faire-baisser-la-population-des-femmes-ouighoures-accusent-la-chine?id=10532962

            Un avis semble-t-il partagé par les différentes associations de défense des droits de l’Homme, appelant au boycott des JO d’hiver devant se tenir en Chine en 2022.
            https://www.lematin.ch/story/appel-au-boycott-des-jo-dhiver-de-pekin-481096410183

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        2. L’objection de l’oppression de la population ouigoure ne change rien au constat de Paul: l’existence d’une volonté politique guidée par l’ intérêt commun de la société (erronée et criminel pour le Xinjiang. Du point de vue occidental) et non le laisser faire et la primauté au profit.
          Au passage le citoyen chinois il en pense quoi du Xinjiang si tant est qu’il est au courant ?

          1. Dire qu’un État totalitaire, concentrationnaire et possiblement génocidaire, est guidé par l’intérêt commun relève pour le dire poliment de la plus profonde des erreurs. Par définition, il ne saurait y avoir d’intérêt commun bâti sur l’oppression de masse et le meurtre.

            Il faut donc parler de l’intérêt de la dictature chinoise à garder le pouvoir et comme le dit un commentateur sur ce fil, si retombées positives il y a –quel qu’en soit le domaine-, elles ne peuvent être considérées que comme d’heureuses externalités positives.

            Le commentaire de Pierre-Yves Dambrine sur ce même fil répond à votre question de savoir ce que pense le citoyen chinois de la situation au Xinjiang : « « Les gens de cinquante ans ne savent rien de la campagne anti-droitière ; les gens de quarante ans ne savent rien de la Grande famine ; les gens qui ont trente ans ne savent rien de la Révolution culturelle ; les gens qui ont vingt ans ne savent rien de 1989 »

            Le citoyen chinois soumis à la propagande d’État entend que le gouvernement combat fermement les terroristes islamistes tout en civilisant les Ouïgours et en transformant leur territoire arriéré en paradis.

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            1. Roberto je parlais d’intérêt commun face à la pandémie et « en même temps » de crime au Xinjiang.

              1. Oui, c’est là notre désaccord. Je ne vois aucune existence d’une volonté politique guidée par l’intérêt commun, seulement celui du PCC qui est de préserver le minimum de consensus requis pour ne pas utiliser la force.

                L’exemple de Hong-Kong démontre amplement que le PCC ne peut, par construction, que choisir son intérêt aux dépens de ceux de la population. Et même si ses intérêts peuvent pendant une période de forte croissance coïncider avec ceux de la population, ils finiront fatalement par diverger le jour où les gens revendiqueront leurs droits civiques.

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        3. « Je pense plutôt que la principale préoccupation de XJP et du PCC est de garder le pouvoir et que pour se faire, il est jugé –à raison- moins couteux et risqué de donner du pain et des jeux à la population plutôt que de faire appel aux Légions. »

          Et je dirai même plus !

          Pour moi dire que le PCC attache plus d’importance à la vie humaine, est de l’humour tellement fin qu’à défaut d’être initié, cela peut passer pour euh de la grande naïveté pour le moins.

          Mais chacun mettra derrière « vie humaine » la réalité qu’il entend. Contrairement à une idée répandue, les grands propriétaires terriens ne tuaient pas tous les 4 matins leurs esclaves dans leurs plantations. Même qu’ils les choyaient plutôt afin qu’ils ne meurent pas et demeurent productifs. Idem sous l’empire romain. Quand un Maître avait dans sa villa plus de 50 esclaves, étrangement il ne dormait pas enfermé à 4 tous le soir dans sa chambre la gorge offerte à toutes envies. Les braves gens que voilà !

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          1. Désolé mais je ne saisi le sens réel de « la vie humaine individuelle » selon le gouvernement chinois :

            https://www.amnistiepdm.org/en-chine.html

            Quelle résignation ! L’histoire du jeune innocenté 21 ans après son exécution quelle sens de la vie c’est sur… Ou du foutage de gueule peut-être non ?

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        4. « La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude … »

          Aldous Huxley

          La dictature, c’est « ferme ta gueule » ; la démocratie, c’est « cause toujours ».
          Jean Louis Barrault

      3. La gestion de la pandémie par la Chine peut être considérée comme une externalite positive d’une dictature, qui ne préjuge ni d’un plus grand respect de la vie ni des externalites négatives qui suivront.
        C’est juste l’intérêt du PCC, qui utilise ensuite cette externalite positive comme outil de propagande.

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        1. Je serais assez d’accord sauf que je trouve ces termes d’externalites débiles, ou plutôt tellement associés à la pseudo théorisation de notre libéralisme qu’ils ne devraient pas être repris quant on voit l’effondrement qu’il engendre.

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  4. Bonsoir Paul,

    En lisant votre texte, deux choses me sont (re-)venues en tête :

    1 – Le stop and go, n’est-ce pas le mécanisme de régulation économique oscillant entre politique de relance keynésienne et politique de stabilisation que nos Etats occidentaux ont pratiqué à loisir dans la période post « 2nde guerre mondiale » et jusqu’à (en Europe) l’avènement de l’UE ?!… Autrement dit, n’a-t-on traduit en langage sanitaire ce qui avait été écrit pour le langage économique ?…

    2 – Un écho avec extrait de l’éditorial du numéro spécial du BEH de l’InVS post canicule 2003 (n°45-46 / 25 novembre 2003) :
    « Sans doute resterons-nous durablement et profondément marqués par cet événement dont personne ne voyait l’imminence et les conséquences si profondes. Les professionnels de santé, les praticiens, les urgentistes mais encore les responsables de santé publique ont mesuré plus que jamais l’importance de cette coordination nécessaire entre tous ceux qui détiennent une part de l’information, une part de la solution.

    Peut-être ce combat fut-il perdu parce que nous n’avions pas su faire de la surveillance des plus fragiles l’élément structurant de la veille sanitaire. Sans doute est-ce ici moins l’absence de prise en compte du risque « canicule » pour le système d’alerte qu’il faut souligner, même si les risques climatiques figureront désormais dans les signaux d’alerte sanitaire, que les lacunes ou les
    faiblesses de la surveillance et de la prévention des risques pour les groupes les plus vulnérables et les plus fragiles : personnes âgées, malades isolés ou en situation de précarité économique et sociale, handicapés, malades mentaux…

    Ce sont bien eux qu’il faut protéger en priorité, ceux-là mêmes qui se retrouvent un jour d’hiver rude ou d’été torride ou lors de tout « séisme » économique et social aux portes, toujours ouvertes, de nos services d’urgence. C’est là surtout qu’il faut y voir l’image de nos sociétés et évaluer l’impact des réponses consenties, plus encore que de scruter vers le ciel la réponse à des lendemains incertains.  » (Gilles Brücker)

    http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2003/45_46/beh_45_46_2003.pdf

  5. De l’avenir des dictatures ?

    Il me plaît parfois de rappeler les paroles de François Andrieux , éphémère président du Tribunat en 1802, s’adressant à Bonaparte premier consul, auquel il s’opposait et lui rappelant ce principe de mécanique élémentaire : « On ne peut s’appuyer que sur ce qui résiste » .

    Plus d’actualité au 21ème siècle ?

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  6. Medellín, le 3 mars 2021 (ici), le 4 mars 2021 (chez vous)

    Une toute petite piqure.. (répétez la comme vous la préférez..)

  7. Transformer un pays en entreprise, quelle riche idée!

    Un peu comme l’éducation nationale, au demeurant… Hélas, pas de morts visibles!…

    Je me rappelle, monsieur Jorion, d’une de vos anecdotes sur les subprimes: quand la crise a éclaté et durant plusieurs jours, les dirigeants de votre entreprise n’ont plus donné signe de vie. Réfléchissaient-ils à surmonter la crise? Prenaient-ils (symboliquement) la fuite? Option deux…

    La crise n’est donc pas encore à son akmè.

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    1. L’image utilisée par l’un de mes collègues : « Ce n’est pas qu’ils ne font rien : ils travaillent dur à construire le radeau ! »

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  8. Ce soir nous allons voir notre Duo habituel qui s’est résolu aux désirs du chef en l’absence de tout retex.
    La paire :
    Le père c’est Véran.
    L’amer c’est Castex.

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  9. Je me suis renseigné auprès de mon médecin traitant au sujet de la vaccination coronavirus. Je ne fais pas partie des populations prioritaires, mais, m’a-t-il expliqué, le peu de volontaires à la vaccination actuellement recensés dans son cabinet, peut me faire bénéficier d’une dose surnuméraire, plutôt que de la perdre. Donc rdv pris pour la semaine prochaine.

    Quand on sait que les principaux facteurs d’amélioration de l’espérance de vie sont 1/ la vaccination et 2/les progrès de l’hygiène, pareille situation laisse sans voix. Ce qui en dit long sur l’arrogance narcissique de nos contemporains, laquelle leur fait perdre de vue que la bêtise, ce peut être dangereux. Pour soi, comme pour autrui.

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  10. Coucou,

    « L’occident » aurait il pu tuer dans l’oeuf l’épidémie comme l’a fait la Chine, ou certains pays asiatique continentaux ?

    La Chine a été super efficace. Elle a trouvé trés rapidement que le mal venait d’un virus. Ce virus étant inconnu, elle a tout bloqué.

    Les occidentaux, se croyant maitre du monde et de la nature jusqu’à contrôler le climat ont pris cette épidémie de haut, et paradoxe ont reproché à la chine d’avoir mis autant de temps à découvrir l’origine du mal ! Un comble.
    Sûr de sa technologie et de son systeme de santé, le roi occident s’est retrouvé nu.

    Et malgré toutes les bonnes volonté, les capacités, les connaissances, l’intelligence de nos médecins , soignants et ben, c’est plus de 200 mort par jour depuis 1 an. 5 fois plus que la sacro sainte bagnole !
    Il faut baisser la vitesse maximale autorisée du virus, lui donner un permis à points ! non mais. 5 x plus, çà va pas la tête !

    Salopard .

    Bonne journée

    STéphane

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    1. « Tué dans l’œuf l’épidémie »
      Ce n’est pas tout à fait exact même concernant la Chine.
      Si la Chine est parvenu à juguler l’épidémie sur son territoire c’est seulement quand celle-ci était déjà devenue une pandémie. La censure avait retardé d’au moins trois semaines une réaction des autorités chinoises pourtant au courant dès la fin décembre qu’il y avait une transmission inter-humaine d’un nouveau coronavirus dans la région de Wuhan.

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  11. Cette semaine se réunissent les deux assemblées en Congrès à Pékin (dans l’immense palais du peuple sis en bordure de la place Tian’AN MEN). 
    La conférence consultative politique du peuple chinois et L’assemblée nationale populaire. 5000 délégués et conseillers du PCC. 
    Habituellement cet évènement politique national fait l’objet d’un renforcement du contrôle des défenseurs des droits, mais cette année le cercle des personne concernée s’est encore élargi.
    Les défenseurs des droits à titre préventif sont priés de rester chez eux dans leur province, et s’ils habitent Pékin ils ont droit à une visite de la police à domicile même lorsqu’on est une vieille dame comme   Zhang Yihe, spécialiste de l’opéra traditionnel chinois et écrivaine, une des deux filles du fondateur du parti démocrate (officiellement la PPC est multipartite, il existe en effets des petits partis, mais ils font pratiquement de la figuration, aujourd’hui plus que jamais.)

    La bio de Zhang Yihe : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Yihe

    J’aime bien sa formule qui résume de façon éloquente ce qu’est le totalitarisme chinois : 

    « Les gens de cinquante ans ne savent rien de la campagne anti-droitière ; les gens de quarante ans ne savent rien de la Grande famine ; les gens qui ont trente ans ne savent rien de la Révolution culturelle ; les gens qui ont vingt ans ne savent rien de 1989 »

    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20210304-chine

    https://www.rfi.fr/cn/中国/20210304-两会召开在即-北京维稳较往年紧-章诒和首次被监控

    Tout cela pour dire qu’un pays qui a la mémoire courte, et a dans son ADN politique le contrôle de l’information et la répression des empêcheurs de penser en rond, ne se prépare pas dans les meilleurs conditions aux défis auxquels il devra se confronter, dans les années qui viennent, y compris sur un plan sanitaire.

    Ainsi le centre chinois de veille sanitaire qui avait été mis sur pied après l’épidémie de SRAS en 2003 et dont le ministre de la santé chinois disait quelques mois avant la survenue du nouveau coronavirus qu’il était hyper performant, n’a pas permis d’éviter la survenue d’une nouvelle épidémie, et a fortiori de la pandémie. Tout performant qu’il était, les scientifiques chinois ont souffert d’une supervision politique qui interdisait que l’alerte par voie de canal officiel soit efficace.

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    1. La Chine a la mémoire courte ? On dit que ces pays asiatiques qui ont réussi à juguler leur épidémie sont ceux qui ont vécu l’expérience du SRAS et ne l’ont pas oublié.
      Et lisez cette belle évaluation de l’INVS pour la canicule de 2003 (un peu plus haut).
      Toutes nos sociétés ont la mémoire courte. Les médias surfent sur l’émotion immédiate.
      Je me souviens que, pour les processus longs de négociation sur les « grands projets ayant un impact sur l’environnement », il est essentiel de désigner quelqu’un comme « porteur de la mémoire du processus ». C’est le médiateur de EDF qui me l’avait expliqué, le bénéfice de sa fonction.

  12. « une perte moyenne de 10 ans d’espérance de vie pour chaque victime ».
    – par victime, s’agit-il des « décès »?
    – ou bien s’agit-il des personnes qui ont été contaminées par le virus mais qui ont survécu (auquel cas, est ce que ca inclurait les 40% de porteurs sains?)
    Dans le premier cas, la statistique n’a pas grand intérêt.
    Dans le second cas, c’est une toute autre histoire. Mais il n’y a rigoureusement aucune preuve de ça.

    1. Pourquoi perdez-vous votre temps sur des choses qui ne signifient rien de toute manière 😀 ?

      – pour ce qui est des décès, le chiffre de 10 ans perdus en moyenne a effectivement été calculé au Royaume-Uni
      – pour ce qui est des personnes dites « guéries », le chiffre provisoire est de 10% à 30% d’entre elles développant une « Covid-longue », c’est-à-dire la persistance, voire le retour, de certains symptômes morbides.

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      1. D’accord. Merci à vous Paul.

        C’est donc bien ce que je pensais. 10 ans d’espérance de vie, c’est beaucoup… mais en même temps, on peut difficilement faire moins en réalité pour une pandémie.
        En fait, je n’aime pas beaucoup cette métrique, cette manière de compter très anglosaxonne, qui « déréalise l’unité de la personne », en la découpant en « tranches d’actifs médicaux ».
        Cette métrique est utilisée dans le cadre de justifications « éthiques » typiquement utilitaristes (je met « éthique » entre guillemets car l’utilitarisme a cette propriété structurale caractéristique de traiter tous les problèmes au même niveau de généralité, de sorte qu’il s’agit plutôt de nier, en fait, l’existence d’un domaine spécifiquement éthique. La version la + charitable consiste à dire, que l’éthique existe bien, mais qu’on ne peut rien n’en dire… et que l’utilitarisme est tout ce qu’il reste dès lors qu’il faut bien dire quelque chose, et qu’on utilise alors le terme « éthique » faute de mieux. Bullshit).
        Ainsi, cette métrique entre dans la composition de l’utilité (mixée, entre autre, avec la « qualité de vie ») à maximiser pour les arbitrages à faire pour le positionnement respectif des malades en attente de greffe sur les listes d’attente. A la base, ca ne devait donc concerner que les problèmes dit « d’éthique sans un canot de survie » (lifeboat ethics) mais au final, ca a bien sûr dérapé, puisqu’on a fini par considérer, bien évidemment, tout le système de soin comme un problème de lifeboat ethics (dès lors que les soins ont un coût et que le capital est considéré comme une ressource « rare »). Bref, ca correspond bien à la manière anglo-saxonne d’aborder les choses.
        Du coup, je ne dirait pas qu’elle ne signifie rien, mais, plus grave, que ce qu’elle signifie implique toute une représentation de la santé que je trouve à la limite de l’immoralité.

        L’autre statistique, en revanche, est positivement signifiante et renvoie au pragmatisme anglosaxon dans ce qu’il a de meilleur. Mon sentiment est qu’on ne devrait pas considérer comme guéries, les personnes connaissant des retours de symptômes morbides.
        Même s’il ne s’agit que de 20%, c’est déjà énorme. Je m’étonne qu’on n’en parle pas davantage.
        Pour le coup, c’est là dessus qu’il faudrait insister dans les médias.

  13. Les lecteurs de mon blog et les personnes qui regardent mes vidéos ont dû comprendre que la vitupération ne correspond pas à mon propre style, et que je préfère l’analyse dans le moule classique.

    Cela dit, je ne rejette pas en bloc la vitupération chez les autres si elle aide indirectement à faire avancer la réflexion. Ce n’est ainsi évidemment pas le but recherché par la personne qui remet en question mon analyse de la gestion de la Covid-19, soulignant que tout se passe comme si la Chine attachait un prix beaucoup plus élevé que nous aux vies individuelles, qu’elle attire ainsi mon attention sur le fait que cette hypothèse peut en réalité également rendre compte de l’attitude de la Chine vis-à-vis de ses minorités musulmanes comparée à la nôtre.

    Pour situer le cadre de cette réflexion, il faut que je mentionne l’article qui a attiré mon attention sur cette valorisation implicite plus élevée des vies humaines individuelles en Chine que chez nous, telle que la pandémie la fait apparaître en surface :

    Robert Rowthorn and Jan Maciejowski, « A cost–benefit analysis of the COVID-19 disease », Oxford Review of Economic Policy, Volume 36, Number S1, 2020, pp. S38–S55

    Je dois reconnaître ma dette envers ces deux chercheurs : rechercher une explication du côté d’une quantification du prix de la vie individuelle n’est pas du tout mon inclination naturelle.

    P.S. Je viens d’ajouter la référence à leur article dans le corps de ma chronique.

    1. @ Paul Jorion,

      Pour compléter votre propos quant à la valorisation des vies humaines individuelles, ce type d’indicateur est existe également en France.

      Dans une tentative d’évaluation de l’impact économique de la crise, Christian Gollier et Stéphane Straub (Toulouse School of Economics) rappellent que dans notre patrie des Lumières, les méthodes statistique d’estimation de la valeur d’une vie humaine arrivent à un montant à 3 millions d’euros : l’Etat est donc prêt à dépenser jusqu’à 3 millions pour sauver en espérance une vie entière (« Eléments pour une révision de la valeur de la vie humaine », Commissariat général à la stratégie et à la prospective, 2013).

      1. @Benjamin Avec ce prix 3 M€ et un coût de confinement de 15 G€/mois celà nécessite 10 000 décès évités pour justifier un confinement (utile) de 2 mois.
        Il semble donc qu’un confinement déclenché dès Noël passé ou dès le 2 janvier serait maintenant terminé et aurait sur la période économisé déjà la moitié des 20 000 morts consentis en 2 mois.
        Celà aurait constitué une opération blanche (10 000 morts en moins) mais acceptable, la poursuite ultérieure d’une faible circulation du virus (avec des contraintes comme celles actuelles) constituant tout le bénéfice de la trajectoire
        10 000 morts évités par mois.
        Mais peut être le raisonnement suivi est-il plus subtil et tient-il compte de l’age des victimes (10 ans d’espérance de vie gagnées en moyenne, moins favorable que pour la population générale) et un coefficient d’abattement 3 par exemple a-t-il été pris en compte, auquel cas le non confinement peut s’avérer judicieux s’il n’est pas trop long (plus de 2 mois + 2 mois par exemple => Mai) ou suivi d’un confinement.
        Par ailleurs la décision a-t-elle pris en compte l’incapacité ressentie par le gouvernement (ou l’absence de volonté) d’imposer des restrictions aussi strictes que les mesures actuelles alors que le niveau de circulation du virus serait très bas après un confinement efficace.
        Finalement, s’il y a 10 000 morts par mois c’est essentielement pour des raisons psychologiques, pas à cause du virus ou de l’épidémie !

    2. Medellín, 4 de mars 2021 // 5 de mars 2021

      @Paul Jorion

      Cher Paul,

      * Probablement cette publication qui vient d’etre publiée dans le cadre de la recherche menée par Esther de Vries (Universidad Javeriana Bogotá) puisse vous donner des associations plus ¨humaines¨, plus ¨sociales¨ de themes et de ¨mots¨ de recherche et aussi celles de liaison avec le sous-secteur tellement important de la santé publique (¨public health¨):

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213538321000035?dgcid=author#!

      Il s’agit, clairement, d’analyser et expliciter l’impacte d’une forme de maladie d’une personne touchée par celle-ci, sur le bien-etre des aimé.e.s et proches autour c.q. impliqué.e.s.
      Alors traitant sur l’impact lié a l’inégalité profonde et terrible de la société Colombienne, une inégalité tellement aimée, poussée, employée, maintenue et défendue becs et ongles par les plusieurs maffias puissantes en Colombie et au monde.

      Une analyse et une application totalement distincte c’est la chose suivante.
      Et moi non plus comme vous, je n’aime pas du tout l’emploi de l’analyse ¨cost benefit¨ appliquée aux etres humain.e.s (inviduel.le.s et en groupe) dans le cadre du secteur de la santé et son sous-secteur de la santé publique, notamment comme un critere et un instrument de jugement sur des décisions directes ou indirectes sur leurs vies et leurs morts.

      Cequi me rappelle l’humour froidement inhumain contenu dans les parodies (ou pire??) de la façon de penser de Mme Thatcher: ¨On the feasibility of processing the deceased and how to make money out of it¨.
      (Sur la faisabilité de ¨transformer¨ les morts et comment en tirer profit.).

      Une pratique industrielle d’ailleurs, ouvertement et massalement appliquée par le dictateur et ses sbires dans son systeme meurtrier de parti unique avant et apres la Wannsee Konferenz.
      (re: https://www.ghwk.de/de/konferenz )

      Ou, comme le sage d’Amsterdam / Rijnsburg / La Haye le disait à chaque fois a nous et à lui-même aussi :

      ¨Caute!¨

  14. Pour échapper à l’extinction, l’humanité doit sérieusement envisager d’abandonner la planète Terre qu’elle a largement pillé, dégradé et souillé affirment les fana-techno.
    Pour nombre d’entre nous cela n’arrivera jamais car cette chimère est celle de songe-creux.
    Mais alors n’y aurait-il plus rien à faire avant un suicide de baleines ?

    Jeunes gens, prenez le pouvoir et faites de la Terre une planète nouvelle en raison même de son peuplement et de son occupation par une nouvelle humanité. La vôtre ! Ce n’est pas d’une nouvelle planète dont nous avons besoin mais d’une nouvelle humanité qui s’installera dans un cadre nouveau ; qui n’attentera plus au vivant, qui connaîtra toutes les limites matérielles de son existence et qui aura conscience de ses besoins réels — matériels et spirituels –.

    Je l’ai dit déjà dit ? Oui mais j’insiste.

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    1. Salut régis !

      Je sais qu’on fait les meilleures soupes dans les vieux pots mais là comment dire :

      « Ce n’est pas d’une nouvelle planète dont nous avons besoin mais d’une nouvelle humanité qui s’installera dans un cadre nouveau ; … »

      Le début de ta phrase, je crois ça a déjà été utilisé dans l’Histoire y a tout juste 100 à 80 ans. L’Homme nouveau … pas vraiment une réussite.

      1. Salut CloClo,

        Tu as raison, cela m’a effleuré, raison pour laquelle j’ai  »chantourné » ma phrase pour évoquer une nouvelle humanité.
        C’est risqué mais tu vois l’idée…
        En tout cas je rends hommage à ta modération.

  15. Le PCC aurait une approche comptable de la vie humaine, favorisant ainsi la voie optimale dans la lutte contre la pandémie ? Pourquoi pas, cette approche fut de tout temps une des bases du métier d’assureur. Mais il faut alors convenir que le PCC attribue un prix beaucoup plus élevé aux Hans qu’aux Ouïgours, si on en croit les accusations de stérilisations et d’avortements forcés de ces derniers.

    Les nazis également avaient une approche comptable des « races » humaines et la valeur de la vie dans les camps de concentration variait fortement en fonction de la nationalité. Même si je reconnais volontiers que le spread entre Hans et Ouïgours et certainement plus faible qu’il le fut entre Ariens et juifs.

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  16. « La pandémie a montré que les entreprises ont besoin du gouvernement, tout comme le gouvernement a besoin des entreprises. (…)
    Ne sommes nous pas là dans ce que disaient les chefs de file du groupe de St Andrews avec à leur tête Pirie ? Bref comme le disaient Deleuze et Guatarri: « Tout est politique, mais toute politique est à la fois macro politique et micro politique ».
    N’étaient ce point des volontés de Friedrich Hayek, Karl Popper et Milton Friedman ? Ou je me trompe ?

  17. Les chinois sont intervenus par des confinements coûteux de populations très importantes, à un moment où de telles mesures nous apparaisaient irréelles, mais portant en fait sur une très faible part de la population à protéger, qui l’était par la mise en place concommittante d’un contrôle périphérique (pour constituer un système isolé).
    Le coût réel par personne protégée reste en fait assez faible.
    En France nous avons sauté cette phase intermédiaire entre le contrôle initial, et une phase de pandémie généralisée en conformité avec nos théories de gestion épidémique phasées ! trop heureux de ne pas avoir à mettre en place de contrôle périphérique.
    A l’heure actuelle il est possible de déterminer le coût d’opportunité par victime épargnée, sachant qu’un confinement est estimé à 15 G€ /mois qu’une durée de 1,5 à 2 mois parait raisonnable et que le rythme actuel consenti (pour une durée de 2 -déjà- à 6 mois ? ) est de 10 000 décès par mois.
    environ 1,5 M€ à 500 000 €.
    Bien évidemment si le même reconfinement (différé ?) reste nécessaire en sortie
    la valeur est nulle !
    * (à supposer que le confinement amène à une rythme de décès négligeable -10 fois inférieur)

    1. Oui, il y a là un petit paradoxe.
      Un salarié moyen environné est à 50 kE par an, et donc on le compte à 20 ans pour 1 ME.
      Mais il semble que le « calcul » des gens d’Oxford qui inspire PJ est bcp plus grand que ça, j’avais l’impression
      que la « substituabilité » des gens y jouaient en sens inverse de l’intuition, ou qu’il y a une anticipation
      pas intuitive. Bref, que vous valez « le PIB de toute votre vie » en 5 ans, comme si
      vous étiez en train de produire vos propres richesses futures.

      C’est très très classique en physique d’avoir des « corrections d’habillage » (ou d’écrantage, de recyclage…)
      de type X => X/(1-R) où R est un taux d’écrantage/recyclage.

      Autrement dit, la covid fait payer le coût de la « dynamique de surface », celui d’une sorte de disruption plus irréverisble que le traintrain.
      Alors que le coût « usuel » d’une mort (indemnité d’accident du travail, calibrée il est vrai sur des professions au rapport de force défavorable),
      est de 300 kE seulement, de mémoire.

      Un seul être désirant (et non « un seul être désiré ») vous manque, et voilà le pauvre Weber et son capitalisme mis hors circuit (quoiqu’avec mes souvenirs du Cessac et Tréherne, Weber, c’est un autre gus , « homme de flux » , lié au protestantisme par son père théologien à Wittemberg : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Eduard_Weber).

        1. C’est ce papier que je commentais en filigrane appuyé en effet. J’ai écrit ailleurs un commentaire un peu plus poussé que j’ai déjà un peu oublié.
          Il y a un subtile passage de serviette à torchon dans leur approche, qui le fait sortir des règles de trois naïves, et que j’assimile à une espèce de tour de passe-passe (peut-être justifié) sur le temps.
          Il est vrai que si on a une mort prochaine de toute une société en 5 ans, on change l’échelle de temps de comptage d’une vie d’un facteur 10 environ.

  18. « Un an après le début de la pandémie, où en sommes-nous ? »… le 05.03.2021…? (et pardon de paraphraser l’auteur, sans avoir demandé son consentement…?).

    « Est-ce être un.e des « allumé.e.s », voyant des « conspirations » de partout que de suspecter que la réticence à se faire vacciner en France notamment, avec des « ARN/M », blocage existant du coté des « soignant.e.s » à trop bas salaires, précarisés, situé.e.s en bas de l’échelle hiérarchique des prises de décisions plus « technocratiques », « a-politisées », jusqu’à abusivement décrétées en « Etat d’urgence »… que démocratiquement discutées, dans le respect du dialogue social au sein des services publics hospitaliers (et des Ehpads) « frein » « blocage » des soignant.e.s désormais ostracisé.e.s, accusé.e.s de n’avoir aucune « éthique » au point d’envisager de les « obliger » à se faire inoculer une « solution inconnue » (absence d’études du secteur privé, de la financiarisation de la santé publique, sur les effets secondaires à moyen et long terme des produits vaccinaux, sur leurs séquelles et traumatiques potentiels comme sur ceux et et celles de la « covid-longue », de la durée de l’immunité, du nombre d’inoculation à renouveler… et du coût pour l’intérêt général, le bien commun que sont les services publics, les vocations à servir autrui… l’explosion de la dette publique… allant supporter la « charge » du « tri sélectif » façon « darwinisme sociétal » des vies à sauver, ou laissées se perdre, seules)… « soignant.e.s » se questionnant sur la notion de « consentement , « confiance » à servir de cobaye à la phase trois… en direct.. et si cette réticence donc, n’était rien d’autre qu’une réponse rationnelle, logique, à tous les « secrets d’affaires » qu’entourent le « choix » d’une gestion néolibérale de la crise sanitaire pandémique, et des solutions ultralibérales devant y répondre dans l’opacité de la multitude des « vaccins » que la guerre commerciale et monétaire, « civilisationnelle » (intergénérationnelle et autre – guerre entre celles et ceux cumulant des facteurs multiples de comorbidité,pathologies chroniques… suspect.e.s d’avoir « une mauvaise hygiène de vie » et « l’idéal » de la « jeunesse sportive, active, cultivée »…) et cybernétique (informationnelle, piratage, etc)… ?

    Dit autrement… ? Est-ce que ces crises trans-dimentionnelles (toute ressemblance avec le « transhumanisme » n’est pas une fortuite coïncidence) de défiance vis à vis des inconnus, doutes, incertitudes, indécisions (abstention électorale), pesant sur ce qu’est/coûte/à qui rapporte immédiatement… le « progrès scientifique » des « vaccins à arn/m », de méfiance par rapport aux pouvoirs institutionnels défaillants, etc (endogamies, reproductions dans les hautes fonctions publiques, et autres « pantouflages » au verrou de Bercy », carriérisme, conflits d’intérêts, clientélisme, etc), des abus d’autoritarismes, des usages de la verticalité des pouvoirs « démocratiques » sans contre-pouvoir… disparaîtront lorsque le « pari nu », la « spéculation à découvert » du macronisme (et de l’extrême fusionnée à la droite extrême d’ailleurs) sur une gestion néolibérale de la crise sanitaire pandémique, « nous » (« soignant.e.s » compris.e.s donc… Les guillemets sont la pour souligner la tentative de renverser le rapport de force obscure, en tentant de faire appel aux sages femmes, pharmaciens n’ayant que des connaissances rudimentaires en matière de soins de premier secours, en cas de choc anaphylactique) proposera, « rassurera plus » en ayant le « choix » (est-ce réellement un choix ou reste t-il un « dilemme cornélien »…?) entre toutes les « options vaccinales » illusoirement disponibles sur les « marchés »… ? »

      1. @lit75
        Les détails sont sur Biorxiv https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.12.28.424451v1 (en anglais)
        Qui est peut être passé inaperçu (du 28/12/2020)
        Le lien est accessible dans l’extrait d’article des échos.

        Merci pour l’article :
        « En ce moment, on utilise un adénovirus responsable de rhumes, mais une souche peu commune de cet adénovirus, ou alors des adénovirus animaux. Il y a une possibilité que le système immunitaire du patient reconnaisse un adénovirus humain rare et, de toute façon, à la deuxième dose, le vecteur a plus de chances d’être reconnu et bloqué par le système immunitaire, ce qui empêche la dose de rappel d’être administrée.  »
        Celà soulève un questionnement pour l’Oxford AstraZeneca qui utilise un virus de chimpanzé (2 virus distincts sont utilisés pour Spoutnik V) en particulier s’il fallait renouveler la vaccination chaque année.

        1. Effectivement la pré-publication de l’article est accessible. Du coup je peux répondre à ma propre question. Le virus est cultivé (je sais pas si c’est le bon terme) dans des cellules Vero E6 https://en.wikipedia.org/wiki/Vero_cell qui proviennent à la base de reins de Singes verts.

          1. La bonne nouvelle est que les mutations sont « directionnelles » : on retrouve des mutations connues.
            Si le paysage est ainsi, on pourrait ne pas voir ces mutations partir dans 1000 directions,
            du moins tant que l’infection est à des niveaux pas délirants.
            Et quitte à devoir se revacciner 3 ou 4 fois, ça reste assez peu par rapport à un conflit armé !
            (On saura faire du 1 million de piqouze/jour en France, à la fin, et s’adapter en 2 mois !)

            1
    1. @Ruiz
      effectivement , ne serait-ce que sur la plan clinique , il était clair dès Janvier 2020 que l’adaptabilité de ce virus était redoutable .
      on peut accéder à la totalité de l’article sur : https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.12.28.424451v1
      néanmoins , l’article pointe aussi les limites de cette adaptabilité , qui finit au bout de quelques cycles épidémiques par ne produire que des variants relativement semblables , laissant espérer des vaccins efficaces dans le temps.
      mais , dans l’immédiat , on risque d’être obligé de revacciner à court terme.

      1
  19. L’individu « soignant » ne sert plus, ne doit plus servir par conviction, le bien commun, l’intérêt général en se faisant vacciner et/où en refusant ce « bien fait immunitaire… », en étant réticent à recevoir le « bénéfique miraculeux vaccin disponible », immédiatement… mais désert sa « clientèle », et peut être suspecté sans « présomption d’innocence » de la mettre en danger, de lui faire prendre tous les risques… dans la logique globalisante d’un « État providence » présumé défaillant », et ses services publics hospitaliers, ne supportant pas de souffrir d’un manque de lits de réa, de personnels et moyens… États et services publics, gérés comme une entreprise.

  20. Doit-il croire alors, cet individualisme séduit par le « nouveau contrat/pacte social macronien », à qui est promis à son seul « pouvoir d’achat », « ras le bol fiscal » et à ses « intentions poujadistes »… « le retour des jours heureux « , « Quoi qu’il en coûte » dans le « monde d’après », que s’il envisage de faire carrière dans le privé, dans « l’ubérisation » de sa profession qu’il ne comprend plus et/où ne veut plus comprendre, appréhender dans sa complexité si grande, profonde, que ses doutes incertitudes, indécisions, sont seul.e.s capables d’être rassuré.e.s par la « DICTATURE des émotions » les sondant tous les jours ou presque… son « gain immédiat » sera plus bénéfique, que s’il se risque de croire au contraire, aux « théories conspirationnismes »…?

  21. Tiens, sur France Culture à 9h00 un message (nouveau) de propagande du Ministère de la santé préconisant l’isolement.
    Ce qu’on aurait aimé entendre il y a un an !

  22. « Le Danemark a quant à lui suspendu la vaccination avec les doses d’AstraZeneca à cause de craintes liées à la formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées. »
    Alors qu’en France on a profité du dernier Week-end pour refiler les doses en stock et orienter les vaccins vers les pharmacies sans contrôle médical, privant même les médecins de leurs doses programmées.
    Celà leur éviera cette semaine le cas de conscience de vacciner quand même sous leur responsabilité.
    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/direct-covid-19-pres-de-4-000-patients-en-reanimation-pas-de-nouvelles-restrictions-en-vue-7182549

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