49 réflexions sur « Vidéo – « Alisha » »

  1. Entreprise risquée que le commentaire d’un fait divers pour en extraire des généralités.
    Pour le coup celui-ci, bien que le fait de mineurs, n’a pas de rapport avec ceux précédents qui ont défrayés notre actualité, à savoir celui des bagarres de bandes et qui jetaient un coup de projecteur sur un phénomène plus socialisable
    .
    Là on est dans une affaire plus proche du scénario des Diaboliques de Clouzot
    , la jeunesse des protagonistes interpelle sûrement et à partir de là la tentation est grande de faire un rapprochement avec les événements cités ci-dessus et de rejoindre la dénonciation générale d’une « jeunesse » désinhibée quant à la violence produite envers autrui, tout cela sous le coup d’une dématérialisation des rapports sociaux engendré par le tout communicationnel digital – mais ce n’est pas mon point de vue – pour ce crime là précisément.
    Un engrenage malsain, des personnalités dont le rapprochement peut opérer une chimie explosive dans un contexte de rivalité amoureuse – un fait divers exceptionnel qui s’inscrit dans un contexte d’accumulation de morts violentes juvéniles.

    2
  2. merde alors
    c’était pas mieux avant !?
    le progrès social et moral n’aurait pas augmenté !?
    un peu de stabilité dans ce monde
    cahotique ça fait du bien

  3. Distanciel ou présentiel ?
    L’émoi et la nouveauté (relative) porte sur le distanciel et le harcèlement qu’il permet en l’occurence difficilement anonyme.
    Le fait est que le présentiel est beaucoup plus dangereux voir fatal.
    Peut-être faudrait il réhabiliter les bagarres (ou crépage de chignon) dans les cours d’école ?

  4. Et oui, ça fait remonter des souvenirs pas très cool, de profs violents, qui faisaient mal pour le plaisir, et sont sortis indemnes, ont pu continuer après moi, dans le silence des adultes….

    1
  5. Mon fils observe le même phénomène chez ses oies…
    C’est darwinien, les gènes agressifs se propagent. Un certain Jésus essaya d’y remédier, avec les résultats que l’on sait.
    Raison de plus (entre autres) pour limiter notre prolificité.

    1. Bon, pour ce qui est de Jésus , vous semblez avoir un avis définitif.
      Mais pour les oies???
      . Comment avez vous fait pour être sur que votre fils n’hériterait pas de ces soit disants «  gènes agressifs »?
      N’aviez vous pas , malgré tout , plus confiance dans les vertus de l’éducation et de l’amour que ce vous suggérer ?

      « Attention à ne pas confondre agressivité et protection de son territoire ! »
      Comment découvrir les possibilités de la nature humaines à travers les animaux:

      https://www.vegetarisme.fr/les-oies-apprenez-les-connaitre-vraiment/

    2. C’est hors sujet, mais bon, Hadrien, cht’it question :

      Si on souhaite que la prolificité soit limitée, est ce que cela n’implique pas que l’on regrette d’être né ?

      Parce que sinon, c’est refuser à la génération suivante une existence dont on a soi même bénéficié, et cela à partir d’un a priori assez hypothétique …

      Genre, heureusement qu’au temps de la peste noire, des envahisseurs coupeurs de tête et autres cataclysmes, tout le monde n’a pas suivi votre raisonnement, sinon…nous ne serions pas là…

      1. Bénéfice du doute:
        https://www.youtube.com/watch?v=Iwb6u1Jo1Mc
        Vous comparez une période où la population humaine approche les 8 milliards d’individus et une autre où elle était proche de 400 millions.
        Une période où dans nos pays riches l’enfant est un droit, limite un bien de consommation et une autre où l’enfant était une assurance vieillesse et une progéniture nombreuse une richesse en tant que force de travail.
        Comment expliquez-vous la baisse de la natalité dans les pays les plus développés?
        La progression générationnelle a-t-elle besoin d’être exponentielle, devons-nous produire un enfant tous les deux ans pour ne pas priver la génération suivante de son existence comme cela ce pratiqué avant?

        1
      2. Apprenez à lire: limiter la prolificité ne signifie pas supprimer la reproduction. Votre réponse émotive témoigne de la puissance du tabou nataliste (« croissez et multipliez ») qui imprègne quasi toutes les instances dirigeantes pour qui plus est synonyme de mieux. Une exception: la politique de l’enfant unique en Chine.

  6. Ironie du hasard, je suis en train de lire « L’ère de l’individu tyran, la fin d’un monde commun » Eric Sadin , Ed Grasset. L’auteur est spécialiste du monde numérique et je vois dans cet ouvrage un début de réponse .

    Ceci dit j’ai été moi-même victime d’un élève qui avait la méchanceté, la perversité viscéralement en lui . Son arme ? un sandow qu’il prenait plaisir à vous tendre sur la figure et au dernier moment lâchait..

  7. ¨La Chine propose d’enseigner la masculinité aux garçons, car l’État s’inquiète de l’évolution des rôles entre les sexes.

    En Chine, on attend traditionnellement des garçons qu’ils soient des leaders forts, qu’ils aient de bonnes notes et qu’ils excellent en sport. Mais l’équilibre entre les sexes est en train de changer en Chine.¨

    Source: (a travers de:
    Keough School of Global Affairs
    University of Notre Dame
    Notre Dame, IN 46556
    keough.nd.edu)

    https://www.nbcnews.com/news/world/china-proposes-teaching-masculinity-boys-state-alarmed-changing-gender-roles-n1258939?utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=3.13.2021+Dignity+and+Development+Weekly+Subscriber+Email&utm_term=Building+an+Anti-racist+Vocabulary%3a+Ferguson&utm_id=464208&sfmc_id=148222335

    2
    1. @Johan Leestemaker peut-être pourrions nous leur envoyer quelques représentants de nos élites qui savent comment adapter la société, les mentalités et les lois à cette tendance et montrer les avantages qui en résultent.

        1. @Johan Leestemaker,
          Howard Schultz, s’il soutient bien le mouvement LGBT semble cependant trop proche des valeurs familiales conventionelles du Mid-West profond.
          https://www.marieclaire.com/politics/a26086212/who-is-howard-schultz-wife-sheri-kersch-shultz/
          Le commentaire précédent pouvait plutôt faire allusion à Richard Descoings, Guillaume Pepy, Bertrand Delanoe, voire Caroline Fourest.

          :+) quand à me sentir démasqué …

          En revanche l’approche Chinoise est habile, pour se trouver un relai d’opinion attentif, la Covid en fermant les terrasses ayant probablement accru la part d’activité chinoise du groupe dont il reste le principal actionnaire.

  8. Pourquoi ne faisons-nous rien, pourquoi cela dure-t-il depuis aussi longtemps ?
    C’est à se demander si cette mise en place des rapports de force par la violence dès le plus jeune âge n’est pas au fondement du caractère social de notre espèce. Qu’on finit par le découvrir par l’expérience assez jeune et qu’au fond de soi on finit par l’accepter très tôt. Parce qu’il faut bien vivre tout de même quand on n’est pas la femelle ou le mâle alpha, qu’on ne peut pas l’être toutes et tous.
    Le coté obscur de l’espèce.

    1
  9. « C’est parce que les gens croient au progrès et à la culture. Mais il n’y a aucun progrès, d’aucune sorte. Rien n’a changé depuis des milliers d’années. La forme extérieure change. L’essence ne change pas. L’homme demeure le même exactement. Les gens « cultivés » et « civilisés » vivent des mêmes intérêts que les sauvages les plus ignorants. La civilisation moderne est fondée sur la violence, l’esclavage et les belles phrases. Mais toutes les belles phrases sur la civilisation et le progrès ne sont que des mots.
    Cela ne pouvait manquer de produire sur nous une impression particulièrement profonde, parce que c’était dit en 1916, lorsque le dernier bienfait de la « civilisation », sous la forme d’une guerre comme le monde n’en avait jamais vue, ne faisait que croître et s’amplifier, entrainant de semaine en semaine de nouveaux millions d’hommes dans son orbite.
    Que voulez-vous, dit G. Les hommes sont des machines. Les machines sont obligatoirement aveugles, inconscientes. Elles ne peuvent pas être autrement. Et toutes leurs actions doivent correspondre à leur nature. Tout arrive. Personne ne fait rien. Le « progrès » et la « civilisation » au sens réel de ces mots, ne peuvent apparaître qu’au terme d’efforts de conscience. Ils ne peuvent pas apparaître à l’issue d’actions inconscientes et mécaniques. Quels efforts conscients une machine peut-elle faire ? Et, si une machine est inconsciente, alors cent machines le sont aussi, et mille machines, et cent mille machines, et des millions. Or, l’activité inconsciente de millions de machines, doit nécessairement se solder par l’extermination et la ruine. C’est principalement dans les manifestations inconscientes ou involontaires que gît tout le mal. Vous ne comprenez pas encore, et vous ne pouvez pas imaginer toutes les conséquences de ce fléau. Mais le temps viendra où vous comprendrez. »
    (in « Fragments d’un enseignement inconnu », P.D. Ouspensky, J’ai Lu)

    1
    1. @ Pascal
      Alors comme ça , les hommes sont des machines , tout le mal viendrait de là …
      N’est ce pas plutôt quand des humains considèrent d’autres humains comme des objets , voir des machines , enlevant tout côté sacré à leur vie , que la violence sans limites trouve un terreau pour sa justification ?

      Ainsi , de jeunes ados peuvent en venir à frapper et jeter une autre enfant à l’eau , tant sa vie a peu d’importance à leurs yeux.

      Si on fait des recherches avec Wikipedia sur PD Ouspanski , on arrive à Gurdjieff , au suprématisme , et à l’énnéagrame ( comme c’est curieux).Comme quoi les idées se disséminent en mutant , un peu comme certains virus…

      1
      1. Gurdjieff parle de l’homme machine, Sadhguru parle de l’idiot, Krishnamurti parlerait de l’inconscient, tous partent du même constat : nous sommes remplis de nos mémoires qui nourrissent notre passé, nous sommes remplis de nos imaginaires qui nourrissent notre futur et ce faisant, dans notre fonctionnement mental, nous navigons sans cesse du passé au futur et du futur au passé, des souvenirs à nos projets et de nos projets à nos souvenirs.
        Notre attention est sans cesse tournée vers l’extérieur au travers de notre perception sensorielle qui est physiologiquement tourné vers ce qui est extérieur à nous-même. Nous agissons le plus souvent en réaction à notre environnment et notre environnement conditionne notre mode d’action. La culture, la civilisation, l’éducation dont nous sommes issus nous conditionnent telles les contraintes mécaniques d’une machine.
        Ce qui différencie l’homme des autres animaux, précise Sadhguru, ce sont ces deux facultés extraordinaires que sont notre phénoménale mémoire (qui inclus tous nos conditionnements culturels, sociaux, familiaux…) et notre formidable imagination. Mais ces deux facultés sont aussi la source de nos souffrances qui nourrissent nos violences. Elles sont notre damnation parce qu’elles agissent en nous à notre insus, alors que nous croyons naïvement être maître de notre destinée.
        Nous sommes aveuglément tourné vers l’extérieur, ignorant tout ou presque de ce qui se passe en nous. Pour Sadhguru, nous sommes la machine la plus perfectionné du vivant et pourtant demande-t-il : avons nous déjà lu le mode d’emploi ? Dans notre corps, dont nous croyons avoir la maîtrise, quelques 5 à 6 L de sang circulent en continu, l’activité hormonale, neurologique, électrochimique, l’extraction permanente de molécules spécifiques depuis notre nourriture pour régénérer, nourrir, réparer, activer…, les échanges gazeux, l’activité bactrienne, toute cette vie cellulaire d’une incroyable richesse et diversité, nous en ignorons même jusqu’à l’existence, sauf accident ou maladie qui nous obligent à reprendre conscience de notre intériorité. Dans ce sens, la culture judéo-chrétienne a bien fait son travail de « diabolisation » de la « chair » pour nous en détourner. Comme dirait Sadhguru, l’évolution nous a doté d’une Ferrari alors que nous n’avons pas encore appris à conduire.
        C’est en cela que nous sommes des machines. Tout notre fonctionnement orgnique se fait à notre insus et nous nous autorisons à croire de ce fait (surtout en occident) que nous serions principalement de purs esprits (« Je pense donc je suis » et au diable le corps). Quant à cette esprit dont nous sommes si fier, nous sommes persuadés de notre libre arbitre, alors que nous ne sommes même pas conscient de cette accumulation de mémoire (mémoire évolutive, mémoire génétique, mémoire culturelle, mémoire familiale, mémoire individuelle) qui guide nos choix avant même notre pensée.
        C’est en cela même que nous sommes des idiots, car nous constatons sans cesse, comme l’a fait Paul dans sa vidéo, cette incapacité que nous avons à sortir de nos shémas de violence. Et nous continuons à construire des programmes politiques, des idéologies sans même nous rendre compte que nous répétons toujours la même histoire en changeant simplement les mots. Mais les mots ne changent pas les hommes.
        C’est en cela que nous sommes inconscients, endormis dirait aussi Gurdjieff, car nous faisons de notre mémoire et de notre imagination une réalité, comme les jeunes d’aujourd’hui persuadés de voir la vie derrière la vitre de leur smartphone.
        Je ne suis ni Gurdjievien, ni Krishnamurtiste, ni Sadhguruphile. J’ai simplement trouvé dans les propos de ces hommes que je considère comme remarquable, un chemin, une expérience de vie qui bouscule la mienne et m’apporte au fur et à mesure que je chemine toujours plus de satisfaction, une meilleure connaissance de la machine que je suis. Et de ce travail de connaissance intérieure, je peux déjà mesurer quelques transformations intérieures qui induisent des changement dans mon environnement.
        Biensûr, je suis encore un homme machine, un idiot, un endormi mais ma plus grande satisfaction, c’est d’en être conscient car, ce faisant, je sais maintenant qu’il existe une possibilité de transformation qui peut nous permettre d’achapper au cycle de la violence.

        2
          1. Merci Francis de votre très belle illustration de ce que nous sommes tous victimes de la machinerie de nos préjugés.
            Comment un homme qui a vendu de faux canaris pourrait -il avoir le moindre crédit ?
            Comment un homme qui joue du violon dans le métro peut-il présenter le moindre intérêt ?

        1. @ Pascal
          J’avoue que je lis vos réponses comme on découvre un extraterrestre ( sans connotation négative) ,
          ses similitudes avec l’espèce d’humain que je suis, et forcément ses différences.Évidement , il est fort probable que je ne comprenne pas tout de l’univers que vous décrivez mais …

          Je partage l’idée que la logique de l’homme est formatée par sa culture .
          Pour ce que je crois en savoir , la culture d’un peuple , c’est tout ce qui l’a amené à vivre et survivre jusqu’à l’instant présent.C’est pour cela qu’on peut dire qu’il pioche dans son passé pour s’inventer un futur , voir vivre un présent avec le côté rassurant d’une conception du monde partagée au sein d’un groupe.
          Le système , c’est le niveau d’organisation que des hommes conçoivent et souvent subissent collectivement .Le système est souvent né avant l’homme .De tout temps , de tout lieu, celui ci doit s’y intégrer , ou le faire évoluer ( pour les plus rêveurs).

          Si les logiques , les cultures, les systèmes changent dans le temps et dans l’espace , ce n’est pas dû au fait qu’ils sont conçus par des êtres plus ou moins intelligents .

          C’est que les trois ne sont que des réponses .
          Changez les questions… et vous verrez que les logiques , les cultures, et les systèmes changeront tout aussi vite .Et avec les Covid actuels , il est possible que notre sens de l’adaptation soit mis à l’épreuve , ne serait ce que par rapport à la prosopagnosie…
          https://www.letemps.ch/culture/sommes-prosopagnosiques

          Cependant , ce que j’apprécie chez certains êtres humains , c’est leur capacité à dépasser leur propre culture , même si celle ci est souvent le socle minimum de certitudes que tout homme a besoin , ne serait ce que pour faire groupe.
          On ne peut pas passer son temps à tout remettre en question .Mais ne pas s’interroger quand la survie de l’espèce est en jeu , ou quand la vie ne donne pas satisfaction , ce serait accepter la possibilité de n’être qu’une machine , au pouvoir d’un groupe et ses habitudes , ou d’un programme hormonal , chimique etc…
          Sagdhuru parle de mémoire , d’imagination pour faire de l’homme un « animal « à part .
          C’est très curieux qu’il ne parle pas d’amour …peut être un lien avec ses stratégies d’évitement de la souffrance?

          Quand on met l’Amour au centre de ses préoccupations , ne peut on pas prendre la maîtrise de notre destinée ?
          Non pas totalement certes, puisqu’on ne choisit ni le lieu ni l’instant de notre naissance mais au moins , prendre le volant de notre 2chevaux (en ce qui me concerne) , et ainsi tenter d’avoir une maîtrise sur la destination espérée ?

          1. @Bernard
            La comparaison avec un extraterrestre me convient tout à fait. Il est parfois des rencontres qui bouleversent toute une vie et l’on redécouvre l’existence comme depuis une autre planète. Que faire ensuite de cette expérience ? La garder pour soit ? Partir dans un ashram pour aller encore plus loin ? Se retirer dans une cabane en pleine montagne à la recherche de l’extase ? Je n’ai encore jamais eu ce courage. Alors, je cherche a partager cette expérience comme je peux. Et pour le moment, je n’ai trouvé que ce blog (merci Paul) pour partager un peu de ce chemin sur lequel je me suis engagé, sans savoir où il va m’emmener. C’est aussi, profité de tous les contradicteurs du blog qui mettent à l’épreuve ce que j’avance sans avoir (bien loin de là) La Connaissance de personnages comme Sadhguru, Gurdjieff, Krishnamurti.
            Vous posez de nombreuses questions…
            Pour ce qui est de l’Amour, bien sûr que Sadhguru en parle comme ici
            https://www.youtube.com/watch?v=5jgUufTp1YU

          2. @Bernard
            « la culture d’un peuple » est une bien belle illusion.
            Des individus s’imaginent avoir une culture commune parce qu’ils partagent certains mots, certaines phrases, certaines iconographies. C’est souvent le pretexte pour eux de revendiquer une identité à l’encontre de l’autre. Je suis de Gauche vs de Droite, Noir vs Blanc, Croyant vs Agnostique, PSG vs OM, Femme vs Homme… Même quand on défile dans une belle unité émotionnelle, main dans la main derrière un Drapeau, un Petit Livre Rouge, une Bible, un slogan…, mettez tous ces gens autour d’une table et demandez leur de se mettre d’accord sur le symbole de ce drapeau, sur l’interprétation du Petit Livre Rouge, sur ce que dit ou ne dit pas la Bible, sur ce qu’est être Noir, être une Femme, être de Gauche… vous verrez au bout d’une heure s’ils ont toujours une culture commune.
            Les humains ne se regroupent jamais que par intérêt. Nos chers Députés vont s’écharper du matin au soir, la Gauche contre la Droite, les Modérés contre les Radicaux, les Verticaux contre les Horizontaux mais demandez leur de diminuer leur rétribution, de limiter le cumul des mandats, de justifier leurs dépenses… et vous verrez disparaître la Gauche et la Droite, les Modérés et les Radicaux… il ne restera plus que la belle unité de nos Députés revendiquant la défence de la Démocratie.
            Quand nous auront compris l’illusion des identités collectives, nous aurons supprimé la Lutte des Classes, les Guerres de Religion, l’Impérialisme et les Guerres d’Indépendance… Mais malheureusement, depuis la nuit des temps nous reconstruisons de « Nouveaux » partis, de « Nouvelles » Réligions, de « Nouvelles » Idéologies derrière lesquels nous défilerons main dans la main, et nous continuerons de nous étonner que rien ne change.

            1. @ Pascal
              partager une culture ne veut pas dire être d’accord sur tout .

              Vous oubliez trop vite la langue , le premier des biens communs et culturels d’un peuple, même si l’interprétation de certains mots peuvent donner lieu à des discussions sans fin.
              Nos points de vue diffèrent notamment sur cette notion de culture .Est ce grave , est ce que cela nous empêche de marcher ? Non 😉

              Paul Jorion est , c’est vrai, bien aimable de nous laisser tagger nos propos de cancres de fin de fil .C’est vrai qu’on oublie de remercier pour les rencontres et les découvertes étonnantes . Perso, je n’ai pas l’énergie de courir après chacun de ses articles , je préfère les discussions à pas lents . ..la culture de retraité s’impose à moi , très certainement.A moins que ce soit la culture Suisse qui ait fini par m’imprégner ?

              Je crois que pour appréhender la réalité de la non illusion des cultures de chaque peuple , il faut se balader à l’étranger .La difficulté réside dans la découverte de ce qui est tellement évident qu’il en devient quasi invisible , comme des préjugés inconscients , comme des manières de vivre que seuls les étrangers peuvent interpeller .Qui ne voyage pas n’a pas conscience de ses différences.
              Je me souviens d’un apprenti éthiopien qui me disait , au moment du triage des déchets, que s’il faisait cela chez lui , on le tuerait sur le champ.
              Les ados tout comme les étrangers ont ceci d’importants qu’ils questionnent les cultures.
              Et se questionner en la matière , c’est déjà refuser d’être une machine .

              Après , je conçois que certains , revendiquant une identité pour mieux s’opposer à d’autres, sont générateurs de violence .La « différence «  est alors juste un prétexte , au lieu d’être ce qui permet de mieux se comprendre soi même, voir de se découvrir.
              Vous voulez mon avis là dessus, le bilan d’un long chemin déjà ? Dans toutes cultures , toutes nationalités, toutes catégories sociales , dans tout groupe , on finit par découvrir qu’il y a des cons et des gens bien .
              Et la chose est d’autant plus complexe qu’on peut passer soi même d’une catégorie à l’autre.
              Heureusement que la vie nous donne la chance de l’Evolution à défaut de l’Extase 😉

          3. @Bernard
            « Changez les questions… et vous verrez que les logiques , les cultures, et les systèmes changeront tout aussi vite » .
            Oui, parce que les questions, les logiques, les cultures et même les systèmes ne sont que des mots. Et nous adorons jouer avec les mots. Nous sommes encore des enfants qui, après avoir découvert le langage, construisent chaque jour des univers différents, comme dans la cour de récréation. Mais ce ne sont que des univers de mots.
            Si les mots changent et virevoltent au quotidien, les corps lourds et les comportements ancestraux demeurent bien ancrés dans les habitudes de domination, de prédation, de survie. C’est de cet écartèlement que nous souffrons le plus.

            1
            1. @pascal

              Je pense que vous apprécieriez les livres de Daniel Favre dont «  l’addiction aux certitudes » ( que vous connaissez peut être puisque formateur d’enseignants) , bardé de diplômes en neurosciences et science de l’éducation . Auteur dont bien des points de vues se rapprochent des idées de Jorion ( notamment économiques).
              Bien amicalement , ou «  namasté «  , comme il vous plaira.

  10. Autres temps:
    Lettre 264 – cote 6G23 – AD84 (non datée, écriture XVIIIe)

    Lettre à l’Evêque de Vaison

    Monseigneur
    J’avois cru dans ma derniere letre me faire assés entendre sans
    nomer les masques pour vous metre au fait des mœurs de
    celuy qui ayant déjà les moindres cherche a avoir de vous les
    autres ordres.
    Mon fils m’en avoit dit des traits bien honteux et come il
    a quoi que ses mœurs ne soint peutetre pas bien pures toujour
    un fond de religion que je cherche a entretenir
    ou augmenter tant que je puis. Il opina dans la conversation
    qu’il ny auroit pas de male que vous seussiés
    quelque chose pour ne pas conferer les ordres a un tel
    sujet puisque des mauvaises mœurs des pretres suit
    souvent la mauvaise doctrine et des la la pente des
    des ames qui leur sont confiées et un grand scandale
    le père Monseigneur est un home de bien et même pieux je
    luy dis un mot un jour des déportemens de son fils il
    en convint pour ainsi dire me disant quils faisoit sa
    peine et il ajouta cependant quil croyoit la chose
    finie ou changée.
    Je suis presque toujour a gueter si mon fils a quelque
    commerce criminel et a ce propos trouvant son portefeüille
    je crus pouvoir et devoir y foüiller un peu, il me
    tomba donc sous la main une feüille papier ecrite
    dans trois pages et demy qui etoit en trois conversations
    ce que cet eclesiastique disoit de ses aventures avec
    des filles de cette ville, il y ajoutoit que soit son
    petit collet soit sa layde figure les meres n’avoint
    aucun soupçon contre luy et luy laissoint libertes
    entiere avec leur filles l’abandonant seul avec elles
    c’etoit deux de ses voisines et quil en avoit eu les
    dernieres faveurs ; meme avec les circonstances du temps
    du lieu, des propos tenus dans ces ocasions par les filles et
    par luy il ajoutoit le nombres de fois et quelles avoint
    bien du temperament.
    Dans une autre conversation de cet eclesiastique avec d’autres
    jeunes gens il fut question des faveurs encor quil avoit
    eu de deux sœurs dont une est morte, qui setant
    endormie dans le jardin de ce miserable dans un pavillon
    il se vantoit de l’infamie de luy avoir mis la cheville
    qui sert a planter les laitues dans la partie.
    Je ne fis jamais semblant a mon fils monseigneur davoir
    vu ce papier, mais indirectement je luy tiray le ver du nés a
    cet egard et il ne fit pas façon de me dire partie de ce qui
    etoit ecrit la.
    Cette masnière de decouvrir ces horreurs nest pas juridique
    mais je la trouve assès prouvante, et ce que j’y trouve c’est
    bien de l’indignité d’oser s’en vanter dont il me semble que son
    habit et ses projets d’entrer dans les ordres formoint
    une raison de plus pour ne pas difamer ces filles et
    luy.
    Il a fait icy une retraite aux jacobins de quelques jours il
    seroit bien a desirer qu’elle eut opéré un heureux changement
    donc Monseigneur, a votre prudence et a votre bonté, de ne
    pas me commettre et de bruler ma letre ; ce jeune home est
    presqu’aveugle et a votre visite icy jus l’honeur de vous presenter
    sa mere feme d’honeur pour vous prier quand il seroit temps
    de l’ordoner et de passer par charité sur les vices de sa vue ( ?)
    comie est seul eclesiastique de cette ville de son age
    a poursuivre les ordres je pense que le voila assès designé
    je me reprochay en partant du vaison de n’avoir pas eu l’honeur de
    vous en entretenir mais la close ne me vint pas a l’esprit
    j’ay enfin congédié ce gueux de la fleur surpris de l’avoir tant
    gardé il fesoit l’exécration publique.
    J’ay l’honeur d’etre avec autant datachement que de respect Monseigneur
    votre tres humble et tres obeissant serviteur. Moreau deveront ( ?)

  11. Du côté des oies et des similitudes avec le comportement humain , il y a la notion de défense du territoire .Du côté des humains et leur capacité à voler dans les plumes , frappant de relever le rôle de l’humiliation dans la genèse de la violence .Dès lors , tout dépend du ressenti.

    On peut se sentir humilié à juste titre ( sentir une volonté malsaine de rabaissement ) , ou …parce qu’une vérité blesse l’orgueil.
    Pour avoir vécu en banlieue ( où les territoires sont trop restreints , et où désormais la drogue aliène de plus en plus ) dire ici qu’un seul regard peut être ressenti comme hostile . Alors que dire aujourd’hui d’un simple message sur internet…?
    Quel bonheur d’avoir fuit la folie des villes .Faudra t’il un jour fuir la folie des médias dit « sociaux «  ( bien que sans foi ni lois) ?
    Pensées pour les parents dépassés par les nouvelles règles du jeu ( la violence banalisée) , et pour leurs enfants qui se baladent dans la jungle du net.Ça beau être attrayant parce que nouveau et vaste, çà reste dangereux.

    1. @Bernard
      Il y a 20 ans, je faisais de l’aide aux devoirs dans un quartier dit sensible de notre grande bourgade de 40 000 âmes. Il y avait cette jeune fille de 14 ans, je crois, qui avait ce surnom « mangeglan ». Comme m’avait dit naïvement l’animatrice du foyer, la première fois, je lui ai demandé « c’est rigolot, ça veut dire quoi ? » Elle lui avait répondu d’un air de dédain : « bah, à ton avis !? » Et je me souviens encore dans la rue, ses copines qui hurlaient à travers le quartier : « Eh, mangeglan, tu viens ce soir… » Il est des territoires de violence, dans lesquels naissent des enfants plongés dès leurs premières années dans la douleur de l’anomie sociale. Il y avait aussi cette jeune fille de 16 ans qui avait déjà eu sa première IVG, parce qu’il y avait eu un problème avec le préservatif. Il y a 20 ans, il n’y avait ni les smartphones, ni les réseaux sociaux. Les territoires de violence extrème avaient encore des contours géographiques, d’où les caïds avaient peur de sortir.
      Aujourd’hui, l’anonima social des réseaux, glissé dans la poche arrière du jean’s, diffuse l’anomie sociale à grande échelle 24h sur 24. Même les enfants qu’on a tenu à l’écart le plus longtemps possible se glissent dans cette enveloppe numérique qui devient plus réel pour eux que la réalité elle-même.
      Alors oui, fuir la folie des villes où la violence se concentre. Alors oui, fuir la folie des médias sociaux et même des médias tout court, où se concentre le dénigrement systématique, le cynisme des mots et la violence des images sans filtres ou presque.
      On ne peut lutter contre la folie des hommes machines qui s’entredévorent depuis la « Haute Société » si bien décrite dans « Ridicule »(https://www.youtube.com/watch?v=ctX_Q8HyZ80), ou en politique avec les « crocs de boucher » de Dominique de Villepin (https://www.challenges.fr/economie/commentaire-villepin-sera-pendu-a-un-croc-de-boucher-par-flore-de-bodman-challenges_361412), jusque dans les « bas quartiers » avec leurs puantes cages d’escaliers où circule le Paradis qu’on s’injecte en intraveineuse ou les caves sordides où se pratiquent les « tournantes ». La « toile » transcende désormais l’espace et le temps pour le meilleur et pour le pire.
      Est-il encore possible de fuir l’homme machine à défaut de le transformer ?

      2
      1. @ Pascal
        Dans les quartiers sensibles , peut on parler d’anomie sociale? Les valeurs , les règles existent , juste que c’est pas les mêmes que celles d’un monde où le chômage ne fait pas autant de dégâts.On comprend rien aux banlieues ( à mon sens ) , si on ne pige pas qu’on s’y emmerde grave , qu’y faire des conneries , c’est aussi juste pour qu’il s’y passe quelque chose.

        J’en parlai récemment avec un petit bonhomme de six ans … : comment lui expliquer que «  non , on nique pas sa mère mon p’tit gars« alors que les vedettes chantent le contraire ?
        https://www.youtube.com/watch?v=-CVn3-3g_BI
        «  en bandes organisées , personne peut nous canaliser … »

        PS : on peut fuir le monde bétonné et goudronné , refuser de devenir une machine parmi les machines.Au moins jusqu’à temps que ce monde nous rattrape.
        Le malheur , c’est de se croire enfermé à vie dans un milieu donné .Cà s’appelle le désespoir , la capitulation qui n’apparait pas comme telle tant que , par mimétisme , tout le monde vit ainsi.Encore faut il être conscient de vivre en prison. Une pensée pour ceux pour qui la Nature , la liberté ,la non violence ne sont que de grandes inconnues.

        1. « si on ne pige pas qu’on s’y emmerde grave »
          Cela me rappelle une formidable lecture d’un extrait d’un livre de Giono (dont j’ai perdu le titre) par un remarquable acteur.
          C’était certainement en Provence, sur ces collines sèches parfumées d’herbes sauvages et rèches, rythmé par le chant des cigales. Dans un de ces mas provençaux, une femme vit seule dans le silence de la garigue. Au loin, sur la colline voisine, un autre mas où vit un homme seul au rythme de son quotidien. Chaque soir, à la tombée de la nuit, il sort de chez lui et dans un rituel quasi immuable, il allume une lampe à pétrole qu’il accroche à gauche de la porte de sa maison. 365 jours sur 365, à l’heure où le soleil se couche, la porte s’ouvre, il sort, allume sa lampe et l’accroche à gauche de la porte de sa maison. Elle la voit depuis chez elle, cette répétition éternelle. Elle s’en était amusée au début, puis croyait s’en être détachée mais son regard, invariablement, à l’heure dite, revenait vers la fenêtre et se trouvait comme capturé par cette petit lumière qui revenait chaque soir. Cette invariabilité, cette prévisibilité lui devenait pesante, de plus en plus pesante, jusqu’à ce fameux soir où, sans même y penser, son corps s’est dirigé vers la cheminée où trônait la vieille pétoire de son défunt mari. En prévision, son mari laissait toujours l’engin chargé. Le soir commençait de descendre, elle sortit sur la pas de sa porte. Elle attendit. A l’heure dite, la petite lumière prit vie. Elle épaula et dans le silence de la garigue, un coup de tonner déchira le ciel étoilé. La petite lumière s’éteignit.
          De cette nuit là, entre les deux collines, nacquis une haine qui su se nourrir au fil des ans, jusqu’à ce que la nature et l’âge ramène un jour le silence sur la garigue.

          1. Belle histoire qui sent bon la guarrigue .
            Pour ma part , j’y vois le quiproquo possible entre les faits et leur interprétations.

            1. Il y a aussi la peur du vide, du silence, de la solitude… de la mort, le besoin de se sentir vivant quitte à foutre la merde pour vérifier qu’on existe, qu’on n’a pas disparu dans le regard des autres.
              Pourquoi ne parvient-on pas à échapper à cette peur ?

              1. « Pourquoi ne parvient-on pas à échapper à cette peur ? »

                Peut être parce qu’elle nous habite depuis la naissance …
                Une pensée pour les parents dont les bébés n’hésitent pas «  à foutre la merde » , histoire d’avoir , à minima , le biberon qui sauve de la faim.

  12. Je crois que si l’être humain préfère s’engager dans la voie d’une existence tournée vers le monde plutôt que vers son intériorité et sa part d’ombre, c’est par peur. Il n’est pas mauvais en soi, et d’ailleurs c’est peut-être cette croyance qui le maintient dans cette peur. Et si en me penchant sur moi-même je découvrais que je suis quelqu’un de mauvais ? L’idée d’aspiration à une conscience plus harmonieuse, plus paisible découle d’une grande confiance quand aux possibilités de transformation même. C’est pour cela que souvent les personnes réellement croyantes, même si elles peuvent apparaître comme puériles, ont une vie plus pleine et plus harmonieuse. Elles ont un horizon. Certes le cadre peu apparaître comme limité et dogmatique, mais l’objectif est beau. Je reviens d’un voyage en Afrique de l’ouest et quand je vois le niveau de ferveur dans la population, et chez des personnes en particulier, je me dis que l’on aurait beaucoup à apprendre d’eux. En terme de questions existentielles, la simplicité et l’humilité me semblent des atouts indispensables pour espérer accéder à une transformation réelle de notre nature.

    1
  13. Oui en fait, j’ai repondu a Hadrien comme si il avait envisagé de ne pas avoir d’enfant du tout, ce qui est un positionnement courant aujourd’hui tandis qu’il a juste parler de limiter, et là je suis d’accord avec vous deux.

    Ceci étant dit la courbe de natalité repartira à la hausse comme pour n’importe quelle espèce si les conditions de survie se dégradent, comme prévu par Dennis Meadows.

  14. Que dire de l’importance de l’exemple de la non violence quand on a une fonction de responsabilité politique, professionnelle ou familiale. L’ambiance est souvent le reflet du comportement du « chef ».
    Tentez l’expérience du discours et actes courtois, ça fonctionne.
    J’avais lu qu’au Canada, il est très mal vu au sein de l’entreprise d’interrompre son interlocuteur ou de critiquer un tiers lors d’une réunion… mais aussi de partir de son travail après l’heure.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.