Variants et efficacité des vaccins, par François M

Il y a actuellement de grandes discussions sur les effets secondaires concernant chaque vaccin, mais pas sur leur efficacité, notamment vis-à-vis des variants. Or celle-ci est importante pour savoir si la politique de vaccination permettra ou non d’arrêter la pandémie.

Il y a deux points de vue différents concernant l’efficacité d’un vaccin :

  1. celui du vacciné, qui souhaite être protégé au mieux contre le virus ;
  2. celui de la société, qui souhaite éviter une épidémie et la saturation du service hospitalier.

Rappelons tout d’abord que les vaccins n’empêchent pas l’infection ; leur objectif est d’éviter que la maladie soit grave, voire mortelle. Ainsi, aux États-Unis, où environ 77 millions d’adultes ont été vaccinés, près de 6.000 personnes ayant reçu les deux injections (cette estimation est sous-estimée) ont contracté le virus, 7 % ont dû être hospitalisés et 1,2 % en sont mortes. Les vaccins réduisent les risques, mais ne les suppriment pas entièrement.

Rappelons également que l’effet d’un vaccin n’est pas immédiat. Il simule l’attaque de l’organisme par le virus cible, et provoque une réaction du système immunitaire adaptatif, réaction qui n’est pas immédiate. Il faut environ 2 à 3 semaines après la première injection pour finaliser l’apprentissage du système immunitaire et que celui-ci produise des anticorps protecteurs, et avoir ainsi une première protection. La protection augmente avec la seconde injection, qui permet une augmentation des anticorps produits. Ce décalage ne semble pas être pris en compte dans les calculs du gouvernement qui, en présentant au jour le jour la courbe des vaccinés, considère implicitement qu’un vacciné au jour J est protégé dès ce jour J. Pour être plus proche de la réalité, il devrait présenter la courbe des vaccinés depuis plus de 3 (ou 4) semaines…

Les données ci-dessous concernent donc les personnes qui ont terminé le protocole vaccinal, et dont la production d’anticorps est à son maximum.

Mais qu’est-ce que l’efficacité d’un vaccin ?

La réponse n’est pas simple : normalement, le taux d’efficacité est calculé sur le fait de ne pas être symptomatique à la maladie (donc soit de ne pas être malade malgré un contact avec le virus, soit de l’être de manière asymptomatique). Mais certains fabricants de vaccins calculent le taux sur le fait de ne pas avoir une forme grave de la maladie (ce qui augmente donc la valeur). Pour AstraZeneca, l’efficacité dépend de la durée entre les deux injections : selon le fabricant, 54,6 % si la durée est inférieure à 6 semaines ; 82,4 % avec un intervalle supérieur ou égal à 12 semaines. Les durées étudiées par Pfizer et Moderna sont respectivement de 3 et 4 semaines entre les deux injections.

Cette efficacité est calculée en général par rapport à une cohorte d’adultes actifs de + de 16 ans (pour Pfizer) ou de + de 18 ans (pour les autres). Elle peut être supérieure pour les plus jeunes, ou inférieure pour les plus âgés. Cette cohorte, lors de l’essai en phase 3, a été divisée en deux groupes : celui des personnes réellement vaccinées, et un groupe témoin. Quelques semaines après, il y a, dans chaque groupe, décompte des personnes qui ont été malades et comparaison entre les deux groupes. Un vaccin efficace à 95 % signifie qu’il y a eu 95 % de symptomatiques en moins dans le groupe vacciné par rapport au groupe témoin.

Pour aller plus loin, voici un bon article du journal Le Monde sur la notion d’efficacité des vaccins.

Efficacité vis-à-vis de la souche initiale chinoise (D614G).

Les quatre vaccins actuellement proposés en Europe ont été réalisés en réponse au premier variant de la souche initiale apparue à Wuhan en Chine, car les autres variants ne sont apparus qu’après la fin des études de phase 3.

Taux d’efficacité de Pfizer : 95 %

Taux d’efficacité de Moderna : 94 %

Taux d’efficacité d’AstraZeneca : 60 % à 72 % sont les taux les plus couramment retenus.

Taux d’efficacité de Johnson & Johnson : 66 %, en excluant cependant les cas bénins …

Ce variant n’est quasiment plus en circulation en Europe (4,5 % en France).

Mais qu’est-ce qu’un variant ?

Un variant se distingue de la souche d’origine par le fait qu’il y a eu des mutations sur une partie de son code génétique. Ces mutations lui ont permis des améliorations dans son efficacité à lui… dont deux particulièrement problématiques :

La mutation N501Y, qui se retrouve sur tous les variants référencés ci dessous. Elle permet au virus de s’accrocher et de pénétrer plus facilement dans la cellule cible.

La mutation E484K, qui se retrouve sur le variant sud-africain et sur les variants brésiliens P.1 et P..2, ainsi que sur un nouveau variant du variant anglais. Elle permet d’échapper partiellement aux anticorps produits, soit par une immunisation liée à la souche initiale ou au variant anglais « classique », soit par ceux induits lors de la vaccination.

– Il existe également une particularité au variant sud-africain que ne posséderait pas le variant P.1 brésilien (les scientifiques n’ont pas encore désigné formellement la mutation concernée) qui permettrait au sud-africain d’échapper encore mieux aux anticorps qu’à son alter-ego outre atlantique.

Mais qu’est-ce que l’efficacité d’un vaccin sur un variant ?

La réponse est encore moins simple ! En effet, il n’y a pas eu (ou peu, et à petite échelle) de recherche type « essai de phase 3 » (voir ci-dessus) sur une zone géographique principalement infectée par un variant spécifique. Les scientifiques ont donc procédé différemment : ils ont mesuré in vitro la capacité des anticorps neutralisants générés par le vaccin lorsqu’ils sont mis en face d’un variant. Et ont comparé le résultat par rapport à la neutralisation des mêmes anticorps sur la souche chinoise d’origine.

Problème : on ne mesure là qu’une partie de l’efficacité d’un vaccin. En effet, le système immunitaire adaptatif (la partie qui apprend à lutter contre le virus) a deux composantes : l’immunité humorale (fabrication d’anticorps neutralisants) qui est chargée de détruire le virus lorsqu’il circule à l’extérieur des cellules ; et l’immunité cellulaire (fabrication de lymphocytes T cytotoxiques) qui est chargée de neutraliser les cellules infectées (soit en provoquant leur suicide appelé apoptose, soit en les empêchant de fonctionner et donc de reproduire à leur dépens le virus qui s’y est introduit).

« L’échappement immunitaire » créé par la mutation E484K n’est mesuré qu’à travers l’immunité humorale. Le processus d’apprentissage des deux composantes est similaire, mais rien ne prouve cependant qu’il y a aussi un échappement immunitaire avec la composante « immunité cellulaire ».

Le calcul de l’efficacité des vaccins vis-à-vis des variants n’est donc vraiment pas simple, et reste partiel puisque n’a été mesurée qu’une partie de la réponse immunitaire, à savoir l’humorale. De plus, celle-ci dépend aussi… de la quantité d’anticorps présents chez le vacciné (appelée « titre » dans la littérature scientifique), qui elle-même dépend de l’efficacité du système immunitaire, du délai entre la vaccination et l’infection, et… du bon suivi du protocole vaccinal indiqué par les fabricants (cf les résultats d’AstraZeneca selon les délais entre deux injections ; et la double vaccination) !

En résumé, l’efficacité du vaccin dépend : de l’efficacité des anticorps produits (est-ce qu’ils reconnaissent plus ou moins bien « l’ennemi »? [objet des études scientifiques] ) ; de la quantité d’anticorps disponibles lors de l’infection [information non disponible, car dépend de la personne vaccinée]; de la réponse immunitaire cellulaire [non disponible, sans doute difficile à mesurer in vitro].

Ci-dessous, je n’indiquerai donc plus le « taux d’efficacité du vaccin X », mais « le taux d’efficacité des anticorps du vaccin X ».

Voici une liste d’études scientifiques avec un code couleur indiquant l’efficacité d’un vaccin selon le variant, liste dont je me suis inspiré. Attention, il y a des erreurs, ne pas tout prendre au pied de la lettre.

Efficacité vis-à-vis du variant britannique (B.1.1.7).

Elle n’a pas été formellement calculée, mais il semblerait qu’il y ait qu’une légère baisse de l’efficacité des vaccins comparativement au variant chinois.

Ce variant est très dominant actuellement en Europe (83 % en France par exemple). « Ce variant est associé à une transmissibilité accrue (de 43 à 90%) et possiblement à une forme plus sévère de la maladie, à un plus haut risque d’hospitalisation et à une mortalité plus élevée. » dixit Santé Publique France.

Efficacité vis-à-vis des variants brésiliens (P.1 et P.2)

Il existe au Brésil d’autres variants qui possèdent également la mutation E484K. Concernant le plus diffusé et étudié, à savoir P.1, « Plusieurs études montrent une transmissibilité plus importante par rapport aux souches autres que variantes. De plus, ce variant aurait la capacité d’échapper à la réponse immunitaire induite par un premier contact avec des souches d’origine, et pourrait par conséquent accroître le risque de réinfection. » dixit Santé Publique France. Plusieurs études estiment qu’il est entre 1,4 et 2,2 fois plus contagieux, voire même 2,6 fois plus que la souche chinoise. Son taux de létalité a triplé pour les 20-29 ans, et doublé pour les autres tranches adultes de la population.

Sur le variant P.1 :

Taux d’efficacité des anticorps de Pfizer : 100/6,7 = 14,9 %

Taux d’efficacité des anticorps de Moderna : 100/2,9 = 34,5 %

Sur le variant P.2 :

Taux d’efficacité des anticorps de Pfizer : 100/5,8 = 17,2 %

Taux d’efficacité des anticorps de Moderna : 100/4,5 = 22,2 %

(source : Réalités Biomédicales). Voir également le résultat affiché dans l’image ci-dessous)

AstraZeneca : je n’ai pas trouvé de données. Il faut se rapprocher des résultats avec le variant sud-africain, qui possède aussi la mutation E484K problématique.

Efficacité vis-à-vis du variant sud-africain (B.1.351)

« Des études préliminaires suggèrent que ce variant est associé à une transmissibilité plus élevée de 50% et un risque plus élevé d’échappement immunitaire et de réinfection. Certaines recherches indiquent un risque accru de décès à l’hôpital. » dixit Santé Publique France.

Pfizer et Moderna 

(source : Etude américaine) Il manque l’échelle, que l’on peut supposer être entre 0 et 100 %

Note : B.1.1.298 est le variant danois, éteint. B.1.1.429 est le variant californien.

AstraZeneca : « Des chercheurs d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni ont constaté que la neutralisation virale par les anticorps générés par le vaccin AstraZeneca contre le variant B.1.351 du coronavirus était considérablement réduite par rapport à la souche “originale” du coronavirus. »

(source : Etude sud-africaine)

Une autre étude montre une quasi inefficacité d’une double dose du vaccin AstraZeneca contre ce variant. « 15 jours après la seconde dose, 19 cas de covid-19 symptomatiques se sont produits dans le groupe vacciné [750 personnes] et 23 dans le groupe placebo [717 personnes]. Sur les 42 patients positifs, 39 l’étaient avec la souche 501Y.V2 dite variant « sud-africain » selon cet article.

À noter que le gouvernement sud-africain a retiré AstraZeneca de la liste des vaccins administrés début février 2021, son taux d’efficacité (du vaccin) étant estimé à 22 %.

Efficacité vis-à-vis des autres variants.

D’autres variants « d’intérêt » (VOI) sont en circulation, dont un grand nombre possèdent la mutation E484K.

Le variant californien (B.1.1.429) ne porte pas la mutation E484K, mais une autre mutation L452R qui permet aussi un échappement immunitaire. 

Et le fameux variant indien (B.1.617), dit « double mutant », car il porte à la fois la mutation E484K et L452R…

Liste des variants sur Wikipedia.

Liste des variants sur Santé Publique France.

Conclusion.

On le voit, les variants possédant la mutation E484K font diminuer fortement l’efficacité des vaccins. Avec, semble-t-il, la conservation d’une efficacité relative des vaccins à ARNm (Moderna en tête devant Pfizer) versus les vaccins à adénovirus (AstraZeneca, mais aussi probablement le cas pour Johnson & Johnson et Spoutnik V).

La vaccination actuelle est donc nécessaire pour lutter contre le variant anglais, mais insuffisante pour lutter contre les autres variants. Les variants sud-africain et brésilien (P.1), déjà présents en Europe, auront donc un espace qui leur sera favorable dès que la population sera massivement vaccinée contre le variant anglais actuellement largement majoritaire. Dès l’été ou le début de l’automne…

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Cet article utilise notamment comme source la méta-analyse effectuée par Marc Gozlan, auteur du site Réalités Biomédicales que je remercie ici sincèrement pour l’ensemble de son travail de vulgarisation (et je conseille d’aller lire ce blog régulièrement).

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55 réflexions sur « Variants et efficacité des vaccins, par François M »

  1. Conclusion 2 : Il faut mettre en place des stratégies zéro-Covid en parallèle de la vaccination si on veut vraiment s’en sortir et ne pas courir après les variants (même si les vaccins peuvent s’améliorer et devenir plus efficace sur les variants)…

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    1. hélas , il est bien trop tard pour une “stratégie” 0-covid ….. les qualités socio-psychologiques qui la permettaient il y a un an sont , à mon avis , épuisées .
      il ne reste plus qu’à espérer épuiser à son tour les capacités adaptatives de ce coronavirus en “traquant” ses variants au fur et à mesure de leurs apparitions , sachant qu’il faut plus de 6 mois pour produire un vaccin adapté au(x) nouveaux variant(s ) , puis vacciner la population …..
      en effet , nous arrivons à peine à diminuer à 30000/jrs les contaminations “détectées” ( quand un zéro-covid demanderait 10 fois moins de contaminations pour être gérable (test + traçage +isolement )) , malgré des “mesures” de restrictions “théoriquement” contraignantes.
      quand aux enquêtes épidémiologiques (eaux usées , testing systématique de zone “chaude”) , il n’en est plus question …
      chacun attends avec impatience le retour du “business as usual” , non ?
      reste à espérer la mise au point d’un traitement curatif , voire un vaccin “universel” ……

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  2. Beau boulot !

    Je crois que j’ai tout compris . Je me demande qui d’un variant ou de mes maux habituels aura ma peau le premier .

  3. Un très grand merci pour ce point.
    “Vaccination nécessaire mais non suffisante”.
    Face à tous les variants. Mais “vaccination suffisante” en elle-même, ou uniquement combinée avec une ou plusieurs autres “stratégies” (gestes barrière, isolement voire confinement…)? En particulier en Europe. Et en France, où l’on est très, très loin d’une “vraie” (deux doses, voire trois…) vaccination -a fortiori si l’on tient compte des moindres bénéfices de l’Astra Zeneca- pour une grande majorité de la population.

  4. Bonjour,
    Oui, merci pour ce billet. Et le blog de Marc Gozlan est effectivement une excellente source.
    J’avais cependant cru comprendre que l’efficacité d’un vaccin se mesure comme suit. Quand après un certain délai en phase 3, le groupe à placebo connaît X % des infections totales du nombre des volontaires, groupe vaccin compris, alors on considère que ce dernier groupe a évité ces X % d’infections, et le vaccin serait dit “efficace à X %”.
    Ce n’est pas exact?

    1. Je pense qu’on normalise avec les populations de chaque groupe, car on ajoute à la précision en incorporant le maximum des cohortes (c’est du “live”) quitte à ce qu’elle soient un peu inégales (46/54 par exemple), on donne alors l’efficacité comme
      1 – ( M(malade,vaccin)/N(vaccin) *(N(placebo)/M(malade,placebo))) = 1 – x_vaccin/x_placebo où x est la proportion dans chaque groupe. C’est bien cette proportion qui chute à 5% et on parle d’une efficacité de 95%.
      Du moins est-ce ainsi que j’avais pu “lire vraiment ” sur le premier graphe de la phase 3 de la publi Pfizer le chiffre à partir des vraies données.
      Il se peut qu’en bidouillant la formule ou pour des cohortes égales on ait équivalence avec une formule basée sur toute la cohorte, mais ça ne change pas grand chose amha.

  5. (Suite: dans ma compréhension, si sur n’importe quel nombre de volontaires il y a eu 5 malades dans le groupe vaccin – moitié des volontaires -, et 95 dans le groupe à placebo – seconde moitié -, l’efficacité serait dite à 95 %.
    Dans votre présentation, elle serait de *95 en % de cette moitié* – *5 en % de l’autre moitié* = …?)

    1. Les fabricants se définissent un total de positifs symptomatiques qui déclenchera l’arrêt de la phase 3. Ainsi Pfizer a arrêté à 170 cas. Sur ces 170 cas, 8 appartenait au groupe vacciné, et le reste (162) au groupe témoin. Sans vaccin, on suppose que le groupe vacciné aurait eu lui aussi 162 positifs symptomatiques. Au lieu de cela, il y en a eu que 8, donc 162-8 ont évité la situation d’être positif symptomatique (certains ont peut-être été quand même positifs, mais de manière asymptomatique). 154 / 162 = 95%. Il y a bien eu là 95% de personnes positifs asymptomatiques en moins par rapport au groupe témoin.

      1. Avec pondération d’un chouïa éventuel de déséquilibre entre les cohortes, cf mon post ci-dessus, dans les limites autorisées par les stats biomédicales et notamment par saint Ronald Fisher.

  6. quelques infos supplémentaires :
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3789264
    (source NHS Scotland) qui présente le AZ plus efficace que le PZer.
    je pense que l’on peut en trouver de plus récentes montrant des tendances différentes.
    ce qui importe c’est le nombre de personnes vaccinées avec des vaccins à l’efficacité > 60%.
    qui plus est , la question de l’efficacité des vaccins reste “ouverte” , c’est à dire qu’elle va évoluer dans le temps selon une multitude de facteurs tant sur le plan biologique (adaptation vaccin-virus dominant ) que sociologiques (capacités à assumer des contraintes) , voire politiques ( anticipation des décisions)
    à suivre ….

  7. Très bon billet, très clair , mais une question : pourquoi le gouvernement français et les pays de l’UE ont-ils mis tant de temps à interdire les vols en provenance du Brésil et d’Inde alors que l’on connaissait la dangerosité de ces variants il y a déjà plusieurs semaines ?
    Là, c’est même plus que de l’incompétence !

    3
    1. Tu peux interdire tous les vols et déplacements. Quand un variant est détecté c’est trop tard il circule déjà. Et il y en aura potentiellement partout. La seule stratégie fonctionnelle économique pour l’instant c’est zero-covid + vaccination (mais massive et en un temps court donc obligatoire). Et après on peut se poser, vivre, observer et discuter du résultat chez ceux qui veulent jouer à espérer ou essayer autre chose ou la miséricorde divine.

      2
    2. Je crois qu’il ne sont pas interdits (pour l’Inde au moins) mais limités, avec les protocoles obligatoires, aux causes ‘impératives’… 🙂

      1. La Libre Belgique :

        Le variant indien détecté pour la première fois en Belgique: un super propagateur, 24 cas identifiés
        Société

        E.L avec Belga
        Publié le 22-04-21 à 14h48 – Mis à jour le 22-04-21 à 18h08

        Les premiers cas du variant indien ont été détectés en Belgique.
        Le variant indien détecté pour la première fois en Belgique: un super propagateur, 24 cas identifiés© Shutterstock
        124
        La Belgique a détecté pour la première fois des cas de variant indien sur son territoire. Il s’agit, notamment, de 20 étudiants indiens en séjour en Belgique, affirment nos confères flamands du Nieuwsblad et de Het Laatste Nieuws.

        Depuis début avril, deux groupes de jeunes Indiens suivent des cours de soins infirmiers à Alost et à Louvain, respectivement dans les écoles supérieures du Sint-Augustinusinstituut et du Sint-Franciscusinstituut (Stfran). Sur les 21 élèves en séjour à Alost, 11 ont été contaminés par le variant indien. A Louvain, ce sont 9 des 22 étudiants qui sont infectés.

        Christoph D’Haese, bourgmestre d’Alost, et Mohamed Ridouani, bourgmestre de Louvain, ont confirmé la nouvelle à Belga cet après-midi.

        Les 11 étudiants concernés basés à Alost sont en quarantaine depuis leur arrivée. “Ils ne se sont pas mélangés à la population. Cette quarantaine est bien entendu strictement surveillée par la police. Les étudiants ne sont en aucun cas autorisés à quitter leur domicile.” La cellule de sécurité locale suit la situation de près.

        Le bourgmestre Mohamed Ridouani confirme qu’à Louvain, 9 des 22 élèves ont été testés positifs au variant indien. “Comme à Alost, les étudiants sont en quarantaine stricte. La police locale surveille la situation et notre équipe de crise suit également les étudiants de près. Nous sommes aussi en contact avec l’Agence flamande de la santé.”

        Les étudiants sont arrivés à l’aéroport Charles De Gaulle à Paris le 12 avril et se sont ensuite rendus en Belgique en bus, explique le virologue Marc Van Ranst à Radio 1. “Dans le bus, il y a eu un super propagateur qui les a infectés, car cinq jours plus tard, le 17 avril, les premiers étudiants sont tombés malades”, explique le virologue. “Ceux-ci ont été testés, le séquençage a été fait et nous avons alors déterminé qu’il s’agissait de la variante indienne.”

        Une information également confirmée par le microbiologiste Emmanuel André. “Un super-spreading event a eu lieu durant le voyage vers la Belgique”, détaille-t-il sur son compte Twitter ce jeudi.

        Quatre cas supplémentaires
        De plus, la RTBF annonçait plus tôt dans la journée que quatre cas supplémentaires avaient été découverts ce mercredi 21 avril, et ce, dans trois communes belges : à Schoten et Deurne, en Flandre, ainsi qu’à Saint-Josse-ten-Noode, à Bruxelles.

        Ces patients infectés n’ont pas dû être transférés à l’hôpital et ne présentent que des symptômes modérés. Plus inquiétant toutefois, leur contamination au variant indien ne serait pas due à un déplacement à l’étranger: elle se serait produite en Belgique.

        Ce variant B.1.617 est à l’heure actuelle principalement présent en Inde, où la situation épidémiologique est particulièrement inquiétante, mais également au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

        “Double mutant”
        Ce variant, surnommé le “double mutant”, préoccupe les experts car il comporte plusieurs mutations, faisant dès lors craindre une efficacité réduite des vaccins dont l’on dispose actuellement. Il est également réputé pour être plus contagieux et pour se propager à une vitesse plus importante que d’autres souches. Toutefois, les experts ne peuvent pas encore affirmer qu’il soit plus dangereux ou létal que les variants britanniques, brésiliens ou sud-africains.

        1
        1. @Paul Jorion
          Heu le bus (Flix ? ) il s’est arrêté en France ? à plus de 100km de Roissy ?
          Tous les passagers descendus en France (le flicage nomminatif est en place dès le début de la mise en place de ce moyen de transport Macron) ont bien sûr été contactés par l’ARS ou l”assurance maladie ?
          C’est bien de pas faire d’autotest à la descente d’avion le 12 avril.
          Et puis le super spreader il venait d’un avion Quid des passagers ? Qui n’avaient a priori aucune raison d’aller tous en Belgique ?
          En tout cas bloquer les vols n’est pas une solution il vaut mieux mettre en quarantaine, les passagers de vols directs plus facilement identifiés mais les correspondances par bus (ou terrestre) ne devraient pas être possibles sans contrôle frontalier sanitaire en l’absence d’uniformisation schengen.

        2. Samuel Alizon sur franceinfo
          https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-pour-le-biologiste-samuel-alizon-les-variants-ouvrent-un-nouveau-champ-des-possibles-pour-le-virus_4380717.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-
          “Contrairement au variant V1 apparu en Angleterre, ce variant V2 (Afrique du Sud – qui représente 5% en france) contournerait l’immunité des vaccins de type adénovirus (AstraZeneca et Johnson & Johnson). Avec AstraZeneca, la protection vaccinale tomberait à 10% avec ce variant-là, alors qu’elle est supérieure à 75% pour les autres lignées de virus.”

  8. Merci pour cette belle synthèse. Il semblerait également que les vaccins ARN soient plus rapidement modifiables et puissent s’adpater plus rapidement aux multiples mutations qui à n’en pas douter nous attendent.
    Une autre question se pose pour moi. Nous savons que l’industrie pharmaceutique est une des plus juteuses en matière de dividendes actionnarials en cette période où chaque miliardaire cherche la meilleurs source de jouvence. Ne peut-on craindre des stratégies toutes plus cyniques les unes que les autres visant à exploiter le gisement sans chercher une réelle éradication ? Et qui pour nous en protéger ?
    Dans un domaine beaucoup moins grave mais pour le moins bien connu de tous, j’avais écouté une émission de France Inter avec Catherine Combescot (Elle est l’une des trente scientifiques au monde spécialisés dans l’étude exclusive des poux, qu’elle étudie depuis plus de trente ans) dans laquelle, elle expliquait qu’il serait possible aujourd’hui d’éradiquer les poux (ne rigolez pas, c’est que vous ne connaissez pas la vie dans les écoles primaires). Oui ce serait possible disait-elle, il suffirait de donner la liste des produits qui fonctionnent et ceux qui ne fonctionnent pas ! Mais c’est interdit par l’industrie juteuse elle aussi de l’anti-poux.
    Si vous avez besoin de vous en convaincre, lisez cet article du Point
    https://www.lepoint.fr/sciences-nature/catherine-combescot-chercheuse-de-poux-12-05-2011-1332720_1924.php
    [extrait]”Adaptés aux neurotoxiques qui jusqu’ici les éradiquaient, ils s’épanouissent tranquillement, faisant la joie de laboratoires qui vendent, à prix d’or, des produits à l’efficacité hasardeuse. L’enjeu commercial est énorme. L’enjeu social aussi.”Les poux restent tabous”, dit-elle. Par pitié pour les parents au bord de la crise de nerfs qui s’épuisent à lutter, toute l’année, contre le parasite, elle a ouvert une ligne SOS Poux et prodigue elle-même ses conseils. “Il serait temps qu’une autorité sanitaire mette de l’ordre dans tout ça.” Pardon au lecteur : pas question donc de révéler ici les quelques marques que le docteur juge efficaces.”
    Tout ça pour des poux, nous laisse imaginer ce qu’il en serait pour de vaccins pour 7 milliards d’humains !
    Je repose donc la question : quelle autorité sanitaire saura surveiller les entreprises pharmaceutique ?

    7
    1. Dans ce cadre, le président de Pfizer a évoqué la possibilité d’une 3e dose hypothétique pour augmenter la protection contre les variants. Réaction unanime : c’est n’importe quoi ; car nous ne savons rien des variants de l’automne, ni de la manière de s’en protéger. Il ferait mieux de se taire.
      Pour moi, il cherche à faire augmenter “dans l’attente” la commande prématurée de doses de Pfizer, alors que de bons vaccins pourraient apparaître. Il cherche à surfer sur son succès provisoire sur le marché. C’est odieux !

      2
      1. @Chabian Non c’est habile et professionnel, les actionnaires de la société qui l’emploie devraient lui en savoir gré.
        Plus problématique est la reprise en coeur sans distanciation (? sémantique) dans les médias.
        Ce sont les journalistes (s’il en reste) qui ne sont pas professionnels.
        La dose supplémentaire adaptée avait depuis longtemps été annoncée comme possible par Moderna (en 6 à 8 semaine de définition / pas de vacination effective) et la 3ème dose semble avoir été conseillée plutôt pour traiter le cas des personnes immunodéprimées.
        Les vaccins à adénovirus porteur (? OGM) Vaxzevria, Jansen, Spoutnik V, sont mal placés pour des revaccinations multiples. Le choix de changer le nom du vaccin Oxford/AstraZeneca n’est il pas le signe que la firme pourrait songer à développer ou commmercialiser un vaccin ARN sous sa marque ?

    2. Bonjour Pascal

      Vous dites:

      “Une autre question se pose pour moi. Nous savons que l’industrie pharmaceutique est une des plus juteuses en matière de dividendes actionnarials en cette période où chaque miliardaire cherche la meilleurs source de jouvence. Ne peut-on craindre des stratégies toutes plus cyniques les unes que les autres visant à exploiter le gisement sans chercher une réelle éradication ? Et qui pour nous en protéger ?”

      https://s21.q4cdn.com/317678438/files/doc_financials/2020/q4/PFE-USQ_Transcript_2021-02-02.pdf

      Réunion entre Pfizer et les participants: Bank of America, Goldmann Sachs, JP Morgan Chase , Morgan Stanley, UBS ,…..
      FEBRUARY 02, 2021 / 3:00PM, PFE.N – Q4 2020 Pfizer Inc Earnings Call

      Question de Jason Eron Zemansky Bank of America Merrill Lynch, Research Division – VP

      Vraiment vite, désolé de revenir à COVID. Mais Frank, si vous pouviez parler un peu du vaccin, au moins à un niveau élevé,sur la façon dont les contributions marginales changeront au fil du temps à mesure que la fabrication évolue. Je veux juste avoir une meilleure idée de l’intermédiaire à plus long terme si COVID finit par passer à plus d’endémie que de pandémie.

      Réponse de Frank A. D’Amelio Pfizer Inc. – CFO & Executive VP of Global Supply (Directeur Financier)

      Permettez-moi de parler du fonctionnement des marges actuelles, puis je passerai à la manière dont elles peuvent fonctionner.
      Donc, pour ce qui est des marges actuelles, je commence toujours par dire que nous sommes dans un environnement de prix pandémique. Donc, le seul prix que nous avons publié est le prix avec les États-Unis de 19,50 $ par dose. De toute évidence, ce n’est pas un prix normal comme celui que nous obtenons généralement pour un vaccin, 150 $, 175 $ par dose. Donc pandémie tarification.

      Alors, quels sont les points à retenir? De toute évidence, il y a le matériel direct, la main-d’œuvre, les frais généraux de l’usine, l’expédition, la distribution. Alors évidemment, les hypothèses de redevances que nous avons faites, puis le paiement de 50% de la marge brute que nous versons à notre partenaire, BioNTech. Ensuite, vous superposez cela des frais de marketing et de vente, des frais médicaux, des frais de R&D, et vous obtenez les 20 plus élevés en termes de pourcentage de revenus, ce vers quoi nous nous sommes guidés. C’est un peu les finances existantes pour le vaccin.
      Allons maintenant au-delà d’un environnement de prix pandémique, l’environnement dans lequel nous sommes actuellement. De toute évidence, nous allons obtenir plus sur les prix. Et clairement, plus nous acheminons de volume dans nos usines, plus le coût unitaire diminuera. Il est donc clair qu’il existe une opportunité importante pour ces marges à améliorer une fois que nous avons dépassé l’environnement pandémique dans lequel nous nous trouvons. (Google Traduction)

      Covid de l’état de Pandémie à l’état d’Endémie ??
      Pfizer est en partenariat avec le laboratoire de recherche allemand BiontTech qui a mis au point le vaccin.

      Pfizer 2019:
      CA : 45,2 Mds$
      Résultat net : 14,2 Mds$

      Business as usual

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      1. Où est la recherche publique qui ne dépendrait plus des actionnaires ? Existe-t-elle encore ?

        Souvenons nous de la réplique du bon docteur Knock : Il n’y a pas de personnes en bonne santé, il n’y a que des malades qui s’ignorent.

        “- Tomber malade ! Vieille notion qui ne tient plus devant les données de la science actuelle. La santé n’est qu’un mot qu’il n’y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints, de maladies plus ou moins nombreuses, à évolution plus ou moins rapide.
        – En tout cas, c’est une très belle théorie.
        – Théorie profondément moderne cher monsieur Mousquet”.

        La suite pour le plaisir
        “- Et toute proche parente de l’admirable idée de la Nation armée qui fait la force de nos Etats.
        – Vous êtes un penseur, vous, docteur Knock. Et les matérialistes auront beau soutenir le contraire, la pensée mène le monde.
        – Oui…, oui…, oui. Ecoutez-moi. Je suis peut-être présomptueux, d’âmères désillusions me sont peut-être réservées mais… Si dans un an , jour pour jour, vous n’avez pas gagné les 25 000 francs net qui vous sont dus, si madame Mousquet n’a pas les robes, les chapeaux et les bas que sa condition exige, je vous autorise à venir faire une scène chez moi et je tendrais les deux joues pour que vous m’y déposiez sur chacune un soufflet.
        – Cher docteur, je serais un ingras si je ne vous remerciais pas avec effusion et un misérable si je ne vous aidais pas de tout mon pouvoir.
        – bien, bien, bien…”
        Merci Jules Romain

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  9. Ici – à la Réunion – 70% des contaminations le sont au variant Sud-Africain.
    Pour l’instant l’épidémie reste sous contrôle :
    – Taux d’incidence : 107
    – Taux de positivité 3,7% en baisse (après un max à 5,5%)
    – L’ARS semblerait (notez le conditionnel) pouvoir encore tracer et remonter les chaines de contamination.

    Problème : Gros retard à la vaccination : moins de 5% de la population de 860 000 habitants a reçu les deux doses. Pour l’instant Pfizer uniquement. J&J d’ici deux ou trois semaines. (AZ recalé).
    Nous aurons donc, vers le 3ème trimestre sans doute, une vision plus précise quant à l’efficacité de ces vaccins sur le dit variant sud-africain autrement que in vitro (avec bien sûr quelques spécificités locales).

      1. @Ruiz : “Quel échec !”

        C’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide.

        Depuis le début de l’épidémie le choix du préfet – ou plutôt de la rue Oudinot si l’on en croit certaines sources de qualité – a été de laisser le département totalement ouvert contrairement à la Nouvelle Calédonie qui dès le départ s’est cadenassé et a joué la carte Zéro Covid. Et malgré un très fort flux touristique, jusqu’à fin 2020 la Covid à la Réunion était quasi anecdotique et l’on a vécu tout a fait “normalement” passé le premier confinement. Aux masques près évidemment – et encore.

        La donne a clairement changée avec le variant Sud-Africain dès janvier 2021 qui est rentré via le trafic de passagers de Mayotte car il y a pas mal de familles installées à la Réunion.

        Bon, on a jamais dépassé un taux d’incidence de 135. Du coup instauration de motifs impérieux pour voyager dans les deux sens. Couvre feu 18h. Restos fermés.
        Ça baisse. Doucement mais ça baisse. Les réas sont “peinard”. Toutes les opérations restent planifiées.

        Si l’on doit parler d échec c’est la campagne de vaccination qui ne décolle pas. On est à moins de 5% les 2 doses.
        D’une part la logistique ( Pfizer seulement) doit être un poil plus compliquée que pour servir Villeneuve-la-Garenne mais bon…
        Et d’autre part culturellement beaucoup de Réunionnais ne sont pas trop chauds. Du coup on ouvre au +55ans en pleine forme. j’ai mon rdv mercredi ! 🙂

        Et puis Charles Aznavour chanterait que “La pandémie est moins pénible au soleil ! “

  10. La meilleure efficacité apparente du vaccin Moderna sur le Pfiser pour certains variants, serait-elle liée à la plus forte quantité d’ARN injectée x 3 ?
    Le Dr Fauci s’étant semble-t-il fait vacciner en Moderna était sans doute bien informé.

    Plus généralement l’effet du vaccin peut il être relié à la dose ou à la dose massique ?

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    1. @Ruiz,

      Je ne sais pas. Peut-être.

      Autre hypothèse : le système immunitaire possède des cellules guetteuses, qui vont tenter d’intercepter un élément inconnu arrivant à l’intérieur du corps. Certaines de ces cellules vont tenter de tuer cet élément inconnu, tandis que d’autres vont le capturer et l’envoyer auprès des cellules du système immunitaire humoral et cellulaire, où il y a des “cellules mémoire”, ceci afin de comparer avec ce qui a été précédemment mémorisé. Si ça correspond, les cellules mémoires vont déclencher le processus de fabrication des anticorps (pour l’humoral) ou des lymphocytes T cytotoxiques (pour le cellulaire). Les cellules guetteuses ne présentent pas l’élément inconnu en entier, mais des parties constituées d’une cinquantaine de gènes. Il n’y aura donc pas un seul modèle d’anticorps qui attaquera le virus, mais plusieurs modèles qui auront été mémorisés, chacun étant capable de reconnaitre une partie du virus (principalement une partie de la molécule spike, qui est à l’extérieur de l’enveloppe du virus). Pour revenir à la question, peut-être que Moderna permet au système immunitaire de créer des anticorps qui sont moins sensibles aux variations liées aux mutations que le Pfizer.

      1. “une cinquantaine de gènes”, vous voulez dire “une cinquantaine de bases” (ou de codons ? => acides aminés => 150 bases). Pour moi, un gène ~ un morceau qui code une protéine ayant une fonction assez ciblée (avec les variantes = “les allèles”), la complexité venant des interactions entre tout ça et qui régule qui, et quand quoi (“l’évènement de crédit” qui déclenche l’apoptose du CDS me souffle mes neurones de 2008).

        1. Vu que j’ai dit cela de mémoire, c’est tout à fait possible qu’il s’agisse de codons et non de gènes. L’important c’est de comprendre que ce n’est pas l’entièreté du code génétique qui est transmis au système immunitaire adaptatif, mais des “bouts” séparés. Donc mea culpa.

  11. Royaume-Uni, Vaccin Astra-Zeneca, Majorité de la population adulte vaccinée.
    Nombre de décès attribué au virus pour les derniers jours:
    14 avril : 38
    15 ” : 31
    16 ” : 34
    17 ” : 36
    18 ” : 10
    19 ” : 33
    20 avril : 20

    Les chiffres pour l’Italie, l’ Allemagne et la France sont en gros 10 fois supérieurs. Les chiffres français présentent des variations importantes par exemple 140 le 17 Avril et 447 le jour suivant. Probablement un effet de rattrapage ayant pour origine la viscosité bureaucratique. Lustrine, gomme et taille-crayon ne fonctionneraient pas très bien sous nos longitudes.

    Pour nos amis d’outre-Manche, j’ai l’impression que les réflexions si importantes brassées ici sont résolues par l’action de vaccination de masse. Même limitée provisoirement à une première injection.

    Aussi critiquable que soit le gouvernement de Johnson (et Dieu sait….) la mise en place et l’organisation de la campagne de vaccination ont été remarquables.
    Curieusement, selon le Gardian, Johnson n’attribue pas cette baisse sensible à l’efficacité de la vaccination mais aux confinement et mesures ponctuelles, Il envisage de les prolonger ou les remettre en œuvre si la situation l’exigeait. Soit une 4.ième vague…
    Les variants contournant le vaccin peuvent l’y contraindre.

    Je souhaite à nos amis, jusqu’à présent si durement touchés, plein succès. Il est difficile , quoique prématuré, de ne pas penser qu’ils tiennent la solution agissante. Agir, une philosophie.

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    1. “Curieusement, selon le Gardian, Johnson n’attribue pas cette baisse sensible à l’efficacité de la vaccination mais aux confinement et mesures ponctuelles”.
      Je pense aussi qu’elles ont beaucoup aidé à faire baisser la pression. Il est en effet préférable de vacciner lorsque la circulation du virus est basse plutôt que lorsqu’elle est haute. C’est ce qui est fait pour la grippe saisonnière, où la vaccination débute à l’automne jusqu’en début d’hiver, date où commence à apparaitre le virus.

      1. @François M Boris a sûrement raison (sur ce coup là) la baisse est due aux mesures de confinement, la vaccination elle empêchera une reprise ultérieure.
        En France suivant l’habile stratégie poursuivie il risque fort d’en être de même, pas de reprise (sauf variants gravissimes)
        Mais pas de baisse non plus.

    2. absolument , ce qui compte c’est le pourcentage de personnes vaccinées/population totale , même si on utilise des vaccins +- efficaces (>60%)
      tant qu’il reste >60% (donc en dessous de 40% de vaccinés ) de la population à vacciner , on fait “fonctionner” la “machine à variants” , seuls , surtout , sont protégées (plus ou moins) les personnes vaccinées d’une forme grave (30 décès/jrs en UK (40% vaccinés 1doses. +-0 décès/jrs en Israel (>60% de vaccinés 1 dose…).
      par ailleurs , les études faites sur l’efficacité des vaccins sont très disparates (méthode de recrutement, taille de cohorte ….) pour que l’on puisse en tirer des conclusions “définitives” sur l’efficacité des différents types de vaccins , car il est difficile de mesurer autre chose que la réponse antigénique (productions d’anticorps in vitro ) , la réaction “cellulaire” étant pourtant l’autre “pilier” de la protection immunitaire.
      en ce sens , les méta-analyses (comme le fait Gozlan) posent souvent des problèmes de biais , surtout avec si peu de recul dans le temps…

    3. @Daniel
      ” Les chiffres français présentent des variations importantes par exemple 140 le 17 Avril et 447 le jour suivant. Probablement un effet de rattrapage ayant pour origine la viscosité bureaucratique.”
      Non, juste les chiffres (140) du dimanche (ou du lundi), on retrouve ça à peu près dans chaque contrée… 🙂

    1. Oups ! Oui, effectivement, mais au bout de plusieurs heures sur le sujet, il y a parfois un peu trop de neurones HS ! J’avais vu que j’avais fait une erreur sur le Pfizer, que j’avais corrigé, j’aurai dû me douter que j’avais fait la même chose sur Moderna.

  12. On a tendance à mettre en avant les Pfizer-BioNtech / Moderna en avant mais avant de jeter les autres, quelques considérations tout de même. Les AZ (opérationnel contre le sud-africain – B.1.351 à hauteur de 22% / score médiocre mais efficacité résiduelle quand même), Sinovac (efficacité variants ?) et Sputnik (efficacité variants ?) restent d’une pertinence parfaitement compatible avec la production d’une défense immunitaire rendant une infection ou une réinfection plus souvent asymptomatique. Citons un exemple dans une maison de retraite au Kentucky ici :
    https://twitter.com/DrEricDing/status/1384958240354709509

    Si l’on devait se convaincre que la vaccination fonctionne, les tranches d’age désormais les plus touchées – des pays les mieux pourvus en terme de système de santé – sont celles des moins de 30 ans :
    https://twitter.com/DrEricDing/status/1384629429599719429?s=20

    Il va désormais devenir urgent d’étendre la campagne de vaccination non seulement à toutes les générations mais aussi et surtout à toutes les populations mondiales avant de se voir déborder par des variants méconnus comme aurait pu en témoigner John Magufuli s’il n’en avait été une potentielle victime avant l’heure :
    https://twitter.com/DrEricDing/status/1384897458329763842

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    1. L’interview par la BBC d’un épidémiologiste chinois de HK qui donnent des indications intéressantes sur la situation vaccinale en Chine et son contexte (l’article date du 16 avril)
      Je résume :

      10 % de la population chinoise vaccinée avec une première dose (d’un des quatre vaccins chinois). Un article sur l’arrivée du vaccin Pfizer en Chine le 13 janvier, que le public a dû payer à ses propres frais, a été largement diffusé sur la plateforme de médias sociaux chinoise Weixin (WeChat) . (La BBC précise qu’elle n’a pas été en mesure de vérifier la réalité de l’ information.)

      La BBC a interviewé M. Jin Dongyan, professeur de biologie et épidémiologiste à l’institut Li Jiacheng de l’université de Hong-Kong. Plusieurs facteurs selon lui expliquent le niveau relativement faible de la vaccination en Chine : les gens éduqués se méfient des produits de fabrication chinoise, et la population en général est indifférente, parce qu’elle a le sentiment d’être déjà suffisamment protégée.
      Un sondage réalisé dans la province du Zhéjiang a indiqué que les femmes et les gens éduqués étaient les plus réticents à se faire vacciner.

      Les personnes âgées n’ont pas été ciblées par le gouvernement, car les fabriquants et les labos chinois ne pensent qu’à leurs profits et sont irresponsables, les personnes âgées n’ont tout simplement pas été intégrées dans les études cliniques de 3 semaines ; la liste des contre-indications est à rallonge.

      Selon le Pr Jin, pour réduire significativement les réticences de la population envers la vaccination

      — il faudrait que les études cliniques concernant les vaccins chinois soient publiées dans des revues scientifiques internationales, ce qui n’est pas le cas.
      L’OMS n’a pas intégré les vaccins chinois dans la liste officielle des vaccins ayant réussi avec succès les tests cliniques de 3 semaines, la Chine n’ayant pas encore communiqué toutes les données cliniques nécessaires à l’homologation.

      — Ceux qui décident en Chine ne comprennent pas les experts, ce qu’a montré la mauvaise réponse du gvt dans le traitement de l’épidémie à ses débuts. Les experts sont éloignés des instances de décision.
      Le gouvernement a deux options : soit suivre l’avis des experts, ou bien entamer une campagne de masse de vaccination obligatoire.

      https://www.bbc.com/zhongwen/simp/chinese-news-56756609

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  13. Est ce que les vaccins vont arrêter la pandémie ? C’est cela la question si j’ai mal lu ?

    Rhooo beh non ! Que nenni ma mie ! Comme si filer des bouées empêchait un naufrage ! Bref rien appris du tout.

  14. Merci pour le billet.
    Je suggère que les questions évoquées dans “la fabrique des pandémies ” soient approfondies. A savoir : l’apparition de nouveaux virus est liée à la destruction de l’environnement, la déforestation. Les chercheurs alertent depuis plus de 30 ans. C’est notre attitude qui crée ces problèmes. Même si ce virus est éradiqué un autre apparaîtra sans changement total d’attitude. Le fait que le labo P4 soit soupçonné d’être à l’origine sert l’intérêt des élevages industriels et évite de poser les questions de fond sur la manière dont l’humanité traite le règne animal . Sans pensé social pas d’écologie possible, sans pensée écologique et action pas de perspectives….

  15. Nous ignorons encore si le B1617 en Inde est plus infectieux ou résistant aux vaccins. Mais l’une de ses mutations est similaire à celles observées dans les variantes identifiées en Afrique du Sud et au Brésil, ce qui peut aider le virus à échapper aux anticorps du système immunitaire. il existe une autre variante d’origine indienne appelée B1618 (parfois surnommé la variante Bengal, ou variante triple mutant), qui semble à cet égard très inquiétant. https://inews.co.uk/news/health/india-triple-variant-what-we-know-about-the-latest-covid-19-mutation-968888
    —-
    Une étude danoise https://medrxiv.org/content/10.110 sur un échantillon de 3 millions d’adultes pointe que le nombre d’enfants à la maison détermine le risque beaucoup de contagiosité du SARSCoV2 chez les adultes du ménage. Ce risque accru, à partir de 2 jeunes enfants, est de 13%. à partir de 3 jeunes enfants il passe à 42%.

    La question de la protection sanitaire en miliieu scolaire reste primmordiale:
    En Suède les données indiquent une poussée soudaine et dramatique de cas en pédiatrie COVID19 cas depuis janv.
    Enfants de 0 à 9 ans: jusqu’à 123% de croissance
    Enfants de 10 à 19 ans: jusqu’à 72% de croissance
    Probablement en raison de la flambée #B117 variante, où il est maintenant à 50% à Stockholm.
    En Allemagne le groupe d’âge de 15 à 19 ans présente actuellement le taux le plus élevé de COVID19
    Il est imperatif dans le cas où les écoles restent ouvertes de mettre en place: ventilation, purificateurs d’air, comme filtres HEPA et UV.

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  16. Merci François M pour cet article

    Covid : Osivax, cette biotech lyonnaise à la recherche du « vaccin universel »

    https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/covid-osivax-cette-biotech-lyonnaise-a-la-recherche-du-vaccin-universel-1290890

    http://www.osivax.com/coronavirus.html

    “L’approche vaccinale d’OSIVAX est différente par rapport aux efforts continus de R-D qui se concentrent sur les vaccins ciblant l’antigène de surface à pointe de coronavirus, qui est spécifique à chaque souche de coronavirus. En ciblant le nucléocapside, un antigène interne fortement conservé beaucoup moins sujet à la mutation, le vaccin OSIVAX offre une approche à large spectre contre toutes les souches actuelles et futures de coronavirus.”

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  17. “Rappelons tout d’abord que les vaccins n’empêchent pas l’infection”

    Si cette assertion est bien exacte alors je ne vois pas en quoi un “passeport vaccinale” comme on entend souvent serait d’une utilité quelconque comme sésame d’entrée ! Sans test négatif à l’appui.

    Car si on est infecté on peut diffuser, vacciné ou pas, symptomatique ou pas.

    Pas Glop pas Glop

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