Gloubi-boulga, par Jean-Baptiste Auxiètre

On parle pour le gars qui a donné un gifle à Macron d’un « idéologue », là où il n’y a qu’un bonhomme ayant amalgamé en l’absence de toute cohérence des idées foutraques privées de toute référence : juste celles d’un rebelle, très loin de ce qu’on pourrait valablement qualifier d’« idéologie ». À la place, un vaste gloubi-boulga (la nourriture de Casimir, le héros dinosaure orange en mousse d’une émission télé des années 70).

C’est le drame d’un manque d’éducation de confondre une accumulation de faits, comme savoir qui est Casimir et ce qu’est le gloubi-boulga, avec un savoir aussitôt que cette accumulation commence à « faire poids » du fait de son volume. Une idéologie est un savoir contestable peut-être, mais c’est au moins un savoir.

Le bonhomme qui a giflé Macron, n’est pas un « idéologue », juste un  gars sans éducation prenant des vessies pour des lanternes.

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47 réflexions sur « Gloubi-boulga, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Excellente analyse de circonstance, proposée par Jean-Baptiste Auxiètre, et nôtre hôte.

    Pour rajouter au cynisme ambiant satirique du billet, critiquant des médias mainstream et politicien.e.s s’y précipitant pour « commenter » le « buzz électoraliste » ne voulant pas dire son nom, pourrais-je oser « gifler », au sens figuré bien sûr, les si « précieuses ridicules » critiques, en recopiant ici, un commentaire laissé sur le billet de blog intitulé « Le Figaro, Apocalypse now, par Éric Zemmour »…?

    « Sans sombrer dans le populisme vulgaire d’extrême droite, Trumpiste en somme (ou Zémmourien ???) , écoper de 4 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt (« immédiat », instantané, « réactionnaire » quoi…?)… pour avoir osé “gifler” le président, outrager la “République” (bananière…?)… ce tout jugé tant par l’institution judiciaire, que “l’opinion” (cette pute médiatique, qui prend le juge par la main, le juge…?) en moins de temps qu’il ne faut influencer les “temps de cerveaux disponibles” qu’à vouer un “culte féroce” à la seule “DICTATURE des émotions” sondées, voulant que soient “rassurer” les “doutes, incertitudes, de leurs “ras le bol fiscaux”, “poujadismes”, “bas instincts”…. pour le dire : reste à espérer que l’affaire Benalla (mais surtout le fameux “qu’ils viennent me chercher”) et autres affaires de violences, de parlementaires de LREM, etc, soit disant “juste immergés” dans le “coté obscure de la force” du “monopole de la légitime violence de l’Etat” (coté obscure considéré comme étant “bon”, même si plus de 50% du personnel vote pour l’extrême droite) et de brutalités policières… commises lors de “manifestations” pourtant festives (fête du travail par exemple), lors de “manifestations interdites”, de contrôles au faciès… soient jugées avec la même “CELERITE” surmédiatisée, la même indépendance judiciaire (et séparation des pouvoirs donc) et “sévérité”… que même les victimes éborgnées, amputées, subissant séquelles et traumatismes diverses, des “discriminations systémiques” quotidiennes… (de tentatives de meurtre pour des syndicalistes, instiguées par leurs patrons…) n’espèrent presque plus trouver pour enfin vivre (ou survivre en “communauté”, loin du “vivre ensemble”, du soit disant “intérêt général”) en toute “sérénité”…? »

    Comment convaincre « l’opinion » que pour amener le « cochon » à la mangeoire (la « peur d’avoir peur » des dirigeants du public et privé, s’inquiétant seulement de comment lutter contre la menace de justice sociale et « sociétale »… des taux records de l’abstention, des votes blancs, nuls… du ressenti de « satiété » des mensonges, tromperies, tricheries, fraudes… raisons légitimes d’être dans la défiance, méfiance) mieux vaut spéculer, parier, que faire passer pour les restes de foies gras trop cuits, ce « Gloubi-boulga », a plus « d’égalité de chance » de mettre en appétit…?

    1. Je ne fais « pas dire à cet acte imbécile et violent plus qu’il ne faut lui en faire dire »… « En même temps », je ne fais pas dire non plus, et/ni à son auteur, et/ni à son destinataire ayant été giflé, plus qu’il ne faut leur en faire dire…

      Mais est-il encore permis en démocratie, dans notre « État de droits », de faire dire aux conséquences de cet « acte imbécile et violent », à la tournure des évènements quoi… comme à la manière de le traité en « comparution immédiate » (la « comparution immédiate » n’est-ce pas selon certain.e.s avocats et juges, syndiqué.e.s de la Magistrature, le pire moyen de supprimer des droits aux présumé.e.s innocent.e.s suspect.e.s…?) ce qu’il ne faudrait peut être pas trop entendre dire : remise en selle du duel mortifère d’un perpétuel second tour électoraliste, opposant l’extrême-ultra droite/droite extrême, à la macronie/ »le roi te touche dieu te guérit »…?

    2. Chacun est dan son rôle
      Macron réagit habilement à chaud , en continuant son « bain de foule », à froid en disant «  ce n’est pas très grave » et , par ricochet en obligeant Mélenchon et Le Pen à condamner la violence en politique.
      La justice fait le job , dans un contexte tendu : il a mal choisi le moment le chevalier
      Les lecteurs du Blog commentent , les biais cognitifs exacerbés par le non sujet qui en devient un.
      Les non sujets ont de l’avenir: on passe 11% de sa vie au travail , quatre fois moins qu’il y’a un siècle , espérance de vie et progrès social aidant ,et il faut bien s’occuper !!!!
      Peut être le cas du chevalier

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      1. Pour que soit reconnue, l’attribution, la reconnaissance par toutes et tous, « du peuple » (des « gilets jaunes » ?) « en même temps » que des « élites » quoi… du titre de « chevalier » (et encore lequel « Chevalier ? « Lancelot du Lac » ou « Perceval le Gallois » – attention à savoir faire la distinction et différence entre gallois et « gaulois réfractaires » – « Célèbre » chevalier de la Table Ronde, est « renommé Perceval » qui a mené la Quête du Graal. ») pour redonner confiance, « rassurer » les doutes, indécisions, incertitudes sondées sans cesse par la « DICTATURE des émotions », des « temps de cerveaux disponibles » des « ras le bol fiscaux », « poujadistes », « bas instincts » (redonner confiance aux abstentionnistes de premier et/ou second tour électoral – pas toujours les mêmes…?), et gouverner, « diviser pour mieux régner »… faut-il avoir été adoubé par « le roi te touche dieu te guérit » qui avoua fut un temps que « ce qui manque à la France c’est un roi », ou par la série télé Française : « Kaamelott »…?

        Dans ce contexte « hypothétique », il paraît donc… quel rôle de causalité joue qui, pour cacher quel « bon coté obscure » des rapports de forces, à quel ennemi…?

  2. Veuillez excuser une banale erreur de manipulation (tentative d’effectuer un simple copier coller du lien de presse, qui ayant échoué au sens de « l’humilité »… a causé plus d’incongruité dans la « com' », que d’efficience – un « like » pouvant apparaitre « en même temps » que la publication… sur le partage d’un lien de « Libé ») pouvant donner l’impression d’une forme de prétention, narcissique, et « performative », loin du but initial de l’échange d’info, recherché…

  3. Bonheur. C’est donc pas un Gilet Jaune.

    On sait que les Gilets Jaunes sont indépendants mais on aurait pu estimer, dans certaine rédaction, qu’un Gilet Jaune défende les copains éborgnés, genre une baffe pour un œil. Ce n’est pas la cas et c’est heureux.

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    1. Lors de son audition, qui a duré deux jours, Damien Tarel, «en couple, sans enfant, sans profession», a reconnu «avoir porté un coup au chef de l’État et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique», a indiqué dans un communiqué le procureur. Il s’est également dit proche de «la mouvance des gilets jaunes» et partageant des «convictions politiques traditionnelles de droite ou d’ultra-droite» sans être «d’aucun parti ni militantisme exprimé.

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      1. ‘proche de «la mouvance des gilets jaunes»’

        Des paroles, du vent. Montrez-moi le rond-point.

        Si un jour j’assassine mon poisson rouge, que Dieu m’en garde!, j’aurais logiquement à en répondre en justice pour maltraitance.
        Et si, exploitant sans vergogne cette publicité inespérée, je proclame ma solidarité active avec les Gilets Jaunes, alors je montrerais le rond-point où j’ai modestement (et brièvement) participé à l’action.

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  4. Plus précisément :

     »  » Libération  »  » :

    L’audience commence. La salle d’audience du tribunal correctionnel est pleine à craquer. Une quinzaine de journalistes sont venus assister à l’épilogue de «l’affaire de la gifle». Damien T. est là, ses cheveux bruns lâchés sur ses épaules. Il porte le même attirail – tee-shirt vert et lunettes – que sur la vidéo. Il accepte d’être jugé immédiatement. Sur des écrans télés installés aux murs, les images de l’agression d’Emmanuel Macron repassent, au ralenti.
    «Quel commentaire avez-vous à faire ?» introduit la présidente du tribunal après la rediffusion de la vidéo. «Je découvre les images en même temps que vous. Dans mon souvenir, il ne me semblait pas que je lui prenais le bras», répond Damien T. La magistrate poursuit en lui demandant de «décortiquer» son geste. Le prévenu raconte qu’il a vu le président de la République «arriver de loin» et «se diriger vers [lui]», le «regarder pour prendre contact», peut-être lui «serrer la main». «Quand il est arrivé en face de moi, je dis “Saint-Denis Montjoie, à bas la macronie !”» et je le gifle. «Comment qualifiez-vous la gifle ?» l’interroge la juge. Réponse nette : «Plutôt violente.»
    «Je pense pouvoir dire que l’acte est regrettable», concède Damien T. L’homme de 28 ans n’était pas connu des services de police avant d’être mis en cause mardi dans l’agression physique du président de la République à Tain-l’Hermitage (Drôme). Il affirme que ça «ne se reproduira plus», souligne qu’il en «comprend les conséquences» dans «sa vie personnelle et par rapport aux médias».
    La présidente du tribunal enchaîne avec l’examen de la personnalité du prévenu. Damien T. est fils unique, il toujours vécu à Saint-Vallier, dans la Drôme. Titulaire d’un baccalauréat scientifique, il a rencontré des difficultés scolaires liées à sa dyslexie et sa dysorthographie. Il a poursuivi une formation de maître de cérémonie dans les pompes funèbres mais a échoué au concours pour devenir thanatopracteur. Après le décès de son père il y a sept ans, il travaille quelque temps comme intérimaire puis décide de partir au Japon pendant deux mois. Un «voyage» marquant dans sa vie, le pays le «passionne». Depuis son retour, il y a deux ans, il n’a pas eu d’emploi. Il a malgré tout créé trois associations liées à ses centres d’intérêt, le Moyen Age, les arts martiaux et le Japon. Aujourd’hui, il vit grâce au revenu de solidarité active (RSA) et à l’allocation adulte handicapée de sa compagne, qui est malvoyante. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs n’ont procédé à aucune saisie.

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  5. Je crois qu’on va chercher de midi à quatorze heures dans cette histoire.
    C’est juste un jeune homme qui n’en peut plus du « en même temps », autant dire de la confusion générale entretenue par Emmanuel Macron président et la macronie. Macron veut restaurer l’autorité présidentielle mais s’affiche dans les salons élyséens avec 2 influenceurs qu’il défie au concours d’anecdotes. Et ce n’était pas son coup d’essai, dans la série plus bas que terre. Macron se prétend grand démocrate mais il restera dans l’histoire comme le président éborgneur.

    La gifle n’ a rien à voir avec le niveau d’éducation. Bayrou l’agrégé de lettres classiques avait giflé un jeune homme, mais c’était pour son bien ! C’est permis de gifler les plus faibles, mais malheur à celui qui répond au puissant.
    Un type qui a vécu trois mois au Japon, s’est passionné pour ce pays a sans doute des tas d’idées sur ce que doit être ou ne pas être notre société. Mais sur ça personne ne va l’interroger. C’est la morale chevaleresque qui se fracasse contre le mensonge. On préfère par paresse le mettre dans la case extrême-droite. Pas un idéologue surement mais pas un crétin non plus. Il y a une histoire derrière ce geste non prémédité, il faudrait dérouler le fil.
    Macron a pointé les « ultra-violents ». Mais cela ne s’applique toujours qu’à la violence physique. La violence morale et sociale est systématiquement minimisée, voire niée. Zemmour pourtant condamné pour racisme court toujours dans la sphère médiatique.
    Ce Damien me fait plus penser à Robin des bois qu’à Orange Mécanique.

    Pour compléter l’article cité par Otroméros, cet article où apparait la morale chevaleresque du gifleur :

    « Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur qui voulait faire de moi un électeur, j’étais rempli de dégoût », a-t-il poursuivi.
    « J’ai vu des gens se faire expulser par la gendarmerie, ça m’a donné un sentiment d’injustice », a-t-il assuré. « Je pense que Macron représente très bien la déchéance de notre pays. »

    « Je pense que beaucoup de monde ressent cette injustice », a-t-il précisé. « Je ne voudrais pas faire le procès de notre démocratie, mais je pense qu’il n’a pas été élu par l’ensemble de la population française ».

    Même s’il a admis que sa « réaction était un petit peu impulsive », il a assuré que « ses paroles ont eu un impact pour Macron, tous les gilets jaunes, et les patriotes ».

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    1. Merci Pierre-Yves pour ce magnifique commentaire, parfaite analyse, rien à ajouter.

      PS- en tout cas, on peut déceler une composante de l’idéologie de M. Auxiètre : le mépris de classe. Et c’est vraiment affligeant de lire un tel billet sur ce blog.

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    2. Un jeune homme qui n’en peut plus du en même temps ?
      Voilà , Pierre Yves, un argument de poids pour sa défense
      Incompréhensible que son avocat n’y ait pas songé

    3. Oui.
      Puis, entendre de la bouche d’un Président de la République qu’il y a parmi les gens que l’on croise dans un hall de gare, des gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien est d’une violence extrême, INDIGNE d’un REPUBLICAIN …

      https://www.facebook.com/watch/?v=1445752272138331

      mais c’est hélas ce genre de président qui nous gouverne et c’est bien lui et ses affidés qui ont inscrit dans les faits et laissé les traces indélébiles de cette violence (pas que des mots)

      https://hervey-noel.com/declinaison-amere-victoire/

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  6. Ben moi je dis que le dessert préféré de Macron c’est la Tart’ à Tain !

    Le gars, Damien Tarel, a saisi l’opportunité au vol, tu parles d’une probabilité toi, c’est juste sublime et inespéré, de claqué le Roi qui courrait pour se faire aduler et s’en mangea une. Pour 14 mois dont 10 avec sursis, ça valait le coup de rajouter la crème !

    Allez les intellos prenez en de la graine :

    https://www.youtube.com/watch?v=F36OXrrO3Fc

  7. « Je me sentais investi par ce que représentent les gilets jaunes qui avaient été expulsés avant et par le peuple français en général. J’estime que les gilets jaunes et le peuple français s’expriment, mais ne sont pas écoutés». a dit l’accusé durant son procès.
    Pourquoi voulez-vous dénigrer ce geste ? Quand on veut, comme les GJ, renverser la table, on doit mettre les mains dans le cambouis. Cet homme-là entend les sirènes de droite, mais ne parait pas y être inféodé.
    Le président venant vers lui par surprise lui a donné l’occasion de manifester une saine colère..

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    1. Salut Chabian,

      La bourgeoisie et ses affidés commencent à s’uriner dessus, c’est très bon signe et je dois dire que le spectacle est plaisant. Elle déteste la violence qui s’exerce sur elle, sur les autres elle s’en cogne.

      Ce jeune vient de se manger une interdiction à vie d’exercer une fonction publique ! La République traite-t-elle ses enfants de la même manière ? Les mêmes bouffons n’ont rien à redire que des Cahuzac, Fillon, Balkany, Sarkozy, Copé, Juppé, et Cie pour ne citer qu’eux ne ramassent qu’1 à 10 ans d’inéligibilité !

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      1. « La bourgeoisie et ses affidés commencent à s’uriner dessus »….
        Tu prends des vessies pour des lanternes…

        1. Il me semble qu’il a commencé d’en faire avant et pendant le procès.
          Pour la suite c’est plus compliqué puisque sa peine prévoit qu’on lui retire ses droits civiques pour une durée de trois ans.
          L’obligation de soins psychologiques dans ce contexte est aberrante, car ce n’est évidemment d’un problème psychologique qu’il souffre. D’autres se bourrent de médocs, lui a préféré monter 3 associations.

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          1. Obligation de soins psychologiques : « back to USSR »
            Logique qu’un système à visée totalitaire (l’ultralibéralisme) rejoigne les méthodes éprouvées …

            1. Nul besoin de ressortir l’épouvante de l’épouvantail ! Quand un quidam déconne, soit il est responsable juridiquement soit il est fou. Il y a toute une gamme de pesée fine de l’affaire faite par des experts psychiatres et contre-experts à l’occasion. Et les faits divers récemment ont montré la fragilité du dispositif mais il n’y en aura pas d’autres sinon plus ou moins accomandant. L’obligation de soins psy soit molécules soit blabla ou les deux est prescrite par un juge, mais moins suivie que la même prescription proposée par un généraliste et déjà problématique. Faire le bien de l’autre, quelle histoire !

          2. Comme un air de déjà vu.
            Je crois me souvenir que le KGB déclarait « déviants » les opposants. Et ils étaient soignés manu militari en hôpital psychiatrique.

            Faut croire la membrane séparant le malaise politique de l’inadaptation psychologique devient très mince pour ceux d’un gouvernement démocratique ou du KGB.
            C’est une affaire d’appréciation totalitaire, car enfin, ne pas apprécier ceux nous gouvernant est inacceptable.

      2. C’est vrai que ça rappelle ce qui arrive dans les conflits de libération nationale, les « terroristes » sont les futurs interlocuteurs, voire les futurs dirigeants.

        Dans l’indignation, peut-on demander à tout le monde d’être un Cédric Herrou ? N’est-il pas intéressant que quelqu’un par ailleurs friand, dans une certaine désorientation, des discours les plus à droite/extrême, soit aussi saisi par une forme d’indignation (la forme « Gilets jaunes », dont le discours est criticable, mais dont l’origine dans les excès d’un jacobinisme « comprador », ou prédateur disons, est assez limpide (cf. le bouquin « Ceux qui restent » de Benoit Coquard (Ed La Découverte) , 10 ans d’enquête sociologique dans le Grand Est, dans les petites villes (pas de nom, mais pensons au « QG » des GJ à Commercy par exemple).

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  8. J’espère qu’il portera plainte contre mr Macron, qui 1. a violé les consignes de sécurité sanitaire et 2. l’ a agressé le premier en lui saisissant l’avant bras sans son contentement.
    C’est qu’il fallait absolument repousser l’agresseur et le dissuader de toute velleité de recommencer.
    Les images le montrent bien.
    J’ajoute que mr Macron n’a pas été touché de toute façon, puisqu’il n’y est question que de ‘tentative de gifle », selon l’Elysée même.
    Il ne s’agissait donc que de parer à la menace et de repousser l’agresseur.
    Professeur d’arts martiaux medievaux, on se doute bien que s’i avait réellement voulu toucher le président, il l’aurait fait.

    Sinon, on est clairement dans une situation pré-révolutionnaire (la gifle donnée par un quidam = 1 symptôme de plus).
    La dernière saillie du président au G7…, qui propose de vendre une partie du stock d’or de la France « pour financer la dette africaine », et qui n’est pas loin de la Haute Trahison dans le contexte financier actuel, n’arrangera rien.
    Quand le fric va cesser de pleuvoir (le quoi qu’il en coûte) et que l’inflation prendra son essor, nous serons un peu plus près encore du désastre.

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  9. J’ai été assez choqué de la sévérité de la condamnation : 18 mois de prison (même si 14 avec sursis) + déchéance des droits civiques pour une durée de 3 ans + interdiction définitive d’être employé dans la fonction publique, ça fait cher la baffe, même si ce n’est pas très malin de gifler le président de la République. J’ai eu le sentiment que bientôt, le crime de lèse-majesté serait réintroduit dans le code pénal. Cette affaire nous dit 1/ que le bourgeois est fébrile, gagné par le malaise et commence d’avoir le pressentiment de lendemains qui pourraient ne pas lui être enchanteurs et 2/ que même si on le savait déjà, la justice est clairement une justice de classe et qu’en plus, elle se radicalise.

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  10. A partir de quoi ou de quand, doit-on considérer qu’on manque d’éducation? Le bagage intellectuel est parfois, pour certains, un fardeau….

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    1. Oui c’est la même rengaine depuis 4 ans :

      Si on est pas d’accord, c’est qu’on a pas boen compris.

      Pas du tout énervant ça aussi…

    2. Céline et Heidegger, pour ne retenir qu’eux, souffraient eux aussi d’un manque d’éducation ?

      1. Certainement pas ! Mais mal éduqués certainement, c’est tout un débat de trancher sur ce qui doit être enseigné ou pas, responsabilité de l’instruction publique, il y a du ratage comme toujours, c’est même pour ça qu’en cas d’échec, il y a l’offre de rattrapage qu’on appelait jadis camp de ré-éducation, mais là aussi il y a du ratage, c’est l’humaine condition de fabriquer des normes et des marges, avec les incorrigibles…

  11. une claque dans un village potemkine, ça déplait à certains. Compréhensible. Mais casimir, un héros?!?

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  12. Je pense qu’il y a malentendu sur le sens de  » manque d’éducation » , le sieur d’Auxiètre a sans doute voulu dire  » manque de bonnes manières » , qu’il en soit ici excusé , gifler un Président de la République cela ne se fait simplement pas . Tout comme pour le refus d’obtempérer , un autre billet hautement judicieux du même « hauteur »
    https://www.pauljorion.com/blog/2020/11/29/article-24-par-jean-baptiste-auxietre-et-paul-jorion/#comments

    1. Voilà les bonnes manières bourgeoises se perdent, là je comprend mieux !

      « Ma chère et tendre veuillez je vous prie maintenant de prendre le vit de Monsieur en bouche avec délicatesse et vigueur ! »

      Tout suite ça claque mieux qu’une bonne vieille expression comme, « allez taille moi une pipe petite cochonne » !

      Je rebondis sur un autre message par malignité.

  13. Ha ha! Je rentre d’une escapade d’une semaine, et me remettant à jour dans mes lectures du blog de Paul Jorion, je découvre ce billet.
    Le 3 janvier, je m’étais fendu d’un texte sur mon mot de l’année 2020, gloubi-boulga:
    Pardonnez ma paresse et de renvoyer simplement à ce billet, au lieu de réécrire une version plus adaptée à l’occasion présente:
    https://condrozbelge.com/2021/01/03/coronaviral-31-gloubi-boulga-mot-de-lannee-2020/

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