Article 24, par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Comment en arrive-t-on à imaginer au XXIe siècle que la réponse à un problème de société majeur puisse être aussi grotesque que le déni de réalité consistant à flouter des visages sur des photos ou des vidéos ?

La seule explication envisageable est un refus délibéré de poser le problème dans les termes qui sont les siens. À savoir que

  • La norme est devenue que le citoyen lambda refuse d’obtempérer car il met en doute la légitimité de l’ordre d’obtempérer, le considérant (en contexte ou par principe) comme arbitraire parce que fondé non par sur les faits mais motivé par le préjugé,
  • Les forces de l’ordre 1° ont cessé de respecter la proportionnalité de la réponse à l’infraction constatée, 2° sont en effet souvent motivées dans leurs décisions seulement par le préjugé.

La solution nécessite que le citoyen lambda cesse de considérer le refus d’obtempérer comme la réponse par défaut. Mais cela ne sera possible que si l’injonction d’obtempérer cesse d’apparaître arbitraire parce que motivée par le préjugé.

En attendant, le législateur devrait lui aussi s’efforcer d’atteindre l’âge adulte en prenant conscience que si la solution d’un problème de société majeur semble être de flouter des visages sur des photos ou des vidéos, c’est que ce problème n’a pas encore été posé dans les termes qui lui conviennent, à savoir susceptibles de déboucher sur une solution.   

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55 réflexions sur « Article 24, par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion »

  1. Hier, ou avant hier on parlait des GARDIENS DE LA PAIX pour évoquer ces gendarmes de la République. On les nomme aujourd’hui FORCES DE L’ORDRE.
    On peut remarquer le glissement de sens dans ces deux désignations de l’autorité publique.
    Si les termes utilisés émanent du peuple, c’est que le peuple voit clair et dit clairement ce qu’il comprend.
    Si les termes utilisés émanent de l’autorité publique, c’est que l’autorité publique voit une menace et remédie clairement à ses craintes.

    Merci Machiavel.

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    1. Coluche disait déjà des gardiens de la paix :

      « Au lieu de nous la garder, y feraient mieux de nous la foutre. »

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  2. Je profite pour coller ici une question qui n’a eu aucune réponse de la blogopsphère Jorionesque collée plus bas sous un billet dessin de chantal :

    Salut,

    Je suis très surpris de lire rapporté dans le monde.fr qu’un individu de 19 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir menacé un professeur de lui faire le sort arrivé à Monsieur Paty.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/11/28/nice-dix-huit-mois-ferme-pour-avoir-menace-un-professeur-de-le-faire-mourir-comme-samuel-paty_6061492_3224.html

    Le jeune n’a aucun antécédent judiciaire et clame avoir agit ainsi pour impressionner une fille… On laissera de côté la bêtise crasse de ses propos, et la maturité avéré ou pas de l’individu, manque trop d’information, mais on peut s’interroger quand même sur la lourdeur de la peine, malgré le contexte. 18 mois ferme ce n’est pas un détail !

    Il faut aller sur le site de Nice matin pour avoir une « idée » plus précise en voyant le prénom de l’individu. Et là quelque chose cloche. Si la même personne tenant des propos strictement similaire s’était appelé Charles- Edouard de la Boiserie, avec le même « pas casier, aucun antécédent » est-ce que le verdict aurait le même ? Suivant le réponse on peut légitiment alors se demander où va la justice dans ce pays après la Police… La discrimination est punie par la Loi, Justice ou pas Justice.

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    1. Dix huit mois ferme ( ça veut dire en fait , compte tenu de la durée « restreinte » de la peine , moins de six mois effectifs si l’avocat et le JAP font comme à l’accoutumé ), ça ne me parait pas trop , quelque soit le nom que l’on porte , pour signifier qu’on ne menace pas quelqu’un de mort sur les ondes , même si c’est pour épater les filles .

      Le reste est spéculation gratuite sur les juges et la justice qui a seule accès à toutes les informations qu’elle pourrait souhaiter .

      Mais il sera utile de suivre tout ce qui pourra faire référence et jurisprudence , toutes choses égales par ailleurs .

      PS : si ç’avait été Clo Clo le cinglé , je lui aurais collé 10 ans !

      Et trois mois de salaire d’amende .

      1. Juan, pourquoi je ne suis pas surpris par tes propos ? La privation de liberté même 6 mois tu parles, et dans une prison française, pour avoir dit de la merd.., c’est rien pour des Juans. Faut faire des exemples n’est-ce pas ? La justice est forte et impitoyable ainsi, elle protègerait ainsi la société. C’est sur que c’est dissuasif et éducatif, évident pour tous les Juans du pays. Moi je doute de tout ça.

      2. A la vérité , il faudrait avoir toutes les données pour se faire une idée de la qualité du jugement .
        Ce n’est pas parce qu’on a un casier vierge qu’on est irréprochable, et ce n’est pas parce qu’on est un jeune adulte que l’on est pas en pleine crise d’adolescence ( avec les actes de défi à l’autorité qui vont avec ).

        A noter quand même qu’entre dire de la merde et menacer , il y a une différence de taille .
        Idiot , sur de son impunité , radicalisé ? C’est vrai que suivant les cas , là sentence ne devrait pas être la même , au risque d’être contre productif.

        http://psy-enfant.fr/crise-ado-therapie-paris-xx/

      3. @Clo Clo :

        Je sais à peu près ce qu’est la prison , car je suis allé deux fois récupérer un neveu au commissariat de police d’abord ( conso de cannabis et bagarre « entre bandes » , qui a mal tourné ° . La deuxième fois , comme il est plutôt baraqué ( polonais d’origine , enfant adopté) , et qu’il valait mieux l’avoir dans son camp que contre , il a envoyé deux hommes à l’hosto .Ça lui a valu 3 mois de prison avec sursis dont deux mois de TIG . Qu’il a négligé . Moyennant quoi , deux pandores se sont présentés un jour pour l’embarquer illico en tôle ….pour six mois . C’était il y a une quinzaine d’années . Il n’a pas vraiment aimé son séjour à la prison de la Talaudière près de Saint Etienne , où il avait pourtant la chance lui , d’avoir de la visite familiale. Quinze ans plus tard , il est père de famille , et reconnait lui même que cet  » épisode » l’a fait homme , en ce qu’il s’est cogné sur un mur qui lui a fait prendre conscience que tout n’est pas permis , et en ce qu’il a trouvé dans son entourage de quoi trouvé des forces et des aides .

        Ça a appris la même chose à la famille et au dit entourage .

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      4. Salut Bernard,

        Il manque des informations, je l’ai dit en préambule, et j’avais pensé à un jeune sans casier mais qui aurait pu être fiché S en radicalisation par exemple. Mais c’est le genre d’info qui fuite rapidement dans la presse…

        Oui oui mon Juan, la prison redresse les mauvaises âmes égarées, l’armée aussi, les coups sur les doigts à l’école, une éducation à la maristes à l’ancienne ça forme des hommes bons et honnêtes à n’en point douter, même les tartes dans la figure sur les enfants trop capricieux hein ? Tout s’éclaire suis-je bête !

      5. Si c’est ce que CLO CLoOa subi dan sa jeunesse , je comprends mieux son caractère dominant ( dont on espère qu’il n’est pas dans sa version ultime ) .

    2. Sans connaître le cas,…je crains qu’il soit
      un jeune comme tant d’autres, qui vit sa vie par procuration au travers du net. Des menaces, des cris et de la haine : il en avait déjà tant vu à 18ans et sûrement, ses parents de désespérer. Loi de la jungle, où avoir qqchose à dire n’est pas diffirent d’oser dire qqchose.

      Nos enfants essuient les plâtres d’une maison où la loi de la république est absente, chacun y pisse, comment s’étonner de l’odeur?
      Voulons-nous des profs pour nettoyer les miasmes numériques au nom d’une « Education Nationale » en phase de dématérialisation complète? Voulous-nous être des parents à sans cesse sursauter dés que nos chers traversent le réseau?

      Mais que fait la polis? Où sont nos geniarques? Ce n’est plus un problème d’éducation, c’est environnemental : la santé mentale est en jeu.

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      1. Je présuppose que quelques commentateurs, sur ce blog, ont un certain âge pour ne pas dire un âge certain et que nous pouvons les qualifier de « vieux sage ».
        Ces mêmes « vieux sages » connaissent bien la chanson de J Brel les bourgeois : https://youtu.be/dCHi5apc1lQ
        A partir de là si nous sommes capables de reconnaître, savoir et comprendre qu’un jeune homme de 18 / 19 ans est « brut de pomme » et qu’il n’a pas l’expérience, la connaissance, le vécu d’un homme plus chenu c’est perdu d’avance et nous revenons à la chanson de Brel.
        Pour comprendre un peu cela C.G Jung m’a bien aidé et ensuite cette typologie jungienne traduit par le MBTI.
        Le fait de connaître l’émergence des fonctions avec l’âge permet d’énoncer l’importance et la nécessité d’une éducation donnée entre autres par la famille, l’école, la société pour qu’un être humain se construise.
        De fait dans cette théorie-là, la notion de temps et de stade est importante.
        Jung disait aussi : « les enfants sont éduqués par ce que l’adulte « EST » et non pas par ses bavardages ».
        Attention aux leçons données à tort et à travers qui ne peuvent être que des bavardages au vue de nos comportements !!
        Prenez soin de vous

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    3. @Cloclo la différence viendrait sans doute de la méthode, il aurait sans nul doute proposé plutôt de la noyer dans un cul de basse-fosse !
      ou plus moderne de l’écraser avec un gros 4×4 !

    4. Mettez-vous à la place de l’enseignant. Dans les circonstances présentes, la menace a dû lui paraître plus que crédible, l’équivalent d’un coup de poignard.

    5. En tous cas, la peine est conforme au code pénal :

      https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417660/

      « La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet.

      La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende s’il s’agit d’une menace de mort. »

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      1. En fait le jene en question risquait même sept ans de prison pour « apologie d’actes de terrorisme ».

        « Le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

        Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne. »

        https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000029755573/2014-11-15/

        Notez que, dans son infinie sagesse, mettait autrefois, des garde-fous ; il fallait que les menaces soient réitérées ou mises par écrit pour encourir 3 ans de prison, ce qui fait que quelqu’un quittant, par exemple une administration en lançant une seule fois sous le coup de la colèr e ou de l’alcool « je vais revenir vous planter un coup de couteau », il ne tombait pas ous le coup de la loi. De nous jours, s’il a le malheur d’ajouter « Allahou Akbar », il risque directement 5 ans de prison .Il me semble qu’un cas de ce genre est arrivé il y a quelques années.

        Il me semble aussi qu’il y a une baisse flagrante de qualité linguistique des textes de référence du droit . Regarde la note sur l’article du code pénal :

        « Selon la réserve énoncée par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2020-845 QPC du 19 juin 2020, les mots ou de faire publiquement l’apologie de ces actes figurant au premier alinéa de l’article 421-2-5 du code pénal, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, ne sauraient, sans méconnaître la liberté d’expression et de communication, être interprétés comme réprimant un délit de recel d’apologie d’actes de terrorisme.  »

        « Recel d’apologie d’actes de terrorisme » : qu’est-ce que c’est que ce charabia ?

  3. Hypothèse a : des enfants-rois tout puissants et sans limites refusent par principe de se soumettre à une quelconque contrainte du vivre ensemble. En face, des gens simples emplis de préjugés et de peurs, surréagissent. La faute au législateur qui pense solutionner un problème d’éducation par des lois.

    Hypothèse b : une société de plus en plus inégalitaire ne peut qu’engendrer de plus en plus de violences et l’État ne peut que se transformer en objet autoritaire, voire dictatorial, pour maintenir les privilèges de la noblesse d’argent.

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    1. Nous imitons la société étasunienne avec simplement quelques temps de retard. Comme là-bas c’est la pauvreté qui est criminalisée, il est facile d’en déduire que la police française va avoir de plus en plus de travail pour punir les contrevenants.

      Tolérance zéro pour le gueux qui choisit de manger ou de payer son loyer plutôt que de changer ses pneus usés, open bar pour Axa et la Société Générale qui volent au fisc des centaines de millions d’euros en toute impunité.

      La Société générale accusée d’avoir aidé Axa à frauder le fisc

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      1. La criminalisation de la misère en France date du virage libéral des « socialistes » au pouvoir. Vers le milieu des années 90 je faisais des ateliers d’écriture avec les détenus de la maison d’arrêt de Laval. Tous des ouvriers sans ouvrage, des. pêcheurs sans pêche, des artisans sans artisanat. Tous spoliés et dépossédés, puis criminalises pour des broutilles. La classe ouvrière et oeuvriere emprisonnée par le bloc bourgeois rose au pouvoir. Une vraie guerre de classe. On connaît la suite…

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      2. Merci pour ce précieux rappel Chantal. Que reste-t-il de la « démocratie représentative » si ce n’est un champ de ruines fumantes ?

        À gauche hollande a définitivement enterré le beau nom de socialisme en détruisant le code du travail à coups de 49,3. Et symétriquement à droite Macron en a fait autant avec la belle idée du libéralisme, en faisant éborgner et mutiler à un tel point que même l’ONU s’en est ému.

        Ces gens-là sont nos ennemis au sens premier du terme.

  4. L’explication individuelle, ici, me semble étonnante. Est-ce qu’on ne pourrait pas y voir la conjonction de deux facteurs (entre autres) :

    1/ L’évolution des moeurs ou des mentalités qui progressivement refusent toute forme de violence institutionnelle : plus de châtiments corporels à l’école, plus de fessées en famille, plus de coups de matraques dans la rue… plus d’injustices sociales.

    2/ Un système à bout de souffle dont la légitimité est de plus en plus contestée (*) et qui, pour poursuivre sa marche en avant, ne peut plus miser que sur la violence et la répression (depuis que Macron est aux manettes, d’abord sous Hollande avec la loi Travail et pire depuis 2017, Gilets Jaunes, retraites, hôpital, climat, article 24, etc).

    Le pouvoir veut bien céder sur les moeurs mais le noyau dur c’est l’économie, et là, c’est no way.

    La conjonction de ces deux facteurs donne ce à quoi nous assistons en ce moment.

    (*) Contestée, faut le dire vite. Apparemment, même quand on veut leur rendre les clefs, ils les refusent… Les braves gens !
    https://www.francetvinfo.fr/economie/les-suisses-votent-contre-des-multinationales-plus-responsables_4200441.html

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    1. Petite précision concernant la Suisse, une courte majorité de la population pour (50.7%) mais le double système de majorité (populaire et cantons) a corrigé cet égarement passager. Sont bien foutues les institutions quand même…

    2. @2Casa :

      En voisin , j’avais aussi remarqué ce résultat suisse qui ne m’a pas trop surpris . Il y a deux choses qui ont de la peine à « parvenir jusqu’à « , ou « réussir à » , dans les votations suisses : les banques et le pognon « qui compte » .

      1. A noter aussi que se confirme en Suisse , sur ce type de votations une cassure ( comme en Belgique ?) entre francophones ( qui ont voté plutôt largement pour l’acceptation de la votation ) et germanophones ( très sensiblement opposés avec en particulier l’Etat canton de Zoug ( plus de 65 % contre et ….. hyper paradis fiscal en Suisse intérieure ) .

        Organisation de la police en Suisse :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Police_en_Suisse

        Je n’ai pas d’informations pertinentes sur le ressenti de la police par les âmes suisses , juste deux expériences personnelles à l’occasion du suivi professionnel d’étapes du Tour de France entre la Haute Savoie et Fribourg pour la dernière . Nous précédions la course en tant que responsables de la sécurisation matérielle du parcours au titre de gestionnaires des routes ( en France) , et à l’arrivée à Fribourg ( germanophone ) nous nous sommes garés comme d’habitude à proximité immédiate du « village du tour » pour aller nous y réconforter . Pas le temps de fermer les portières de notre magnifique fourgon orange que 3 costauds assez patibulaires , mais en uniforme, nous ont enjoint ( en allemand que je pratiquais heureusement mieux que maintenant ) d’évacuer car » il était interdit de stationner ici  » . Malheur nous a pris de tenter d’expliquer notre participation aux festivités . Ça a commencé à chauffer et on était à deux doigts de se faire embarqués dans un autre fourgon , quand un officiel du TDF qui nous connaissait et avait repéré l’esclandre est venu parlementer à son tour , mais il a bien fallu dix minutes pour qu’on arrive enfin à aller boire un coup ; Bref , la police suisse , au moins à Fribourg , ça discute pas trop .

      2. Là ce n’est pas un voisin (de la Yaute) mais « vu de l’intérieur ». Intéressant en ce que ça pose le problème constitutionnel. Comme aux Etats-Unis, pour d’autres raisons. Quand même, ces Helvètes m’épatent toujours. Leur prospérité résistera-t-elle aux bouleversements climatiques, conséquences de notre boulimie énergétique? Rien n’est moins sûr. Ils donnent pourtant l’air d’y croire.
        https://blogs.mediapart.fr/heimbergch/blog/291120/en-suisse-une-campagne-humaniste-echoue-face-une-constitution-archaique

        1. Même chose qu’aux États-Unis : le souci de respecter les régionalismes avantage massivement les ruraux. Une raison de plus pour quitter les villes et aller habiter à la campagne !

      3. Ruraux , ruraux , pour la Suisse faut voir et c’est plutôt à Berne , pas trop rurale qu’on situe les Gnomes .

        Il est fréquent par contre que les zones peuplées à très peuplées sont plus « progressistes que les zones rurales sou faiblement peuplées . Aux USA , ça a donné les nordistes et les sudistes ( « qui , s’ils avaient été plus nombreux , auraient bel et bien foutu la pâtée aux nordistes » ) .

        En France , ce sont bien souvent les cités ouvrières fortement peuplées qui ont donné ses forces à  » la gauche » . Un cas particulier avec le sud vinicole ( à cause du rouge ?) , mais Vigneron ne peut plus ou ne veut plus m’éclairer .

  5. Ne s’agit-il pas au fond pour les puissants et leurs séides de se préparer à maîtriser des sociétés déjà extrêmement fragilisées par les manifestations multiples de l »‘effondrement » en cours et qui devraient l’être plus encore dans un futur proche ? Quoi qu’il arrive et… quoi qu’il en coûte !
    De se préparer à maintenir au sein de nations éclatées, les pompes à profits ( phynances ) sous toutes leurs formes… Nous ne tarderons pas à voir se multiplier les milices.

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    1. « Nous ne tarderons pas à voir se multiplier les milices. » , ce qui irait dans le sens d’une société qui veut toujours moins d’impôts , moins de charges pour l’état , et donc toujours moins de fonctionnaires : trés tendance.
      Cà commencerait par les prisons privées , non?
      Ha ben tiens, ça a déjà commencé …
      https://multinationales.org/La-privatisation-rampante-des-prisons-francaises

      Si la sécurité devient un marché , on n’a p

  6. Même les pays qui font semblant de ne pas être capitalistes sont touchés par le développement des milices .

    « En Chine, par exemple, les agents de sécurité privée ont été largement mobilisés – bien plus que d’ordinaire. Là-bas, les agents sont employés par de grandes sociétés immobilières, les wuye gongsi, pour protéger les résidences et les lotissements privés. Car, depuis plusieurs années, la Chine construit de grandes résidences privées à tour de bras. « 
    https://rendre-notre-monde-plus-sur.goron.fr/comment-la-crise-du-covid-19-secoue-les-secteurs-de-la-securite-privee-autour-du-monde/

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  7. « Les forces de l’ordre 1° ont cessé de respecter la proportionnalité de la réponse à l’infraction constatée, » Sur ce plan, on pourrait dire bien des choses. Souvenons-nous de cette police anglaise qui ne portait pas d’armes… Et nos gendarmes n’étaient armés que en cas d’émeutes où la population sortait aussi les armes (Belgique 60-61). Un corps a été créé en France, les CRS, intervenant pour les événements de la guerre d’Algérie et mai ’68, sans impliquer les autres corps de police. Songeons aujourd’hui à ces armes spécialisées (grenades de désencerclement etc.) toujours utilisées hors de nécessité, ce qui cause des morts et des blessés non « proportionnés ». Votre mention de « proportionnelle à l’infraction constatée » est déjà inadéquate : la police a réprimé le cortège traditionnel du 1er mai, au grand dam de syndicalistes. Inouï ! (A contrario, des groupes violents sont apparus pour profiter de manifs autorisées pour « casser » les équipements publics, puis les équipements de police, puis les biens privés… ). Le maintien de l’ordre en est venu à utiliser la provocation aux violences et destructions, qui permet de vider une manifestation de son impact politique (époque de la TV). Ensuite le contexte du terrorisme (2004 à Madrid et Londres) en 2015 à Paris a donné une autre répression qui n’a pas cessé. Le maintien de l’ordre est devenu une suspicion et une répression généralisée. ET il sera très difficile pour le pouvoir de faire raisonnablement marche arrière sur le principe, sur les techniques (la « nasse », etc), sur les moyens, et sur le commandement tout ensemble.
    Il faut ensuite mettre ceci dans le contexte du libéralisme débridé post-communisme. Il s’agit d’imposer une casse sociale (Thatcher) par une force stratégiquement organisée, poussant les citoyens à la faute et à la défaite. On en est bien là en France. depuis 2007…En plus, on a pas eu de réponse à la question des populations des banlieues (« politiques de la ville » a t on d’abord prétendu essayer). La répression ordinaire et croissante dans ces quartiers ne résoud rien, sinon par de la violence.
    « 2° sont en effet souvent motivées dans leurs décisions seulement par le préjugé » : la formule est aussi ambigüe.
    Le préjugé amène à des actes individuels, des bavures. La stratégie de répression conçoit des décisions et des pratiques qui sont politiques et sociales. L’intervention en tabassage du producteur de musique ne peut être réduite à une bavure de quatre hommes : une 20aine de collègues sont venus les protéger et « sécuriser la zone » (au lieu d’arrêter un excès inacceptable, ce qui en fait des complices) et un commandement a bien dû superviser l’opération.

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  8. « La crise n’a pas fermé le robinet des dividende…….. Carrefour, Danone, Verallia… Plusieurs grands groupes ont maintenu cette année le versement de dividendes, bien qu’ils aient eu recours au chômage partiel ou aux plans sociaux. » https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/11/30/malgre-la-crise-le-robinet-des-dividendes-reste-ouvert_6061610_1698637.html?fbclid=IwAR3TN7bJ315R-gr0RJiivZke6Yp73z5Ec-F74zbQAahCa0lZG8gTZC0Tpnk

    N’est-ce pas, cette distribution indécente de dividendes, une violence qui elle, n’a pas besoin d’article 24, d’une « Loi Sécurité Globale » (rien que le nom devrait choquer, au point de faire réagir exagérément les anti-mondialisation/globalisation, au pays de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen)… car son image n’étant pas « traçable », aussi papable émotionnellement… que d’autres spectaculairement mises en scène… que son choc peut être si facilement dissimulé, dénaturé… dilué même… qu’il suffi d’entretenir un floutage autour de la «l’anonymisation » des comptes bancaires au nom de « personnes morales » des actionnaires, grands patrons, CSP+ planqués en résidence secondaire durant les confinements (ayant participé aux fraudes au dispositif de chômage partiel) … pour que les « masses » n’en aient pas conscience… ?

    Comme s’il n’y avait pas suffisamment de violence psychologiques, morales, physiques, verbales… dans toutes les inégalités, territoriales, scolaires, de « destins » (NON RECOURS) dans les « discriminations systémiques »… cette violence là, ne provient pas l’inconnu, des incertitudes, des doutes… mais des grandes enseignes de la distribution, de l’industrie agroalimentaire,, de leurs actionnaires… tous vantés comme « modèle de réussite à la Française »… s’étant gavés durant le confinement sur la privation/privatisation de la solidarité, incarnée par la fourniture de repas gratuits, à pas chers, de ce besoin essentiel de sustentation alimentaire qu’ont les enfants de familles pauvres, modestes, lors de l’apprentissage du vivre ensemble, de la convivialité, jovialité, civilité, dans les cantines scolaires, sur la fermeture des petits commerces, restaurants de quartiers, etc…

    Au lieu que notre attention soit concentrée sur cette chaîne particulière de responsabilités, causalités, des inégalités, injustices… sur les scandales du clientélisme, carriérisme, des conflits d’intérêts, « secrets d’affaires »… et de ce qui conduit certaines citoyennetés au « refus d’obtempérer », à la désobéissance civile de moins en moins pacifique, à la défiance vis à vis du personnel du « monopole de la légitime violence d’Etat », dont est fait passé pour « naturel » le fait que 50% votent pour l’extrême droite, puisque reflétant à l’identique la société, sans considérer quel rôle a la part croissante de l’abstention dans les mécanismes de défiance vis à vis des politiques, des médias mainstream… est laissé dire par le fhaine, et même approuvé en prétendant poser le « bon » diagnostique, qu’il n’y a pas de corrélation entre les violences (« télégéniques ») et la pauvreté, les inégalités… dans les cités, parce que celles ci ont reçu bien plus de denier public que les zones rurales (Sauf que, quand il devient impossible de survivre pauvre en zones péri-urbaine, après sombrer dans la misère des SDF pour les familles éclatées… le dernier RECOURS n’est-il pas de rechercher « l’espoir » de trouver un boulot, vers les zones rurales ou le niveau de vie est moins élevé, mais ou aussi es déserts de services publics font des ravages ?)…

    Comme s’il y avait réellement que « du bon dans le coté obscure de la force » de la démagogie, de l’ignorance, de la méconnaissance… de l’indifférence… n’est-ce pas la corrélation qu’il peut y avoir entre les « discriminations systémiques » (discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès au logement…), la non représentativité (abstention), l’absence de défenses des droits de celles et ceux les ignorant (NON RECOURS, etc) des violence morales… cumulatives… par excellence »… et les violences physiques dans le refus d’obtempérer aux 5ième contrôles au faciès de la journée… aux injures racistes, au tutoiement (brutalités policières commises impunément lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites »…) à l’injonction contradictoire de n’exercer que des petits boulots de merde en CDD très courtes, temps partiel subi, « ubérisés ». (voire en terre du « concordat », ou il paraît que c’est sur la base du volontariat que le « travail gratuit » le »bénévolat subi » , donne droit au RSA, à une allocation chômage… Voir la volonté gouvernementale de remettre sur le tapi une « réforme structurelle » des régimes des retraites, qui va consister à aligner l’université de son principe à un âge de départ – dont l’espoir de la vivre en bonne santé pour les plus pauvres, précaires, cumulant des facteurs multiples de comorbidité et pathologies chroniques mal soignées, recul – aux taux de mortalité de la covid-19) .. n’est-ce pas cette corrélation là, entre ces deux formes de violences… que le fhaine, en connivence avec les « chiens de garde », « donneurs de leçons de morales » de la droite extrême et macronie, ne veulent pas voir filmées, diffusées, discutées…?

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    1. Le comble de l’hypocrisie ne revient-il pas à celles et ceux qui dénonçant le risque de créer un « appel d’air » en matière de circulation des personnes, si le tout sécuritaire la « Sécurité Globale » n’est pas défendue avec « fermeté »… sont plus que laxistes, pour ne pas dire taiseux (« le silence est d’or »,quand la « majorité silencieuse » n’a pas les moyens de parier elle) quant a critiquer « l’appel d’air » en matière de valeur « refuge » de placements boursiers, des « gentils investisseurs », dans ce secteur d’activité économique, « redistributif »… qui reste interdit, flouté, empêché de diffuser l’idée d’une interdiction de spéculer sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu (et des pénuries, « problèmes d’approvisionnements ») puis des prix, des biens communs, de premières nécessités se subsistances alimentaires, comme paris à découverts, sur d’autres biens communs, sanitaires (vaccins, médicaments, masques, respirateurs réactifs de tests, place de lits de réa…), sont couverts qu’ils fassent gagner à la concentration des richesses… ou fassent perdre des vies…?

  9. Lettre de démission d’Alexandre Langlois, policier digne et en colère de voir une institution à la dérive

    Monsieur le Ministre,

    Lorsque je me suis engagé dans la Police nationale, j’avais à l’esprit deux maximes de Jean-Jacques Rousseau : « Il n’y a que la force de l’État qui fasse la liberté de ses membres » et d’autre part « que seule l’obéissance à la loi que l’on s’est prescrite est liberté ».
    Or aujourd’hui, je constate qu’il n’est plus question pour le peuple d’obéir aux lois auxquelles il a lui-même consenti et que le rôle de sa police n’est plus de protéger ses libertés, mais plutôt de toutes les annihiler, comme le ferait le plus vil des oppresseurs.
    Qu’est devenue la Police nationale depuis 2014, elle qui se devait d’être la garante des libertés ?
    Ne mérite-t-elle pas mieux que d’appliquer à la lettre des lois de plus en plus liberticides et autoritaires ?
    En pareille situation, peut-on encore parler d’une police républicaine ou ne s’agit-il plus que d’une milice au service de votre autoritarisme ?
    Mon engagement dans la Police nationale ne peut plus se maintenir dans un tel régime sans aucun espoir de réforme telles que vos prises de position récentes le laissent présager.
    De surcroît, votre ministère, est pourtant celui qui distribue le plus de sanctions disciplinaires contre ses personnels, se fait beaucoup moins strict contre les policiers qui tabassent, mutilent ou tuent des innocents comme Madame Zineb REDOUAN, Monsieur Steeve CANICO ou Monsieur Cédric CHOUVIAT, tandis que les policiers qui, au contraire, dénoncent ces dérives et dysfonctionnements, se font durement réprimander au mo-régions : tif qu’ils ne respecteraient pas la loyauté envers leur hiérarchie ou porteraient atteinte au renom de la Police nationale !
    Tel n’est pas le comportement que la population attend de ses responsables politiques.
    Suite à la mort de Malik OUSSEKINE le 6 décembre 1986, M. Charles PASQUA, alors Ministre de l’intérieur, non seulement présenta ses excuses en personne à la famille, mais, de surcroît, prit la décision de dissoudre les voltigeurs. Depuis le début de ce quinquennat, c’est l’inverse qui est pratiqué : on nie les faits, on ne présente jamais d’excuses et… on recrée les voltigeurs que l’on rebaptise BRAV-M !
    Les policiers sont depuis lors au service d’un Président de la République qui les utilise pour réprimer avec violence tout mouvement social contestataire tels que les Gilets jaunes, mais également les infirmières, les pompiers, les médecins, les avocats au lieu de leur permettre de manifester leurs revendications de manière encadrée et sécurisée.
    Depuis la crise COVID 19, les policiers sont désormais exclusivement affectés au contrôle social et non plus au respect du Code pénal.
    Les décrets et arrêtés préfectoraux les plus incohérents et absurdes ont remplacé les lois autrefois votées par nos Assemblées.
    Nous contrôlons des attestations de déplacement et veillons au bon respect des distanciations sociales pour lutter contre l’épidémie. Or, si tel était réellement le but de notre action, c’est le personnel hospitalier qui aurait dû avoir des renforts, et on parlerait plutôt de distanciation sanitaire.
    Au lieu de cela, on nous détourne de nos vraies missions, qui sont de poursuivre les délinquants et les criminels, et d’assurer la paix et la sécurité de nos concitoyens.
    Le 26 novembre 2020, M. David PERROTIN, journaliste à LOOPSIDER, présentait la vidéo d’un homme littéralement passé à tabac par trois policiers entrés par effraction sur son lieu de travail et en dehors de toute commission rogatoire.
    Sur la vidéo surveillance des locaux, on peut notamment entendre les policiers le traiter de « sale nègre » avant de braquer une arme contre lui en présence d’autres personnes dont l’une serait mineure.
    Cet évènement honteux, tout autant que les réactions du ministère qui s’ensuivirent, ont renforcé ma conviction de mettre fin à mes fonctions.
    Tout autant que les réactions habituelles de mes collègues, dont un délégué du Syndicat UNITE-SGP-FORCE OUVRIERE, organisation que vous recevez régulièrement, a pu dire dans une émission de télévision que « BAMBOULA c’est encore à peu près convenable » sans subir la moindre sanction ou autre forme de poursuite de la part du ministère.
    La seule défense tenable, bien que fantaisiste du Préfet de police M. Didier LALLEMENT, à propos de l’interpellation susmentionnée, a ainsi été de dire qu’il n’était « pas au courant », alors même qu’il y a eu un appel de renfort, une sortie d’armes et un tir de grenade dans un lieu clos. Mais qu’attendre d’un Préfet de Police, qui a obtenu sa promotion de Bordeaux à Paris en couvrant déjà des exactions de policiers par des mensonges dans l’affaire Olivier BEZIADE et à qui vous renouvelez encore votre confiance, malgré qu’il « ne soit pas dans le même camp » que la population ou qu’il ordonne une évacuation brutale de la Place de la République encore récemment.
    Votre tweet hypocrite a fini de sceller ma décision : « Je me félicite que l’IGPN ait été saisie par la Justice dès mardi, je demande au Préfet de Police de suspendre à titre conservatoire les policiers concernés. Je souhaite que la procédure disciplinaire puisse être conduite dans les plus brefs délais ».
    Hypocrite, lorsque l’on sait que par l’effet de la loi sécurité globale que vous défendez bec et ongles par la propagande et le mensonge, cette victime aurait fini en prison et ses tortionnaires médaillés ou encore primés.
    Oui, vous mentez Monsieur le Ministre lorsque vous prétextez vouloir protéger les policiers en prévoyant un an d’emprisonnement pour diffusion d’image de policiers identifiables, quand les textes existants sur le harcèlement et les menaces prévoient déjà des sanctions deux à cinq fois plus importantes, mais qui ne sont dans les faits jamais appliquées.
    Appliquons ce qui existe plutôt que de brader la sécurité physique et mentale des policiers pour des éléments de communication.
    Quand des collègues CRS reçurent des menaces de mort à leur domicile par courrier, était-ce dû à la diffusion de leur image ? Non ! Mais à la publication par votre Ministère de leur prénom, nom et affectation au Journal Officiel.
    Est-ce qu’une quelconque mesure a été prise depuis ? La réponse est encore une fois non.
    Vous osez dorénavant instrumentaliser le drame de l’assassinat de nos deux collègues de MAGNANVILLE par un terroriste.
    Pourtant, ont-ils été assassinés chez eux suite à la diffusion de leur image ? Une énième fois non, mais suite à l’absence de sécurisation des données des ressources humaines, qui se baladaient sur une clé USB non sécurisée par le ministère de l’Intérieur et transmise à un syndicat de police.
    Des mesures ont-elles été prises depuis ? La réponse est encore une fois et toujours négative.
    Si vous aviez un tant soit peu de respect pour les femmes et les hommes qui portent l’uniforme, comme moi, vous démissionneriez.
    Dois-je encore vous rappeler que la première cause de mortalité des policiers en fonction est le suicide ?
    Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, c’est quelque 150 vies sacrifiées.
    Était-ce à cause de la divulgation de leur image ? Je ne le crois pas, mais suppute plutôt un management délétère, des injonctions paradoxales, une politique du chiffre, la perte de sens de notre métier et de la fonction…
    Des mesures ont-elles été prises ? Pas vraiment, mis à part deux numéros verts et des barbecues « conviviaux ».
    Enfin, faut-il rappeler que le ministère de l’Intérieur ne respecte pas même les décisions de justice le condamnant pour, en ce qui me concerne personnellement, le refus d’exécuter malgré quatre demandes le jugement du Tribunal administratif de Versailles n°1505355 le reconnaissant coupable de discrimination syndicale.
    Pire, la discrimination a depuis lors repris de plus belle et j’ai été arbitrairement désarmé, sans contrôle de la médecine statutaire et mes notes de renseignements ne sont plus transmises, et ce sans justification.
    Depuis ma première demande de rupture en juillet 2020, mon dossier aurait dû être traité au plus tard en septembre. Mais même pour cela, le Ministère ne s’estime pas contraint de respecter la loi et les délais, ce qui engendre encore un préjudice à mon encontre.
    A moins que ce ne soit dans l’objectif de me sanctionner une nouvelle fois arbitrairement et d’éviter ainsi de me payer les indemnités légales ?
    Pour l’ensemble de ces raisons, je sollicite, Monsieur le Ministre, ma rupture conventionnelle dans les meilleurs délais.
    Je quitte un métier que j’aimais, car vous avez fini de dénaturer la noble mission pour laquelle je m’étais engagé.
    Je quitte la Police nationale pour les mêmes raisons que j’y suis entré : la défense des libertés individuelles et de l’intérêt général.
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations républicaines.

    Alexandre LANGLOIS Secrétaire général
    VIGI. Ministère de l’Intérieur / Police

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    1. J’aimerais juste savoir où je peux trouver cette lettre > mes connaissances en « moteurs de recherche » ne me l’ont pas permis.
      Merci !
      G.M.

  10. Pourquoi « Jupiter » cautionne t-il son ministre de l’intérieur (comme si le « roi l’avait touché… dieu l’avait guérit »…?) , qui tous deux accusant les « images choquantes », dans leurs déclarations, décrédibilisent, nient, refusent d’assumer – sciemment ?- ce quelles ne font normalement, objectivement, en toute confiance au contre pouvoir médiatique, que témoigner de la « nature » des violences : tant de l’évacuation indigne odieuse d’un camp de réfugié.e.s incarnant le « monde à voir » « présumé innocemment » l’intérêt général, réagissant par rapport à une « menace » visant un « modèle social » disrupté (consumant et voulant continuer d’exporter par ailleurs, l’épuisement, l’empoisonnement la pollution de plus de trois planètes par an)… sur une place de « renom » (« de la République ») de la capitale, que de celles « soupçonnées racistes » (la « charge de la preuve » restant à la victime qui était seule contre quatre policiers brutaux, de prouver la discrimination…?) commises contre une incarnation de l’individualisme… ?

    Est-ce que l’inversion de la hiérarchisation des valeurs morales, ne tenterait pas de se la jouer façon le poids des images, photos, justifie l’article 24… dans le choc des mots, à usage exclusif d’abuser de la « Stratégie du choc », ceux mots refusant d’obtempérer étant a classer dans les « théories conspirationnistes », « fausse nouvelles », « procès d’intentions » mauvaises d’une gauche radicale, anarchiste… ?

    Seul compte de faire croire aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » aux doutes, incertitudes, de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme », « bas instincts » qu’instrumentalise la « DICTATURE des émotions » concernant le respect de « l’égalité des temps de parole », qu’il soit toujours opposé, ce qu’à représenté dans la « politique du chiffre », les résultats électoraux, de la dernière élection élection présidentielle, le fhaine contre la macronie, les « abstentionnistes ayant toujours tort »… ?

  11. Il a dit : Ces IMAGES nous font honte. Auparavant, il a imposé de flouter les IMAGES.
    Car il est tout dans le symbole (et le peuple de France avec lui ? Samuel Paty, c’est le corps des enseignants de la république, le Père Hamel, c’est le corps de l’Eglise, Charlie, c’est… , le magasin kasher, c’est… ).
    Mais les faits ne lui font pas honte. Il suffit de savoir les tronquer, habiller….

  12. En parlant d’images… en voici deux minutes supplémentaires , avec risque gravissime de mort d’homme(s) innocent(s)…mais ressemblant à des coupables (de vol de sac à main quand même…) !
    Présentées hier dans un long article « Médiapart » (abonnés hélas , d’où le délai pour cette copie).
    [[On voit aussi dans l’article la photo de la portière du véhicule immobilisé par les brigades de « zorros » , portière-conducteur défoncée par un « cops » à coups de pied pour essayer de « sortir » le conducteur enfermé de peur volontairement à l’intérieur avec ses cinq compagnons de « virée » (il est 02h du mat. bois de Boulogne) …mais surtout le trou de la balle sur le montant à hauteur de tête…!!]]

    Vidéo « retenue » depuis avril 2019 par les zotorités compétentes à l’insu du plein gré de l’avocat de la victime…

    Vous avez vu « déguster » Michel Z.
    Ne manquez pas le quasi-dernier instant de Paul…
    https://www.youtube.com/watch?v=HdCfzo0WMVo

    Un article sans vidéo accessible (comme par hasard) sur le « NouvelObs » [https://www.nouvelobs.com/justice/20201130.OBS36779/un-policier-a-tire-sans-sommation-sur-des-jeunes-innocents-selon-mediapart.html]
    Les deux minutes de cette vidéo au journal télévisé de la RTBF (Belge francophone) de 19h30…
    RIEN d’autre à ma connaissance..
    Essai de placardisation..?? Comment dire..
    L’article 24 va être réécrit..  » Dormez braves gens  » 😉

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      1. Alors… alors je ne résiste pas à vous copier/coller la version fournie aux « journalistes » de l’époque des faits…
        [[…après je stoppe , j’ai fait mon job.. 🙂 ]]

        Un long extrait de l’article y consacré par « Le Point » le 30 avril 2019 … :

        «  » » Cette nuit vers 2 heures du matin, un travailleur du sexe s’est fait arracher son sac à main alors qu’il déambulait allée de la Reine-Marguerite. La victime a eu la présence d’esprit de composer le numéro de téléphone de la police.
        Les voleurs, au volant d’un Duster, ont rapidement été repérés par les forces de l’ordre.
        Plusieurs brigades anti-criminalité ont alors convergé vers le lieu du délit.
        Piégé, le conducteur a, selon une source policière, tenté une marche arrière pour se dégager sans précaution pour les gardiens de la paix qui se trouvaient sur sa route. Il a percuté un véhicule de police.

        Un des policiers a mis pied à terre et fait feu à deux reprises, sans toucher aucun des passagers, et immobilisé le véhicule. Ses occupants n’ont eu d’autre choix que de se rendre.
        La police a découvert 6 personnes à son bord, trois majeurs et trois mineurs. Ils ont tous été placés en garde à vue au commissariat du 8e arrondissement.
        La victime a déposé une plainte.
        Deux impacts de balles ont été relevés sur le véhicule des agresseurs au petit matin par les enquêteurs. Deux douilles ont été retrouvées au sol.
        La police des polices est associée à l’enquête.
        Selon une source à la préfecture de police, la scène a été filmée par une caméra de vidéoprotection installée par la PP.
        «  » » …
        [[ https://www.lepoint.fr/faits-divers/intervention-musclee-de-la-police-au-bois-de-boulogne-30-04-2019-2310143_2627.php ]]

        Je n’ose pas commenter…Je n’ose pas imaginer ce qui se serait raconté/passé… s’il n’y avait pas eu de caméras..s’il n’y avait pas eu « une taupe » précisant qu’il y avait des caméras … et si Paul avait été tué par ballepour un vol de sac à main ..!
        Un an et demi de « soustraction de preuve » …! La procédure , quoi.

        Vite.. Je m’étouffe ..!
        Du calme , braves gens , « nous » allons réécrire l’article 24 ..de manière à …bla-bla-bla… « dans l’ baba ».

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  13. « …La norme est devenue que le citoyen lambda refuse d’obtempérer … »

    Vous êtes sérieux ou c’est du second degré ?

  14. La politique générale de Manu, c’est de laisser glisser le pays vers son point mort, le fond du trou. Il ne cédera à aucune doléance sectorielle, appliquant le principe « les moyens d’abord, les fins on verra plus tard » considérant qu’une majorité des Français sont des enfants gatés qui doivent se remettre en question. C’est un gros con en pleine confiance, poussé vers le sommet par ceux que vous savez..
    La scission entre l’oligarchie et le peuple est totale est assumé par Manu. Il a aussi un soutien inconditionnel d’une minorité de la population($$$), qu’une équipe d’analystes observent pour guider ses discours et « ses décisions ».
    Trump à la sauce frenchi.
    Pendant ce temps, la gauche suce son pouce, faisant face à un pouvoir tentaculaire qui a complètement neutralisé sa base.
    Les verts ont besoin de l’argent et des ressources de l’oligarchie pour mener à bien leur politique de transition. Au fond du trou, tout cramoisie qu’ils seront, ils accepteront les conditions d’emprunt pour sauver leurs consciences, mais pas notre destin climatique.
    Il n’y a plus de partie politique en France, juste des clowns utiles et le Manu.

  15. Peut être qu’au bout du bout il n’y aura plus que des dingues comme Lallemand qui depuis leur bunker seront aux commandes de drones désintégrateurs.
    Ni vu ni connu un corps tombe, pas d’images, dans l’indifférence la plus totale. Dans cette perspective la vie vaudra t-elle la peine d’être vécue ?
    Dans les ruines de Stalingrad des couples soldats se formaient, on continué à s’aimer, Vassili Grossman peut en témoigner.

    Vassili Grossman (1905-1964) : Une vie, une œuvre.
    https://www.youtube.com/watch?v=79EQi8ohQyk

  16. On en arrive à imaginer l’article 24 au 21ème siècle parce qu’on a passé une bonne partie du 20ème à persécuter les classes populaires dans les « quartiers » sans que ça n’émeuve le moindre bourgois, et que maintenant la tendance se généralise façon Niemöller alors ça se réveille et on fait comme s’il n’y avait pas de différence de classe or pourtant que c’est le coeur du sujet…

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