Veille effondrement #3 – Les fausses solutions vertes, par Serge Hulne

P.J. : vous connaissez mon objection au nucléaire civil en cas d’effondrement, une éolienne à l’abandon est inoffensive, une centrale nucléaire à l’abandon par contre…

Un des aspects de l’effondrement en cours (biodiversité, énergie, métaux, ressources, nourriture (famines), eau, climat, épidémies) sur lequel je me suis le plus penché est celui des fausse solutions vertes :

– Hydrogène.

– Eoliennes.
– Panneaux photovoltaïques (PV)
– Métaux nécessaires pour la manufacture et l’entretien des dispositifs d’extraction d’énergie ci-dessus.

Par la suite, je désignerai les panneaux photovoltaïques par PV et l’ensemble (PV, éoliennes) par EnR (dispositif d’extraction d’énergies renouvelables)

Ma plus grande crainte est que :< 1. Il y ait incompatibilité entre les objectifs d'une économie circulaire et l’usage extraordinairement massif des métaux (cuivre, zinc, etc) et autres minéraux (silice) utilisés pour les EnR (cf. Jancovici, Bihouix et Al.).

  • Un corollaire de ce premier point est que qu’en cas d’effondrement énergétique, les transports de marchandises dans le cadre de la globalisation se voient fortement réduits, et que par conséquent les matières premières nécessaires à la manufacture de ces EnR (ainsi que l’énergie fossile nécessaire) ne viennent progressivement à se tarir, anéantissant de ce fait la possibilité de maintenir une chaine d’extraction d’énergie de type EnR.
  • Un autre corollaire est que le prix des EnR (rendu artificiellement bon marché par l’utilisation des énergies fossiles dans leur fabrication et par les échanges de matières premieres par cargos de containers) ne s’envole littéralement avec la fin progressive du pétrole et de la globalisation.
2. Une autre de mes craintes relatives aux EnR est liée aux lois de la physique, à savoir la faible densité énergétique au km2 des EnR (PV et éoliennes).
  • La conséquence de ce second point est que : Puisque la quantité d’énergie extraite par km2 est faible pour des EnR, la surface requise pour produire ne fut-ce qu’une fraction de l’énergie consommée par un pays comme la France, nécessiterait plusieurs fois la surface de ce pays, ce qui rend ces méthodes d’extraction d’énergie nettement insuffisantes, inadaptées, chimériques.
3. Intermittence / stockage / batteries / hydrogène (à nouveau le problème des métaux).
  • L’énergie produite par des EnR étant intermittente par essence, puisque soumise respectivement aux cycles du jour et de la nuit et aux caprices du vent, elle n’est pas pilotable.
  • Ceci a pour corollaire que pour obtenir une énergie pilotable en se basant sur des sources intermittentes, il est nécessaire de passer un « buffer » pouvant stocker l’énergie pour une utilisation ultérieure.
  • La notion d’EnR est par consequent inséparable de la notion de stockage d’électricité.
  • Qui dit stockage par batteries ou encore sous forme l’hydrogène (extrait de l’eau par électrolyse et utilisé comme ersatz de carburant) dit, à son tour : Utilisation massive de métaux et d’energies fossiles (et donc retour aux problèmes soulevés dans le point 1. ci-dessus).
  • Le stockage de l’énergie via la production d’hydrogène a l’inconvénient d’occasionner d’énormes pertes d’énergie supplémentaires dans le conditionnement de l’hydrogène (compression (thermodynamique), transport, etc.)
4. Véhicules électriques / voiture individuelle / batteries.
  • Au risque de mentionner une évidence, l’idée de développer la voiture individuelle électrique soulève exactement les mêmes problèmes que les EnR : Usage massif de métaux, de minéraux (lithium, terres rares, silicium), de fuels fossiles pour leur extraction.
  • Sans la globalisation et sans la puissance immense des fuels fossiles pour extraire ces ressources, c’est impossible (donc c’est une contradiction dans les termes, comme toute notion de croissance verte).
  • Avec des EnR *et* des véhicules électriques, on a pas résolu le problème, on a doublé la taille du problème.
5. Véhicules à hydrogène.
  • Idem : Avec des EnR *et* des véhicules à hydrogène, on n’a pas résolu le problème, on a doublé la taille du problème.
5. Biofuels.
  • Même problème fondamental que les EnR (très faible extraction d’énergie au km2).
  • Compétition avec l’agriculture :  Accroit les problèmes de production de nourriture dans un mode sans fuels fossiles.
6. Ma conclusion à ce point est que la seule source d’énergie puissante, décarbonée, pilotable connue à ce jour reste l’énergie nucléaire traditionnelle (fission) ou peut-être un jour la fusion thermonucléaire contrôlée (qui semble chimérique à ce stade).
7. Je crains que les écologistes non-scientifiques et les politiciens ne comprennent pas les problème, les enjeux, le danger d’un effondrement total de la civilisation, voir de la vie sur Terre (selon l’évolution du réchauffement: qui croit encore a la possibilité de limiter celui-ci à +1.5 degré Celsius ?) à relativement brève échéance.
9. Les EnR se heurtent à la notion d’échelle (« It simply does not scale up »).
  • Métaux.
  • Minerais
  • Faible densité énergique au km2 (facteur 10.000 par rapport à une centrale nucléaire).
  • Pollution extraordinaire qui serait engendrée par la substitution des automobiles à essence par des automobiles électriques (métaux, terres rares, batteries, etc.)
  • Les EnR ne sont pas Low-tech et donc pas résilients :
    • les PV sont de la physique du solide (des panneaux semi-conducteurs géants).
    • Les éoliennes sont des monstres de complexité (avec une électronique complexe).
    • Nil les PV, ni les éoliennes industrielles modernes ne peuvent être produites dans un garage, il faut une industrie high-tech de pointe et une économie fleurissante pour ça
10. Paradoxalement une centrale à énergie nucléaire est infiniment plus low-tech que des PV (panneaux solaires) ou de éoliennes actuelles (et les éoliennes artisanales, low-tech, ont un rendement quasi-nul).
  • C’est un paradoxe apparent, mais les premières centrales nucléaires ont été construites dans les années 40, entre deux guerres, avant l’invention des semi-conducteurs et/ou des ordinateurs.
  • Une centrale nucléaire nécessite aussi des métaux et du béton, mais infiniment moins qu’une armée d’éoliennes, en effet il faut 3000 à 10.000 éoliennes pour produire l’énergie d’une seule centrale nucléaire.
Quelques-uns de mes articles:
(Si vous avez besoin de formules percutantes dans vos éditos)
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156 réflexions sur « Veille effondrement #3 – Les fausses solutions vertes, par Serge Hulne »

  1. Salut Serge,

    En fait l’effondrement tu n’y crois pas une seule seconde, sinon tu ne vendrais pas l’illusion du Nucléaire.

    N’importe quelle personne sensée, et un peu instruite des données, comprends rapidement que seule la décroissance organisée peut tenter de « sauver » les meubles et les gens du massacre.

    Le reste c’est de la foutaise.

    Mais tu sers bien la propagande d’EDF. https://www.youtube.com/watch?v=AFS15BYLgdU

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    1. je crains que tu ne fasses fausse route sur ta conclusion Cloclo : la question n’est pas d’être pour ou contre le nucléaire mais de regarder ce que la science (la Physique) en particulier nous enseigne et d’optimiser les choix pendant que nous avons encore un peu d’argent et de temps. La moins mauvaise solution (la plus efficace) pour AMORTIR la décroissance inéluctable qui nous pend au nez est le nucléaire (que ce soit avec uranium ou filière thorium a développer fissa). Les ENR sont une vraie fausse bonne idée en ce qu’ils ne sont en rien ni vert, ni résilient, ni productif. bonne journée

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      1. Salut lolo

        Aucune fausse route, le nucléaire (la construction de nouvelles centrales ) n’est pas une option !

        Décroître c’est maintenant !

        1. dans ce cas prépare ta batte de baseball car cela sera violent. tu ne débranches pas un pays de 68 millions d’habitants comme ta cafetière. Soyons réaliste. il faut amortir, accompagner sinon ce sera The Purge et pas sur que tu aimes le résultat que tes solutions vont générer. bonne soirée

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    2. Vous voulez faire comment sans pétrole, sans charbon, sans gaz, sans électricité (et donc sans transports, sans médecine, sans chauffage, etc). Avec du bois et des chevaux, comme Yves Cochet …?

      Le paradoxe des éoliennes (EnR en général) , c’est que c’est une source d’énergie qui est impossible à mettre en place / maintenir / renouveler sans une source d’énergie suffisamment puissante, comme le pétrole (ou le nucléaire) en aval.

      Donc la plaisanterie des éoliennes et des PV (panneaux photovoltaïques), bref des EnR en général risque fort d’être une plaisanterie de courte durée (moins d’une génération).

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  2. Bonsoir à tous,

    Heureusement que ce billet est titré veille effondrement #3, avec en prime une petite note de l’hôte de ces lieux, sans quoi j’aurais pu croire en un énième passage en force pro-nucléaire façon Jancovici…

    Et heureusement pour nous que la catastrophe de Fukushima a bien eu lieu tout compte fait, sans quoi nous n’aurions jamais su « que les quelque 1.700 éoliennes terrestres du [Japon] avaient parfaitement résisté au tremblement de terre » de mars 2011, alors que la centrale elle, NON !

    https://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120307trib000686950/fukushima-veut-inventer-l-eolien-en-mer-de-demain.html

    Sans plus de commentaire…

    Bonne soirée à tous.

    Philippe

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    1. Oui en même temps un drogué qui passe d’une substance à une autre, n’a pas vraiment fait de chemin. Ne penses tu pas ?

        1. Oui la décroissance matérielle ça va faire tout drôle au départ.

          Pour certains c’est même juste inconcevable. Je pense même qu’un paquet va passer par la phase refus et violence.

          Par l’exemple seul et la bienveillance on passera.

          (bon ça va pas être simple non plus…)

          1. Vu qu’il n’y a pas de plan pour une décroissance planifiée, dans le cadre du capitalisme, ni en France, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, ni en Asie, la « décroissance », comme l’expliquent Servigne, Mignerot, Keller, Jancovici etc. sera une décroissance subie.

            Qui dit décroissance subie, dit basculement progressif dans le chaos d’une part, dans la dictature fasciste d’une oligarchie arbitraire, d’autre part (comme l’a tenté Donald Trump en essayant d’imiter Poutine, Xi Jinping, Duterte, etc…).

            Par chaos, j’entends: Famines, faillite des infrastructures (déjà un gros problème aux Etats-Unis): ponts, chemins de fer, hôpitaux , etc…, puis faillite de l’état, de la police, puis luttes intestines de clans ou gangs (vols guerres, guérillas, assassinats) pour les ressources : eau potable, nourriture, logements, etc…

            Donc la décroissance sans l’ « amortisseur » du nucléaire comme buffer énergétique (ne fut-ce que pour avoir l’énergie nécessaire pour maintenir les EnR, si EnR, il a… en quantité suffisante) est irréalisable .

            Sinon, c’est le retour au passé, mais pas au 19e siècle qui avait du charbon, du gibier, des terres fertiles, de l’eau potable, des villes de petites tailles, etc, ni au 18eme siècle qui possédait les mêmes ressources, ni à l’antiquité qui n’avait aucune industrie mais beaucoup de ressources, mais vers une sorte de préhistoire volante et chaotique sans lesdites ressources : gibier, des terres fertiles, de l’eau potable.

            Dans cette configuration, ceux qui n’auront pas leur communauté avec leur ferme de permaculture risqueront de mourir de faim à court terme et ceux qui possèderont (pour l’avoir construit ou l’avoir volé…) risqueront de se faire piller et massacrer systématiquement par une masse haineuse, envieuse, affamée, désorientée, paniquée et prête à tout pour essayer de survivre au depends des autres.

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              1. En fin de compte, si, mais ça va venir petit à petit, comme la Covid, les lois sur les passes sanitaires, etc.

                C’est l’histoire de la grenouille qui cuit à petit feu, degré par degré sans s’en rendre compte.

                Un film hollywoodien ramasse toute l’action en une heure ou une heure et demie. Là au contraire ça va s’étaler sur des années avec des restrictions progressives de mois en mois sur tous les fronts : liberté de mouvement, liberté d’expression, pouvoir d’achat, biens et services : Médecine transport, nourriture, hôpitaux de proximité, fermeture de tout ce qui ne rapporte pas un maximum, privatisation progressive des communs : Électricité, eau, retraites, etc.

                Comme dit : Progressivement…

                Jusqu’à que, de fil en aiguille, il n’y ait plus d’état, de police, de sécurité, plus de supermarchés, plus de filière organisée pour l’eau, l’énergie et la nourriture.

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      1. mais mon cher ami ce n’est pas toi qui décide tout seul comment sevrer un drogué. Si tu n’impliques pas le drogué dans sa thérapie, alors elle sera vouée à l’échec. On ne te dit pas que nous sommes contre la décroissance mais que celle ci s’anticipe, se planifie, par paliers.

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        1. « On ne te dit pas que nous sommes contre la décroissance mais que celle ci s’anticipe, se planifie, par paliers. »

          Qui est ce « on » ?

          Oui faut anticiper, proposer un cap atteignable, et y aller avec ce qui reste d’énergie fossile sans ton délire nucléaire.

          Car le CO2 il est dans l’atmosphère pour un bail, et on ne sait absolument les conséquences climatiques catastrophiques qui vont advenir, mais c’est déjà en route quoique nous fassions, probable même que pour organiser la décroissance on rajoute une couche supplémentaire d’emmerdements climatiques majeurs mais selon moi on ne change pas de cheval en plein milieu d’une course. Encore faut-il savoir où l’on va avec le cheval c’est tout afin que tous soit d’accord dans la calèche. A cette seule condition d’acceptation et d’organisation on maintiendra un niveau civilisationnel minimal.

    2. Injuste, comme beaucoup ici, envers Jancovici, vous ne semblez pas l’avoir écouté, sinon vous sauriez qu’il prône la décroissance et ne voit le nucléaire que comme moyen provisoire de limiter les dégâts, pas plus. Moyen nécessaire pour amortir le choc de la décroissance, en espérant éviter un effondrement cataclysmique de l’économie. Ceci posé, bien sûr, si l’on n’arrive pas à éviter l’implosion économique générale, le maintien en sûreté des réacteurs et entreposages dangereux deviendra un gros souci (et pour la chimie classée Seveso aussi, d’ailleurs).

      Question épineuse, que pas grand monde ne semble se poser, et surtout pas les écolos politiques : comment organiser la décroissance économique résultant de la décroissance des énergies fossiles sans tomber dans la déflation modèle années 193x ?

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      1. « Question épineuse, que pas grand monde ne semble se poser, et surtout pas les écolos politiques : comment organiser la décroissance économique résultant de la décroissance des énergies fossiles sans tomber dans la déflation modèle années 193x ? »

        Parce que personne ne croit, de manière collective et organisée (à part certains partis décroissantistes) vraiment à l’effondrement, les seuls qui s’y préparent à la leur façon sont des survivalistes.

        1. les survivalistes sont des clowns qui n’ont rien RIEN compris aux enjeux. tu ne survis pas à 5, 10, 50. Il te faut des médecins, des dentistes, des paysans, des électriciens etc etc. Donc comme on fait : en acceptant le nucléaire comme amortisseur de transition.

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          1. Oui oui, faut de tout pour faire un Monde !

            https://www.dailymotion.com/video/x74jim

            Amortisseur le nucléaire ?

            Non. L’amortisseur en vrai c’est l’énergie fossile mon grand. Mais il faut décroître ! A cette seule condition on pourra espérer sauver un minimum de civilisation.

            Faut rationaliser ce qui reste au mieux pour assurer la transition massive vers une société très sobre et très minimaliste, de toute manière 1,5 ou 3 degrés maintenant c’est cramé, alors se préparer. On revanche on ne va pas s’embarquer dans un délire technologique à la noix avec le nuke qu’on n’aura plus les moyens de gérer ensuite en pleine phase descendante.

          2. Effectivement, le survivalisme consiste à survivre un laps de temps donné, retranché, avec essentiellement des vivres, des munitions, en attendant que la situation à laquelle on veut échapper trouve une issue.

            Par définition l’effondrement, la décroissance n’ont pas de fin (pas plus que la « crise »). Par conséquent entasser des vivres, des munitions et des panneaux solaires pour survivre dans une hutte en attendant la fin de la décroissance, c’est comme attendre la fin de l’expansion de l’univers pour se lancer dans la conquête spatiale : ca peut durer longtemps…

    3. Jancovici n’est pas « pro » nucléaire. Il explique parfaitement que dans une économie en décroissance le nucléaire n’a pas d’avenir.

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        1. Il vous a été suggéré de le lui demander..
          Je pense qu’il est en état de répondre..et de manière compréhensible pour tous.
          C’est peut-être là le problème..

          A quand un  » quatriumvirat  » candidat..par ordre alphabétique :
          [[[[ Batho Delphine + Jancovici Jean-Marc + Jorion Paul + Ruffin François ]]]]

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        2. Comme d’autres ici, si vous écoutiez directement J.M. Jancovici, plutôt que les caricatures qui en sont faites ici et là pour les éternelles mêmes raisons rhétoriques théorisées depuis, au moins, Aristote (attaquer le fond, en cas d’échec la forme, en cas d’échec l’adversaire sur tout et n’importe quoi), vous sauriez que, sauf lorsque des journalistes le harcèlent sur ce terrain, il ne parle que fort peu, et même, me semble-t-il, de moins en moins, certainement lassé d’être enfermé dans ce rôle alors que ce n’est pas son propos, du nucléaire. En ce qui concerne les solutions à adopter, il parle surtout de décroissance, de sobriété, et d’huile de coude.

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        3. si bien sur ! il ne voit le nucléaire que comme un amortisseur (le moins mauvais des choix dispo vs. ENR) de la décroissance. Beaucoup de gens jugent Jancovici sans avoir pris le soin d’écouter ses propos, et ce sur la base de leurs croyances perso. Sauf que comme souvent en science, les croyances ne sont pas d’une grande aide.

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          1. Il y a en a quand même quelques-uns ici qui ont pris la peine de lire et d’écouter Jancovici avant de porter un jugement à l’emporte-pièce sur lui, genre affreux lobbyiste du nucléaire. Il m’a fait complètement changer d’avis à ce sujet. En particulier (mais il n’est pas le seul: même l’équivalent allemand de notre Cour des comptes a sonné l’alarme là-dessus) à propos de la désastreuse sortie du nucléaire allemande. Déjà plus de 350 milliards d’euros (et ce n’est pas fini: on parle d’au moins 500 milliards en fin d’opération) pour remplacer 20% de nucléaire (décarboné et pilotable) dans leur mix électrique par 20% de « renouvelables » (éolien et solaire) décarbonés (moins que le nucléaire sur le cycle de vie) et non pilotables. Résultat: quasi aucun impact sur la décarbonation du mix électrique. Ben oui, faut bien compenser quand y’a ni vent ni soleil. Et comme y’a plus de nucléaire, vive les fossiles. Graphite (l’horreur absolue), charbon, moins certes (dernière mine fermée bientôt) mais remplacé par du gaz-poutine. Moins sale, pas vraiment renouvelable et à la grâce de Vladimir. Avec 350 milliards en 20 ans, ils pouvaient s’offrir un parc nucléaire tout neuf à la française: plus de fossiles, un mix électrique 100% décarboné et pilotable, tranquilles pour 60 ans au moins. Merci les Grünen.
            Et comme c’est décidément l’exemple à suivre, on prend le même chemin. Déjà 150 milliards, dont 25 promis par Macron pour l’éolien offshore (qu’en pensent les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc?) pour l’éolien et le photovoltaïque. Impact sur la décarbonation de notre mix électrique, que le monde entier nous envie (nous enviait)? Zéro. On en rénovait, des passoires thermiques, avec 150 milliards. Désespérant.
            Au passage: jamais vu les « Verts », si prompts à manifester pour la fermeture d’une centrale soi-disant vieillissante (aux Etats-Unis, même technique, des centrales sont déjà jugées bonnes pour le service pour 60 ans, moyennant visite décennale bien sûr), manifester pour les projets de parcs éoliens, dont un totalement délirant, semble-t-il sur le point d’être retoqué en bordure du parc naturel des Cévennes. Les « promoteurs » de l’éolien ont l’appétit féroce!

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              1. J’en remets une couche.
                https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/transition_energetique_allemande_la_fin_des_ambitions_etienne_beeker_note_n59_aout_2017_0.pdf
                Même chez les Grünen ça grince.
                http://morventencolere.org/allemagne-le-volte-face-des-ecologistes-anti-nucleaires/
                Et pas que.
                https://www.contrepoints.org/2014/04/29/164531-le-vice-chancelier-allemand-spd-la-transition-energetique-est-une-folie
                Y’en a qui rigoleront moins quand on aura eu droit à un black-out en pleine nuit l’hiver avec un bon Moscou – Paris, consécutif à cette folie des renouvelables. Et on aura pas Fessenheim à la rescousse.
                https://www.youtube.com/watch?v=WxrZ6xEz3cU

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                1. « Y’en a qui rigoleront moins quand on aura eu droit à un black-out en pleine nuit l’hiver avec un bon Moscou – Paris, consécutif à cette folie des renouvelables. Et on aura pas Fessenheim à la rescousse.
                  https://www.youtube.com/watch?v=WxrZ6xEz3cU »

                  D’où la nécessité d’organiser rapidement la décroissement matérielle et énergétique. Et non de faire un cautère sur une jambe de bois (le nuke pour sauver la conso !)

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                  1. Mais non le nucléaire c’est pas pour sauver la conso. C’est un parachute ventral, comme dit Jancovici. Et quand on la chance comme en France (et seulement en France!) d’en avoir (encore, malgré la fermeture purement politicienne de Fessenheim) plus de 70% dans son mix électrique, on le garde précieusement. Faut-il absolument vous rappeler que la France est jalousée, encore aujourd’hui, au niveau mondial, pour son mix électrique: pilotable, décarboné et pas cher (de moins en moins, à cause des renouvelables)? Vous êtes vraiment jaloux des Allemands? Allez leur demander combien ils paient leur belle électricité encore à plus de 40% carbonée. Vous croyez que leurs moulins à vent et leurs panneaux photomachin, c’est pour la décroissance? Ou pour alimenter leurs SUV de deux tonnes et demi tout électrique à 80000 euros?
                    Que gardez-vous de votre « conso » énergétique sans nucléaire et sans fossiles?
                    A quoi êtes-vous réellement prêt à renoncer?
                    L’avion et le dernier smartphone, je m’en fiche totalement, comme de pas mal d’autres bricoles. Pouvoir téléphoner aux urgences avec tout ce que ça suppose pour que ça fonctionne, techniquement et humainement, en amont et en aval (à commencer par de l’électricité 24 heures sur 24, puisque c’est bien de ça dont il est question: c’est très bassement matériel tout ça), pas vraiment. Mais vous avez bien le droit de considérer que les urgences, c’est du superflu. Faut bien mourir de quelque chose!
                    Scénarios negaWatt (passe encore, sous couvert d’association) et Ademe (pire, payé avec nos sous): plus de nucléaire (et vite! ça urge!), plus de fossiles (curieusement, ça urge moins: l' »exemple » allemand). Et moins d’électricité. Baroque!
                    Sinon vous en faites pas, la décroissance matérielle viendra toute seule. Nucléaire ou pas. Et sans doute hélas (ou heureusement) plus vite que vous le pensez.
                    Et ne rigolez pas trop avec le risque de black-out. M’est avis qu’on en reparlera un de ces quatre hivers. On verra alors de quelle décroissance matérielle et énergétique vous avez vraiment envie. Même avec un poêle à bois et quelques sachets de pâtes.
                    Si vous avez un exemple d’une nation d’une taille un tant soit peu respectable (disons au moins comparable à la France) dont le mix électrique est à plus de 90% décarboné et renouvelable -et tant qu’à faire exportateur net-, je suis preneur.
                    Ne pas oublier par ailleurs que si le soleil et le vent sont « renouvelables », l’acier, le béton, le cuivre et les quelques bricoles plus ou moins rares (plutôt plus que moins) nécessaires pour fabriquer (souvent en Chine, mais les Chinois sont en passe de devenir champions toutes catégories en matière d’énergie, nucléaire compris) ces merveilleux engins le sont beaucoup moins.

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                    1. Michel, reprennez vos esprits, la France c’est 67 millions d’habitants qui consomment 2% de l’électricité produite dans le monde, qui vont à eux seuls empêcher l’effondrement en cours.
                      Je ne vais pas vous faire l’offense de vous calculer la proportion que représente l’énergie électrique nucléaire française par rapport de la consommation mondiale d’énergie fossile.
                      Vous n’êtes pas en train de nous la jouer « Astérix et Obélix ».
                      Si jamais, le changement climatique, l’effondrement et les risques d’extinction de l’espèce humaine concernent la planète.

                    2. C’est pas un problème de parachute.

                      Cocorico ! Vraiment ?

                      Quand tout sera parterre on ne va pas chanter longtemps les pieds dans la merde radioactive….

                      Pour la décroissance y a de grand risque que le système entier soit genoux y compris les Urgences. Oui ça va pas être folichon et drôle tous les jours. L’objectif est de maintenir une organisation sociale « civilisée ». Même en état de carences et de très grande pauvreté et de pleures.

                    3. Concerne l’électricité nucléaire dans le monde

                      Selon le WNA , au 1er août 2018, 453 réacteurs étaient en service, 56/52 en construction, 152 planifiés et 335 proposés.

                      Liste de réacteurs nucléaires en construction
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires_en_construction

                      Liste des réacteurs en projet
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires#R%C3%A9acteurs_en_projet_et_besoins_en_uranium

                      Le nucléaire fera donc partie du mix énergétique mondial à venir .
                      Le pétrole et le gaz s’arrêtera progressivement(1 à 2 générations)

                      Le véhicule thermique des particuliers ne seront plus vendus et disparaitront progressivement :
                      – 2030 en UK
                      – 2035 prévu en UE
                      – …

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                    4. @un lecteur
                      J’aimais bien Astérix et Obélix quand je lisais les premiers Pilote dans les années soixante. Mais je ne joue pas les Gaulois. Ni les Gaulois ni « les Français » ni « la France » ne sauveront qui que ce soit de quoi que ce soit. L’Europe, ou les Européens, comme vous voudrez, peuvent par contre commencer à donner le bon tempo. C’est déjà moins négligeable en terme de population et de consommation. Hélas, nous n’en prenons pas le chemin. Je m’inclue dans le nous, conscient que je vis bien au-dessus des moyens de notre planète. Mais sur la question de l’énergie, puisque c’est bien de cela dont il est question dans le billet que nous commentons, nous avons tout faux. Au moins en partie à cause des Allemands (ou de l’Allemagne…). Ils ont pris le mauvais virage, que vous le vouliez ou non. Le résultat vingt ans après est lamentable, par rapport au kolozal engagement financier. Tout ça non pas « pour le climat » (où avez-vous vu dans le programme des Grünen à l’époque qu’il était question de décarboner la production électrique?) mais parce que « le nucléaire, c’est caca ». Bien plus que les panneaux solaires made in China, les éoliennes à mettre à la poubelle au bout de vingt ans, les centrales aux fossiles encore et toujours nécessaires, celles à biomasse et autres méthaniseurs à maïs gavés aux intrants et j’en oublie.
                      Je sais bien que le programme nucléaire français n’a pas été lancé non plus « pour la planète ». Mais reconnaissons lui au moins aujourd’hui ces vertus: décarboné et pilotable (et peu cher tant qu’on sait s’y prendre comme c’était le cas avant l’EPR).
                      C’est pas du Jancovici, il n’est pas à ma connaissance payé par EDF (Jancovici non plus d’ailleurs, contrairement aux bruits qui courent: méfiez-vous des bruits!), vous pouvez donc le lire sans crainte. Et la situation énergétique mondiale n’a pas dû beaucoup évoluer depuis.
                      https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/02/15/nucleaire-ou-renouvelables-le-vrai-debat/

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                    5. @illicitano
                      Quand je pense que nous avons été capables de construire plus de soixante réacteur en une vingtaine d’années, quasiment tous encore en fonction, à l’exception notable de Fessenheim, fermée alors qu’elle était considérée par l’ASN comme la troisième la plus sûre, et possiblement bonne pour le service au moins vingt années de plus. Participait en outre à l’excédent exportateur électrique (donc financier) français: les électrons n’avaient qu’à franchir le Rhin pour supplanter les déficits allemands les nuits d’hiver sans vent…

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                    6. @Michel

                      La construction et mise en service des réacteurs en France s’est faite dans les années 70,80 et 90 .
                      Il y avait un ensemble industriel et humain qui avait été mis en place qui maitrisait les techniques de construction.

                      20 ans sans construction.
                      Une bonne partie de ce savoir faire a été perdu.
                      Voir les problèmes , entre autres , de soudure sur la cuve à l’EPR.

                      En 79-80 j’avais la possibilité de travailler à Gravelines pour le démarrage des premières tranches.
                      Ca ne s’est pas fait.
                      Gravelines exportait et exporte sur le Royaume Uni et la Belgique .

                      L’ensemble du réseau électrique européen est interconnecté.

                      Pour le black-out , le 8 janvier 2021 , on était à quelques minutes pour qu’il se réalise.

                      https://www.transitionsenergies.com/europe-lecons-blackout-evite-8-janvier/

                      «La question n’est pas de savoir si des blackouts vont se produire dans des régions de l’Europe, mais seulement quand ils vont arriver», affirme à l’agence Bloomberg Stefan Zach, responsable de la communication du fournisseur autrichien d’électricité EVN. «Un blackout peut se produire même dans des pays qui ont de hauts niveaux de sécurité de leur réseau électrique», ajoute-t-il.

                      Le problème est que ce type d’incident risque de se multiplier au cours des prochaines années car les sources d’électricité renouvelables intermittentes comme les éoliennes et les panneaux solaires ne sont pas capables d’être mobilisés en cas d’incidents et d’avoir la capacité à maintenir la fréquence du réseau. Ces sources intermittentes créent également d’énormes fluctuations dans les sources de production auxquelles les réseaux ont du mal à faire face. C’est pour cela que les scénarios d’une production électrique 100% renouvelables semblent aujourd’hui peu réalistes. »

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                    7. @illicitano
                      Merci pour ces précisions qui viennent de quelqu’un qui connait le milieu: respect!
                      Vos infos confirment hélas les miennes concernant le risque de black-out. Je n’ai pas pour autant envie que ça se produise.
                      Sur la désastreuse absence de continuité dans la gestion du parc nucléaire, et ses conséquences lourdement payées aujourd’hui, hélas, mille fois hélas. Au moins les Chinois -ils apprennent vite, et mettent le paquet- nous prouvent-ils que cette énergie a décidément de l’avenir, à tout point de vue: technique, économique et écologique.
                      Intéressant ce point de vue sur le risque de black-out venant d’un Autrichien, dont le pays a choisi par referendum en 1978 de se passer du nucléaire. Avec un mix il est vrai à 60% hydraulique (merci les montagnes) mais encore à 30% fossile. J’en conclue que le nucléaire est décidément bien moins écolo que les fossiles. Comprenne qui pourra. Pas moi.

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                    8. Dans la vie (d’un être humain..) il faut faire des choix..

                      Plus je lis ce qui s’écrit en « main-stream » ou , par exemple sur ce blog , de la part de gens qui semblent honnêtement convaincus du bien-fondé de leur rejet « par principe » du nucléaire (dangereux-boum)..alors qu’ils possèdent et utilisent chaque jour leur ordi , leur smarttruc , leur googlemaps ,leur WiFI , leur What’sApp…etc et tutti-quanti.. biberonnés à l’électricité CONSTANTE , milliseconde après milliseconde , jour et nuit , ….alors qu’ils ont laissé passivement se « dématérialiser » humainement (cabines tél-guichets bancaires-administratifs…) les accessoires indispensables à la vie citoyenne d’aujourd’hui …avec effet de cliquet irrémédiable ….sans parler du contrôle pandémique universel… etc …etc…marre!…
                      …je me dis quand même qu’on serait bien plus , bien BEAUCOUP plus.. avancés dans une solution d’amortissement consensuel (au sens du mode de vie EU-US et équivalent) de notre mode de consumérisme .. SANS cette guerre larvée entre ANTI et PRO depuis vingt ans …guerre qui nous a conduit , pendant chaque année de ces vingt ans , à un comportement de procession d’Echternach indigne de notre capacité technologique de résistance et de combat face au danger d’exacerbation climatique , temporaire ou progressive..c’est selon les croyances…
                      MAIS cet immobilisme progresso-rétro auquel les ANTI ont conduit le POLITIQUE est la pire des choses qui pouvait arriver!!!!!!

                      La seule objection valable à la prolongation/renouvellement temporaire du nucléairefrançais est celle formulée clairement , il y a peu , par Paul JORION :  » en cas d’effondrement (sous entendu sans doute « sauvage »..) une centrale nucléaire abandonnée est un danger extrême « …
                      Il me semble que des parades existent…dès le moment où il y a consensus (socio-politique) sur le timing/contenu progressif annoncé et « électriquement-approvisionné » du processus de « rétrogradation civilisationnelle programmée » .
                      (et non d’effondrement incontrôlé).

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          2. En fait, sans l’énergie nucléaire, on ne peut même pas renouveler les EnR quand on a plus de pétrole. Ce n’est pas seulement une question d’EROEI, c’est avant tout une question de l’énergie que peut théoriquement fournir des éoliennes et/ou des panneaux solaires au km2 (et par extension, au total sur la surface allouée/disponible en France).

            Donc à long terme: pas de nucléaire -> pas d’EnR…

    4. Les ENR sont une fausse bonne idée selon la Physique et ses lois immuables. Après si c’est une question de croyance religieuse, c’est autre chose ;o)

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      1. Oui c’est pour cela que « l’avenir » provisoire est dans le Pétrole/GAZ/Charbon + décroissance organisée. Mais une vraie décroissance et un changement de régime et de système.

        Je sais ce n’est pas tendance… Mais vu comment les ENR continuent à alimenter le délire consumériste, alors qu’elles n’en ont pas les moyens, et qu’elle ne peuvent assurer une décroissance correcte et gérée, de mon point de vue on n’y échappera pas à mon mix à moi.

        Evaluer correctement la cible, les moyens de l’atteindre et y aller. Comme pour le Lune. Avec les moyens du bord pas avec des trucs délirants.

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      2. Bonjour Lolo

        Casas rurales en Espagne équipées de tout le confort
        Non connectées au réseau électrique ( Iberdrola , équivalent EDF)
        Electricité photovoltaïque :
        -18 ou 12 panneaux 250 Wc
        – un onduleur/chargeur/ MPPT (Maximum Power Point Tracking) en off-grid 5KVA 48V
        – 24 batteries 2 volts en séries ou 2 fois en // 4 batteries 12 V en séries
        réserve de 56 ou 24 Kwh sans calcul du taux de décharge maxi ( environ 40%)

        Chauffage automatique aux granulés

        Ca marche toute l’année à cet endroit ensoleillé.
        mais il faut faire attention et gérer l’hiver avec les jours courts et couverts

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        1. @illicitano 11/8 à 20h18

          T° tolérées ( en maxi/canicule et mini/hiver) à l’intérieur :
          1) de jour , pour la vie familiale ?
          2) de nuit , pour le sommeil (réparateur) ?

          (si je me permets..)

          1. @Otromeros

            Alicante – Comunitat Valenciana
            10 km de la mer, climat méditerranéen
            L’été :
            le jour :30° en moyenne avec quelques jours à 35° et un léger vent marin
            la nuit : 20-25°
            Très supportable avec une tenue très légère en intérieur : 26° et un ventilateur , si besoin

            L’hiver :
            le jour : 10 à 18°
            la nuit : 4 à 10°
            besoin d’un peu de chauffage pour compenser les 14-15° en intérieur
            Pas de gelée

            Dans un piso ( appartement ) , pas besoin de chauffage.

            Dans cette région , il y a toute l’Europe , c’est cosmopolite( Scandinaves, Allemands, Néerlandais , Belges, Britanniques , Irlandais ,Suisses , Français ,Autrichiens, pays de l’Est et même Russes, …)

  3. La question n’est pas :

    – Avec quelle énergie primaire on continue à jouer ?

    Mais :

    – Comment on organise la société avec ce qui nous reste de raisonnable comme source d’énergie ?

    (Dont le nucléaire ne fait bien sur pas partie.)

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      1. Hervey

        C’est pour moi l’équivalent pétrole / heure travaillée ?

        Je connaissais déjà Jancovici il y a 15 ans, du coup, les ordres de grandeurs, ça va merci 🙂

        Il avait d’ailleurs convenu dans un mail qu’on ne peut plus compter sur le nuke en cas de trouble sociaux graves…(guerre civile ou autre)

        Quand au cheval Pompon, n’y comptez pas trop.
        Un cheval ( 1 ugb / unité gros bétail ) = 1 hectare de foin, plus harnais, maréchal ferrand/ Veto , outils de traits….bref… son équivalent aujourd’hui en cout n’est pas un vehicule individuel mais plutôt un 38 tonnes…

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          1. C’est clair, Hervey….🙄

            Mais c’est le web qui me rends bully comme ça, dans la vie j’écoute beaucoup plus…

    1. et pourquoi le nucléaire serait exclu à priori alors que toutes les sources d’énergies « raisonnables » sont polluantes et moins productives pour la production d’électricité ?

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      1. Lolo

        Juste une ou deux bonnes raisons d’exclure le nucléaire ( mais on peut continuer comme ça pendant des jours ) :

        Le nucléaire est exclu a priori parce qu’il exige un  » high level of service  » de la société pendant des durées très longues, telles qu’aucune civilisation n’a été capable de garantir dans le passé.

        Les 450 réacteurs actuels vont être statistiquement l’objet d’un accident majeur tous les 10 ans, dans des zones habitées. A chaque fois un cercle de 50km va s’inscrire en moins dans la capacité d’accueil planétaire sans compter les conséquences diffuses qui vont s’additionner.

        Le traitement des déchets, non provisionné par les compagnies , n’est pas géré. Des zones de diffusion permanente font aujourd’hui partie du paysage :
        – Fukushima
        – Asse
        – Mourmansk
        Pour ne citer que des pays technologiquement à la pointe ( Japon, Allemagne, Russie )

        Mais les français sont plus forts, ils vont réussir à Bure, ce que les Allemands ont échoué à faire à Asse! Yess !

        La sensibilité du parc nucléaire au réchauffement est très grande ( réacteur en bord de mer pour la montée des eaux, et débit des fleuves pour les autres )
        En 2011, 44 des 58 réacteurs de France étaient à quelques jours de stopper pour cause de manque d’eau.

        Etc etc…

        Pour finir, ce que j’appelle raisonnable ne concerne pas l’éolien et le photovoltaïque de grande puissance reliés au réseau. L’avenir sera une production morcelée, comme dans les années 30. Nous n’aurons bientôt plus les moyens d’entretenir le réseau tel qu’il est.

        C’est juste mon avis, mais c’était aussi le point de vue des agents EDF venus travailler sur le réseau ici, après la tempête Klaus.

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        1. C’est une erreur. En fait des parcs d’EnR : Eoliennes, Photovoltaïque, sont beaucoup plus:

          – High tech.
          – Energievore.
          – Consommateurs de métaux (d’un facteur 100, environ) à puissance égale.

          Nécessitant du pétrole, des usines high-tech et donc des transports internationaux, une économie globalisée, etc.

          Une centrale nucléaire est un système relativement low-tech. Les premieres datent des années 40 et n’ont nécessité ni microprocesseurs ,ni ordinateurs, ni microprocesseurs.

          Ce n’est pas le cas du tout des éoliennes ou du photovoltaïque. Ces dispositifs sont tellement sophistiqués, high-tech, gigantesques, à large échelle, qu’ils sont impossibles à manufacturer, transporter, mettre en place, maintenir, etc. sans l’énergie du pétrole ou une autre énergie aussi dense, aussi puissante et non-intermittente (pilotable) que le pétrole ou le nucléaire.

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          1. Euh !

            Un panneau photovoltaïque , durée de vie 40 ans ( étude Suisse Berne),c’est quand même moins compliqué qu’une centrale nucléaire…..

            – un cadre en alu recyclable
            – un rectangle en verre recyclable
            – des cellules photovoltaïques
            – des connexions entre panneaux simples

            « Un module est composé d’une ou plusieurs cellules mono/poly-cristalline enveloppées de part et d’autre dans de fines couches d’éthylène-acétate de vinyle (EVA). Le tout repose sur un support en plastique (en fluorure de polyvinyle, PVF) ou en polyéthylène, PET). En dessous, un cadre en aluminium muni d’une jonction en cuivre relie électriquement les cellules. Sur le dessus, une couche de verre protège les cellules. »

            Dans un module, 74 % de la masse est constitué de verre, l’aluminium représente 10 % et les divers polymères 6,5 %. D’autres matériaux peuvent être trouvés comme le zinc, le plomb, ou le cuivre, leurs quantités demeurent toutefois faibles (moins de 1 % de la masse du module). La cellule photovoltaïque seule (mono ou poly-cristalline) représente seulement 3 % de la masse totale du module.

            Pour l’entretien , pas de besoin particulier
            Une surface plane , glissante , pentue qui permet un nettoyage naturel par la pluie
            Des connexions entre panneaux simples.

            En France il y a
            – 16 millions de logements collectifs
            – 20 millions de logements individuels avec des toitures qui peuvent être équipées en photovoltaïques selon leur exposition et leur degré d’ensoleillement.

            Coût sur palette ( en baisse ): 0,35€ le Wc

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            1. C’est faux : Le panneau de silicium est un élément semi-conducteur très délicat à réaliser.

              Vous ne pouvez pas fabriquer cette pièce essentielle:

              – Dans votre garage.
              – Dans une petite usine familiale (ce n’est pas une bouteille de bière).
              – Sans doser les dopants de manière extrêmement critique (ce n’est pas de la pâtisserie).
              – Sans avoir du silicium de haute pureté de grade industrielle venant de Chine (encore une fois ce n’est pas une vitre).
              – Sans un labo high-tech

              Manufacture de panneaux photovoltaïques :

              https://youtu.be/fZ1SC-vUe_I
              https://youtu.be/hs9hTCdvcOg

              Principe des wafers de silicium entrant dans la manufacture des PV:
              https://youtu.be/UlU_QipUmw0
              Manufacture des wafers de Si:
              https://youtu.be/5Sgmp1aUjnA

              Production et montage d’une éolienne industrielle:
              https://youtu.be/8NXLKRW1IEU

              1. Je n’ai pas l’intention ,non plus, de fabriquer ma petite centrale nucléaire dans mon garage.

                De là à dire qu’une centrale nucléaire c’est de la low tech !!!!
                EPR Flamenville ça fait déjà 11 années de retard pour des problèmes techniques .
                Prévu d’abord en 2012 et maintenant 2023 et une facture qui n’arrête pas de monter.
                Le réacteur : on est dans le domaine de la pièce unitaire high tech

                Pour le photovoltaïque , high tech aussi, on est dans la fabrication de masse complexe avec des lignes de productions automatisées et robotisées sur lesquelles les coûts sont en constante réduction ( 0,35 € le Wc pour le moment)
                De plus c’est maîtrisable , en utilisation , par le particulier .

                Dans l’avenir le photovoltaïque et le nucléaire feront partie du futur mix énergétique comme l’hydroélectrique , le biomasse ,l’éolien,..

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        2. merci pour ta réponse Thomas. Je ne sais pas d’ou tu vois ton *statistiquement un accident majeur dans les 10 ans » mais ce n’est pas corroboré par les faits. Donc si tu préfères 400.000 morts de la pollution de l’air pour la seule Europe en 2019 ok ! Le nucléaire est la moins mauvaise solution lorsque l’argent et le pétrole viendront à manquer pour une durée d’utilisation d’environ 60 ans si régulièrement entretenu. Pour le reste : les PV et les éoliennes pourriront sur pied sans avoir produit l’énergie permettant leur remplacement donc fausse bonne idée. Quant à l’enfouissement (pour avoir vécu 8 ans en DE je connais un peu ce pays) leur approche est religieuse totalement irrationnelle. Je leur laisse leur Energie Wende bidon et …. leur gaz russe ;o) voir les coûts délirant en 2016 !!! https://www.welt.de/wirtschaft/article158668152/Energiewende-kostet-die-Buerger-520-000-000-000-Euro-erstmal.html

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          1. Je sais que l’éolien et le photov tels qu’ils sont déployés actuellement sont sans avenir, comme la plupart des énergie biomasse, l’éthanol, le bois énergie qui ont des rendements désastreux souvent inférieur à 1.

            Ce qui nous manque pour tomber d’accord, c’est que tu fasses le deuil d’une société en ordre de marche telle que nous l’avons connue.

            Il n’y a plus de patriotes prêts à rester surveiller la cocotte minute sans être payé, encore moins pour se prendre des radiations et sauver le monde comme les nettoyeurs de Tchernobyl, mais juste des sous traitants d’Europe de l’Est, qui rentreront chez eux très loin si ça chauffe ici, et on les comprend….

            https://youtu.be/08Rdfz-FLVs

            PS J’espère que tu ne compte pas Fukushima pour 1 seul accident, alors que 3 réacteurs ont fondu !!

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          2. Peut-être réfléchir à l’installation et la conception d’éoliennes low tech et surtout mettre le paquet sur l’habitation bioclimatique.

            Le nucléaire induit une forte consommation d’électricité, et donc incite à maintenir et créer des besoins de consommations, ceux justement qu’il faudrait réduire, pour en finir avec l’extractivisme.

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              1. On y reviendra forcément, ne serait-ce que parce que l’agriculture devra se relocaliser. Moudre le grain sur place redevient une nécessité.

                Entre parenthèses, il faut savoir que les moulins à eau sont démantelés pour des raisons écologiques contestables. Les moulins sont souvent abandonnés, défectueux, et donc peuvent poser un problème écologique, mais c’est une conception de l’écologie en silos, qui ne tient pas compte des bienfaits y compris en matière d’écologie de ces moulins. Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.

                https://www.geo.fr/environnement/les-moulins-a-eau-un-patrimoine-menace-de-disparition-pour-preserver-les-poissons-202217

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                1. Salut Pierre-Yves,

                  Je ne plaisantais qu’à moitié. D’abord pour signaler qu’il n’est pas nécessaire de réinventer la roue, le moulin sera certainement un équipement « low-tech » facile à mettre en oeuvre. J’ai eu l’occasion de descendre l’Orne en kayak plusieurs fois et de visiter certaines friches industrielles magnifiques le long de son cours (manufactures et hydroélectricité). Mais à l’époque je songeais plutôt à y organiser des soirées !

                  J’ai entendu parler de cette histoire de « non-interruption » des cours pour permettre la libre circulation des poissons. Je ne sais pas ce que cela vaut comme argument. L’impact des moulins était-il si important quand il y en avait beaucoup dans un environnement moins dégradé ?

                  J’ai la chance d’habiter une région où les moulins à marée sont encore visible à certains endroits, cela ne devrait pas être trop compliqué à remettre en service en cas de crash. Je parlais l’autre fois de raccords de tuyaux en grès (pour les maraîchers parisiens de 1850), il nous faudrait une encyclopédie des technologies utilisées autour de ces périodes pour pouvoir anticiper un redémarrage : en gros tous les métiers qui ont disparu dans le cadre de notre prolétarisation généralisée (Stiegler) – du cordonnier au tisserand en passant par tous les autres…

                  (Au boulot, je scotche sur un éplucheur de pommes à manivelle, je trouve ça… génial ! 🙂 )

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                  1. 2casa

                    J’ai sur le terrain un ancien site de moulin, 3.5 m de chute et 250 l/s soit 7kw environ potentiel.

                    En plus cela maintiendrait les niveau de nappe phréatique localement.

                    Il faut pour ça remonter la digue. Mais si la météo nous envoie des 200mm en 24 h sur le bassin versant rien ne résistera…

                    Du coup j’hesite…

                    1. Salut Thomas,

                      Vous avez bien de la chance, ça a l’air sympa par chez vous ! Vous êtes dans quel coin ?

                      On regarde les terrains agricole avec mon pote, chez moi, en Bretagne, c’est compliqué. Des offres dans l’Orne pour des trucs sympas (le Perche par exemple) et pas chers mais pour avoir réussi à m’en exfiltrer une fois, je ne suis pas sûr d’avoir envie d’aller m’y perdre une seconde (ça caille grave en plus l’hiver). Le réseau social c’est important si on veut tenir hors cadre.

                      Lui est plus attiré par les Pyrénées, mais je redoute l’évolution des conditions climatiques à court terme… Et puis ça dépendra du projet en lui-même. Mon pote pense houblonnière (bio) – essayer de faire une bière artisanale qui n’aurait pas le même goût 😉 – il y a une tentative de relance d’une filière dynamique mais les investissements me refroidissent un peu et la région idéale est plutôt située au nord de la Loire (conditions climatiques et bassin sédimentaire) et puis les brasseries sont dans l’est :-/ ! J’aurais plutôt tendance à penser maraîchage (niveau mise de départ) et à privilégier « l’auto-suffisance » et la déconnexion (décroissance max supportable).

                      On a un copain installé dans le coin (en loc) sur un petit paradis, cabane en argile, maraîchage bio (tranquille) il dégage 500/600 euros lissés par mois, bien nourri, bien logé, au milieu des arbres et des bestioles. C’est un peu mon objectif.

                      Si ça se débloque finalement (on en est seulement à la phase d’élaboration) je pensais faire appel aux compétences des alternatifs du blog pour éviter les écueils de départ : les modes de construction (bois, paille, argile…), les solutions de chauffage (poêle de masse, rocket machin truc…), les techniques de culture (permaculture, bio-intensive, brf and co…). On verra si ça évolue positivement mais je vous garde sous le coude 😉 !

                      Bonne chance avec la digue, désolé de ne pouvoir être d’aucun conseil… il nous faudrait un ingénieur des ponts et chaussées !

                      (Allez Juan, on rentre du trek au Népal et on nous fait un calcul de coin de table en résistance des matériaux…)

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                    2. Ecodouble a un blog : http://ecodouble.farmserv.org/
                      il a son franc-parler, on aime ou on aime pas, en tous cas derrière la réflexion est costaude. Soit dit en passant il a participé activement au mouvement de rénovation des anciens moulins à eau. C’est d’abord un géologue, puis ingénieur d’études en génie civil, énergéticien, et désormais constructeur de murailles en pierres sèches.
                      Lui n’est ni pour les énergies renouvelables (même si c’est mieux bien sûr que le pétrole et le nucléaire, mais pour les économies d’énergie, Autrement dit la meilleure ressource à l’avenir sera celle qui consiste à économiser l’énergie. Arrêt impératif d’abord de bétonner !

                    3. Salut Pierre-Yves,

                      Merci pour le tuyau. J’étais allé jeter un coup d’oeil il y a quelques temps de cela. Sympa.

                      (Bon, le truc, c’est qu’on n’est pas très potes avec écodouble… un petit différend sur les cats 😉 !)

                      Et puis nous, on est vraiment néophytes en la matière. On se documente pas mal, j’ai quelques expériences (limitées) en cultures potagères et mon pote a fait un stage de construction (6 semaines) en Italie et une brève formation sur les houblonnières. Les deux ou trois exemples autour de nous apparaissent bien raides quand même !

                      Les choses bougent professionnellement pour nous deux en ce moment, ce sera peut-être le coup de kick nécessaire pour se lancer ?! Horizon… deux ans. Le premier truc, c’est le terrain.

                      Bonne journée !

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                    4. Mi chemin Bordeaux et Bayonne, 17 km de la mer et 30 m d’altitude.
                      Si vous passez dans le coin n’hésitez pas !

                      Quand vous êtes à Onesse, demandez Thomas !

                      Ecodouble connais !

                      thomas.jeansonarobasewanadoo.fr

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        3. Salut Thomas,

          Je ne comprends pas que les tenants du nucléaire ne comprennent pas ce genre d’évidence que tu viens d’écrire.

          Je n’ai rien intrinsèquement contre le nucléaire, c’est clairement de l’énergie inouïe mais pour faire chauffer de l’eau et produire de l’électricité afin de d’alimenter la machine à consommer c’est certainement le truc le plus con que l’Humanité a jamais mis au point malgré l’effort d’intelligence incroyable mis en oeuvre depuis qu’on a domestiqué le feu.

          Beaucoup de respect et d’admiration pour le côté scientifique du truc mais son développement soit civil ou militaire quelle connerie !

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          1. Salut CloClo

            Comme tu le dis ,la centrale nucléaire sert à fournir de l’électricité .
            On fait bouillir de l’eau qui fournit de l’eau chaude surchauffée sous pression et on fait tourner une ligne d’arbre et un rotor à l’intérieur d’un stator comme dans une centrale thermique classique à énergies fossiles.

            Dans un mix énergétique , et avec l’arrêt des énergies fossiles émettrices de CO2 ( charbon, gaz , pétrole ), et avec des moyens de production en énergie renouvelable liés aux variations météorologiques et d’ensoleillement , il faut des sources d’énergie qui compensent et stabilisent le réseau de distribution pour la consommation de l’ensemble de la société qui sera amené à se réduire de façon très importante => projet de société collectif à définir clairement. ( décroissance , surconsommation)

            La disponibilité d’une fourniture d’électricité stabilisée est impérative .
            Sans électricité , la société s’arrête ( voir le black out du Texas cet hiver).

            Pour stabiliser et sécuriser la fourniture d’électricité il faut disposer d’une production stable et pilotable pour équilibrer les variations des ENR. Le nucléaire , l’hydroélectrique en font partie .

            L’interconnectivité en UE des réseaux haute et très haute tension ( les lignes de transport du courant) aide à la stabilisation de l’approvisionnement.
            Production réseaux de distribution consommation : tout est lié et fonctionne en temps réel

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            1. Salut ilicitano,

              « Production réseaux de distribution consommation : tout est lié et fonctionne en temps réel »

              C’est bien là le problème…

              Il faut organiser la société humaine pour qu’elle fasse face à une baisse énorme de la production électrique, en fait il faut « désélectrifier » la société au maximum. Attention je dis pas que cela va être facile et sans casse. Mais avec ce qu’il reste d’énergie fossile et de mix énergétique, chaque société doit s’adapter dès maintenant pour prévoir de s’en passer.

              Pour moi le gros confinement de Mars 2020 en France a démontré que la plus part des gens font un travail totalement inutile et consomme quotidiennement des biens inutiles, donc de l’énergie dépensé en pure perte.

              Sécurité alimentaire, habitat, éducation, et dans une certaine mesure, santé sont entre notre mains littéralement. Il est du devoir des gouvernant de mettre en place les conditions générales du succès de cette transition et transformation définitive. Personnellement je n’attends rien d’autre de ces gens que ce cadre. Oui on va marcher tout le temps et vivre chichement, mais je pense solidairement et ensemble collectivement.

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              1. Pour l’instant, c’est exactement l’inverse: Le chauffage électrique des habitations devient progressivement obligatoire de part les nouvelles lois.

        4. On n’a plus les ressources des années 30 : Eau potable abondante, nappes phréatiques intactes, eau des glaciers, terre fertiles cultivables, gibier, bois, charbon aisément extractibles, variétés de végétaux résistants qui poussent sans pesticides, etc. Donc essayer de vivre comme dans les années 30 reviendrait a être catapulté au moyen-âge, sauf que comme personne ne veut vivre comme des pouilleux encore plus mal loti que les misérables de Hugo, tenter de vivre de cette manière risque fort de déclencher des conflits interne et/ou internationaux violents et incessants pour essayer d’accaparer par tous les moyens les rares ressources restantes.

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      1. Il est très bon pour vulgariser les ordres de grandeur, mais a coté de la plaque pour le nucléaire. Il compte dessus pour éviter que la civilisation s’écroule…ce qui est un pari perdu d’avance, et dont la perte dépasse notre ligne de crédit.

        Merci de ne pas me renvoyer à l’école avec une tape sur la tête, il y a de forte chance pour que j’ai commencé à échanger avec JMJ avant que tu en connaisses l’existence !

        1. Salut Thomas

          Avec Lolo c’est le même problème qu’avec les groupies, ils ont un comportement de groupies …

          « JANCO JANCO JANCO »

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          1. Il n’a a rien de faux, ni d’erroné à citer une autorité qui a fait ses preuves et qui appuie ses raisonnements sur la logique et les faits réel.

            En fait, ça ne dérange que ceux qui attendent une solution magique du genre : On colle quelques éoliennes dans le paysage et « problem solved »…

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        2. @Thomas Jeanson . 10/8 à 23h34 :
          … » le nucléaire. Il compte dessus pour éviter que la civilisation s’écroule…ce qui est un pari perdu d’avance, et dont la perte dépasse notre ligne de crédit

          1))  » ce qui est un pari perdu d’avance « …

          2))  » et dont la perte dépasse notre ligne de crédit » .

          Pourriez-vous synthétiser par exemple deux arguments clairs sur chacune de vos affirmations. Merci.

          1. Bonjour Otromeros ( c’est ni clair, ni synthétique, désolé )

            1 ) Si vous ne m’aviez autorisé qu’un mot pour répondre,  » Flamanville  » aurait suffit. Démonstration que nous ne sommes plus capables de construire une centrale. Autant d’EPR, autant de fiasco, malgré les années et les milliards.

            Plus généralement pour moi :

            Le nucléaire est un fruit de la 2eme guerre mondiale, mis en place par des nations fortes avec des visions stratégiques, construits par des entreprises dédiées.
            Ce contexte a disparu, nous avons des Etats faibles aux mains de groupes industriels qui morcelent et sous traitent, ce qui n’est pas adapté à de tels projets.

            Cette première petite mutation devrait nous alerter : les troubles qui arrivent épisodiquement dans l’histoire vont secouer bien plus encore l’édifice nucléaire.

            Notre seul souci aujourd’hui, ne devrait pas être de savoir comment continuer à construire, mais comment sortir du nucléaire sans obliterer plusieurs régions de notre pays.

            2) Tracez un cercle de 50 km autour de la Centrale du Blayais ( 4 réacteurs, Gironde ) fini le Médoc, chateau Margaux, Cos d’Estournel, Labégorce, Lagrange, tout ça hop, poubelle ! Je plaisante, et en plus, je ne bois pas.

            Mais si vous habitiez seulement à la campagne, si vous preniez soin depuis des années de votre sol, de vos arbres, si vous voyiez passer sur ce paysage les quatres saisons vous sauriez que prendre le risque nucléaire est une idée absolument folle, totalement démente.

            Et maintenant nous savons, aussi sûrement que le soleil se lève le matin, qu’un accident majeur en France va se produire. Et ça me fout hors de moi, pour tout ceux qui prennent soin de la Terre.

            La question d’image ( pour certaines personnes c’est très important ) me donne envie de vous poser la question :

            Est-ce que vous arrivez à penser au pays  » Japon  » sans penser à la même fraction de seconde à Fukushima ?

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            1. @Thomas Jeanson 11/5 à 17h12

              Merci d’avoir pris du temps.

              Je me rends compte de mon impuissance à argumenter à partir du moment où vous affirmez votre certitude que :
              … » Et maintenant nous savons, aussi sûrement que le soleil se lève le matin, qu’un accident majeur en France va se produire  » …(et vous avez ajouté ailleurs :  » dans les dix ans  » ).

              Pour votre dernière question , quand même ..
              ..  » Est-ce que vous arrivez à penser au pays ” Japon ” sans penser à la même fraction de seconde à Fukushima ? « .
              Ma réponse est « non »… mais probablement pas pour les mêmes raisons que vous..!?
              Aussitôt après pensé: « Fukishima ».. arrivent dans l’ordre « tremblement de terre »/ »tsunami »/ »victimes du tsunami »/ »hauteur de mur »/ »groupe de secours sécurisé »/ »leçons tirées »…
              ((Vous vous rappellerez peut-être que j’ai , sur ce blog , écrit en d’autres temps que j’habite (ma propre construction) à 18 kms à vol d’oiseau et sous les vents dominants.. d’une centrale classique à trois réacteurs.. sans avoir jamais eu le soupçon d’un désir de déménagement depuis , disons pour rester vague , depuis plus de vingt ans!
              Je requérais à l’époque qu’il soit créé dans un rayon de 10 kms autour de chaque nouvelle centrale des zones vertes ultra cossues d’habitat avec piscine et tout le toutim ..devenant résidence obligatoire mais à loyer gratuit pour les personnages (et leur famille directe) impliqués dans la gestion du site à parti du grade de sous-directeur..))

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              1. Ma certitude est basée sur des trajectoires, des cliquets, qui vont tous dans le même sens :

                + Techniquement

                – Vieillissement des centrales
                – Réchauffement climatique

                + Economiquement

                – Les trois plus grosses entreprises Areva, Alstom et EDF sont en crise, en faillite, ou vendues.
                – Tous les projets en cours sont en difficulté.

                + Humainement

                – Dispersion et disparition des savoirs faire
                – Absence d’une vision à long terme
                – Exemplarité nucléaire française mise à mal ( divers épisodes de certificats de conformité frauduleux (SBS) ou irrégularités sur Flamanville, affaire Lauvergeon Uramin etc etc…) qui démontrent l’incompatibilité de cette industrie avec le management moderne ( cost killing et sous traitance ) et le petit affairisme.

                Tout cela dessine une trajectoire pour nos 58 réacteurs, avec un ou plusieurs accidents au bout. Je suis encore une fois désolé de ne pas être plus factuel, mais si on rentre dans les détails, on s’y perd.

                Le nucléaire exige l’excellence quotidienne et à long terme, ce dont nous êtres humains, sommes incapables.

                Quand à Fukushima, vous parlez de hauteur de mur et de leçons tirées. J’espère que vous vous rappelez qu’ici même, François Leclerc avait précisé que le tremblement de terre avait suffit à mettre les réacteurs ET les groupes de secours en vrac AVANT que la vague arrive. Et que la belle histoire qui a été racontée ensuite (  » C’est à cause du méchant Tsunami, mais avec un mur plus haut, ça ira ! « ) est bien de la foutaise.

                Et oui, Japon = Pays touché par un désastre nucléaire, et je n’oublie pas les 25 000 morts du tsunami.

                1. Ah non!
                  « – Absence d’une vision à long terme »
                  Je m’inscris en faux!
                  J’attire votre attention sur le travail considérable de notre Haut-Commissaire au Plan que vous pourrez consulter ici:
                  https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2021/04/electricite_le_devoir_de_lucidite_0.pdf
                  et ici pour les nombreux autres sujets:
                  https://www.gouvernement.fr/les-grands-enjeux-de-demain
                  Un chef-d’œuvre qui va vous remonter le moral.

                  1. Je cite votre commissaire :

                    « Augmentation massive de la consommation d’un côté, diminution massive de nos capacités de production de l’autre, le simple rapprochement de ces deux orientations montre qu’il existe un gouffre entre l’évolution annoncée de notre consommation électrique et celle de notre production.
                    Il est inéluctable que nous allons droit à des difficultés considérables et même à une impasse, nous empêchant techniquement de remplir en même temps les objectifs que nous prétendons solennellement avoir fixés ! »

                    Il semble constater comme moi que les différents discours sur l’avenir de l’énergie en France sont incompatibles avec un programme de réalisation unique, une vision du future pour nous guider.

                    J’ai rencontré un responsable régional de RTE dans le cadre professionnel, il m’a parlé de cette schizophrénie chronique qui ne date pas d’hier.

                    Personne ne se bat pour être celui qui va annoncer aux français le rationnement à venir de l’électricité. Parce que j’espère que vous êtes d’accord : c’est bien de cela que nous parlons.

                    1. PS : de la différence notable entre avoir  » des visions  » et  » une vision  » 🙂

                    2. Un an de travail quand-même, avec en plus de notre très Haut Comisère 😉 au plan, un rapporteur général, un chef de cabinet et 5 conseillers si j’en crois l’organigramme. L’avenir est En Marche (arrêt).

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                  2. Le travail de notre haut commissaire béarnais a quand même de mérite de mettre les cartes sur table.

                    Il propose ni plus ni moins un nouveau plan Giscard/ Messmer.

                    A l’époque c’est le quadruplement du prix du pétrole fin 1973 et la volonté d’indépendance énergétique qui a fait basculer vers la maximisation de la nucléarisation de l’électricité déjà engagé sous Pompidou.

                    Le problème a changé avec la réduction des disponibilités à venir des énergies fossiles ( pétrole , gaz) et le réchauffement climatique en cours.

                    Remettre une filière technologique opérationnelle c’est 10 ans et un choix de société.

                    Les cartes sont sur la table.

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                    1. L’article suivant indique qu’il y a un plan pour produire la totalité du gaz naturel, soit 400 à 550 Twh/an en France à l »horizon 2050 à l’aide de la biomasse

                      https://www.batiactu.com/edito/methanisation-priorite-transition-energetique-48176.php

                      Il prévoyaient qu’on serait à 3 Twh en 2020 (l’article date de 2017), soit presque 1% de la cible.

                      J’ai aucune idée de si ça peut vraiment passer à l’échelle ou si on nous ballade. En fait à chaque fois qu’on nous balance une solution miracle pour résoudre les problèmes de l’énergie, je pense qu’il est sain de se poser deux questions :

                      * est-ce que ça « passe à l’échelle » ?
                      * quel est l’impact d’ensemble de la filière ?

                      Je suis tombé sur ce truc-là : un rapport prospectif sur le potentiel des végétaux pour l’énergie et les matériaux.

                      https://anr.fr/fileadmin/documents/2016/rapport-arp-VEGA_20062013.pdf

                    2. N’oublions pas la variable d’ajustement…clamons en choeur.. : « Linkyîîîî.. , Linkyîîî.. « 

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                    3. Linky le compteur qui permet d’ajuster la puissance à distance.

                      Bon après , si ça permet d’éviter un blackout.

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                    4. C’est surtout une intrusion dans l’intime bien plus sérieuse que le « pass sanitaire »..
                      Contrôle (individuel) extérieur via le numérique – contrôle intérieur (par « quartiers » = « îlots » de consommation) via « Linky »… la variable humaine , la plus faible , délestable à merci , au profit d’autre pans de consommation , d’intérêt « supérieur » selon l’ « humeur » du décideur..

  4. L’axiome de base de cet article c’est qu’il faut une, en fait la meilleure en magasin, (plusieurs auraient été plus intelligents, proposition de timiota sur d’autres manières d’utiliser l’énergie électrique atomique, géothermie, etc..) source d’énergie pour remplacer celles dont le bilan CO2 est moins bon (moins bon = émet + de CO2 dans l’atmosphère par unité d’énergie disponible).
    L’axiome subsidiaire, c’est que l’existence d’une telle source atténue, voire élimine les risques d’effondrement.
    Cette pensée axiomatique est une offense à l’histoire humaine, en particulier à celle du XXe siècle.
    La prétention de ce personnage atteint des sommets quand il écrit : «Je crains que les écologistes non-scientifiques et les politiciens ne comprennent pas les problèmes, les enjeux, le danger d’un effondrement total de la civilisation, voir de la vie sur Terre (selon l’évolution du réchauffement: qui croit encore a la possibilité de limiter celui-ci à +1.5 degré Celsius ?) à relativement brève échéance. »
    Affaire classée !

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  5. Oui, je plussois les propos de Cloclo. Nous sommes drogués à l’énergie facile et comme tout individu dépendant à une substance qui ne se croit pas malade, il nous en faut toujours plus. On aura beau discourir sur : est ce qu’il vaut mieux de la Marie Jeanne bio ou de la coc de synthèse, tant que nous ne seront pas entrés dans un processus thérapeutique de sevrage, nous continuerons éternellement à discourir sur les bénéfices / risques à coup de statistiques. On nous a déjà dit cent fois que pour continuer à vivre comme nous le faisons (dans les pays moderne 😉 ), on aurait besoin de plusieurs planète. Mais on fait comme si on n’avait pas entendu. Et la consommation mondiale d’énergie continue sa course folle.
    En cas  » d’effondrement énergétique  » mon cher Serge, les habitants des grandes conurbations (soit plus de la moitié ou trois quart de la population ) n’auront de la nourriture que pour 2 à 3 jours. Je vous laisse imaginer les conséquences sociales : un massacre. Inutile de vous poser des questions sur ce qu’il faudra mettre en place pour faire tourner la société telle que nous la connaissons, elle n’existera plus.

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    1. Il n’y a pas d’ « effondrement de l’énergie » isolé. vu que tout est un jeu de dominos dans nos sociétés, une décroissance des sources d’énergie est une décroissance de tout: Eau, nourriture, chauffage, logement, économie, état, sécurité, santé, etc… c’est un début de glissement vers le néant.

      1. Vu que les arbres ne montent pas au ciel, sans rien faire la chute va être, euh bref tu connais les Lois de la physique en la matière.

        Donc, j’y tiens je ne fais que me répéter, il faut avec ce qui reste organiser les conditions d’une vie en société commune, égalitaire, et fraternelle, je sais on dirait le discours de Miss France, pourtant c’est marqué sur les frontons des Mairies depuis longtemps…

        Quant aux visions à la Mad Max, si on organise le changement de paradigme, elles ne se produiront pas ou peu. Ne jamais sous estimer la capacité des Milliards de gens normalement constitués avec des enfants et des êtres qu’ils chérissent si ils entrevoient la « possibilité d’une île » humaine. Les petits malins des gangs et autres bandes de pilleurs vont finir très très rapidement accroché à une branche entrain d’arroser les Mandragores. Certes il y aura des pillages

        Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de ma vie, une vision monstrueuse des êtres humains. Malgré la bêtise affligeante assez flagrante de certains épisodes de l’Histoire… Tout cela dépend de ce que vous diffuser comme messages et avec quelle tonalité. Je suis désolé mais la plus part des gens que j’écoute pour me former sont généreux, humbles, solidaires, partageants, éveillés, bref, je n’ai pas de craintes. Malheureusement on entend trop les abrutis.

        Seulement oui certaines conditions matérielles et de conforts vont disparaître. Par exemple le soin des dents ça va être chaud… Quoique pas mal de techniques sont à dispositions. Puis on peut aménager des îlots plus « technologiques » pour fournir en biens spéciaux, mais qui seront jugés nécessaires ,de grands territoires. En fait faut s’y mettre ensemble, et pondre une solution. C’est quand même plus sympa comme mode de voir que de penser à aller au Club Med, construire une piscine ou climatiser sa maison non ?

        Quand on aura pris quelques bons méga ouragans pleine face dans ce coin de l’Europe, où l’équivalent de Mousson, alterné avec des sécheresses façon Kalahari, les yeux vont se déciller naturellement.

        Je suis optimiste ?

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        1. 1. Je ne suis pas anti-EnR ou pro-nucléaire primaire, je mets simplement en garde que si on mise tout sur les EnR, ça ne va pas « le faire », comme on dit familièrement. Simplement parce que avec du pur EnR, l’énergie recueillie est tellement faible au total sur tout le territoire qu’il n’y en a pas assez pour alimenter la population et l’industrie (transports, etc.) en électricité et pour aller miner des métaux, des minéraux , les transformer en éoliennes et/ou PV et réaliser le développement et/ou le maintien requis.

          2. Je ne dis pas que « Mad Max » est une certitude, j’essaie de faire mon devoir de mise en garde. Ce n’est pas une certitude absolue, mais c’est une distincte possibilité avec une assez forte probabilité pour plusieurs raisons:

          – Nos sociétés ne se préparent pas à la décroissance, elles font des politiques de « rigueur », d’ « austérité » (pour la masse) et de passes-droits pour une nomenklatura. On voit les inégalités augmenter de manière de plus en plus prononcée de mois en mois, années après années depuis les années 80. En corollaire, il a une dégradation des infrastructures et des services depuis 40 ans qui va de paire avec une captation de communs: Eau, électricité, terres cultivables, forêts, services de santé, éducation, etc.

          – Les gouvernants (je n’utilise pas le mot élites, qui induit en erreur ) maintiennent l’illusion d’une absence de problème et d’une politique théoriquement possible de « simple substitution » du genre : « on déploie des éoliennes, puis on fait de l’hydrogène ‘vert’, puis le problème est réglé, on « substitue  l’essence par l’hydrogène et le tour est joué , en attendant, serrez-vous la ceinture et cessez de protester». Ça n’incite ni l’industrie, ni les banques, ni les citoyens ordinaires à se préparer physiquement (habitat, mode de vie, emploi, nourriture, etc.) et/ou psychologiquement (courage, stoïcisme, altruisme, initiative, exemplarité) aux changements en cours et à venir. Par conséquent, la déconvenue sera immense, la rancoeur résultant à la hauteur de celle-ci et il y a de fortes chances que ça débouche sur de graves conflits à tous les niveaux de la société, d’une magnitude infiniment plus grande que celle des Gilets Jaunes.

          – Le hiatus entre le dérèglement climatique et les mesures prises par les gouvernants subsiste.

          – Les informations relatives à l’énergie, au climat, à l’eau, la nourriture, la biodiversité restent minoritaires, underground, tournées en dérision par les journalistes des médias mainstream, soumises au greenwashing, de ce fait le déni de la part du public qui a peur d’affronter cette réalité reste fort et ces sujets sont également tournés en dérision par le public lui-même qui ou bien nie carrément les fait comme des platistes ou des antivax ou des révisionnistes, ou bien le public pense que les gouvernements s’occupent de tout, que tout va aller mieux tôt ou tard et qu’il faut ignorer les les mises en gardes de lanceurs d’alerte compétents en la matière.

          – Nos analyses sont beaucoup plus proches que vous ne semblez le croire à première vue, toutefois éviter « Mad Max » revient à anticiper une forte et relativement rapide décroissance, entamer des transitions énergétiques, industrielles, économiques, sociales, psychologiques très vastes et tres profondes (avec ou sans nucléaire, avec ou sans éoliennes, avec ou sans EnR). Reste à savoir si cela sera géré (décroissance planifiée) ou si ca sera subit (« Mad Max »).

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          1. « Nos analyses sont beaucoup plus proches que vous ne semblez le croire à première vue, toutefois éviter « Mad Max » revient à anticiper une forte et relativement rapide décroissance, entamer des transitions énergétiques, industrielles, économiques, sociales, psychologiques très vastes et tres profondes (avec ou sans nucléaire, avec ou sans éoliennes, avec ou sans EnR). Reste à savoir si cela sera géré (décroissance planifiée) ou si ca sera subit (« Mad Max »). »

            Je pense que tous ici, sommes proches, et d’ailleurs aussi dehors, mais pour les expériences d’adaptations instantanées où tout bascule en un temps infime sur une très grande échelle, on a déjà connu cela : La seconde guerre mondiale et les années justes après sur le continent européen. La comparaison comporte certes pas mal de différences mais en apparence. Par exemple les USA on servit de méga usine de production et de soutien pour assurer l’effort de guerre et de reconstruction et je pense qu’aujourd’hui nous avons encore les moyens technologiques et de ressources pour passer le cap et atterrir en douceur au niveau planétaire.

            La question est : est-ce que les USA et les Chinois aidés par l’EU, et les BRICS vont être capables au nom de l’intérêt supérieur de l’Espèce et de l’Humanité d’entamer le virage pour toutes les sociétés humaines en offrant une vision sérieuse et les conditions de sa mise en place ?

            Je persiste à dire que la solution est entre nos mains, ici et maintenant, qu’elle est collaborative et qu’un petit nombre de décideurs est en capacité réel d’enclencher ce processus, et l’Histoire leur en saurai gré pour des siècles et des siècles, de mon point de vue la Puissance la Gloire et la Reconnaissance éternelles appartiennent à l’Homme.

            1. Salut CloClo

              « Le niveau de vie américain est non négociable » Georges Bush père juin 1992 . Rio , Conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD).

              https://theconversation.com/de-george-bush-a-donald-trump-leconomie-avant-le-climat-79273

              De George Bush à Donald Trump : l’économie avant le climat

              Il faut et faudra quelques évènements climatiques majeurs , et on y arrive et c’est en cours , pour engager le grand basculement.
              Ce ne pourra être qu’une décision géopolitique , géoéconomique ( décroissance, dé-surconsommation,…) , géo sociale ( répartition équitable des richesses),…., au niveau mondial.

            2. Quelques nuances toutefois :

              1. Le plan Marshall avait pour but de consolider le capitalisme en relançant la consommation (ce qui fut fait). Par conséquent, un second plan Marshall n’est pas possible. De toute façon, ça va dans la mauvaise direction.

              2. Sans une source d’énergie suffisante, rien de tout ça n’est possible, parce que c’est comme avoir une automobile, mais pas d’essence.

              3. Je viens de recevoir ça par mail : https://www.lefigaro.fr/societes/etes-vous-favorable-a-l-abandon-des-vehicules-a-moteurs-thermiques-au-profit-des-voitures-electriques-20210812

              1. Ce qui est intéressant dans ce type d’article du Figaro , c’est le panel de commentaires ( + de 500 pour le moment) qui donne un aperçu des opinions

                Il y a de tout :les anti , les pro voitures électriques, chacun argumentant , et parfois ce type d’échange et de réponse au second degré:

                Commentaire bien argumenté :
                Le diktat européen sur le tout électrique est absurde et dangereux.
                1/ L’industrie automobile fait vivre 4000 entreprises (sous-traitants compris) et 400000 employés en France.
                2/ La disparition des moteurs thermiques détruira 100.000 emplois, et plus encore si l’échéance passe de 2040 à 2035.
                3/ Ils seront très loin d’être compensés par les emplois créés dans la filière électrique, car l’essentiel de la valeur ajoutée de cette filière (fabrication des batteries et moteurs électriques) est un monopole asiatique.
                4/ En termes de performances, d’autonomie et de souplesse d’utilisation, l’électrique n’est pas et ne sera jamais compétitif avec le thermique.
                5/ La problématique de la recharge pour les trajets longs, avec 50 min pour une charge complète, restera un casse-tête insoluble.
                6/ Les procédés de production des batteries et moteurs électriques, notamment d’extraction et de transformation des matières premières (Lithium pour les batteries et terres rares pour les moteurs) nécessaires, sont extrêmement polluants: on va donc remplacer des émissions de CO2, qui n’est pas un polluant, par une pollution réelle…
                7/ Le recyclage des batteries est également très problématiques.
                8/ Un Français émet déjà (merci au nucléaire) 2 fois moins de CO2 que ses voisins européens.
                9/ La France représente moins de 1% des émissions mondiales de CO2, et l’Europe 10% environ.
                10/ Même si l’UE divisait par 4 ses émissions, l’impact sur la température globale serait négligeable (< 0.1°C).

                Réponse:
                "Je suis d'accord : qu'importe le réchauffement climatique, la pollution atmosphérique, la raréfaction des métaux et la déplétion des énergies fossiles… ! Ce qui compte, c'est de préserver notre mode de vie coûte que coûte, et de ne pas supprimer d'emplois !…"

                Le chemin explicatif , décisionnel et équilibré socialement et collectivement ne pourra se faire qu'au niveau étatique et par la compréhension des enjeux par la population.
                Aussi bien , on n'aura pas le choix , les énergies fossiles vont se raréfier , ça se réchauffe , le basculement de nos modes de vie prendra 1 génération à minima.

                Dans la rue de la cité où j'habitais , dans les années 60 les déplacements se faisaient à pied , en transport en commun, en 2 roues . Il n'y avait qu'une voiture.
                Mes parents n'ont jamais eu de voiture et se déplaçaient peu ( pas de vacances) .
                Mon père a été obligé de s'absenter 5 ans de chez lui . Il s'est retrouvé dans un stalag comme KG( Krieg Gefangener: prisonnier de guerre).Un fois rentré chez lui , il n'avait plus trop envie de bouger.
                Par contre dans la cité il y avait tout un réseau ( commerces, cafés , cinémas , salle des fêtes, activités diverses , fêtes ..) . La vie était beaucoup plus collective et d'entraide.
                En une génération tout a changé.
                Maintenant on prend l'avion low-cost.

                https://www.largus.fr/actualite-automobile/le-royaume-uni-sonne-la-fin-des-voitures-thermiques-pour-2030-10468407.html

                Le Royaume-Uni cessera de vendre des thermiques en 2030.
                Pour la Norvège c'est 2025

                1
                1. Pour l’instant, c’est mal parti, en France.

                  Personnellement je pense que c’est essentiellement la faute des classes dirigeantes qui n’ont (de loin) pas su instaurer de dialogue adulte, digne, respectable avec la population ; en restant dans la raillerie, l’injonction, la manipulation, au lieu d’entamer un dialogue adulte et un discours pédagogique (et à défaut d’être capable de se poser en exemple).

                  1. D’où l’obligation d’une reprise en main par l’Etat.

                    En 1945 avec le CNR , De Gaulle , communistes ,socialistes …il y a eu une prise en main par l’Etat:
                    – Etat Providence
                    – droit du travail
                    – sécurité sociale
                    – retraite
                    – droit de vote des femmes
                    – Nationalisation : Banques de France et de dépôts , Assurances ,Automobiles, Charbonnages , Sidérurgie, Mines de fer bauxite, Electricité , Gaz , …..
                    – une politique dirigiste

                    Ca a donné les Trente Glorieuses avant passer au néolibéralisme après la chute du Mur de Berlin

                    Quant aux classes dirigeantes , au capitalisme et leur vision :

                    Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF utilise lui aussi « le programme du CNR » pour désigner l’ensemble des réformes de 1945 : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

                    mais ils n’avaient pas prévu le changement climatique , et l’arrêt des énergies fossiles

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                    1. Même sans le pic pétrole et le dérèglement climatique, un capitalisme néolibéral, devenu prédorial et autophage, qui conduit à exterminer les abeilles, les forêts, en particulier les forêts primordiales comme l’Amazonie, les sols encore fertiles (en détruisant les insectes et les microorganismes et autre partie de la faune qui y réside), la flore, la faune, la biodiversité, nous condamne tous à périr à relativement court terme… changement climatique ou pas et pénurie d’énergie ou pas…

  6. @ Serge

    Il ne faut pas oublier l’énergie hydroélectrique.
    C’est la première énergie renouvelable au monde qui en plus est stockable et pilotable.

    L’hydroélectricité représente:
    – 2,4% de l’énergie mondiale
    – 16% de l’électricité consommée

    Le cas de la Norvège , où le photovoltaïque est compliqué mais pas impossible avec le soleil de minuit à l’équinoxe de juin,
    l’énergie hydroélectrique ,c’est 96% de l’énergie électrique consommée et 10% exportée.

    https://www.planetoscope.com/energie-hydraulique/1377-.html

    2
    1. nous n’avons quasiment pas de marges de progression en FR dans ce domaine, tout a été fait qui pouvait l’être ou presque.

    2. – Avec la fonte des glaciers, beaucoup de cours d’eau vont bientôt être a sec.
      – On ne peut pas créer de l’hydraulique à volonté, c’est la géographie et les précipitations qui décident, pas l’architecte.
      – C’est déjà saturé en France.

      1
      1. – Dans les Pyrénées il n’y a pas de glacier , il y a de l’eau et les centrales hydroélectriques marchent
        – En France le potentiel supplémentaire est de 16%
        – Le potentiel mondial est important : x3 l’existant

        https://www.france-hydro-electricite.fr/wp-content/uploads/2019/09/SER-fiche-hydro2009204901_Hydraumars2009toutesenbassedf.pdf

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_barrages_hydro%C3%A9lectriques_les_plus_puissants

        La liste des barrages :
        – en cours d’utilisation
        – en construction
        – en projet

        L’hydroélectricité a une production flexible et est indispensable à la régulation de la consommation électrique.

        1
          1. @CloClo…12h34

            Trop négatif systémique. Ça me rappelle une époque où j’avais cette tendance..
            Attention au penchant dépressif.. On tient à vous ici.. -;)

            2
    3. Oui, bien sûr. Nous nous sommes abonnés à Energiedici qui finance le développement de l hydroélectrique dans les Pyrénées.
      Mais les Pyrénées n’échappe pas au réchauffement climatique. Pour le moment, sur les 50 dernières années, les Pyrénées n’ont perdu « que » 2,5% de leurs précipitations annuelles côté français, c’est plus difficile côté espagnol.
      Les projections ne semblent pas montrer de crise de l’eau sur les Pyrénées en terme de volume annuel . La gestion sera cependant plus compliqué par l’absence de stockage par le manteau neigeux qui diminue régulièrement. Les précipitations seront plus aléatoires.
      Mais l’exemple des Pyrénées française est elle généralisable ? Pas si sûr si l’on voit l’évolution côté espagnol !

  7. Quand je lis dans une même phrase low-tech et centrale électrique à énergie nucléaire, je rigole bien … enfin jaune. Certes nous n’avons pas besoin d’électroniques pour faire une centrale nucléaire, en ce sens c’est low-tech. Certes les panneaux photovoltaïques ne sont pas low-tech. Mais l’électronique n’est pas le seul critère pour qu’une technique soit low-tech. Les trois critères sont (issue du Socialter HS n°6) :
    – La low-tech est avant tout utile
    – La low-tech est ensuite intrinsèquement durable au sens où elle dure dans le temps
    – La low-tech est finalement accessible au plus grand nombre.

    C’est ce dernier point que pèche le réacteur nucléaire. Qui est capable dans ce monde d’avoir le savoir pour faire fonctionner un centrale nucléaire de A à Z ? Sans doute une poignée de personnes. Sans parler de l’appareil industriel nécessaire à sa construction et sa maintenance et la position géopolitique favorable à l’exploitation et l’importation d’uranium fissible.

    La low-tech permettra la résilience nécessaire après l’effondrement. La production d’électricité sera compliquée après l’effondrement, il faut s’attendre à vivre avec peu d’électricité.

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    1. Low tech nucléaire, ça me rappelle une chanson…

      https://youtu.be/eryzp0Pklc8

      Et oui, il va falloir faire avec moins d’élec, c’est pourtant pas impossible.

      Trois semaines de coupure après la tempête Klaus ici, ( en plus sur forage, donc plus d’eau ) et on s’est débrouillé vite et bien.

  8. Mais on sera sauvé par nos propres ressources !!!!!!!!!!!!!!!

    Relocaliser l’extraction des ressources minérales : en Europe, les défis du lithium
    « Si des procédés de traitement des minerais sont mis au point, la France pourrait être autonome pour le lithium (roche dure du Massif central et saumures géothermales d’Alsace) avec un potentiel dépassant les 200 000 t de lithium métal. »

    « Dans les prochains mois et années, de nombreux projets de fabrication d’usines de batteries (les « Gigafactory ») pourraient également voir le jour sur le Vieux continent. L’objectif à court terme serait de bâtir une filière européenne forte économiquement : une sorte « d’Airbus des batteries ». Dans ce contexte, il est certain qu’il faudra diversifier les sources d’approvisionnement en lithium afin de faire face à une demande croissante. »

    https://theconversation.com/relocaliser-lextraction-des-ressources-minerales-en-europe-les-defis-du-lithium-138581

    1
    1. Euh, les Gigafactory de batteries pour les voitures de mon point vue n’ont aucun avenir de masse comme l’a eu le pétrole. Mais seront réservés à une classe sociale dominante… Qui pollue plus que de raison.

      Au mieux pour le vélo !

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      1. Salut CloClo

        Il n’y a pas que les Porsche Taycan 4S électriques avec batterie performance plus !! 571ch 250 km/h prix : 116…..€

        https://www.neozone.org/auto-moto/hongguang-mini-ev-un-constructeur-chinois-va-proposer-une-voiture-electrique-a-seulement-3500e/

        moteur de 13 kW de puissance et 85 Nm de couple et une vitesse de pointe jusqu’à 100 km/h. Côté batterie deux configurations existent : 9,2 et 13,82 kWh pour des autonomies de 120 et 170 km.

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          1. Je rajoute 10 panneaux à 260Wc à 80 € sur mon toit et installés par mes soins !!!

            Et en voiture Simone 😉

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          2.  » vélo  » … ?? mais c’est bien sûr… + création d’un nouveau gisement d’emplois non qualifiés…  » pédaleur de nuit »… -:)

            (conditions météo de jour non ensoleillées..)

            1
  9. Quand je lis « Je crains que les écologistes non-scientifiques et les politiciens ne comprennent pas les problème, les enjeux, le danger d’un effondrement total de la civilisation », je m’effondre en rigolant aussi. Quand je songe à la prochaine tragédie nucléaire, je suis furieux.

    1. Bonjour Chabian

      « Quand je songe à la prochaine tragédie nucléaire, je suis furieux. »

      Laquelle ?
      En rapport avec Fukushima ou Hiroshima/Nagasaki ?

      9 aout 1945
      La ville japonaise de Nagasaki a commémoré sobrement ce lundi 9 août 2021 le bombardement nucléaire américain qui la détruisit il y a 76 ans. Le maire a appelé la communauté internationale à adopter un nouveau traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

      https://www.ouest-france.fr/monde/japon/japon-la-ville-de-nagasaki-commemore-le-76e-anniversaire-du-bombardement-nucleaire-73b3ad60-f8e4-11eb-bfc0-b73bf8d3db27

      Parce que si c’est en rapport avec Hiroshima/Nagasaki il y a de quoi éradiquer plusieurs fois la surface de la planète ,et en quelques heures

      https://www.businessinsider.fr/les-9-pays-dans-le-monde-detenant-le-plus-darmes-nucleaires-147128

      « Le nombre d’armes nucléaires a diminué début 2019 par rapport à l’année dernière. Les pays détenteurs de la force nucléaire possèdent 13 865 ogives, soit 600 de moins que début 2018, selon le rapport publié lundi 17 juin par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Mais si le nombre d’armes nucléaires baissent, celles qui restent sont toujours plus sophistiquées, et donc potentiellement plus destructrices. « Une conclusion clé est que, malgré la diminution globale du nombre d’ogives nucléaires en 2018, tous les États dotés d’armes nucléaires continuent de moderniser leurs arsenaux nucléaires »,
      La Russie et les Etats-Unis détiennent à eux deux 90% des armes nucléaires dans le monde. »

      1
      1. @Ilicitano
        Soyons cinique jusqu’au bout.
        Dans mon souvenir, une bombe H explose avant d’arriver au sol pour produire plus de dégâts par le souffle . Ainsi, le matériel radioactif se disperse dans l’atmosphère à tous les vents.
        Les sous marins nucléaires russes coulés dans les fosses marines vont libérer progressivement leur précieux chargement en mer.
        Les prochains accidents nucléaires de centrales vieillissantes qu’on prolongé toujours plus, ainsi que la soustraitance de l’entretient à des sociétés lowcosts, vont nous faire quelques petits coriums qui vont faire leur chemin dans la croûte terrestre.
        Le stockage des produits radioactif qui s’accumulent, qu’on nous promet depuis des décennies qui ne manqueront d’apporter leur part.
        Il est clair que l’avenir de la Terre est radioactif.

        1
        1. Bonjour Pascal

          Si l’avenir de la Terre est radioactif façon Hiroshima , c’est sur : ce sera sans nous .
          Mais bon , ça ira vite !!! 😢

          Bombe nucléaire : uranium enrichissement jusqu’à 90% ( qualité militaire )
          Centrale nucléaire : uranium enrichissement 3-4% ( qualité industrielle)
          ça ne doit pas faire le même effet , non ???

          1
          1. Question de temps. Toujours rapporter la dose avec le temps où tu la prends.

            Grosse dose, peu de temps = gros souci immédiat

            petite dose, beaucoup de temps = gros soucis dans la durée

            Dans les deux cas, gros soucis.

            1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima#2021,_rapport_des_Nations_unies

              Le 9 mars 2021, peu avant le dixième anniversaire de la catastrophe, le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) publie un rapport affirmant qu’il n’y a eu chez les habitants de Fukushima « aucun effet néfaste sur la santé » qui soit directement lié aux radiations de la catastrophe.

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    2. au vue des décisions stupides prises par nos politiques et de leurs déclarations qui prouvent qu’ils ne comprennent pas la science je suis surpris que vous soyez furieux !

  10. La fission nucléaire nous empoisonne.
    Les problèmes de l’humanité se situent dans les secteurs politiques et économiques, c’est là que nous devrons les résoudre.

    En attendant je partage une vraie solution verte, l’initiative 4 pour 1000. Elle fait son chemin et vise en régénérant les sols à emprisonner de grandes quantités de carbone pour remédier aux problèmes climatiques, alimentaires et d’empoisonnement de la planète :  » Un taux de croissance annuel de 0,4% des stocks de carbone du sol, ou 4‰ par an, dans les premiers 30 à 40 cm de sol, réduirait de manière significative dans l’atmosphère la concentration de CO2 liée aux activités humaines. »

    Leur site : https://www.4p1000.org/fr
    en 3 min : https://youtu.be/xohnOdgz-C4

  11. Je cite :
    « 6. Ma conclusion à ce point est que la seule source d’énergie puissante, décarbonée, pilotable connue à ce jour reste l’énergie nucléaire traditionnelle…  »

    Décarbonnée ???
    J’aimerais que quelqu’un de compétent nous dresse ici un bilan carbone de la construction d’une centrale : depuis le terrassement, la construction, jusqu’à l’exploitation, y compris celui de l’extraction, transformation du minerai et construction, exploitation des sites de stockage des déchets nucléaires…

    1. @ ilicitano
      Merci pour la recherche…
      Le think tank « Réseau Durable » dit :
      « …une centrale nucléaire n’émet pas de CO2 en production… »
      Avec quoi se déplacent les 200.000 salariés de la filière nucléaire française quand ils vont au boulot pour faire fonctionner la centrale ?

      1. C’est pas faux !

        Mais valable pour toutes les sources y compris renouvelables. Faut toujours de l’entretien, du contrôle, du suivi, de la prévention, de la réparation. Rien n’est neutre niveau carbone ! Bon on va arrêter de respirer non plus c’est pas le projet …

      2. surement la même chose que les milliers de travailleurs dans le secteur des ENR ;o) avec l’efficacité du nucléaire en plus

    2. Par contre concernant les 55g du photovoltaïque , je ne sais de quand date l’étude Ademe , mais ça me parait beaucoup.

      En effet , la durée de vie des panneaux photovoltaïques a beaucoup évolué avec une garantie de puissance d’au moins 80% à 25 ans

      En 2017, la Haute école spécialisée bernoise a étudié la centrale solaire de Mont-Soleil située dans le Jura bernois .

      1 % des 10 000 modules de la centrale électrique de Mont-Soleil a dû être remplacé depuis sa création en 1992.(bris de glace)

      L’étude montre, encore une fois, qu’avec un bon entretien, la durée de vie des panneaux solaires peut alors s’étendre jusqu’à 40 ans.
      De plus, la puissance de la centrale photovoltaïque n’a baissé que de 0,2 % à 0,3 % par an.

      https://www.rts.ch/info/sciences-tech/environnement/8685083-la-duree-de-vie-des-panneaux-solaires-serait-deux-fois-plus-longue-que-prevu.html

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  12. Personne pour souligner que le nucléaire produit moins d’énergie que les ENr au niveau mondial actuellement, et qu’il y a peu d’uranium sur la planete? Entre 50 et 200 ans au rythme actuel (suivant le prix qu’on met pour l’extraire). Il y a + d’or que d’uranium sur terre… Si les autres pays avaient autant de centrale que nous, on n’aurait déjà plus de combustible.

    1. Les réacteurs à fission sans surgénération ne peuvent être qu’une énergie transitoire, et un appoint pour les pays capables de le faire en sûreté. Mais ils sont là au moment où il faut pour aider à passer le cap du coup de feu climatique : il ne faut surtout pas arrêter ceux qui marchent bien, l’investissement fait n’est plus à faire et les ressources restent disponibles pour des actions réduisant vraiment les émissions de GES.

      Avoir gaspillé 150 G€ en France en éoliennes et photovoltaïque, sans réduire d’1 kg nos émissions de GES, est un véritable crime, et il se prolonge…

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    2. Ermisse vous a répondu sur le moyen et long terme. Que n’avons nous poursuivi l’expérience Super Phénix! Et tout récemment le projet Astrid. Les Chinois s’embarrassent moins… Quand vous parlez d’énergies renouvelables vous oubliez de préciser « non pilotables ». Le stockage massif, économiquement et techniquement, est une chimère au moins pour quelques décennies. Allons-nous fonder une stratégie de décarbonation de l’énergie électrique, une urgence absolue (la majeure partie du mix électrique mondial est à base de fossiles, et principalement du pire, le charbon), sur une chimère? Sans vent ni soleil, il faut un appoint pilotable. Que vous le vouliez ou non. Ce n’est pas des exceptions exceptionnelles comme la Norvège (quasi 100% d’hydraulique) qui vont changer la donne. Quant au Danemark, souvent louangé comme champion de l’éolien, il est importateur net d’électricité: nucléaire de Suède, hydraulique de Norvège, au charbon d’Allemagne.
      Les « renouvelables » non pilotables ont leur place, mais en veillant à tenir compte du contexte. En France, éolien et solaire n’ont quasi rien à faire. Décarboner un mix électrique qui l’est déjà, c’est aberrant.

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  13. Le mérite de type de billet et du travail du Shift Project c’est de décrire une feuille de route ambitieuse, technique, très détaillée, pour tous les secteurs de la société. Ils quantifient les possibilités de decarbonations en introduisant de façon précise les moyens technique et financiers, des calendriers et des solutions alternatives. Bref une planification globale face à ce qui devrait être la prio 1 : la decarbonation.
    Une décroissance technique faisant integralement parti de la solution.
    Libre ensuite de retenir ou pas telle ou telle branche du scénario.
    Ce type d’approche sérieuse est indispensable car elle met les mains dans le cambouis de la solution des maintenant, plutôt que de se contenter de donner des principed directifs vagues, certes pertinents mais qui ne se soucient pas de l’opérationnel et du  » comment on fait » des maintenant et sont donc largement inopérants.

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      1. C’est très probable ceci étant à t’on d’autre alternative éthique que de tout faire pour y arriver ?
        La position « ça marchera jamais !  » n’est pas tenable au regard des enjeux.

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      2. Une autre precision, la corrélation linéaire PIB-combustible fossiles
        montre qu’avec le PIB des années 80 on serait théoriquement au facteur 4 (de réduction des emissions de GES). Ça n’est pas encore l’age du feu ou « La Route ».

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      3. « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche » (Jacques Audiard, un Taxi pour Tobrouk).

        Alors je me suis inscrit comme « shifter » au Shift Project . Rien de plus facile : https://theshiftproject.org/ puis https://theshiftproject.org/nous-rejoindre/
        Toutes les bonnes volontés et bien des compétences peuvent être utiles.

        Dans le film, les deux intellectuels finissent par se bouger le cul : je ne désespère de personne ici, ne prenez pas mal cette citation.

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  14. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ressources_et_consommation_%C3%A9nerg%C3%A9tiques_mondiales

    « Les réserves mondiales prouvées d’énergie non renouvelable (combustibles fossiles et énergie nucléaire) pouvaient être estimées en 2019, selon BP et WNA, à 1 187 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (tep), soit 85 ans de production au rythme actuel. Cette durée est très variable selon le type d’énergie :
    – 50 ans pour le pétrole et pour le gaz naturel,
    – 132 ans pour le charbon,
    – 128 ans pour l’uranium avec les techniques actuelles.
    La durée potentielle d’utilisation de l’énergie nucléaire pourrait se compter en siècles grâce aux filières de surgénération et en millénaires avec celle de « fusion nucléaire »

    Le potentiel exploitable de l’énergie solaire est estimé à vingt fois la consommation mondiale annuelle.

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    1. L’arrêt du pétrole , c’est pour bientôt , on n’a pas le choix , réserves obligent.

      Par contre le pétrole restera utilisé encore dans des domaines particuliers et stratégiques ( transport , militaire, chimie ..)

      La forte réduction de la consommation permettra de lisser rapidement à la baisse la production de CO2
      – arrêt de la vente des véhicules particuliers thermiques : 2030 au R.U , 2035 prévu en UE, …..)
      – arrêt de la vente des chaudières au fuel à partir de mi 2022 ( France) sauf pièces d’entretien
      Si panne définitive de la chaudière = > changement du mode de chauffage
      France : 3,4 millions d’habitations et 10 millions de Français se chauffent encore au fuel essentiellement , maisons individuelles , zones rurales.
      Il est prévu d’arrêter les livraisons du combustible/fuel en 2030
      – …..

      https://prixfioul.fr/actualites/265-arrete-des-chaudiere-au-fioul-reporte-a-mi-2022.php

      Le gaz de ville
      RT2020
      Arrêt progressif de l’installation de chaudière au gaz dans les maisons neuves et les logements neufs collectifs.

      https://cfe-energies.com/tribune-de-la-cfe-energies-sur-la-re2020/

      Le basculement va se faire sur l’électrique (pompe à chaleur) , biomasse.
      Avec en parallèle la maximisation de l’isolation des logements.

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