Veille effondrement #49 – Rire ou pleurer, suivant mon humeur du moment, par Lipschitz

Je consulte le site de Paul JORION depuis plusieurs années et j’apprécie les interventions qui pour certaines sont de très haute tenue.

Mais, tout cela me paraît vain ou dérisoire par rapport à ce que je vis au quotidien.

Un simple exemple. Nous vivons à la campagne et possédons un grand terrain, un peu moins d’un hectare. Pendant le confinement mon fils, jeune doctorant, tout juste sorti d’une école d’ingénieur du top 5, s’est mis dans l’idée de faire un potager. Très bonne idée, lui avons-nous dit !

Au début de l’été, il voit dans le journal de la communauté de communes (belles photos sur papier glacé, il va sans dire …) un article sur le compostage et la possibilité d’acquérir un composteur à un tarif intéressant.
Ce serait bien d’en acheter un, nous dit-il. OK, pas de problème, commandes-en 2 même.

Ce matin, on nous a livré 2 composteurs en plastique, en kit ; et un très aimable employé les a assemblés tout en m’expliquant que tout ça était génial : développement durable, tri sélectif, réduction des déchets …

Mais les emballages étaient en plastique, le ruban de cintrage en plastique … et il y avait une douzaine de pièces en plastique qui ne servaient qu’à l’emballage et qui ont fini à la poubelle.

En outre nous avons un petit seau en plastique pour mettre sous l’évier et un touilloir en plastique pour aérer le compost toutes les 3 semaines.
Bilan : un quart de ma poubelle est rempli de déchets plastique après cette livraison !

Si on compte la fabrication de ces 2 composteurs et leur élimination en fin de vie, a-t-on contribué à la préservation de l’environnement ?

Tout cela est pathétique et me fait rire ou pleurer, suivant mon humeur du moment.

Chez ma grand-mère il y avait un tas de fumier délimité par un demi-cercle de pierres, le long d’un mur, à côté du poulailler et de la pompe-à-eau, enclos à fumier qui avait été « construit » en 1870 par ses grands-parents en même temps que la maison en torchis.
De 1870 à 1997, date de sa mort, 3 générations y ont jeté quotidiennement leurs épluchures et les reliefs des repas. Les poules allaient même y becqueter quelques vers.

Et tout ça sans plastique, sans composteurs, sans touilloir … pendant 130 ans !

Elle n’a jamais eu de voiture, n’a jamais pris l’avion et avait des toilettes sèches avant l’heure, que l’on vidait lorsqu’on bêchait le jardin (enfant je n’aimais pas beaucoup ça, … ça sent fort la m…. quand on la remue et qu’on l’épand).

Et son empreinte carbone, me direz-vous ? Je ne sais pas, elle se chauffait au bois et au charbon.

Vous comprendrez que toutes ces initiatives de bobos écolos, tous ces débats de l’université d’été d’EELV me font rire.

Eric Piolle ou Sandrine Rousseau sont-ils prêts à refaire – eux-mêmes, pas un esclave – ce genre de besogne ?

Un citoyen lambda, sans prétentions intellectuelles.

Partager :

48 réflexions sur « Veille effondrement #49 – Rire ou pleurer, suivant mon humeur du moment, par Lipschitz »

  1. Voilà parfaitement illustrée par votre anecdote la différence entre faire autre chose et faire la même chose autrement

  2. Ce qui m’intrigue dans votre histoire c’est que vous n’ayez pas eu l’idée de le construire vous-même (qui plus est quand on a un ingénieur à la maison) ce composteur, pourtant il y avait le précédent de la grand-mère pour vous indiquer dans quelle direction il faut aller.
    Pas obligé de refaire à l’identique, il y a toutes les infos consultables en ligne et de nombreux livres sur le sujet. IL me semble aussi qu’il y a une énorme marge entre la compromission avec le lobby du plastique et le retour à l’esclavage. J’ai envie de dire : faut pas pousser mémé dans les orties !
    Désolé si je suis un peu sévère, mais l’écolo bobo ce fut plutôt vous en l’occurrence, vous avez pensé que c’était du tout cuit d’avance.

    Pour info, il existe un Campus de la transition  où des ingénieurs fraîchement diplômés s’initient au low-tech. Ma jeune nièce y a d’ailleurs fait son service civil après un diplôme à Sciences-Po.
    Atmosphère conviviale, réflexion, potager intégré, partage entre des jeunes diplômés d’horizons divers en termes de formation.
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/08/03/simplicite-sobriete-la-conversion-aux-low-tech-de-jeunes-ingenieurs_6090363_4401467.html

    13
    1. Oui, c’est « staffé » (le campus de la transition à Forges par une personne assez liée à Gaël Giraud, pour info, et auteure du « Manuel de la Grande Transition », je me suis penché par dessus l’épaule de collègues qui y ont contribué.

      Ca me parait bien parce que pas trop récupérable, indépendamment d’atteindre tel ou tel niveau de radicalité (les colibris n’y volent guère, pour ce que j’en ai vu).

      3
    2. @PYD
      Les ingénieurs ne savent plus utiliser un marteau et des clous, ils sont devant leur écran H24 😄
      Je sais, j’en ai un en formation à la maison !

      2
  3. Oui, et j’habite un village qui n’a connu la distribution d’eau sur l’évier ou la pile que passé les années 1950, donc avant l’adduction, c’était la corvée d’eau pour les enfants (on me l’a raconté) qui allaient aux sources avec des bidons et autres arrosoirs. Pas de machines à laver, on s’en doute et les femmes au lavoir quand la commune en disposait, les mains dans l’eau glacée…
    On ne reviendra pas en arrière mais plus de gaspillage, oui, c’est plus que vraisemblable.
    Pour la dramaturgie, la fiction a ouvert le bal.

  4. Bonjour,
    Qu’est-ce qui vous a empêché d’en fabriquer un avec 4 palettes de récup et quelques clous au juste?
    un exemple au hasard: https://www.youtube.com/watch?v=v8VHocfC3jM
    Ou même de faire comme votre grand-mère?
    Lorsqu’ils ne pourront plus payer certains commenceront à réfléchir pour se rendre compte que tout est déjà là et que cela demande surtout un peu d’huile de coude et de la débrouillardise.
    Un premier pas, continuez!
    MG

    3
    1. Purée MG, une vidéos de 10 mn pour apprendre à clouer 4 planches mais y sont complètement débiles de nos jours ou quoi ? 😀

      2
      1. J’ai piqué au hasard, sans doute pour pouvoir insérer un peu de pub. Mais bon s’il faut en arriver là …

      2. @Cloclo
        Vous ne croyez pas si bien dire.
        1998 camp itinérant en montagne, les enfants apprennent à se servir d’un couteau et passe leur « permis couteau » très encadrés par des animateurs formés.
        2015 l’organisateur de ces séjours envisage de renoncer à l’activité couteau car il ne trouve plus d’animateurs qui savent se servir d’un couteau et cela cause des accidents !
        Combien d’enfants ou d’adultes savent encore faire leurs besoins dans la nature ou se laver dans un torrent ?

  5. Billet d’humeur ! Quelques remarques :
    Pour que le « tas en vrac » de compost fonctionne (avec réchauffement), il faut un certain volume et donc une certaine taille de ménage ou de jardin de production. Sans quoi, le composteur est utile, et l’aération, ou il faut accepter un compostage plus lent. Mon bac à compost de la Com Com n’était pas emballé, mais tenu avec un collier. Certains pratiquent l’étalage frais direct sur le terrain. On peut y nourrir les poules, mais elles nuisent à l’aération, dont on se souciait peu jadis. En principe on étalait le purin humain sur les prairies et le fumier animal sur les cultures…
    On vivait plus simplement jadis, avec des revenus minorés, on allait pas voir la mer ni la neige, on avait pas de vacances, pas d’eau courante, on avait peu de remèdes mais on vivait au grand air et on remuait et on mangeait peu de viande, on vivait plus ou moins en autarcie. Pourtant, on mourrait jeune… souvent. Dans le progrès, il y a des choses à retenir ! et d’autres à regretter, oui.
    Et votre fils ingénieur risque de vivre plutôt comme Piolle que comme son arrière grand’mère ! Mais s’il veut pratiquer une mobilité plus simple (vélo, transports en commun), une consommation plus simple, etc., il aura avantage à avoir une ville « écolo », des producteurs ou commerces proches, un bac à compost pour les déchets de ce qu’il cuisinera, des toilettes sèches qui ne sentent pas !
    Cela n’est pas dérisoire, mais l’action collective s’y rajoute. Et nous, qui avons subi 50 ans de « mauvaise vie », mauvaise construction, mauvaise consommation, mauvaise mobilité, la désintoxication nous concerne aussi ! Bonne continuation.

    6
  6. Eh ! bien pour un citoyen lambda, cher LIPSCHITZ, je vous trouve au contraire parfaitement lucide !

    Vous avez mis dans le 1.000 !

    Philippe

    2
    1. Dauber sur l’initiative louable de son fils sans donner un seul exemple de son action personnelle moi j’ai plutôt pensé qu’il y avait de la jalousie voire un certaine honte. Si la grand mère était encore là, à qui donnerait elle un satisfecit ?

      1. En plus, peut-être que le fils aurait trouvé les bactéries qui digèrent le plastoque (et sauveront l’humanité, mouarf)

    1. Les singes de mon quartier, comme dit le grand Jacques, ont inventé bien mieux :

      Ils font des voyages de remorques de déchets verts à la déchetterie ( même si ils habitent en pleine forêt comme ici dans les Landes )

      Puis ils vont chez Gamvert ou Jardiland acheter des sacs de terreau dont le contenu est aussi international que mystérieux.

      1
      1. Personnellement, tous mes déchets de fruits et légumes passent … par la fenêtre. Ils tombent ainsi derrière un vieux rhododendron, à qui ils redonnent un peu de force.

        3
  7. Personnellement , et en cela je rejoins bp d’entre vous ici, j’ai tout simplement fait un tas réservé au compost dans un angle du jardin . C’est hyper facile, aucune manip à faire, et c’est merveilleux il y a là une biologie extraordinaire! un compost qui est devenu au fil des ans du terreau de qualité .

    Maintenant je me méfie des « c’était mieux avant » car « ceux d’avant » rêvaient devant les rares vitrines où étaient exposés des téléviseurs. Combien d’entre nous sont prêts à accepter d’abandonner un confort de vie auquel nous avons été biberonné depuis 50 ans ?
    En mars 2020, lorsque cette pandémie nous est tombée dessus, pendant quelques jours j’avais perdu tous mes repères de consommation, les premières difficultés pour s’approvisionner en nourriture etc… il fallait revoir toutes nos habitudes alimentaires et là , je me suis questionné sur nos modes de vie . En premier lieu nous avons fait attention aux quantités, même si nous n’avons jamais gaspillé la nourriture (merci à mes parents de m’avoir inculqué cette valeur) . Nos apports caloriques ont diminué et par là même notre budget nourriture a diminué de 25 à 30%.
    De plus depuis 1 an et demi nous ne sommes plus allés au restaurant, cinéma et autres activités de loisirs . Nous avons redécouvert des plaisirs simples qui ne coûtent pas grand chose comme la lecture (en favorisant des sites comme recyclivre, écouter de la musique , regarder la nature vivre autour de nous .. bref vous avez compris qu’on peut vivre heureux sans aller aux quatre coins du monde ( j’ai 62 ans et je n’ai jamais pris l’avion ) ! Je pense que si une majorité d’entre nous adoptaient ce style de vie le bilan carbone de chacun serait meilleur.

    Et ce n’est pas par esprit écologiste que je dis ça . L’écologie ce n’est pas de mettre quelques arbres ici et là ou bien de supprimer les pailles en plastique !

    3
  8. Ah oui c’est vrai que nos problèmes actuels c’est la faute aux bobos écolos, évidemment.

    Je vous conseille d’aller y voir un peu plus prêt.
    Avec le Discours de Delphine Batho et Cedric Villani
    https://youtu.be/19r74SYVKRc
    Et celui de Sandrine Rousseau
    https://youtu.be/gHv5lqCPDZc
    Dont j’espère qu’une des deux remportera la primaires des écologistes
    https://primaire.neovote.com/
    Sinon, votre fils s’est égaré avec le coup du composteur en plastique (probablement le même que nous avons installé dans notre copropriété en ville, qui nous a permis de nous retrouver avec quelques voisins pour recréer un petit potager sur le petit terrain de 200m2 ou jouent les gosses). Mais où en est son potager, parce que c’était ça son objectif ? Ses tomates ont elles chopé le mildiou ? Et les limaces sur les salades, avez vous pu les éviter sans produits avec le renfort de hérissons ou de marc de Café e ?
    Pour revenir aux écolos forcément bobos, dont je mettais quelques liens, moi j’apprécie beaucoup Delphine Batho qui met vraiment en avant la décroissance au centre d’un nouveau modèle de société.
    Mais j’avoue que le discours de Sandrine Rousseau m’a séduit aussi. Bien sûr il y a quelques passages obligés, mais bon oser poser un changement d’agriculture en nommant l’adversaire (FNSEA en tête) et la dépendance aux vers de terre, demander le doublement du budget de la justice, une réforme de l’ASE et reconnaître qu’il faut plus de fonctionnaire moi ça m’a vraiment plu !

    2
    1. Arnaud,
      J’ajouterais à vos pertinentes remarques que l’on reproche souvent aux écolos tout et son contraire. Une antienne persistante les concernant serait qu’ils seraient bordéliques, se chamaillant à tout bout de champ. En réalité cela dénote surtout qu’ils sont un sens aigüe de la démocratie. IL y a les querelles de personnes bien sûr, mais quelle organisation humaine peut se targuer de n’en point avoir, si ce n’est les partis où justement le processus démocratique est réduit à la portion congrue, voire est inexistant, où il n’y a pas ou peu de débats.
      Vous citez deux personnes, deux femmes, elles ont aussi ma préférence.
      Pour ceux qui le souhaitent, il est encore possible de s’inscrire à la primaire du Pôle écologiste sur ce site, moyennant 2 euros : https://www.lyftvnews.com/t6074-comment-s-inscrire-et-voter-pour-la-primaire-des-ecologistes#.YSXjjC2vjmo

      https://www.lyftvnews.com/t6074-comment-s-inscrire-et-voter-pour-la-primaire-des-ecologistes#.YSXjjC2vjmo

      1
      1. Dommage:
        -vote exclusivement par internet (pas terrible vis à vis de la fracture électronique)
        -paiement seulement par carte bancaire (je n’en ai pas)
        Bonne chance à elles!

        1
        1. J’ai la solution, vous en parlez autour de vous à votre entourage dans lequel il doit bien se trouver quelqu’un qui a une carte bancaire…
          Franchement vous serez récompensé de vis efforts ces deux candidates écologistes ont vraiment des proposition très intéressantes. Ça permet un peu de sortir le nez des LERMZRN.

          1. Oui, j’y ai pensé mais je suis un rustre avec des principes bien secs.
            Je n’ai internet à titre personnel que depuis 9 mois contraint de choisir entre le télétravail et des trajets polluants et chronophage (et aussi par l’administration). Pour la même raison j’ai changé mon vieux téléphone à touche pour un « smart »phone 4G, je n’ai pas de ligne téléphonique non plus. Pas de GPS, pas de carte de crédit ou de fidélité, pas de télé, un vrai Groumph des cavernes si je pouvais. j’interroge systématiquement ce que l’on me vend comme du progrès et une grande partie est franchement dispensable et/ou n’apporte qu’un asservissement de plus à un système moribond. Quand je vois le partie officiellement Écologiste organiser un vote entièrement électronique (mail, internet, téléphone portable, carte de crédit, …) je me dis que nous habitons certes la même planète mais que nous ne sommes définitivement pas du même monde.
            Donc je laisse le soin aux adhérents de faire le bon choix, mais s’il nous présente un énième élicologiste écotartuffe hors sol, ce sera sans moi.

            1
            1. Mg, Chapeau pour les choix de vie ! J’en suis pas aussi loin, même si je ne rougis pas de notre style de vie.
              Ceci étant il faut reconnaître qu’à date vous êtes une (heureuse) exception donc il est logique que le processus EELV soit par voie électronique.
              Et je répète sans aller jusqu’à voter, au moins écouter Delphine Batho (surtout) et Sandrine Rousseau (aussi) fait vraiment du bien et je pense qu’il serait logique de leur donner ici, sur « le seul blog optimiste…  » une plus grande visibilité, autant que tel ou tel député réalisateur qui laisse sa place et l’autre candidat du côté obscur et de la bouc-emissairisation.

              1
  9. Il me semble que la plupart de ces solutions (y compris les plus sophistiquées), qui font ou feraient ricaner, ont pour premier défaut de trop s’inscrire dans le cours habituel des choses :
    * le monde est en train de changer mais nous restons convaincus que la solution passe par la conception et la fabrication de nouvelles machines, comme avant tiens !
    * notre modèle du capitalisme des intérêts bien compris épuise les ressources de notre planète mais nous avons foi dans un capitalisme écologique qui nous apportera croissance et prospérité pour nos investissements devenus tout à coup plus vertueux ;
    * notre quotidien est entré en bouleversement mais nous pensons que demain et après-demain il nous faudra continuer de produire et de distribuer l’électricité à nos centres urbains tentaculaires ; nous avons les yeux qui brillent à la perspective d’équiper nos villes de « smart-grids » et nous brillons dans des controverses techniciennes dont le but est de savoir comment (avec l’hydraulique, l’éolien, le solaire, le gaz, le charbon, le nucléaire) nous produirons l’électricité qui alimentera les nouvelles-anciennes villes.

    Et justement l’autre grand défaut de notre raisonnement du moment c’est que nous nous occupons presque exclusivement du ‘comment’. Les ingénieurs doivent penser que leur heure est enfin venue, qu’ils vont enfin pouvoir exposer leurs calculs irréfutables pour nous dire comment faire. Ils sont peut-être un peu jaloux des ‘marketeux’ qui menaient la danse. Mais marketeux (on peut y inclure les économistes et le commerciaux) et ingénieurs (on peut y inclure tous les techniciens) se jalousant les uns les autres oublient peut-être que ce sont les financiers qui mènent la danse, seule eux sont maître de la question qui compte le plus c’est à dire « pourquoi ? » ou la causalité comme dirait le mérovingien dans Matrix.

    Mais l’on sent bien que plus ça partira en quenouille plus nous serons forcés de nous intéresser au pourquoi ? Peut-être trouverons-nous alors des solutions moins risibles. Pour moi le blog de Paul Jorion fait partie des endroits où l’on cherche à expliquer pourquoi : pourquoi la croissance est nécessaire dans notre modèle économique et non « dans notre système capitaliste indépassable comment allons-nous nous faire de la croissance verte » ?

    4
    1. Je ne suis pas sûr d’avoir toujours été d’accord avec vous (😆), mais là si. Vous mettez le doigt sur l’essentiel de ce que nous raconte cette anecdote. C’était d’ailleurs le sens de mon tout premier commentaire, lui-même tout à fait obscur j’en conviens. Merci d’avoir fait un peu de lumière.

  10. Merci Lipschitz pour votre témoignage

    De plus en de villes et villages donnent , ou fournissent à prix très réduit, un composteur pour les maisons ayant un terrain.
    Les Communautés de communes fonctionnent par appels d’offre et peuvent faire des choix différents

    Dans ma commune , la mairie a fait une campagne pour donner gratuitement des composteurs en BOIS !!!

    Une vidéo : Mon jardin potager urbain permaculture: 150 m2 de parcelle ( garage et terrasse inclus) , 236 kg de légumes
    https://www.youtube.com/watch?v=YGqnXOdvDPk

    2
    1. Pas facile de partout, chez moi l’ambiance c’est plutôt ça:
      https://www.infoclimat.fr/climatologie/annee/2020/carpentras/valeurs/07586.html
      et pour la végétation c’est sous condition de respecter ceci:
      http://www.vaucluse.gouv.fr/IMG/pdf/smf_debroussaillement_web2017.pdf
      Les pompiers déconseillent également le paillage ou sur des zones bien délimitées à une certaine distance de la maison etc…
      Et, en plus du manque d’eau et d’une terre très pauvre à la base (impossible de planter une grelinette), on a le mistral en guise de sèche-cheveux.

      1. Bonjour MG

        A chaque région ( climat , terroir , pluviométrie ,…) , sa technique agricole.
        Permaculture dans le Vaucluse
        Le Thor
        http://www.lafermeducolibri.fr/

        Agroécologie – Agroforesterie – Agriculture durable
        https://www.youtube.com/watch?v=x8EjmADXz_Q

        Pour connaître 3 régions , le Nord , les Hautes Pyrénées , la région d’Alicante , les cutures sont différentes mais permettent la permaculture sur des légumes et fruits différents .

        1
  11. Bien sûr, si nous avions imaginé un instant que ce qui nous serait livré, contenu et contenant, était 100% plastique, nous nous serions abstenus.

    Mais cet exemple, qui ne doit pas être spécifique à notre Communauté d’agglomérations, n’illustre-t-il pas l’absurdité de la plupart des décisions de nos politiques en matière d’environnement ?

    Il y a quand même une tête pensante, bien plus diplômé que moi sans doute, qui a lancé un appel d’offres, qui a été validé ; et un camion qui tourne régulièrement pour livrer des centaines voire des milliers de composteurs de ce type sur le territoire de notre Communauté d’agglomérations.

    Et … une entreprise qui s’est lancée sur ce créneau pseudo-écologique.

    Lipschitz

    1
    1. Des têtes pensantes dans les Communautés d’Agglo ?

      Ce que vous êtes drôle vous quand même ! 😀

      1
  12. Oubliez le composteur dernier cri. Un tonneau, une fois que c’est plein, on le jette sur un tas au fond du jardin avec les vieilles branches et la tonte du gazon. Attendez quelques semaines, voilà c’est prêt. Décroissance veut dire retour au sources, en évitant les pièges de la société de consommation. Allez parler aux anciens des campagnes, laissez tomber vos bouquins.

  13. Dans le même genre, je connais sur ma commune des élus « EELV » qui passent leur temps à dire qu’il faut utiliser le vélo le plus possible (et certains se cargarisent même en rapportant que 75% de leur déplacement sont fait en vélo ou à pied), à acheter local, à faire sa lessive soit même, ….

    Et dont leur seul soucis actuel est de savoir quand est-ce qu’ils vont pouvoir (enfin) aller faire leur trek en Nouvelle Zélande (initialement prévu à l’été 2020). Et là, l’emprunte carbonne d’un Paris-Wellington doit bien valoir tous les efforts faits tout au long de l’année… 😉

    1. Salut Benjamin,

      Ne suivons pas l’exemple de Bertrand Ranvard !

      https://www.dailymotion.com/video/x8n2mo

      Vive tous les Jérôme Ludion de la Terre… 🙂

      (Pour le compost, ce qui se fait de mieux après la pile, c’est le tas. Ça marche très bien et en 3, 6 ou 12 mois, vous avez votre compost à différents stades et vous en recommencez un pour l’année d’après… C’est barjot quand même comment on a été conditionnés !)

      1. @ 2Casa,

        Merci pour les sourires : je ne me souvenais plus de ce sketch… 😉

        (Et oui : nous avons été conditionnés).

  14. Une (partie) d’explication peut-être – qui a été évoquée dans un précédent billet – plus de 80% de la population en France vit en milieu urbain. J’ai l’impression que les dernières générations n’ont plus eu les mêmes expériences de la campagne et de la nature, sauf à la vivre de plus en plus comme un loisir pendant les vacances pour ceux qui ont en les moyens. Les génération de moins de 50 ans ont de plus en plus vécu une sorte d’acculturation, même si le niveau d’étude (ici ingénieur) a entretemps plutôt augmenté massivement. Et donc, idem chez les décideurs politiques et dans le monde des responsables l’entreprise publique ou privée. Là où je travail, dans une grosse collectivité territoriale publique, je suis étonné de la superficialité des « politiques » pour « l’environnement », qui pour beaucoup consistent à des amoncellement de papier avec des formules toutes faites de « copier-coller » dans les dossiers d’appel d’offres ou des labels dont les résultats sont très relatifs ; non pour cause de mauvaise volonté, mais par bureaucratisation et par éloignement de la réalité du terrain, et par un certain désarmement intellectuel et technique sur les sujets (d’ailleurs, les règles d’appel d’offres empêchent d’imposer une filière plutôt qu’une autre, pour risque de distorsion de la concurrence, et impose que les critères ne portent que sur des besoins « fonctionnels » des biens ou services qu’il s’agit d’acquérir, sauf cas très spécifiques qu’il s’agit alors de pouvoir justifier). Ceci n’est sans doute pas sans rapport, à mon avis, avec le sujet de l’idéologie néolibérale, qui au fil du temps a fait table rase de la manière dont les choses sont fabriquées concrètement, pour plutôt s’intéresser au prix et aux techniques d’achat …Tiens d’ailleurs, je serais curieux de savoir où ont été produits ces composteurs en plastic ?…

    2
      1. Sur l’agglo Thionville ils sont plus écolos

        L’agglo met à disposition des usagers du territoire des composteurs BOIS de 600 litres environ au prix 30 € T.T.C. (participation de 50% de l’Agglo déjà déduite).

        https://www.agglo-thionville.fr/infos-pratiques/compostage/

        Sur les sites de bricolage la très grande majorité des composteurs en vente sont en polypropylène (PP).
        Sa production en masse est source d’impacts environnementaux et de consommation de pétrole, ainsi que d’émission de gaz à effet de serre.
        Par contre le polypropylène peut être recyclable.
        « Le marché mondial actuel du PP est évalué à plus de 80 milliards de dollars, selon l’étude de Transparency Market, et devrait atteindre 133 $. 3 milliards en 2023.
        Le point de fusion et la résistance du PP en font le conditionnement plastique le plus utilisé au Royaume-Uni et aux États-Unis, avec environ cinq milliards de livres produites en 2010 seulement. les États Unis. Mais selon les chiffres de production et de recyclage de PP fournis par l’American Chemistry Council, le PP est l’un des plastiques postconsommation les moins recyclés, à un taux inférieur à 1% pour la mousse PP post-consommation.

        En raison de la courte durée de vie des emballages en PP, la majorité de ces thermoplastiques finissent dans les décharges en tant que déchets. L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis déclare qu’environ 20% des déchets solides produits sont constitués de certaines matières plastiques, dont le PP.
        Les produits en PP se dégradent lentement dans les décharges et prennent environ 20-30 ans pour se décomposer complètement. Cette caractéristique a un effet sévère sur notre environnement. Les additifs utilisés dans les produits en plastique peuvent contenir des toxines telles que le plomb et le cadmium. »

        https://fra.routestofinance.com/an-overview-of-polypropylene-recycling#:~:text=Le%20processus%20de%20recyclage%20du%20polypropyl%C3%A8ne%20Le%20processus,le%20recyclage%20de%20la%20plupart%20des%20autres%20produits.

  15. En Chine dans je ne sais plus quelle région, il y existait une sorte de méthaniseur avant l’heure: imaginez un égout spécial (creusé par les paysans d’un village) pour les déjections animales (de nos élevages, et pourquoi pas des humains?) et à la sortie du gaz dans tous les foyers!
    Problème, entre autre, du Botulisme : https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-15440QE.htm
    « […] une dérogation à la pasteurisation/hygiénisation (à l’amont du digesteur anaérobie) du lisier et d’autres sous-produits animaux ou produits dérivés peut être accordée si les autorités sanitaires estiment que cet usage dans ces conditions ne présentent pas de risque sanitaire. […] »

    1. Un service publique de ramassage de toilettes sèches pour alimenter un méthaniseur de qualité?

      1. Année 50-60-70 chaque année en hiver les toilettes sèches étaient vidées par nos soins : mon père , mon frère et moi-même:

        – un à la grande louche pour remplir les seaux
        – un pour porter les seaux
        – un dans le jardin de la maison ,se trouvant dans une cité minière, avec la bêche pour enfouir le contenu des seaux

        Dans la cité ,chaque mineur avait un jardin de 2 ares attenant à la maison.
        Ce jardin ,avec quelques poules , apportaient tous les légumes et œufs dont on avait besoin.

        En 1975 quand notre père a décidé ,un matin, de ne pas se réveiller , mon frère a repris le jardin.
        Ca fait 46 ans , il a pu garder la maison et il n’achète pas de légumes.
        Par contre la production a évolué avec l’ajout des courgettes , des tomates,… en plus des pommes de terre, navets, choux, poireaux , carottes , radis , betteraves , salade toute l’année, haricots verts ,……..
        Avec la conservation en congélateur , à la cave ou directement en terre
        Cette année pas de tomate à cause de la pluie et l’humidité mais beaucoup de pomme de terre avec les plans hâtive et demi-hâtive

        3
    2. Remarque: °Si l’on perd le méthane (donc le carbone) avec le méthaniseur – puisqu’on y extrait du gaz naturel – il faudrait peut-être, lorsque l’on fertilise les sols, « recarboner » les parcelles avec du BRF? . °Il faudrait surtout que les agriculteurs puissent y faire leur plein de gaz naturel en bonbonne pour faire rouler leurs tracteurs!

    3. Par contre la culture de terres spécifique à « l’alimentation » d’un méthaniseur ça non! pour rééquilibrer peut-être, mais pas pour un fonctionnement initial!

  16. Super les composteurs dans les jardins…
    Même sur les balcons des immeubles…
    Dans les jardins publics, dans les copro, les potagers ouvriers, sur les toits des immeubles.
    Ne reste qu’à en installer dans le métro, là au moins, on est déjà habitués aux rats…
    Allez! A vos tapettes, souricières et autres prédateurs oubliés des campagnes!
    Un tuyau: Les poule adorent bouffer les rats!
    A vous l’omelette citadine!

    Eric.

Les commentaires sont fermés.