Veille effondrement #91 – Le Plan A, par Khanard

Nous avons eu cet été la publication du rapport du GIEC. Malheureusement celui-ci n’a pas eu l’écho qu’il méritait. (Messi étant passé par là).

Peut-on alors parler d’inaction climatique ? Tout le monde s’accorde sur l’inéluctable changement climatique (sauf peut-être M. Allègre) mais il semblerait que l’inaction ou la timidité soit de mise. 

On peut dès lors identifier plusieurs discours.

  1. Nous avons d’abord ceux qui disent que c’est trop tard, qu’on n’y arrivera jamais. Personnellement je pense que ce n’est pas la peine d’en rajouter, la science nous dit suffisamment que c’est trop tard. 

J’ai suivi de près la Convention pour le Climat et Mme Masson-Delmotte l’a répété plusieurs fois.

André Berger dans Nature Sciences Société n°20 avait déjà un avis édifiant sur ces problèmes et rappelle que Milutin Milankovitch dès 1920 avait alerté sur les phénomènes thermiques liés à la radiation solaire. Il me semble évident qu’il est trop tard pour s’affoler.

  1. Sur les gaz à effet de serre (GES) les climato-sceptiques arguent que le CO2 fait partie intégrante de la vie sur terre, c’est vrai, et donc il serait contre-nature de vouloir les éliminer. D’après ces personnes toucher à la liberté de profiter de la vie serait une atteinte à la démocratie ! Il semblerait donc que ce soit dans la nature humaine de détruire son environnement. 
  2. Nous en arrivons à ce qui caractérise le monde capitaliste à mon sens. L’individualisme. Ce serait donc à chacun de nous, qui sommes individuellement des consommateurs, de faire une action contre le réchauffement climatique. C’est oublier que les plus gros contributeurs de GES sont les pétroliers et les banques qui leur prêtent ! Attention, je ne dis pas qu’individuellement il ne faille pas agir, tout le monde doit agir, ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas culpabiliser individuellement alors que les plus gros pollueurs font du « greenwashing » aussi dévastateur qu’il n’y parait.
  3. Pour finir je vous joins un lien qui vous fera voir ce qu’on peut faire en termes de climato-scepticisme.

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33 réflexions sur « Veille effondrement #91 – Le Plan A, par Khanard »

  1. Le duo Valérie Masson-Demotte et Pierre Larrouturou est exemplaire de ce que devrait être l’alliage savoir-action d’un Etat responsable.
    On en est loin.

  2. « … les plus gros contributeurs de GES sont les pétroliers et les banques qui leur prêtent … »
    Non monsieur. Les pétroliers sortent le pétrole et NOUS le brûlons.
    Il est toutefois vrai que le rendement d’extraction, donc le pétrole qu’il faut brûler pour sortir le pétrole diminue

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    1. Et pourquoi « NOUS le brûlons » ?

      WWF France nous répond :
      « En tout, les constructeurs automobiles ont dépensé en 2019 1,82 milliards d’euros pour convaincre les consommateurs d’acheter des véhicules SUV, pourtant plus lourds, plus chers et plus émetteurs que les autres modèles. »
      https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/lobsession-de-la-publicite-pour-les-suv

      Certains se rebiffent : « Des militants écologistes, qui souhaitent contraindre les constructeurs automobiles BMW et Daimler à accélérer leur transition vers un modèle industriel moins polluant, ont déposé deux plaintes contre les groupes en Allemagne, ont annoncé une ONG écologiste, ce mardi. »
      https://www.20minutes.fr/monde/3129303-20210921-climat-premieres-plaintes-allemagne-contre-constructeurs-automobiles

      Mais la réalité physique du problème est toute autre, écouter encore et encore Jancovici à l’Ecole Supérieur de Commerce de Paris (devenue ESCP Business School c’est plus mieux)
      https://www.youtube.com/watch?v=LCZQZMpfAWE

      51min L’économie ne tient pas compte de la réalité physique
      « du grand n’importe quoi de ce type là (des économistes), c’est normal parce que en revenant à la racine, il n’existe pas de manière de transcrire la physique dans une fonction de dommage économique. C’est impossible à cause de la convention économique initiale qui est que toute la nature vaut zéro. »
      […]
      1 Covid de plus tous les ans pour limiter le réchauffement à 2°C
      « Si on veut limiter à 2°C (le réchauffement climatique), il faut limiter, aux incertitudes de modélisation près, les émissions globales à quelque chose entre 3 000 et 4 000 milliards de tonnes de CO2. Et ça quand vous regardez ce que ça signifie en terme de traduction sur les émissions, ça veut dire que, en gros, il faut que les émissions se mettent à baisser de 5% par an à partir de maintenant. Alors 5%, c’est ce qu’on a eu avec le Covid en 2020. Donc retenez cette conclusion très simple, qui est que pour lutter contre le réchauffement climatique dans les bons ordres de grandeur, il faut ralentir l’économie à hauteur de un Covid supplémentaire, supplémentaire par an. C’est ça lutter correctement contre le réchauffement climatique. »

      1h16 min
      « Mentir sur la physique n’est pas illégale, ça rentre dans la liberté d’expression. Donc vous pouvez raconter toutes les conneries que vous voulez sur la physique, personne ne vous tapera sur les doigts pour ça. »[…] « Si on voulait en France remplacer les carburants routiers par de l’hydrogène, il faudrait doubler le parc électrique pour produire l’hydrogène en question. »

      Pour les politiques
      « Le sérieux (en politique), j’ai l’impression qu’il vient de la base. Il est remontant le sérieux. C’est à dire qu’on commence à trouver aujourd’hui, au sein des élus locaux, qui est une galaxie dans laquelle il y a à boire et à manger, on commence à trouver des gens qui essayent vraiment sincèrement de faire des choses un peu en grand. Ça on commence à trouver. Alors ils ne vont pas encore jusqu’au bout de la logique mais ils essayent plus sérieusement. Au niveau des élus nationaux, on reste pris dans les injonctions contradictoires de façon massive , même y compris chez les Verts qu n’ont pas les mêmes contradictions que les autres mais qui en ont quand même. Je vais vous en citer 2. La première contradiction c’est : l’augmentation du pouvoir d’achat et la baisse de la pression environnementale…. »

      Je vous laisse visionner.

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      1. « l’augmentation du pouvoir d’achat et la baisse de la pression environnementale….”

        C’est bien trop général comme considération pour être tout à fait honnête.

        Ce n’est pas ce que disent les deux candidates à la primaire écolo en tous cas, Delphine Batho et Sandrine Rousseau.

        IL oublie (?) de dire que le pouvoir d’achat se répartit inégalement dans la population, que ce soit en France, aux US ou en Chine. Or ceux qui polluent, rejettent le plus de CO2 sont ceux qui qui ont le plus grand pouvoir d’achat. Limiter le pouvoir d’un pauvre est criminel, abaisser drastiquement celui d’un très riche est une nécessité absolue.

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        1. Il fallait lire : « limiter le pouvoir d’achat d’un pauvre » .
          Ceci dit les riches font les deux, ils limitent le pouvoir d’achat des pauvres et leur pouvoir tout court.

          1. A un autre moment, Jancovici explique bien qu’un smicard français est déjà un Nabab. Présentez vous aux élections et proposez de réduire le pouvoir d’achat des riches y compris des smicards ! Impossible.
            Temps qu’il restera dans notre culture consciente et inconsciente le désir de « devenir riche et célèbre « , nous resterons allergique à là sobriété. On brandira toujours « ces fous qui veulent nous faire revenir à la bougie ».
            On est toujours le riche de quelqu’un.

            1. Pascal,
              Certes oui on est jours le riche de quelqu’un. Mais la question n’est pas là.
              La question c’est de savoir dans quel cadre on raisonne. Pour quelle type de société doit s’imposer la sobriété. Une sobriété vécue sur le mode du manque n’est pas la même chose qu’une sobriété acceptée et désirée. Un pauvre qui mange des produits bas de gamme pour économiser un peu d’argent afin de s’offrir des vacances n’est pas sobre, il gère la pénurie.
              Or il me semble que c’est là l’angle mort de la réflexion de Jancovici : il raisonne comme si toutes choses étaient égales par ailleurs sans se poser la question de savoir si ce qu’il désigne par le mot sobriété n’est pas une façon de mettre sour le tapis la question des inégalités sociales. En l’occurrence le désir de devenir riche est célèbre dénote un type de société inégalitaire, et où les relations sociales sont sous l’emprise des relations marchandes. Dans un monde idéal, où les besoins essentiels sont gratuits, la question du pouvoir d’achat s’éclipse. Mais il faut bien partir du monde tel qu’il existe maintenant, sans demander au smicard de se serrer la ceinture pour la planète, mais plutôt lui proposer un monde où la solidarité serait la règle.

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              1. Oui, Jancovici et la « texture sociale », ça fait deux.
                Au plus il raisonnera sur des moyennes par grande CSP, mais pas sur le vécu, et sur les formes d’ institutionnalisation
                (institutionnalisation imaginaire à la Castoriadis…) de la frugalité.

                1. Exactement c’est vraiment ça la faiblesse de Jancovici.
                  Il me semble que Batho permettait de dépasser ce point aveugle de Jancovici.

                2. « J’aime bien Jancovici » mais « un smicard est déjà trop riche » -pour caricaturer- ça me dérange aussi.
                  Je pense (sans lui avoir posé la question: on peut lui écrire mais il est très sollicité…) qu’il faut comprendre: un smicard français (ou européen) a un bilan carbone climato-compatible déjà trop élevé. Si l’on met huit (bientôt neuf) milliards d’humains à égalité. Sachant que le quota annuel serait l’équivalent d’un aller – retour Paris – New York. En aéroplane à réaction, pas à la nage.
                  Pour le social, voir plutôt du côté de chez Gaël Giraud.

              2. Bien d’accord Pierre Yves.
                Mais reste à savoir quel pouvoir à l’homme d’agir sur la société. Ne vivons nous pas dans l’illusion d’un projet de société dont nous serions maître ? Certes nous sommes acteurs de la société mais en sommes nous les metteurs en scène ? Même les1% ne visent que leur intérêt personnel, ils n’ont pas de projet secret de société . C’est là où je trouve la réflexion de Jancovici pertinente.
                Si notre libre arbitre est misérablement limité comment imaginer que nous puissions « changer » la société. Par contre, regarder les flux physiques qui oeuvrent dans la société me semble essentiel pour savoir dans quel sens coule le fleuve et permet d’éviter de ramer à contre courant.

    2. Certes nous participons tous à cette situation. Mais pensez vous qu’individuellement nous puissions résoudre un problème systémique ? Je prends un autre exemple : pensez-vous que la société soit demandeuse de la 5G ? On va nous faire croire qu’on en a besoin !

      1. S’il reste un milli poil d’espoir que ce ne soit pas » trop tard de toutes façons  » , et avant que deux « systèmes » économiques mondiaux actuels ne se tapent nucléairement sur la gueule pour accélérer la fin , ce sont des solutions de coopération propres sur elles à un niveau suffisant qui peuvent nous faire progresser vers une moindre disharmonie mondiale , « monde » seul cocon possible pour mettre en œuvre les solutions techniques et sociales capables de réduire les impacts douloureux d’une issue fatale .

        La seule renaissance de la société d’économie mixte et l’organisation des gratuités seraient sans doute insuffisantes pour gagner le challenge . Trop tard aussi .

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  3. Bonjour,

    Selon JM.Jancovici, l’action individuelle n’aurait d’effets que sur 25 % des émissions de CO2 sous réserve de changements radicaux de la part des citoyens.
    Si chacun doit faire sa part avec plus ou moins de douleur, je suis sans voix lorsque récemment un jeune milliardaire s’est envoyé en l’air avec 3 comparses invités à bord de Space X pour faire du tourisme à 500 km au dessus de nos têtes.
    Vive le tourisme spatial ! Radieux avant son envol, le jeune milliardaire déclarait que cela permettrait plus tard d’aller sur d’autres planètes.
    Totale illusion au vu de la distance séparant notre Terre d’un autre astre potentiellement habitable : 4,2 années-lumière.

    Dès lors, comment faire accepter au plus grand nombre des efforts individuels alors que le petit écran diffusera de plus en plus d’images de ce type de tourisme particulier ?
    Est-ce de l’individualisme ou de la connerie d’agir ainsi au vu des enjeux climatiques ? Peut-être qu’un individualiste n’est finalement qu’un c… tout court ?
    Alors que nous connaissons la trajectoire des températures à échéance 50/100 ans, ne faudrait-il pas interdire ce type d’activité lucratives pour quelques uns, accessibles à un très petit nombre et néfastes pour la majorité de l’humanité ? Qui osera légiférer dans ce sens ?

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    1. Bonjour à tous,

      Contentez-vous du 1. de ce billet. Il est bien évidemment trop tard pour s’affoler… C’est plié… Tout le reste, c’est leur faire (aux climatosceptiques) une publicité de trop…

      Il y a tout de même quelque chose d’extraordinairement pathétique derrière tout cela en septembre 2021 : le déni, qu’il soit d’ailleurs individuel ou collectif…

      Le plan A est mort-né… Et ceci dès le 12 décembre 2015 :

      https://www.pauljorion.com/blog/2015/12/16/cop21-un-petit-coup-de-marteau-pour-lhomme-un-grand-coup-de-masse-sur-lhumanite-des-lobbies-en-liesse-la-grande-parade-des-ong-est-terminee-par-philippe-soubeyrand/

      En attendant, on est en septembre 2021, et on continue de brasser du vent, au risque de provoquer une énième boucle de rétroaction positive de trop…

      Alors bon…

      Amitiés,

      Philippe

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      1. Philippe,
        « Le plan A est mort-né« 
        J’ai un doute, serais-tu devenu scientiste (marque déposée Ecodouble 😉) ?
        Que sont devenus tes coups de  gueule en faveur de la révolte citoyenne ?

        Tu as réservé ta place pour le premier vol humain vers Mars ?
        Tu destines ton réseau mnésique à une IA ? 😉

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  4. Bonjour,

    Selon JM.Jancovici, l’action individuelle n’aurait d’effets que sur 25 % des émissions de CO2 sous réserve de changements radicaux de la part des citoyens.
    Si chacun doit faire sa part avec plus ou moins de douleur, je suis sans voix lorsque récemment un jeune milliardaire s’est envoyé en l’air avec 3 comparses invités à bord de Space X pour faire du tourisme à 500 km au dessus de nos têtes.
    Vive le tourisme spatial ! Radieux avant son envol, le jeune milliardaire déclarait que cela permettrait plus tard d’aller sur d’autres planètes.
    Totale illusion au vu de la distance séparant notre Terre d’un autre astre potentiellement habitable : 4,2 années-lumière.

    Dès lors, comment faire accepter au plus grand nombre des efforts individuels alors que le petit écran diffusera de plus en plus d’images de ce type de tourisme particulier ?
    Est-ce de l’individualisme ou de la connerie d’agir ainsi au vu des enjeux climatiques ? Peut-être qu’un individualiste n’est finalement qu’un c… tout court ?
    Alors que nous connaissons la trajectoire des températures à échéance 50/100 ans, ne faudrait-il pas interdire ce type d’activité lucratives pour quelques uns, accessibles à un très petit nombre et néfastes pour la majorité de l’humanité ? Qui osera légiférer dans ce sens ?

  5. Je ne sais pas si c’est poli de faire l’observation que je m’apprête à écrire ni si le Blog de Paul Jorion est l’endroit indiqué pour s’exprimer sur le sujet que j’aborde, mais je trouve que l’intervieweur Thinkerview vire souvent tête à claque.

    Il campe « péremptoirement » la position d’un sachant, qui connait la marche à suivre et son interview fait tellement maitre d’école qu’elle en devient contre-productive. Je ne suis pas certain que le procédé aiguillonne avantageusement les invités pour faire émerger des réflexions profondes, inédites et intéressantes.

    Ce n’est peut-être pas le sujet mais quand-même !

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  6. Les grandes migrations ont commencé ! Quelles soient climatiques ou économiques (et peut-être les deux à la fois), nous pays riches et miroir aux alouettes d’une bonne partie de l’humanité, nous allons devoir faire avec.

    Près de 19 000 migrants, en majorité haïtiens, bloqués près de la frontière entre la Colombie et le Panama

    Des milliers de migrants qui tentent de rejoindre les Etats-Unis via l’Amérique centrale se retrouvent bloqués dans la petite ville côtière de Necocli, sur la côte atlantique de la Colombie.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/pres-de-19-000-migrants-en-majorite-haitiens-bloques-pres-de-la-frontiere-entre-la-colombie-et-le-panama_4780461.html

  7. Coucou,

    J’aimais beaycoup les idées de MR Larutourou quand il parlait des 32 heures ou de la semaine de 4 jours. Puis il a rencontré la vierge et ne jure plus que par le climat.
    Désolant.
    La gauche progressiste reveindra quand les préoccupations concernant le climat rejoindront celles de l’économie, à savoir l’arrière plan !
    Et encore, trés trés loin derrière !
    Il y a tellement de choses à faire et à proposer concernant notre environnement que cette obscession sur un truc que l’on ne peut pas changer et dont je pense qu’il n’est pas souhaitable qu’on puisse le modifier un jour est quelque chose d’insensé

    Bonne soirée

    STéphane

      1. C’est à inventer, ça.

        Après le pouvoir d’achat, le pouvoir d’Inch’a [llah].
        C’est à l’action ce que l’oxymore est au langage : Agir mais pas là où ça se passe
        ((( parce qu’on n’y peut rien là où ça se passe. )))
        Causalité indirecte, multiple… conduisant dans la bonne direction ? oui, mais dans quel cadre.

        1. Coucou,

          Je préfére mektoub , pour rester dans la langue arabe ou berbère .

          En ce qui concerne votre hypothese , je rappelle juste qu’un mathématicien américain dans l’ar4 ou 5 du Giec avait écrit qu’on ne pouvait pas discerner le bruit de l’influence humaine dans les variations climatiques. Après vous pouvez invoquer n’importe quels dieux , et suivre les circonvolutions causales que vous voulez pour pratiquer votre ironie .

          Je ne crois pasqu’en 15 ou 20 ans les données ont fondamentalement changées !

          C’est juste les déductions suivants les causalités indirectes, multiples dans les brumes des hautes sphéres neuronales qui conduisent à préferer n’importe quelle couleur, à condition qu’elle soit noire .

          Bonne journée

          Stéphane

        2. Il y a un espace de trop : In cha’a Allah . ( en trois mots )

          Oui je sais, ça étonne , mais je crois qu’un arabophone ne me contredirait pas .

      1. Coucou;

        Croire qu’on est plus lucide que son voisin permet il de déduire qu’icelui se vautre dans un confort douillet ?

        Je crois que tant que l’on parle, on martèle, on assome le débat avec un sujet aussi vague, le reste continue tranquille,pépére. Buisiness as usual, start up nation , climat et autres logorrhées verbales et verbeuses font parti actuellement du package.

        Je trouve qu’il y a un parallèle flagrant entre l’emballement scientiste concernant la crise du covid pendant la première période, jusqu’à fin 2020 mars 2021 disons, et les déclarations sur le climat, mais sur une période de 20 ans.
        même attitide, mêmes affirmations péremptoires, même catastrophisme ; la confusion entre ce qui pourrait advenir et le réel qui évolue sans cesse; le fil conducteur de la pensée qui oublie la contingence du réel, d’une certaine appréhension du réel.
        Bref. j’ai les neurones qui chauffent ce matin.

        Bonne jorunée

        Stéphane

        1. Le moelleux de vos tapis et capitons est avant tout une question d’épaisseur de poussière.
          Pour vous la forêt cache les arbres. Pourtant M. Soubeyrand s’essouffle à écrire que « c’est Systémique ».

          « Il y a tellement de choses à faire et à proposer concernant « les arbres » que cette obsession sur « l’incendie » que l’on ne peut pas « contenir » et dont je pense qu’il n’est pas souhaitable qu’on puisse le « contenir » un jour est quelque chose d’insensé. » Baloo par MG

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          1. Coucou,

            Les arbres de la foret sont tellement incendiés qu’il est insensé de contenir le souhait par la pensée que l’on ne peut pas avoir !

            Quelle délicatesse !
            C’est dans l’onctuosité des mots qu’éclate ecarlate la suffisance du savoir.

            Bonne fin d’après-midi

            Stéphane

            1. M. Baloo,
              Vous avez pris le parti d’une morale Shadock, « pas de solution=pas de problème ».
              Imaginez un instant qu’il puisse y avoir une solution ; comme serait tragique votre erreur.
              Vous assénez que ceux qui ont fait un autre choix dans la hiérarchisation des urgences ont « vu la vierge ».
              Vous n’êtes pas prêt de l’observer en faisant l’autruche. Vous avez choisi le confort du déni, soit! Mais ne venez pas faire le reproche aux autres de ne pas en faire autant.

              Pour la forme, vous prenez grand soin de vos gimmick, mais servez des commentaires tout droit sorti du coquetier. Je préfère l’onctuosité des mots qui pour vous est une marque de suffisance au manque de respect dont vous faites montre pour vos lecteurs en balançant des commentaires si peu relu qu’ils sont aux limites de l’incorrection.
              Cordialement
              MG

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    1. Baloo,
      Si tant est qu’il ne faille pas s’occuper de limiter un cataclysme que vous assimilez à « voir la Vierge », au moins il conviendrait de préparer l’adaptation (manque d’eau, baisse rendement agricole, conditions de vie, et migrations et conflits), qui va se telescoper avec une moindre abondance énergétique (peak œil)… Et on n’est même pas là…

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