20 réflexions sur « Qu’est-ce qui nous intéresse vraiment, nous les êtres humains ? »

  1. Je sais plus qui a dit :

    « La télévision, c’est le chewing gum de l’ ame. »

    C’est un peu pareil pour les vidéos YouTube.

    Le nombre de vues traduit la somme des errances au gré de l’ennui porté par l’algorithme, plus qu’une donnée sur ce qui nous intéresse.

    Le chiffre, 20 millions, exprime même plutôt un volume de désintérêt et d’ennui.

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    1. « Le chiffre, 20 millions, exprime même plutôt un volume de désintérêt et d’ennui. »

      Elle va un peu vite en besogne votre conclusion :

      Comment expliquer le succès manifeste de cette vidéo à 20 millions de vues alors que le Youtubeur n’a « que » 75000 abonnés ?

      Ce n’est pas le hasard qui commande l’algo de Youtube, c’est les likes (plus de 400 000 ici ) et les commentaires (plus de 50 000), bref l’interaction, tout l’inverse de l’ennui. Or personne ne vous oblige à liker, ni à commenter.

      Le plus répandu est plutôt l’inverse : moins de vues que d’abonnés, les gens s’abonnent à tout et n’importe quoi d’un clic et finissent par se lasser, ne regardent plus, passent à autre chose, mais oublient de se désabonner.

      Mais pour arriver à 20 millions de vues, il y a un autre critère : le caractère universel de la vidéo : Titre anglais, pas de voix off, juste du visuel.
      Si vous mettez une vidéo sur Youtube « Je vais à la rencontre du boulanger de mon quartier », il y a peu de chance pour que l’algo de Youtube la propose au Pakistan !

      Khaby Lame, français, connu internationalement, fait des millions, voire des dizaines de millions de vues sur plusieurs médias sans prononcer un mot … le sourire passe les frontières et le rire passe les barrières.

      1. Interaction, interaction…

        Ok, mais vous êtes d’accord, l’action en question consiste à effleurer un écran avec le bout du doigt, pour amplifier ou pas, une onde d’émotion sur la surface du net…

        C’est quand même de l’action sans effort, sans engagement….en fait jamais l’histoire ne nous a proposé d’être acteur à si bon compte.

        Pour agir moins, il n’y a guère que la méditation…

  2. Tout de même, il y a quelque chose de très insolite, presque surréaliste dans cette rencontre… Bon pas autant qu’un parapluie sur une table de dissection, mais tout de même… Un animal aux formes extrêmement schématiques, grossières, primitives, frottant son museau contre celui, raffiné, du meilleur ami de l’homme… quel contraste! Comme si le monde préhistorique embrassait celui de 2021… Il y a quelque chose d’un peu fascinant… Et puis on se demande s’ils vont faire un petit… mais bon, c’est la femme d’images qui est en moi qui parle…

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    1. Quel contraste, en effet! Toutefois, je crois bien que la femme d’images qui est en vous a trouvé immédiatement la bonne réponse à la question de Paul Jorion : « Qu’est-ce qui nous intéresse vraiment, nous les êtres humains ? »
      « Comme si le monde préhistorique embrassait celui de 2021… », ce qui nous fascine c’est la rencontre avec nos origines, une brève histoire de mammifères.

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  3. Je suppose qu’il y a aussi un nombre important de vidéos montrant des scènes éprouvantes de prédateurs tuant leurs proies.
    Il serait intéressant de comparer le nombre de vues entre les vidéos montrant des scènes de curiosité/empathie versus prédation/compétition.

  4. Paul vous oubliez l’autre face de l’âme humaine ! (Ou du moins du spectateur sur écran, il faudrait lui trouver un nom d’ailleurs : screen spectateur ? )

    https://www.francetvinfo.fr/culture/series/squid-game-la-serie-coreenne-dystopique-et-sanglante-fait-un-carton-mondial-sur-netflix-et-inquiete-les-parents_4799615.html

    Dans nos écoles, on commence à voir des enfants de 7 ans simuler les jeux de Squid game, cette série ultra violente interdite au moins de 16 ans en France. Il paraît que c’est une critique du capitalisme !

    1. Oui, c’est cela. D’ailleurs, après une vidéo de Paul Jorion je me regarde une vidéo de chatons trop mignons. Ça vaut mieux pour ma santé que de m’enfiler un litre de rouge pour trouver le sommeil 🙂

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  5. On a le droit d’avoir un capybara à la maison ?

    PS 1 : j’ignorais que ça existait , et me réjouis de constater qu’il y a encore au moins une espèce sauvage qui n’est pas en voie d’extinction .
    PS 2 : ça doit puer un max .

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      1. A la couleur près, je trouve le raton-laveur en fait très semblable au panda roux et manifestement aussi joueur…
        Quant à la séquence pop-corn affalé dans le canapé à regarder la télé (soi-même, télé-réalité donc…), il aurait été opportun de lui passer une séquence sportive, histoire de le remotiver à ne pas se laisser aller 😉 :

        https://youtu.be/5r1fdLmrpog

    1. Pourquoi ça doit puer? Pas plus que vous quand vous oubliez de vous laver. Quel préjugé ! Cet animal ressemble à un dessin d’enfant, il est touchant.

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  6. Je pensais au syndrôme de la « vallée étrange » (« uncanny valley ») de façon un peu vague, pour comprendre l’attraction de ce type de vidéo.
    C’est le fait qu’un robot soit très peu tolérable s’il imite (visuellement) l’humain « presque très bien », avec seulement quelques traits qui laissent voir l’écart de façon intermittente.
    Pour être adoptable/tolérable, il faut qu’il ressemble tout à fait ou juste en gros ou même à peine (façon film sci fi des années 50).
    De fait solliciter notre cerveau pour qu’il « résonne » sur son point de fonctionnement basique (« j’interagis avec un humain ») puis lui mettre des grains de sables dans les rouages,
    cela crée de la dissonance cognitive forte.

    A mon avis l’attrait du duo chien capyraba est dans un registre analogue de point proche de résonances identifiées:
    Les images réelles (le chien) et le distortions de la BD (les capyrabas), avec si l’on veut une forme de dissonance résultante, mais qui a ici rien de désagréable, au contraire presque, une sorte de vinaigrette balsamique sur nos neurones.

    1. Je trouve aussi que le capybara et ses airs de très gros rongeur peut susciter l’inquiétude par sa ressemblance avec des animaux dont il est logique pour l’humain qu’ils suscitent le dégoût ou l’inquiétude : risque de maladies, risque de morsure, risque pour les récoltes… Le chien domestique est un allié ; le rat ou, potentiellement, le capybara, un ennemi. Autre source de dissonance cognitive. Le chien devrait chasser l’intrus, la menace ; il fait mal son boulot.

  7. Cet animal tout en rondeurs, semble assez sympathique, est plutôt sociable, bref, semble être l’alter ego de l’humain sociabilisé…, tel qu’il est censé être par construction. 🙂
    Tiré de Wikipédia : (… Le cabiaï fonde sa survie sur une étonnante cohésion sociale : il n’est pas rare que, dans un groupe formé d’une vingtaine d’animaux (trois à quatre mâles, six à huit femelles et les jeunes), les jeunes d’âges divers soient confiés à l’un des adultes, mâle ou femelle. Ce « jardin d’enfants » permet aux parents de se baigner, de se nourrir ou de s’enduire de boue sans trop de risques pour leur progéniture. Il est aussi admis qu’une femelle allaitante se laisse téter par tous les petits du même groupe. Le mâle qui marque son territoire dirige le groupe …)

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