10 réflexions sur « Vidéo – Georges Simenon (1903-1989) »

  1. si je peux aider , je pense que vous faites allusion aux économats de l’armée . Vidéo très intéressante ! Je me pose une question : comment arrivez vous à trouver le temps de lire etc …

  2. Une terrible acuité dans l’observation de ses contemporains qu’il a pu fréquenter en différents lieux où il s’était établi, il a tiré parti de cela pour son écriture, et curieusement selon deux techniques:directement à la machine pour les romans policiers et écriture du texte au crayon finement taillé, puis ensuite dactylographié pour ce qu’il appelait les ‘romans durs’.
    Ce qui est remarquable également est son rythme d’écriture (6 romans policiers par an !?) possible grâce à son sens de l’organisation.

  3. Pour « sucrer » , je ne sais pas . Pour  » caviarder » , j’ai trouvé : biffer à l’encre noire ( comme du caviar ) , allusion au procédé appliquée par la censure russe sous Nicolas premier , consistant à noircir à l’encre certains passages d’un écrit pour les rendre indéchiffrables .

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  4. La vie est trop courte pour lire tout Simenon. Pour faire des économie d’énergie et parler de Simenon sans l’avoir lu, prendre le « Simenon » de Pierre Assouline, Julliard 1992, 750 pages. (5 euros sur un marché, dans l’édition France Loisirs. Assouline a aussi dirigé l’édition de Simenon chez Omnibus, vendue par Le Monde en 2012 chez les marchands de journaux). En évitant toute empathie, le biographe empile les faits dans le bon ordre, en notant au passage les réécritures de sa propre vie par l’auteur lui-même (regarder le Simenon de Apostrophes 1981 Youtube GMQdPhPn7U8 après avoir lu Assouline, c’est une sensation bizarre). Et parallèlement il essaie de comprendre pourquoi Simenon, qui aurait pu vivre tranquillement une fois installé, a continué de courir toute sa vie, jusqu’à ce qu’il n’en ait plus la force. Citation choisie pour moi par le démon des bibliothèques : » La peur lui semble le pire des sentiments tant elle est porteuse de maladies et de haines. L’évangile selon saint Georges ? Au commencement était la peur, puis vint la culpabilité. » (page 560). Je me suis mis à lire les romans durs, ce que je n’avais pas pu faire quand j’étais jeune, je trouvais ça trop dur, justement; si les grandes personnes vivent comme ça, à quoi bon devenir adulte. Pour les radins, l’édition numérique complète, apparemment pirate, en 12 volumes, le premier https://1lib.us/book/4960732/fd76de

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  5. Las des Maigret, j’avais tâté d’un de ses romans d’avant-guerre dont je croyais me souvenir du titre : « Régime de bananes ». En recherchant sur wikipedia, je viens de constater que le véritable titre est « Touriste de bananes », nom que les habitants de Tahiti donnaient aux candidats qui débarquaient chez eux pour vivre sans souci au sein d’une nature bienheureuse.

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  6. https://www.franceculture.fr/emissions/science-en-questions/agathie-christie-la-verite-tue-t-elle-quand-elle-est-trop-tue
    …/… Sans doute y a-t-il mille et une façons de lire et d’interpréter l’œuvre d’Agatha Christie. Mais une clé essentielle n’avait peut-être pas encore été décelée : sur les soixante-six romans à énigme écrits par la « Reine du crime », plus de cinquante mettent en scène des crimes familiaux. Envisagés sous cet angle, les meurtres n’apparaissent alors plus que comme des écrans de fumée : le vrai sujet des livres d’Agatha Christie serait plutôt la « banalité du mal » au sein de la famille. Non les crimes eux-mêmes, donc, mais les facteurs humains qui les déterminent secrètement et en silence : ressentiment, jalousie, manipulation, humiliation, inceste… En somme, Agatha Christie aurait été la géniale exploratrice du statut qu’a – ou n’a pas – la vérité au sein des familles : est-ce lorsqu’elle est trop tue que la vérité en viendrait à tuer ? …/…

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