Qu’est-ce qu’une psychanalyse réussie ?, le 14 juillet 2022 – Retranscription

Retranscription de Qu’est-ce qu’une psychanalyse réussie ?, le 14 juillet 2022.

[…] Ce dont je vais vous parler, c’est : comment peut-on dire qu’une psychanalyse a réussi ? 

Et d’abord, une toute petite entrée en matière sur ma position vis-à-vis de la psychanalyse, bon, vraiment, en un paragraphe. J’ai fait une première analyse à Bruxelles avec Paul Duquenne. Ça a duré de 1971 à 1973 (il y a encore eu quelques mois en 1974), c’est quelque chose que j’ai mis entre parenthèses. J’ai gardé la même admiration pour la réflexion théorique de Sigmund Freud mais je m’étais convaincu que la psychanalyse, ça ne donne rien, il ne s’y passe rien. Et ensuite, j’ai fait une analyse de 1987 à 1992 avec Philippe Julien et, là, j’ai compris de quoi ça parlait, ce que ça faisait : la différence entre une analyse où il ne se passe rien et une analyse dont on peut dire qu’elle est réussie. 

Celle où on peut dire que quelque chose a réussi, c’est un long parcours, c’est plein de bosses et de fosses, ce n’est pas toujours agréable, ni pour vous, ni pour l’analyste. C’est du boulot, c’est du travail et c’est de l’énergie et à l’arrivée, on peut cependant dire : « Il y avait une chose qui me faisait mal, qui m’a amené chez l’analyste et qui a disparu ».

Alors, c’est là que j’en étais quand ce matin, je me suis mis à lire… enfin, j’étais déjà en train de lire ce livre depuis un moment : c’est un livre de M. André Green, un psychanalyste français connu qui a d’abord suivi Lacan, je dirais, de très près, ensuite pour se différencier de lui et c’est un livre qui dit : « Illusions et désillusions du travail psychanalytique ».

J’ajoute que depuis un an à peu près, je suis, je dirais, « psychanalyste plein temps ». Je vois des gens. C’est mon occupation principale. C’est un métier, voilà, je gagne ma vie comme ça et donc c’est mon métier. Sur cette période, j’ai dû voir une quarantaine de personnes. Ça a commencé, j’ai commencé de manière occasionnelle en 2012 et essentiellement, à ce moment-là, à partir d’un coup de téléphone. J’avais la formation mais je n’avais jamais pratiqué. Quelqu’un m’a téléphoné, m’a dit une chose. J’ai dit à cette personne : « Est-ce que vous voulez qu’on se rencontre ? ». On s’est rencontrés et, voilà : ça a été le premier analysant. Et on est donc, je ne sais pas, une trentaine, une quarantaine [correct] plus tard et, pour le moment, c’est du plein temps. 

Il y a des gens qui viennent. Il y a des gens à qui je refuse l’entrée parce que je considère qu’ils ne viennent pas en présentant les conditions nécessaires pour que je puisse faire quelque chose pour eux ou pour elles. C’est très rare : je crois, sur la quarantaine, il a dû y en avoir deux mais enfin, je me donne la possibilité de ce refus. Il y a des gens qui partent en cours de route. Enfin, je veux dire, qu’ils ne reviennent pas. C’est rare aussi. Il y en a peut-être aussi deux qui ne sont pas revenus au rendez-vous suivant et là, l’explication, à mon sens, est très claire : ce sont des personnes qui savent ce qu’il faudrait faire pour continuer, ils en sont convaincus mais ce qu’on appelle les bénéfices secondaires, c’est-à-dire le confort de la situation désagréable dans laquelle ils sont, l’emportent sur le risque de trouver du neuf qui les satisferait davantage mais on a du mal, on ne se résout pas à abandonner le confort.  Je vous donne un exemple : quelqu’un qui a toujours été chouchouté et qui se retrouve dans une situation d’être chouchouté mais en tant qu’adulte, ce n’est pas la même chose. On lui offre la possibilité de cesser d’être chouchouté comme un gosse et de devenir un adulte qui dispose de bien davantage de libertés mais voilà, il y a le confort du connu.

Et puis, il y a les gens dont l’analyse se termine. Il y a pas mal de gens que j’ai vus, je ne sais pas, au moins une dizaine sur les 40, où l’analyse se termine, je dirais, très normalement, au bout de 5-6 mois. Moi, je me dis durant une séance : « L’analyse de cette personne est terminée » et en général, au cours de la même séance ou de la séance suivante, la personne arrive à la même conclusion. Je ne force pas mais en général, la conclusion a été atteinte de part et d’autre quasi-simultanément : c’est un sentiment. Il s’est passé des choses. La personne est venue avec une douleur que l’on voit sur son visage lors de la première rencontre et cette douleur a disparu. En général, au moment où la personne dit : « Est-ce que je n’ai pas terminé mon analyse ? », il y a un très grand sourire sur son visage donc, voilà ! On peut se tromper, elle, lui et moi, et donc, je le dis toujours : « N’hésitez pas à me rappeler après qu’on se soit dit ‘L’analyse est terminée’ ». Jusqu’ici, ça ne m’est pas arrivé : personne n’est revenu après ce que nous avions décidé d’un commun accord comme étant la fin de l’analyse. Personne encore mais enfin bon, je vous le dis, j’ai un échantillon d’une trentaine / quarantaine [correct] de personnes. Personne n’est revenu en disant : « En fait si, il fallait que ça continue » mais bon, il y a une personne en particulier pour laquelle on s’est dit cela et là, je ne serais pas étonné s’il y avait un retour dans quelque temps parce qu’il y avait, je dirais, une sorte d’exaltation qui n’a peut-être pas tenu. Il y a peut-être eu un effet, vous savez, de soufflé qui retombe. Enfin non, voilà, il est bien possible que nous ayons eu raison entièrement, lui et moi.

Alors, ce qui me fait tomber de ma chaise, ce qui n’est pas une bonne chose vu l’état… vous apercevez encore une béquille en arrière-plan… C’est d’avoir lu dans ce livre d’André Green « Illusions et désillusions du travail psychanalytique » paru chez Odile Jacob en 2010, je lis la chose suivante et là, je ne vais pas vous lire un long paragraphe, je vais vous lire phrase par phrase. Je commenterai sans doute au fur et à mesure. 

« La tentation est d’appliquer à une activité reconnue comme thérapeutique (comme la psychanalyse) les critères qui régissent le mode médical. On voudra raisonner en termes de guérison, d’amélioration, de stagnation, d’aggravation et en fin de compte d’échec » (p. 55). 

Alors, bon, ce M. Green qui est décédé maintenant [1927-2012], il dit très gentiment que c’est des critères importés du monde médical. Bon, c’est plutôt, je dirais, une réflexion générale sur ce que c’est que « réussir » et « échouer » et ça s’applique à des tas de choses qui sont de n’importe quel ordre. Quand il s’agit bien sûr de maladie, on parle de guérison. On pourrait parler de réparation dans d’autres contextes. Il y a sûrement d’autres mots pour dire qu’on est revenu à la normale. Donc, petite escroquerie déjà au passage de dire que c’est raisonner en termes médicaux que de parler de guérison, d’amélioration, de stagnation, d’aggravation et d’échec : ce sont des termes qui ne s’appliquent pas simplement à la médecine : ça s’applique à toute tâche où on essaye de faire quelque chose. 

Mais alors, il ajoute la phrase suivante : 

« Or, il semble bien que ce modèle soit doublement erroné » (p. 55). 

Bon, les gens viendraient chez vous pour une psychanalyse et ils diraient : « Je suis guéri ! » en partant et il y aurait quelque chose de foncièrement erroné là-dedans : ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils me disent en cours d’analyse que ça s’améliore, que ça stagne, qu’il y a aggravation ou qu’il y a échec et je devrais hausser les épaules en disant : « On n’est pas là pour importer le modèle médical ! ». 

Mais alors, la phrase qui suit celle que je viens de lire, accrochez-vous bien : 

« Or, il semble bien que ce modèle soit doublement erroné. D’une part, il est discutable d’adopter pour la psychanalyse des modes d’évaluation tirés de la médecine, le modèle médical s’avérant tout à fait inapproprié » (pp. 55-56). Il n’a pas encore dit pourquoi. Il le répète, c’est la deuxième fois qu’il le dit. C’est-à-dire qu’il a donné le deuxième coup de marteau mais il n’a encore rien expliqué. 

« En second lieu, même les avancées de la thérapeutique médicale n’obéissent plus à ces critères anciens inadaptés ».

En médecine, on ne vous parle plus de guérison, d’amélioration, de stagnation, d’aggravation et, en fin de compte, d’échec ? M. Green, j’ai un genou qui est abimé. Je parle au chirurgien à plusieurs reprises. Je parle au kiné à peu près 3 fois par semaine et si je ne pouvais pas utiliser, pour savoir si mon genou va mieux… excusez-moi : il faudrait que j’évite entièrement cette idée de savoir si mon genou va mieux ? Si je n’utilisais pas les termes de « guérison », d’« amélioration », de « stagnation », d’« aggravation » et en fin de compte, si je n’utilisais pas ces termes-là, je serais bien en peine de dire quoi que ce soit. Ou alors, pour être logique, il faudrait que je me débarrasse entièrement des services du chirurgien et du kinésithérapeute 😉  !

Bon, on continue. Donc, je relis ça : 

« En second lieu, même les avancées de la thérapeutique médicale n’obéissent plus à ces critères anciens et inadaptés ». On ne sait pas trop pourquoi ils sont inadaptés. « Toutefois, quelqu’un qui désire entreprendre une psychanalyse met en avant le souhait d’aller mieux »  (p. 56). Ça fait partie sans doute de sa maladie qui le conduit chez le psychanalyste ou chez la psychanalyste de vouloir aller mieux mais s’il était déjà un peu plus avancé dans son analyse, c’est-à-dire s’il avait déjà passé plusieurs années chez l’analyste, il n’emploierait plus ces termes démodés et de toute façon inadaptés 😉 . 

« Toutefois, quelqu’un qui désire entreprendre une psychanalyse met en avant le souhait d’aller mieux ». Oui, voilà, quel imbécile ! 😉 

« Quelles que soient les causes de son angoisse, de son mal-être, le désir de changer afin d’éprouver un allègement de sa souffrance est revendiqué, même si ces aspirations apparaissent en fait plus complexes qu’il n’y parait » (p. 56). Quand il dit qu’il veut aller mieux, c’est parce qu’il ne comprend pas de quoi ça parle. Il ne comprend pas la psychanalyse !

Je lis une dernière phrase et après, je m’arrête : 

« Le désir de guérir s’y révèle plus ambigu qu’on ne pourrait le croire » (p. 56) et ça continue comme ça. Celui qui croit qu’il va chez un psychanalyste et qui doit dire : « Ça va mieux, je suis guéri. Ça s’aggrave, ça ne donne absolument rien », c’est un imbécile, c’est un crétin qui n’a pas compris comment ça marche 😉 .

Bon, alors, maintenant, soyons sérieux. Pourquoi, pourquoi est-ce que ce monsieur qui est un psychanalyste connu, pourquoi est-ce qu’il écrit ce type d’âneries ? Pourquoi est-ce qu’il s’est senti obligé de dire ça ? 

Alors, moi, je ne vois qu’une seule explication possible (vous allez regarder ma vidéo, vous allez faire des commentaires sur mon blog et on va peut-être trouver autre chose), la seule explication que je trouve c’est que, dans la pratique d’un certain nombre de psychanalystes, ça marche tellement mal qu’on essaye de rejeter entièrement ce vocabulaire de : « est-ce que ça va mieux ? », « est-ce que ça va plus mal ? », « est-ce que l’analyse est en train de réussir ? », « est-ce qu’il y a réussite ? », on emploie des mots aussi démodés que « échec » et « réussite ». Et ça, si c’est ça, je ne vois pas ce que ça peut être d’autre, qu’est-ce que ça reflète ? Ça reflète une profession entière qui s’est habituée à l’échec, qui ne s’est même pas habituée à l’échec : qui nie l’échec, qui nie que ça marche pas, qui nie que la plupart des gens considère que ça ne marche pas. 

Est-ce que moi j’ai de quelconques données là-dessus ? Est-ce que j’ai quelques preuves de quelque chose ? Oui, parce que la quasi-totalité des gens que j’ai en analyse, ce sont des gens qui disent : « C’est ma 3e tentative, c’est ma 4e tentative avec des psys, avec un psychanalyste, etc. Simplement, j’ai le sentiment que, peut-être avec vous, ça ne va pas se passer exactement de la même manière qu’avec mon autre psychanalyste, mes autres psychanalystes » et là, moi, j’obtiens… je ne vais pas fouiner : voir ce que font les autres mais là, j’obtiens énormément d’informations, que quelqu’un me dise : « Là, vous dites, vous m’avez dit que c’était ça le nœud de la question chez moi et quand on a commencé à creuser ensemble, eh bien, il était clair que c’était ça. Mais j’en ai parlé à mon premier analyste et il m’a dit ‘C’est des choses qui arrivent’ et on est passé à autre chose ! ». Et donc, c’est-à-dire que, là où moi, avec ma psychanalyse de type sherlock holmesque, je découvre des indices, les autres disent de manière systématique : « Circulez, il n’y a rien à voir », donc ils passent à côté. J’entends aussi parler de gens qui ne prennent pas de notes. Je viens d’avoir quelqu’un en analyse qui m’a dit : « Je ne sais plus ce que j’ai dit à la séance précédente ». Je lui ai dit : « Je vais relire mes notes de la fin de la séance précédente » et c’est ce qu’on a fait et il m’a dit : « Il y a une chose que vous n’avez pas notée, vous m’aviez dit, pour terminer, vous m’aviez dit encore la chose suivante ». Je lui ai dit : « Non, apparemment, ça, je n’avais pas noté dans ce que j’avais dit moi-même ». 

Le taux de réussite doit être si faible qu’on essaye même de remettre en question la notion même de réussite. On dit que ça ne s’applique pas : « En fait, l’analysant, il ne peut jamais trop savoir de quoi ça parle. Son histoire de douleur à éliminer, c’est du bidon, voilà, ça fait partie peut-être même des inconvénients. Ça peut être même parti d’une résistance à la psychanalyse… ». Non : il y a une demande ! La demande, c’est la disparition d’une souffrance ! La demande, c’est la disparition d’une souffrance et quand cette souffrance disparaît au fil des sessions, des séances et qui peuvent être… j’ai vu ça moi sur 4 séances, 5 séances, même pas. Je crois que c’était une personne, 3 séances, allez 4 séances. Trois séances, et à la fin de la 3e séance, il y a une interprétation donnée par moi, je dis : « Écoutez, il faudrait bien que vous vous rendiez compte que soit la personne A a raison, soit la personne B a raison », voilà. Il revient le lendemain matin et il me dit : « C’est A qui a raison ! » et il a un grand sourire et il me dit : « M. Jorion, c’est formidable ! » et il part. Voilà. 

Ça, c’est le plus court que j’aie connu. Sinon, c’est quelques semaines, quelques mois. Les gens partent… Écoutez M. Green, je sais que vous êtes dans votre tombe, mais que les gens partent avec le sourire, c’est ça le critère non ? Ils sont venus avec une gueule jusque-là et ils partent avec le sourire. Alors, le problème, c’est peut-être que vous n’avez jamais vu quelqu’un qui est parti avec un sourire et alors, qu’est-ce que vous avez fait ? Vous en avez fait une théorie extraordinaire d’expliquer pourquoi finalement c’est normal puisque les notions de « réussite », de « douleur », d’ « échec », tout ça, finalement, c’est du bidon : c’est un vocabulaire emprunté à la médecine et d’ailleurs, même en médecine, on ne parle plus de réussite et d’échec ;-). 

Le livre de M. Green date de 2010. On parle de « post-vérité » depuis moins longtemps que cela. On en parle surtout depuis le début de la Covid et des machins comme ça mais M. Green, est-ce que ce n’est pas un éloge de la post-vérité que vous êtes en train de faire là avec vos conneries sur le fait que « réussite » et « échec », ça ne veut rien dire et que, surtout, en psychanalyse, on ne devrait pas faire ça et que d’ailleurs, en médecine, on a cessé de le faire. C’est des gens comme vous, en répétant des âneries comme ça et pourquoi ? ce sont des excuses que vous cherchez, ce sont des circonstances atténuantes que vous cherchez à des échecs qui ont été les vôtres et sans doute ceux de vos collègues auxquels vous parliez et qui avaient le même type d’expérience. Je le sais parce que je lis des articles d’untel ou de tel autre sur le fait que cette notion d’« analyse terminable ou interminable », ça n’a aucun sens. Ah non, ça n’a aucun sens ? Vous pouvez parler à certains de mes analysants qui sont partis au bout de 3 séances, de quelques semaines, de quelques mois. Est-ce que ça n’a pas de sens ? Voilà, lui et moi, elle et moi, nous étions fous quand nous nous sommes dit : « Voilà, vous étiez venu avec une demande qui était de vous débarrasser de telle douleur et quand vous me dites ‘Cette douleur m’a quitté’ avec un grand sourire, je devrais hausser les épaules en disant : ‘Non, non, vous ne comprenez pas comment ça marche la psychanalyse’ » ? 

Bon, je ne vais pas me faire bien voir d’un certain nombre de collègues en disant ça. Ils diront : « Ouais, c’est parce qu’il est arrivé sur le tard : il s’en fout maintenant ! ». Non, non, non : moi j’ai été formé par un premier psychanalyste dont je ne vais pas répéter le nom parce que lui, il n’est arrivé absolument à rien et on a su par la suite qu’il obtenait les mêmes [absences de] résultats avec ses autres analysants et analysantes et j’ai fait une analyse qui est devenue ensuite une analyse didactique avec Philippe Julien et ça, c’était un professionnel, voilà : il savait comment il fallait faire. À tout moment, je repense à la manière dont il m’a appris le métier et j’ai le sentiment qu’il m’a bien appris le métier. J’étais prêt, en fait, à pouvoir pratiquer en 1992. La vie a fait que, voilà, je n’ai pas pu faire, je n’ai pas essayé mais j’aurais dû faire une transition pendant laquelle il aurait été assez difficile de me créer une clientèle, une patientèle d’analysants : j’avais 4 gosses à nourrir pendant ce temps-là. Je n’ai pas pu faire une telle transition mais, voilà, petit à petit, parce qu’on m’a dit ceci, parce qu’on m’a appelé, parce qu’on m’a dit : « Est-ce que vous ne pourriez pas intervenir dans telle situation ? », je suis devenu psychanalyste à temps plein avec le bagage qui était le mien et en plus, voilà, je me remets à lire cette littérature-là pour apprendre des choses. 

Mais quand je vois comme cela, de manière aussi flagrante, des justifications grotesques – il faut employer le mot – de l’échec, de l’absence de réussite, là, je bous : il faut que je dise quelque chose et c’est ce que je viens de faire maintenant. Non : une analyse psychanalytique peut être réussie, peut-être ratée et malheureusement il peut y avoir de mauvais psychanalystes et le fait que certains s’en vantent ne change rien à la situation : ce n’est pas une bonne chose de s’en vanter et de diffuser des choses qui vont se retrouver comme « post-vérité » par la suite à dire qu’en psychanalyse et même en médecine, le fait qu’on réussisse ou qu’on échoue n’a aucune importance parce que c’est un langage « démodé ». Ça c’est, allez, c’est « dangereux ». J’allais dire « criminel » mais je vais dire c’est dangereux. On ne peut pas faire ça ! On ne peut pas brandir son échec et dire que c’est une réussite. Non, il faut à ce moment-là avoir la décence de se taire et pas d’essayer d’en faire un spectacle et de changer le sens des mots et dire : « ‘Douleur’ ? de quoi est-ce qu’on parle exactement ? ‘Réussite’, ‘échec’, ces mots-là, ça appartient à une autre époque ! » sans même faire le moindre effort de justifier de dire des choses aussi grosses, aussi difficiles à faire avaler ! 

Bien, allez, bon reste de la Fête Nationale ! Ne restez pas au soleil parce que ce n’est pas le moment ! A bientôt j’espère ! 

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20 réponses à “Qu’est-ce qu’une psychanalyse réussie ?, le 14 juillet 2022 – Retranscription”

  1. Avatar de Martine -Bruxelles
    Martine -Bruxelles

    La plus grande maladie de l’être humain c’est l’égo.

    2
    1. Avatar de Chabian
      Chabian

      un peu par hasard, je suis tombé aujourd’hui sur une autre vidéo de cette chaîne et j’ai lu un article de Jacques Van Rillaer sur Mediapart…
      C’est interpellant, à tout le moins. Mais il faudrait beaucoup lire (car il y a polémique), et ce n’est pas mon sujet !

    2. Avatar de Hervey

      Holà ! Il faut vraiment écouter ces déconvertis.
      C’est frais comme un matin de printemps.
      Très marrant Stuart Schneiderman !

      signé Garorock ! Merci.

      1. Avatar de Chabian
        Chabian

        Oui, c’est interpellant, c’est « rafraîchissant » mais cela tourne un peu en rond et cela devient des « cichés ». Freud a menti, ok, Lacan est un gourou malade, ok, mais que faut-il lire à la fin ? Ce n’est pas « efficace » au sens flamand ou hollandais ou etasunien, mais quels sont les critères d’efficacité ? Le sourire du client ? Une vérification scientifique ? Les TCC sont elles probantes aux yeux de tous ? Le coaching a tout à voir aussi avec une domination ! Et ensuite, que reste-t-il de la culture des pulsions, de l’inconscient, et de ce bazar du désir, de l’interprétation des rêves ? Paul Jorion devrait nous éclairer et sa critique de Green est parlante ainsi que son rapprochement avec le « conseil » de choisir entre la solution A ou B. L’idée de se rapprocher du mécanisme animal et de l’interprétation a posteriori de la conscience devrait lui parler aussi. Cocasse : J-H Miller se prend pour « Saint Paul », une figure que Paul a célébrée également. Personnellement J’ai fréquenté comme jeune étudiant Schotte et A. De Whaelens (qui passait de Heidegger à Freud et nous en parlait doctement). Mais un conseil de lecture me ferait plaisir (qui dépasserait la controverse contre la secte psychanalytique. Je suis aussi retombé récemment sur des écrits de Reich, mais comment rattacher sa sécession (un peu parano) de la secte, son approche collectiviste pleine de succès de foule (il fréquente les communistes entre 27 et 30) et sa dérive ensuite, y compris en plein maccarthysme ? Parano poursuivie par ses légataires d’archives…

        1. Avatar de Hervey

          A la fin …
          ben à la fin, lorsqu’on a compris on passe à autre chose.
          Le pouvoir de la confession, « sonder les âmes » est aussi un redoutable système d’écoute qui a fait les beaux jours de l’Eglise catholique depuis … depuis combien ? Lurette.
          Les blouses banches de l’ex Union Soviétique n’ont rien inventées … mais c’est peut-être ça qui vous tracasse et veut pas remonter. 😉

        2. Avatar de Pascal
          Pascal

          « Une vérification scientifique ? Les TCC sont elles probantes aux yeux de tous ?  »
          Un point de vu scientifique :
          https://youtu.be/RBd2sm-0eyM
          Déjà passé sur le blog.

    3. Avatar de Manuel
      Manuel

      Je viens de visionner la première demie-heure.

      Au-delà de l’ambiance funèbre d’un plateau de Cnews où les protagonistes des débats (sic) sont tous d’accord entre eux, il y a plusieurs choses à noter.

      La relation que les commentateurs disent entretenir, ou avoir entretenu, avec la religion met la puce à l’oreille. On a le sentiment qu’ils sont entrés en psychanalyse comme ils étaient entrés autrefois en religion. S’il est clair que leur analyse thérapeutique a été un échec, j’ai le sentiment qu’elle était principalement motivée par leur volonté d’entamer une analyse didactique pour devenir psychanalyste.

      Enfin, et c’est drôle, ils disent tous n’avoir rien compris à Lacan et en tirent la conséquence que ce qu’il disait ne valait pas un clou (à partir de 29’20 »). C’est un peu léger comme argument. Est-ce qu’avouer qu’on ne comprends rien à la théorie de la relativité par exemple, est suffisant pour la réfuter ? Il me semble que non.

      1
      1. Avatar de Hervey

        Vous pouvez m’énoncer la théorie scientifique de Lacan ? Et me l’expliquer ?
        Allez-y.
        🙂

          1. Avatar de Hervey

            Non merci.
            😉
            Sobriété frugalité.

        1. Avatar de JMarc
          JMarc

          @Hervey (aussi)
          Je vous invite à lire « Une Saison chez Lacan » (1989) de Pierre Rey.
          Lu il y a très longtemps, relu au début de cet été.
          A mon avis une excellente introduction à Lacan bien que peut-être pas forcément convaincante pour qui ne serait pas déjà sensibilisé à la psyka.
          C’est un témoignage de l’analyse de Rey et un éloge sans réserve (ce qui manque un peu) de Lacan, écrit avec beaucoup d’intelligence et de talent (ça se lit comme un roman).
          221 pages seulement,
          dispo gratis sur Z-Library de même que :
          « Le Jour où Lacan m’a adopté » de Gérard Haddad (pas encore lu)
          et
          « Pour lire Jacques Lacan » de … Philippe Julien (pas encore lu)
          (le psy de Paul, je précise pour qui viendrait d’arriver)

          Avant de lire Rey, j’avais « comme tout le monde » une grande défiance envers Lacan (tu mythones vu comment ki kauze bien souvent).
          J’ai bien changé d’avis depuis même si je veux bien croire que, comme on me la dit un jour, il ait « pêté un câble » vers la fin de sa vie.

          @Paul

          https://www.pauljorion.com/blog/2022/02/26/pour-une-lecture-non-biblique-de-freud-lacan-c-quatrieme-seance/

          Vers la fin de cette séance du 28 février, vous aviez très brièvement parlé de ce livre. Je vous ai entendu n’en dire que deux choses (mais peut-être n’ai-je pas été assez attentif) :
          – Pierre Rey est un pervers,
          – Son but était de défier Lacan, de le démolir.
          J’avais bien le souvenir d’un type antipathique avant son analyse. Par contre, le seul « défi » me semblait et me semble toujours n’avoir été qu’une tentative de séduction (« Je m’étais vêtu pour le séduire »).
          J’ai donc eu l’impression que vous n’aimiez pas du tout ce livre. Vous ai-je mal compris ou bien en avez vous un souvenir erroné ?
          J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur ce livre, de même que je me joins à bien d’autres voix de votre lectorat pour vous demander de nous indiquer des lectures d’introduction à la psyka.

          Je ne connais – comme livre à recommander à qui n’y connait rien – que le livre de Marie Cardinal « Les Mots pour le dire » (1975), qui a, je crois, beaucoup contribué à faire connaitre la psyka.
          Marie Cardinal y parle surtout de son histoire et finalement peu de la façon dont peut procéder une analyse, à l’exception d’un épisode : La baffe magistrale (verbale bien sûr) que vers le début de l’analyse lui envoie son psy et qui lui permet de guérir immédiatement et définitivement du symptôme très douloureux et très handicapant pour lequel elle était venu le consulter.

          Comment présenter la psyka à qui n’y connait rien ou presque ?
          Et comment présenter Lacan ?
          Je crois que la psyka est la seule et unique thérapie, du moins en occident, qui permet des améliorations substantielles, voire guérisons, définitives à un grand nombre de très graves souffrances. Elle vous mène aussi bien au-delà de la guérison des symptômes pour lesquels on consulte.
          C’est donc sacrément important.

          1. Avatar de Paul Jorion

            Sur Pierre Rey et sa « Saison chez Lacan », extrait d’un livre à paraître :

            … rien ne suggère dans Une saison chez Lacan que Rey aurait réussi son analyse. Il y a bien à la page 76 cette mention que “Trois mois après le début des séances, la plupart des symptômes apparents qui m’avaient conduit chez lui avaient disparu. Il paraît que j’étais ‘phobique’”. Mais on déchante aussitôt à la page suivante quand on lit : “L’avouer aujourd’hui me fait sourire : je suis toujours aussi phobique”. De qui se moque-t-il ? Est-il même dupe ? On peut en douter puisqu’il écrit à la page 90 : “Je n’avais aucune aide à attendre de lui”. 

            Lacan aurait donc eu en analyse un sujet qui n’avait aucune aide à attendre de lui ? Le mystère s’épaissit… Mais il se dissipe si l’on pose la question qui fâche : Rey était-il seulement en analyse chez Lacan ? Et là, la réponse est Non et c’est lui qui candidement l’avoue à la page 121 : “… le divan est la meilleure des chambres d’écho – en ce qui me concerne, divan est à prendre comme métaphore car au cours de mon analyse, les séances s’étant toujours déroulées en face à face, je ne m’y allongeais jamais.”

            Bigre ! de quoi s’agit-il alors ? 

            Imaginons la conversation suivante.

            Un interlocuteur de Lacan : “Il paraît que vous avez parmi vos analysants, Pierre Rey ?”

            Lacan : Euh… non. Qui vous a dit ça ?

            X : Il va dans Paris, l’affirmant…

            Lacan : Vous a-t-il dit qu’il s’était jamais allongé sur mon divan ?

            X : Non, il dit qu’il est assis devant vous sur une chaise.

            Lacan : Eh bien voilà !

            […] Si Lacan n’a jamais pris Rey en analyse, que sont alors ces dix années de bavardages chez l’un et de silence chez l’autre ?

            Une saison chez Lacan faisant 221 pages, l’on apprend en cours de lecture, bien des choses sur son auteur, suffisamment en tout cas pour que j’émette de loin mon propre diagnostic. 

            Le pervers ne prend pas un premier rendez-vous chez le psychanalyste mû par une souffrance dont il chercherait à se débarrasser : personne en réalité ne se porte davantage comme un charme que lui. À deux, son fétiche et lui sont les maîtres de l’univers. Mais cela les amuse de se divertir de ceux qui se croient malins. Or Lacan fait partie de ceux-là. 

            Rey aurait reçu de son ami “le Gros” le numéro de téléphone de Clavreul, de Périer et de Lacan, et il se serait “rabattu” sur ce dernier parce que le numéro du premier était occupé et le poste du second ne répondait pas. Allons ! soyons sérieux ! c’est la tête de Lacan qu’il voulait, comme trophée, trônant sur le manteau de sa cheminée. Il aura essayé, du vivant de Lacan, mais surtout par son livre en 1989, huit ans après la mort du maître. 

            Les tentatives de Rey du vivant de Lacan ? Quelques exemples.

            Contourner le maître auprès de son ami Salvador Dali, et venir lui conter les frasques de Rey et Dali à deux à Cadaques pendant que Jacques est collé avec ses analysants à Paris. 

            À la page 121 : “Pendant longtemps, Lacan s’abstint de faire la moindre remarque quand je lui rapportai avec une sincérité désarmante les appréciations du Gros sur son propre travail ». 

            Être en analyse chez Lacan et lui rapporter “avec une sincérité désarmante” (sic), les appréciations d’un collègue sur ses interprétations ? La poilade !  

            Draguer une fille que l’on voit sortir de chez Lacan, à la page 122, en se disant qu’il s’agit d’une amante à lui ? Là Lacan, n’apprécie que modérément, et manifeste ce qui est chez lui le summum de l’exaspération : “Au moment où j’allais le quitter, il me retint un instant et marmonna dans un soupir :

            – Écoutez, vous n’êtes pas là pour…”

            Du moins pour ce que Rey en dit, Lacan ne le remit jamais à sa place. Ce serait, comme on l’apprend à la page 126, Lévi-Strauss qui s’en chargerait : “Écoutez, me dit-il, pour qu’il y ait dialogue, encore faut-il un minimum de connaissances en commun”. Le savoir partagé, en pragmatique linguistique, dont Lévi-Strauss jugea qu’entre Rey, chroniqueur chez Paris-Presse et Paris-Jour, et lui, il n’en existait pas.

            Mais le combat contre un pervers et son fétiche n’est pas sans risques, comme il transparaît à la page 123 :

            “En tant que journaliste, lui dis-je, supposez que je veuille vous démolir. Savez-vous comment je m’y prendrais ?

            Sourcils levés, il se figea.

            J’entrepris alors de lui énumérer un échantillonnage de parricides parfaits”.

            Pierre Rey : l’analysant venu de l’enfer ! (Quelle est la direction de l’embarcation que dirige Charon sur la couverture de son livre ?). À ceci près qu’il ne fut, hélas pour lui, jamais analysant. Que Lacan le lui fit bien comprendre, et qu’il eut lui la candeur de nous le faire savoir, en mentionnant la chaise où il était assis plutôt que le divan où il aurait pu être couché. S’il en avait été jugé digne.

            Rey savait-il qui il était ? Il écrit à la page 166 : “Entre un ‘pervers’ et un ‘normal’ – à supposer qu’il y ait une différence de structure entre les deux -, la frontière est fragile”. Non, mon cher, la différence de structure entre les deux est massive, il y a un fossé – on apprend ça en psychanalyse dans le rare cas où on ne l’aurait pas découvert tout seul, et que la frontière entre le pervers et le “normal” soit fragile, ça c’est le point de vue typique du pervers, le “normal” distingue clairement la frontière, et subit les incursions du pervers qui feint ne pas la voir – cela fait partie du personnage.

            […] Pourquoi Lacan a-t-il accepté Rey, sachant que ce ne serait pas véritablement en analyse ? Pour tirer de celui qui lui apparaissait comme un cuistre, le plus d’argent possible ? C’est possible, je n’ai pas suffisamment connu Lacan pour en écarter la possibilité. Ou pour tenter de le briser ? Cela me paraît plus vraisemblable, même si l’exercice est éminemment casse-gueule – mais Lacan avait une bonne opinion de lui-même. En réclamant de Rey comme prix des séances des sommes exorbitantes, en le faisant venir tous les jours, en lui suggérant qu’il va vraiment très mal parce qu’il lui file son numéro de téléphone pour un éventuel appel le week-end en cas d’urgence, en le convoquant à six heures du matin, alors qu’il sait que le bougre est un fêtard invétéré. Il y avait là de quoi, pouvait-il lui sembler, faire vaciller les certitudes d’un pervers dont l’assurance ne se fonde que sur sa croyance en son fétiche, une simple idole aux pieds d’argile.

            1. Avatar de Garorock
              Garorock

              Quand un pervers rencontre un narcissique…

            2. Avatar de JMarc
              JMarc

              Outch ! Merci beaucoup Paul d’avoir, encore une fois, rétabli la vérité.

              Ce dialogue, page 83, et que j’ai parfois colporté, pourrait donc bien être inventé lui aussi. Si c’est bien le cas, quel degré d’abjection !
              « – Ce qui vous a amené chez lui ?
              Rire désabusé.
              – J’étais passée à travers une fenêtre.
              – Un accident ?
              Le rire, encore.
              – Non. J’avais sauté.
              Bref coup d’oeil de ma part. Elle était naturelle, sereine.
              Sur le ton de la plaisanterie, pour masquer ma gêne :
              – Quel étage ?
              – Huitième.
              J’évitai de justesse une voiture.
              – Et vous avez survécu ?
              – A cause de l’enfant. Je le tenais dans mes bras.
              C’est lui qui a pris tout le choc. »

              Reste que ce livre est éclairant sur certaines choses, notamment sur la chaine signifiante qui nous constitue.
              Un « effet de vérité » (le mensonge qui fait advenir la vérité) en quelque sorte, dont il est aussi question dans ce livre.
              Livre qui me donne maintenant un éclairage sur la perversion.

              Paul, j’espère que vous nous tiendrez au courant de la parution du livre dénonçant la supercherie.

          2. Avatar de Hervey

            @JMarc
            J’entends bien ce que vous me dites mais non, je ne suis pas attiré par ces chapelles et ces querelles.
            Je fréquente régulièrement des gens d’écritures en lisant ce qu’ils racontent ou inventent et la manière dont ils s’y prennent, j’en arrive à faire un tri bien sûr parmi tous ces écrivains, ce qui m’invite à l’analyse et me pose en analysant lorsque j’en parle à d’autres.
            Le registre des lectures est presque infini et je me vois encore en analyse pour des lustres … mes héritiers pourront toujours ouvrir une boutique de livres d’occasions. 😉

      2. Avatar de Paul Jorion

        @Manuel

        Histoire connue que ces « déconvertis »…

  2. Avatar de Karluss

    on pourrait même considérer qu »une analyse se poursuit même au-delà des séances avec le psy, un cheminement permanent par la suite… mais il faut trouver le bon psychanalyste, celui qui va « faire percuter » ^^
    Onfray doit apprécier Green 🙂
    sinon, je ne sais pas, brutalement, il y a votre phrase : « il y a le confort du connu ». Oui, c’est énorme ça… tristement je pense au neveu de Freud qui utilisait beaucoup cette conviction pour argumenter ses théories, il était aussi le cousin de Wittgenstein… un instigateur de la religion féroce…
    Mais oui, ce confort du connu nous enferme.
    bien à vous.

  3. Avatar de Nosfératus
    Nosfératus

    En médecine, il y a un important principe: faire diminuer la souffrance puis s’attaquer aux causes de la souffrance. En psycho clinique ou en psychanalyse, cela es beaucoup moins évident. Et tout ou presque dépend aussi de la personnalité du client. Vous donnez à un grand talent un simple crayon, il vous fera une merveille. Donnez des grands moyens à un médiocre, le résultat sera en conséquence. C’est la raison pour laquelle des nombreux cures psychanalytiques échouent ou deviennent des « cures infinies », phénomène bien connu. D’ailleurs il y a des troubles/conflits psychiques qui ne sont en aucun cas un sujet pour une psychanalyse freudienne.

    1. Avatar de Pascal
      Pascal

      Il y a donc de bons malades et de mauvais malades !?😉

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