Colette Mars : « Je ne sais rien de mon amant »

J’ai vu et écouté ceci tout à l’heure avec un très grand plaisir : Colette Mars chantant « Je ne sais rien de mon amant » dans le film Miroir réalisé en 1947 par Raymond Lamy.

Louis Poterat pour les paroles, nous dit-on, et Maurice Yvain pour la musique.

Pourtant, cela me rappelle quelque chose :

« Nobody Knows You When You’re Down And Out », un blues de Jimmy Cox, datant de 1923, chanté ici par Bessie Smith.

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6 réponses à “Colette Mars : « Je ne sais rien de mon amant »

  1. Avatar de Chabian
    Chabian

    Le beau temps de l’homme macho et dominateur, et des pauvres filles (« Plus personne ne veut de moi devant leur porte, plus aucun homme ne veut m’utiliser »). Deux chansons composées par des hommes, évidemment. (Il y a-t-il des chansons de soumission féminine écrites par des femmes ?)
    Le temps des années folles, quand il y avait des nouveaux riches par la reprise d’après guerre 14-18, et des femmes en surnombre avec tous les poilus tués, défigurés… (puis (première chanson) idem vers le début des trente glorieuses.
    Je m’interroge sur ce « j’ai eu un très grand plaisir » de Paul et sur un souvenir d’un demi-siècle auparavant. Nostalgie, mais de quoi ?

  2. Avatar de Didier Rombosch
    Didier Rombosch

    “Il y a un endroit où les amoureux vont …”

    https://www.youtube.com/watch?v=fctiF_-RYMU

    Ce qui est troublant dans ce clip c’est l’évidente influence de David Lynch, comme un effet miroir.

    1. Avatar de Paul Jorion

      J’ai le sentiment que le pouvoir dont dispose Lynch de remonter le temps ne donnera lieu à des discussions sérieuses qu’après sa mort.

      1. Avatar de Didier Rombosch
        Didier Rombosch

        meanwhile back to the future 😉

        https://www.youtube.com/watch?v=srT7vXsucHM

        “I’m wearing dark glasses today because I’m seeing the future and it’s looking very bright”

        1. Avatar de Paul Jorion

          Non, je ne me formalise pas : être plagié par David Lynch n’est pas une injure mais un honneur.

          Oups ! j’allais oublier l’émoji :

  3. Avatar de Christian Brasseur
    Christian Brasseur

    Pour nos amis suisses, le pouvoir de remonter le temps appartient également à Richard Koechli, avec « Sensitive kind » (Relaxind Blues Music 2021). C’est mon beau-père (85) qui m’a fait connaître ce chanteur-compositeur de ma génération (né en 62) et ce clip dont les images lui rappellent les années 60/70 me dit-il.
    (sur You Tube)

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