Billet invité. Il n’y a plus de saisons. Le changement climatique affecte jusqu’au climat politique, qui peut renvoyer simultanément l’image de l’efflorescence irrésistible et de la caducité inexorable. Voilà qu’au beau milieu de l’automne, dans l’autre hémisphère, un autre printemps se lève. Ce qui bourgeonne, au Brésil, c’est une masse politique ; ce qui tombe, c’est une caste politique. Les commentateurs de l’autre hémisphère, aveugles à ce que signifie le cas turc, s’étonnent encore qu’avec tous ses atouts d’émergent presque adoubé grand parmi les grands (ressources considérables de tous types, agriculture et industrie puissantes, classe moyenne nombreuse, politique assez généreuse…