CHAPITRE 12
LES Interactions ENTRE CONDITIONS
Le mécanisme de l'inflation
J'ai envisagé au début du chapitre 10 le rapport qui pourrait exister entre les notions de rareté des hommes au sein de leur condition, de risque et de statut social, ainsi que les deux pôles du partage du risque, constitués de la « location » qui assigne au locataire l'entièreté du risque sur la fructification de la chose empruntée, et du « métayage » qui propose un partage du risque entre partenaires sur une base préétablie et demeurant constante pendant toute la durée du contrat. Ayant situé alors la problématique du partage du risque de manière générale, je suis désormais à même de traiter d’un ensemble de questions d'ordre macro-économique et en particulier d'une question cruciale : celle du mécanisme de l'« inflation ». Je montrerai que celle-ci émerge des différents modes de répartition du risque entre groupes d'acteurs économiques, et je soulignerai au passage la pertinence à ce point de vue de la distinction classique entre revenus issus de la rente, du profit et du salaire.
J'ai présenté aussi, cette fois au chapitre précédent, la logique du taux variable dans la perspective d'un partage des bénéfices de la croissance entre investisseurs et entrepreneurs, suggérant que ce partage a lieu entre ces deux catégories de partenaires uniquement, la logique de la répartition des parts demeurant cachée et le revenu exact de l'entrepreneur devant être inféré - en soustrayant du rendement global de l'économie le taux variable obtenu par l'investisseur. Soit, pour reprendre l'exemple déjà présenté d'un taux variable de 6 % dans un contexte de croissance de 9 % : les 6 % vont - de manière contractuellement convenue - à l'investisseur, alors que l'entrepreneur conserve le reste, soit 9 % - 6 % = 3 %. On peut imaginer aussi - dans la ligne de mon argumentation - qu'il existe une certaine constance dans le mode de partage, par exemple - et pour fixer un ordre de grandeur au hasard - que l'investisseur obtienne « en gros », comme dans l'exemple présenté ici 6 % / 9 %, soit deux parts sur trois, et l'entrepreneur, 3 % / 9 %, soit une part sur trois, ce qui voudrait dire qu'en cas de croissance passant à 12 %, le partage attribuerait cette fois 8 % à l'investisseur et 4 % à l'entrepreneur.
Dans le contexte classique qui distingue les revenus propres aux diverses conditions comme rente, profit et salaire, le revenu de l'investisseur est la rente et le revenu de l'entrepreneur est le profit. Rente et profit représentent alors l'une et l'autre un certain nombre de « parts » à l'intérieur d'un schéma de redistribution du revenu global entre investisseurs et entrepreneurs, la problématique se situant tout entière à l'intérieur d'une seule des figures du partage du risque : le contrat de métayage.
Qu'en est-il alors du salaire ? Pour retrouver le salaire, il convient de quitter la logique du « métayage » pour rejoindre celle de la « location ». Il existait dans l'ancien système de la manufacture, comme dans celui, contemporain, de l'atelier du tiers-monde que l'anglais appelle de façon très évocative « sweatshop » (boutique de sueur) au lieu de « workshop » (atelier = boutique de travail), le système dit « aux pièces » où chacun est rémunéré de façon « personalisée » en fonction de son rendement individuel, qu'on peut assimiler à un système de métayage : tant de pièces, tant de rémunération. Le principe est censé « motiver » le travailleur, et comme je l'ai souligné au chapitre 10, ce n'est pas - à mon sens - le « système à la part » qui est injuste par essence, c'est la répartition des parts entre partenaires qui peut l'être, sans devoir l'être, et la distribution inégale des richesses qui l'est, elle, par essence. Mais dès que le travailleur n'est plus payé « aux pièces » mais rémunéré « à l'heure », il touche un « salaire », c'est-à-dire qu'il obtient, à proprement parler, un loyer sur le temps qu'il passe à travailler pour un patron.
Un loyer, comme nous le savons maintenant c'est la rémunération d'une ressource prêtée selon un taux fixe. L'entrepreneur qui, à partir des 9 % que rend l'économie en retourne 6 à l'investisseur et en conserve 3 pour lui-même, obtient ces 3 %, « tous frais payés », c'est-à-dire, les salaires étant compris dans le prix de vente des produits manufacturés. De la même manière que le système du métayage souligne dans l'économie le partage entre les deux conditions de l'investisseur qui touche la rente et de l'entrepreneur qui touche le profit, le système de la location souligne le partage entre les deux conditions de l'industriel ou capitaliste qui paie au travailleur le salaire comme un loyer sur son temps de travail et du travailleur qui perçoit ce salaire. On peut donc observer un effet structure : il n'y a jamais que deux types de partenaires dans les formules de partage du risque qui sous-tendent le corps social, soit le couple constitué de l'investisseur et de l'entrepreneur au sein d'une logique de taux variable, soit le couple constitué du capitaliste et du travailleur au sein d'une logique de taux fixe.
Si le travailleur se met à produire davantage, qu'advient-il du surplus qu'il génère alors ? La réponse, nous la connaissons déjà : ce surplus sera partagé entre investisseurs et entrepreneurs. Une part quelconque en reviendra-t-elle aux travailleurs en tant que salaires ? Pas nécessairement : uniquement si cette production supplémentaire débouche sur le licenciement de travailleurs en excès, le volume de la production restant égal. L'augmentation du salaire du travailleur individuel ne peut avoir lieu automatiquement que si le nombre des travailleurs nécessaires pour produire les mêmes quantités de produits manufacturés diminue. La « productivité » est la mesure de ce qu’est à même de produire le salarié d’un secteur particulier en une heure de travail : si la productivité augmente de manière significative, et que la masse salariale est maintenue constante, il est possible en effet que les salaires croissent sans qu'augmente parallèlement le prix des produits (on reconnaît là un « corollaire » de l'équation mise en évidence au début du chapitre, entre la rareté de chacun au sein de sa condition, et le statut réciproque de ces conditions) .
Mais si les travailleurs obtiennent une augmentation de leur salaire et que celle-ci se voit répercutée dans le prix des produits, alors la mécanique de l'inflation se met inéluctablement en branle. Imaginons que l'économie croisse de 12 % et que le revenu de cette croissance soit partagé à parts égales entre rentes, profits et salaires : 4 % pour l'investisseur, 4 % pour l'entrepreneur et 4 % pour le travailleur. Supposons qu'entrepreneurs et investisseurs se soient mis d'accord sur le fait que les 4 % gagnés en sus par les travailleurs seront répercutés dans les coûts des produits impliquant un travail salarié. Examinons maintenant le prix des marchandises. Si le prix de l'une d'entre elles était l'année dernière de 100 euros, alors cette année elle vaudra 104 euros, de manière à intégrer dans son prix l'augmentation des salaires intervenue entretemps . Tout travailleur qui souhaitera acquérir cette marchandise abandonnera dans la somme qu'il paie le bénéfice de son augmentation de salaire de l'année précédente, et ceci sera vrai également pour les investisseurs et les entrepreneurs s'ils souhaitent l'acquérir eux aussi. Si les mêmes conditions d'une croissance à 12 %, et de redistribution égale entre les trois conditions sociales, se retrouvent l'année suivante, alors les 4 % d'augmentation des salaires se verront une fois encore répercutés dans le prix des produits manufacturés et le prix de la marchandise qui nous sert d'exemple passera cette fois de 104 euros à 108,16 euros (= 104 * 1,04). Et une fois encore les représentants des trois conditions que sont les investisseurs, les entrepreneurs et les travailleurs sacrifieront automatiquement s'ils l'acquièrent, le bénéfice de leur part dans la redistribution de la croissance. Ce processus potentiellement infini d'escalade des prix est connu sous le nom - marqué du sceau de l'infamie - de « spirale inflationniste ». Une conclusion est alors inévitable : si les augmentations de salaire sont répercutées dans le prix des produits manufacturés, alors le prix de ces produits croît automatiquement, selon un coefficient appelé « inflation ». Les augmentations de revenus ne se concrétisant pas en amélioration du pouvoir d'achat, l'inflation est logiquement interprétée par la conscience spontanée comme une déperdition de la « valeur » de l'argent (on a vu au troisième chapitre ce qu'il en était de toute problématique envisageant le prix comme une « expression » de la valeur).
Il faut désormais tenir compte du fait d'un facteur que j'ai ignoré dans chacun des cas d'école que j'ai présentés à propos de la double logique taux fixe / taux variable, celui de la valeur absolue des taux d'intérêt mentionnés en tant que parts obtenues par l'investisseur d'une part, l'entrepreneur d'autre part. La justification en étant que seul leur rapport peut définir le statut réciproque des parties en présence, et qu'à ce point de vue, 18 % est à 12 %, exactement ce que ce 3 % est à 2 %. La mesure réelle de l'appréciation du capital sur une durée donnée, c'est le « taux d'intérêt réel » : la différence entre le taux d'intérêt « de marché » pour un prêt de cette maturité et le taux d'inflation pour une période équivalente. Rien n'interdit toutefois que ce taux réel ne soit à l'occasion, négatif. En effet, de même qu'un propriétaire terrien, lors de mauvaises récoltes, peut avoir intérêt dans une perspective à long terme à ne pas réclamer un loyer pour accroître ses chances d'être remboursé ultérieurement (la philia), les marchés financiers « encaissent » eux aussi des périodes de taux réels négatifs, et certains emprunts peuvent générer des rendements négatifs.
La conclusion est inévitable : l'augmentation des salaires ne peut se concrétiser en croissance du pouvoir d'achat que si elle ne se répercute pas dans le prix des produits. Seuls trois cas de figure autorisent ceci : 1° en tant qu'augmentation de la productivité due à une contraction du nombre des travailleurs alors que le volume de la production demeure constant, 2° en tant que conséquence d'une augmentation de la productivité, due à l’innovation technologique, se manifestant par une augmentation du volume de la production et une population salariée constante 3° par la redistribution entre les travailleurs d'une part des revenus revenant jusque-là soit aux investisseurs soit aux entrepreneurs, soit encore aux deux à la fois.
Si l’augmentation des salaires ne reflète jamais que l’augmentation de la productivité et ne « mord » jamais dans les parts que se réservent rentiers et entrepreneurs, on devine que quel que soit le niveau qu'atteint la croissance, le statut réciproque des trois conditions en présence demeurera constant. Le système social se perpétuera à l’identique quant à la distribution des revenus entre les trois grandes conditions.
Deux éléments à première vue positifs : 1° la philosophie qui sous-tend le métayage du partage des risques comme des profits en proportion prédéterminée, 2° le souci d’éviter la spirale inflationniste qui gomme les acquis, en n’accordant pas d’augmentations de salaires qui se répercuteraient dans le prix des marchandises, semblent déboucher sur une implication inattendue : le seul cas de figure où la croissance économique bénéficierait à tous, serait celui où l'on s'efforcerait délibérément de maintenir constante la disparité de sa redistribution, à savoir celui où le statut social réciproque des divers protagonistes serait intentionnellement figé.
En d’autres termes, l'élasticité des statuts sociaux face à la conjoncture économique est faible : en période d'expansion les salariés se considèrent lésés par les exigences du système socio-politique et réclament des augmentations de salaires qui ne trouvent parfois comme seul exutoire que le « conflit social » ; inversement, en période de récession, les actionnaires voient leurs parts dans le capital des entreprises se déprécier et donc participer de la diminution générale de l'investissement productif, tandis que les entrepreneurs voient leur niveau de vie touché.
Les stratégies gouvernementales
Comment le fait d'élever le taux d'intérêt réduit-il l'inflation ? L'explication traditionelle, c'est qu'un taux plus élevé ralentit la croissance de l'économie en rendant l'investissement plus difficile, plus cher, exerce une pression sur l'emploi, c'est-à-dire rend la concurrence entre salariés plus âpre, et entrave du coup leur capacité à revendiquer des augmentations de salaire - lesquelles étant absentes n'ont pas à être répercutées dans le prix des produits, ce qui contribue à une maîtrise de l'inflation. Dans la perspective que j'ai développée ici, l'élévation spontanée des taux d'intérêt reflète automatiquement une croissance de l'économie. Que signifie alors un taux d'intérêt plus élevé du fait simplement d'un décret par le Conseil de la Banque Centrale : la situation générale de l'économie étant constante, il s'agit simplement d'une amélioration de la rétribution des investisseurs.
C'est, dans une perspective où investisseurs et entrepreneurs se partagent le surplus qu'engendre l'économie, forcer la part du capitaliste à être plus élevée : si le revenu global des avances est de 10% et que la part des capitalistes de 7% qu'elle était, passe à 8%, il ne reste plus à l'entrepreneur que 2%, au lieu de 3%. S'il entend restaurer sa part comme étant dans la proportion de 3 sur 10, il faut que son activité contribue à faire passer le rendement de l'économie de 10% à 11,43% (il faut que les 8% de l'investisseur représentent les 7/10 du nouveau rendement de léconomie : (8% / 7%) * 10 = 11,43%).
En réalité, bien sûr Alan Greenspan est dans l'impossibilité de déterminer les taux à moyen ou à long terme. Le seul pouvoir dont il dispose est celui de fixer le niveau d'un taux si court (le discount rate, le taux d'escompte qui règle le cours que la Federal Bank réclame pour un prêt du soir au lendemeain), qu'on peut le considérer comme un taux d'intérêt « instantané ». Il n'est pas raisonnable en effet de considérer un tel taux « de nuit », comme reflètant une amélioration ayant eu lieu dans le rendement global de l'économie. Le taux portant sur une durée aussi courte est donc plutôt le coût minimal imposé à quiconque veut jouer le jeu du prêt et de l'emprunt. C'est à l'ensemble des acteurs en présence de décider si cette augmentation peut ou non se répercuter sur les taux à plus long terme, c'est-à-dire entériner le fait d'une amélioration effective du rendement global de l'économie.
L'analogie avec le couple location / métayage, suggère qu'une logique des taux variables serait préférable à une logique des taux fixes, dans la mesure où les premiers correspondent davantage à une conception de l'activité économique où les acteurs acceptent d'exprimer leurs exigences au sein du cadre-même qui détermine la croissance. Ceci exigerait aussi que les principes de la répartition des richesses créées demeurent figés, ou tout au moins soumis aux décisions consensuelles négociées entre elles par les conditions sociales. L'importance attribuée depuis plusieurs années par les media à certains indicateurs, dont le public peut suivre quotidiennement l'évolution sur les écrans des salles de marché ou dans la presse, participe de la « fétichisation » d'un petit nombre d'indices économiques que les banques centrales mettent en exergue dans leurs communiqués dans le but de séduire l'opinion publique en faveur de certaines « solutions » visant à consolider davantage encore le consensus social. Le taux d'inflation est l'un de ces indicateurs privilégiés. La réputation maléfique de l'inflation a permis au cours des années récentes de justifier quelques mesures économiques a priori impopulaires mais dont la finalité est toujours identique : tenter d'établir et de soutenir une croissance stable au sein d'un corps social stratifié en conditions mouvantes quant à leur composition humaine effective mais immuables quant à leur structure.
La circulation entre conditions
La vision gaulliste d'une osmose des conditions se concrétisait dans l'objectif de la participation où chaque acteur social réalise à titre particulier la synthèse des trois conditions : où les salariés investissent en bourse et deviennent investisseurs, et créent simultanément leurs entreprises dont ils deviennent aussi les salariés (comme les patrons-pêcheurs embarqués évoqués dans la première partie du livre) et sont aussi entrepreneurs, c'est-à-dire de jouer au moins partiellement et simultanément le jeu des autres conditions.
Voici un extrait d’un e-mail que j'ai reçu le 24 novembre 1999 « Est-ce que tu te souviens de notre ancien collègue [dans une compagnie située dans le centre-ville de Los Angeles], Eugène ? Quand le département de Contrôle de la Qualité fut éliminé l’année dernière, il fut recruté par une compagnie qui s’appelle XXX.com à Santa Monica. Ils lui ont offert à l’embauche une prime en stock options de $5.000. La compagnie a fait son entrée en bourse en juillet avec un prix d’IPO (Initial Public Offering) de $11 par action. Il y a deux jours, l’action se vendait $88 ! Ce n’est pas tout. Après le travail énorme qu'il a abattu au cours des quatre derniers mois, la compagnie a récompensé Eugène, sa femme et leur fille en leur offrant un weekend de vacances à Hawaï ». Donc, comme le disait déjà John Maynard-Keynes, le monde de la production dépend toujours davantage de l’activité d’un casino. Comme on le sait, cette situation a cessé d’exister durant l’été 2000.
L'envers de la participation, c'est que les principes du jeu boursier n'ont pas changé : le prix d'une action est toujours susceptible de monter ou de baisser. L'ouverture de la partie à ceux qui disposent du plus faible volant financier pour jouer est aussi une manière de diluer statistiquement sur le plus grand nombre les pertes éventuelles. C'est ce qu'observait, quatre jours avant l'e-mail mentionné (20 novembre 1999), la bande dessinée quotidienne dessinée de Gary Trudeau, Doonesbury. Le héros, qui vient précisément de réussir l’IPO de sa firme « point-com » Mikim, s’adresse à sa fille : « Tu sais ce qui est vraiment injuste ? Même si Mikim finit par se casser la gueule, on restera probablement riches de toute manière. Ce sont uniquement les petits investisseurs qui paieront les pots cassés. Ça s’appelle, socialiser le risque et privatiser le profit. C’est l'un des aspects les plus troublants du nouveau capitalisme ».
A un offreur d'emploi qui, à la même époque, me disait durant un entretien d'embauche, « Et vous, avez-vous des questions à me poser ». Je lui répondis, « Oui, vous n'avez pas parlé du tout de la période qui succédera à l'entrée en bourse ». « Vous avez raison », me dit-il, « Ce sera un moment très difficile à passer, la plupart des cadres supérieurs envisagent de prendre leur retraite. Il faudra ré-embaucher massivement aux niveaux les plus élevés, il y aura certainement rupture de continuité ». On sait ce qu’il advint de la bulle spéculative de la fin des années 1990 quand les « startups » allaient révolutionner le monde des affaires.
L'éducation permet d'éviter la sur-concurrence au sein des domaines d'activité, de se déplacer vers un domaine d'expertise moins bien partagé. Il est possible de tenter de tirer socialement le meilleur parti du principe qui veut que chacun possède un talent qui lui est particulier et d'envisager une distribution du travail selon de telles lignes de partage. L'éducation favorise cela en offrant à chacun les moyens - autant que faire se peut - de trouver sa niche propre. Ce qui demeure cependant une constante, c'est le principe général, « qui peut le plus peut le moins ». La grande majorité des programmeurs en C++ présentent les capacités qui leur permettraient d'être des caissiers au moins passables dans le domaine de la distribution, l'inverse n'est pas nécessairement vrai.
Quoi qu'il en soit, ceci ne s'applique qu'à une seule des trois conditions, la question de la rente relevant toute entière d'une problématique entièrement différente : celle de la propriété privée, et en particulier de celle qui porte sur ce que Marx appelait les « moyens de production ».