QUAND LES MASQUES TOMBENT : LA BATAILLE DU RÉCIT SOCIAL, par Pascal Charrier

Illustration par ChatGPT

Peut-être pourrait-on faire remonter les prémices à « l’affaire Monica Lewinsky » dans les années 90 qui fit vaciller le pouvoir américain au plus haut sommet de l’État. Pour la première fois, un Président en exercice, Bill Clinton voit sa vie extra-conjugale entraver l’exercice de ses fonctions et faire la une des journaux. D’aucun feront remarquer qu’il s’agissait d’une relation consentie. On notera toutefois que Monica Lewinsky avait alors 22 ans et Bill Clinton 49 ans. Mais que vaut « le consentement » lorsqu’il y a une telle différence d’âge et de statut sociale pourrait questionner Vanessa Springora ?

Puis c’est sans doute « l’affaire DSK » en 2011 avec la chute d’un futur présidentiable qui va mettre au grand jour les comportements d’un homme certes, mais qui va aussi soulever indirectement les comportements de gens, d’hommes de pouvoir. Le pouvoir favoriserait-il les abus de pouvoir ? D’aucuns franchiront le pas, alors que certains s’offusqueront du comportement de la justice américaine pour ce qui n’est à leurs yeux qu’un simple « troussage de bonne ». Dans les lieux de pouvoir, l’abus de pouvoir ferait-il partie intégrante d’une culture de domination ?

Bien sûr, le grand pas sera effectué avec le « Mouvement MeToo » dont on oublie qu’il est né en 2007, avant d’exploser socialement en 2017 avec l’affaire Harvey Weinstein. Les réseaux sociaux permettent alors la libération de la parole des femmes, presque exclusivement, à travers tous les pays dotés de la liberté d’expression à travers le monde, sur la domination masculine et particulièrement sexuelle. Déjà l’affaire Harvey Weinstein avait mis en évidence les déviances sexuelles d’un milieu du pouvoir de la finance, du spectacle et de la politique jusque là protégées par une omerta organisée par le pouvoir lui même. Les répercutions seront internationales et c’est ce qu’on appellera « l’effet Weinstein ». Le couvercle de la domination masculine d’une société du pouvoir était levé et ne pourrait plus se refermer.

C’est bien sûr « l’affaire Epstein » qui depuis 2019 ne cesse de mettre à jour une véritable organisation presque industrielle de la domination par la violence sexuelle notamment d’une partie de la « jet society » internationale. L’ampleur effrayante des révélations impliquant des hauts « dignitaires » intellectuels, politiques et économiques permet désormais d’envisager l’existence d’un « système ». Un système que les « hautes » sphères du pouvoir tentent vainement de remettre sous le tapis. Aucune enquête ne sera ensuite mise en place pour rechercher les autres agresseurs potentiels et l’on fera signer aux victimes des clauses de silence en échange d’une indemnisation. On se rappellera à l’occasion le film de Yves Boisset : « La femme-flic », tiré de faits réels.

Dernier en date, Patrick Bruel, tout comme avant Gérard Depardieu ou l’abbé Pierre, se trouvent emportés par cette parole libérée. Ce qui frappe le plus, c’est toutes les voix qui disent aujourd’hui : « Oui, tout le monde savait. » Mais personne ne disait rien. Etait-ce par réflexe de soumission à la célébrité, à l’image du pouvoir ?

N’est-ce pas toute une culture de domination par le pouvoir dont les femmes sont les premières victimes qui aujourd’hui se brise ?

C’est aussi une identité qui finit de se briser. 1804, les hommes au pouvoir inscrivent l’infériorité de la femme dans la loi du Code Napoléonien. Il faudra attendre 160 ans plus tard une loi rétablissant l’égalité entre époux qui leur permettra notamment d’ouvrir un compte en banque sans l’aval de son mari. Le « patriarche » par naissance s’est vu progressivement déchoir de ses prérogatives au 20eme siècle et tente encore au 21eme siècle de préserver une identité construite par opposition, voire par destruction de celle des femmes. Qui suis-je en tant qu’homme si je deviens l’égal des femmes ? Qu’est-ce qu’être un homme si celui-ci n’a plu le pouvoir ?

Comme dans toute révolution, se met en place une « contre-révolution », un retour forcené à une idéalisation masculiniste. Le combat en Russie contre le « déclin de l’Occident », le combat contre le « wokisme » aux USA sont les signes les plus visibles avec des figures de proue telles que V. Poutine et D. Trump. Sur les réseaux sociaux aussi cette « contre-révolution » s’organise autour de mouvements tels que les Incels dont la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) signale dernièrement qu’ils font l’objet d’une surveillance attentive des services avec une « potentialité terroriste forte ».
Par delà les idées, la politique n’est pas loin et les idéaux se rejoignent avec l’extrême droite. « Il existe (donc) une continuité idéologique entre les franges les plus radicales de l’extrême droite française et les Incels, du fait d’une communion d’intérêts (antiféminisme et conservatisme social), du partage d’espaces numériques et de lectures communes » écrit Louis Neymon (doctorant à l’EHESS) dans son billet « La tentation réactionnaire des incels » sur le blog laviedesidées.

Cette révolution du 20eme siècle qui a en grande partie mis à bas le patriarcat pour rendre sa liberté aux femmes, n’était possible que dans un Etat à prédominance démocratique. C’est cette liberté d’expression propre à l’espace démocratique appuyée par la grande révolution technologique de l’Internet qui a permis de soulever la chape de la domination masculine. Mais au-delà de l’émancipation des femmes de la domination masculine, n’est-ce pas la culture même de domination au sens large qui est ébranlée et vacille à son tour ?

Un Président de la République qui rend des comptes devant la Justice et qui va en prison. Jamais l’histoire de France n’avait connue cela, sauf peut-être lors de règlement de compte entre monarques ou postulants. Avec « l’affaire libyenne » n’est-ce pas un tournant historique qui déconstruit l’identité « intouchable » du Chef de l’État ? Là encore, cela aurait été impossible ailleurs que dans un Etat à prédominance démocratique. Or, que voit-on dans les pays y compris européens que gouvernent les partis d’extrême droite ou les gouvernements autoritaires ailleurs ? Si ce n’est la remise en cause des droits des femmes pour tenter de réinstaurer une représentation passéiste de l’identité masculine. La liberté retrouvée des femmes ne suggère-t-elle pas le risque d’une contamination plus large de la remise en cause des systèmes de domination qui maintiennent au pouvoir des minorités socialement reproductibles ?

Est-ce un hasard si les minorités des élites dotées du pouvoir financier et politique sont tentés de se rapprocher, voire de soutenir le retour à un pouvoir autoritaire, culturellement masculiniste ? Thiel, Bolloré… des milliardaires qui cherchent à s’approprier la parole médiatique pour y maintenir des idéaux réactionnaires, inégalitaires et autoritaires en se rendant propriétaires des journaux et de la production cinématographique, ou en voulant instaurer un contrôle numérique des populations (Palantir). Les élites avaient rédigé le « roman national » ( faisant la promotion des élites et de la domination masculine) destiné à légitimer leur hégémonie et imposer une morale dont ils s’affranchissaient en secret, dissimulés derrière les hauts murs de la « propriété privée » qui restait, il y a encore peu de temps, l’un de leurs privilèges. La révolution Internet a brisé ce monopole du récit de la société. Les nombreux « leaks » ont ouvert les rideaux feutrés du pouvoir et des élites. Des blogueurs et youtubeurs débunkent les « réalités alternatives » en temps réel et fixent dans le temps long des affaires qui autrefois disparaissaient dans de poussiéreuses archives, mettant en relief une continuité qui aurait voulu se faire passer pour exception.

Mais quand le vent de la liberté souffle et ébranle les systèmes de domination, qui peut parvenir à le contenir ? Il y a des exemples certes avec la Russie de Poutine, certains pays du Golfe ou l’Iran des Mollahs mais ces pays n’ont jamais véritablement accédé à des espaces démocratiques comme en Europe ou aux USA. L’avenir des USA et de la gouvernance Trump ne sont-ils pas de ce point de vue la réponse à cette question ? Qui détiendra le pouvoir d’écrire le récit social ? Le vieux monde masculin est-il définitivement mort ou peut-il réussir à étouffer la liberté ? En mourant, ne permettra-t-il pas l’émergence d’une nouvelle identité de l’être humain ?

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61 réponses à « QUAND LES MASQUES TOMBENT : LA BATAILLE DU RÉCIT SOCIAL, par Pascal Charrier »

  1. Avatar de Chabian
    Chabian

    Je n’ai pas compris à quoi fait référence la phrase : « Le combat en Russie contre le « déclin de l’Occident » ». Il me parait que c’est avant tout un combat de Trump et Vance…

  2. Avatar de PHILGILL
    PHILGILL

    « Nous ne sommes pas simplement en train de parler de mettre fin à l’exploitation des classes, comme la plupart des marxistes le réclament, aussi important que ce soit. Nous sommes en train de parler de l’anéantissement de toutes les formes de hiérarchie et de domination dans toutes les sphères de la vie sociale. Bien sûr, la source immédiate de la crise écologique est le capitalisme mais à cela les écologistes sociaux ajoutent un problème profondément enfoui au cœur de notre civilisation : l’existence de hiérarchies et mentalité ou culture hiérarchiques précédant l’émergence des classes et de l’exploitation économique. Les féministes radicales de la première heure qui ont, dans les années 1970, pour la première fois, soulevé le problème du patriarcat l’ont bien compris. Nous avons beaucoup à apprendre de l’approche anti-hiérarchique du féminisme et de l’écologie sociale. Nous avons besoin de chercher dans des systèmes institutionnalisés de coercition, de commande et d’obéissance qui existent aujourd’hui et qui ont précédé l’émergence des classes économiques. La hiérarchie n’est pas nécessairement motivée par l’économie. Nous devons regarder au-delà des formes économiques d’exploitation, vers des formes culturelles de domination existant au sein de la famille, entre générations, sexes, groupes raciaux et ethniques, dans toutes les institutions politiques, économiques et sociales et, de manière très significative, dans la façon dont nous appréhendons la réalité dans son ensemble, y compris la nature et les formes de vie non humaines. » — Murray Bookchin (1989)

      1. Avatar de Bb
        Bb

        Bonjour Pascal.
        C’est vous qui avez écri l’article?

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          Oui, pourquoi ?

          1. Avatar de bb
            bb

            @Pascal

            Je rejoins tout à fait votre analyse.
            Je suis surpris de ne pas y retrouver certaines de vos réflexions habituelles sur la domination des élites (même si vous l’abordez ici avec parcimonie). Ce qui témoigne d’un recul appréciable par rapport à nos échanges passés.
            La structure de ce post, bien qu’assistée par l’IA (vous confirmerez ou pas) , est exemplaire : claire et classique. C’est une réelle amélioration en termes de lisibilité. Bravo, et personnellement j’espère que vous adopterez ce format pour vos prochaines interventions ! ;). En tout cas ça me plairait, à moi et à certaibs lecteurs du blog.

            Cordiakemlemnt.

            1. Avatar de Pascal
              Pascal

              Oui, j’ai utilisé l’IA comme relectrice mais j’ai conservé la main sur la narration. A chaque modification, je soumettais de nouveau l’ensemble du texte à l’IA. Ce qui m’a permis de mieux structurer le texte tout en restant maître des idées et de l’argumentation.

              Pour moi, la domination des élites n’est qu’un symptôme d’une culture de la domination qui s’est installée au cours de la structuration des civilisations humaines et notamment parce que la Force était nécessaire dans un système de sélection « naturelle ». Il ne sert à rien de culpabiliser les uns ou les autres. Mettez LFI et Mélenchon au Pouvoir, même avec de bonnes idées sur la papier, la « nature » humaine reprendra le dessus et c’est une nouvelle « élite » qui prendra la place de l’ancienne.

              Pouvoir et domination sont les deux faces d’une même pièce. Le seul moyen d’affaiblir la domination, c’est de limiter la concentration des pouvoirs. La Révolution française, même bourgeoise, a chercher à instaurer un cloisonnement des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) dans une société basée sur la morale. Introduisez l’argent (la financiarisation), soit disant hors du champ politique, qui devient le mètre étalon du fonctionnement social au travers de l’économie et vous pouvez contourner les règles morales qui se trouvent elles-mêmes « soumises » aux règles économiques. Dès lors, vous pouvez tuer votre prochain sous prétexte de « réalités économiques » (genre la malbouffe ou les pesticides), réintroduire l’esclavage et faire qu’un individu privé soumette par ses milliards (au demeurant virtuels) tout un Etat social.

              Mais nous sommes le nez dans le guidon, sauf peut-être sur le blog de Paul Jorion. La majorité d’entre nous n’a pas ce recul indispensable pour voir les vrais enjeux et réaliser que nous sommes sur les rails d’un déterminisme profond. Cela ne veux pas dire qu’on ne peut rien faire mais si on n’est pas en capacité de voir ce mécanisme endogène, on va continuer à tourner en rond et dire que l’histoire bégaye !

              Je crois que ce sont les femmes, de part ce qu’elles ont subi comme domination, qui sont les plus à même d’ouvrir la société vers de nouveaux horizons culturels. C’est pour cette raison que certains voudraient les bâillonner à nouveau. De par la maternité, elles ont un regard sur « l’autre » qui n’est pas un rapport de concurrence. Elles savent mieux que les hommes, la valeur de la vie car donner la vie, c’est aussi risquer la sienne.

              Même si je fais bien sûr des généralités, que j’essentialise les femmes (comme me dit GPT), mon attirance vers les cultures orientales m’amène à considérer que la relation des femmes au monde est différente de celle des hommes et que les deux perceptions pourraient s’équilibrer au bénéfice de toute la société. Un meilleur partage du pouvoir en quelque sorte ! 😉

              1. Avatar de arkao

                @Pascal
                Dans le programme de LFI pour une 6ème République, il y a le projet de référendum révocatoire pour les élus qui ne respectent pas les engagements pour lesquels ils ont été élus. Et vous allez me répondre, oui mais la « nature humaine » et blablabla et Krishnamurti…
                Quant « aux femmes » et leurs rapports à la domination, parlons en avec Catherine de Médicis ou Margaret Thatcher (par exemple, la liste est longue).

                1. Avatar de Garorock
                  Garorock

                  « Le principe du socialisme est de tuer le mâle dominant »
                   » Si l’on n’analyse pas le processus par lequel les femmes ont été socialement vaincues, non seulement on ne peut comprendre correctement les fondamentaux de la culture dominante masculine qui en résulte, mais on est incapable de penser ce qu’il faut construire à la place. Si l’on ne comprend pas comment la masculinité est une construction sociale, on ne peut pas analyser l’institution de l’État et, par voie de conséquence, on ne sera pas en mesure de cerner avec précision la culture étatique de la guerre et du pouvoir. C’est un point sur lequel il faut insister, car c’est ce qui a ouvert la voie aux féminicides et à la colonisation et l’exploitation des peuples. L’asservissement social des femmes a été la contre-révolution la plus vile jamais réalisée. »
                  A suivre.

                  1. Avatar de Garorock
                    Garorock

                    Suite:
                     » Le capitalisme et l’État-nation doivent être analysés comme autant de représentations du mâle dominant dans sa forme la plus institutionnalisée. La société capitaliste est la continuation et l’aboutissement de toutes les anciennes sociétés d’exploitation. Il s’agit en réalité d’une guerre continue contre la société et les femmes. […] Dès lors, si on n’en finit pas avec l’asservissement des femmes, aucune autre libération ne pourra advenir : les processus de domination ne sont pas seulement similaires à celui de l’asservissement des femmes, ils se sont construits selon son modèle. »

                    1. Avatar de arkao

                      Friedrich Engels ?

                2. Avatar de Pascal
                  Pascal

                  Tu as tout à fait raison arkao, pour accéder au pouvoir, les femmes doivent adopter des postures d’homme, voire de mâle Alpha, à l’image de Margaret Thatcher.
                  https://www.scienceshumaines.com/margaret-thatcher-le-leadership-au-feminin_fr_39038.html

                  Pour le programme de LFI, je suis bien d’accord, sur le papier c’est super. Dès que Mélenchon fera appliquer cette proposition à son propre mandat, je te suis les yeux fermés. Au fait, comment Mélenchon a-t-il été désigné pour représenter LFI à l’élection présidentielle ?
                  Laisse tomber Krishnamurti, il ne s’est jamais présenté à aucune élection.😉

                  1. Avatar de arkao

                    Pour l’instant J.L. Mélenchon n’a pas de mandat. Élisez-le président et vous pourrez alors lui demander des comptes. Quant à sa désignation à la candidature, je sais bien mieux que vous comment cela s’est passé en interne mais je ne vous le dirai pas 😉

                    1. Avatar de Pascal
                      Pascal

                      @arkao
                      Pour te dire, si je vais voter (pas encore fixé), ce sera certainement du côté des idées de gauche LFI ou proche. Mais Mélenchon est un personnage qui m’inquiète car j’ai le sentiment (seulement un sentiment) que sa personnalité n’est pas en accord avec les idées qu’il défend.
                      Mais je peux me tromper !
                      Sa désignation, c’est secret ? Y a des choses à cacher ? 😂

                    2. Avatar de François Corre
                      François Corre

                      Avec psychologie: défourailler le premier. 😅

                  2. Avatar de arkao

                    @Pascal
                    Ne tombez pas dans le piège de l’ultra personnalisation imposé par la constitution de la 5ème République. Il ne s’agit pas que d’élire un homme parce que derrière il y aura des législatives (sauf coup fourré de Macron avant son départ). LFI c’est une équipe (qui travaille et connait ses dossiers), un programme, un cap clair, une pré-équipe ministérielle prête à se mettre au boulot.
                    Un exemple des gens qui bossent sans être les stars de l’Assemblée ni des médias:
                    https://youtu.be/Dm0dd9fuNvM

                    1. Avatar de Pascal
                      Pascal

                      Pour l’équipe qui travaille et connait ses dossiers, je n’en doute pas. La capacité d’un homme à prendre le pouvoir et imposer sa loi, ça s’est déjà vu malheureusement souvent. Je souhaite me tromper.

                    2. Avatar de arkao

                      @Pasacal
                      JLM n’exclue pas cette hypothèse pour lui même aussi a-t-il demandé à sa jeune équipe de ne pas le laisser faire au cas où…

      2. Avatar de PHILGILL
        PHILGILL

        Salut Pascal,

        Mais c’est moi qui vous remercie pour ce très bon billet !

        Marjane Satrapi a dit lors de la sortie de son film Radioactive, qu’ « on ne peut pas balayer 5 000 ans de patriarcat en deux jours. »
        C’est juste.
        Il n’en demeure pas moins qu’un fin changement dans le paysage et/ou dans le comportement des derniers passagers d’un train longue distance, peut suffire pour deviner qu’on est très probablement plus très loin de la gare-terminus.

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          @ PHILLGILL
          Existe-t-il une gare terminus ? Ne cherchons nous pas un aboutissement dans une réalité dynamique éternelle, au moins à notre échelle ?

          1. Avatar de PHILGILL
            PHILGILL

            @Pascal

            De quoi parlons-nous ? De quelle gare terminus s’agit-il ? Est-ce un cul-de-sac qui nécessite un rebroussement, du fait de sa configuration ?
            Si j’ai fait cette analogie, c’est que je voulais marquer d’une image la fin de parcours du patriarcat. Donner visuellement un terme à cette forme d’organisation, à ce système social d’oppression des femmes par les hommes.

            Où allons-nous ?
            Vous écrivez plus haut que « nous sommes le nez dans le guidon, sauf peut-être sur le blog de Paul Jorion. La majorité d’entre nous n’a pas ce recul indispensable pour voir les vrais enjeux et réaliser que nous sommes sur les rails d’un déterminisme profond. Cela ne veux pas dire qu’on ne peut rien faire mais si on n’est pas en capacité de voir ce mécanisme endogène, on va continuer à tourner en rond et dire que l’histoire bégaye ! »

            Alors, essayons de prendre du recul. Où en sommes-nous ?
            Il se trouve que dans un billet précédent de Paul Jorion, « Les vieux qui parlent à une IA », j’observais avec Hervey, que d’un point de vue plus philosophique et psychanalytique, « l’apparition ces dernières années des LLM répondait à des dynamiques profondes (ego, peur, transcendance)… En effet, cette montée en puissance des intelligences artificielles coïncident avec l’augmentation des crises et des risques, à l’échelle mondiale. Comme si le dernier des maux, mal traduit par « espoir », était désormais sorti de la jarre de Pandore, nous entraînant dans une anticipation anxieuse et permanente du futur. Bref, c’est comme si, tout en ayant de plus en plus de difficultés à se projeter dans le futur, notre ego se mettait à déployer d’une manière frénétique et vertigineuse, des stratégies pour retrouver du sens, étendre son influence et laisser une trace durable, avec le concours de Grands Modèles de Langage. »

            Dans votre question : « Ne cherchons nous pas un aboutissement dans une réalité dynamique éternelle, au moins à notre échelle ? », deux représentations du temps s’entremêlent : celle du train (le temps linéaire), qui connaît un début et une fin, et le temps dynamique qui s’inscrit dans un cycle ou un flux sans fin. Dès lors, la question de l’aboutissement change de nature, et demande un rebroussement dans le temps. D’où venons-nous ?

            À travers la fenêtre, par Gregory Chatonsky : « L’émergence de la psychanalyse coïncide historiquement avec une transformation technologique majeure qui reconfigure profondément l’expérience humaine du temps et de l’espace : le chemin de fer. Cette synchronicité ne relève pas d’une simple coïncidence contextuelle, mais révèle une relation plus profonde entre l’apparition d’un nouveau dispositif technique de transport et l’élaboration d’une théorie inédite de l’appareil psychique…»

            https://share.google/FphxTod3wlG1HB8rg

            1. Avatar de Pascal
              Pascal

              Bonjour PHILGILL
              Pour l’analogie avec le train, j’en suis resté avec cette idée dont j’ai perdu le nom de l’auteur, qui dit en substance : « à la naissance, nous montons dans un train déjà en marche depuis longtemps et en mourant, nous quitterons ce train qui continuera sa route ».
              Pour notre expérience du temps et de l’espace, j’aime beaucoup cette intervention de Jean-Louis Servan-Schreiber en 2011 que j’ai déjà postée :
              https://youtu.be/QavoKsuQXaQ?si=3f6HFpfqjjc92JwE

              L’urgence n’est elle pas qu’un fantasme de notre esprit qui fait dérailler le train de notre conscience ? N’est elle pas également un bon moyen de domination pour ceux qui ont la maîtrise de la temporalité sociale ? L’urgence économique, l’urgence de la guerre, l’urgence de la compétition globalisée qui génère ce « trop de tout » dont parle J-L. Servan-Schreiber à la fin.
              L’urgence absolue est celle du soldat sur le front. A l’opposée, hors de toute urgence, il y a le sage qui a compris que ce n’est qu’une illusion.

              L’innovation à tout prix dans la compétition globalisée asservit notre esprit et la technologie numérique notamment qui façonne notre perception du monde est entre les mains de ceux qui briguent une monarchie technologique absolue.

              Peut-on retrouver nôtre liberté de penser et surtout, d’être, sans nous affranchir de son emprise sur notre perception de la temporalité et de l’espace ?

              1. Avatar de Jean-Yves
                Jean-Yves

                La temporalité et l’espace…
                La temporalité c’est aussi un rythme qui unit les individus et lorsque ce rythme est constamment perturbé par une accélération exponentielle, les individus ne vibrent plus ensemble et ne voient dans l’autre qu’un adversaire potentiel. Jouer de la musique ensemble permet d’y remédier et de conquérir un peu de liberté.
                Pour l’espace, la peinture permet de faire perdre la notion de l’espace comme les amoureux perdent la notion du temps…

                1. Avatar de Pascal
                  Pascal

                  @Jean Yves
                  La perte des notions de temps et d’espace peut s’expérimenter à de nombreuses occasions. Escalader une parois, faire s’élever un bol sur un tour de potier, s’engager dans une performance artistique ou sportive, prendre dans ses bras pour la première fois son fils ou sa fille qui vient de naître, regarder le visage éteint de son père dans un cercueil… tellement d’occasions de vivre des moments de pleine conscience hors du temps.
                  Et tellement de distractions en tout genre pour nous éloigner de ces moments puissants et rendre à l’esclavage de nos pensées.

              2. Avatar de PHILGILL
                PHILGILL

                @Pascal

                Entre nous, je m’attendais un peu à ce que son intervention se termine par une formule axée sur l’épanouissement personnel : « c’est à nous, chacun, individuellement, de voir le monde en se disant : il faut que j’apprenne à accélérer, à ralentir, à rythmer, à changer à l’intérieur de ma vie, à l’intérieur de ma tête, à l’intérieur de mes journées. »
                Interviewé en 1982, Jean-Louis Servan Schreiber expliquait avec clarté ce qu’est la psychologie humaniste, dont il était un adepte : une méthode qui utilise toutes sortes de techniques en faveur du développement de l’individu. Il évoque l’historien anglais Arnold Toynbee qui a dénoncé le « gap » qui existe entre la capacité à développer nos facultés techniques et notre dramatique stagnation sur le plan psychologique et intellectuel : « Nous ne contrôlons pas bien nos émotions mais nous savons inventer l’électronique. Nous sommes incapables d’avoir un comportement régulier et en même temps nous faisons des bombes atomiques », ce qui, selon lui, peut nous mener à la catastrophe.

                Alors, pourquoi ne pas avoir plutôt proclamé, en conclusion, que c’est ensemble qu’il faut apprendre à changer le monde ?
                La question de fond qui se pose est donc : face aux crises, aux urgences d’un monde de plus en plus complexe et instable, peut-on encore mener sa propre « révolution individuelle », c’est-à-dire apprivoiser son temps et cultiver son courage, sans pour autant espérer de révolution à l’échelle de la société ?

                Analyse assez extrême d’un LLM :

                1. Le piège de la culpabilisation individuelle
                Si je suis le seul maître de mon destin et de mon bonheur, alors mon échec est entièrement de ma faute. Si je ne réussis pas à « devenir moi » ou à « prendre ma vie en main », c’est que j’ai manqué de volonté ou de courage. Cela peut engendrer une immense détresse psychologique, de l’anxiété et un sentiment de déchéance personnelle face à des événements qui dépendent pourtant du hasard ou de structures macroéconomiques.
                2. La dépolitisation et le repli sur soi
                En déplaçant la solution de la sphère collective (le combat social, les réformes politiques, la solidarité nationale) vers la sphère purement individuelle, cette philosophie risque d’anesthésier les luttes communes. Si chacun s’occupe de sa propre « révolution intérieure », on finit par accepter les injustices du système extérieur en se disant qu’il suffit de changer son propre regard sur les choses.
                3. Le piège de l’égocentrisme et de l’hyper-individualisme
                La psychologie humaniste place le « Moi » et le ressenti intérieur comme la boussole ultime de la vérité et de l’action. Poussée à l’extrême, cette quête d’authenticité personnelle et de « prise en main de sa vie » peut dériver vers un individualisme radical. Si le but ultime de l’existence est mon propre déploiement et ma fidélité à moi-même, que reste-t-il du sens du sacrifice, du compromis ou du devoir envers le collectif ? La limite ici est celle d’une société atomisée, où les relations d’engagement (le couple, la citoyenneté, la solidarité) s’effacent dès qu’elles freinent le « développement personnel » de l’individu.
                4. Le déni de la tragédie et de la finitude
                Jean-Louis Servan-Schreiber, surtout à la fin de sa vie, a beaucoup écrit sur la vieillesse et la mort avec une grande lucidité. Pourtant, le cœur du modèle humaniste postule que l’être humain est en perpétuelle expansion et a les cartes en main pour s’adapter. Cette vision peine à intégrer la part d’impuissance radicale de l’existence : la maladie incurable, le deuil, le déclin biologique ou les catastrophes globales (le changement climatique, par exemple). Face à ce qui ne peut être ni « transformé » ni « pris en main », la posture humaniste de l’action sur soi peut trouver une limite tragique, là où des philosophies plus tragiques ou stoïciennes proposent plutôt l’acceptation de notre impuissance.

                En synthèse : là où la psychologie positive pèche par un excès d’optimisme parfois naïf (« quand on veut on peut »), la limite de la psychologie humaniste réside plutôt dans son idéalisme individualiste : elle imagine un homme capable de s’extraire de sa condition sociale et des tragédies du monde par la seule force de sa quête d’authenticité.

              3. Avatar de PHILGILL
                PHILGILL

                Comment en moins de 12 minutes Jean-Louis Servan-Schreiber s’y prend-il pour porter son message ?
                Eh bien, il utilise une méthode persuasive bien connue dans les agences conseil et création en communication : tenter d’augmenter la vente d’un produit en s’appuyant sur de l’humain, de l’émotion, et surtout de vraies histoires. Marjane Satrapi disait, citant Pouchkine : « Il n’y a pas plus universel que les histoires personnelles : si tu veux parler au monde, parle de ton petit village. »

                JLSS commence donc par dérouler une histoire, construite sur un storytelling élaboré, titré : « Les quatre paradoxes de la vitesse ». Avec l’arrière-grand-père, puis le grand-père, le père, pour finir avec les enfants. Simple mais efficace. Mais, c’est en fin de spot publicitaire : le « packshot », que le message doit se concrétiser véritablement. C’est le moment où les marquent disent : « Toute cette émotion que vous venez de ressentir, c’est grâce à nous ! « En psychologie, c’est l’effet de récence, ou biais de récence : c’est parce que le cerveau humain retient beaucoup mieux les dernières informations d’une séquence que celles du milieu. En plaçant le logo et le slogan à la toute fin, la marque s’assure d’être la dernière image imprimée dans votre mémoire avant que votre attention ne passe à autre chose. Alors, JLSS, après avoir préparé visuellement et psychologiquement son auditoire pendant dix minutes, termine son intervention en annonçant enfin la bonne nouvelle : « C’est à nous, chacun, individuellement, de voir le monde en se disant : il faut que j’apprenne à accélérer, à ralentir, à rythmer, à changer à l’intérieur de ma vie, à l’intérieur de ma tête, à l’intérieur de mes journées. Et ça, c’est un défi formidable, mais c’est notre manière à chacun d’entre nous de nous sauvegarder contre un univers qui, autrement, pourrait nous échapper et nous précipiter dans une sorte d’abêtissement par accumulation de tout et de trop de tout. »

                En soulignant ainsi notre incapacité collective à nous projeter dans le temps pour résoudre aujourd’hui les problèmes environnementaux de demain — tout en reconnaissant l’impossibilité d’échapper à la logique “court-termisme”, désormais intégré dans le mécanisme psychique humain —, JLSS opta, malgré tout, pour une « écologie personnelle », plutôt que de se contenter d’accuser la société. Plutôt convaincu que nous pouvons décider de ce que nous faisons de nos vies, même par petites touches. Mais promettre que la réponse est simplement en chacun de nous, individuellement, est-ce suffisant pour un animal social tel que l’homme ?
                Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi sommes-nous seuls ?
                Jean-Louis Servan-Schreiber : « Oui, nous sommes seuls. Mais reliés aux autres, sans lesquels nous ne serions presque rien. Nous formons une cordée, celle de notre espèce. »
                Sebastien Bohler : « C’est normal que vous soyez angoissés dans cette société. Les conditions nécessaires pour apaiser notre fond naturel d’être humain angoissé ne sont plus réunis. […] La recette ancestrale pour calmer l’angoisse, c’est quand même le groupe, la présence du groupe. Et dans une société où on a coupé toutes les attaches de l’individu avec son groupe, il se trouve sans rempart contre l’angoisse. »

                Résumons. Pour JLSS, on ne peut supporter que les choses soient désormais comme elles sont, voire que le ciel soit vide, qu’en puisant dans notre capacité individuelle à voir la vie avec clairvoyance et lucidité : « À l’expérience, j’ai compris qu’en tentant de rester au plus près du réel j’avais plus de chances de vivre bien. »

                « Rester au plus près du réel » Voilà bien, me semble-t-il, une clé du problème. Reste à comprendre, rebelle ou pas rebelle, ce qu’on en fait. Car par-delà tout cela, comme l’écrit Paul Jorion à la fin de son livre L’avènement de la Singularité : « Il faut que nous nous y fassions et qu’en ces temps d’incertitude quant à la survie de l’espèce, nous intégrions également cette dimension de la Singularité : si nous parvenons à nous sauver in extremis de l’extinction causée par la destruction de notre environnement, ce sera parce que notre espèce se sera hissée aux côtés des dieux, ces êtres qu’elle s’est représentés pour conjurer la peur qui fut la sienne, permanente, au fil des millénaires. Chacun lira dans ce constat, selon sa culture et selon son tempérament, un titre de gloire à l’échelle cosmique pour l’espèce tout entière ou l’incursion outrecuidante de simples mortels dans le pré carré des dieux. »

                Par conséquent, si chercher le sens de la vie est vain, trouver le sens de notre existence en tant qu’espèce serait plus cohérent à l’échelle cosmique, si nous pensons qu’elle peut revêtir un sens et un épanouissement authentiques, quelle que soit l’étendue des ténèbres, pour y apporter « notre propre lumière ». Donnant son vrai sens à cette dernière : notre propre lumière, c’est la vie !

                Stanley KUBRICK : « Oui, pour ceux d’entre nous qui parviennent tant bien que mal à accepter notre mortalité. C’est précisément l’absence de sens de la vie qui oblige l’homme à se créer son propre sens. Les enfants, bien sûr, commencent leur vie avec un émerveillement intact, une capacité à éprouver une joie totale devant quelque chose d’aussi simple que la verdure d’une feuille ; mais à mesure qu’ils grandissent, la prise de conscience de la mort et de la décomposition commence à s’immiscer dans leur esprit et à éroder subtilement leur joie de vivre, leur idéalisme – et leur conviction d’être immortels. À mesure qu’un enfant mûrit, il voit la mort et la souffrance partout autour de lui, et commence à perdre foi en la bonté fondamentale de l’homme. Mais s’il est raisonnablement fort – et chanceux –, il peut émerger de ce crépuscule de l’âme pour renaître à l’élan de la vie. À la fois grâce à et malgré sa prise de conscience de l’absurdité de la vie, il peut se forger un nouveau sens à sa vie et une nouvelle affirmation de soi. Il ne retrouvera peut-être pas ce pur sentiment d’émerveillement avec lequel il est né, mais il peut façonner quelque chose de bien plus durable et de plus nourricier. Le fait le plus terrifiant concernant l’univers n’est pas qu’il soit hostile, mais qu’il soit indifférent ; or, si nous parvenons à accepter cette indifférence et à relever les défis de la vie dans les limites imposées par la mort — aussi variables que l’homme puisse les rendre —, notre existence en tant qu’espèce peut revêtir un sens et un épanouissement authentiques. Quelle que soit l’étendue des ténèbres, nous devons apporter notre propre lumière. »

    1. Avatar de Hadrien
      Hadrien

      « Bien sûr, la source immédiate de la crise écologique est le capitalisme »
      Oui, si et seulement si on assimile le capitalisme au consumérisme.
      Par exemple, TOTAL enrichit ses actionnaires, cadres (et salariés) en sortant et vendant du pétrole à des nombreux consommateurs comme vous et moi.
      Il existe d’autres types de capitalismes, celui qui siphonne les contribuables (Musk avec les fusées qu’il vend à la Nasa), les parasites spéculateurs (peu dangereux pour l’écologie) et les mafieux dont l’influence écologique vaudrait une étude approfondie.
      Pour rappel:
      notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
      1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, transformées en pollutions, que nous appelons aussi « richesse », mesurée (+- correctement) par le « PIB ».
      2) L’équation de Kaya simplifiée lie ce PIB aux humains sur cette terre: PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
      3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
      3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
      3.2) Diminuer le niveau de vie (= pouvoir d’achat) moyen;
      Et/ou toute combinaison des deux.
      SIMPLE mais pas facile et TRES peu populaire

      1. Avatar de Vincent Rey
        Vincent Rey

        « Par exemple, TOTAL enrichit ses actionnaires, cadres (et salariés) en sortant et vendant du pétrole à des nombreux consommateurs comme vous et moi »

        vérité partielle : Total Energies extrait et vend du pétrole, certes, mais il lui suffit d’attendre pour enrichir ses actionnaires.

        Hausse du prix des carburants !
        une TOUTE PETITE IDEE de ce que sera le « PEAK OIL »

        1. Avatar de Hadrien
          Hadrien

          Un e-tracer au lieu d’un SUV correspond à une diminution du niveau de vie. Je suppose donc que nous sommes d’accord.
          En ce qui concerne les fossiles, consulter JM Jancovici.
          Par exemple:
          https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=JM+jancovici+fossiles&mid=A53EA0026448A709773DA53EA0026448A709773D&churl=https%3a%2f%2fwww.youtube.com%2fchannel%2fUCa7klG2eM9MHpOfOvxMQpGw&FORM=VIRE

  3. Avatar de M VINCENT REY
    M VINCENT REY

    Plutôt qu’une spirale de l’émancipation des femmes encouragée par les réseaux sociaux, j’y vois plutôt une spirale de la haine encouragée certes par ces réseaux, mais dont les principaux déterminants sont la fin du travail humain, et la croissance des inégalités .

    Et la haine se manifeste de toutes sortes de manières : haine des femmes, des homosexuels, de l’Etat, des étrangers, des juges, des policiers, des banquiers, du gang de l’autre quartier…etc, etc.

    Il s’est produit en mai, une série de faits divers inimaginables dans les années 70. Viendra sans doute un jour, ou il y aura 20 assassinats par jour, puis 40, puis 80.

    findutravail.net

    1. Avatar de Pascal
      Pascal

      Les deux spirales vont de paire. La libération de ceux qui étaient soumis avive la haine de ceux qui perdent leurs privilèges. C’est presque de la thermodynamique !😉

  4. Avatar de Caillard Benoît
    Caillard Benoît

    L’efficacité économique sociale et politique mais aussi démographique est la clé de l’avenir. Si les sociétés sans domination sont plus efficaces de ces points de vue, le changement sera durable.

    Bernard Lahire souligne en tant qu’anthropologue qu’il n’y a jamais eu de société humaine sans domination !
    C’est sans doute de mauvaise augure pour ceux qui souhaitent la disparition de toute forme de domination.

    Il est plus probable qu’une nouvelle forme de domination va se mettre en place sous nos yeux… forme pas forcément meilleure que la précédente pour ce qui concerne la survie du plus grand nombre dans les bouleversements géoclimatiques qui arrivent…

  5. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Le sexisme en politique .

    Ségolène Royal règle ses comptes avec Hollande.

    En 2007, Ségolène Royal se lance dans la course à l’Élysée, face à Nicolas Sarkozy qui l’emporte.

    En parallèle, dans le privé, Royal doit faire face à une crise dans son couple avec Hollande.
    Depuis deux ans alors, le père de ses quatre enfants entretient une liaison avec Valérie Trierweiler.

    Le lendemain du résultat de l’élection : Hollande la quitte.

    https://www.ledauphine.com/politique/2025/01/20/francois-hollande-infidele-son-ex-segolene-royal-ironise-sur-x

    François Hollande, une « machine à tromper »? « Ça, c’est pas faux », ironise Ségolène Royal sur X
    « François Hollande est une machine à tromper. Il a trompé tout le monde en 2012, il trompe ses proches , il trompe tout le monde » Mélenchon

    Par la suite il trompera Treirweiler

    ***********

    Il y avait eu aussi le manque de soutien flagrant des éléphants du parti lors de sa candidature à la présidentielle;
    Situation confirmée lors des meetings auxquels j’ai pu assistés

    Elle a été traitée comme une candidate illégitime, inexpérimentée, souvent à travers des codes genrés.
    Le surnom « la gazelle » qui lui était donné illustre cette vision paternaliste et dévalorisante.

    Sa candidature perçue comme hors norme dans un parti très masculin avec : Fabius, Strauss‑Kahn, Hollande, Lang, Montebourg,

    Beaucoup d’éléphants ont considéré qu’une femme :
    > n’avait pas la stature présidentielle,
    > ne maîtrisait pas les codes virils du pouvoir,
    > ne pouvait pas affronter Sarkozy.

    C’est un biais documenté dans les témoignages de l’époque.

    Le surnom « la gazelle » — utilisé dans certains cercles socialistes — renvoie à :
    > fragilité,
    > grâce mais pas puissance,
    > élégance mais pas autorité.

    C’est un marquage genré typique.

    Une suspicion de “légitimité” liée au genre
    Beaucoup d’éléphants ont estimé qu’elle n’était pas “à sa place”.
    Non pas pour des raisons programmatiques, mais parce qu’elle ne correspondait pas au modèle masculin de l’expert politique.

    Elle a été accusée de :
    > jouer de son image,
    > faire de la com”,
    > manquer de sérieux”,
    > être trop émotionnelle”.

    Ces critiques sont classiques dans les biais sexistes appliqués aux femmes en politique.

    ************
    Cresson a aussi subit le sexisme en politique

    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/sexisme-en-politique-edith-cresson-revient-sur-son-experience-inimaginable_181022.html

    1. Avatar de Vincent Rey
      Vincent Rey

      Elle était surtout creuse. Elle l’est toujours d’ailleurs, et ce n’est pas parce que c’est une femme qu’il faudrait s’empêcher de le dire.

      petit rappel : « fortitude », la carte scolaire, le retour du service militaire, … championne en diversion Ségolène Royal !

      Pourquoi les idées de gauche ne progressent-elles pas ?

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @ilicitano « jouer de son image », « faire de la com”, « manquer de sérieux”, « être trop émotionnel », on ne peut pas dire que ni Sakorzy ni Trump n’en ont pas usé et ça leur a pas mal réussi, une fois pour Sarkozy, deux fois pour Trump, ce sont des caractéristiques de personnalités qui ambitionnent de se faire connaître pour entraîner l’adhésion et obtenir un but.
      Est-ce une caractéristique féminine ? Quid d’Elisabeth Borne ? plus qu’Emmanuel Macron ?

  6. Avatar de Hervey

    Les technologies de l’information sont certainement à l’origine du phénomène révélant aux yeux et aux oreilles du monde ce qui jusqu’alors restait caché.
    Qu’une société ouverte et démocratique en ait relayé plus aisément le contenu, certes mais l’étincelle s’est produite grâce à cette technologie de l’information passant par dessus les contrôles dédiés et pouvant diffusant tout azimut un « simple fait divers » entrant ainsi par surprise dans l’espace public tel un OVNI.
    Après un temps d’identification, ces « faits » ont été traité différemment, soit censurés dans les pays totalitaires ou ont infusés dans les sociétés ouvertes.

    Il est intéressant de constater cette corrélation.
    Une société ouverte intégre ces données et se corrige, à contrario une société fermée se raidit et les refuse.

  7. Avatar de Chabian
    Chabian

    Tiens encore un message perdu ? Hier tard…

  8. Avatar de Pascal
    Pascal

    @Paul
    Comme illustration du billet, j’aurai plutôt mis la scène du lynchage dans Germinal ! 😉
    https://www.franceinfo.fr/economie/medias/france-televisions/video-germinal-sur-le-tournage-eprouvant-de-la-scene-de-lynchage-de-lepicier-violeur-par-des-femmes-en-colere-dans-la-serie-de-france-2_4818011.html

    Finalement, tout est déjà écrit dans Germinal.

    1. Avatar de Rafio
      Rafio

      Ce que l’émancipation des femmes doit au capitalisme industriel. Et pourquoi cela ne durera (peut-être) pas.
      L’ angle mort du féminisme.

      https://www.youtube.com/watch?v=3fod-0n2Vk4

      1. Avatar de Thomas Jeanson
        Thomas Jeanson

        Oui, dans la même veine, l’incontournable Jancovici disait que l’émancipation de la femme, avait été rendu possible par la baisse du cout de l’énergie…

        On va vite savoir par le FAIT en tous cas…

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          @Thomas et Rafio

          Il me semble qu’il est important de retenir qu’une part non négligeable (que je considère pour ma part comme dominante) de l’évolution de la société relève de facteurs indépendant de la volonté des sociétés humaines.

          Quand l’homo quelque chose commence à tailler des silex, il n’a aucune idée de l’impacte que cela aura sur le groupe. Pour cela, revoir la comédie « les Dieux sont tombés sur la tête ». https://www.youtube.com/watch?v=Ah7qQ_K-OnU

          Dans les villages des vallées pyrénéennes, lorsque l’eau courante est arrivée dans les maisons, on aurait pu penser a priori que c’était un bénéfice pour les femmes qui n’avaient plus à transporter de lourds seaux d’eau. Pourtant, le résultat fut un enferment des femmes à la maison plus important. Alors qu’avant elles avaient le lavoir comme lieu de socialisation entre femme et un échappatoire temporaire à la domination masculine.

          Les effets directs et indirects des innovations techniques et technologiques ne sont jamais véritablement prévisibles. C’est l’expérience de vie qui va s’adapter à la transformation, tenter de rétablir un équilibre, un semblant de stabilité qui va rendre l’existence individuelle tenable.

          La problématique qui est la notre aujourd’hui, c’est la temporalité, l’accélération temporelle de l’innovation et de l’introduction de nouvelles technologies sans qu’il n’y ait eu d’expérimentation au préalable. L’innovation dans une culture néolibérale supplante le principe de précaution. L’intérêt économique invisibilise l’impact social.
          Quand homo quelque chose fabrique ses pierres tailler, l’innovation se produit au terme de plusieurs générations. La « digestion » de l’impact social est sur le temps long. Aujourd’hui, on le voit avec l’IA, l’innovation se fait à un rythme mensuel. Nous en sommes à un niveau « d’indigestion » inimaginable. Nous sommes sommés de nous adapter au quotidien par les notifications qu’on reçois en permanence.

          « YRIS : Bonjour, nous vous informons que le service Yris prendra fin le 31 juillet 2026. Afin d’assurer la continuité de vos accès aux services en lignes, veuillez basculer vers une autre solution d’identité numérique… » (reçu le 08/06/26)
          Le monde hyper technologique dans lequel nous vivons fragilise notre rapport au monde et introduit un niveau de stress ou de destruction sociale : exclusion des systèmes de protection par gestion algorithmique (France Travail, CAF…) , exclusion des accès des personnes âgées de l’accès aux services administratifs (centre des impôts sur internet) et de santés (programmation de rdv sur internet, téléconsultation…) qui sont pratiquement tous numérisés.

          Introduction de pratiques sociales directement induite par l’usage des smartphones par exemple. Pour les jeunes générations, on constate qu’il y a beaucoup moins d’anticipation que par le passé. L’organisation de la vie sociale se fait quasiment au jour le jour. Même si les raisons exactes sont encore mal définies, la présence multiple et les usages divers des écrans dans les familles amènent des retards dans le développement cognitif des enfants. Les constats de cette dégradation sont dénoncés par les personnels de la petite enfance et sont unanimes.

          Les pathologies liés à la sédentarité explosent (obésité, pathologies musculaires, cardiaque, diabète…), favorisées par l’usage toujours plus important des écrans, du commerce par internet (drive, commerce à distance, repas livrés à domicile…), des moyens de transports jusqu’à la trottinette. Et les économistes vous répondrons que c’est bon pour le PIB. Les fonds de pensions financent ainsi les fast-food et les sociétés pharmaceutiques qui traitent l’obésité, la boucle est bouclé et les dividendes s’accroissent. La destruction de la société rapporte plus que d’améliorer la santé des peuples. Comme disait le bon docteur Knock : « Il n’y a pas de personne en bonne santé, seulement de malade qui s’ignorent ».

          La complexité même de l’univers de l’innovation technique, que ce soit dans sa quantité ou dans sa diversité en constante accélération, ne permet plus d’avoir un regard global sur les impacts qu’elle induit et inhibe presque toutes les réactions sociales.

          Si le monde, ou plutôt les sociétés humaines semblent partir en vrille dans tous les sens, c’est moins issu d’une véritable volonté humaine que d’une culture de l’innovation devenue incontrôlable.

          1. Avatar de Rafio
            Rafio

            « La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire.

            […]La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. Le maintien sans changement de l’ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d’idées antiques et vénérables, se dissolvent; ceux qui les remplacent vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.[…] »

            1. Avatar de Pascal
              Pascal

              Cette lecture sociologique est intéressante dans la dynamique des deux derniers siècles mais il me semble qu’il y a un ou des facteurs plus profondément inscrits dans l’être humain. Est-ce que lorsque Adam a interdiction de manger un fruit de l’arbre du savoir, nous ne sommes pas déjà dans une mise en garde ? Les grandes évolutions techniques et technologiques doivent également beaucoup à notre goût pour la guerre. Ce qui se passe actuellement en Ukraine est absolument incroyable. Le pays est en train de se numériser à une vitesse incroyable, sans parler des technologies purement de guerre. La survie est toujours le moteur le plus puissant, quelque soit la classe sociale. En temps de paix guerrière, c’est l’esprit compétition et de conquête économique qui prend le relais ; survivre économiquement !
              L’identité sociale a toutefois aussi son rôle à jouer dans la « guerre » des classes, les guerres identitaires, religieuses, idéologiques.

    2. Avatar de ilicitano
      ilicitano

      Germinal : La scène de l’épicier Maigrat
      Le film de Claude Berri

      https://www.youtube.com/watch?v=h0DVv-Ur6KE
      Germinal de Émile Zola – La Révolte

      Ames sensibles s’abstenir.

      1. Avatar de ilicitano
        ilicitano

        La vidéo du lynchage dans Germinal représente l’émasculation par les femmes de l’épicier Maigrat

        Prompt à l’IA :

        https://www.youtube.com/watch?v=h0DVv-Ur6KE
        Qu’expriment les regards de Depardieu et Renaud lors de l’émasculation de l’épicier Maigrat ?
        l’épicier Maigrat profitait de sa position de commerçant pour abuser sexuellement des femmes

        L’IA :

        **Maigrat est un abuseur**, un prédateur qui profite de sa position économique pour obtenir des actes sexuels sous contrainte.
        La scène :
        elle n’est plus seulement un débordement de foule, mais une **justice sauvage née d’une oppression sexuelle structurelle**.

        ## 🎯 **Synthèse immédiate**
        Les regards de **Depardieu** (Maheu) et **Renaud** (Étienne) expriment non seulement l’effroi devant la violence, mais surtout la **prise de conscience de ce que les femmes ont subi en silence**.
        Ils comprennent soudain que l’acte n’est pas gratuit :
        c’est la **réponse brutale à une domination sexuelle systémique**.
        Leur stupeur n’est pas morale :
        elle est **anthropologique et politique** — ils voient surgir une vérité qu’ils n’avaient pas mesurée.

        ## 🔍 **Analyse détaillée**
        ### 1. **Le contexte change tout : la violence vient d’un traumatisme accumulé**
        Maigrat n’est pas un simple épicier antipathique :
        – il **contraint** les femmes à des actes sexuels en échange de nourriture,
        – il **profite de la misère** pour imposer son pouvoir,
        – il exerce une **violence sexuelle structurelle**, invisible aux hommes mais omniprésente pour les femmes.

        La scène n’est donc pas un débordement irrationnel :
        c’est une **explosion de rage née d’années d’humiliation**.

        ### 2. **Le regard de Depardieu : la révélation de ce qu’il n’avait pas voulu voir**
        Depardieu incarne un homme du peuple, mais un homme **aveugle à la souffrance spécifique des femmes**.
        Son regard exprime :

        – **la sidération** : il découvre l’ampleur de la violence subie, qu’il n’avait jamais comprise.
        – **la culpabilité muette** : il réalise qu’il n’a pas protégé les siens.
        – **la peur archaïque** : non de l’acte, mais de la vérité qu’il révèle.

        Ce n’est pas l’émasculation qui l’effraie : c’est **la profondeur du traumatisme féminin** qui éclate au grand jour.

        ### 3. **Le regard de Renaud : la prise de conscience politique**
        Étienne, lui, comprend immédiatement que :

        – la violence n’est pas un caprice,
        – elle est **la conséquence directe d’un rapport de domination sexuelle**,
        – elle révèle une **dimension de la lutte qu’il n’avait pas intégrée**.

        Son regard dit :
        > *« Je croyais mener une lutte sociale ; je découvre une lutte contre une oppression plus ancienne et plus intime. »*

        Il voit que la révolte n’est pas seulement économique : elle est **corporelle, sexuelle, existentielle**.

        ### 4. **Ce que Berri montre : la vérité que les hommes n’avaient pas vue**
        La mise en scène insiste sur un point :
        les hommes sont **spectateurs**, pas acteurs.
        Ils ne comprennent qu’au moment où il est trop tard.

        La scène devient alors :

        – une **révélation** (pour eux),
        – une **libération** (pour les femmes),
        – un **point de rupture** (pour la grève).

        ## 🧩 **Lecture conceptuelle**
        – **Violence des femmes = réponse à une domination sexuelle structurelle**.
        – **Regard de Depardieu = prise de conscience tardive de la souffrance invisible**.
        – **Regard de Renaud = compréhension politique d’une oppression qu’il n’avait pas intégrée**.
        – **Scène = collision entre lutte sociale et lutte contre la prédation sexuelle**.
        – **Effet final = dévoilement brutal de ce que la misère fait aux corps des femmes**.

  9. Avatar de arkao

    « Give me a reason to love you
    Give me a reason to be a woman
    I just wanna be a woman »

    Portishead « Glory Box »:
    https://youtu.be/C3LK5ELvZwI?list=RDC3LK5ELvZwI

  10. Avatar de PAD
    PAD

    Les « masques tombent » parce que la morale change… ou parce que notre capacité collective à coupler des informations autrefois dispersées transforme progressivement des exceptions apparentes en structures visibles ?

    1. Avatar de Thomas Jeanson
      Thomas Jeanson

      Salut PAD !

      Exemple de couplage d’information :

      Sous le ciel de Nantes

      Nous savons, qu’une personne qui a été abusée va parfois être plus vulnérable pour le reste de sa vie, et également qu’elle va bien malgré elle, attirer les agresseurs.

      Nous savons qui est Barbara, et quelle a été sa vie. Depardieu a tourné autour et interprété ses chansons, Bruel était en train de projeter un disque de reprises de Barbara…

      J’imagine que ceux là, qui défendent le droit d’importuner ( Catherine Deneuve et tout ceux qui séparent l’homme de l’artiste) doivent apprécier ces reprises de victimes par des bourreaux.

      Une volonté d’abîmer, de corrompre, sans frein, sans aucune considération pour ce qui est là.

      Leur seule manière d’apprécier quoique ce soit, c’est de le détruire.

  11. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Trump menace de prendre le contrôle de Washington si la candidate démocrate remporte la mairie.

    Janeese Lewis George

    Janeese Lewis George (née le 30 avril 1988) est une avocate, femme politique et militante américaine à Washington, D.C.
    Elle est membre du Conseil du District de Columbia

    Lewis George se décrit comme une socialiste démocratique.

    Le président américain Donald Trump a menacé jeudi de prendre le contrôle de Washington si la candidate démocrate et progressiste, Janeese Lewis George, remporte les primaires de mardi 16 juin, avec une campagne rappelant celle du maire démocrate socialiste de New York, Zohran Mamdani.

    Elle est actuellement en tête des sondages pour les primaires.

  12. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    On a eu Catherine de Medicis
    On a eu Margaret Thatcher

    mais en tant que femme au pouvoir on a surtout eu l’Impératrice Douairière de Chine Cixi qui a exercé le pouvoir le plus absolu pour une femme .

    Cixi, ou Tseu-Hi, née le 29 novembre 1835 à Pékin et morte le 15 novembre 1908 à la Cité interdite, est une impératrice douairière de Chine de la dynastie Qing qui exerce la réalité du pouvoir en Chine pendant 47 ans, de 1861 à sa mort en 1908.

    Les historiens chinois et internationaux la représentent généralement comme un despote absolu et comme la responsable de la chute de la dynastie impériale chinoise.
    Elle a été implacable dans son style de gouvernement.

    https://www.youtube.com/watch?v=BejbU8kptX4
    Une vidéo faite par l’IA sur son culte de la beauté

  13. Avatar de PAD
    PAD

    Ou trouvez-vous de telle « gueule » pour votre illustration, Pascal 🙂 ?

    1. Avatar de charrier.pascal7@wanadoo.fr
      charrier.pascal7@wanadoo.fr

      @PAD
      J’ai pas compris la question ? Si c’est l’image en tête du billet, c’est un choix de Paul.

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        Bonjour Paul, est-ce que tu peux rattraper mon erreur et enlever mon adresse mail et mettre Pascal à la place ? Merci

  14. Avatar de un lecteur
    un lecteur

    Le récit social de la relation homme-femme est soumis aux mêmes distorsions que l’histoire des civilisations, qui retient de préférence celle des « gagnants » de conflits pour le contrôle des ressources. Au premier ordre, c’est la logique du vivant pour la procréation en tant que mammifère social colonisateur et opportuniste.
    La technologie s’est introduite dans notre histoire par le biais de l’optimisation des moyens d’acquisition des ressources, tâche dévolue par mère Nature aux mâles, la procréation et les soins (la vie) étant du domaine de la femelle.
    À notre époque, le mâle ne se contente plus des outils qui lui facilitent la tâche, l’industrie lui a permis de produire, reproduire des outils de moins en moins utiles à notre quotidien et progressivement mis au service de nouvelles conquêtes pour la domination du consommateur. Colonisateur tu es et resteras !
    Les femmes ont perdu dans cette histoire industrielle le monopole de la procréation au profit du miracle de la reproduction technologique. Toutes les pyramides des âges de pays industrialisés confirment le déclin de la natalité avec la progression du consumérisme.
    C’est là que l’IA semble ouvrir la porte vers l’autonomisation de la « technologie » pour écrire une nouvelle page de la vie en la prolongeant avec la maîtrise des processus qui constituent le vivant.

    1. Avatar de Thomas Jeanson
      Thomas Jeanson

      « la maîtrise des processus qui constituent le vivant. »

      Good luck with that !!

      Avec la distraction des cours de bourses et des motivations militaires, ça va plutôt être une version super gore de Jurassic Parc…

    2. Avatar de Pascal
      Pascal

      @un lecteur
      *l’optimisation des moyens d’acquisition des ressources, tâche dévolue par mère Nature aux mâles »
      D’où tenez-vous ça ? Des exemples ?
      De mon côté, je peux vous donner pleins d’exemples du règne animal où le mâle n’a d’autre fonction que d’apporter sa part génomique ! Et bien souvent, si ce n’est le plus souvent, c’est la femelle qui est à l’origine de la ressource fondamentale : l’alimentation.
      Ne serait ce pas là un de nos biais machistes ?😉

  15. Avatar de François
    François

    “Cette révolution du 20eme siècle qui a en grande partie mis à bas le patriarcat pour rendre sa liberté aux femmes, n’était possible que dans un Etat à prédominance démocratique.”…
    Peut-être, sauf que la Russie est plus égalitaire que la France et qu’on y trouve plus d’égalité entre les hommes et les femmes compte tenu de la structure familiale communautaire de la société russe. Il suffit de voir le niveau des études, le nombre de femmes ingénieur(e)s ou scientifiques et leur poste dans la société.
    Ce n’est pas la démocratie qui fera l’égalité, mais plutôt l’éducation et les mentalités. Or, que ce soit aux USA ou en France l’éducation publique et l’éducation familiale connaissent un sérieux déclin. Comme ils en sont en partie responsables, ne comptons pas trop sur les réseaux sociaux pour inverser la tendance.

  16. Avatar de Pascal
    Pascal

    Encore un masque qui tombe ! Le fils de la princesse héritière de Norvège condamné à quatre ans de prison pour viols. La monarchie n’a plus le droit de cuissage visiblement.
    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/le-fils-de-la-princesse-heritiere-de-norvege-condamne-a-quatre-ans-de-prison-pour-viols_267963.html
    On peut toutefois s’étonner de la peine prononcée quand en France le viol est considéré comme un crime passible de 15 ans de prison.
    D’après GPT : En Norvège, les peines d’emprisonnement sont traditionnellement plus courtes que dans de nombreux pays européens. Le système pénal norvégien met davantage l’accent sur la réinsertion et utilise moins souvent de très longues peines.

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Pascal Les 15 ans sont une limitation du pouvoir du juge dans un état de droit. La durée prononcée est à la main du juge ou du jury. La peine prononcée vise un effet d’annonce auprès du public qu’apprécient certains, notamment politiques.
      La peine effectuée et ses modalités réelles peuvent être très différentes.
      La définition du viol est très variable pouvant recouvrir des situations très différentes suivant l’évolution législative fortement inventive des décennies récentes.https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/297555-faut-il-faire-evoluer-la-definition-du-viol-en-france-par-julie-leonhard.
      Au point de tordre les définitions adoptées pour satisfaire un objectif.
      Si l’acte défini comme viol est pénétratif, une femme qui performe un acte sexuel avec un mineur de 17 ans et une différece d’age de 20 ans doit-elle considérer que cet acte est soumis à consentement et en garder trace ?
      Y-a-t-il un effet rétroactif de telles évolutions des mentalités ?

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