Le petit micron et moi

Tu es là devant moi sur la table du jardin, petit micron, juste en-dessous du journal que je suis en train de lire. Tu avances rapidement vers la droite. Tu t’arrêtes. Tu te ravises. Tu pars vers la gauche. Pour t’arrêter aussitôt : non, c’était bien vers la droite que tu entendais aller. Et tu repars. Qu’est-ce qui peut bien motiver tes brusques changements d’avis ?

Tu es trop petit (1 mm ?) pour que je devine même ce que tu es. Une minuscule araignée ? Difficile à dire ! La différence entre nous (toi qui vaques à tes affaires, et moi qui t’observe), c’est que je pourrais t’effacer de la surface du globe d’une simple pression du doigt. Pour que je disparaisse moi, là assis dans mon jardin, à l’heure où le soleil se couche, il faudrait une météorite d’un demi-kilo (je viens d’aller vérifier). C’est bien la seule différence que je voie entre toi et moi.

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Rumeurs infondées

Mais si ! je faisais autre chose en 1977 que d’être amoureux d’Emmylou Harris (ignorez ces affreux ragots !).

Que je disparaisse un jour ou l’autre, c’est dans l’ordre des choses, mais qu’Emmylou Harris soit condamnée à mourir un jour, ça, honnêtement, mes amis, ça la fout mal.

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Quinzaines, Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l’ouvre ?, le 15 juillet 2019

Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l’ouvre ?

Carolyn Robinson – « Camille » dans Sur la route de Jack Kerouac

Jack Kerouac, que rendrait célèbre la publication en 1957 de On the Road (Sur la route), un récit qu’il avait terminé d’écrire six ans auparavant, était déjà depuis une dizaine d’années un excellent écrivain, s’étant essayé avec brio, dès son adolescence, à différents styles d’écriture. Seul handicap dans son jeune âge, qu’il ait pris pour modèles qu’il entendait égaler, des auteurs dont le talent de romancier s’identifiait au récit autobiographique.

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Trump enjoint à 4 députées progressistes de « retourner d’où elles viennent »

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Banque centrale européenne : êtes-vous futé.e ?

Ouvert aux commentaires.

Tiens ! puisque je parlais justement d’Aristote, vous n’ignorez certainement pas que, tirant parti de la théorie de la proportion que son poteau Eudoxe venait de mettre au point, le Stagirite comme on le surnommait, nous a offert les règles du raisonnement déductif (« Si X alors Y », etc.). Je vous propose du coup un petit quizz.

« Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement,
« 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. »

  • La première qualité exigée d’une banque centrale est son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique

  • Mme Christine Lagarde vient d’être nommée à la tête de la Banque centrale européenne

La question du quizz est celle-ci : « La Banque centrale européenne est-elle désormais en de bonnes mains ? »

Ce.ux.lles qui auront trouvé la bonne réponse auront droit au titre honorifique – rarement décerné – de « Petit.e futé.e du Blog de PJ ».

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Affaire de Rugy – Ce que j’en pense

Vous me demandez ce que j’en pense. Je vous dirai donc ce qui suit.

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent.

Si l’on pense ordinairement que les amusements contribuent au bonheur du fait que les princes et les puissants de ce monde y consacrent leurs loisirs, il se peut cependant que ni les princes, ni les potentats, n’offrent le genre de confirmation que l’on attendrait. Car la vertu et l’intelligence, qui sont à l’origine des actes les plus élevés, ne dépendent aucunement du degré de pouvoir dont chacun dispose… 

Oups ! j’ai oublié les guillemets (je ne serais pas le premier !), bon, d’accord, j’ai trouvé ça ici : Éthique à Nicomaque (X, vi, 3-4), d’un certain Aristote (le prénom n’est pas indiqué).

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Télérama, BFMTV financée par l’évasion fiscale ? “On a autorisé certaines combines, il est un peu tard pour s’en plaindre”, par Étienne Labrunie, le 12 juillet 2019

BFMTV financée par l’évasion fiscale ? “On a autorisé certaines combines, il est un peu tard pour s’en plaindre”

Après la diffusion de l’enquête du Média mettant en cause le financement de la chaîne d’information en continu, l’anthropologue Paul Jorion analyse les implications de ces montages financiers. Il estime que l’optimisation fiscale telle qu’elle est décrite est une pratique légale, devenue banale pour les entreprises européennes.

De grands médias français se seraient-ils développés avec des fonds d’investissement nichés dans des paradis fiscaux ? Question subsidiaire : auraient-ils évité de payer leurs impôts en remontant une partie de leurs bénéfices vers ces mêmes paradis fiscaux ? C’est en tout cas ce que prétend Le Média dans une enquête mise en ligne le 8 juillet. La webtélé affirme en effet que NextRadioTV et Altice, notamment propriétaires de BFMTV et RMC, ont eu recours à des fonds d’investissements basés à Jersey et au Luxembourg pour contourner le fisc. « Nous produisons des faits indéniables et vérifiés prouvant que BFMTV s’est construit en partie avec des capitaux en provenance de paradis fiscaux et les utilisent pour défiscaliser une partie de ces bénéfices. Pour une chaîne qui traite régulièrement d’évasion fiscale, cela devrait au moins poser des questions en interne », insiste Denis Robert, le patron de la webtélé.

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« Mes vacances à Morro Bay » : Continuer à vivre pleinement, par Benjamin Fagel

Bonjour M. Jorion,

J’ai 26 ans et j’habite à Rennes. (je vous avez déjà contacté dans le passé, Nuit debout). Je vous ai découvert lors d’une conférence que vous aviez donnée à Rennes début 2015, et depuis lors, je n’ai pas dû rater une seule de vos capsules vidéos, et vous êtes une de mes sources d’informations quotidienne. Je tenais à vous remercier pour ce que vous offrez. Ça m’aide beaucoup à vivre dans cette époque incroyable, autant dans les plus hideux aspects que dans les meilleurs. 

Je viens de finir vos vacances à Morro Bay. Et j’ai été très agréablement surpris par ce texte. Ce fut un plaisir de sentir tout au long de la lecture, ce petit sourire en coin, chose qui ne se dévoile que très rarement dans vos vidéos, même si c’est vrai que, quelquefois, on le devine ici ou là. Ce fut un instant plaisant de vous lire évoquer l’amour, les femmes, la simplicité des petits moments de l’existence, qui, quand on les vit et raconte comme moments d’exception deviennent exceptionnels, le parfum iodé de l’océan qui m’a rappelé bon nombre de souvenirs maritimes. C’était un vrai beau moment, très touchant, de vous lire ainsi, à vif, à cœur ouvert.

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Lit-on encore des livres ?

Ouvert aux commentaires.

Connaissant (grâce à l’outil Analytics de Google) le nombre de lecteurs assidus du Blog de PJ et venant de recevoir le décompte des ventes de mes livres, je vous pose la question : combien de mes livres – en moyenne – mes lecteurs assidus ont-ils achetés ?

Options : chaque lecteur assidu du blog a acheté 2 de mes livres, 1 de mes livres ; 1 lecteur assidu sur 2 a acheté un de mes livres, 1 sur 3, 1 sur 5, 1 sur 10, 1 sur 20, 1 sur 50 ?

La réponse est l’un de ces chiffres ; je vous le communique dans 3 jours, le 14 juillet.

La réponse est 1 lecteur assidu sur 5. Vous êtes environ 40.000 lecteurs assidus, et 8.000 de mes livres ont été vendus en 2018.

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La vie

Aujourd’hui, de manière inattendue (absolument sans crier gare), j’ai vécu pendant plusieurs heures une expérience humaine d’une extraordinaire intensité.

Je ne peux rien vous en dire de plus car en dire davantage risquerait de blesser l’une ou l’autre personne.

Aujourd’hui, j’ai été à la fois fier et ravi de vivre, dans ce qu’elle a de plus sublime et de plus tragique, la vie de ce qu’on appelle un être humain.

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« Mes vacances à Morro Bay » et « Moon River », par Éliane Chaponik

Cher monsieur, c’est étrange mais la lecture de votre livre m’a fait penser à la chanson « Moon River » avec ses paroles décousues, où l’on passe de ce que l’on va faire : traverser la rivière… un de ces jours, à un mystérieux dream maker briseur de coeur, que l’on va suivre partout où il ira… Ensuite de deux personnes qui semblent ne pas savoir que faire à part vouloir peut-être parcourir le monde : il y a tant de choses à voir… on se retrouve là où finit l’arc-en-ciel en compagnie de my huckleberry friend, « moon river and me ».

Mais voilà, il y a la musique très nostalgique. C’est cette valse lente que l’on entend au-delà de votre écriture…

Cordiales salutations

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L’Écho, La libra, une fausse bonne affaire pour l’usager ? le 9 juillet 2019

La libra, une fausse bonne affaire pour l’usager ?

En 1844 la Cour suprême des États-Unis affirma qu’une entreprise « a la capacité d’être traitée comme un citoyen [de l’État où elle a été fondée], au même titre qu’une personne naturelle ».

À dater de ce jour, les entreprises avaient acquis une qualité qui faisait défaut aux « personnes naturelles » : une immortalité potentielle. L’intention était louable : était ainsi mis fin à un scandale préjudiciable aux entreprises en tant que telles ainsi qu’à l’économie en général : qu’elles soient automatiquement dissoutes à la mort de leur propriétaire, plongeant leurs employés dans la précarité et lésant leurs clients.

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Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », Le transhumanisme – Retranscription

Retranscription de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », 2eme de six conférences, Le transhumanisme est-il la nouvelle religion d’une technologie triomphante ?, le 11 décembre 2018. Merci à Eric Muller ! Les premières minutes manquent. Le transhumanisme y est situé dans plusieurs traditions de la pensée occidentale, qui se chevauchent partiellement : l’individualisme, l’« esprit des Lumières ». Ouvert aux commentaires

[… ] Parfois, les auteurs renvoient à des penseurs, par exemple Jean-Jacques Rousseau, ou Nicolas de Condorcet sur la notion de perfectibilité, c’est-à-dire de la capacité de l’homme à se perfectionner lui-même – une réflexion qui est parfois fondée d’ailleurs sur un parallèle avec la domestication – nous avons domestiqué certains animaux pour en tirer parti ; les chiens pour le plaisir de les avoir avec nous à la chasse ou défendre nos maisons, les cochons pour les manger et les vaches pour les manger ou en tirer du lait. Ces espèces ont connu une évolution tout à fait particulière : la vache ne ressemble plus fort à l’auroch – sauf par quelques traits extérieurs – le cheval que nous avons aujourd’hui n’est plus le cheval sauvage que nous connaissions autrefois. La domestication est un processus qui conduit à une évolution des espèces, et certains penseurs ont attiré l’attention sur le fait que nous avons produit une sorte d’auto-domestication de notre propre espèce : nous avons créé des caractères chez nous qui ressemblent fort à ceux que nous avons produit chez les animaux domestiques, et on peut imaginer que la perfectibilité, le perfectionnement soit du même ordre chez nous, et que nous puissions continuer à nous développer par les moyens que la technologie nous offre, de la même manière que nous avons pu le faire pour d’autres choses autour de nous. Et là, bien entendu, ma réflexion aujourd’hui sera autour de certaines difficultés, de certains dangers, de certaines questions qui se posent à nous – parfois même dans l’urgence – autour de ces questions.
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*Le seul Blog optimiste du monde occidental*