Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

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Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

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Défaitisme : Une question que je me pose…

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Un mail que je viens de recevoir – venant s’ajouter à des dizaines de commentaires ici sur le Blog – m’oblige à me poser une question dont certains d’entre vous connaissent peut-être la réponse.

Devant le frémissement qui s’esquisse dans la bonne direction (par exemple, la Business Roundtable remettant en question le pouvoir absolu des actionnaires), un grand nombre d’entre vous réagissent de manière désabusée, cynique, en affichant un défaitisme de principe.

Pourquoi pas après tout (tous les goûts sont dans la nature) ? Mais il me semble que ces prises de position reflètent une lassitude, un climat dépressif, qui s’accommodent mal avec le comportement dynamique qu’implique le militantisme. Il me paraît paradoxal du coup que puissent exister – comme je le constate pourtant – une attitude désabusée, un cynisme, ou un défaitisme, militants.

Je ne vois aucun bénéfice évident – ni individuel, ni collectif – à nier systématiquement que les choses puissent aller mieux. Quelle est selon vous l’explication ?

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Le 10 Downing Street en voie de Maison-Blanchisation

3 juges écossais viennent de statuer que la décision de Boris Johnson de suspendre l’activité du Parlement britannique (prorogation) pendant 5 semaines avait pour seul objectif d’entraver son fonctionnement dans la période conduisant à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, dont la date est fixée au 31 octobre.

Cette observation n’a pas surpris grand-monde puisque chacun pense exactement la même chose. Mais ceci n’a pas empêché une source au 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre britannique, d’affirmer que le jugement était biaisé et que les 75 députés rebelles qui avaient déposé leur requête l’avaient fait à dessein en Écosse en raison de l’hostilité de principe des Écossais envers Boris Johnson.

Or quiconque a ouvert le journal ou écouté la radio ces jours derniers sait que la requête n’avait été déposée à Édimbourg que pour une seule raison : parce que la cour anglaise était en vacances.

La Grande-Bretagne, sous M. Johnson, semble dériver vers le travers que l’on constate depuis que M. Trump occupe la Maison-Blanche : que le ou la porte-parole du démagogue-en-chef ignore – ou feint d’ignorer – ce que sait un enfant de 5 ans.

40 députés et députées se sont aussitôt rendus au parlement en vue de reprendre leurs délibérations.

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Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

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Merci Le Monde d’avoir vendu la mèche, signé les auteurs reconnaissants

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Le Monde : Que paie-t-on quand on achète un livre ? le 10 septembre 2019

Ça n’arrive pas souvent, mais ça arrive : un.e commentateur.rice me reprochant de promouvoir l’un de mes livres sur mon blog. Cette petite vidéo du Monde permet de comprendre que chaque fois que je vous encourage à acheter l’un de mes livres, je subventionne un nombre considérable d’autres personnes ayant ou non un certain talent.

Gagnent davantage que moi quand je vends un livre :

  • L’éditeur : 1,88 fois moi
  • L’imprimeur : 1,25 fois moi
  • Le distributeur : 1,38 fois moi
  • Le libraire : 4,5 fois moi

Merci les auteurs (crevant la dalle pour la plupart) pour leur mécénat envers un tas de gens !

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Royaume-Uni : une nation en péril

La BBC nous offre un excellent résumé de la journée d’hier : une des nations démocratiques parmi les plus anciennes, en péril.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de mes onze années passées en Angleterre : dix à Cambridge, une à travailler dans la City à Londres. J’y ai été bien traité et j’ai eu plaisir à y vivre. Je ne vous cacherai pas qu’en regardant cette vidéo, j’ai pleuré. Car ce sera cela aussi le Grand effondrement : beaucoup de souffrance certainement, mais aussi la tristesse d’observer le monde partir à la dérive.

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L’Écho, Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires, le 10 septembre 2019

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Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires

Les États-Unis et le Royaume-Uni se trouvent aujourd’hui en situation périlleuse pour la même raison : les deux nations ont à leur tête un dirigeant décidé à étendre son pouvoir, celui que lui confère le fait d’être le chef de l’exécutif, au détriment du pouvoir législatif traditionnellement réservé aux parlementaires, désignés constitutionnellement comme un contre-pouvoir.

Seule différence entre eux aujourd’hui, Johnson essuie revers après revers, alors que Trump a eu l’habileté de prendre à contre-pied le Congrès, le parlement de son pays, grâce à une tactique dont il fait un usage systématique. Le président américain tire ainsi parti du fait qu’il existe une importante zone de non-dit dans le fonctionnement ordinaire des institutions démocratiques. Cette zone muette doit son existence au présupposé que l’on ne peut devenir Président si l’on ignore la common decency, les bonnes manières. Trump feint l’ignorance et s’engouffre dans la brèche de ce non-dit. Ainsi quand il s’enquiert s’il lui est possible de s’accorder la grâce présidentielle à lui-même. S’entendant confirmer qu’aucun texte n’interdit explicitement une hypothèse aussi loufoque, il laisse entendre qu’il n’hésitera pas alors à s’en faire bénéficier.

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Le coût économique du Brexit

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Depuis juin 2016, date du réferendum britannique, je donne comme explication de l’impossibilité pratique du Brexit :

  • son coût économique faramineux
  • le retour probable de la guerre civile en Irlande du Nord

Une étude de la KUL (Katholieke Universiteit te Leuven), Sector-Level Analysis of the Impact of Brexit on the EU-28, chiffre ces coûts :

Un Brexit négocié implique pour l’UE-27, une perte de 0,38 % de son PIB, de l’ordre de 2,5 milliards d’euros et 280.000 emplois perdus. Pour le Royaume-Uni, une perte de 1,2 % du PIB et d’environ 140.000 emplois.

Un Brexit sans accord implique pour l’UE-27, une perte de 1,54% de son PIB et de 1.200.000 emplois. Et pour le Royaume-Uni, une perte de 4,4 % de son PIB et d’environ 525.000 emplois.

La menace s’éloigne heureusement 😀 .

Mise à jour, le 6/9 à 18h : Les Lords approuvent la proposition de loi prohibant un Brexit sans accord. 

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