Clip musical sur le changement climatique filmé en Oregon, par Eric John Kaiser

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Bonjour Paul,

Comme vous, le réchauffement climatique m’inquiète… Suite à d’importants feux de forêts l’été dernier, ici dans l’état de l’Oregon, proche de Portland et de la rivière Columbia, la ville a été pendant plusieurs semaines recouverte d’une fumée de cendres. Le ciel était tout gris et c’était irrespirable. J’ai alors voulu faire quelque chose à mon niveau pour parler de ce problème et essayer de faire prendre conscience davantage des dangers liés aux changements climatiques. Ici dans le Nord-Ouest des USA, chaque été devient de plus en plus sec et les risques de feux de forêts de plus en plus fréquents.

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Nous voulons, par Dominique Temple

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Nous voulons

Attention !

Il ne s’agit pas de doléances. Nous n’avons plus le temps. Il s’agit de mesures qui nous permettent de dépasser le système capitaliste, plus exactement de notre contribution aux propositions dont la convergence fera naître une société nouvelle. Le système capitaliste est en Europe à son zénith, au seuil de sa chute. Il s’agit de faire en sorte que son autolyse n’entraîne pas le chaos social.

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Motion de censure au parlement britannique

Intervention remarquable de Tom Watson, N°2 du Parti travailliste. Exprimant son admiration pour la ténacité de Theresa May, sa capacité à rebondir devant l’échec – en dépit de son absence d’empathie, il souligne que des sentiments amicaux parce qu’admiratifs ne doivent pas être confondus avec l’approbation de quelqu’un qui a en réalité échoué.

Michael Gove, ministre de l’Environnement, très en verve, très conscient que Watson a marqué des points, établit un catalogue des succès économiques des Conservateurs, avant de s’en prendre à Jeremy Corbyn, le dirigeant travailliste, soulignant ses ambiguïtés dans son opposition à Poutine, concluant qu’il serait incapable de défendre la nation.

May survit : The government has won by 325 votes to 306 – a majority of 19. Une victoire mais très éloignée d’un triomphe.

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Ah ! Je dis n’importe quoi depuis des mois à propos du Brexit ?

Comment se fait-il alors que l’éditorial du Monde affirme ce soir avec beaucoup de solennité ce que je répète depuis le vote de juin 2016 ?

D’accord, ils déclarent « le Royaume-Uni est pratiquement revenu à la case départ », alors que j’écrivais ici hier soir « Theresa May […] est renvoyée à la case zéro », la nuance mérite en effet d’être relevée 😀 .

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À ceux qui n’imaginent pas que le Brexit puisse être à l’origine d’un effondrement généralisé

Vous êtes quelques-uns à faire la moue quand je pose la question ces jours-ci, et en particulier dans ma chronique du 10 janvier dans Trends-Tendances : Brexit ou effondrement d’une nation ?, si le Brexit ne pourrait pas être à l’origine d’un effondrement généralisé.

Deux commentaires allant dans mon sens :

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Piqûre de rappel : ina global, Paul Jorion : « La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… », le 7 avril 2017

Sur ina global, l’entretien que j’ai accordé à Isabelle Didier et Philippe Raynaud. Ouvert aux commentaires.

« La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… »

  L’actuel système économique entraîne le monde vers une catastrophe. La crise des subprimes en aura été l’un des révélateurs. Interview de Paul Jorion, anthropologue, spécialiste de la finance, sur les vérités, « post-vérités » et mensonges de notre temps.

Comment les vérités que vous avez établies au sujet des subprimes dès 2004 ont-elles fini par s’imposer ? Quels rôles les médias ont-ils joué ?

Paul Jorion : Il y a eu deux vagues. D’abord, une sidération liée au fait que cette crise n’avait pas été prévue par les économistes. Ceux qui l’ont anticipée se comptent sur les doigts d’une main même si, depuis, certains se sont découverts une lucidité d’après-coup, arguant non d’études qu’ils auraient publiées mais d’une petite phrase par ci ou par là. J’ai recensé quatre à cinq personnes qui ont réellement argumenté dans des publications que nous étions à la veille d’une crise majeure que les subprimes pouvaient déclencher[+]. Ces personnes n’étaient pas des économistes ou si elles l’étaient, elles étaient marginales dans leur profession car venues d’un autre horizon ou avaient eu l’habitude de relier des phénomènes appartenant à différents domaines.

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L’histoire en train de se faire

… toujours là pour vous tenir au courant de l’histoire en train de se faire…

[j’écoute Mme Theresa May religieusement avant de vous dire ce que j’ai cru entendre]

Une chose pourra être dite à propos de cette dame : elle ne manque pas de courage.

Elle attaque violemment et très ironiquement Corbyn sur les contradictions du Labour et les siennes en particulier : pour ET contre le Brexit, pour ET contre un second referendum.

Voici sur quoi le vote va se faire :

Que cette Assemblée approuve, aux fins de l’article 13, paragraphe 1, point b), de la loi de 2018 sur le retrait de l’Union européenne, l’accord de retrait négocié déposé devant l’Assemblée le lundi 26 novembre 2018 sous le titre « Accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique » et le cadre pour les relations futures présenté à l’Assemblée le lundi 26 novembre 2018, intitulé « Déclaration politique établissant le cadre des relations futures entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ».

La déroute prévue – et redoutée par May : MPs reject May’s Brexit plan by 432 by 202 – a majority of 230

Theresa May demandera la confiance demain. Quoi qu’il en soit elle est renvoyée à la case zéro.

Jeremy Corbyn au nom du Labour souligne qu’aucun gouvernement britannique n’a jamais subi une telle défaite. Il refusera la confiance demain à un gouvernement ayant fait la preuve de « son incompétence flagrante », en présentant une motion de censure.

Le Parti National Écossais (SNP) refusera lui aussi la confiance.

Le président de la chambre, John Bercow, réprimande l’un des présents, exprimant sa consternation qu’un « ministre de la Couronne » hurle pour empêcher de parler la députée Travailliste Yvette Cooper.

Donald Tusk, Président du Conseil européen

Traduction : « Si un accord est impossible, et que personne ne veuille d’une absence d’accord, qui aura finalement le courage de dire quelle est la seule solution positive ? »

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M. Macron et les mots qui fâchent

Le Président de la République a dit aujourd’hui, vous avez dû voir ça :

« Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent. »

Les protestations ont fusé sur un mot qui fâche, et c’est vrai, il y a là un mot qui me fâche moi aussi, c’est ce mot « responsabiliser » utilisé de nos jours comme un euphémisme, là où on n’ose pas employer franchement le mot dont il s’agit en réalité, qui est « entuber ».

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À quoi ressemblera mon livre « La chute de la météorite Trump » ?

Eh bien, c’est très simple, il s’agira d’une chronologie des événements et de mes réflexions sur ces événements, mais commentée par moi a posteriori, à la lumière de ce qu’on aura appris par la suite.

Un exemple ? Mais bien sûr ! Voici, l’entrée pour le 10 avril 2018.

10 avril 2018

La saisie de milliers de dossiers appartenant à Michael Cohen, l’avocat personnel de Donald Trump intervenue ce jour constitua bien entendu un geste majeur de défiance de l’institution judiciaire envers le Président. Le fait qu’il s’agisse d’une démarche non-transactionnelle, non-négociée, alors que l’option existait de demander simplement que ces dossiers soient communiqués à la Justice situait bien entendu la gravité des soupçons pesant sur lui. On comprendra a posteriori que le caractère inhabituel voire monstrueux du fait que le dirigeant d’une nation – et pas n’importe laquelle : la première puissance économique et militaire – ait été de facto sinon de jure l’agent d’une puissance étrangère, aura nécessité la mise en place d’un dispositif tout aussi inhabituel et que le fait qu’une partie considérable de la population lui était favorable aura exigé des autorités judiciaires qu’elles jouent son inculpation et son arrestation comme une partie d’échecs ou, mieux encore, comme une véritable campagne militaire puisqu’il s’agissait de rien moins que la bataille décisive d’une Troisième guerre mondiale dont on ignorait jusque-là l’existence. 

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Brexit : aujourd’hui ça passe ou (selon les sondages) ça casse

Vous avez sans doute vu ma chronique publiée le 10 janvier dans Trends-Tendances, intitulée Brexit ou effondrement d’une nation ?, qui parle en fait des journées d’hier et d’aujourd’hui.

Et c’est bien aujourd’hui que cela passe ou cela casse. Or les sondages auprès des députés retournent tous le même pronostic : ça va casser.

Que restera-t-il comme options ? Celles dont je proposais la liste :

soit, un retrait « no deal », sans aucun accord, à mettre sur pied de préférence dans l’ordre, les visions d’un retrait désordonné étant apocalyptiques : pénuries de produits de première nécessité et de médicaments, chaos à Douvres en particulier et dans les ports dans leur ensemble, soit, un accord de type « Norvège + », c’est-à-dire une relation avec l’Union européenne pour le Royaume-Uni, comme celle de la Norvège aujourd’hui, équivalant, affirment les critiques, à un statut de membre de seconde classe : sans droit de vote dans les décisions de l’UE, soit enfin, dernière option, un nouveau referendum, pouvant déboucher sur le souhait désormais des Britanniques si l’on en croit les sondages : 52% remain, un vote qui renverserait celui de juin 2016 : 52% leave.

D’accord, on en reparle ce soir !

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Trump : Les cowboys et les Indiens, le 12 Janvier 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump : Les cowboys et les Indiens, le 12 Janvier 2019. Merci à Eric Muller !

Bonjour nous sommes le samedi 12 janvier 2019, et les États-Unis sont entrés dans leur période de fermeture de l’administration fédérale, la plus longue jusqu’ici : on est au vingt-deuxième jour. La fermeture la plus longue jusqu’ici a été de vingt-et-un jours. On est dans une situation extrêmement tendue parce qu’il y a des gens qui ne sont plus payés, des fonctionnaires qui ne sont plus payés. Il y a des services de type fédéral qui ont épuisé le budget qui était le leur et qui vont commencer à fermer petit à petit. Il y a des choses qui se sont interrompues immédiatement, comme les gardes des parcs nationaux, il y a des gens qui ne sont plus payés mais qui continuent à faire leur boulot en se disant qu’ils seront payés un jour, comme les contrôleurs du ciel, mais c’est une situation extrêmement difficile, d’autant que on ne voit aucun progrès dans les discussions qui ont lieu entre les Démocrates et les Républicains. M. Trump – et il est suivi par le parti Républicain jusqu’ici – même s’il y a des craquements, même si il y a des gens qui, voilà, émettent des réserves sur cette histoire de mur avec le Mexique.

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