737 MAX : Les disruptions sont plus risquées dans les gros systèmes, par Timiota

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Les disruptions sont plus risquées dans les gros systèmes : le 737 MAX, Vasa moderne et métaphore de l’économie hyper-financiarisée.

Le déroulement de la crise du Boeing 737 MAX est intéressant parce que l’accident industriel qui se profile après le crash ET302 d’Ethiopian Airlines le 10 mars survient au moment d’une industrialisation bien lancée, au « pied de la courbe », puisqu’on en est à 350 appareils livrés sur environ 5.000 commandés. Il pose la question des vertus ou vices intrinsèques de cette industrie au point où elle a le plus de mal à faire excuser ce qu’on croit deviner. Et en filigrane, je propose à la fin de ce billet une analogie sur l’hyper-financiarisation.

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La Raison (dans l’Histoire) redresse la tête !

On apprend ce soir que

1° le Sénat américain, à majorité Républicaine, s’est joint au Congrès, à majorité Démocrate, pour rejeter la justification par un supposé état d’urgence de la construction d’une muraille mexicaine.

2° les députés britanniques ont voté un report du Brexit pour une durée indéterminée.

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Les parlementaires britanniques rejettent l’option d’un Brexit sans accord

Mme Yvette Cooper, Travailliste, relance au bond un amendement Conservateur. Vous n’ignorez pas qu’elle bénéficie (ce qui l’aide sans doute 😉 ) de toute mon admiration.

Vous la voyez ici, le 27 février.

Commentaire à l’instant de Laura Kuenssberg‏ commentatrice politique de la BBC :

Traduction : « … franchement les choses sont tellement chaotiques que tout ceci pourrait imploser accidentellement. »

Demain, vote sur un report de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue à l’heure qu’il est le 29 mars.

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Royaume-Uni, États-Unis : l’ingouvernabilité

Espace Éthique/Île-de-France : Prédire les crises financières, le 4 mars 2019

Trends-Tendances : Peut-on prévoir les crises financières ? le 7 mars 2019

Blog de PJ : Brexit : c’est entre aujourd’hui et demain que ça passe ou ça casse, le 12 mars 2019

La question du Grand Débat à laquelle je fais allusion : « Que faudrait-il faire pour protéger la biodiversité et le climat tout en maintenant des activités agricoles et industrielles compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers, notamment européens ? »

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Brexit : c’est entre aujourd’hui et demain que ça passe ou ça casse

J’ai suivi le débat en direct.

Jeremy Corbyn, leader des Travaillistes : le Parlement devrait reprendre le pouvoir (autrement dit « remettre la question entièrement à plat ») et dire Non à la Premier ministre.

Le représentant du Parti nationaliste écossais, indépendantiste, Ian Blackford, réaffirme leur opposition au Brexit. Son fils a vécu en Europe (« le Continent ») : « Nous volons des opportunités à nos enfants ». Il reproche à la Premier ministre de rire quand il dit ça. Il réclame un nouveau referendum

Laura Hughes, du DUP (Democratic Unionist Party), protestant d’Irlande du Nord, ne soutiendra pas Theresa May.

Défaite majeure à nouveau pour la Premier ministre : 391 votes contre 242. Au mieux, elle espérait une défaite de 20 votes au plus. Ce soir, c’est 149.

Jeremy Corbyn, pour le Parti travailliste, déclare que la Premier ministre a perdu la confiance de la nation et doit appeler à de nouvelles élections.

Petite remarque : j’ai trouvé toutes les interventions excellentes, celles en faveur du Brexit aussi bien que celles contre, on est loin de l’allure de petites frappes qui caractérise ces jours-ci certains parlementaires américains Républicains. Malheureusement ce splendide sens de l’État de ces représentants du peuple britannique ne semble pas protéger leur nation davantage que les États-Unis de l’ingouvernabilité dans laquelle elle sombre.

Dans son discours de clôture Theresa May évoque trois possibilités à débattre demain et jeudi : accepter la possibilité d’une sortie de l’UE en l’absence d’accord (« no deal »), un report de la sortie le 29 mars ou … un nouveau referendum.

La Premier ministre reprendra jeudi la proposition de la Travailliste Yvette Cooper de limiter les dégâts en reportant l’application de l’article 50 de sortie de l’Union européenne.

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Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019 – Retranscription

Retranscription de Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019. Merci à Eric Muller ! Ouvert aux commentaires.

Bonsoir. Aujourd’hui, dans ce cycle sur la nécessité ou non de déclarer un état d’urgence pour l’humanité, je vais parler plus spécifiquement des risques que nous courons effectivement.

Et là, si on fait un pas en arrière, je ne sais pas, quelque chose de l’ordre de mon enfance ou de mon adolescence : la manière dont nous nous représentons ces risques est extrêmement différente. Il s’est passé en particulier – si j’ai bon souvenir c’était dans les années 70 – quand nous avons découvert que la disparition des dinosaures était liée à un événement cataclysmique. Nous savions bien que les dinosaures avaient disparu, nous ignorions encore aussi que les oiseaux sont des dinosaures et que eux ont survécu et que, effectivement, on parle de la disparition des dinosaures non-aviens maintenant, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas des oiseaux. Ça a passionné, bien entendu, aussi les enfants de découvrir que les dinosaures existaient toujours mais qu’ils étaient beaucoup plus petits que ceux qu’on nous montre dans les musées d’histoire naturelle. Continuer la lecture de Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019 – Retranscription

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L’Écho – Comment légitimer la politique de l’offre et la théorie du ruissellement ? le 12 mars 2019

Le ruissellement suppose le pouvoir d’achat

La « politique de l’offre » – que l’offre créera automatiquement sa demande, puisque la production engendrera les salaires de ceux qui produiront – tout comme la « théorie du ruissellement » – qui veut que les plus riches, par leurs achats, subventionnent automatiquement les moins riches qui produiront – négligent cependant chacune un élément essentiel, la première, que les salaires générés devront être d’un niveau suffisamment élevé pour que les salariés achètent la totalité des biens et des services qui seront offerts, et la seconde, celle du ruissellement, qu’il faut pour qu’elle soit valide, que l’économie puisse absorber en tant qu’investissement rentable toute la richesse que les détenteurs de capitaux ont la capacité de mettre à sa disposition.

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