Un beau jour du mois de décembre…

Un beau jour du mois de décembre de l’année dernière, je me suis réveillé – couché sur le dos, pendant par une dizaine de fils d’écrans d’ordinateur. Je ne savais bien entendu plus bouger.

On m’a appris ce jour-là que j’avais survécu à une septicémie.

Ce jour-là, comme les suivants, on se répète cela comme une rengaine, on se dit : « Je fais cela comme dans une septicémie ». On a oublié – ou plutôt, on ne sait plus que les jours d’avant – on faisait cela tout autrement : on se disait « Je vais m’habiller ! », et puis quelques instants plus tard, on était habillé.

On le redécouvre, six mois plus tard. On se dit : « Je vais m’habiller ! », et puis hop, on pense à autre chose ! on est habillé ! C’est fou comme ça paraît simple !

Comment a-t-on même pu le faire autrement ? De la vieille manière vétuste : « Maintenant le lacet gauche… maintenant le lacet droit… ». C’est que ça ne marchait plus autrement !

Et puis hier au milieu de l’après-midi, au milieu d’un crac intense qui vrille le crâne, comme un choc qui libère, on sait à nouveau faire les choses simplement – sans y penser !

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Une réponse à « Un beau jour du mois de décembre… »

  1. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Vieillesse et finitude .

    Il y a des jours où un simple geste, autrefois invisible, revient comme un visiteur qu’on croyait installé pour toujours et qui, soudain, avait disparu sans prévenir.

    On le retrouve, et l’on comprend qu’il n’était pas acquis, seulement prêté.

    Le corps, autrefois discret, commence à parler plus fort :
    > il rappelle qu’il a ses propres échéances, ses propres humeurs,
    > il ne signe plus les mêmes contrats qu’avant.

    On découvre alors que chaque automatisme retrouvé est une petite victoire, mais aussi un rappel :
    si l’on peut revenir, c’est qu’on avait commencé à partir.

    Et dans ce retour fragile, il y a une gratitude nouvelle :
    > celle de savoir que rien n’est éternel,
    > pas même la simplicité d’un lacet qu’on noue sans y penser.

    À l’approche de 80 ans, le corps cesse d’être un support silencieux.
    Il devient un **interlocuteur**, parfois un contradicteur.

    Cela crée une nouvelle forme de vigilance :
    > chaque incident, même bref, est interprété comme un signe.
    > Ce n’est pas de la peur, mais de la lucidité.

    La fragilité n’est pas une abstraction.
    Elle est vécue dans:: le décalage entre:
    > l’esprit intact
    > le corps qui vacille.

    Dans ce décalage esprits/corps on ressent une impression bizarre :
    de l étrangeté dans la situation vécue , et surtout une conscience aiguë de la finitude.
    ( réflexions après avoir vécu quelques problèmes corporels )

    Et à ce moment on se dit :
    Je suis encore moi, mais je ne suis plus tout à fait le même.

    À 40 ans, retrouver un geste perdu est banal.
    À 80 ans, c’est un événement qui entraine une prise de conscience.

    Et souvent un geste retrouvé peut signifier :
    > que la dégradation n’est pas encore irréversible,
    > que le corps peut encore réparer,
    > que la finitude n’a pas encore gagné.

    Mais, la lucidité rappelle aussi que la pente est là, silencieuse, constante.

    Après quand le corps devient incertain l’écriture et votre blog devient
    > un refuge,
    > une preuve de continuité,
    -> un acte de résistance contre l’effacement.

    L’important , après un incident dont on suppose l’importance , c’est de se dire :
    > Je tiens encore la plume,

    qui le moyen repousser la finitude.

    ************
    Bien à vous
    et soignez vous bien

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  1. Vieillesse et finitude . Il y a des jours où un simple geste, autrefois invisible, revient comme un visiteur qu’on…

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