Un beau jour du mois de décembre de l’année dernière, je me suis réveillé – couché sur le dos, pendant par une dizaine de fils d’écrans d’ordinateur. Je ne savais bien entendu plus bouger.
On m’a appris ce jour-là que j’avais survécu à une septicémie.
Ce jour-là, comme les suivants, on se répète cela comme une rengaine, on se dit : « Je fais cela comme dans une septicémie ». On a oublié – ou plutôt, on ne sait plus que les jours d’avant – on faisait cela tout autrement : on se disait « Je vais m’habiller ! », et puis quelques instants plus tard, on était habillé.
On le redécouvre, six mois plus tard. On se dit : « Je vais m’habiller ! », et puis hop, on pense à autre chose ! on est habillé ! C’est fou comme ça paraît simple !
Comment a-t-on même pu le faire autrement ? De la vieille manière vétuste : « Maintenant le lacet gauche… maintenant le lacet droit… ». C’est que ça ne marchait plus autrement !
Et puis hier au milieu de l’après-midi, au milieu d’un crac intense qui vrille le crâne, comme un choc qui libère, on sait à nouveau faire les choses simplement – sans y penser !
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