The Guardian exige la démission de Boris Johnson

L’éditorial du quotidien britannique The Guardian, intitulé The Guardian view on Boris Johnson and the crown: a clear abuse of power : « L’opinion du Guardian sur Boris Johnson et la couronne : un cas flagrant d’abus de pouvoir », se clôt par les mots suivants qui commentent la machine-arrière qu’a dû opérer le bureau du Premier ministre après qu’un de ses porte-paroles a mis en cause l’impartialité des juges écossais ayant statué hier que l’ajournement (prorogation) du parlement était illégal, étant motivé par la volonté d’entraver son bon fonctionnement (to stymie) :

Un gouvernement digne de confiance n’a pas à faire connaître explicitement sa foi en l’indépendance de la magistrature et sa propre volonté de faire respecter la primauté du droit. Mais le cabinet actuel foule aux pieds les préceptes fondamentaux de la démocratie. Puisque M. Johnson n’a aucun respect pour les conventions implicites sous-tendant la Constitution britannique, il est tout simplement impossible de lui confier les pouvoirs conférés par ces mêmes conventions à la fonction de Premier ministre.

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De la médecine du défaitisme, par Cédric Chevalier

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Le défaitisme est humain, trop humain. Mais prolongé et diffusé, il est un poison mortel pour tout ce qui est beau dans l’Humanité, pour la Vie elle-même. A petite dose il inspire et éduque, à forte dose, il tue par défaut d’action. Il doit être dépassé, surmonté, pour ne pas devenir le cynisme et le nihilisme du dernier homme.

La question que pose Paul Jorion ici, en passant, est d’importance existentielle, à la fois pour l’individu, pour le groupe et pour l’espèce humaine. J’ai déjà traité ici de cette question et je maintiens cette première ébauche de réponse : il y a certes un absurde indépassable dans le Cosmos (beaucoup de gens sont-ils à même d’en parler ouvertement ?), l’être humain a le malheur d’en avoir conscience, l’espèce humaine est la conscience réflexive du Cosmos de lui-même (Paul Jorion l’a déjà dit). Continuer la lecture de De la médecine du défaitisme, par Cédric Chevalier

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Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

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Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

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Défaitisme : Une question que je me pose…

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Un mail que je viens de recevoir – venant s’ajouter à des dizaines de commentaires ici sur le Blog – m’oblige à me poser une question dont certains d’entre vous connaissent peut-être la réponse.

Devant le frémissement qui s’esquisse dans la bonne direction (par exemple, la Business Roundtable remettant en question le pouvoir absolu des actionnaires), un grand nombre d’entre vous réagissent de manière désabusée, cynique, en affichant un défaitisme de principe.

Pourquoi pas après tout (tous les goûts sont dans la nature) ? Mais il me semble que ces prises de position reflètent une lassitude, un climat dépressif, qui s’accommodent mal avec le comportement dynamique qu’implique le militantisme. Il me paraît paradoxal du coup que puissent exister – comme je le constate pourtant – une attitude désabusée, un cynisme, ou un défaitisme, militants.

Je ne vois aucun bénéfice évident – ni individuel, ni collectif – à nier systématiquement que les choses puissent aller mieux. Quelle est selon vous l’explication ?

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Le 10 Downing Street en voie de Maison-Blanchisation

3 juges écossais viennent de statuer que la décision de Boris Johnson de suspendre l’activité du Parlement britannique (prorogation) pendant 5 semaines avait pour seul objectif d’entraver son fonctionnement dans la période conduisant à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, dont la date est fixée au 31 octobre.

Cette observation n’a pas surpris grand-monde puisque chacun pense exactement la même chose. Mais ceci n’a pas empêché une source au 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre britannique, d’affirmer que le jugement était biaisé et que les 75 députés rebelles qui avaient déposé leur requête l’avaient fait à dessein en Écosse en raison de l’hostilité de principe des Écossais envers Boris Johnson.

Or quiconque a ouvert le journal ou écouté la radio ces jours derniers sait que la requête n’avait été déposée à Édimbourg que pour une seule raison : parce que la cour anglaise était en vacances.

La Grande-Bretagne, sous M. Johnson, semble dériver vers le travers que l’on constate depuis que M. Trump occupe la Maison-Blanche : que le ou la porte-parole du démagogue-en-chef ignore – ou feint d’ignorer – ce que sait un enfant de 5 ans.

40 députés et députées se sont aussitôt rendus au parlement en vue de reprendre leurs délibérations.

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Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

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Merci Le Monde d’avoir vendu la mèche, signé les auteurs reconnaissants

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Le Monde : Que paie-t-on quand on achète un livre ? le 10 septembre 2019

Ça n’arrive pas souvent, mais ça arrive : un.e commentateur.rice me reprochant de promouvoir l’un de mes livres sur mon blog. Cette petite vidéo du Monde permet de comprendre que chaque fois que je vous encourage à acheter l’un de mes livres, je subventionne un nombre considérable d’autres personnes ayant ou non un certain talent.

Gagnent davantage que moi quand je vends un livre :

  • L’éditeur : 1,88 fois moi
  • L’imprimeur : 1,25 fois moi
  • Le distributeur : 1,38 fois moi
  • Le libraire : 4,5 fois moi

Merci les auteurs (crevant la dalle pour la plupart) pour leur mécénat envers un tas de gens !

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Royaume-Uni : une nation en péril

La BBC nous offre un excellent résumé de la journée d’hier : une des nations démocratiques parmi les plus anciennes, en péril.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de mes onze années passées en Angleterre : dix à Cambridge, une à travailler dans la City à Londres. J’y ai été bien traité et j’ai eu plaisir à y vivre. Je ne vous cacherai pas qu’en regardant cette vidéo, j’ai pleuré. Car ce sera cela aussi le Grand effondrement : beaucoup de souffrance certainement, mais aussi la tristesse d’observer le monde partir à la dérive.

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L’Écho, Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires, le 10 septembre 2019

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Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires

Les États-Unis et le Royaume-Uni se trouvent aujourd’hui en situation périlleuse pour la même raison : les deux nations ont à leur tête un dirigeant décidé à étendre son pouvoir, celui que lui confère le fait d’être le chef de l’exécutif, au détriment du pouvoir législatif traditionnellement réservé aux parlementaires, désignés constitutionnellement comme un contre-pouvoir.

Seule différence entre eux aujourd’hui, Johnson essuie revers après revers, alors que Trump a eu l’habileté de prendre à contre-pied le Congrès, le parlement de son pays, grâce à une tactique dont il fait un usage systématique. Le président américain tire ainsi parti du fait qu’il existe une importante zone de non-dit dans le fonctionnement ordinaire des institutions démocratiques. Cette zone muette doit son existence au présupposé que l’on ne peut devenir Président si l’on ignore la common decency, les bonnes manières. Trump feint l’ignorance et s’engouffre dans la brèche de ce non-dit. Ainsi quand il s’enquiert s’il lui est possible de s’accorder la grâce présidentielle à lui-même. S’entendant confirmer qu’aucun texte n’interdit explicitement une hypothèse aussi loufoque, il laisse entendre qu’il n’hésitera pas alors à s’en faire bénéficier.

Continuer la lecture de L’Écho, Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires, le 10 septembre 2019

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