L’ACTUALITE DE DEMAIN, par François Leclerc

Billet invité

J’approche la millième chronique, depuis ce jour de 2009 où Paul Jorion m’a proposé de faire de l’un de mes commentaires un « billet invité », sous l’enseigne de « L’actualité de la crise ». Attiré par une brêve dans Le Monde sur l’un de ses livres, j’étais parvenu au blog de fil en aiguille et, pour la première fois, j’avais posté un commentaire. Non sans m’être préalablement interrogé afin de décider si j’allais utiliser un pseudonyme – pour en avoir été gros consommateur dans des vies antérieures – ou bien simplement mon nom. Le choix s’est imposé, la suite est connue.

En préparant le deuxième volume d’une sélection des chroniques sous le titre de « La grande perdition », à paraître en février, j’ai du me résoudre à un retour en arrière qui ne m’est pas familier et constater que, si les épisodes de la crise se succédaient sans relâche, ses mécanismes ne se renouvelaient décidément pas, aboutissant à me répéter. Était-il possible, également, de poursuivre dans la même veine sans prendre en compte un besoin de plus en plus souvent à juste titre exprimé : « Que peut-on faire ? Quelle alternative proposer ? »

En lançant « L’inventaire de demain » et « L’utopie réaliste », deux rubriques du blog qui sont encore de temps en temps alimentées par de nouvelles contributions, mais pas animées faute de temps, j’avais cherché à contribuer à leur réponse. Mais le temps est venu, dans la foulée de Paul Jorion, de faire évoluer la chronique elle-même. Non pas pour la faire disparaitre, car il me semble utile de conserver un lien concret avec les manifestations de la crise, afin de les décrypter et d’aller à rebrousse poil des discours complaisants, du pesant enfermement idéologique qui voudrait cadenasser les pensées. Mais afin de suivre également les traces de tout ce qui préfigure le changement, ces anticipations de ce que pourrait être la société de demain bousculant les conformismes qui n’attendent pas d’être arrivées à maturité pour être discernées. En commençant par les conduites de crise, ces tentatives de s’adapter à des temps qui sont durs; en poursuivant par l’émergence de nouvelles revendications et pratiques sociales, ainsi que par la formalisation d’idées-forces novatrices, à la portée programmatique.

Dès lors, l’actualité ne sera plus seulement celle de la crise, mais également celle qui préfigure demain, et naturellement la chronique s’intitulera « L’actualité de demain » dès la semaine prochaine. La tâche réclamera l’implication de tous les veilleurs, ceux qui s’expriment régulièrement sur le blog, mais aussi ceux qui restent silencieux et dont les contributions seront aussi les bienvenues.

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95 réflexions au sujet de « L’ACTUALITE DE DEMAIN, par François Leclerc »

  1. « Dès lors, l’actualité ne sera plus seulement celle de la crise, mais également celle qui préfigure demain, et naturellement la chronique s’intitulera « L’actualité de demain « 

    Votre aide sera inestimable, car le constat est là, nous ne nous posons plus la question :  » mais que font-ils ? » mais : « qu’allons nous pouvoir faire au milieu de ces ruines ? ».

  2. L’actualité de demain.

    Centrée sur l’économie et la finance (essentiellement européenne) comme vos précédentes chroniques? Ou plus généraliste?

      1. Ça me rappelle furieusement cette chroniqueuse radiophonique des fities, Geneviève Tabouy, qui commençait invariablement ses interventions par le resté fameux : « Attendez-vous à savoir… »

      2. Mais aussi…
        « Chose inouïe, c’est au-dedans de soi, qu’il faut regarder le dehors. »
        de Victor HUGO……………………………………………………………..

  3. Bonjour monsieur Leclerc !
    Fidèle lecteur du blog de Paul Jorion, j’apprécie vos billets et n’en rate presqu’aucun.
    Grâce à vous et à Paul, j’aurai pu comprendre mieux les tenants et aboutissants de ce qui advient.
    Donc un grand merci !
    J’apprécie que désormais vous envisagiez davantage ce qui est peut être fait de positif.

    Mais il s’en fait du positif, en tâtonnant certes, mais il s’en fait ! Ainsi du mouvement des colibris, initié par Pierre Rabbhi : http://www.colibris-lemouvement.org/
    A une échelle infiniment plus modeste, je tâtonne moi aussi : voir mon blog d’avant-boire.
    Et il y a tant d’autres mouvements (je dis « mouvements » parce que çà bouge et que les structures sont véritablement au service de l’élan vital). Ainsi de l’association Triptolème en Bretagne, liée au réseau des semences paysannes.
    Et puis, joie ! Notre ministre de l’agriculture pèse pour une révision en faveur de l’agriculture biologique.
    J’imagine qu’il y a tant et tant d’autres initiatives, dans tous les domaines de la vie. Je compte sur le blog de Paul Jorion pour nous les faire connaître.
    Toute ma gratitude et mes meilleurs voeux pour vous, pour Paul et pour ce blog !
    Pierre Paillard

  4. Bonjour à tous :

    heureux de voir que monsieur Jorion et monsieur Leclerc se lancent (enfin !) dans la prospective et la réflexion positive !

    Nous avons, tous ensemble, ici et ailleurs, la responsabilité de créer le « cerveau collectif » dont parle monsieur Jorion dans sa vidéo d’hier. C’est à nous d’inventer une nouvelle idéologie qui puisse faire sens et lutter activement contre l’idéologie destructrice qui nous domine actuellement.

    Dans la rubrique « utopie réaliste », il apparaît qu’une nouvelle « science économique » était l’une des hypothèses retenues, mais pas la seule : les réponses « non-économiques » auront-elles leur place après l’évolution du blog ?

    Car inévitablement sera posée la question essentielle à laquelle la société doit absolument répondre : est-il plus simple pour elle de moraliser le capitalisme ou de le détruire ( http://calebirri.unblog.fr/2012/11/03/detruire-le-capitalisme-ou-le-moraliser/) ?

    Pour en discuter, j’ai déjà proposé que tous les acteurs de cette sourde lutte, sur les blogs et à travers les blogs, se rassemblent autour d’un même projet commun, une sorte de « plateforme » de réflexion collective, afin de débattre sur les différentes solutions (économiques et non-économiques) qui nous sont offertes. Est-ce dans cette direction que messieurs Jorion et Leclerc veulent aller ?

  5. Passer du constat à la proposition est une excellente piste. Néanmoins, le passé est toujours une source de méditation. Personnellement, j’essaie de retrouver la liste des petites et grandes modifications qui ont, état par état, conduit à cette situation absurde, sauf pour les oligarchies. Obligation pour les états d’emprunter sur les marchés et de payer des intérêts, rupture des indexations salaires/prix , autorisation des importations massives en faisant la course au moins diant social et environnemental. Toutes ces modifications accumulées nous ont conduit au désastre actuel. Quelqu’un a-t-il déjà fait ce travail de fourmi? Il serait aussi intéressant d’avoir les noms et appartenances politiques des auteurs de ces méfaits.
    Pour éviter que la protection de l’environnement ne gêne certaines oligarchies, de grosses campagnes ont été menées pour tenter de discréditer les scientifiques du climat( Voir: Marchands de Doute » de Naomi Oreskes. Au bout du compte, on trouve un certain nombre de « think-tanks » qui sont les vecteurs de lobbies oligarchiques et plus hayekistes qu’Hayek.
    Serait-il étonnant que plus ou moins directement tout cela soit lié.
    Théorie du complot , ojectera-t-on, ou simple constat à compléter? La lecture de  »La Stratégie du Choc » de Naomi Klein m’incite à privilégier la seconde solution. Un travail sur l’ensemble fournirait sans doute des éléments d’enquête très intéressants.
    J’essaie maladroitement, sans doute, de lier tout cela sur mon blog, « Le Triptyque Economique » .
    Donc, il convient de retricoter ce qui a été détricoté en quelques décennies, mais en y ajoutant la nécessaire prise en compte de l’environnement et en évitant les mouvements de balancier brutaux trop souvent contre-productifs, non?
    Tous mes voeux, M. Leclerc!

    1. « Passer du constat à la proposition »

      Je verrais d’abord passer du constat à la prospective. J’ai vérifié dans Wiki, le terme de prospective me convient très bien.

  6. Bonjour,
    Bonne initiative. Si on peut être utile: traduction (de l’anglais vers le français), rédaction de résumé de livre, veille internet, contribution d’idées sur des sujets précis, autres, etc. A titre bénévole bien sûr 🙂
    Bonne année!
    Makaevitch

      1. Si je peux vous être utile ? Je suis de près ce qui se passe en Espagne et d’un peu plus loin ce qui se trame en Amerique latine. J’ai la chance de maitriser l’espagnol.

  7. Métamorphose. Un jeu entre l’imaginaire et le réel.
    Une sorte de métier à tisser, recherche d’un langage idéal selon des choix éminemment personnels, expression d’une singularité, pour relier les deux bouts en point de fuite. On verra bien ceux qui savent donner sans calcul ni arrière pensée une petite part de vie, de leur vie. Et les autres, les presque robots sans cœur, ni âme, ni esprit, ni humour, ni jeu, ni colère, rien quoi. Mais ne commençons pas par donner dans la caricature, ce fameux métier à tisser la langue peut-être très riche de formes.

    1. Métamorphose.

      C’est l’étape nécessaire à la transformation d’une chenille en papillon.
      D’un animal rampant, à un animal ayant accès à la troisième dimension.
      L’humanité vit encore dans un monde en 2D, il lui faut une métamorphose, pour, comme le papillon, accéder à ce degré de liberté qui lui fait aujourd’hui défaut.
      Il se passe énormément de choses dans la chrysalide, sur le plan biologique, pendant la métamorphose.

  8. L’actualité de demain ! Ce titre est tout à fait savoureux, surtout sur un blog qui se place sous le signe de la Raison !

    1. @ Crapaud Rouge

      Pour PJ il y a la pertinence (la raison?) mais aussi l’affect. Et je tire de PSI que, pour lui, c’est le dernier qui prime la première.

  9. je vous invite a lire le livre d’anita moorjani : Diagnostic incurable mais revenue guérie à la suite d’une NDE : Mon voyage de guérison des frontières de la mort aux portes de la vie

    bon je sais les laicards de tout poil vont reagir , mais justement son message peut être tout a fait lu dans une optique laique ,pas de prieres , pas de gourou , la simple expression de son potentiel et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes

    tant qu’on parle NDE , je vous recommande aussi cette petite video
    http://www.youtube.com/watch?v=PkVyqISqgmI

    1. Je suis convaincu qu’une approche laïque, mécréante et matérialiste peut et doit être faite des expériences NDE (Near Death Experience). J’ai lu avec grand intérêt il y a déjà des années le livre du docteur Moody, La vie après la vie.
      En tant que compte rendu d’expériences concrètes, c’est passionnant.

      Mais j’observe tout d’abord que le titre est déjà une imposture, car qu’est-ce que la mort ? Disons que c’est la fin des manifestations vitales d’un organisme, et le début, puis la continuation, de son processus de pourrissement. De cet état, personne n’est jamais revenu. La notion de mort clinique, caractérisée par un encéphalogramme plat, n’est qu’un concept pratique destiné à permettre de façon raisonnable aux médecins d’arrêter les soins, l’esprit en paix. Mais ce n’est pas la mort pour tout le monde, de toute évidence, les rapports de Moody eux-mêmes en attestent! Donc ces gens ne reviennent pas de la mort, simplement, ils ont connu une expérience extrême qui à ce titre intéresse tout esprit curieux.

      Ma deuxième observation, c’est que les spiritualistes de tout bord s’empressent de faire main basse sur ce champ du réel, ou qu’à cette occasion les tentations spiritualistes se font plus fortes, sans qu’il n’y ait raison – comme d’habitude. Rien dans ce que nous disent les gens de leur vécu dit NDE ne postule un au-delà ! Que le tout soit encore plus que mystérieux, bien entendu ! De là à postuler Dieu à chaque fois que nous sommes devant de l’inexpliqué…

      1. De là à postuler Dieu à chaque fois que nous sommes devant de l’inexpliqué…
        Pourquoi pas. Certains ont besoin d’avoir réponse à tout.
        Je pense pour ma part que c’est la question qui est riche,
        et l’absence de réponse source des ivresses poétiques.

    2. Bonsoir.
      Existe-t-il des récits de chutes que l’on pourrait qualifier « inverses », je veux dire de voyages… aux frontières de portes à l’apparence non pas paradisiaques (de lumières belles chaudes et éblouissantes) mais véritablement « infernales », de lumières, comment les dépeindre… intenses lourdes et ferreuses, dont on reviendrait après un accident ou une opération ?

  10. Bravo messieurs Leclerc et Mr Paul Jorion !
    Je suis un adepte du  »cerveau collectif  » et j’appréciais beaucoup les  » brain sturming  » que l’on faisait dans mon entreprise ( du temps où l’on en faisait encore ….) .
    La condition de l’efficacité de ce cerveau collectif , est que toutes les idées peuvent être émises ( avec un minimum de filtrage de modération bien évidemment ) , et aussi à condition que personne n’invective personne sur la base d’un désaccord avec les idées émises de tel ou tel intervenant , et que personne ne dise  » c’est mon idée la meilleure  » ( tout esprit  »de clocher » devant être banni )
    Une facilitateur assumant la synthèse.

    J’espère que l’on pourra alors y aborder ce genre de question , sans donner de consigne de vote bien entendu :

    [ de PhiPhi the biker
    Question à mr Paul Jorion :
    suite à :
    Jeanne Favret-Saada
    26 décembre 2012 à 20:47
    » Dans ce blog, dès qu’on cherche une issue, il y a un fan de Mélenchon pour nous rappeler qu’il est la solution. C’était la seule raison de mon allusion à cette non-solution. »
    Paul Jorion
    26 décembre 2012 à 21:17
    » Merci, Jeanne ! »

    Mr Paul Jorion et mme Jeanne Favret-Saada:

    Imaginez quand même que des personnes ( dont je suis ) s’interrogent et cherche une réponse dans » l’offre » politique qui est faite à un moment donné , celle de nôtre temps en l’occurrence
    .
    De mon point de vue de simple citoyen  »lambda » du peuple , que vois-je de vraiment »criant » depuis 2005( référendum sur le traité de Lisbonne ) , qui est à mes yeux , l’officialisation du déni de démocratie 55 % des français ont dit non , et cela , d’une manière transversale au sein des différentes composantes de la politique Française .

    1 ) question à mr Paul Jorion ( j’aimerais beaucoup que vous m’éclairiez sur ces points )

    Quelle position claire avez vous sur ce point , êtes vous favorable ou pas au choix qui a été fait de ne pas tenir compte du résultat de ce référendum ?

    2) sauf erreur de ma part 2 candidats à la dernière élection présidentielle française ont à ma connaissance exprimé le dénis de démocratie concernant ce résultat : mme Marine Le Pen et mr Jean Luc Mélenchon .

    Tous les autres dans l’offre politique actuelle , on entériné ce traité , et continuent depuis sur le même chemin ( MES / TESCG etc ) .

    Que conseillez vous dans ce cas à des personnes de sensibilité politiques différentes lorsqu’ils font l’effort de mettre un bulletin dans l’urne ?

    3 ) Un débat Paul Jorion / Jacques généreux pourrait peut-être éclairer la lanterne de ceux qui cherche une solution )

    4 ) Quel est vôtre définition »pratique » de l’exercice de la démocratie dans le cadre actuel ?

    4 ) Avez vous une proposition novatrice pour une autre démocratie ( »hors cadre » actuel ) , et encore une fois , en attendant , on fait quoi ? .

    Merci pour ce que vous faites et vraiment je souhaite que vous exprimiez vôtre point de vue , vôtre avis compte beaucoup ! ]

    Meilleurs voeux à tous pour 2013

    Et vivement 2013 !

    1. @PhiPhi
      Concernant l’état présent de la société et de la politique, je suis une citoyenne aussi lambda que vous, c’est-à-dire absolument démunie sur la question de savoir « que faire ». Si je parle de « non solution » à propos de Mélenchon, c’est hélas après réflexion. : j’aurais tant aimé qu’il soit « la » solution politique de notre catastrophe, et que, d’une façon plus générale, la solution soit d’abord politique. Grâce à ce blog et à mes remue-méninges, j’ai lentement réalisé qu’on était dans une affaire infiniment plus large et que tout devait changer ensemble, à commencer par nos cadres de pensée et d’action.

      1. La question n’est pas économique ou politique mais sociale et relève plus d’un certain style d’anthropologie que des autres peudos sciences.

      2. Bonsoir mme Jeanne Favret-Saada ,
        Il est bien évident que l’on est dans une affaire très large .
        Ce que je sais que mr Melenchon peut être l’instigateur d’un retournement de politique en France , et que si la France fait une volte face de ce type , et qu si c’était le cas , les autre pays d’Europe pourraient évoluer aussi ( mr Mélenchon des contacts avec tous ses homologues européens )
        Je ne sais pas si c’est vôtre cas , mais personnellement je vais régulièrement sur le blog de Mr Mélenchon et visionne tous ses textes et vidéo , lses passages à la télé depuis un peu plus de 1 ans .J’ai lu ses livres , et ceux de Mr Jacques Généreux ( économiste du front de gauche )
        Avez vous vu le contre programme du front de gauche ?
        Mr Mélenchon et ses collaborateurs font de propositions qui me plaisent , et franchement , j’ai envie de  »voir » , et vite .
        Le temps presse , et en face , les ultra libéraux poussent leur pions toujours plus loin ( privatisation à outrance, baisse des salaires , retraite etc , et cela avec l’appui du PS ( de l’ UMPS devrai-je dire ) : le déni de démocratie est patent , et ces gens nous crachent littéralement à la gueule . J’ai un fils de 21 ans , et pour lui et sa génération , j’ai vraiment envie de me battre , car la projection que je fais sur un avenir proche , c’est que nous retournons à l’esclavage .
        Je ne sais pas si mr Mélenchon est la providence , mais c’est le seul qui osera s’affronter à la finance , et le temps nous presse , en tous cas , je veux essayer .
        Allez voir son dernier billet , ou il parle , entre autre d’un rapport sur l’europe , où il est clairement écrit que la crise actuelle ( dont je pense moi qu’elle est soigneusement entretenue ) permet de pousser le dictats des ultra libéraux encore plus loin , jour après jour ( allonger le temps de travail , déréguler le salaire minimum etc …, il n’y a plus de limites !)
        Tout ce mécanisme est parfaitement décrit dans l’excellentissime livre de Naomi Kein :  » la stratégie du choc , ou la montée d’un capitalisme du désastre ( livre dont je pense personnellement qu’il devrait être proposé à nos enfants dans leur cursus scolaire , classe de terminale par exemple )
        Nous sommes en plein dans une bataille idéologique , celle là même don mr Waren Buffet dit  »nous sommes dans une lutte de classe , et que sa classe l’a déjà gagné  »
        Qui d’autre à essayer aujourd’hui , vraiment je ne vois pas .
        Bonne soirée

      3. JLM ne peut pas arriver au pouvoir sauf comme ministre de FH dans une situation de crise sociale aiguë et pour récupérer la violence révolutionnaire, comme l’ont fait ces alliés du PCF en 1968.
        Son discours, que certains de ses concurrents ou complices (ce peuvent être les mêmes) qualifient de « gauchiste », est incohérent et racoleur.

      4. phiphi the biker

        Je salue votre courage et votre persistance.
        Philia ne saurait mentir.
        Elle sait avec sûreté faire la distinction entre l’ennemi qui se juge à ses oeuvres et l’ami potentiel dont les insuffisances ne témoignent pas de la mauvaise volonté.

      5. @ Phiphi la bicy…
        J’ai lu tout ça, comme j’avais lu le Programme Commun
        et les propositions, beaucoup plus hardies de Mitterrand en 1981,
        JLM a parfaitement résumé:
        – l’ objectif : »pas révolutionnaire, mais keynésien », cad totalement en retard d’un demi-siècle par rapport à la réalité de la crise
        – la stratégie: chimérique, de « révolution par les urnes ». Jamais, nulle part la bourgeoisie n’a cédé devant les urnes.
        Conclusion: se serait une aventure sanglante, si il ne s’agissait pas en fait,
        pour Mélenchon et son entourage de retourner à la mangeoire,
        en devenant Premier Ministre de Hollandréou.

        Sur le fond du programme de rêve de moralisation du capitalisme, voir ici:
        FdG: la démagogie insensée d’un capitalisme à visage humain
        http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpedf-343.pdf
        La répétition annoncée et travaillée de Mitterrand.
        En farce, bien sûr, ce sera moins triste…

      6. Salut Charles.

        Miterand, qui fut obligé de capituler au bout de 2 ans de « socialisme », termina son deuxième mandat par un discours prémonitoire sur l’état du monde dont nous voyons maintenant les prémices.
        Le vieux n’avait, je pense, plus rien à perdre en annonçant des vérités d’autant plus qu’il se savait atteint d’un cancer fatal.
        Notes, lui, il n’en a eu qu’un…
        Finalement, l’avocat devenir politicard encore plus véreux faisant pénitence, en fait. Courant lorsque l’on a des enfants.

        Là, Charles, je vais t’avouer un truc.
        Non parce que j’ai pour l’instant un cancer. Laissons venir.
        Mais parce que j’ai des enfants.

        Lordon a annoncé, déjà, ce qui allait se passer. Pas dur, car fréquent depuis que les Italiens ont inventé les banques et les Hollandais, la spéculation.

        Je te souhaite de me lire car les apports sont délicats, hors secte.

      7. @Jeanne Favret Saada 29 décembre 2012 à 12:43

        Si je parle de « non solution » à propos de Mélenchon, c’est hélas après réflexion.

        Je lis donc qu’il y eu un temps où Mélenchon faisait solution pour vous ! Je n’ai pas connu ce temps d’un homme, Mélenchon-sauveur suprême, mais juste d’un cheval sur qui parier puisque portant des couleurs plus clairvoyantes que d’autres, tentant de « fédérer ? » les restes du PCF, les déçus d’ailleurs, et une constellation de mouvements en mal d’audience, n’oubliant pas le tsunami éco-logique à venir, le tout mijoté dans un jeu ambigu avec les incontournables médias.
        Si tout n’est pas « rose » dans le FDG, les autres produits sur le marché ne souffrent pas la comparaison, et il est d’abord inquiétant que malgré la promotion médiatique, la pédagogie du tribun et des militants, l’offre programmatique, le citoyen lambda empesé des discours sur la crise comme de son propre vécu, n’ait pas du tout discerné son intérêt. L’annonce d’un front contre front à venir a eu le même effet que celle de l’annonce du retour de Voldemort. Potter in fine a la sagesse de briser sa baguette, et tout rentre dans l’ordre comme certains dictateurs romains remettaient leur tablier à la République et tout rentrait dans l’ordre d’avant. Les mises bouts à bouts des baguettes de Jorion (bout tabou inclus), autrement dit la mise en pratique de son chapelet de propositions mènerait à un « ordre nouveau » malgré la lourdeur historique de l’expression. Si comme il le dit, il y a toujours quelques transfuges de classe pour éclairer le chemin des révolutions (ce sont mes mots, pas les siens qui parlent juste de 89 et suivantes) il faut un peu plus de nombre pour l’effet d’école, de colle, d’entrainement et que la majorité silencieuse laisse faire c’est à dire soutienne silencieusement ou à bas bruit. Je ne distingue rien de tel pour le moment. Mais il faut toujours quelque part une manche à un bout de la baguette, fut-ce de nos jours dans nos contrées une Constituante prélude à une Constitution,

        cadre de pensée et d’action

        (pour vous recopier !).

  11. Car inévitablement sera posée la question essentielle à laquelle la société doit absolument répondre : est-il plus simple pour elle de moraliser le capitalisme ou de le détruire

    Je ne pense pas que l’on puisse moraliser le capitalisme, son moteur « naturel » et darwiniste est par définition amoral. Le plus gros mange le plus petit, le plus fort écrase le plus faible. L’exploiteur fait du profit sur le dos de l’exploité.

    Je ne pense pas que l’on puisse détruire le capitalisme, il nous détruira bien avant. En fait il se détruira tout seul, en nous détruisant, emportant le bébé avec l’eau du bain.

    La seule « utopie réaliste », c’est d’admettre que l’animal humain a besoin d’une motivation pour se bouger, motivation qui en régime capitaliste s’appelle l’appât du gain ou le profit. Que l’animal humain a besoin d’un territoire bien à lui pour vivre lui et ses proches, ce qui s’exprime dans son aspiration a être propriétaire de son habitat.

    A mon avis il serait peu raisonnable d’ignorer ces deux aspects de l’animal humain.

    (énorme concession à tous les jducacs)

    Par contre, l’explosion démographique de l’espèce et l’impact de nos technologies sur la biosphère, nous amènent à poser des limites sur un certain nombre de points.

    Il faut retrouver l’esprit des lois de Montesquieu et, appliquer le principe de séparation des pouvoirs à l’économie. Il faut que la sphère privée n’investisse pas la sphère publique, comme c’est le cas actuellement. La démocratie ne fonctionnera, que si l’économique est subordonné au politique, non l’inverse. Pour rendre cette évolution possible, il faudra interdire aux représentants du peuple de faire carrière en politique: limitation drastique du cumul des mandats, mais surtout du nombre de mandats, Cincinnatus , plutôt que Berlusconi.
    Il faudra développer une vrai éducation populaire, hors sphère marchande, une éducation à la citoyenneté planétaire.

    Une fois que les conditions d’un vrai débat démocratique auront été rétablies, il faudra soumettre au débat public, ce qui doit être du domaine de la gestion privée, ce qui doit être du domaine de la gestion publique. Poser la question de la limitation du droit de propriété, lorsque celui-ci va à l’encontre du bien public, de l’intérêt collectif.
    Selon moi, la gestion des biens communs: énergie, eau, air, terre arables, ne doit pas être laissée aux seules mains des intérêts privés et marchands. De même pour ce qui relève de l’éducation, la santé, la sécurisation des parcours de vie.

    En un mot comme en cent, remettre l’économie à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter, celle de servir l’intérêt du peuple, non de se servir du peuple.

    Pour cela, il va falloir en finir avec l’idéologie néo-libérale dont l’application aboutit à tout l’inverse, multipliant les conflits d’intérêt. Ce qui doit être détruit c’est cette idéologie nuisible à l’humanité dans son ensemble. Il faut renvoyer Hayek, Friedmann et autres Chicago boys dans les poubelles de l’histoire, pour le plus grand bien de tous.
    « Delenda est Chicago schola. »

  12. Bonne idée : « Que peut-on faire ? Quelle alternative proposer ? »
    et aussi : Comment rassembler ? Comment convaincre ?

    Des idées, nous en avons tous, on doit pouvoir bâtir sur ce terreau. par contre, comment sélectionner les plus aptes à nous faire parvenir à ce que nous voulons… mais que voulons nous ? sommes nous d’accord sur la finalité ? Dur dur tout ceci.

  13. François Leclerc a décidé de garder son nom.

    J’avais commencé par intervenir avec mon nom propre puis suis passé sur l’anagramme de mon nom.
    L’exigence reste toujours la même… ne pas écrire n’importe quoi tout en gardant sa personnalité, ses convictions, et en acceptant de changer d’avis.

    1. Le vrai nom n’a aucune valeur, en tout cas pas plus qu’un pseudo. Tout comme certains disent que le distinguo sens propre/sens figuré est une illusion, celui entre « vrais noms » et pseudos est aussi illusoire.

      1. @Crapaud Rouge,

        Vous êtes sympa. A l’aune de l’éternité, c’est vrai.
        – Dites nous pourquoi vous avez choisi un pseudo. Par effet de mode ?
        – Pourquoi avez-vous choisi Ce pseudo ? Que représente un crapaud rouge dans votre imaginaire ?

        Dernière question existentielle : si je vous rencontre, comment doit je vous appelez ? Quel est votre petit nom ? Crapaud, Rouge ?

        Bonne journée, Rouge

  14. http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20121229.OBS3970/le-conseil-constitutionnel-censure-la-taxation-a-75.html
    La Cour des Comptes, le Conseil constitutionnel, Gérard de Pardieu et de nombreux autres pensent qu’il faut préserver le capital plutôt que de livrer à la gabegie de l’Etat.

    Les gens qui sont à sa tête, pour n’avoir presque tous, toujours vécu que par un émargement sur les collectes d’impôts, de cotisations et de taxes, (fonctionnariat, systèmes de santé, organisations politiques et syndicales) n’ont pas encore compris qu’ils doivent avant tout accroître leur efficacité au lieu de chercher à survivre sans rien changer et précipiter ainsi l’ensemble du pays dans l’effondrement économique et l’élimination au plan mondial.

      1. @ François Leclerc 29 décembre 2012 à 13:18
        Trouvaille ou pas, le capital est une ressource (Paul Jorion le Capitalisme à l’agonie page 30) et, comme toute ressource, il y a plusieurs façons de s’en servir.

        L’une, vertueuse, consiste à l’investir dans des moyens plus modernes, plus performants, mieux adaptés à la survie compte tenu de l’évolution du monde, de sorte à ce qu’ils procurent suffisamment de ressources pour nourrir à la fois le travail et le capital, l’un et l’autre devant veiller à se perpétuer pour sauvegarder l’espèce.

        L’autre est beaucoup moins vertueuse. Elle consiste, pour ceux auxquels on dénie l’utilité d’avoir épargné des ressources permettant de constituer un capital à des fins d’investissement pour le futur, d’aller l’investir là où ils seront bien mieux considérés. Dans ces autres pays, mieux au fait du fonctionnement de l’économie, au lieu d’être stigmatisés et mal aimés parce qu’ils ont acquis de la richesse, on leur déroule des tapis rouges et on les considère positivement.

        Une autre solution, la moins vertueuse, consiste à consommer la totalité du capital accumulé, comme on peut flamber la totalité de son salaire, pour seulement bien vivre au présent, sans se soucier de ce qu’il adviendra dans le futur. Ce sont les adeptes de slogans du type « après nous le déluge » ou « Carpe diem » ou bien « à bas le capitalisme » ou « à la grâce de Dieu ». Cette démarche est sans issue honorable. Elle est suicidaire mais, pour certains, elle vaut mieux que de faire preuve d’humilité et d’en arriver à avouer s’être trompé.

        Heureusement pour l’espèce, d’autres peuples en d’autres lieux, sauront reprendre le flambeau et se féliciteront de ce que certains se soient mis délibérément hors jeu, et hors consommation, par pur nihilisme et manque de courage.

        Cela donnera aux autres, davantage de chances de réussir leur sortir de crise. Sachant que c’est une crise des ressources non renouvelables et qu’avec du capital matériel et humain il doit être possible de les remplacer.

      2. Il reste a établir si le capital en question – vous parliez de le « préserver » – est utilisé pour « investir dans le futur » ! Certes, il « crée de la valeur », mais parfois il en détruit aussi…

      3. @François Leclerc 29 décembre 2012 à 18:33

        Certes, il « crée de la valeur », mais parfois il en détruit aussi…

        Bien évidemment, c’est la marche de la vie humaine évolutive par et dans son environnement. Une séquence s’achève quand l’autre prend sa place pour assurer la relève et parer à l’obsolescence. Le processus de perpétuation n’est possible que dans la mesure où la génération qui va disparaître, au lieu de ne penser qu’à sa propre jouissance, pense aussi à laisser à la suivante des ressources suffisantes (un capital) pour vivre et assurer sa propre mission d’évolution.

        Le jour il n’y aura plus de capital à exploiter, donc plus de ressources pour alimenter la vie humaine il n’y aura plus d’humains. S’attaquer au capital s’est vouloir abréger l’histoire de l’humanité, la priver de la possibilité d’évoluer.

      4. jducac, une forêt c’est un capital qui peut servir: à un ébéniste, à un charpentier, à plein de choses et c’est renouvelable.

      5. Jducac, vos arguments illustrent parfaitement le sophisme sur lequel se base la prétention capitaliste. Il n’y aurait que le capitalisme qui sache gérer le capital – dont personne ne conteste que la formation est essentielle, il me semble. Or le capitalisme n’est qu’un mode de gestion de celui-ci, tout comme le communisme, alias capitalisme d’état, d’où résulte l’évidence que le problème apparemment insoluble auquel se voient confrontées les sociétés, est plus un problème de contrôle du flux ( vertical, le flux horizontal de la mondialisation fonctionne lui aussi très bien ) d’un système incroyablement efficace dans la captation de ressources mais totalement bouché en ce qui concerne l’application de ce capital à la résolution du problème de l’intégration des individus en société. Bouché, c’est à dire qu’il pompe et accumule merveilleusement bien mais souffre de rétention de liquides chronique.
        A-t-on besoin d’un lien social ? Il me semble que même le plus con des avares est très au courant de l’absolue nécessité de ce lien pour que la pompe fonctionne. Par contre, il est sûrement trop con pour comprendre que s’il n’ouvre pas les vannes, tôt ou tard, la source tarira.

      6. @ fujisan 29 décembre 2012 à 20:16
        Bonjour fujisan ! Merci de me remémorer ce que j’écrivais il y a presqu’un an. Je ne le renie pas et vous félicite pour avoir aussi bien organisé votre collection de déclarations de référence.

        Si votre outil de recherche pouvait aussi vous permettre de me retrouver un lien que j’ai perdu, je vous en serais très reconnaissant.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=44963#comment-391535

      7. @ Samuel 30 décembre 2012 à 14:37

        une forêt c’est un capital qui peut servir: à un ébéniste, à un charpentier, à plein de choses et c’est renouvelable.

        La forêt est effectivement un très bon exemple de capital. Elle constitue aussi une parfaite illustration de destruction d’un capital, lorsqu’il était territoire de chasse, pour devenir espace de cultures agricoles, un autre capital plus performant et mieux adapté à l’évolution du monde. C’est le problème qu’évoquait François Leclerc ci-dessus.

        Si la planète était restée tout entière à l’état de forêts et de friches, il est peu probable qu’elle ait permis à l’humanité de se développer autant. L’activité de chasseur cueilleur, assez proche de l’activité animale, n’aurait certainement pas permis aux hommes de connaître le développement qu’ils ont connu. Mais le développement de l’agriculture, par contre coup, a conduit à la régression et à l’élimination, de fait, de l’activité de chasseurs cueilleurs. Les humains du début des âges, ont dû successivement se reconvertir à l’agriculture, puis à l’industrie, puis aux activités tertiaires.

        Aujourd’hui, nous en sommes arrivés à être limités par la raréfaction des ressources, principalement en énergie, la base de la vie. Sans consommation d’énergie il n’y a pas de vie possible.

        Or, l’énergie existe en abondance, il nous suffit de nous doter des moyens de la capter, en consentant à y consacrer, en investissement, bien plus que ce qu’il suffisait de faire antérieurement. Il en fallait peu pour puiser dans nos captations d’énergie tant par voie agricole que par voie d’extraction souterraine, exploitée depuis presque deux siècles en puisant dans les stocks d’énergie fossile.
        .
        La conversion restant à réaliser maintenant, nécessite davantage de capital, c’est-à-dire plus de réserves d’énergie pour financer les travaux à réaliser. C’est l’équivalent des travaux qui ont du être réalisés pour défricher les sols et les convertir en terres agricoles avant qu’elles ne soient productives.

        Cette énergie de conversion existe sous forme d’énergie vraie telle que certains pays en disposent encore en abondance, alors que d’autres, comme ceux d’Europe du Sud, en sont plus dépourvus.

        Mais l’énergie existe aussi sous forme de pseudo énergie, sous forme d’argent, de stocks de devises qui correspondent à du travail réalisé. Le travail et l’énergie, en physique, s’expriment dans les mêmes unités et, comme l’énergie se commercialise en dollars, travail, énergie et argent s’équivalent.

        L’argent autorise à faire réaliser d’autres travaux, pour peu que les émetteurs de devises, ne se livrent pas à une arnaque en les dévaluant inconsidérément. Quant aux dettes de certains pays du Sud de l’Europe, elles sont assimilables à de l’anti énergie, ce qui équivaut à une promesse de travailler gratuitement pour honorer une promesse de remboursement.

        Bien sûr, le capital matériel n’est rien tant qu’il n’est pas exploité par un capital humain. Avec 7 milliards d’habitants, le capital humain existe en abondance sur la planète. Celui qui travaille beaucoup et qui consomme peu est le plus compétitif, surtout dans les professions les moins exigeantes en investissement, c’est-à-dire ne demandant que peu de formation professionnelle et peu de capital matériel.

        C’est ce qui amène les anticapitalistes, notamment français, à préférer acheter les productions réalisées dans les pays à bas coût de main d’œuvre car, hormis leur très grand cœur, leur inconscience, et leur inculture économique, ce qui les caractérise le plus, c’est leur soif de consommation, quitte à s’endetter et à en devenir esclaves.

      8. @ Mor 30 décembre 2012 à 16:46

        s’il n’ouvre pas les vannes, tôt ou tard, la source tarira.

        Pour l’instant, en France, ce sont les vannes de l’énergie qui sont fermées. Nous en consommons plus que nous en produisons, c’est ce qui provoque notre déficit commercial et notre appauvrissement.

        Nous ne produisons pas assez de travail, ce qui équivaut à une sous production d’énergie.

        Nous ne sommes pas assez énergiques, pas assez travailleurs productifs, et beaucoup trop employés administratifs, ce qui rend nos coûts de productions non compétitifs. Cela ruine notre capital productif, aussi bien matériel qu’humain.

        Ce qui peut alimenter la source d’énergie fossile qui nous manque, c’est le travail bien plus que la consommation. Car pour se procurer hors de nos frontières l’énergie fossile que nous n’avons pas, il faut produire de manière compétitive et exporter, afin d’obtenir les devises nécessaires, autrement qu’en les empruntant.

      9. « Pour l’instant, en France, ce sont les vannes de l’énergie qui sont fermées. »

        Peut-être, mais depuis des siècles ce sont celles de la maintenance des énergies des véritables producteurs de la richesse qui sont bloquées en position de compte-goutte de minimum vital.

        Alors pour l’instant, il vaudrait peut-être mieux se souvenir du passé si on veut laisser un avenir à nos enfants, je crois.

    1. C’est là que nous divergeons, pour vous tous les maux viennent de l’ Etat.

      C’est contradictoire avec vos appels à la conciliation des points de vue, plutôt qu’à leur opposition.

      Je pense pour ma part, que le salut viendra d’un équilibre harmonieux, retrouvé, entre sphère publique et privée.

      Le capitalisme dont vous êtes l’un des chantres les plus enflammés, c’est la loi du plus fort.

      Or, « Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit », en régime capitaliste l’ Etat a donc un rôle primordial, celui d’empêcher que les plus faibles soient écrasés par les plus forts. Le principal instrument dont il dispose pour ce faire, c’est de lever l’impôt.

      La question de la meilleure utilisation des fonds ainsi levé, est légitime. Elle est du ressort de la Représentation Nationale, et des institutions comme la Cour des Comptes.
      Ce qui me gêne dans votre discours, c’est qu’il sous-entends que les serviteurs de l’ Etat, ne sont que des parasites qui empêchent la libre entreprise de se développer.

      Dois-je vous rappeler, encore une fois, que les fonctionnaires rendent des services utiles à la collectivité et, que dans leur très grande majorité, ils font preuve d’une grande conscience professionnelle. Certes vous trouverez toujours des contre-exemples, mais le monde du privé, n’est pas fait non plus que de gens parfaits.
      Dois-je vous rappeler, que les employés publics, payent l’impôt comme tout le monde et, qu’ étant payé par l’ Etat, la fraude, si elle existe, ne peut-être que très limitée.
      Dois-je vous rappeler, que les employés publics, ont des familles, donc se logent, se nourrissent, se déplacent, donc que leurs revenus sont recyclés dans la sphère privée.
      Dois-je vous rappeler que via les marchés publics, les institutions publiques, redistribuent l’argent de l’impôt aux entreprises du secteur privé, soutenant ainsi son activité, surtout en période de crise économique.

      Vous ne voyez qu’un aspect des choses, l’impôt comme amputation du revenu des agents économiques privés. Ouvrez les deux yeux, la vision stéréoscopique c’est mieux, le monde n’est pas plat, il est 3D, voire 4D! Vous oubliez que cet argent circule, et qu’il revient toujours dans la sphère privée. Simplement, en passant dans la sphère publique, il est utilisé avec un soucis de l’intérêt collectif, chose qui n’est pas dans la nature de la sphère privée, où c’est l’intérêt égoïste de chaque agent économique qui est la règle.

      Depardieu, est sans aucun doute un grand acteur, mais ce n’est pas dans le rôle d’Harpagon que je le préfère:

      « HARPAGON: Ô ma chère cassette! Elle n’est point sortie de ma maison? »

      1. Kiksékadit :

        Lorsqu’on parle à un fonctionnaire, on ne doit pas dire citoyen ; ce titre est au-dessus de lui.
        (…) Il s’agit moins de rendre un peuple heureux que de l’empêcher d’être malheureux. N’opprimez pas, voilà tout. Chacun saura bien trouver sa félicité. Un peuple, chez lequel serait établi le préjugé qu’il doit son bonheur à ceux qui gouvernent, ne le conserverait pas longtemps…

        ?

      2. @ Macarel 29 décembre 2012 à 13:33

        C’est là que nous divergeons, pour vous tous les maux viennent de l’ Etat. C’est contradictoire avec vos appels à la conciliation des points de vue, plutôt qu’à leur opposition.

        Je n’ai jamais dit que tous les maux viennent de l’Etat. Ce que je dis c’est que ceux qui se sont emparé démocratiquement de l’Etat depuis 1974 constitue une oligarchie (fonctionnariat, systèmes de santé, organisations politiques et syndicales etc…) qui vit sur le dos de la bête et dont l’objectif est, à une alternance près, de se maintenir en place quitte à ce que le pays se ruine, s’effondre et voie son influence disparaître à l’échelle mondiale. Or, pour se maintenir en place jusqu’à maintenant, il a suffit de se faire élire et réélire, peut importe que le pays s’engage dans la voie du déclin.

        Pour y parvenir, il suffit de s’attacher par divers moyens, la sympathie et l’estime d’une base électorale, tout en veillant, par ailleurs, à la maintenir dans l’ignorance des bonnes règles de gestion économique, notamment en matière de compétition, laquelle s’impose d’elle-même lorsque les ressources viennent à s’épuiser, comme c’est le cas maintenant.

        C’est pourtant ce qui a été fait depuis l’arrivée de VGE au pouvoir, où le pays n’a cessé, pour vivre bien, d’augmenter ses structures administrées et, afin de couvrir ses frais, de vendre ses biens et de recourir à l’emprunt, jusqu’à ce que les prêteurs y mettent le haut là, plusieurs années après qu’un premier ministre se soit déclaré à la tête d’un Etat en faillite, sans rien faire pour y remédier, de crainte d’être sanctionné aux prochaines élections.

        Oui, c’est vrai, j’appelle à la conciliation bien plus qu’à l’opposition, ce qui n’exclut pas de s’obliger à dire la vérité. Si ce que je viens de déclarer ci avant, depuis le début de ce post, vous apparait inexact, n’hésitez pas à le dire et surtout, veillez à démontrer et argumenter en quoi je fais erreur.

        Je pense pour ma part, que le salut viendra d’un équilibre harmonieux, retrouvé, entre sphère publique et privée.

        Je partage totalement votre avis, d’autant que je serais un ingrat si j’en arrivais à condamner le rôle de l’Etat, moi qui lui doit tout, notamment ma formation et la moitié de ma carrière professionnelle. Je lui dois aussi le fait d’y avoir rencontré des gens, ni plus mauvais ni meilleurs que dans le privé, mais en général animés d’un état d’esprit bien différent. Les employés de l’Etat quel que soit leur niveau de responsabilité dans la hiérarchie, disposent d’autant d’aptitudes que les autres, mais ils ne développent pas le même état d’esprit.

        Cet état d’esprit résulte de ce que la structure de l’Etat favorise, en France, un sentiment de sécurité, de protection, de confort de vie que rien ne peut remettre en cause, et qu’il suffit de conserver pour vivre bien. Il suffit de faire appel aux impôts et aux taxes pour alimenter le système afin que cela dure. Dans les structures de l’Etat on ne se remet pas en cause, ni au plan individuel, ni au plan collectif et comme, somme toute, on vit bien dans ce micro climat, pourquoi ne le ferait on pas croître pour mieux durer et perdurer ?

        Or, les gens qui sont amenés à penser de la sorte, en dépit de leurs qualités intrinsèques équivalentes à celles des autres, sont handicapés parce qu’ils sont inconscients de vivre dans un milieu artificiel, qui ne reflète pas le milieu réel dans lequel vit et se développe l’humanité dans son ensemble. Ce milieu amène l’évolution naturelle, ce qui place nécessairement les gens et leurs modes de vie en compétition.

        Ils se retrouvent un peu dans la même situation d’inconscience de la réalité du monde que les générations nées à l’après guerre et qui sont devenues adultes en 1968 sans avoir été amenées à réfléchir aux raisons les ayant conduit à connaître une prime jeunesse agréable. Elles le découvrent bien trop tardivement, maintenant, en constatant que la vie ne peut pas être faite que de jouissance, que de consommation sans entrave, mais qu’il faut aussi investir et pour cela épargner, afin de rester dans la marche de l’évolution du monde, à moins d’être largué, éliminé et disparaître.

        Or, « Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit », en régime capitaliste l’Etat a donc un rôle primordial, celui d’empêcher que les plus faibles soient écrasés par les plus forts. Le principal instrument dont il dispose pour ce faire, c’est de lever l’impôt.

        Cette déclaration révèle, à mon avis, la fragilité de l’état d’esprit que vous avez acquis au sein de l’Etat ou qu’on a installé en vous par la voie de l’enseignement national, familial, syndical ou politique. Pour moi, le meilleur moyen de protéger les faibles c’est de les rendre forts, notamment mentalement et individuellement. Cela ne pose aucun problème ensuite de les rendre forts collectivement, à l’image de ce que l’on peut faire dans le domaine des sports collectifs.

        A cet égard le proverbe chinois mérite de ne pas être perdu de vue :
        « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner du poison »

        Réfléchissez-bien, ceux qui vous tiennent ce discours et qui vous persuadent qu’ils sont là pour protéger les faibles, de qui tirent-ils leurs ressources pour vivre ? De ceux dont ils s’attirent les faveurs afin de recueillir leurs voix lors des élections. Tous vivent sur la bête qu’on leur permet de tondre en les élisant.

        http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/le_corbeau_et_le_renard.html

    2. « … n’ont pas encore compris qu’ils doivent avant tout accroître leur efficacité au lieu de chercher à survivre sans rien changer et précipiter ainsi l’ensemble du pays dans l’effondrement économique et l’élimination au plan mondial. »
      C’est drôle, cette phrase marche surtout avec le sujet « les rentiers ».Pour que l’on foute la paix aux rentiers, rien de tel que du fonctionnaires-bashing!

    3. JduCAC40
      « préserver le capital plutôt que de livrer à la gabegie de l’Etat.  »
      Mais c’est justement cet Etat qui nous livre à la gabegie du capital !
      Que fait cet Etat bourgeois, sinon privatiser les gains et socialiser les pertes ?
      Plus de 3000 milliards €, selon la CE, livrés à la gabegie des banques par les Etats.
      Mais le jduCAC40 en veux toujours plus,
      jusqu’à la barbarie sociale et écologique inscrite dans l’accumulation capitaliste.

      1. « jusqu’à la barbarie sociale et écologique inscrite dans l’accumulation capitaliste. »
        En effet, ça nous pend au nez. Accumulation démente des richesses d’un côté, chômage de masse de l’autre côté qui catalyse désespoir et ressentiment : comment voulez-vous que ce système absurde ne finisse pas par nous exploser à la gueule.

    4. @jducac
      Vous serez condamné à lire les articles de FL et PJ toute l’année 2013 qui sera malheureusement plus courte que la précédente en tant qu’incorrigible bonimenteur du capital. De plus, vous subirez les commentaires exaspérés qui suivent les dits articles, à votre encontre (ce qui ne vous changera guère).
      Je suis fonctionnaire, syndiqué et membre d’ un parti politique et j’adore ma Sécu, et je suis pour un changement radical de cette société qui privilégie l’argent face au travail, mais je doute que ce changement soit aussi le votre.

      1. Quand je lis les commentaires de Jdcac (judoka ? Jean du CAC ?) je ne peut m’empêcher de songer à la Ferme des Animaux et surtout à Malabar, le brave cheval dont la devise est « Je vais travailler plus dur « , et qui finira vendu à l’équarrisseur, trahi par Napoléon.

        Que Cougar19 se rassure, Jdcac est là pour de nombreuses années encore, et il nous distillera la bonne parole tout au long de cette année 2013.

        Il pourrait cependant consacrer un peu de temps à de saines lectures sur l’effondrement prévisible d’un système basé sur l’exploitation et l’accaparement, mais il decidé sans doute d’arrêter ses lectures à Hayek et Friedman. On comprend dès lors qu’il est assez inutile de gaspiller de l’encre de cristaux liquides pour débattre.

    5. @jducac

      Il était une fois, il y a bien longtemps, un temps où le chômage en France était de l’ordre de 2 à 3%
      C’était, avant la « mondialisation heureuse », un temps horrible où il existait des protections à nos frontières, où l ‘Etat pouvait emprunter auprès de la Banque de France, et où le Président osait affirmer: « La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille ».
      Un temps que les plus jeunes d’entre nous auraient le plus grand mal à imaginer.
      En ce temps là, celui qui choisissait d’entrer au service de l’Etat, était considéré comme un quasi raté.
      En effet, à niveau de diplômes et de compétences équivalents, il était, alors, nettement plus rémunérateur de choisir d’aller travailler dans le privé.
      En ce temps là, la condition des fonctionnaires ne faisait pas envie, c’était plutôt l’inverse.
      Quelques décennies de crise du capitalisme plus tard, le chômage approche 12% dans notre pays, car au nom de l’adaptation à la mondialisation néo-libérale, nous ne contrôlons plus grand chose à nos frontières, et l’Etat qui voit ses charges augmenter pour réparer les dégâts sociaux occasionnés par la « concurrence libre et non faussée » (personnellement je préfère parler de concurrence libre et déloyale), doit s’endetter auprès de banques privées, ce qui le plombe encore plus.
      Quelle aubaine cette dette publique, qui sert de prétexte à toutes les « réformes structurelles » (admirable expression qui est synonyme de dézingage de l’Etat Providence), nécessaires, nous dit-on, au retour de la croissance.
      Cette ouverture tous azimuts, aux flux de capitaux, cette concurrence déloyale, cette obligation de s’endetter sur les marchés des capitaux, ont produit un nivellement par le bas des rémunérations des salariés du privé, mais aussi de leurs droits sociaux, et conduit à les précipiter de plus en plus nombreux dans le travail précaire, ou le chômage, tout en étant de moins en moins indemnisés ou secourus.
      Tout à coup, la condition des fonctionnaires, fait envie, d’autant plus qu’il bénéficient – encore -, de la sécurité de l’emploi. Non seulement, elle fait envie, mais ils sont montrés du doigt comme cause du malheur de ceux qui ne partagent pas cette condition, je n’ose pas dire leurs privilèges.
      Et au nom de l’équité (admirable mot qui est tout le contraire de l’égalité), il n’est plus question que de faire la peau aux fonctionnaires. Le fonctionnaire: « Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal ».

      Ce mal ne vient-il pas plutôt, de tous ceux (les privilégiés, les vrais) qui depuis plus de 30 ans ont concouru à mettre en place, deux machines infernales: celle qui concentre la richesse entre les mains d’une toute petite minorité (les privilégiés, les vrais), et symétriquement, celle qui nivelle par le bas la condition du plus grand nombre ?

      Les animaux malades de la peste.
      Jean de Lafontaine

      1. Tout à fait vrai, Macarel ! Les fonctionnaires étaient très mal considérés, on les voyait comme des « parasites » inefficaces et feignants, vivant sur le dos des « productifs ».

    6. jducac, voici l’archive sonore de Pompidou 1967 que vous recherchez.
      http://www.dailymotion.com/video/x7hahj_georges-pompidou-1er-ministre-19670_news
      Pour 2013, je vous souhaite d’arriver à remplacer dans votre idéologie la notion de « concurrence » chère à Pompidou, par l’idée de « solidarité » chère à Paul Jorion et d’utiliser votre énergie capitalisée pour oeuvrer à la survie de l’espèce et non pour la survie d’une espèce.

      1. Nous y sommes, nous vivons dans la préoccupation permanente, dans le risque permanent et, la paix.
        Et grâce à la fin du protectionnisme, il n’y a plus de paresseux dans ce pays, il n’y a que des chômeurs.
        Le libéralisme c’est pour fouetter les sangs du peuple, et l’empêcher de s’amollir à l’abri de protections inadmissibles.
        « Vous avez pendant 50 ans vécus à l’abri de protections inadmissibles. » Ces braves gens ont tout de même connu pendant ces 50 ans deux guerres mondiales, excusez du peu.
        Il est vrai, qu’un libéral va nous dire, voyez, vous vous plaignez, du chômage, des inégalités, de la fin de l’Etat Providence, mais vous, vous n’avez pas connu la guerre. Ben voyons, c’est l’argument massue de tout discours libéral: ou la fin du protectionnisme économique, ou la guerre, braves gens, à vous de choisir. Soit la fainéantise à l’abri de vos frontière et l’impôt du sang, soit le risque permanent, la préoccupation permanente et la paix. En fait les libéraux, sont d’authentiques humanistes, ce sont des incompris. Incompris surtout par les fainéants, qui s’ils sont chômeurs le méritent bien, et puis ce pourrait-être pire, puisque pour avoir le privilège d’être protégés, on demandait à leurs ancêtres d’aller se faire éclater la tronche sur les champs de bataille régulièrement.
        Pompidou, une belle carrière dans la banque. Il serait heureux, s’il était encore parmi nous, de voir que même les socialistes se sont ralliés à son panache libéral et pacifiste.

      2. @la menuise 30 décembre 2012 à 22:41
        Merci pour ce geste solidaire. Cet extrait de discours de G. Pompidou date de presque un demi-siècle. Peut-être sonne-t-il mal aux oreilles des gens d’aujourd’hui, mais pour moi, il est tout à fait dans la veine de l’état d’esprit qui était insufflé au sein des écoles techniques d’Etat que j’avais fréquentées quelques années plus tôt.

        C’était un esprit, une volonté, un réflexe de dépassement permanent des acquis techniques et économiques du passé, permettant d’affronter le futur avec détermination et confiance malgré l’ampleur des difficultés à vaincre. La France de l’époque rayonnait, elle s’engageait dans de grands programmes, dans l’atome civil et militaire, l’aéronautique, l’espace, le TGV, sur la lancée desquels elle vit toujours, mais sans en avoir engagé de nouveaux pour prendre le relai et relever les défis futurs, parce qu’elle ne s’en est plus donné.

        Depuis 1968 cette France s’est laissée vivre, pensant être protégée au sein d’une Europe en paix, avec une monnaie commune, laquelle nous a anesthésié, nous a permis de nous laisser aller à l’endettement facile et destructeur. Sous l’impulsion d’un enseignement général politisé et inconscient de ce qui fait évoluer le monde et surmonter les difficultés auxquelles chaque époque a eu à faire face courageusement, la France de l’après guerre a façonné de jeunes générations surprotégées, sur flattées, sur encensées, qui sont restées pour la plupart immatures, une fois l’âge adulte arrivé. Elles ont pensé que leur seul statut de nouveaux arrivants, héritiers de parents et grands parents n’ayant, pour la plupart, pas eu la possibilité d’étudier aussi longtemps, leur suffisait pour vivre mieux en travaillant moins.

        Quelle grave erreur !

        Alors les perdants, les largués, les laissés pour compte, de plus en plus nombreux, n’ont pas eu d’autre recours que de s’en prendre au bouc émissaire qu’on leur a désigné « le capital ». Ils n’ont pas compris, parce qu’on les a détourné de la réflexion, que c’est grâce à ce même capital, ce travail accumulé et non converti en consommation immédiate, mais au contraire, en investissement, qu’il est possible de s’adapter à l’évolution et d’entrer dans l’avenir.

        Faute d’avoir compris cela, ils ont été rejetés sur la touche par les travailleurs de l’autre bout du monde, ou même plus proches de nous, en Europe de l’Est. En travaillant plus et consommant moins que nous, eux élèvent leur niveau de vie, alors nous nous voyons baisser le nôtre.

        Mais à quoi cela a donc servi de chanter et de faire chanter l’Internationale, lorsqu’on feint d’être surpris d’en arriver là ?

        En fait, c’est le capital qui a fait preuve de solidarité en allant s’investir dans des contrées défavorisées à seule fin de permettre à ces peuples de donner le meilleur d’eux-mêmes après avoir sombré dans le déclin et la prise de retard sous des régimes socialo communistes bureaucratiques et souvent inhumains, réservant les meilleures situations à une oligarchie partisane.

        Oui l’espèce survivra. Elle le fera en donnant « l’avantage compétitif » aux lignées issues des meilleurs couples, des meilleures unions capital-travail, chacun reconnaissant à l’autre son apport et son utilité pour assurer la procréation et la perpétuation indispensable à la survie de l’espèce.

        Dans ces couples, comme depuis toujours, c’est la plus part du temps le capital qui porte la culotte. Dans un esprit de bon père de famille, il sauvegarde le futur au détriment d’un excès de douceur de vivre immédiat, souvent trop maternant pour engendrer des tempéraments en mesure de surmonter les défis

        Merci encore pour avoir exhumé ce discours très réaliste d’un président de la république bien conscient, à l’époque, des conditions à remplir pour assurer la survie de l’espèce à partir des lignées françaises. Ce soir, soyons attentifs aux vœux de notre président actuel. Je parie qu’ils seront bien plus maternant et bien moins combatifs que cette harangue de G. Pompidou.

        Après nous le déluge, Carpe diem, à bas le capitalisme, à la grâce de Dieu. Etc…. ! Je vous souhaite un très bon réveillon, en ajoutant : réveillons-nous !

      3. jducac, j’ai confiance en la pertinence de la jeunesse d’esprit pourqu’elle ne se trompe pas de défi. Même l’idée de progrés évolue, alors pourquoi pas vous aussi.

      4. @jducac

        En fait, c’est le capital qui a fait preuve de solidarité en allant s’investir dans des contrées défavorisées à seule fin de permettre à ces peuples de donner le meilleur d’eux-mêmes

        J’adore cet argument, les capitalistes sont les seuls vrais humanistes sur cette terre, alléluia !
        C’est beau de croire, je m’incline devant la foi aveugle.

        Elle le fera en donnant « l’avantage compétitif » aux lignées issues des meilleurs couples

        Hummm ! Il y aurait comme un petit accent d’eugénisme dans cette formulation ?

      5. « La France de l’époque rayonnait, elle s’engageait dans de grands programmes, dans l’atome civil et militaire, l’aéronautique, l’espace, le TGV, sur la lancée desquels elle vit toujours, mais »
        Mais çà c’est la période que dénonçait Pompon avec sa claire définition du libéralisme.
        « parce qu’elle ne s’en est plus donné. »
        Le futur rêvé de Pompon?

        « Depuis 1968 cette France s’est laissée vivre »
        Avant d’après Pompon, après d’après Jducac…toujours alors… (et je me demande toujours de quoi a protégé l’Europe. Déjà l’Europe, c’est de la géographie, pas de la politique, et question politique, c’est un peu opération par le vide).

      6. « Oui l’espèce survivra. Elle le fera en donnant « l’avantage compétitif » aux lignées issues des meilleurs couples, des meilleures unions capital-travail, chacun reconnaissant à l’autre son apport et son utilité pour assurer la procréation et la perpétuation indispensable à la survie de l’espèce. »

        ‘tain Maklès et jducac pour le deuxième tome de La survie de l’espèce !
        J’vois déjà les billes en or à la sortie du cul de la poule qui aura des dents devant et à son derrière.
        Faudra me traduire ça en bengali. Au moins un cargo de cette BD expédié chez eux, vont de tordre de rire, j’suis sûr. Et que tu répondes aux cartes postales jducac, n’oublie pas ton fan club ! gros nounours en guimauve.

      7. Pour la survie des especes , l’ histoire montre que ce sont au contraire les groupes les moins évolués qui survivent aux cata …..il y a analogie ou homologie entre sélection culturelle et selection génétique ( genre fractal hein….je vien de me ramasser des choux Romanesco pour le reveillon !) …Le mamouth , bien plus évolué que son cousin éléphant , a disparu…pas le cousin …….Ce sont les marges qui servent de roues de secour aux especes , chez nous se sera les gitans ou autres marginaux , voire les immigrés récents encore capable de bricoler ….si c’est plus grave , ça viendra de plus loin , les tribus rejetées ds les hauts plateaux , là ou on en chie un peu et ou les chairs sont plus fermes ….

      8. @ la menuise 31 décembre 2012 à 13:37

        Même l’idée de progrès évolue, alors pourquoi pas vous aussi.

        Ne renoncez pas à me faire évoluer. Donnez-vous ce défi. Plus vous vous y emploierez, plus cela vous amènera à approfondir votre réflexion personnelle, à évoluer vous-même et à atteindre la vérité.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=45234#comment-393678

        Au lieu d’en rester à la restitution de formules toutes prêtes, et en vous attaquant aux difficultés d’une telle entreprise, vous en viendrez à construire votre propre doctrine de vie, et vous vous sentirez bien plus fort de vous être ainsi construit par vous-même, en puisant dans vos propres ressources, votre propre capital.
        Dites-vous aussi que mon éventuelle évolution d’homme âgé, compte beaucoup moins que celle des plus jeunes. Je n’ai plus rien à faire si ce n’est de transmettre en héritage, ce que j’ai appris de la vie, chacun en faisant ce que bon lui semble.

      9. Dites-vous aussi que mon éventuelle évolution d’homme âgé, compte beaucoup moins que celle des plus jeunes. Je n’ai plus rien à faire si ce n’est de transmettre en héritage, ce que j’ai appris de la vie, chacun en faisant ce que bon lui semble.

        Exemple, jouer à la belote par un après-midi tristement pluvieux ?
        Ou au poker menteur ?
        Monopoly monomaniaque ?
        Ou à déconner sur un blog déclassé en troisième position ?
        C’est dur la retraite, faut pédaler. Pas au top.

  15. Vivant en direct comment se déroule le mécanisme de défense contre les expulsions, dans mon coin du sud-ouest andalou, observant comment se réunissent et s’interpénètrent les matériaux aboutissant á l’action, appréciant les résultats, je pense que mon rôle, que je joue de mon mieux, consiste á essayer d’alimenter le processus, sans prétention sur le résultat, qui n’appartient qu’à la manière qu’a la situation d’évoluer. Mais évidemment, le travail d’information, l’essai de compréhension permanente, comme dans ce blog, préparent sans doute les matériaux nécessaires.Sans prétentions et sans complexes.

  16. L’outil « blog » ne me semble pas idéal pour le travail collectif, beaucoup de temps perdu en modération, difficulté pour retrouver un commentaire spécifique et l’impression qu’une publication chasse l’autre. Idéal pour un « journal » mais pas pour une réflection plus approfondie. Les commentaires sont parfois d’une grande qualité ou parfois niveau café du commerce se retrouvent ensemble avec le même « poids », pas de vote pour faire remonter les participations plus intéressantes (type yahoo answers).
    Une alternative c’est le forum, il existe des modules qui s’integrent dans wordpress.
    Des wiki peuvent parfois rendre des services (ce type de présentation n’est pas propre à wikipedia)
    Il y a peut être d’autres outils informatiques que je ne connais pas qui seraient intéressants pour organiser l’intelligence collective de maniére plus efficicace.

  17. Des idées pratiques oui, bien sûr, il en faut, et j’espère bien que l’on parlera par exemple du revenu universel. Mais j’espère aussi des textes philosophiques pour contrer la philosophie néolibérale et la renvoyer dans le territoire de l’absurde d’où elle n’aurait jamais dû sortir.

    1. Le problème, Batraman, étant peut-être que, comme disait je crois Gauchet, si le communisme rendait fou, le néolibéralisme, lui, rend stupide.

    2. des textes philosophiques pour contrer la philosophie néolibérale

      Super, l’idée. Claire. Un enjeu de taille.
      Je suis preneur et volontaire pour participer.
      Confusément, je suis en attente depuis disons 20 ans de la réalisation d’une telle idée, une confusion sourde et une attente mal perçue, jusqu’à votre proposition.
      Nul doute,comme Vigneron le rappelle que la désintoxication libérale est une affaire de salubrité mentale.

      Pour ma pomme, sans plan ni revue de détail je suis incapable de rien de valable…

  18. Le problème c’est qu’il est toujours bon et utile de proposer des solutions, mais est-que les décideurs politiques ou économiques en tiendront compte? Le gouvernement francais en particulier se trouve dans une situation délicate. Hollande a raconté des bobards aux électeurs pour gagner les présidentielles, on le savait; les marchés financiers, le patronat et la mondalialisation en géneral l’attendent au virage. Il ne pourra pas y échapper.

    Pour nous, c’est à dire le milieu dans lequel je suis actif, les problèmes dont souffre la France, par exemple, sont connus, leur causalité est évidente, on la retrouve, copie conforme, dans la gestion des entreprises qui s’approchent de l’abîme. Mais une entreprise n’est pas un état, voilà la difficulté. La France est frappée d’une embûche supplémentaire: la division entre gauche et droite y est extrêmement prononcée, ce qui rend difficile une vision commune, malgré le fait que les problèmes du pays aient un tronc commun qui se moque de la tendance politique.

    1. la division entre gauche et droite y est extrêmement prononcée,

      Forte parole,originale.
      Tentons une expérience (de pensée) :il y a une vraie opposition entre JduCac et un certain nombre de lecteurs du blog. J’en suis,
      Question: en vue d’un rapprochement entre les 2 parties, qui devrait faire le plus de chemin ?
      La réponse pour moi est évidente :l’idéologie de JduCac est à rejeter presque totalement. Le bétail, ou capital sur pied, n’accepte pas ce point de vue sur l’Humain. J’y rajoute son truc doloriste insupportable.

      Si « la division entre gauche et droite est extrêmement prononcée » c’est bien qu’une partie, minoritaire sur ce blog qui est un échantillonnage de la variété des opinions, est loin en arrière – je n’ose dire retardataire- de l’autre partie. Il faudrait que les tenants du capital humain fasse leur aggiornamento.CQFD.

      Pour JduCac: je vous rappelle que Paul vous déclaré indispensable sur ce blog. [ce n’est pas du mot à mot, et je ne peux le dater mais c’était le sens,ironie ou non comprise, que j’ai retenu.] donc haut les coeurs.

    2. (…) la division entre gauche et droite y est extrêmement prononcée, ce qui rend difficile une vision commune, malgré le fait que les problèmes du pays aient un tronc commun qui se moque de la tendance politique.

      La gauche et la droite se disputent pour se nourrir de la gestion de l’Etat et les conditions économiques, décidées ailleurs que dans les ministères, font que leurs idéologies ne font plus qu’une : il faut mettre le monde entier au service de l’économie séparée que ce soit sous sa forme industrielle ou sa forme financière.
      la division n’est qu’une concurrence entre deux familles.

      1. C’est un peu vrai pour tous les pays européens, on l’observe notamment en Allemagne et en Angleterre. La pensée de gauche (ou de droite) servent néanmoins et invariablement comme moyen pour « conquérir » (un verbe que j’entends assez souvent lors de débats poltiques) du terrain électoral. On entend beaucoup moins de voix qui proposent des solutions pratiques et applicables face aux problèmes brûlants, ou comment transmettre de manière crédible aux gens des messages d’espérance et de courage.

  19. la division entre gauche et droite y est extrêmement prononcée

    Je ne crois pas. Si il y a division, elle est symbolique au plus au niveau de l’état. A ce niveau, on joue sur les mots, mais à la sortie, on le constate tous les jours il y a peu entre Moscovici, Sapin ou Cahuzac et Coppé, Fillon ou Bayrou. Cette division existe dans la conscience collective (électorale) de chaque individu, certes, mais elle s’affaiblit avec le temps depuis la deuxième guerre mondiale. Les gens sont de gauche ou de droite en France, comme ils sont démocrates ou républicains au USA. La conscience politique a tendance à disparaître au profit d’une inconscience médiatique. On pense pour nous, on nous dit ce qu’il faut acheter, ce qu’il faut privilégier. En gros, la parole du curé ou celle du syndicaliste ou instit n’existe plus. Pour employer un mot à la mode, ils ne sont plus « audibles ».
    La Révolution, elle est là, avec internet, sous nos yeux et nos claviers. A nous de créer la nouveauté.

    1. Je suis assez d’accord avec ca. Néanmoins, je persiste et signe: il y a une division marquée entre la gauche et la droite en France, qui est devenue un fossé qui sépare aujourd’hui les profiteurs (aus sens large) du système d’une part, et ceux qui qui ne sont pas d’accord avec ce système, un système qui pèse sur eux avec une amplitude coissante, d’autre part. Les mentalités évoluent, je pense que, pour citer une phrase du roman « Don Quichotte », le problème actuel et du futur est celui du « avoir ou pas avoir ». On observe dans tous les pays occidentaux un combat idéoligique et social dans le cadre de la redistribution des richesses accumulées durant ce démi-siécle passé. Et il y a toujours des parties intéressées qui ne veulent rien céder – c’est l’un des grands thèmes de ce bloc, si je ne me trompe.

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