LE TEMPS QU’IL FAIT LE 16 JUIN 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 16 juin 2017. Merci à Marianne Oppitz ! Vidéo assez boiteuse du fait qu’au dernier moment je me suis abstenu de parler de ce dont j’avais envie de parler – par respect pour des soutiens dévoués.

Bonjour, nous sommes le vendredi 16 juin 2017 et ceci sera peut-être dans la série de vidéos que j’ai faites (je crois qu’il y en a près de 500) la plus curieuse parce que je ne parlerai pas des choses dont j’ai envie de parler… et ce sont des choses importantes.

La première, c’est quelque chose d’important pour la suite – je crois – mais je vais vous dire pourquoi je n’en parlerai pas et puis, la seconde, c’est quelque chose qui m’a choqué dans la semaine qui vient de s’écouler. C’est quelque chose qui est important aussi, d’une autre manière. La première a à voir avec le monde tel qu’il est, l’autre, a à voir avec la manière dont nous nous représentons les choses, ce qui n’est pas indifférent non plus pour la manière dont le monde avance, mais c’est avec une certaine distance : la distance de la réflexion théorique. Et, dans les deux cas, la raison pour laquelle je ne vais pas vous en parler, c’est parce que ça pourrait avoir des conséquences – ce que je dirais – mais les conséquences, de toute manière, seraient plus importantes pour les autres personnes que pour moi : elles sont davantage impliquées quant aux conséquences éventuellement négatives de ce dont il s’agit que moi et donc, je ne veux pas les entraîner dans quelque chose dont moi j’ai envie de parler. Mais ce sont des gens qui m’aident bien entendu, et même de manière massive ! Et voilà, je ne veux pas les mettre en position de les impliquer. Même s’ils me donnaient leur accord, je ne le ferais pas, pour les raisons que je viens de dire.

Parfois je vous dis : « je ne parle pas de certaines choses » et ça, c’est parce que c’est prématuré, par exemple : lancer un manifeste : il vaut mieux ne pas en parler avant qu’il soit là, qu’on puisse le montrer. Le manifeste qui s’appelle Vers un nouveau monde, je vous l’ai expliqué, on le publie par étapes. Par étapes : il a d’abord été distribué à un petit groupe de personnes qui se sont trouvées à Namur, samedi dernier. Et puis, on en parlera, j’espère, de plus en plus et, en particulier, on en parlera certainement à la « Fête des solidarités », à Namur, les 26 et 27 août, organisée par Solidaris, puisque c’est Solidaris  qui patronne la rédaction de ce manifeste et j’aurai l’occasion d’en débattre avec d’autres personnes, à ce moment là. Donc, ça c’est une raison de ne pas parler de quelque chose, parce que ce n’est pas encore là : parce que ce n’est pas encore prêt. Et il y a une autre chose – je vous l’ai déjà dit – sur laquelle je travaille depuis un moment, qui est importante aussi, mais, là aussi, ce serait absolument prématuré. Donc, ce n’est pas… il y a plusieurs raisons pour lesquelles on ne parle pas des choses à un moment particulier, mais aujourd’hui je vous ai expliqué pourquoi je ne parle pas des choses qui ont été vraiment importantes pour moi, dans la semaine écoulée et ce ne sont pas des choses qui ne concernent que moi bien entendu, ce sont des choses qui ont à voir avec mon implication dans le monde et « à la base ». À la base : « sur le terrain ». Mais voilà, mais voilà, je vous ai dit ce que je pouvais vous en dire (rires), ce qui est, en réalité : rien ! Voilà ! … pour une fois !

Alors, un tout petit rappel de l’actualité. Eh bien, il y a les élections, en France – les législatives. Je n’encourage pas, généralement, les gens à faire des choses qu’ils n’ont pas envie de faire mais, là, il y a sûrement, chez vous, s’il y a des élections, il y a sûrement quelqu’un qui représente davantage vos idées que d’autres candidats et, là, je vous encourage – au lieu d’aller à la pêche à la ligne – je vous encourage à aller voter pour le candidat ou la candidate qui représente au mieux vos opinions. On a besoin que vous soyez représentés, que vos idées soient entendues, malgré la distance qui existe, malheureusement souvent, entre les élus et les gens qui les élisent. On a, peut-être, une chance de plus, cette fois-ci, parce que quelles que soient les idées qui sont défendues par les candidats qui vont l’emporter, ce sont des candidats qui n’ont peut-être pas encore été…  – comment dire ? – pas encore pris de mauvaises habitudes, puisque, la plupart, viennent d’ailleurs. On nous fait remarquer que ce ne sont pas des gens sans éducation : il y a beaucoup de professeurs, il y a beaucoup de médecins, beaucoup de juristes, etc. Bien entendu ! Ça, ça vient avec le type de société qu’on a telle qu’elle est maintenant, mais ce sont, peut-être, des gens, comme je l’ai dit, qui n’ont pas encore pris de très mauvaises ou de mauvaises habitudes et, il faut en tirer parti.

Ça c’est pour la France. Un tout petit mot sur l’actualité aux États-Unis. Il y a, vous l’avez vu, bon, il y a malheureusement quelque chose de tragique : c’est quelqu’un, voilà, qui est un électeur de Bernie Sanders qui a pété les plombs, qui est allé tirer sur des gens… Ce qu’il ne faut évidemment pas faire. Il ne faut jamais faire ça. Bernie Sanders a eu raison d’en parler avec euh… avec force – lui-même – de ça. Mais on a eu une situation curieuse, c’est-à-dire un président, élu, contre lequel une nation est maintenant dressée comme cela a été le cas quelques fois à d’autres époques, comme ça été le cas avec Richard Nixon.

Très bon article, très bon article, hier, dans le New York Times. Si vous lisez l’anglais, je vous recommande de lire ça. Ça s’appelle « The Case for Obstruction Charges » par Daniel Hemel et Eric Posner. Eric Posner est le fils du fameux juriste Richard Posner, mais aussi, fameux lui-même, parce que c’est quelqu’un qui réfléchit bien et qui attire l’attention sur le fait que tous les contre-pouvoirs sont mobilisés, en ce moment, aux États-Unis, mais que le président a des pouvoirs de président et que…  alors qu’un conseil indépendant a été nommé : Monsieur Mueller, qui pourrait inculper le président pour obstruction à la justice, le président a, quand même, dans ses prérogatives, la possibilité de révoquer cette personne et, Posner et Hemel attirent l’attention sur le fait de… (comment dit-on « cover-up » en français ? je ne trouve pas le mot [« étouffer une affaire » ?]) le fait de cacher quelque chose délibérément et, le président a la possibilité de cacher le fait qu’on cache des choses et ce ne serait pas la première fois qu’on verrait des choses qu’on n’a jamais vues – puisqu’il s’agit bien de M. Trump ! – mais, ce serait une situation assez extraordinaire. « Mais », dit-il, « à défaut de l’inculper, on peut toujours essayer de lancer la procédure d’« Impeachment ». « Empêchement », il faudrait utiliser ce terme français. Il n’y a pas de raison d’utiliser un mot français déformé (rires) par les Américains puisqu’il existe en français. Je vais dire « empêchement ». Il est possible, à défaut d’inculpation, de lancer une procédure d’empêchement. Mais, là, il faudrait compter sur le fait que les Républicains soient prêts à lancer cette procédure, à la Chambre et au Sénat. Je réfléchissais et je pensais au fait que si le président disparaît, que dans un cas comme celui-là – on l’a vu autrefois aux États-Unis – C’est le vice-président qui monte en puissance, qui devient président. Mais ce qui me distrayait c’est – à la pensée d’aller dire ça – c’est le fait que j’ai vu… la nouvelle que j’ai lue, que le vice-président, lui-même s’est choisi un avocat hier, (rires) c’est-à-dire qu’en fait, il ne considère pas qu’il serait indemne dans le cas d’une procédure d’empêchement. Voilà !

Deux choses, deux choses que je n’ai pas pu dire pour les raisons que je vous ai dites et un tout petit rappel d’actualité. Voilà ! Allez, à bientôt !

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