« C’EST QUOI LE SCÉNARIO-CATASTROPHE, DANS UN CAS COMME CELUI-CI ? »

28 juillet 2011 par Paul Jorion | Print « C’EST QUOI LE SCÉNARIO-CATASTROPHE, DANS UN CAS COMME CELUI-CI ? »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Ce n’est pas encore la panique sur les marchés financiers américains, mais l’inquiétude progresse. L’indice Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 3,3 % au cours des quatre dernières séances, dont près de la moitié au cours de la seule journée d’hier.

Durant le weekend fatidique des 13 et 14 septembre 2008, le gratin de la finance américaine avait passé en revue tout ce qui pourrait tourner au vinaigre si l’on abandonnait Lehman Brothers à son triste à sort. On avait pensé à tout, sauf au money market, le marché des capitaux à court terme, d’un volume aujourd’hui de 338 milliards de dollars. Manque de pot : c’est lui qui s’effondra, provoquant une hémorragie qu’il fallut près d’un trillion de dollars, mille milliards de dollars, pour arriver à stopper.

C’est ce qui explique que les yeux soient fixés en ce moment sur ce désormais fameux money market, et que tous ceux qui auront besoin de capitaux frais dans les trois mois qui viennent raclent leurs fonds de tiroirs pour se constituer un pécule en argent liquide. Première victime bien sûr : les nouvelles embauches ; comme si les nouvelles récentes du marché de l’emploi permettaient une telle coquetterie ! Seconde victime : le refinancement des entreprises.

Le prix des obligations américaines qui arrivent à maturité en août a commencé à baisser ces jours derniers, mais pas autant qu’on aurait pu le penser, ce qui fait dire à certains qu’il s’agit-là d’un signe de plus que le débat sur le relèvement du plafond de la dette n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Mais c’est que du fait du statut de monnaie de réserve du dollar, il n’y a pas tant de substituts connus sur les marchés financiers à la dette américaine – et en quantités suffisantes – pour jouer le rôle de collatéral, c’est-à-dire de gage mis en garantie. Or, une dégradation de la note de crédit de la dette américaine provoquera une montée des taux d’intérêt et une dépréciation simultanée de ces instruments de dette, ce qui forcera ceux qui en détiennent en gage à faire un « appel de marge » auprès de leurs emprunteurs, autrement dit a leur réclamer des garanties supplémentaires pour compenser la déperdition constatée. Et ceci s’appliquera aussi aux fameuses Mortgage-Backed Securities, les titres adossés à des crédits hypothécaires émis dans leur quasi-totalité aujourd’hui par les Government-Sponsored Entities, Fannie Mae et Freddie Mac – qui devraient d’ailleurs être liquidées si elles se retrouvaient elles-mêmes en défaut de paiement pour plus de soixante jours, une issue espérée secrètement par les républicains, si l’on en croit certains.

Une dégradation de la note de crédit ne renchérira les taux que de 60 points de base, soit 0,6 %, ce qui représente un service de la dette annuel en augmentation de 100 milliards de dollars, affirme-t-on cette nuit, mais ce chiffre est fondé sur la supposition que les notateurs se contenteront d’abaisser la note de l’État américain d’un seul cran : de « AAA » à « AA », alors que du train auquel progressent les tentatives de compromis sur le relèvement du plafond de la dette publique américaine – les républicains s’opposant à toute imposition supplémentaire, et les démocrates freinant des quatre fers dans le démantèlement du bouclier social – il s’agit d’une hypothèse dorénavant exagérément optimiste. D’autant qu’il existe ici ou là des règlements intérieurs restreignant la détention d’instruments de dette à ceux de note « AAA », ce qui obligerait les détenteurs d’obligations américaines à leur trouver des substituts, une gageure dans la mesure où la notation de la majeure partie des instruments de dette américains privés est liée à celle des obligations d’État, l’État les protégeant de sa garantie dans un certain degré. La presse rapportait ainsi hier que certaines obligations étrangères, plusieurs israéliennes et une égyptienne, subiraient elles aussi une décote immédiate puisqu’elles sont garanties à 100 % par les États-Unis.

Et je ne parle encore là que des ramifications auxquelles on a pensé, alors que comme on a pu le constater avec terreur à l’automne 2008, en finance, désormais, tout est dans tout et réciproquement. Manifestement, la fête ne fait que commencer. Je laisserai le dernier mot à un homme d’affaires interrogé par le Wall Street Journal et cité dans son édition de mercredi : « On se prépare au scénario-catastrophe. Mais c’est quoi le scénario-catastrophe dans un cas comme celui-ci ? »

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png
 

92 commentaires

  1. vladimir

    Un debut de reponse :

    25 juillet 2011

    la Fed se prépare à un éventuel défaut de paiement des Etats-Unis (Reuters)

    http://www.legrandsoir.info/la-fed-se-prepare-a-un-eventuel-defaut-de-paiement-des-etats-unis-reuters.html

    L’agence de notation chinoise Dagong abaisse la note des Etats-Unis

    Publié le 2011-07-14 13:54:04 | French. News. Cn

    BEIJING, 14 juillet (Xinhua) — L’agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating Co. a déclaré jeudi avoir abaissé la note de crédit des Etats-Unis à A+, sous surveillance négative pour une possible dégradation…

    http://french.news.cn/economie/2011-07/14/c_13984829.htm

    L’événement de crédit – Insolvabilité, défaut de paiement, banqueroute d’Etat de la Grèce, effondrement de la bulle des CDS

    Par Thomas, le Cimbre, le 6 juillet 2011,

    http://www.renovezmaintenant67.eu/index.php?post/2011/07/06/L-%C3%A9v%C3%A9nement-de-cr%C3%A9dit-Insolvabilit%C3%A9%2C-d%C3%A9faut-de-paiement%2C-banquertoute-d-Etat-de-la-Gr%C3%A8ce%2C-effondrement-de-la-bulle-des-CDS

    • zebulon

      Ah ben çà c’est malin, si les agences chinoises commencent à mettre des mauvaises notes en toute indépendance.

      • Vincent

        Et pourtant…Ils mettent des mauvaises notes de crédit aux USA avec d’autant plus d’indépendance que ce sont les chinois eux-mêmes qui ont le moins intérêt à voir les USA dégradés, avec plus d’un trillion de dollars de réserve de change.
        Posez-vous la question en outre de savoir quelles notes reflètent le plus la réalité, les notes de Dagong, ou les notes des agences Pieds-nickelés Fitch-Mood’s-Standars&Poors?

    • Thom Bilabong

      J’adore la litote de l’article du grand soir  » …qu’Obama soit obligé seul de signer le relèvement du plafond de la dette, acte qui sera interprété par les marchés et les agences de notations,comme un défaut partiel des USA. ».

      C’est exactement la réponse que j’attendais de Monsieur Paul dans son papier « Les Etats-Unis ce soir« .

      Cependant, un article du Monde d’hier soir (édition du jeudi 28/07) titre « Une situation qui n’est pas totalement inédite aux états-Unis ». Il y est question d’une situation analogue en novembre 1995. Que Bill Clinton a résolu en mettant en gage à la FED 61,3 milliards de dollars de retraites de fonctionnaires fédéraux, plus quelques mesures temporaires de chômage partiel, etc. Obtenant ainsi en contrepartie 24 milliards d’argent frais pour honorer les engagements extérieurs US. Au final, le plafond de la dette fut relevé en février 1996, peu avant les élections présidentielles.

      L’article explique que les républicains furent montrés du doigt et jugés comme responsables de cette situation incroyable. Il sous-entend aussi que la résolution « en douceur » les força à revenir sur leur opposition initiale car, le chaos attendu ne s’étant pas produit, ce combat devenait contreproductif à quelques mois des élections. Clinton fut réélu.

      Donc, si je comprends bien, ce n’est pas parce que la date du 2 août (ou du 15, selon certains) sera atteinte que le choc planetarius financiarius arrivera. De l’eau pourra encore couler, des expédients pourront encore être utilisés.

      Au final, c’est l’opinion américaine qui décidera (sans doute en faveur d’une nouvelle hausse du plafond de dettes fédérale) et qui contraindra les républicains à se coucher. Une victoire démocrate à court terme, une victoire républicaine à plus long terme ?

      • l'albatros

        le problème c’est que 1995 n’est pas 2011…notamment d’un point de vue géopolitique…les EU n’ont plus cette capacité à imposer leur superpuissance à la terre entière…ou du moins pas aussi facilement…l’image des EU s’est aussi dégradé…en particulier en Europe…les gouvernements sud-américains affichant une proximité avec l’oncle Sam sont dorénavant une petite minorité…ce qui n’était pas le cas en 1995 et de nombreux pays d’Asie liaient leur monnaie au dollar…

      • Thom Bilabong

        @ l’albatros

        Et alors ? Que politiquement une distance ait été prise par certains pays, c’est sûr. Mais financièrement, les avoirs, eux, sont encore majoritairement en dollars. Ex: 100% de la dette israélienne, et ce malgré les tensions avec l’administration Obama.

  2. Eumenos

    Pour l’instant, le système contente de faire Crac….Crac.

    Plus que 5 fois dormir et nous saurons enfin qui se faisait ainsi baiser!

  3. Ando

    Les agences Fannie Mae et Freddie Mac portent une dette hypothécaire de plus de 5000 milliards de dollars, implicitement garantie par l’Etat fédéral, de sorte que la dette fédérale des Etats-Unis est au moins de 19.300 milliards de dollars et non de 14.300 milliards.

    • Thom Bilabong

      Vous oubliez quelques autres menus engagements :
      - les retraites
      - les états
      - les comtés
      - les grandes villes
      - les sociétés d’équipement de statut mixte
      - les engagements « hors bilan » militaires auprès de pays « amis » (cf. Israël)

      Et pour la soif, les endettements de sociétés privées dépendantes de commandes publiques.

  4. Sadrâ Shîrazî

    En réponse à la question posée par cet homme d’affaires, ces mots de Rimbaud :

    Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine ; où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, – et le suprême Savant ! – Car il arrive à l’inconnu !

    Il parle bien sûr du poète, du poète voyant

  5. TELQUEL

    Bonjour Paul,hier suite a l’article de PS D j’ai fais un lien sur Georges Sorros qui cesse l’activite de son fond et cela resonne par rapport a votre article puisqu’il a converti 75% en liquidite meme son or :http://www.moneyweek.fr/20110758514/actualites/actu-economie/fonds-george-soros-garder-liquidites-75/
    Amities a tous

    • zebulon

      C’est bien connu qu’un investisseur dévoile ses positions et ses intentions en toute transparence. Compte tenu de la nature du fonds Quantum et compte tenu du fait qu’un seul petit milliard sur 24 appartiendrait à des tiers selon les échos, il faut bien sûr ne pas prendre ces déclarations pour argent comptant.

      Par contre l’intérêt de disposer de liquidités est évident quand on doit faire face a des échéances certaines et que l’on sait que l’on aura du mal à emprunter le jour j.

      Contrairement aux apparences, récupérer un milliard en « liquidités » n’est évident pour personne.

      Laisser dormir l’argent, quel cauchemar.

    • De ce que je comprends il se met ainsi en position d’être « très réactif »… par exemple, pour attaquer une monnaie, qui sait ? Après tout c’est le type qui avait mis l’angleterre à genoux en attaquant la livre. Il rève peut être d’un plus gros trophée…

      • mike

        La question devrait être : comment on fait pour lui reprendre son pognon ?

      • zebulon

        Mr Soros se met surtout en position d’échapper aux nouvelles contraintes de la loi américaine
        et transforme son fond en « family office ».

        Les dernières bonnes opérations connues portent sur la société citigroup

        Citigroup fait partie des sociétés américaines nationalisées comme aig et general motors.
        Une fois nationalisée totalement ou partiellement, les titres de ces sociétés sont remis sur le marché par l’état. Il faut bien à ce moment là trouver des gens pour acheter ces actions et les rendre attractives pendant quelques temps.

        Entre 2 et 4 $ l’action, les variations de cours suffisent à générer quelques profits. Etre liquide pour un fond comme celui-ci ne veut pas dire qu’il est inactif dans la journée, Mais plutôt qu’il prend des « engagements » à très court terme.

        La grosse opération de reprivatisation en cours est celle d’AIG, en fait l’état adopte la même stratégie et les mêmes méthodes que les fonds, il faut faire cracher un maximum à la société pour rentrer dans ses fonds.

  6. Alistair

    Je dois avouer que j’étais très sceptique sur la possibilité d’un défaut, mais les données politiciennes des dernières heures (les Tea Party contestent l’urgence, pas de majorité sur l’un ou l’autre des plans, l’impossibilité constitutionnelle pour Obama de passer en force…) me modèrent dans mon analyse de la situation.

    Lorsque j’ai lu pour la première fois des news sur la date du 2 août ça devait être sur Leap2020, et j’avoue m’être dit instantanément « qu’il s’emballe pas, ce « grand soir, c’est pas pour demain ». Et là franchement, je doute…

  7. zebulon

    Heureusement il y a une solution, elle est en toute modestie d’origine française et pour une fois elle n’est pas révolutionnaire.

    Elle permet de mettre en oeuvre un mécanisme faisant jouer la solidarité entre toutes les parties ce qui répond au besoin de justice sociale, tout en préservant les positions des uns et des autres en matière de répartition des profits ce qui répond au besoin de paix sociale.

    Il s’agit de la CBG(1) : contribution bancaire généralisée
    son taux modique de 0.1% facilitera son acceptation
    appliquée sur chaque opération bancaire (2),
    ce prélèvement indolore et solidaire permettra d’alimenter le Fond de Soutien Franco Européen chargé de contribuer à la résolution de la crise actuelle en amnistiant toutes les erreurs de gestion commises par le passé.

    Ce mécanisme efficace pourra par la suite être facilement pérennisé pour amnistier toutes les erreurs de gestion futures. Le taux de contribution pourra être modulé en fonction des besoins. Il est cependant inutile d’évoquer cet aspect dans la phase initiale de mise en place.

    Si vous aussi, vous pensez que cette solution est de nature a rassurer les marchés, n’hésitez pas à promouvoir cette solution et à faire connaitre ses nombreux avantages.

    Notes :
    (1) Le mécanisme du CBG est inspiré de la CSG ( contribution sociale généralisé) qui a été mise en oeuvre avec succès en France. Toutefois ce type de prélèvement n’a pas eu d’effet notable sur les méthodes de gestion.

    (2) Le mécanisme du CBG pourrait être mis en place gratuitement par les banques sur le nouveau terminal mobile de paiement dont chaque client devra désormais s’équiper pour effectuer ses transactions.

    • Génissel Samuel

      Si tu amnistie les marchés sans rien négocier:
      -sur les paris
      - sur une place dans les passifs du bilan, pour les salariés et les sous-traitants voir les clients, histoire qu’une société ne soit uniquement la possession de titre
      - sur les frontières au capital ou l’interdiction de paradis fiscaux
      - vis-à-vis des encours reportés en capital du de la dette des pays faibles
      - et d’autres solutions utiles pour construire la mondialisation et non la faire subir aux peuples.
      Effectivement les marchés vont être content :)
      J’espère que nos politiques auront un regard au dessus de ton patch à l’infinie de la bêtise humaine (deuxième constante universel d’Einstein)

    • TARATATA

      @ Zebulon Tu devrais travailler dans une banque ! Une taxe de plus , la (B) CBG , la Bon Chic Bon Genre ………. Ah ah ! Gros malin !

  8. ig

    Hors sujet, une note rafraîchissante…
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110727.OBS7718/un-terrorisme-artisanal-est-il-possible-en-france.html

    « Comment est-on préparé en France à faire face au terrorisme individuel « artisanal » ?

    - Le cœur de l’approche française, en comparaison avec d’autres pays européens, est l’arrestation très en amont de la phase opérationnelle, par principe de précaution. Une des conséquences en est l’arrestation puis la condamnation d’un très grand nombre d’individus en France, plus que partout ailleurs en Europe – à l’exception de l’Espagne, théâtre du nationalisme basque.

    Le résultat, c’est que les condamnations sont plus courtes que partout ailleurs : sept ans en moyenne en France. En Espagne, les peines sont de dix-sept ans en moyenne. »

    Interview de Jean-Luc Marret, docteur en science politique et co-auteur de « Le Terrorisme en France aujourd’hui » (avec François Heisbourg, Editions des Equateurs, 2006), par Camille Bolo.

    Le Mercredi 27 juillet

    • José

      arrestation par principe de précaution? Tiens tiens, ça nous donnerait des idées de prison prophylactique pour les délits financiers… Encore faudrait-il déjà qu’il y ait sanction quand les coupables sont pris la main dans le sac.

  9. Leopard Blanc

    Ce que j’aimerais bien savoir c’est l’enchainement des evenements qui menera aux scenes de foules echevelees poursuivant dans la rue une homme pour le massacrer sous pretexte qu’il cache du pain. On en est encore loin : jusqu’ici tout va bien…

  10. zebulon

    Si vous partez en vacances au Mexique faites vérifier
    votre fiche cia avant de partir.

    • Mianne

      L’article que vous citez est effrayant

      Le 20 juillet dernier, le vol Mexico – Barcelone de la compagnie aérienne mexicaine a été contraint de se poser à Monterey à la demande des contrôleurs aériens américains. Ces derniers savaient en effet que Raquel Gutiérrez Aguilar, sociologue mexicaine et soutien indéfectible des indigènes boliviens, fichée par la CIA, se trouvaient à bord. Les autorités américaines ont exigé qu’elle soit débarquée avant que l’avion entre dans son espace aérien, route obligatoire pour rejoindre l’Espagne.

      Or la sociologue ne se rendait nullement aux Etats-Unis et ne devait même pas y faire escale. Elle se rendait à Rome, via Barcelone, pour un colloque. Mais quand les Etats-Unis vous interdisent leur territoire, ils estiment que leur espace aérien en fait partie.

      Ainsi , en vous rendant d’un pays à un autre en avion , vous pouvez vous faire débarquer par les autorités d’un pays où vous n’allez pas, que vous ne survolez même pas, simplement parce que ce pays estime qu’une grande partie de l’océan lui appartient .

  11. [...] Blog de Paul Jorion » « C’EST QUOI LE SCÉNARIO-CATASTROPHE, DANS UN C… Ce n’est pas encore la panique sur les marchés financiers américains, mais l’inquiétude progresse. L’indice Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 3,3 % au cours des quatre dernières séances, dont près de la moitié au cours de la seule journée d’hier. Source: http://www.pauljorion.com [...]

  12. johannes finckh

    Et si la « catastrophe » n’en était pas une catastrophe?
    Au fond, j’ai suffisamment exposé que ce qui perturbe la circulation de la monnaie plus que tout, c’est la détention liquide en grande quantité de la monnaie dite de réserve, en premier lieu le dollar, émis et gagé sur le triple A américain.
    Une « précarisation » du dollar amènerait tous les détenteurs de dollars de le mobiliser pour acheter autre chose, d’ans le monde entier.
    Un tel scénario imposerait au dollar un cours forcé l’approchant d’un fonctionnement de type « monnaie fondante »!
    Si cela se trouve, les USA sont à ce point en difficultés (entre autres, mais notamment au niveau du commerce extérieur) parce que, tout comme pour la Grèce, leur monnaie est resté trop longtemps surévaluée pour pouvoir rester compétitifs face aux payx exportateurs.

    La circulation forcée du dollar dans le monde entier fera que tous les détenteurs de dollars vont vouloir acheter, notamment aux USA, des tas de choses. On verra bien!
    Et si la relance venait paradoxalement de cela!
    Il n’est pas vrai, économiquement parlant, qu’un pays pourvu d’une monnaie forte s’en tire bien!
    La baisse du dollar, même massive, n’est certainement pas une catastrophe pour les USA, mais sans doute pour la Chine!

    • Alistair

      La Chine joue avec son contrôle des changes comme d’une arme économique, s’il leur faut déprécier le yuan, ils ne s’en priveront pas…

    • Thom Bilabong

      Justement !

      1) les USA n’ont plus l’appareil industriel suffisant pour être l’atelier du monde
      2) la chine ne se laissera pas faire

      • johannes finckh

        Les USA ont, selon moi, de grandes réserves industrielles, je ne me fais pas de soucis pour cela.
        Si la Chine veut suivre, elle peut bien se « dollariser », mais l’inflation chinoise leur posera rapidement un gros problème.

    • Michel Martin

      Johannes,
      C’est peut-être l’occasion d’utiliser votre monnaie franche comme groupe monétaire de secours.?
      C’est ce qui s’était passé spontanément et avec une certaine efficacité lors de crise de 1929 en plusieurs lieux, alors pourquoi ne pas anticiper nos problèmes prévisibles de liquidité pour acheter le pain et monayer son travail…

      • Thom Bilabong

        Allons, avouez Michel, vous avez déjà recours à l’économie informelle, le troc et tutti quanti, n’est-ce pas ?

      • johannes finckh

        C’est tout à fait exact! On peut aussi espérer qu’avec l’appui des personnes comme Bernard Liétaer les autorités monétaires laisseront davantage faire qu’en 1929.
        Je rappelle que la « monnaie franche » marche très bien dès que l’on laisse faire!

      • Thom,
        Oui, sans aucun doute j’utilise l’économie informelle, comme nous tous, je cultive des courges énormes que j’échange avec des oeufs etc…mais c’est quantitativement inversement proportionnel au plaisir que je peux avoir à le faire, Disons moins de 1% de mes échanges.

        Avec la monnaie franche, on doit pouvoir couvrir plus de 70% (tous nos échanges hors commerce international).

  13. Jérémie

    L’incroyable rebond aveugle des Japonais, faut surtout plus du tout reculer de nos jours à l’idée même d’être plus mal notée sur les marchés.

    L’impensable se produira fatalement tôt ou tard, la question est surtout de savoir comment s’y prendront-ils de nouveau pour garder la face ?

    Comme si le premier devoir marchand des êtres conduisait fatalement tôt ou tard l’humanité à la troisième, vous verrez tôt ou tard les lamentations présentes de Jérémie ne seront rien comparées aux leurs prochaines.

    L’œuvre qui doit être faite, qui doit être dite plus de rigueur infernale partout dans les têtes, comme au regard de la Nature de plus en plus changeante du monde dans les mêmes affaires d’hommes et de choses.

    Esclave d’un monde prends-tu bien encore le temps de prendre le pouls de la terre com un grand compte à rebours.

    Car pour celui qui a toujours vécu avec bien peu, comment peut-il déjà bien expérimenter ce moment en lui ? Quel grand cauchemar pour beaucoup de gens, jusqu’au bout vouloir en pousser un plus grand nombre à fonctionner partout dans la peur et la servitude, celui du meilleur des mondes.

    • Pseudo-Mickael

      Jérémie ….
      Arrête tes lamentations
      Tu as choisi ton chemin de poète : In girum imus nocte et consumimur igni (César Cantú ?)
      D’autres préfèrent asservir que de l’être.

      Et comme dis le Post de dessous celui-ci : la solution est simple, « il faut arrêter de créer de la valeur virtuelle et limiter le développement du monde financier. »
      Donc, si tu participe à cette société, de part l’augmentation des taxations et autres redevance, tu vas à l’encontre de la solution proposée.
      Maintenant que tu as une solution, tu vas trouver une argumentation théorique afin de ne pas l’appliquer.
      Comment veux tu après cela, ne pas sombrer dans tes servitudes ?

      Pour répondre de ma façon à tes questions :
      L’impensable se produira fatalement tôt ou tard, la question est surtout de savoir comment s’y prendront-ils de nouveau pour garder la face ?
      Beaucoup d’humain, en ce moment même, sur cette planète, « pensent » ce que tu nomme l’impensable. Demain, après demain, ceux qui l’ont pensée et nommé/décrit profiterons des médias pour valoriser leurs Egos et aussi gagner du symbole monétaire. Beaucoup pensent, peu en tirerons réellement profit.
      Bref, ce que tu nomme impensable ne l’est pas, non pas parce que la réalité découle de ce que nous pensons, mais parce que nous pensons aussi à partir de la réalité qui est en grande partie chaines de causalité et que nous sommes nombreux à penser, ainsi la probalitité est forte que demain soit déjà inscrit dans quelques neuro-circuits (Cela suffit sans faire appel au quantique).
      D’autre part, il me semble qu’employer ici le terme d’impensable pour nommer ce qui d’après toi, Jérémie-la-pythie, va arriver, c’est savoir ce qui va advenir. N’est-ce vraiment pas de la un problème de logique mal posé pour cause nominale ?
      Ensuite sur le « garder la face », prenons les choses à l’envers, puisqu’il s’agit, d’après tes dires, d’un monde en bascule; qu’y-a-t-il sur le revers ?

      Car pour celui qui a toujours vécu avec bien peu, comment peut-il déjà bien expérimenter ce moment en lui ?
      Je ne viens pas ici pour te rassurer, ni te dire « demande est tu auras », car il n’est plus le temps
      des demandes, le temps se couvre sur les pauvres humains comme toi.
      Pensent à ceux qui ne sont pas pauvre mais misérable … et hors des lamentations pose toi la question de savoir en quoi sont-ils misérables.
      Jérémie, si ce n’est toi qui trace le chemin, c’est de ta responsabilité la manière dont tu le parcours.
      Ici quasi-tous sont dans le théorique, alors pourquoi poser une question sur l’expérimentation ?
      Qui es-tu Jérémie ? De quoi as-tu besoin pour mener l’expérimentation ?
      Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux

  14. jean carl

    La solution est simple en théorie il faut arrêter de créer de la valeur virtuelle et limiter le développement du monde financier.

    As t on besin de quotation quotidienne, à la seconde sur les marchés? le monde ne se porterait il pas mieux si un unique jour dans la semaine était consacré à l’échange de titres?

    Il faut je pense drastiquement limiter ces instruments, pour avoir été de l’autre côté de la barrière, il est impératif d’y arriver.

    Je ne sais pas ce qui arrivera après le 02/08 si la le plafond n’estpas remonté mais j’ai envie de voir la réaction du monde en général….peut être y aura t il un mieux? un changement? je l’espère fortement.

  15. Joan

    Le FMI présidé par notre ancienne ministre des finances invite la France à tailler un peu
    plus dans les régimes de retraite par répartition et dans la couverture sociale:

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/07/27/selon-le-fmi-la-france-devra-faire-des-efforts-supplementaires-pour-reduire-son-deficit_1553469_3234.html

    Ce n’est plus seulement Bruxelles qui demande de tailler dans les dépenses, mais aussi le FMI.
    La France va subir après 2012 le même sort que la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie.
    Le gouvernement pourra arguer que ce n’est pas lui qui demande les réformes, mais les institutions internationales ou supranationales.
    Notre souveraineté s’effiloche chaque jour un peu plus!
    Le peuple français n’est plus souverain, pas plus que les autres en Europe.

    • Joan

      En fait les néo-libéraux aux commandes poursuivent avec obstination des politiques
      visant à transférer du public au privé la gestion des retraites et des couvertures sociales.
      Les dettes publiques sont pour eux un levier formidable pour faire passer ces « réformes »,
      à des peuples qui n’en veulent pas (voir la « Stratégie du choc » de Naomi Klein).
      Ils n’auront de cesse de pousser leur avantage tant que les peuples ne seront pas entièrement dépouillés des « acquis » de l’après guerre.
      En ce sens, en faisant inscrire la « règle d’or » dans la constitution de la France, le Président Sarkozy verrouille un peu plus le système.
      En effet même si les socialistes étaient élus en 2012, ils auront encore moins de possibilité de mettre en oeuvre une politique économique et sociale de gauche. Les néo-libéraux améliorent à chaque nouvelle étape le carcan dans lequel ils enserrent les peuples.
      Ce néo-libéralisme ne vaut pas mieux que le collectivisme de l’ex-URSS, il tue les libertés en prétedant le contraire. Il est temps que les peuples se réveillent et mettent fin à cette mystification.

      • RV

        ah ! enfin une vision politique dans cet océan d’économie !
        merci, je me croyais seul . . .
        vive la constituante et la révolution citoyenne . . . !

  16. Ce scénario catastrophe va nécessairement se produire . C’est le contexte qui crée l’ambiguité .
    Assurément un défaut le 2 septembre créerait une surprise du genre Lehman Brother .
    Si ce n’est maintenant ce pourrait étre en Automne .
    L’enjeu m’apparait d’accoutumer l’opinion et les marchés a des catastrophes , plutot qu’à un glissement doux . La FED semble face à un seuil de crédibilité du $ , ce genre d’événements
    cautionnerait du quantitatve easing arbitraire , justifié par l’urgence et la gravité .
    On a affaire à une nouvelle donne face à l’opinion publique , comme pour Fukushima et l’inondation de New-Orleans , nous sommes invités à accepter les catastrophes comme de
    déplorables incidents médiatiques , qui ne concernent que les autres …au fond , et où l ‘
    Etat ne peut que subir . Nous sommes congédiés de démocratie …mais gavés de spectacles !

    • José

      Théorème du sar Rabindranath Duval
      2011 – 1929 = 82
      8 + 2 = 10
      1 + 0 = 1
      Les Etats-Unis étant la 1ère puissance mondiale, le défaut aura lieu le 24 octobre, et non le 2 septembre cqfd

  17. chris06

    Je laisserai le dernier mot à un homme d’affaires interrogé par le Wall Street Journal et cité dans son édition de mercredi : « On se prépare au scénario-catastrophe. Mais c’est quoi le scénario-catastrophe dans un cas comme celui-ci ? »

    « on se prépare au scénario catastrophe » : mon œil !

    Tout ça c’est du cinéma.

    Obama et la quasi intégralité du congrès des Etats Unis sont aux ordres de Wall Street.

    Alors on monte tout ce cinéma pour faire croire aux américains qu’il y a une lutte sans merci entre ceux qui sont aux ordres de Wall street et ceux qui sont aux ordres de wall Street.

    Tout ce cinéma n’est là que pour faire passer la pilule, et cette pilule va être très amère pour les américains ordinaires, et certainement pas pour Wall Street.

    Ca sera toujours la même chose, comme depuis le début de cette crise, comme avec le soi-disant « sauvetage de la Grèce » : austérité pour les peuples, et un transfert éhonté de richesse vers Wall Street, la City et tous les grands financiers et spéculateurs.

    Mark my words.

    • l'albatros

      question naïve, c’est qui wall street ? Quel genre de communauté d’intérêts ? Ensemble homogène ou pas ?

      • chris06

        Wall Street c’est JP Morgan Chase, Citigroup, Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley et tous ceux qui plus généralement s’occupent de la gestion d’actifs, Blackrock, Pimco, Fidelity , gestionnaires de portefeuilles divers et variés, hedge funds, etc…

        Communauté d’intérêts? disons qu’ils ont tous le même intérêt : comment faire plus d’argent avec de l’argent et une catastrophe sur les marchés US et mondiaux n’est pas vraiment dans leur intérêt.

        Alors pourquoi les firmes de Wall Street, qui sont de loin les plus gros contributeurs des campagnes d’Obama et de la plupart des congressistes américains (Républicains et Démocrates) ont elles donné l’ordre de monter ce spectacle grotesque, ce simulacre de chamaillerie entre Obama et les républicains, alors qu’une catastrophe financière gigantesque causerait leur perte? A part pour noyer le poisson et faire en sorte que la pilule austérité soit plus facilement « digérée », je vois pas d’autres explications.

        Plus tard ça sera toujours la même rengaine « on a évité de justesse une catastrophe d’une ampleur extraordinaire, mais il va falloir faire un certain nombre de sacrifices… » oui, on sait déjà qui va devoir les faire, les sacrifices. Pas Wall Street. Pas Obama et tous les congressistes américains qui , oh surprise, sont tous des gens très fortunés dont la fortune est, comme par hasard, gérée par ces mêmes firmes de Wall Street. C’est le spectacle de la ploutocratie.

      • Mr J

        la meilleure définition que j’ai trouvé serait une communauté dotée d’une convergence de points vue.

        ici, pas d’entité obscure bien définie. c’est moins théorie du complot et plus réaliste. Les républicains, L’IIF, toutes les banques américaines et autres et même l’UPMPS partagent de fait une volonté et un intérêt mutuel. on peut tous les mettre dans le même pot.

        après ils ont quand même des célébrations oecuméniques entre eux pour bien diffuser le message comme les bildeberg et autres réunions pseudo secrètes où l’on peut justement « partager ».

    • Alistair

      Chris,
      Je crois que dans cette situation, il est absolument nécessaire de ne pas oublier l’aspect idéologique du débat à la Chambre. Certains pensent que le cas de défaut est « virtuel » et qu’il n’arrivera pas en pratique, moyennant expédients (Tea Party notamment). Wall Street ne pourra rien face à l’irrationnel…
      Pour moi la seule planche de salut c’est la possibilité constitutionnelle pour Obama de passer en force, en mettant son mandat dans la balance…

      • chris06

        oui, je sais, c’est le débat idéologique entre les congressistes fortunés qui font croire à leurs supporters du tea party qu’ils ne pensent pas à leur fortune personnelle (le défaut n’aura pas d’importance pour les américians) et les congressistes fortunés qui font croire à leurs supporters du democratic party qu’ils ne pensent pas à leur fortune personnelle(le défaut sera catastrophique pour les américains).

        Tous ces congressistes fortunés n’ont qu’une idée en tête, comment sauvegarder leur fortune personnelle et se faire réélire tout en faisant en sorte que leur supporters acceptent les sacrifices qu’ils ont préparé pour eux.

        Ce débat idéologique n’est qu’un simulacre car quand il s’agit de sauvegarder leur fortune personnelle, je vous garanti qu’ils sont tous d’accord.

    • Taneleo

      Le problème vient du fait que les USA ne sont plus capables d’assumer leur position de numéro 1 mondial. Ça fait un moment que l’on sait que ce jour arrivera. Il arrive certes peut-être plus rapidement que prévu, mais de là à penser qu’il n’existe pas de plan pour pareille situation me laisse dubitatif; au bord d’un nouvel étourdissement.

      Les USA savent très bien ce qu’impliquerait un non-accord du 2 août. C’est aussi pour cette raison que je pense qu’ils jouent actuellement le sprint avant la ligne d’arrivée. Et s’ils n’y parviennent pas, c’est peut-être aussi voulu et pensé… quelqu’un a-t-il déjà exploré cette possibilité ?

      À moins que nous soyons réellement dans une phase générale de laissé-allé suicidaire.

    • zébu

      @ Chris 06 :
      Que ce soit du cinéma, du théâtre, … ou non, importe peu.
      Et ce quelque soit le ‘jeu’ des acteurs.
      L’essentiel n’est pas tant la pièce même et ce jeu des acteurs que la ‘critique’ qui surviendra une fois cette pièce terminée (ou non) à la date requise mais bien la notation délivrée par les agences.
      La pièce, les acteurs, ne seront pas au niveau requis par les ‘critiques’.
      Ces mêmes ‘critiques’ avaient pourtant avertis de longue date et qu’ils noteraient aussi ‘l’intention’.
      Or, ‘l’intention’ en sera absente par absence de base commune suffisamment large et profonde.

      « A la fin de l’envoi, je touche ».
      ‘Cyrano de Bergerac’, Edmond Rostand.

      • zébu

        En lieu et place d’une pièce de théâtre, on assiste ainsi à une tragédie :
        « Événement ou enchaînement d’événements terribles, funestes, dont l’issue est fatale. »
        « Des personnages de rang noble sont impuissants face aux forces supérieures (des dieux le plus souvent) qui les manipulent. L’enchaînement des événements et le dénouement nécessairement dramatique relèvent d’une fatalité implacable, qui peut sembler injuste, inique et bien au-delà de l’endurance humaine. (…) Pour Aristote, la tragédie a une vocation didactique, c’est-à-dire qu’elle vise à enseigner une vérité morale ou métaphysique au public. On appelle cela la catharsis, grâce à laquelle l’âme du spectateur serait purifiée de ses passions excessives. »
        Si on suit Freud, la catharsis sur ce point serait la résurgence de l’éthique, notion refoulée.
        Et nous en serions les spectateurs impuissants, comme face au déroulement sur une scène de théâtre (américaine et mondiale) d’une tragédie, où deux acteurs (Obama et les Républicains) se livrent un combat mais succombent tous les deux à la Némésis qu’ils ont contribué à générer. Inéluctablement.
        Sauf que ce n’est pas une pièce de théâtre.
        La purification des passions excessives, nous allons la sentir passer …

    • Vincent

      Pas sûr, le blocage à Washington est réel, les radicalités exacerbées. Et WS, entre nous a pu miser sur un défaut, pour imposer ses diktats sur le champ de ruine à venir.

    • Taneleo

      Il y a quand même une chose que l’on oublie et qui rend confuse l’appréhension de la situation actuelle.

      Nous ne traversons pas une seule crise, mais plusieurs, et qui se recoupent en partie.

      Si on ne considère que la crise économique, la routine est plutôt de mise. Maintenant si on y ajoute la crise de société, les choses sont moins évidentes. Et si on y ajoute encore les crises environnementales et des ressources premières, la situation devient explosive.

  18. Pourquoi est-il fatal que çà ne se passe pas gentiment l’issue de la crise ?
    Parce qu’il existe non pas une mais DEUX circulations de la monnaie à ce jour devenues antagonistes . La premiére la plus souvent invoquée est horizontale achat-vente de marchandises y compris de capital , elle fixe la vraie valeur .
    La seconde est verticale , et part du haut vers le bas , créances/dette dont la rente et les obligations d’états . Or la seconde a pris le dessus avec la non-convertibilité du $ .Pour donner
    à sa monnaie une valeur qu’elle n’a pas , elle la gage sur l’immobilier .
    Petit inconvénient la hausse de l’immobilier renchérit le cout de la force de travail , d’ où l’issue
    toute crue : féroces mesures d’austérité .
    Le pire ennemi du travail n’est pas le capital , c’est la rente . Et l’Etat son serviteur . C’est pourquoi il n’ y a rien à en attendre méme réformé , la véritable solution passe par une subordination de la seconde circulation à la premiére .

    • johannes finckh

      Ce texte pourrait être de moi, bravo!

    • Thom Bilabong

      Pas complètement d’accord.

      La rente permet d’accumuler des revenus, donc du capital.
      C’est un moyen comme un autre de s’enrichir. C’est lorsque la rente est éhontée, obtenue de force ou maintenue de façon artificielle qu’elle est condamnable.
      En soi, ça ne me choque pas que quelqu’un accumule des richesses tout en faisant autre chose de sa force de travail. Pourquoi interdire de travailler et de gagner de l’argent ?

      • Ce que je condamne c’est sa domination .

      • Fab

        Thom,

        Il ne s’agit pas d’interdire, c’est interdit. Non, il s’agit de provisionner « de manière obligatoire uniquement les besoins humains de base« . Et que « ceux qui ensuite souhaitent consacrer (une partie de) leur vie à l’échange monétisé (marchandisation : consommation/production, via le salariat) le fassent !, tant qu’ils n’emmerdent pas au propre comme au figuré le reste du Monde. »

      • johannes finckh

        La rente est toujours « condamnable », car cela est précisément le fait que d’autres travaillent et que le rentier encaisse sans rien foutre.
        C’est « le moyen » comme tel de s’enrichir au détriment d’autres,
        Différencier un coté « éhonté » d’un coté sans doute « décent », c’est se foutre du monde!
        Il y a travailler personnellement et « faire travailler son argent », c’est-à-dire faire travailler les autres!
        Précisément, le régime capitaliste qu’est le régime actuel génère toujours une rente, la rente monétaire nette.
        C’est la raison même pourquoi les fortunes grossissent sur un mode automatique d’un coté et les dettes de l’autre.
        Trouver à cela une quelconque justification économique ou « morale » est obscène.
        C’est pourquoi je propose l’introduction du SMT, seul moyen d’en finir avec un système monétaire qui conduit toujours, d’une façon décente et obscène selon les goûts et les époques, aux enrichissements extrêmes d’un coté et aux spoliations de l’immense majorité.
        Vous êtes peut-être un riche rentier, dans ce cas, votre opinion se légitime par l’autojustification pour ne pas mourir de honte d’être de la classe des oppresseurs et des exploiteurs.
        Si vous n’êtes pas un tel rentier, votre opinion relève de la soumission servile et de l’admiration béate de ceux qui nous exploitent.
        Pour être plus nuancé, le « système » pousse chacun à devenir, dès qu’il peut se faire un peu d’épargne, un peu ou beaucoup rentier. Cela ne justifie aucunement la chose! Le « bon père de famille » qui place judicieusement son patrimoine participe « à l’insu de son plein gré » à l’abjection capitaliste, tout simplement parce que la situation et le système, le bon sens et le souci pour les siens ne lui laissent pas la possibilité d’agir autrement. La perversité capitaliste est précisément la monnaie telle qu’elle fonctionne et qui nous pousse à cela.

      • François Leclerc

        Introduire la gratuité de certains biens publics de base et déconnecter du travail une rémunération, elle aussi de base, créent une autre logique et offrent d’autres choix !

      • Kercoz

        /////// La rente est toujours « condamnable », car cela est précisément le fait que d’autres travaillent et que le rentier encaisse sans rien foutre.//////

        +1 , et l ‘allocation de subsistance est une rente .
        C’est pourquoi il faut différencier le droit a un « MOYEN de SUBSISTANCE » d’une allocation a priori equivalente .
        C’est pourquoi il faut :
        ///// Introduire la gratuité de certains biens publics de base //// ou faute de gratuité , un prix symbolique tres bas equivalent a la satisfaction du minimum sur ces biens de base (eau , elec , transport …….par ex 10A elec au prix inf au prix de revient compensés par les 5A suivant etc …

      • Fab

        François,

        « Introduire la gratuité de certains biens publics de base » : le risque n’est-il pas que l’idée de classes se développe, qu’apparaissent des « profiteurs » ? Il me semble que l’obligation pour tous de fournir un travail obligatoire suffisant à provisionner ces « biens publics de base » est plus démocratique. Libre (avec des barrières !) à chacun ensuite de participer à la société de consommation, ou pas.

        « déconnecter du travail une rémunération, elle aussi de base » : cette rémunération de base pour un travail obligatoire de base n’a effectivement pas besoin d’être monétisée, ça ressemble à la gratuité !

        Ce serait le signe d’une société enfin intelligente, exprimant enfin son désir de vivre en bonne intelligence. S’il faut une base à la démocratie je ne vois guère d’autre possibilité : nos besoins de bases étant comblés en bonne intelligence, avec la participation de tous, l’exploitation de l’homme par l’homme est bonne pour la poubelle de l’Histoire, à nous le temps-libre pour par exemple participer à la construction de la démocratie. N’est-ce pas (ce que nous tous ici faisons) ?

      • Le profit consécutif au travail n’est pas condamnable, c’est la rente sans activité qui est condamnable.
        L’allocation de subsistance devra donc être elle aussi activée que ce soit dans une activité d’échange ou d’autarcie.
        Sans oublier le fait que l’intrant principal sera la finitude de la planète ce qui change totalement la donne quand aux types d’activités à envisager.
        En définitive, on ne gagne pas d’argent donc des moyens d’existence sans activité.

    • Peter Hoopman

      Le pire ennemi du travail n’est pas le capital , c’est la rente . Et l’Etat son serviteur .

      Bien résumé!

      Ca explique pour une grande partie la faillite du système politico-économique actuelle.

      Mais la « la rente » est que la côté « technique » du problématique. La côté « psychologique » est beaucoup plus complexe, parceque ça mets en cause notre propre fonctionnement aujourd’hui façon parler.

      Que la « côté technique » est trés différent que la « côté psycholoque » m’a prix des décennies à voir/comprendre. ;-)

      Sans voir que le rentier, l’entrepreneur, l’ouvrier, chomeur et politiciens se trouvent dans la même bateau de la même réligion économique, nous continuerons de chercher la problématique/solution ailleurs façon parler.

      Et avec celà nous continuerons de nourir la système que nous tous, souvent par une point de vue différent touvent injuste. ;-)

  19. Mr J

    tout à fait d ‘accord avec chris06. la mise en scène est trop travaillée pour être sincère.

    la stratégie du choc a longtemp été réduite aux peuples limitrophes, aux pays emergents. Mais si depuis 2008, le choc s’est rendu plus subtil, plus discret, il s’attaque maintenant aux pays developpés, europe et USA en première ligne.

    on met en scène ces crises pour justifier les mêmes coupes que Pinochet sous l’égide de Friedman appliquaient en 70: dérégulation, privatisation et réduction des dépenses.

    tryptique que le FMI « vend » à tous les pays en difficultés.

    l’histoire nous a maintes fois montré les beaux résultats mais visiblement elles reviennent toujours en 2011. l’histoire qui se répète encore et toujours…

    • dissy

      Il est étonnant de constater qu’il ne se passe toujours rien au Royaume Uni pourtant dans une situation quasiment aussi mauvaise que celle des USA et sans croissance voire en récession.

  20. d0d01

    Le scénario-catastrophe ne cesse d’accélérer
    dans l’inhumain depuis plus de deux siècles.
    Et tout le monde en a assez.
    … ça va finir par se savoir

  21. mike

    Le scénario catastrophe serait qu’il n’y ait pas de catastrophe au niveau économique.

    • Pseudo-Mickael

      Le scénario catastrophe serait qu’il n’y ait pas de catastrophe au niveau économique.

      Pour diverses causes que je n’énumérerais pas ici, je suis assez proche de ce sentiment.

      Maintenant en tant qu’humain vivant sur le territoire France, les questions que je me poses sont :
      Un tel scénario est-il juste une manip médiatique pour renforcer le contrôle par la peur, obliger à l’acceptation d’un servage encore plus féroce dans un but de profit rapide … ?
      Y-a-t-il intention autre et a plus long terme ?
      Comment obtenir des réponses à ces questions ?

      Il s’agirait d’analyse pointus de l’ensemble des informations disponibles pour espérer une conclusion claire … je n’ai ni le temps ni les moyens, ni le rapport de force dans l’asymétrie d’information pour employer un tel procédé.

      Donc j’élude de tels questionnements puisque à priori insoluble par moi.

      Maintenant les questions suivantes resurgissent malgré tout en moi :
      Vais-je continuer de travailler pour un salaire en berne, des redevances en hausses et une en décrépitudes des services rendus par mes taxateurs ?
      Heureux que je suis, sans empreints, sans familles à charge, sans possessions à maintenir.
      Je puis, dans ma situation échapper à la mise en servage féroce.
      Ce qui me dérange est que j’ai bien lu les annexes des traités européen concernant les notions de vagabondage/citoyen avec et sans ressource/travail obligatoire après l’enferment …
      … j’entends déjà les longues litanies de ceux qui ne les ayant pas lu et même de ceux qui les ayant lu resteront dans leur optimisme béat.
      Ceux qui en tirerons profit ayant autres choses a faire que de s’y intéresser.
      Bonne chance aux autres qui resterons, pensant avoir quelques choses a sauver.
      .
      D’aucun diront, encore un barge qui crois que la crise économique vas réellement avoir lieu rapidement sans qu’une parade ne soit mise en place, alors que l’intérêt propre de nos dirigeants (même sans évoquer le fait qu’ils sont au service du plus grand nombre) n’est pas cela.
      Crise pour crise, autant que la grenouille soit accommodée à la montée en température progressive !
      Je répondrais :
      D’une part , les choses ne s’accommodent-elles pas depuis déjà un petit moment ?
      D’autre part, les bons dirigeants(je parle pas des pantins médiatico-politique ou des traders mais de leurs donneurs d’ordres), maintenant que le niveau technico-scientifique est suffisant pour envisager sereinement l’avenir de leurs lignés (avancées spatiales médicales control …), que l’épuisement de certaines ressources et l’accumulation des contraintes (pollution …) est avérée préoccupante, doivent prendre de « féroces mesures d’austérité » afin de réguler l’emballement.
      Les centaines de millions de « spécialistes » ne sont plus nécessaire. (les autres encore moins).
      Comment « déprogrammer » le système ? (je prendrais des expressions issus du vocabulaire systémique (enfin je préférerais dire cybernétique mes le mot semble obsolète ou interdit) puisqu’on parle de global/systémique …)
      1/Sachant qu’un système est d’autant plus résistant (vous voulez vraiment que je parle de résilience ?) aux perturbations qu’il est dans la diversité (et l’interaction d’échelles et de rythmes différents, bref complexe); une solution simpliste semble être opératoire en diminuant aux maximum les facteurs sus-cités (diversité, rythme différents …).
      « L’ homogénéisation » est fortement avancée dans beaucoup de domaine ( combien d’opérations financière par seconde ? Combien de particule radioactifs de fukushima dans les assiettes ou tasses a thé d’un Anglais, d’un Moscovite …)
      L’opération semble donc réalisable, techniquement parlant et souhaitable.
      Beaucoup de dirigeants passent pour des abrutis finis, or cela même qui les considèrent de la sorte, sont incapables ( alors qu’ils le désire) être dans la place. Que dire !
      Une andouille qui fait le con passe toujours pour moins dangereuse qu’elle ne l’est.

      Voilà mes deux réflexions, à trois centimes d’euros d’avant la dévaluation, sans prétendre avoir raison, juste qui traînaient dans ma tête.

  22. Pablo75

    « Le ratio dette/PIB de la Grèce est de 143%. Pour l’Amérique, il est officiellement de 97%. Mais le montant de la dette nationale, de 14,3 milliers de milliards de dollars, pour une économie de 14,7 milliers de milliards de dollars, ne reflète pas vraiment la réalité.
    -14 300 milliards de dollars : dette nationale “officielle”
    -5 000 milliards de dollars : montant qu’Oncle Sam doit à Fannie Mae et Freddie Mac
    -62 000 milliards de dollars : total du passif et des engagements non-provisionnés pour la Sécurité sociale et Medicare.
    Sans compter la boîte noire des plans de sauvegarde.

    Nous savons combien la Fed a déboursé pour financer des prêts d’urgence : 16 100 milliards de dollars entre le 1er décembre 2007 et le 21 juillet 2010. Nous savons tout cela parce que le Government accountability office (ou GAO) a terminé hier le tout premier audit de la Fed jamais effectué. Un événement rendu possible principalement grâce à la ténacité de Ron Paul, représentant républicain au Congrès US, qui a rendu cet audit, certes partiel, légalement obligatoire.

    Ce que nous ignorons, par contre, c’est la proportion de ce montant qui a été remboursé. “Nous avons littéralement injecté environ 5 300 milliards de dollars”, a déclaré le Dr Paul la semaine dernière lorsqu’il a interrogé le président de la Fed, Ben Bernanke, “et je n’ai pas l’impression que nous ayons reçu grand-chose en échange. La dette nationale a augmenté de 5 100 milliards de dollars.” Bernanke n’a pas remis ces chiffres en question.

    “Pour réussir à maîtriser [leur] déficit budgétaire global,” déclare Laurence Kotlikoff, professeur à l’université de Boston dans Bloomberg, “les Etats-Unis doivent diminuer leurs dépenses ou augmenter les recettes fiscales de 20 000 milliards de dollars d’ici 10 ans, soit nettement plus que ce que souhaite le président, ou que ce que recherchent les républicains au Congrès.”

    Eh oui : le dernier chiffre entendu à Washington était de 3 000 milliards de dollars. Quel que soit le chiffre final — et un accord de dernière minute finira bien par être trouvé ; c’est toujours le cas — il sera nettement inférieur à 20 milliers de milliards de dollars sur 10 ans. On continuera de remettre tout ça à demain… comme on le fait en Grèce.

    Notons ici que le total de CDS en cours sur les titres du Trésor US a atteint un sommet à 4,8 milliards de dollars cette semaine. Oncle Sam a donc dépassé la Grèce dans cette catégorie.

    “Vous ne le savez peut-être pas, mais en réalité, les Etats-Unis ont déjà fait défaut sur leurs paiements un certain nombre de fois”, écrivait Chris Mayer il y a quelques jours. [...] Je pense que les Etats-Unis feront défaut à nouveau. Peut-être qu’on donnera un autre nom au phénomène, mais la seule manière pour les Etats-Unis de réussir à remplir leurs obligations financières, c’est d’imprimer énormément d’argent”.

    Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

    En Grèce, le professeur Savas Robolis de l’université Panteion d’Athènes pense que d’ici 2015, la qualité de vie de l’employé et du retraité moyen en Grèce aura diminué de 40% par rapport à 2008.

    La situation de l’Américain moyen en cas de défaut de paiement n’aura rien d’enviable lorsqu’elle se produira. Ray Dalio, à la tête de Bridgewater Associates, le plus gros hedge fund du monde, pense que ce jour devrait arriver “fin 2012 ou début 2013?

    Addison Wiggin

    http://la-chronique-agora.com/2013-annee-ou-les-etats-unis-feront-defaut-sur-leur-dette-souveraine/

    Too Much Debt Means the Economy Can’t Grow: Reinhart and Rogoff

    http://www.bloomberg.com/news/2011-07-14/too-much-debt-means-economy-can-t-grow-commentary-by-reinhart-and-rogoff.html

  23. Rumbo

    (….) Mais c’est quoi le scénario-catastrophe dans un cas comme celui-ci ? »

    Sans doute un pétard mouillé de plus (?)

    Bientôt ce ne sera plus que des chuintements. Mais s’agit-il de chuintements d’extinction des pétards ? Ou bien des chuintements de mèches de bombes à retardement ??

  24. Ando

    Pas de plan concerté ou de mise en scène, mais plûtot un vrai délitement. Dans sa veine eschatologique habituelle..

    « Et surtout : y a-t-il menace d’un effondrement, d’une façon ou l’autre ? A cette dernière question, qui résume toutes les autres, nous serions tentés de répondre une fois de plus que l’effondrement est en train de se dérouler sous nos yeux, en général un peu aveugles pour cette sorte de reconnaissance. La caractéristique de la situation washingtonienne marque déjà l’effondrement effectivement réalisé de la formule fondamentale du système de l’américanisme, qui est l’architecture, l’équilibre et le fonctionnement équilibré de son pouvoir. Aujourd’hui, le pouvoir est totalement en panne aussi bien du côté d’Obama que du côté des républicains (Boehner et compagnie, menacés d’être mangés tout cru par Tea Party), et surtout en panne dans le fait de ce délicat équilibre qu’il doit être et qu’il n’est plus. L’explication n’est ni politique ni idéologique, bien évidemment, mais structurelle. Le pouvoir US est totalement déstructuré et s’effondre en lambeaux, dans un chaos général. L’effondrement se fait subrepticement, éventuellement avec l’élégance paradoxale de ne pas dire son nom ». Ph. Grasset.

    http://www.dedefensa.org/article-a_washington_effondrement_subreptice_et_turbo_28_07_2011.html

    • Cpourquand

      Cpourquoi……..les militaires vont s’approcher du pouvoir très bientôt !!!

      • Ando

        La démocratie à l’épreuve de la crise. Nous verrons si elle resiste quand la note sera présentée aux nations et qu’elles refuseront de l’honorer.

  25. Joan

    En Grèce, le professeur Savas Robolis de l’université Panteion d’Athènes pense que d’ici 2015, la qualité de vie de l’employé et du retraité moyen en Grèce aura diminué de 40% par rapport à 2008.

    La situation de l’Américain moyen en cas de défaut de paiement n’aura rien d’enviable lorsqu’elle se produira. Ray Dalio, à la tête de Bridgewater Associates, le plus gros hedge fund du monde, pense que ce jour devrait arriver “fin 2012 ou début 2013?

    Décidément le progrès fait rage! Nous vivons une époque formidable!

  26. l’emission de monnaie , ça me fait penser aux émissions de matiere des étoiles géantes rouges ,une inflation avant une explosion .

  27. Jérémie

    L’autre jour je suis passé devant une banque, et en y voyant même de nouveau un banquier se conduire de la même façon à l’égard des gens,

    Je me suis pourtant bien demandé en moi-même si leur petit manège va bien durer longtemps en société,

    La question que je me pose surtout, l’humanité a-t-elle vraiment besoin d’avoir plus de Conseillers Financiers ?

    Ne serait-il pas plutôt préférable pour ces gens là de réfléchir déjà à changer de métier, on ne sait jamais quand même .

    • Jacques

      Ce ne sont pas des banquiers , mais des employés de Banque , nuance……..

      • Jérémie

        Il y a parfois des employé(e)s de banques qui sont bien plus graves à voir que certains grands banquiers, un peu voyez-vous le même tableau que lorsque vous allez manger par dépit dans
        la restauration rapide, faut surtout que ça rentre en vitesse partout, oui ce ne sont pas tous des pingres et des grippe-sous de l’argent, de cette bien vaine mentalité humaine, nuance …

  28. zebulon

    Un petit projet de règlement, paru dans les échos du 27, qui fera sans doute plaisir à Paul,
    Countrywide devrait payer selon ce projet 8 500 000 000 USD . A suivre le 17 novembre 2011 à la cour suprême de l’état de New York.

  29. Alistair

    C’est marrant Bianchieri s’était pas trop planté dans le déroulé mais il a zappé le plafond fédéral (trop gros pour être crédible ???).

    http://www.leap2020.eu/Crise-Systemique-Globale-Second-Semestre-2011-Contexte-europeen-et-catalyseur-US-Explosion-de-la-bulle-des-dettes_a7087.html

    • Jef

      Désolé mais c’est inexact, vous devriez revenir sur les pages 3 à 12 du 54em geab d’avril, sur le problème à venir du plafond de l’endettement fédéral en fin de page 5 et sur la « décision abérrante » de plus en plus probable évoquée en page 6.
      Tout y est décrit.

  30. « Senior Chinese officials are appalled at how the United States allows politics to trump financial stability »

    « We understand politics, but your government’s continued recklessness is astonishing »

    « China is losing confidence in America’s government and its dysfunctional economic stewardship. »
    Extrait d’une annonce Bloomberg . Il y a un pb de traduction du Chinois astonishing pourrait
    correspondre à Jing ya ( surpris ) mais appaled à Jing hai ( horrifié , effrayé ) .
    Les Chinois sont assis sur au moins 2000 milliards de Tbonds et obligations US pour ne compter que les reserves . Le marché des obligations d’état à une particularité lorsqu’il craque c’est brutalement et sans prévenir , pour une raison simple , cela concerne de trés gros montants et prévenir c’est prendre le risque d’avoir perdu avant de vendre .

    Lehman Brothers était une surprise , là ce serait une horreur si les Chinois prenaient les devants .

  31. Jérémie

    Si la Rigueur ne change guère mieux le monde des affaires, celui des gens du marché en quoi donc alors la rigueur serait-elle la chose la plus concrète pour vous et moi ?

    Je sais bien que Mme Lagarde préfère de nouveau se la jouer rigueur absolu au FMI, mais j’aimerais bien parfois qu’elle se pose un peu la question, en quoi donc la rigueur pourrait-elle mieux nous éviter le scénario du pire avec elle ?

    L’autre bête de l’économisme elle commencait souvent hélas chaque causerie par ces mots :

     » Rigueur, rigueur aussi pour les gens que je ne souhaite même pas approcher et toucher du doigt  » Comme si la seule épreuve de la rigueur et du supplice, était bien la mesure d’une meilleure objectivité rationnelle dans les choses, merveilles des merveilles, voilà donc de nouveau une plus grande pingrerie se faire dans le monde des affaires, rigueur, rigueur, leur souffle bien encore à l’oreille le premier Démon avare et avide du Marché.

    Et nous nous aimerons forcément tous davantage pour plus de rigueur à l’image.

    Le désir de la rigueur être né d’abord en société pour dire cela à autrui.

  32. [...] Jorion | Frankly has been so kind as to translate my most recent post. The original French version is here.“How should one define a catastrophic scenario in a situation such as this?”There is no [...]

  33. noursix

    Un trillion représente 10 puissance 18 (un milliard de milliard) ou 10 puissance 12 (mille millards) selon qu’on utilise l’échelle longue ou courte, la dernière étant celle des pays anglosaxons.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelles_longue_et_courte

  34. [...] voûte du système financier mondial. S’ils perdaient cette note, personne ne sait ce qui se passerait. En fait, personne n’y a jamais songé vraiment. (Pour ma part, je pensais que la France [...]

  35. [...] A lire: cette note, sur le blog de Paul Jorion, cet économiste et anthropoloque qui avait anticipé une possible [...]

© 2011 Blog de Paul Jorion · Connexion
Desk Space par Dirty Blue & Wordpress Traduction WordPress tuto
Implementation / Webmaster Camuxi.