LES DÉBATS VARENNE, La finance sert-elle encore l’économie ?, lundi 5 décembre 2011 de 20h à 22h

7 décembre 2011 par Paul Jorion | Print LES DÉBATS VARENNE, La finance sert-elle encore l’économie ?, lundi 5 décembre 2011 de 20h à 22h

Union des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et Mouvement chrétien des cadres et dirigeants

Débat entre Paul Jorion, Anthropologue et économiste, expert en économie financière et Pierre Lecocq, Président de Plastic Omnium Auto Inergy, ancien président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens.

A donné lieu à de très intéressantes discussions sur l’entreprise, la morale et la religion.

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62 commentaires

  1. Dup

    Erreur d’intitulé : La finance a t elle jamais servie l’économie n’aurait il pas été plus convenable? ;-)

    • xian

      Quelle vie quand même ces financiers !!
      Stresser toute une vie pour entasser les liasses de billets de banque dans des coffres et mourrir en laissant tout ici.
      Afin que leur progéniture dilapide tout cela en quelques soirées de beuverie !!

      • Nerima-kun

        …le rentenmark, en 23, servait de lego aux enfants.
        …ou de briquettes de chauffage pour les adultes…

      • vigneron

        Pffff… L’hyperinflation de 23, encore… J’ai parfois l’impression que cet authentique détail de l’entre-deux-guerres est en passe de devenir pour certains la seule image sidérante de ce siècle.. Et certains d’en rajouter… des enfants qui jouent avec de l’argent… une allemande qui charge un poêle de biffetons… horreur ! trauma ! tabou ! transgression ! péché mortel ! punition ! pénitence ! feux de l’enfer ! damnation !
        Et surtout du petit lait à siroter pour banquiers centraux trois générations plus tard… « Continuez » qu’ils disent, « montrez ça à vos enfants, en noir et blanc surtout, avec des personnages aux mines de déterrés, de décomposés, de zombies, continuez…« , le « money-gore » qu’j'appelle ça, l’épouvante monétaire, l’abomination pognonesque, « The invasion of the artiche-snatchers »"Le retour de la brouette de marks, part 2 !« , ça va trembler dans les chaumières.
        Rarement d’accord avec lui, mais j’ai entendu Chevènement il y a quelques jours rappeler que le vrai traumatisme monétaire des allemands ne date pas tellement de 23 mais de 48, quand les anglais et les américains imposent le Deutschmark à la place du Reichsmark dans la Trizone avec un taux de change de 1:1 pour les 40 premiers Reichsmarks, et de seulement 10:1 pour les suivants… Gasp… Gargl… Schnuff-Schnuff, etc, etc, etc. S’en souviennent, sûr…

      • toutouadi

        @vigneron
        :)

      • AntoineY

        @ Vigneron (alias Schtroumf Grognon)

        S’il vous plait, écrivez nous quelque chose… et faites le publier. J’espère que vous conservez une trace de chacun de vos posts. Il serait dommage que ça se perde.

      • koincidence

        « quand les anglais et les américains imposent le Deutschmark » , un nouveau traité de Versailles , en quelques sorte….?
        Cette volonté d’humilier les peuples , afin de les asservir à une politique qui « entre-autre » permet à la « finance » de se servir (de l’économie) au passage des flux d’argent qu’elle « controle » (observe et oriente si besoin) , est bien le noeud du problème qui n’a rien à voir avec les différentes « techniques » économico-monétaires que tout le monde veut réformer.
        Humilier est un moyen extrêmement puissant de paralyser le sens critique de chacun et de cultiver la culpabilité , maitresse des pouvoirs oligarchiques.
        Déconsidérer la moralité de ceux qui pensent que l’association pouvoir-argent est le critère de réussite , en en renvoyant les dégâts potentiels (et, historiquement nombreux , hélas) , me paraitrait un combat plus utile que les N solutions bureaucratiques évoquées ici ou ailleurs (taxe sur les transactions,interdiction des paris….)
        La révolution culturelle necéssaire pour sortir de l’impasse est autrement plus ambitieuse à mettre en place que ces « mesurettes »..
        il va nous falloir imagination et courage.

        n’est-il pas ?

        cordialement à tous

      • vigneron

        Il est plus aisé d’imposer des réformes à un peuple vaincu qu’à un peuple vainqueur ou qui s’estime tel. En 1945, le général de Gaulle renonce à mettre en oeuvre la réforme monétaire proposée par Pierre Mendès France avec échange des billets et amputation autoritaire de la masse monétaire. Ainsi aurait été brisée l’inflation et sanctionnés les profiteurs du marché noir. Trois ans plus tard, les Américains n’ont pas les mêmes scrupules à l’égard des Allemands vivant dans les trois zones d’occupation occidentales. Ils y imposent une réforme monétaire brutale, mais qui se révélera la grande chance de la nouvelle Allemagne.

        Tout commence le 20 avril 1948 (1). Vingt-cinq experts financiers allemands, convoqués par les autorités militaires américaines, sont embarqués en autobus pour une destination inconnue. Arrivés dans un camp militaire près de Kassel, ils apprennent le but du voyage : ils doivent plancher sur une réforme monétaire et la création d’une nouvelle monnaie. Ils restent ainsi quarante-neuf jours, totalement isolés du monde extérieur, à entendre un jeune lieutenant américain, Edward Tennenbaum, fils d’immigrant, juif de surcroît, exposer la réforme concoctée aux Etats-Unis. L’opération « Bird Dog » est lancée. Vingt-trois mille caisses de nouveaux billets imprimés aux Etats-Unis arrivent par bateaux à Bremerhaven, sont transportés par trains spéciaux dans les caves de la Reichsbank à Francfort avant d’être répartis dans les trois zones occidentales. Le Deutsche Mark est né. Le vendredi 18 juin, les Allemands apprennent la nouvelle par la radio : le dimanche 20, ils devront échanger leurs Reichsmarks sans valeur contre les nouveaux billets. Le Journal des Finances (2) donnera pour ses lecteurs français le détail de cet échange parfaitement spoliateur : l’ancienne monnaie (Reichsmarks, Rentenmarks, Marks alliés d’occupation) est démonétisée ; chaque Allemand habitant l’une des trois zones occidentales, possesseur d’une carte d’identité et d’une carte d’alimentation, reçoit 60 Deutsche Marks en échange de tous ses marks antérieurs ; les entreprises perçoivent 50 DM par employé comme fonds de roulement ; les emprunts d’Etat sont échangés au dixième de leur valeur, les dépôts en banque et les livrets d’épargne sont dévalués de 94 %. Pour la deuxième fois en une génération, les épargnants allemands sont ruinés. Ne sauvent leurs économies que ceux qui, le samedi, à la lecture du plan de réforme dans les journaux, se précipitent dans les magasins et y achètent ce qu’on veut bien leur vendre : l’histoire de cette ménagère achetant de la levure pour confectionner trois mille gâteaux est devenue un classique de l’histoire économique allemande.
        Après avoir versé le prix du sang, les Allemands paient la facture financière de Hitler, qu’ils ont porté au pouvoir. La colossale dette accumulée par le régime nazi pour financer la guerre est quasi effacée : autour de 500 milliards de Reichsmarks selon Le JdF, qui, un an plus tôt, prédisait : « Il est probable que les événements imposeront une faillite totale et la répudiation de la dette par le Reich (3). » C’est fait ! Mais, si les petits épargnants sont étranglés, les détenteurs de biens réels et productifs, les industriels à même de produire des marchandises vendues en Deutsche Marks, sont les gagnants de la réforme monétaire. D’autant qu’elle a extirpé les risques d’une inflation dévastatrice. La République fédérale qui naîtra un an plus tard héritera de finances publiques quasiment sans dette. Et la masse monétaire contrôlée par une banque centrale née avant l’Etat et indépendante de lui est adaptée à la production. (…)

        Georges Valance

        http://archives.investir.fr/2007/jdf/20070922ARTHBD00094-cree-en-le-deutsche-mark-augure-la-nouvelle-allemagne.php

      • Nerima-kun

        Vigneron, comme d’habitude, vous sautez sur quelques mots pour leur attribuer une intention que je n’avais pas (= harcèlement pervers) : je voulais seulement fournir une illustration plaisante au mot de Xian, « afin que leur progéniture dilapide tout cela », nouvelle manifestation du « juste retour des choses ». Effectivement, il ne sert de rien de thésauriser puisque tout finit en fumée (les Français choisissent de plus en plus la crémation au lieu de l’enterrement, nouveau signe de la déchristianisation profonde de ce peuple).
        Sinon, oui, collationnez et publiez vos prodigieux billets, comme un fan vous y invite. Ça nous fera des vacances…

      • Arnould

        Sur cette affaire là, c’est Chevènement qui a raison.

        Ma grand-mère, avec 4 enfants en bas âge à nourrir et un mari disparu corps et bien sur le front russe le 15 janvier 1943 (c’est à dire aucune trace jusqu’à aujourd’hui) a tout de même réussi à régler les mensualités du crédit de la ferme construite avant guerre _et_ à mettre environ 1000 ReichsMark de côté pendant la guerre (y avait rien à consommer de toute façon). Elle a regretté toute sa vie de n’avoir pas réglé davantage sur ce crédit, plutôt que d’avoir fait ces « économies » que lui avait demandées mon grand-père.

        Elle qui avait 11 ans lors de l’hyperinflation ne m’en a jamais parlé (dans sa famille de petits paysans, y avait rien a perdre). Par contre l’introduction du DM, ça oui, c’est un mauvais souvenir (elle est encore vivante, 102 ans en février prochain!).

        Pour ceux, nombreux, qui ne connaissent pas, voir aussi le texte de Jacques Rueff « Souvenirs et réflexions sur l’âge de l’inflation » la fin du paragraphe sur la voie allemande ainsi certainement que son chapitre 2 de « L’âge de l’inflation », mais que je ne connais pas.

  2. Sylvain

    Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

    ça existe ça ?

  3. Marie

    un reportage sur CANAL PLUS : la Banque GOLDMAN SACHS « ….au coeur de la spéculation financière ….  » avec Rémunération mensuelle moyenne chez GOLDMAN SACHS en 2010 de 27.000 euros ( 35.000 salariés dans 32 pays).
    http://www.youtube.com/watch?v=MW9zxFXj-IE&feature=player_embedded#!

    ( 29:51 ) Les Banques contrôlent-elles les gouvernements ? Larry RUBINOFF courtier en hypothèques

    ( 32:10 ) celui qui a créé la Reserve Fédérale Américaine Mayer ROTHSCHILD disait  » .. laisser moi contrôler les finances d’un pays et peu m’importe c que font les lois… » Goldman Sachs et les autres banques contrôlent l’argent et donc ils ont le contrôle des gouvernements et des lois….  »

    (38:35) « … pas de prison pour les banquiers tricheurs….  »

    (41:38) « … les grands conglomérats font des dons énormes pendant les campagnes électorales… notre dernière camapagne Présidentielle a coûté 2 Milliards de dollars ( pas millions mais milliards…)… »

    (42:38) « …. Goldman Sachs et la démocratie…. » Chris HEDEGE

    (44:30)  » ….personne ne peut obtenir dans ce pays du pouvoir politique sans l’accord des financiers… ces gens sont des criminels. Au XVII ème siècle les spéculateurs étaient pendus … mais ici chaque institution, comme LA PRESSE, LES UNIVERSITES, les TRIBUNAUX, les SENATEURS et le GOUVERNEMENT dansent au son de leur musique .. nous ne vivons pas en démocratie mais autour d’un système de totalitarisme inversé (Sheldon WOLIN) ….. »
    ———————————-

    Reportage annoncant  » l’implosion  » de la 1ère puissance USA. et quand à la crise de L’EURO et dettes souveraines ?!?!

    • lars

      Nous savons, pour la plus part d’entre nous, ici, qu’aux prochaines élections nationales nous allons faire de la figuration, dans une production bien rôdée et surtout contrôlée. Nous irons, par devoir, mais inutilement. Une bien triste comédie…Produite par le CAC40 &cie
      Je pense aux propos de Montebourg à propos de Merkel, totalement déformés par les « Pravdas » officielles, Eva Joly de même. C’est curieux comme les figures politiques dérangeantes pour le système et ses « chiens de garde » sont lynchées , en ce moment.

  4. Peter Hoopman

    Très, très bonne question! Alors à suivre, la suite de cette billet! Bonne débat, la question de départ est bonne, c’est déjà une bonne début.

      • Dup

        Je me demande si vous en feriez autant sur un site étranger, ce monsieur fait l’effort de s’exprimer dans notre langue, un peu de tolérance et/ou de pédagogie apporterait plus que votre réponse laconique.

        Cordialement.

      • Peter Hoopman

        Dup, je ne resens pas de méchandsité (est ce que c’est français ? ;-) ) de la la part de Tartar! Corriger correctement je remercier, mais je suis une élève « anarchiste ». :-)

  5. bertrand

    Je pense que les populations sont dans un systeme dominant en cascade , que ce qu’on appelle cette crise pourrait être résolue en une seconde , ce systeme qui domine ne veut qu’asservir comme un programme qui donne toujours les mêmes résultats.
    C’est le programme qui doit être changé. Rendons la liberté au lieu d’asservir en cascade.

    • xian

      Le pb, ce sont les barrieres de CRS et leur lllooonnnggg fusil, à la botte du programme !!
      Quoique dans les printemps arabes, on se fiche des fusils, on meurt en martyr !!

      • bertrand

        Pas un pb de fusil , un pb d’information , d’élan global , d’entrainement , de boule de neige , de déclencheur , quelques bonnes injustices révoltantes médiatisées et le monde européen basculera en 8 jours , juste donner la parole à ceux qui ne dépendent pas du systeme et fermer la voix de ceux qui en dépendent ou en profitent.

    • Nerima-kun

      Ce que vous dites (« système dominant en cascade », etc.) est intéressant et quelques mois – plus que 8 jours quand même – suffiraient sans doute à changer de paradigme, à changer de monde. C’est déjà arrivé : chute du soviétisme si ce n’est du communisme ; reddition totale du peuple japonais aux envahisseurs états-uniens (avant le 15 août à midi, il fallait que tout Japonais, y compris les grands-mères et les fillettes, aillent sur les plages pour embrocher les Marines qui s’y …pointeraient, après l’allocution de l’Empereur, le 15 août dans l’après-midi, ce fut le coeur serré, qu’ils cessaient le combat).
      Le problème, c’est que ceux qui ne dépendent pas ou plus du système (pauvres, laissés-pour-compte, artistes, autarciques, sages, riches convertis, etc.) sont trop peu encore. Même ceux qui souffrent toujours plus du système en dépendent encore et croient qu’il suffirait d’une bonne révision générale (élection ou révolution) pour retrouver ces décennies d’accroissement prudent (ou alors fou) du niveau de vie ; ainsi, comme vous savez, nombre de travailleurs participent à leur propre exploitation, qui investissent dans les fonds de pension. Je connais au moins deux États-Uniens et une Japonaise, qui – près de prendre leur retraite – ont dû dare-dare retrouver du travail parce qu’ils avaient perdu, en 2009, les 2/3 de leur 401K.
      Peut-être que les masses (je ne dis pas classes) moyennes n’ont pas encore assez souffert… quand je vois les souffrances endurées par les parents, grands-parents, arrière-grands-parents (guerres, occupation, inflation, chômage, misère, sous-équipement, injustices, conditions de vie et de travail)… ils continuaient pourtant à faire leur « devoir », hélas trop souvent au profit des oligarchies dirigeantes… (c’est tout le problème de la « common decency » orwellienne, qui habite le peuple mais plus ses « élites »).
      Même les jeunes, à qui tout est de plus en plus difficile, repris, interdit, et qu’on stigmatise comme jamais, même ces jeunes qui n’ont plus rien à perdre, car ils n’ont décidément rien à gagner avant des années voire des décennies, même ceux-là se recroquevillent ou bataillent bravement mais pour leur horizon proche, mises à part quelques manifestations épisodiques. Je ne parle pas là seulement de la jeunesse en France, pays où il n’y a pratiquement pas de mouvement d’indignés (illusion des élections proches ? comme si elles allaient tout changer !), mais aussi de la jeunesse états-unienne (« Occupy » s’essouffle et est encore loin de représenter un mouvement de jeunesse comparable à celui qui était opposé à la guerre du Vietnam) ou de la jeunesse japonaise (remarquablement apathique malgré le danger mortel que représente et Fukushima et ce système clientéliste politico-maffieux qui a amené à cette catastrophe).

      • miluz

        Peut-être que les masses (je ne dis pas classes) moyennes n’ont pas encore assez souffert…

        Assez!
        Il suffit d’entendre ça.
        L’essouflement dont vous parlez vient justement de ce que des combats sans nom ont été menés depuis plusieurs décennies, sans que leurs héros en aient jamais eu les honneurs. Ni les victimes leurs monuments, ni de chants à leur gloire.

        J’ai déjà entendu cette phrase quand j’étais plus jeune. Ce sont des propos de la génération d’avant la mienne. Celle des soixante-huitards qui se repassent le film devant leurs gosses avec des airs supérieurs, alors que ces derniers sont des quadragénaires sensés leur payer une retraite qu’ils n’auront pas.
        Un propos culpabilisant, qui consiste à se faire traiter de nantis sans pour autant que vous ayez jamais connu la pauvreté. Sans doute n’avons nous pas le même vécu. Vous avez savouré les trente glorieuses, nous en avons reçu les miettes. Vous savez ce que cela veut dire en termes capitalistes, mais pas quand il s’agit de vous.
        Beaucoup d’entre vous n’avez pas connu la guerre. Il vous faut des bouquins et remonter à vos ancêtres pour la décrire. Cela ne veut pas dire que vous n’en avez pas souffert, moi je ne suis pas comme vous à estimer que la souffrance psychique n’a pas le mérite de la souffrance physique. La menace est la même. Si ce n ‘est pire, car il est difficile d’éviter les tirs adverses quand il s’agit des siens.
        A la différence que pour vous soulager, nous étions là. Mais vous n’aurez vu en nous que des putching-balls. Et parce que nos combats n’étaient pas aussi « braves » que LE vôtre, nous avons chaque fois dû oublier nos blessures et attaquer le présent, chacun dans sa tranchée. Y compris contre vous. Et sachez qu’elles ne guérissent jamais dans ce cas.
        Nous sommes épuisés, au bord de l’effondrement nous aussi. Il est vital de le dire. Et de comprendre que les petites phrases assassines de notre « Président » sont autant de tirs de canon quand il déclare que les manifestations ne se voient plus.

        N’oubliez pas que si les jeunes, nos enfants, se sont battus à vos côtés pour vos retraites, c’est bien parce qu’ils ne pourront en aucun cas payer les nôtres. Ils n’ont rien à gagner, ayant déjà obtenu de nous ce qui construit un être humain. Ils ne pourront pas rendre ce que nous leur avons donné, c’est à dire de l’amour. Impuissants à donner en retour, comme nous, mais pas pour les même raisons. Celles qui les désemparent aujourd’hui vous échappent, mais figurez-vous que nous avons brisé la chaîne de la violence intra-familliale héritée des guerres fratricides dont vous ne faites que parler. Vous continuez de sauter notre génération pour expliquer tous les problèmes, mais sachez que vous n’en trouverez aucune de valable.

        La jeunesse japonaise n’est en rien apathique. Ce peuple vous est aussi étranger que vos propres enfants. C’est en partie la raison pour laquelle le PS n’a plus aucune légitimité. Ni les élections, ni la démocratie en France depuis votre brillante rébellion contre la 5ème république.

  6. Jérémie

    La finance sert-elle encore l’économie ?

    La question que je me pose surtout ce matin et que je pose par la même aux plus grands décideurs « libéraux » hypocrites de ce monde ? Défendent-ils vraiment à coeur et avec grande courage de vie les premiers intérêts des petites artisans et petites PME au bord de la faillite dans les sociétés ?

    Le premier pingre d’une société rend-il vraiment meilleur service aux choses ? à l’économie ? au libéralisme ?
    à la liberté ? Aux lois ? Oui faut plus trop se faire d’illusions pour l’autre petit épicier du coin, déjà tant de larmes, de drames, de faits divers, d’artisans et de petite Pme en moins, et dire que c’est partout visible dans les sociétés, dans les pays et oui ça se propage partout.

    Oh Mon Dieu tu sais bien que je suis souvent lent à la colère, ne les laisse pas plus longtemps alors faire plus grand mal tant de grands groupes d’influence et de monopole partout, à la longue qui pourrait encore y échapper, il y a déjà tant d’espèces Animales et Végétales en voie de disparition forcée moi le dernier des mohicans.

    Ami(e) je suis très remonté ce matin non seulement envers les plus grands groupes commerciaux de la terre, mais aussi à l’égard des premiers politiciens vendus de ce monde, car dans ce monde en faillite, en ruine, au bord de l’abîme, de l’atome qu’est-ce qu’il encore possible d’entreprendre à part faire le petit prophète à la semaine.

    Parole de Jérémie va t’en toi le premier Marchand de sable de la terre, combien sont-ils à ne plus savoir comment faire pour pouvoir y échapper en leur Ame et Conscience ?

    Chacun y met alors du sien, son coeur, sa vie, sa préférence pour ça que plus rien ne passe, mon Dieu écoute ma prière il faudrait surtout constamment rabaisser tout le temps son prochain.

    Difficile d’appeler au secours
    Quand tant de drames nous oppressent
    Et les larmes nouées de stress
    Etouffent un peu plus les cris d’amour
    De ceux qui sont dans la faiblesse
    Et dans un dernier espoir
    Disparaissent (Balavoine )

    http://www.youtube.com/watch?v=cnU7zJ7ma60

    A 18.22 Et l’on n’entendra plus chez toi les sons des joueurs de harpe, des musiciens, des joueurs de flûte et des joueurs de trompette, on ne trouvera plus chez toi aucun artisan d’un métier quelconque, on n’entendra plus chez toi le bruit de la meule,

  7. Hé Las

    Les hommes sont curieux, la vie est étrange , les choses sont assez simples pourtant . Je me demande ce qui a rendu tout si difficile et vraiment tordu . Sait -on ce qu’on veut , ce qu’on cherche , le but de tous ces trafics ?
    Dans des temps tels que ceux -ci , retrouver une certaine simplicité , garder confiance ou bien retrouver celle -ci sans crainte de perdre sa vie, reprendre ses esprits et ne pas compliquer excessivement , que ce soit sur le plan théorique ou pratique , s’avère indispensable ne serait-ce que pour survivre .
    Nous nous retrouvons nus comme aux premiers jours confrontés aux situations sauvages , et livrés aux instincts . Comment allons nous théoriser la vie primitive, le loup dans l’homme ?
    C’est peu de dire que la planète est devenue une poubelle existentielle d’êtres oublieux de leur origine .
    c’est pourquoi, dans ces ordures qui sont de notre fait à tous et sans exceptions , nous aurions toujours tort de jeter la première pierre . Nous nous blesserions plus que nous ne pourrions imaginer . Mais il n’est pas question non plus de se laisser tondre .
    Ce monde serait-il sans sagesse ? livré à lui-même ? ne serions -nous que porteurs de masques , de loups sur nos faces ?
    voir alors ce que ceci veut dire , dans notre monde relatif . et essayer de s’en délivrer si cela peut aider pour « mieux » voir .
    C’est hors de propos, tout ça, c’est assez moraliste sur les bords, parce que je crois qu’on n’en sortira pas en décortiquant, même très finement, un nœud dont la solution est d’ordre « essentiel » , ou existentiel ( ce qui soit dit en passant est strictement frère ou sœur jumelle ) .
    Comme si nous ne savions plus qui nous sommes . Ni pourquoi .
    Circonstances atténuantes : nous aurions été bien abusés sur la marchandise …
    Le temps que les choses reprennent leur place légitime , forcément cela fait des dégâts .
    d’où l’idée que l’heure est à aplanir les voies , comme chacun peut . Nous reprenons nos destins , nous tendons à cela . et les pouvoirs le savent qui s’accrochent à leur prérogatives, l’ordre du passé .

  8. ith

    Michael Hudson: Democracy and debt

    /…/C’est pourquoi, les deux premières nations démocratiques, les Pays-Bas et la Grande-
    Bretagne, après sa révolution de 1688, a développé les marchés de capitaux les plus actifs,et a procédé à devenir les principales puissances militaires. Ce qui est ironique, c’est que c’était le besoin de financement de guerre qui a favorisé la démocratie,
    formant une trinité symbiotique entre faire la guerre, le crédit et la démocratie parlementaire à une époque où l’argent était toujours le nerf de la guerre.

    /…/La démocratie implique à subordonner la dynamique financière pour servir l’équilibre économique et la croissance.

    /…/Financé par la dette à levier, l’inflation des prix des actifs accroît la richesse rentier, tout en endettant l’économie au sens large.

    /…/ …le privilège de planification de la création de crédit et l’allocation…
    Renoncer à ce rôle sous le slogan de «marchés libres», il laisse dans les mains des banques.

    /…/En cherchant leurs propres gains, les banques tendent à détruire l’économie.

    http://michael-hudson.com/2011/12/democracy-and-debt/

    Intéressant: Privilège de planification de la crédit et l’allocation.

    • vigneron

      « This article appeared in the Frankfurter Algemeine Zeitung on December 5, 2011..« ..
      Y’a pas de bon traducteurs pour les textes d’Hudson dans nos journaux francophones de gauche ou de droite (germanophobes, comme dit l’autre, ou germanophiles…)?
      Bon allez, j’me fade la dernière phrase de l’article (article discutable sur la forme comme le fond mais, au minimum, digne de polémique sinon de débat…) …

      A basic mathematical as well as political principle is at work: Debts that can’t be paid, won’t be.

      « Un principe de base, à la fois mathématique et politique, est à l’oeuvre : Les dettes qui ne peuvent être payées ne le seront jamais. »

      • Marlowe

        Les dettes qui ne peuvent être payées ne le seront jamais.

        Avant que la logique ne soit éradiquée par les tenanciers du capitalisme et leurs complices, une telle phrase n’avait pas besoin d’être écrite tant elle était évidence.

        Quelle époque terrible que celle où des imbéciles commandent des aveugles !

  9. Ando

    Talleyrand l’écrivait déjà: si cela va sans dire, cela va mieux en le disant. André Orléan semble cependant aller moins loin dans l’analyse que PJ.

    « Ce dont il s’agit, ce n’est pas d’une erreur de prévision mais d’une incompréhension massive et profonde de la nature même de la réalité financière ».

    « Prenez le taux d’intérêt des dettes publiques. Le niveau de ce taux est supposé mesurer la probabilité de défaut de l’Etat émetteur : plus le risque de défaut est grand, plus l’investisseur est en droit d’exiger un intérêt élevé pour rémunérer le risque qu’il prend. Est-il possible aujourd’hui de produire une mesure objective de ce taux de défaut ? Je ne le crois pas. Parmi toutes les raisons qui peuvent être invoquées pour justifier cette thèse, je n’en retiendrai ici qu’une, parce que le défaut du pays demain dépend de l’évaluation qui en est faite aujourd’hui. Autrement dit, le futur n’est pas un fait objectif sur lequel l’action des individus serait sans prise. L’évaluation est indissociable de l’action ».

    http://www.liberation.fr/economie/01012375301-le-futur-n-est-pas-objectif

    C’est là aussi l’illustration d’un paradigme culturel très profond qui conduit à conférer les attributs du présent à ce qui n’a aucune réalité (le concept de futur).

    • BasicRabbit

      « C’est là aussi l’illustration d’un paradigme culturel très profond qui conduit à conférer les attributs du présent à ce qui n’a aucune réalité (le concept de futur). »

      Belle formulation de la contradiction fondamentale, ama, du « système » actuel. Celui-ci en effet postule le darwinisme et donc que la vie évolue au jour le jour et au petit bonheur la chance (je caricature, mais moins que Thatcher, Reagan et successeurs) sans prévisibilité possible, et parallèlement (perpendiculairement serait plus adapté) il agit comme si le futur était déterminé et fait alors des prévisions.

      Certains scientifiques objecteront que ces prévisions sont faites dans un cadre probabiliste. Prudentiel donc. D’un point de vue syntaxique, mathématique, la théorie des probabilités est purement déterministe: on remplace seulement l’espace de configuration initial, disons X, par un espace fonctionnel W(X), c’est-à-dire qu’on augmente considérablement le virtuel pour assurer un déterminisme impossible à assurer sur X tout seul. Le problème est donc sémantique… ce qui renvoie au postulat darwinien initial.

      • Hé Las

        dire qu’il n’y a rien dans le futur revient à abolir le présent .
        un futur déterminé nous empêche de s’y rendre , puisqu’il est déjà fait .
        non, le futur, c’est un espace à accomplir , un espace ouvert et possible , présentant plusieurs voies . des choix .
        comment dire ? il a des virtualités , on les réalise ou non . ces futurs virtuels ont une certaine existence . et se déterminent dans le présent , l’acte et la conscience de l’acte .
        et benoitement ça passe …
        trois mots ne disent presque rien , si ?

      • Tikarol

        disons trois fois rien

  10. Genetais

    Pour ce prochain débat de lundi, les convergences se précisent :

    Expert en économie financière et non plus simple prophète ça chemine de neurone en neurone.
    Un interlocuteur ancien président du patronat chrétien. Nous approchons du Royaume de Dieu. Comme ce n’est pas un économiste mais un patron il sait oh combien, qu’il doit faire de gré ou de force avec ses salariés.

    S’ils pouvaient filmer les débats ce serait une encore meilleure contribution à tous ceux qui cherchent des solutions.

    Très bon dimanche.

    • benoit

      Je partage l’avis (pas forcément la foie)….si cela pouvait être filmé car ce débat risque d’être très intéressant…

  11. Genetais

    Un article du Nouvel Observateur

    Triple A : les trois bourdes de Standard and Poor’s

    Publié le 01-12-11 à 16:51 Modifié le 04-12-11 à 08:59 par Le Nouvel Observateur

    Odile Benyahia-Kouider est parvenue à pénétrer les arcanes de l’agence de notation. 3e volet.
    Les agences de notation ne sont pas infaillibles. Bien qu’elles fassent en ce moment la pluie et le beau temps en Europe, elles ont commis des erreurs et des belles. En témoigne les trois bourdes de Standard and Poor’s.
    La bourde informatique
    Le10 novembre dernier, S&P a affolé les marchés pendant deux heures en annonçant par erreur la dégradation de la note de la France.
    Beaucoup se sont demandé si l’agence n’avait pas lancé ce message sciemment pour tester les réactions de la France. S&P admet que l’erreur a eu lieu à Paris.
    Un groupe de travail a été mis en place au niveau mondial pour rendre plus accessible à ses clients l’évaluation du secteur bancaire. Il ne s’agit pas d’une notation en lettres, mais d’une évaluation en chiffres allant de 1 à 6.
    Cette équipe dont l’un des membres est basé à Paris, a voulu réaliser un test grandeur nature. Et elle a trouvé l’idée géniale de choisir la France comme terrain d’expérimentation alors qu’elle aurait pu prendre un pays sans enjeu comme les îles Fidji. Pas moins de quatre agences de régulation des marchés (Paris, Londres, Tokyo et New York) ont ouvert une enquête. Des sanctions devraient tomber.
    Le déficit américain
    S&P a dégradé la note américaine en plein débat budgétaire. Or, l’administration américaine a accusé l’agence d’avoir sous-estimé la réduction du déficit de 2.000 milliards de dollars. Soit 15% du PIB américain! S&P estime qu’il s’agit d’une divergence d’interprétation.
    Curieux, pourtant : son patron, l’indien Deven Sharma, a aussitôt démissionné. Et ce n’est sûrement pas un hasard non plus, si l’un des grands oracles de la maison, David Beers, responsable de la note américaine, quittera lui aussi l’entreprise au début de l’année prochaine après vingt ans de bons et loyaux services pour devenir conseiller du président de la Banque Centrale du Canada…
    Des subprimes à Lehman
    A l’occasion des auditions de juin 2010 devant la commission d’enquêtes du Congrès, on a découvert le mail d’un employé de Standard & Poor’s demandant à pouvoir « discuter un ajustement des critères » sur certaines opérations financières afin de ne pas perdre de contrat avec les banques.
    En effet, les agences ont noté AAA des produits financiers qui se sont avérés par la suite totalement vérolés. Or elles étaient payées au prorata de ce qui étaient vendues par les banques, leurs premières clientes ! Du conflit d’intérêt à l’état pur… Elles ont fait preuve de la même absence de discernement au sujet de Lehman Brothers qui était noté AAA encore deux jours avant sa faillite le 15 septembre 2008. Le département de la justice a ouvert une enquête.
    Un projet de réforme
    Et pourtant trois ans plus tard, S&P et ses consoeurs n’ont jamais eu autant de pouvoir. La commission europénne a mis trois ans pour pondre un projet de réforme des agences de notations. Quand ce texte entrera en vigueur, elles deviendront responsables sur le plan civil. Si la directive était déjà en place, la France aurait pu demander des dommages et intérêts très élevés à S&P pour sa bourde informatique du 10 novembre….
    Odile Benyahia-Kouider – Le Nouvel Observateur

  12. Steve

    Bonjour à tous
    J’ai hésité à copier ce billet sur le post des exoplanètes mais finalement le titre du présent billet fait mieux l’affaire.
    December 02, 2011
    Little Hope and Not Much Change

    Categorizingimpact

    The John J. Heldrich Center for Workforce Development at Rutgers University has published an updated working paper, Categorizing the Unemployed by the Impact of the Recession, detailing the results of surveys conducted from August 2009 through August 2011 of American workers who lost a job during the height of the Great Recession.

    According to the report, most of those polled have seen little evidence of the « recovery » that Washington and Wall Street keep harping on about.

    Just 7% of the unemployed initially contacted by the Heldrich Center in the summer of 2009 have made it back to where they were before the recession. And just another 23% are on the way back — they have experienced a minor downward change in their quality of life that they believe will be temporary. Another third of those participating in the initial August 2009 survey can be thought of as downsized. Many here (11%) have taken a minor quality of life hit and say their financial situation is poor, but believe they will work their way out of it in time. Another 10% are in at least fair financial shape but report a minor downward change in their lifestyle they believe will be permanent.

    The remaining 36% speak of cataclysmic effects of the Great Recession on them and their families. They comprise two groups, both of whom can be said to have been devastated. We consider 21% to be devastated because they are in poor financial shape and have suffered a major quality of life change, even if they believe it to be temporary. Also included in this group are respondents who report being in fair economic shape, but who have experienced a major decline in their lifestyle they expect to be permanent. Finally, there is a sizeable 15% who appear to have been wrecked by the recession. They are at the bottom on all three measures — they are in poor financial shape, have suffered a major change in lifestyle, and believe this new state of affairs will be a permanent condition.

    I bet those folks just love hearing repeated assurances from Obama et al. that « the economy is continuing to heal » — right?

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    Posted by Michael Panzner on December 02, 2011 at 04:42 PM in Economics | Permalink | Comments (6) | TrackBack (0)

    Allez sur le blog, de Michael Panzner Financial Armageddon , le graphe illustrant le propos est en soi une forme d’exoplanète au coeur même de la planète économico- financière officielle , médiatique et, il faut bien le dire, érotique pour les 1% d’obsédés qui trônent…

    J’espère que les cadres dirigeants du sus nommé Mouvement trouveront là de quoi interroger leur adjectif chrétien – désolé Vigneron!-

    Cordialement

  13. dissy

    La « germanophobie » : nouvel alibi pour étouffer le débat.

    « Il serait temps, au lieu de faire l’éloge du modèle allemand, de montrer sa faillite. C’est une faillite sur le plan de la croissance, qui est très faible : sur 10 ans, la croissance de l’Allemagne est plus faible que la moyenne de la zone euro. Sur le plan de la dette, qui est plus élevée que la France, il faut le rappeler (83% du P.I.B. Contre 81%). Sur le plan du chômage et de la pauvreté, je rappelle que le ministre du travail vient de reconnaître que 60% des seniors au chômage ne sont pas comptabilisés dans les chiffres, donc ils ont maquillé les chiffres du chômage… c’est un désastre sur le plan de la pauvreté. Il n’y a même pas aujourd’hui de salaire minimum en Allemagne. Regardez, allez à Berlin vous promener, vous verrez la pauvreté monter dans ce pays qui connait de très grandes tensions sociales. »

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/219748;la-germanophobie-nouvel-alibi-pour-etouffer-le-debat.html

    Germany: a reason why fiscal union and ECB funny money won’t happen.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/liamhalligan/8933438/Germany-a-reason-why-fiscal-union-and-ECB-funny-money-wont-happen.html

    Fiskalunion is worst of all worlds for Europe
    Be careful of the German term ‘Fiskalunion’, the next phase of Europe’s misadventure. What Chancellor Angela Merkel means is increased powers to police the budgets of EMU sinner states.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8934363/Fiskalunion-is-worst-of-all-worlds-for-Europe.html

    Eurozone leaders in make-or-break rescue talks.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8934487/Eurozone-leaders-in-make-or-break-rescue-talks.html

    http://www.guardian.co.uk/business/2011/dec/04/eurozone-crisis-eu-summit

    http://www.guardian.co.uk/business/economics-blog/2011/dec/04/global-economy-eurozone-debt-crisis

    News d’Irlande:

    Enda Kenny to prepare Irish for more budget pain

    Taoiseach to promise more harsh cost-cutting and tax increases as country faces prospect of referendum over Angela Merkel’s call for new eurozone treaty.

    http://www.guardian.co.uk/business/2011/dec/04/ireland-budget-plans-live-tv

    • Zeno

      Bon, mais si on jette l’euro, alors autant commencer par jeter les eurocrates. Les prix à Bruxelles redeviendront abordables, la fuite des cerveaux du sud vers le nord s’arrêtera, et on aura le temps de finir de régler les vieilles histoires de familles et de s’embarquer vers de nouvelles aventures.

      Mais que faire de tous leurs bâtiments? Loger les mal-logés européens?

  14. dissy

    La Caisse des dépôts sauve Groupama.

    La Caisse des dépôts va racheter à Groupama sa foncière Silic et acquérir près de 300 millions d’euros d’actions de préférence de Gan Eurocourtage. Ces deux opérations doivent donner assez d’oxygène au groupe mutualiste pour lui permettre de ne pas brader les actifs stratégiques qu’il doit vendre.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201777049291-la-caisse-des-depots-sauve-groupama-257979.php

  15. Arnould

    Je sors du débat en question. Il a été filmé mais je ne sais pas s’il sera mis en ligne. J’ai même dû changer de place car je m’étais assis devant la caméra! Mauvaise impression générale d’un dialogue de malentendants.

    Paul n’a pas réussi à placer que notre cadre de référence, comme il dit, le capitalisme s’écroule rapidement. Il a par contre rappelé d’autre points importants développés sur le blog: les institutions qui devraient tirer les individus vers la vertu comme Saint Just l’avait compris dans son testament, l’argent des 1% qui ne trouve plus à s’investir pour produire des biens puisque les clients n’ont plus le pouvoir d’achat nécessaire, le désordre monétaire actuel et la solution de Keynes de 1944 vers laquelle il faudrait revenir, l’état providence inventé par Bismarck pour éviter les révolutions des pauvres ce dont beaucoup aujourd’hui ont du mal à se rappeler, etc..

    Pierre Lecoq tout dirigeant chrétien qu’il est (se prétend) n’hésiterait pas à fermer les deux dernières usines Inergy en France, où de toute façon il ne réalise plus qu’un petit 12% de son activité, si c’était mieux pour l’entreprise… Lorsque Paul a parlé de l’effet perturbateur des stocks-options sur le management qui, par cette invention de MacKinsey en 1975 a trop bien réussi à lier les intérêts des dirigeants et des actionnaires d’entreprises, M. Lecoq a trouvé que ce n’était pas si grave, et qu’après tout il était autant taxé sur ses gains de stocks-options que sur son revenu, cad environ 40%. Ce à quoi je me suis dit soit qu’il n’a pas un salaire très élevé pour son poste, ou bien qu’il distribue énormément à des oeuvres de charité, ou bien peut-être qu’il n’est pas très taxé… Pour lui le cadre actuel n’est pas si mauvais, puisque après tout en Chine d’où il revient on ne parle pas de crise, au contraire, et que le paysan du fin fond de la Chine d’il y a 20 ans est forcément nettement plus heureux maintenant qu’il travaille dans une usine… Mais attention, il a aussi ses critiques du système! En particulier il est assez perplexe sur le fait que la valorisation en bourse d’un PSA Peugeot-Citroen soit par exemple de 3,4 milliards pour environ 12 milliards de fonds propres, ce qui fait que la dernière levée d’obligations par PSA a dû être faite à 9% (pauvre famille Peugeot!!!). Il ne m’a pas convaincu, c’est le moins que je puisse dire ici.

  16. h comme hirondelle

    Monsieur Jorion, merci de votre venue au débat de Varenne. C’était très clair et très intéressant même pour moi qui ne suis pas du tout spécialiste de ces questions et bien qu’il m’ait semblé que l’on n’avait pas tout à fait répondu à la question initiale (la finance est elle au service de l’économie ?). Le fait que l’autre intervenant vienne d’une société à capital familial n’a-t-il pas un peu brouillé le débat ?
    Sinon, j’ai un peu regretté que vous n’ayez pas répondu aux allégations de ce monsieur – comme quoi « les états aujourd’hui, pris individuellement, ne peuvent absolument rien faire pour contrer l’ordre économique ou financier actuel puisque la crise est mondiale ». Peut être y avait-il des arguments à opposer à ce sempiternel « There Is No Alternative » ? Venant de lui, je n’ai pu m’empêcher d’avoir des doutes, surtout qu’il venait tout juste de concéder le côté choquant de certains revenus patronaux pouvant provoquer l’incompréhension des salariés à bas revenus, sans envisager la possibilité que ces mêmes patrons aux revenus exorbitants puissent être eux aussi empêchés de comprendre la réalité incomparablement plus dure des salariés à bas revenus.
    « Eloquent » en tout cas (et conclusion sans appel) fut votre silence en réponse à ses propos quand il s’est dit absolument convaincu de la totale et enthousiaste satisfaction de tout jeune chinois qui serait interrogé sur sa vie actuelle et le monde tel qu’il va …
    Désolée mais je n’ai pas pu attendre après coup pour vous remercier de votre participation à ce débat passionnant.
    egc.

  17. [...] LES DÉBATS VARENNE, La finance sert-elle encore l’économie ?, lundi 5 décembre 2011 de 20h à 2… [...]

  18. ith

    Vous n’allez pas croire a vos yeux !

    Le président Obama dans un discours fait la synthèse de tout ce qu’on a écrit sur le blog Jorion.

    http://www.businessinsider.com/the-most-important-economic-speech-of-his-presidency-2011-12

    Monsieur le President,
    Merci pour la geste, nous exigeons des actes.

  19. Ando

    « Entre 1970 et 2011, les dépenses en équipement informatique et la part du secteur de la finance dans le PIB américain ont augmenté dans les mêmes proportions, alors que dans tous les autres secteurs d’échanges commerciaux, c’est l’inverse qui s’est produit ».

    « l’innovation technologique dans le domaine de la finance a été utilisée pour développer des marchés secondaires, comme le trading ». Si le coût des échanges a baissé, le coût de la gestion de ces échanges a augmenté. « l’augmentation du trading a-t-elle conduit à de meilleurs prix ou à une meilleure gestion des risques ? » [… ] « J’aimerais croire que la réponse à cette seconde question est oui, mais j’en attends toujours la preuve. S’il s’avère que la réponse est non, alors nous devrions conclure que la part que représente la finance dans le PIB est de 2 points trop haute, ce qui représente aux Etats-Unis seulement une perte des ressources de 280 milliards de dollars environ ». Thomas Philippon, professeur de finance à la Stern School of Business de NY.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/hold-informatique-ordinateurs-logiciels-trading-amelioration-industrie-finance-efficacite-pib-240046.html

    Le plus surprenant c’est que la caractéristique parasite de cette finance là soit toujours si peu étudiée. Mais est-ce vraiment étonnant ?

  20. Bossuet

    « ECB Confirms Shadow Banking System In Europe In Tatters »

    http://www.zerohedge.com/news/ecb-confirms-shadow-banking-system-europe-tatters

    Des banques de l’ombre qui font « pschitt je m’échappe » ? Cela sent le gaz, je vous laisse le choix pour l’onomatopée suivante.

  21. Charles A.

    Un excellent dossier à faire circuler:
    Six questions, six réponses sur la dette
    http://www.npa2009.org/content/la-dette-publique-six-questions-six-r%C3%A9ponses

  22. wim

    ai assisté à la conférence, Mr Lecoq nous a fait comprendre que ses 2 usines françaises ne comptaient plus pour grand-chose…si un dirigeant qui se réclame du catholicisme social en fait si peu de cas qu’attendre de patrons peu « sociaux » ; pour ma part j’ai ressenti une certaine violence émanant de la présence simultanée de celui que je considère comme un fort honnête homme et d’un représentant du « système » – portons à son crédit le fait de participer au débat -

  23. dissy

    L’Europe veut mettre les citoyens en esclavage pour dettes des dizaines d’années pour sauver les banques et les eurocrates(et leur dogme l’euro) .

    Rescuing who and what? The banks and bondholders, of course. This requires avoiding not just democracy but also capitalism, which would require the clearing of bad debt via the discovery of price of both debt and risk, and also socialism, which would require wiping out the wealth of the banks and bondholders via nationalization, a process that would at least return surviving assets and control to an elected government.

    It’s not democracy, capitalism or socialism–it’s all opacity and artifice to mask the imposition of a new, improved debt-serfdom on Europe, all in the name of « fiscal unity. »

    The eurocrats and the toady leadership would be more honest were they to simply declare: « We had to destroy democracy to save the banks. You are now serfs in our financial fiefdoms. »

    http://www.zerohedge.com/news/guest-post-eu-fiscal-union-eu-debt-serfdom

  24. Revient au même que de demander si les math servent encore la science… :o)

  25. xian

    Les rapaces à l’oeuvre sont

    les banques d’investissements
    Les fonds de placements
    Les assureurs

    A eux trois, ils cumulent, une fortune 75 fois supérieure au PIB mondial.
    Ce qui leur permet d’attaquer de manière coordonnée des pays pris isolément, pour finir par tout contrôler.

    L’heure n’est donc plus à se poser des questions, mais à agir pour mettre hors d’état de nuire ces rapaces.

    Par exemple en supprimant du jour au lendemain toutes les devises mondiales actuelles en les remplaçant momentannément par des bons publics nominatifs que les citoyens iront chercher à leur mairie pour pouvoir consommer..
    Les anciennes devises étant biensûr devenues obsolètes..

  26. izarn

    J’ai écouté ce débat, surtout en entomologiste qui observe des insectes…
    M.Lecoq est un homme étonnant.
    Selon lui les hauts salaires et les stok-options n’ont aucune importance dans la marche d’une entreprise.
    Ha bon? Mais pourquoi donc le payer à ce prix la, il a parlé d’un million d’euros, si cela ne sert à rien? Pourquoi pas ne pas le payer comme un de ses ouvriers chinois à moins de 100 euros?
    Ou alors on est devant une forme de pensée curieuse pour un chrétien
    Le PDG fait partie d’une race supérieure, que l’on doit entretenir dans un standing du à la race des seigneur. Quand à l’ouvrier chinois qui applaudit au capitalisme, 100 euros, c’est suffisant, pour la race d’esclave à laquelle il appartient.
    Dans un systéme pseudo darwinien, ou il est normal que certains soient riches et d’autres pauvres. Nous ne somme pas de la meme espece, pas de la meme race.
    Le bonheur du paysan chinois n’a aucun rapport avec la haute aristocratie PDG-Elite-Harward-Polymachin etc…
    Ne mélangeons pas les vers de terre avec le degré supreme de la race supérieure qui dirige l’humanité à l’international…

  27. izarn

    Comme je travaille à l’estomac comme M.Lecoq, je dirais qu’il a raison, sur le refus du risque du sytéme. En effet les subprimes, les CDOs toxiques, les CDS ne sont pas une prise de risque maximale du systeme, un jeu de casino, mais au contraire une exigence de surprotection démentielle alliée à une volonté de taux de profits délirant. Le travail de Jorion a été probablement de cacluler des probabilités de profit excellentes… Pour rassurer le rentier, le retraité capitalisé, les états, etc….
    Il ne s’agissait pas du tout de prendre des risques, mais de se proteger en gagnant plus.
    Le fait que ce gens désormais, veulent leur argent, qu’ils ont de fait perdu, fait capoter le systéme.
    Alors on fait fonctionner la planche à billet…
    Car il n’est pas tolérable qu’on leur ai menti sur la sécurité de leur placement, ni meme sur la sécurité du systéme capitaliste, pourtant fondé sur la prise de risque…
    Un point pour Lecoq.
    Sans rancune….

    • Pierre-Yves D.

      Monsieur Lecocq m’a plutôt semblé entretenir la confusion en introduisant une fausse distinction entre le niveau individuel et le niveau collectif.
      Il commence par dire qu’avec les subprimes des entités financières n’ont pas voulu assumé un risque ( ie. représenté par les prêts hypothécaires qui ont fait l’objet d’une titrisation) ce qui a conduit à la crise, puis conclut en préconisant que la collectivité dans son ensemble retrouve un goût du risque qu’elle aurait perdue, et alors d’évoquer l’innovation propre à toute entreprise.

      Il se situe donc au niveau des acteurs, d’un point de vue micro économique. Autant dire que ce qu’il vise ce n’est pas du tout le risque que globalement un certain type de système fait courir aux différents agents qui en sont les parties prenantes. Non, ce qu’il vise c’est la somme des acteurs individuels qui individuellement ne veulent pas assumer tous les risques de leurs entreprises. La question du risque lié au système en tant que tel est éludée. Et d’ailleurs cela cadre très bien avec son discours sur le rôle de l’entrepreneur chrétien, qui doit prendre ses responsabilités à titre individuel. Il manque clairement chez lui la notion de structure pour définir le bien commun, point que Paul Jorion a souligné. Poser la question du bien commun pour ce chef d’entreprise c’est poser la question du bien dans et pour CE système, et pas un autre. Sa compréhension chrétienne du bien commun est en réalité imprégnée par l’idéologie du libéralisme économique. En a-t-il bien conscience ?

  28. Jérémie

    Bon échange,

    Bonne prestation Paul, vraiment très intéressant tout ça.

    J’ai surtout remarqué l’attitude d’une personne qui a préféré cesser de vous tourner le dos surtout à un moment donné.

    Oui on a certainement voulu aller trop vite pour faire « Principalement » progrès Marchand sur terre, évidemment au final ça n’apportera pas plus de liberté chrétienne aux individus, bref on n’est plus très du loin de l’émergence d’un skynet robotique sur les marchés puis la prochaine.

    Bien sur ça fait grincer des dents mais c’est normal, on ne peut pas toujours faire rêver tout le temps les premiers « dirigeants » très satifecit de la planête, hmm le politique a grandement failli tu parles de pratiques comptables.

    Sur le moment je ne peux pas vous en faire un compte rendu complet, trois vidéos c’est long faut se les coltiner.
    J’ai beau être prophète de mes deux, je ne suis pas tout à fait en accord avec l’un des intervenants surtout sur la première partie de cette conférence. Je relève qu’il y a déjà un peu moins de langue de bois c’est déjà ça, par contre pour les petite Pme au bord de la faillite il reste beaucoup de travail à faire je trouve.

    Quel courage de votre part d’avoir du supporter l’écoute de certaines choses jusqu’au bout, fallait vraiment pas Paul ça me touche beaucoup en temps que chrétien. Oui croyez-moi j’en suis pas toujours le plus fier à mes heures perdues, remarque à force vous devez certainement être très blasé comme tant d’autres sans doute, faudrait toujours se sentir efficace, être bon à tout, pour être de bonne valeur chrétienne pour autrui.

    Je tacherais un autre jour de poster quelque chose dans le même sens. Vous verrez vous ne serez pas déçu en matière de prise de risque pour les premiers décideurs frileux, le méga marché devient tellement partout providence, étatique, bureaucratique, tatillon.

    Dans ce monde je vois surtout des esclaves que l’on prétend faire sortir de la pauvreté avec bien plus de salaires de misère et de chaînes aux pieds. Tu parles d’une piètre dignité humaine apporté à son prochain, enfin tant que cela puisse le faire en Asie alors tout va bien, alors forcément les dernières qui en reviennent n’ont toujours rien de plus saines à faire entendre aux nouvelles premières.

    Naturellement pour les grands capitaines d’industries, on trouve toujours de bonnes raisons de rester positif, optimiste, c’est bien à chaque fois la reprise des mêmes pratiques esclavagistes. A la question je me demande quand même qui sont les plus grands rêveurs de la planête ?

    De votre coté vous en voyez des différences de conduite dans le principal management chrétien ou pas sur terre ?
    Tu parles c’est pourquoi après avoir entendu certains choses je me demande si tout cela est vraiment bien fidèle au premier message des évangiles. Laissez-nous surtout diriger et traiter les êtres comme bon nous semble au rabais, des gens en fait pas plus chrétiens que vous et moi, enfin si c’est pour toujours se faire bien voir auprès des gens du Vatican alors pourquoi pas, les beaux séminaires, les belles conférences où tout le monde se flatte, oui il y a de quoi se tortiller un peu du derrière des fois.

    Une liberté chrétienne qui ne reposerait que sur ce genre de choses, amènera forcément tôt ou tard l’homme de bon sens à revoir certaines choses fondamentales, tant en matière de sous-investissement, désir du risque, peur d’en prendre ou pas avec le prophète Jérémie, évidemment le risque de l’entrepreneur forcément moins risqué que celui ou celle venant d’un autre un peu moins formaté en conduite, le propos de l’entrepreneur passant toujours avant tout.

    Oui à chacun sa propre conception plus courageuse du risque en société. C’est pourquoi je pense contrairement à ce Monsieur aussi important soit-il à la tête d’un grand groupe, que l’Eglise n’est pas toujours plus à même de relayer les diverses autres remarques du prophète Jérémie, encore plus dans le monde contemporain aussi bien pieds et poings liés comme tant d’autres capitaines d’industrie du même acabit.

    Selon moi la peur de l’avenir vient surtout de décideurs qui ne souhaitent pas vraiment voir le monde évoluer sans eux, par contre à distance ça cause toujours très bien de la crise, hélas l’excès de risque ça rend pas toujours la vie plus viable non seulement en société mais sur terre à son prochain.

    Et encore vous avez eu de la chance Paul vous auriez pu très bien tombé sur des gens un peu plus fières de leurs conduite, le beau tableau du monde.

  29. juan nessy

    Dans les interventions de Pierre Lecocq , j’ai plus compris la position ( et la franchise du propos) du chef d’entreprise que sa position de patron chrétien qui met en application ses convictions religieues ;

    En particulier , je l’ai trouvé un peu …jésuite , sur les sujets qui concernaient :

    - les stocks options , pour lesquels après avoir tenté de montrer ( ce qui mérite d’être vérifié ) que la plus value à la revente était finalement aussi fiscalisée que le principal de son salaire , il n’en a pas moins trouvé sain et profitable « d’aligner les intérêts de l’actionnaire et ceux du manager ». On peut donc penser que , alignement se lisant dans les deux sens , il trouve normal que des actionnaires exigent des rendements débiles et des résultats immédiats , cautionnant en cela une des règles d’accapparement immédiat de la richesse par le capital . Mais c’est tellement  » valorisant » de lier son sort , non pas à celui des salariés , mais à celui des actionnaires qui , eux , osent  » risquer » . Sur le dos des salariés . Dieu reconnaîtra les siens .

    - sur les taux de change : il a dit optimiser le risque de dévaluation ou réévaluation des monnaies . A ma connaissance toutes les entreprises le font . Les Etats essaient aussi de le faire . Mais les moyens et opportunités ne sont pas les mêmes , et c’est paradoxalement beaucoup plus facile pour les entreprises …car immoral . L’astuce consiste essentiellement à acheter à bas coût , dans les pays où la main d’oeuvre est esclave ( au besoin on y délocalise ) , les matériaux et produits que l’on utilise dans la fabrication de biens que l’on vendra en  » monnaie forte « . Le dernier état de la chose consiste à tout délocaliser , sauf le profit des actionnaires et éventuellement des managers . Pour les les salariés « nationaux » …. Dieu y pourvoira .

    - pour la vertu , il a eu une attitude un peu ambigüe : d’une part il opine du chef quand Paul Jorion énonce qu’il faut que le cadre institutionnel encourage à la vertu ou au moins ne la pénalise pas , et dans un plaidoyer à nouveau très jésuite , il nous affirme par ailleurs que , pour la vertu dans l’entreprise , il s’en remet à Jésus Christ pour changer le coeur de chaque homme et donc , par agrégat ( je suppose) celui de la société .

    - Il s’est par ailleurs fortement félicité de son management , en opposant « prise de risque avec la personne  » à « délégation » ( là je suis dans l’incompréhension totale ) , en renvoyant à l’appréciation de ses subordonnés qu’on aurait justement bien voulu entendre . Ils ne semblent pas tous aux anges quand ils mesurent le niveau de leur prime de résultat , ces fameux résultats qu’il nous affirme mirifiques et qui ne le semblent pas pour tous ( mais peut être que si on les appelait prime de risque ?…)

    http://www.cftc-picardie.fr/crbst_71.html

  30. Là, cela s’appelle la maladie de meetingite aigue. :-)

  31. dissy

    « L’Europe ne peut fonctionner sur base d’un directoire franco-allemand ».

    Le commissaire européen en charge du Commerce, le Belge Karel De Gucht, a rejeté mercredi le projet d’Europe intergouvernementale préconisé la semaine dernière par le président français Nicolas Sarkozy et refusé dans la foulée tout directoire de l’Europe par le couple franco-allemand.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/161307/l-europe-ne-peut-fonctionner-sur-base-d-un-directoire-franco-allemand.html

    Plus d’un tiers des Français est favorable au retour du franc.

    http://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/plus-d-un-tiers-des-francais-est-favorable-au-retour-du-franc-05-12-2011-1753942.php

    L’Autriche sceptique. Comme Berlin, Vienne doute de l’issue du sommet qui débute demain. Pour le chancelier autrichien Werner Faymann, la réunion de Bruxelles «n’atteindra pas l’objectif de créer un pare-feu complet pour la zone euro pour les trois à cinq prochaines années». Il lui semble plus accessible d’aboutir «à un renforcement massif de la coordination volontaire», incluant des mesures pour une discipline budgétaire plus stricte et des sanctions contre des pays qui continueraient à avoir des déficits importants. Il ne pense pas qu’un accord soit possible entre les 27, en particulier à cause de la Grande-Bretagne.

  32. romain

    Très intéressant…quand c’est Paul Jorion qui parle. Le reste est faible en contenu. Bcp de paroles (de nombreux tunnels) pour dire pas grand chose ou avec un telle molesse…

    Le lien entre religion et entreprise est vraiment un système importé des US, où de nombreux livres essaient de montrer que l’ultra-libéralisme est compatible avec le nouveau testament. Si un chef d’entreprise suivait vraiment les préceptes de la Bible il ferait faillite en une semaine ( Donner sans receveoir nécessairement, tendre l’autre joue, ne pas devenir riche si il veut entrer au royaume des cieux plus facilement qu’un chameau dans le chas d’une aiguille…)

  33. CROC

    J’ai beaucoup aime que PJ cite l’Argent de Zola, un romancier genial et un livre qui continue de frapper par son actualite.
    C’est justement quelque chose qui me fait reflechir a la facon dont on regarde les choses aujourd’hui. Je n’ai pas l’impression que les choses aient evoluees par rapport a ce que dit Zola, que le sentiment de fin du systeme existait deja a cette epoque, et que pourtant ce syteme dure encore, plus d’un siecle apres la parution du roman

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