D’où viennent les petits enfants ? (le point scientifique sur la question)

La réponse à la question, « D’où les petits enfants viennent-ils ? » est, comme on le sait, en général laissée en suspens par ceux à qui on la pose, si bien qu’elle se repose chaque fois dans les mêmes termes, sans que l’on progresse jamais vers une authentique élucidation. Je vais donc faire le point sur ce problème, en résumant en quelques mots ce que la science nous autorise à dire.

Au départ il y a le néant, un néant de qualité inférieure cependant : grumeleux. Ses irrégularités font qu’à la moindre incitation il se sépare (du moins provisoirement) en contraires : en « matière » et « anti-matière ». La présence de matière et le fait qu’elle tende (selon divers mécanismes) à devenir autre chose que ce qu’elle est, produit immédiatement le haut et le bas, la droite et la gauche, le devant et le derrière et l’avant et l’après (comme l’explique Einstein dans La relativité, 1916). En général, rien de très positif ne résulte de tout ça. Mais de temps à autre et à certains endroits, il y a « auto-organisation » et une fois que celle-ci est amorcée, une chose en entraînant une autre, la complexité engendre la complexité, automatiquement.

L’organisation demeure toutefois perpétuellement menacée par une tendance générale au déglingage – appelée « entropie ». Auto–organisation et entropie s’affrontent dans un interminable combat de géants. Nous, organismes végétaux et animaux, constituons les solutions extrêmement variées que l’organisation a trouvées pour se perpétuer en dépit de l’entropie. La voie qu’elle choisit est pour l’organisation un constat voilé de son échec : la fuite en avant qui consiste à reproduire à l’identique ses organismes avant que la décrépitude ne les rattrape et ne les abatte finalement. Ils s’effondrent sans doute, mais leurs petits clones sont désormais partout. Il suffit pour un type d’organisme médiocrement équipé pour la survie qu’il se reproduise très rapidement. C’est de là que viennent les petits enfants.

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5 réflexions sur « D’où viennent les petits enfants ? (le point scientifique sur la question) »

  1. Voici ce que l’on peut trouver sur l’encyclopédie en ligne wikipédia

    La connaissance est une information potentielle. Le rendement informationnel d’un système de traitement de l’information est le quotient entre le nombre de bits du réservoir de données et celui de l’information extraite. Les data sont le côté coût du système, l’information, le côté valeur ajoutée. Il en résulte que lorsqu’un informaticien calcule la productivité de son système par le rapport entre la quantité de données produites et le coût financier, il commet une erreur, car les deux termes de l’équation négligent la quantité d’information réellement produite.

    Cette remarque prend tout son sens à la lumière du grand principe de Russel Ackoff qui postule qu’au delà d’une certaine masse de données, la quantité d’information baisse et qu’à la limite elle devient nulle. Ceci correspond à l’adage « trop d’information détruit l’information ». Ce constat est aggravé lorsque le récepteur du système est un processeur humain, et pis encore, le conscient d’un agent humain.

    En effet, l’information est tributaire de la sélection opérée par l’attention, et par l’intervention de données affectives, émotionnelles, et structurelles absentes de l’ordinateur. L’information se transforme alors en sens, puis en motivation. Une information qui ne produit aucun sens est nulle et non avenue pour le récepteur humain, même si elle est acceptable pour un robot. Une information chargée de sens mais non irriguée par une énergie psychologique (drive, cathexis, libido, ep, etc.) est morte.

    On constate donc que dans la chaîne qui mène de la donnée à l’action (données -> information -> connaissance -> sens -> motivation), seule les deux premières transformations sont prises en compte par la théorie de l’information classique et par la sémiologie. Kevin Bronstein remarque que l’automate ne définit l’information que par deux valeurs : le nombre de bits, la structure et l’organisation des sèmes, alors que le psychisme fait intervenir des facteurs dynamiques tels que passion, motivation, désir, répulsion etc. qui donnent vie à l’information psychologique.

  2. D’une certaine maniére on pourrait dire qu’il existe une forme d’entropie sociétale, de notre a-civilisation à son plus bas niveau de valeurs que manifeste la spéculation sur l’argent sans produire de valeurs ajoutées autres que celles des produits de l’argent.
    l’entropie en thermodynamique ne se combat que par une injection d’énergie dans les systèmes, encore n’est t’elle que provisoire, en est t’il de méme pour une humanité, a laquelle nous avons envie de croire ?
    Ou sommes nous un systéme par nature instables comme ceux qu’a modélisé Prigogyne

  3. Nous savons aussi depuis les travaux de Boltzmann que les systémes complexes sont le siége d’une irréversibilité qui est la cause d’une entropie croissante, mais il ne s’agissait pas alors de décrire une biologie d’étres vivants. Je perçois clairement pour ma part ce que signifie l’irréversibilité appliquée aux civilisations à travers l’espace et le temps.

    L’irréversibilité n’est pas un drame apres tout! Quant la soupe est brulante il suffit d’attendre un peu qu’elle refroidisse.

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