Libé, mercredi 24 septembre

Nicolas Cori examine quelques propositions d’économistes sur les moyens de mettre fin à la crise actuelle et comment empêcher le retour de crises semblables. Il s’intéresse en particulier à ma suggestion d’interdire les marchés à terme aux non-commerciaux, c’est–à–dire à tous ceux qui seraient incapables soit de livrer la marchandise, soit d’en prendre livraison. Les non-commerciaux sont encore appelés spéculateurs.

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5 réflexions sur « Libé, mercredi 24 septembre »

  1. J’ai toujours entendu dire que sur les marchés à terme les professionnels (commerciaux) avaient généralement à un moment donné le même sentiment du marché (haussier ou baissier) et que l’intervention des non-professionnels (spéculateurs) leur permettait d’arbitrer leur position et ainsi de diminuer leur risques.

  2. Non non non ! Les spéculateurs ont leur place sur les marchés à terme mais pas de façon aussi débridée qu’actuellement . Exemple de dérive? Les (défuntes 🙂 ) banques d’affaires américaines avaient réussi à obtenir des statuts d’intervenants commerciaux sur les marchés organisés leur permettant de contourner les limitations de positions imposées aux intervenants financiers ! Il suffirait d’une réglemenation simple et claire , notamment sur la couverture cash des positions (limiter voire supprimer l’effet de levier) et la transparence des positions ouvertes (qui et combien) .
    Ne sous-estimons pas l’intense lobbying de la finance américaine ces dernières années pour se libérer d’un maximum de contraintes élémentaires . Il a dû y avoir pas mal de situations de conflits d’intérêts du côté des autorités pour permettre de tels excès …

  3. En même temps, comme vous l’avez dit dans d’autres billets, le problème est que lorsque nous sommes en phase d’expansion, on ne se soucie pas de mettre des freins au contraire – la vigilance retombe est l’inventivité de certains leur permet facilement de contourner les règles établies en phase de crise.

    L’humanité a toujours vécu de cette manière, pas besoin d’aller sur l’île de Paques pour le constater à toutes les échelles du comportement humain, les exemples sont innombrables, du manque d’anticipation en phase d’expansion.

    Tant que l’on verra très positivement (et naïvement) les phases de croissance intense, on ne pourra les freiner. Il faudrait pouvoir s’en méfier, mais la mémoire est courte…

    Les variables de cycles long ont du mal a être intégrées au raisonnement quand tout va bien, on ne les voit pas, on les néglige, alors qu’elles nécessiteraient une vigilance bien plus grande, compte tenu dans leur inertie.

    Je ne sais pas si un mécanisme législatif pourrait un jour atténuer ce problème. Les organismes de contrôles existent, mais ne jouent par leur rôle en phases d’euphorie, au mieux, ils ne font rien – au pire, ils l’encouragent.

    Ceci dit, il faut bien faire qq chose et se remonter les manches, la phase de crise est le seul moment où l’on peut intervenir pour retarder la prochaine !

  4. bj.

    une question, Paul, avec un rapport pas si proche avec la spéculation.

    je lis ci et là qu’on s’attend à un retrait important à massif suivant les journalistes des fonds confiés à des hedge funds dans les jours et semaines à venir.

    ma question : à votre avis, Paul, où vont s’investir les sommes ainsi dégagées ? les T Bonds ? les matières premières ?

    question subsidiaire : quelle est l’incidence des difficultés à prevoir pour les hedges funds suite à ces retraits (ah, levire, levier, quand tu te retournes, faut trouver des sous … ou mourrir !) sur les bourses mondiales ? sur le cours du dollar ?

    cordialement, Vincent

  5. Je rajouterais aux questions pertinentes de Vincent la question suivante: les fonds de pension subissent également la crise boursière et les dividendes doivent être un peu plus bas qu’espéré je pense… quel est et quel va être, à ton avis Paul, l’effet sur les revenus des retraités américains?

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