Je réfléchis tout haut

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On m’interroge 90 minutes. Pour arriver à le faire, on prend la peine de venir chez moi, très loin de Paris. On déballe tout un équipement, etc. C’est du travail, de l’argent dépensé, etc. Vos commentaires amorcent la pompe : « Pourquoi n’a-t-on pas repris sur Arte ce que Jorion a dit ? ». Et je me dis alors « C’est une question intéressante, je vais essayer d’y répondre ». Et je rédige alors Ces alarmistes qui ont vu juste.

Est-ce du nombrilisme ? Je ne pense pas. Pas plus que quand je me demande quel sera l’impact du règlement des CDS de Lehman Brothers, en me rangeant parmi ceux qui croient que cet impact sera significatif, et que je vous mets alors à contribution dans Avis de recherche : CDS disparus pour comprendre ce qui s’est réellement passé.

En fait je réfléchis tout haut et je mets alors à contribution le cerveau collectif que vous constituez tous ensemble. Je crois qu’il me reste assez d’esprit critique pour déterminer si une question que je me pose vous intéressera vous aussi. Le nombre et la qualité de vos commentaires infirme ou confirme mon intuition, et je n’ai pas le souvenir d’avoir été déçu.

Ceci dit, le fait qu’hier – quelques instants avant de rédiger mon billet – j’aie dû aller regarder combien il reste sur mon compte bancaire avant de poster le chèque réglant le loyer du mois de novembre, a sûrement contribué à pousser mon humeur dans le sens de l’auto-apitoiement ! Je ne le nierai pas et vous n’en serez pas surpris car « PAUL JORION N’EST PAS SOUS L’EGIDE DU DENI DE L’INCONSCIENT », comme vous l’écrivez très justement dans vos commentaires. Je n’y suis pour rien : merci à Mrs. Freud, Lacan – et surtout, en ce qui me concerne personnellement, à Mr. Philippe Julien.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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52 réflexions sur « Je réfléchis tout haut »

  1. Paul, nous sommes dans un monde de fous où il est rare que les sages aiment donner des conseils aux sots. Mais malheureusement lorsque les circonstances l’exigent et que les sages sortent de leur réserve à cause d’une période « critique », il se trouve bien malencontreusement que les fous n’aiment pas recevoir les conseils des sages.

    Nous sommes dans un monde mélangeant à la foi le « meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, et « 1984 » de Georges Orwell, c’est une abomination sans nom et sans équivalent auparavant. Vous et d’autres allez contre l’orthodoxie bien pensante du système, et si c’était possible « ils » vous exileraient dans une île perdue, avec un climat maussade, loin de tout. C’est peut-être ce qu’il pourrait nous arriver de mieux à tous un jour. Fuir ce monde de fou, partir pour une île éloignée, et reconstruire une nouveau monde, une nouvelle société, avec des règles et des bases solides cette fois.

    Enfin, je divague un peu là dans la science-fiction ou l’anticipation là 🙂

    Courage, j’ai toujours le ferme espoir qu’un jour ceux qui le méritent tireront les fruits de leur « travail », quelle que soit l’extension qu’on puisse donner à ce terme.

  2. Merci a Madame Alice Miller, a Monsieur Marshall Rosenberg – et surtout, en ce qui me concerne personnellement, a Madame Jeanne Favret-Saada. 😉

  3. En effet, en lisant les articles de Paul et tous ces commentaires, on a l’impression d’une « fédération » qui se crée.

  4. Dédicace à Paul Jorion

    « L’année amère et froide touche à sa fin. En robe de coton je cherche le soleil sous le porche. Le verger du sud est nu, sans feuilles. Les branches pourrissent en tas dans le jardin du nord. Je bois ma coupe jusqu’à la lie. Et quand je regarde dans la cuisine, aucune fumée ne s’élève de l’atre ! Livres et poèmes gisent éparpillés à coté de ma chaise. Deja la lumière meurt, et je n’aurai pas le temps de lire.Ma vie ne ressemble pas à l’agonie de Ch’en, ou Confucius faillit mourir de faim. Mais parfois d’amers reproches me font souffrir. Puis, pour calmer mon désespoir, puissé-je me souvenir que les sages ont jadis souffert de la meme mélancolie. » TAO YUAN-MING, 372-427 ap. JC cité par Kerouac dans « Vanité de Duluoz ».

  5. Bonsoir,

    Puisque vous « réfléchissez tout haut » et semblez espérer quelques réponses … voici la mienne.
    Je pense qu’en balançant des commentaires du style : « j’ai peur que mes enfants crèvent de faim » vous perdez toute crédibilité !! Et c’est dommage parce que je trouve vos analyses très pertinentes. Mais si votre analyse des causes de cette crise est excellente, n’en noircissez-vous pas les conséquences …

    Je vais oser une comparaison avec le problème du réchauffement climatique, sujet que je comprends bien mieux que cette crise financière. Il se passe quelque chose, on ne peut le nier. L’être humain y est certainement en partie pour quelque chose, même si la nature ne l’a pas attendu pour faire varier le climat. Mais quand certains parlent « d’une menace pour la survie de l’espèce » ils perdent toute crédibilité. L’espèce humaine s’est adaptée partout, de la périphérie de la banquise à celles des déserts les plus torrides. Ce réchauffement aura des conséquences, certe. Certaines parties du globe seront moins hospitalières, certaines populations vont souffrir … quelques îles et villes côtières pourraient disparaître …
    Mais la survie de l’espèce n’est pas en cause !!

    De même, pourquoi demain « crèverions-nous tous de faim » ? Cette crise aura des conséquences, certains vont souffrir mais l’espèce humaine ne risque pas, je crois, de crever de faim.
    En admettant même, comme je le lis à gauche ou à droite, que cette crise nous fasse faire un gigantesque pas en arrière, nous ramenant à un mode de vie standard il y a deux générations, cela ne signifie pas crever de faim. Mes grands-parents, que j’ai bien connus, ont toujours mangé. Bien-sur, ils ne mangeaient pas chaque jour des bananes ou des kiwis, ils ne partaient pas en vacances à Djerba et n’offraient pas à mes parents des montagnes de jouets « made in China » à la Noël.
    Pour autant, ils n’étaient pas des crève-la-faim … ils semblaient même plutôt satisfaits de leur sort …

    Maintenant, cette réponse était peut-être beaucoup plus personnelle que je ne l’imagine …
    J’en suis désolé si c’est le cas. Mais par ce genre de réponse, vous détruisez en une fois une grosse partie de la crédibilité que l’on peut vous accorder … je crois …

    Cordialement.

  6. @leduc
    Je ne suis pas un gros fan des théories du complots et autres domination du monde par une main cachée qui dirigerait tout. Le meilleurs moyen de marginaliser ses réflexions est de les associer à ce genre de théorie. Or c’est exactement le contraire qu’il faut. Tout de même, je pense qu’on est encore loin du meilleurs des mondes ou de 1984. Comme je l’ai déjà dit, chacun pense d’abord à soit. Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre que ceux qui ont le pouvoir vont naturellement chercher à la garder. Le monde n’est pas abominable pour autant. Au contraire, il suit une logique très belle et fort simple :
    1/ Les gens veulent leurs TOUS leurs ‘bien’ (qui peut prendre bien des formes) et veulent tous avancer vers le ‘mieux’.
    2/ Les gens fuit ce qui semble mauvais pour eux.
    Le problème est que :
    1/ Les gens n’ont pas forcément les outils nécessaires pour voir ou se situe leurs bien.
    2/ Le bien de certaines personnes peuvent rentrer en conflit avec le bien d’autre personne.
    3/ Un bien à court terme n’est pas nécessairement un bien à long terme, il convient d’avoir un équilibre sain entre les deux.
    -> C’est la que tout le processus de civilisation et de société s’est mis en place :
    Apprendre a bien vivre ensemble, et comprendre que son bien propre est lié au bien des autres. L’humanité est je le crois beaucoup plus évolué, plus consciente sur tous les plans aujourd’hui qu’il y a mille ans. Et je crois également que l’évolution se poursuivra.

    Il y a toujours des gens pour dénoncer les choses qui ne vont pas et proposer des solutions. Mais trop souvent ce discours est accompagné d’un : ‘de toute manière l’homme est mauvais, l’humanité s’auto-détruit, etc…’. Ce n’est pas vrai, puisqu’il y a justement des gens pour remarquer cela et proposer des solutions. Je suppose que la chute des grand idéaux qu’était le communisme et autre belles idées de soixante-huit ont contribué à cette sorte de fatalisme ambiant.

    Il convient je pense de ne pas s’arrêter là. Tout ce qui s’est passé est utile pour la suite. Si le capitalisme est une thèse et le communisme son anti-thèse, il ne nous reste plus qu’à réalisé la synthèse ! N’avons nous pas là une chance inouïe ?

    Cependant, je dois reconnaitre que dans son évolution, l’humanité semble se plier à certaines règles. Aussi, on dirait bien que les changements de paradigmes (en science, ou en politique) sont d’abord émise par un ou quelques précurseurs dont les idées sont d’abord rejeté parce que trop en avance sur leurs époque, et qu’il faut un certain processus de maturation, afin que ces idées soit finalement appliquées/acceptées/considérées.

    Les intervenant de ce blog sont-ils des précurseurs, ou renvoie-t-il l’expression d’une idée qui existe depuis longtemps et qui finit sa phase de maturation au sein de la société ?

    Je ne saurait dire. Mais peut importe à la rigueur. Dans un cas comme dans l’autre, la vie de ces idées nouvelles est utiles.

  7. Hélàs !
    Paul vous n’êtes pas le seul à penser à une famine pour demain. Tous ces commentaires que je lis sur ce blog sont sûrement avisés sur la crise financière que nous vivons sous nos yeux, mais les écologistes de terrain, pas forcément les politiques, savent que s’il n’y a plus de pétrole demain, il n’y aura plus non plus de récoltes car les engrais chimiques, les pesticides utilisés dans l’agro-alimentaires permettent aux terres de produire des récoltes. Sans ces apports, les terres sont devenues stériles, mortes et certains endroits sont jugés pré-désertiques.
    Or les flux d’argent et de pétrole sont en partie liés. Si plus d’argent, plus de pétrole.

    Pour quelqu’un qui vit en ville, parler de famine, c’est impensable devant les étalages des super-marchés qui regorgent de tout. Chaque fois que j’entre dans un super marché – et ce n’est plus souvent maintenant – j’en éprouve une sorte de dégout – de savoir dans quelles conditions ont été produits tous ces fruits et légumes, sur quelle souffrance reposent notre abondance, quel prix nous faisons payer aux pays dits en développement.
    « L’Afrique n’est pas pauvres ! » disait Pierre Rabhi, au contraire, elle est riche de minerais de toutes sortes, de bois, de matières premières que nous lui pillons en ne lui payant pas au juste prix. En plus nous leur envoyons des poulets élevés dans des univers concentrationnaires, conditions infamantes pour les être humains que nous sommes à des prix plus bas que leurs propres marchés locaux parce que les producteurs ont été subventionnés par des primes européennes.

    C’est pourquoi je pense que comme rien ne bouge actuellement dans l’économie réelle, certains pensent qu’on pourra recommencer une fois que le ménage aura été effectué dans le système qui régit la création et la circulation monétaire sur notre planète.
    Il me semble avoir lu que seulement 2.8% des échanges financiers correspondaient à des échanges réels et tout le reste n’étaient que des échanges financiers.

    Le constat n’est pas brillant. J’essaie simplement localement avec d’autres de construire des alternatives à cette société dont je savais qu’elle risquait l’implosion. Un corps dont la nature n’a plus besoin pourri de l’intérieur, se désintègre pour se ré agréer à d’autres pour reformer d’autres corps plus viables.
    Les bactéries, les plantes les insectes nous en offrent beaucoup d’exemples.

  8. @ Ricquet
    « Je pense qu’en balancant des commentaires du style « j’ai peur que mes enfants crèvent de faim », vous perdez toute crédibilité »
    Quel rapport entre l’argument et une conclusion qui se veut vraie ? Le raisonnement est fallacieux.Ce style littéraire me donne le vertige.

  9. C’est vrai quoi! Tous « crever de faim »… Comme si du jour au lendemain, la plus solide banque de wall street pouvait faire faillite! bah! Non le problème c’est qu’on est un habitant sur deux à vivre en ville dans le monde d’aujourd’hui… Ce n’était pas le cas il y a deux générations, ni dans la vallée d’olduvaï… Continuons dans le solipsisme à la 1984: Ok la crise est grave mais pas au point d’être la plus grave de tous les temps quand même. Les gouvernements réagissent bien au problème qui nous tombe dessus par surprise. C’est le moins d’un dollar par jour qui fait qu’on va tous crever de faim (Moi je ne dis pas « ils » quand je parle de mes frères). Petit jeu à la desproges: cochez l’intrus

    a-économie b-américain c-solide d-mccain
    a-inanition b-certificat c-blé d-forex
    a-cohen b-arte c-endormir d-jorion
    a-metastase b-paulson c-avenir d-cancer

  10. @Archimondain
    Trop jeune pour avoir connu « la chute du communisme et autres belles idées de soixante-huit », je fais partie d’une génération qui, je pense, penche en grande majorité vers la théorie de « l’homme mauvais ».

    C’est en ce sens que je rejoins (à regret) le commentaire d’Asterix sur le billet précédent : je crois bien plus à un redémarrage sur les bases actuelles qu’à un véritable renouveau. Après tout, malgré des fondamentaux viciés, la « machine » finira bien par repartir. Ce jour là, combien seront-ils, par raison ou par expérience, à résister à l’éternel chant du pouvoir et du gain ? Ou plutôt (pour reprendre de loin un récent billet de Loïc Abadie à propos de la psychologie des foules) : quand une majorité aura repris des habitudes qui finiront par nous mener à notre perte, que restera-t-il à « l’homme bon » si ce n’est la triste satisfaction d’entrevoir la suite des événements ?

  11. j’ai peur que mes enfants crèvent de faim

    La phrase est dite, elle est « dans la boite » et ressortira sans doute opportunément sur Arte si les affaires ne s’arrangent pas. Il ne sert donc à rien de la regretter. Qui dit que le sujet aurait été diffusé sans cela ?
    Les pages se tournent et

    les seuls regrets doivent naître des choses l’on n’a pas pu accomplir…

  12. L’individualisme actuel fait penser à chacun qu’il aura les solutions pour s’en sortir lors de la crise ou vis à vis de son travail et ce discours nous est rabâché depuis toujours que si l’individu a des difficultés cela vient de lui même. Le résultat c’est qu’aujourd’hui la tendance est de tirer la couverture à soi seulement dans un intérêt fiduciaire et chacun fait cela avec une pseudo morale individuelle bien pensante que s’il travaille il rempli sont rôle dans la société. Ce discours m’est répété autour de moi par chaque individu et personne n’a de vision globale et pour le peu qu’il en ait ramène la responsabilité sur chaque individu. Dirigé une économie nationale par le « plan » telle que l’envisageait les communistes s’est avéré assez médiocre dans le résultat mais cela était censé donner une direction globale. Aujourd’hui le navire n’a plus de capitaine et chacun croit qu’il n’est pas dessus. La démocratie est bien très certainement « le moins mauvais système parmi tous les autres » mais la tendance d’aujourd’hui n’est plus de trouver quelqu’un de compétent pour vous représenter mais bien d’avoir des individus qui vous ressemblent et ayant apparemment les mêmes intérêts que vous.

    Comme dit Paul et cela est hélas quelque chose d’assez humain, son inquiétude va pour ses enfants de savoir si ceux ci pourront survivre pendant cette crise. Je dis hélas car là aussi « on » va pardonner à chaque individu de se comporter dans son propre intérêt et à l’encontre de l’intérêt général comme un animal qui répond à son instinct. Chaque individu se dé-responsabilise et va répondre au nom de ses enfants à la place d’être un adulte responsable ! Pourtant certains individus dans notre histoire pendant la guerre (qui s’en souvient ?) ont bien été capables d’être responsables et ce sont avérés ceux qui ont eu raison. Par contre ceux qui ont fait du marché noir, qui ont collaboré ont bien eu tort même s’ils ont répondu instantanément à un pseudo instinct de survie. Donc il faut se méfier de ses propres instincts ! De plus beaucoup d’individus qui ont des enfants vivent en partie au travers d’eux et cela relève d’une incapacité à être son propre responsable mais bien d’une philosophie enfantine qui est « c’est la faute de l’autre ». Aujourd’hui tout le monde prend sa voiture le matin pour aller au travail mais considère que s’il pollue, c’est la faute de l’autre etc… Où sont les individus responsables qui ne déresponsabilisent pas ni sur leurs enfants ni sur leurs électeurs et soient capables de prendre de réelles décisions dans l’intérêt général !

  13. La société est difficile mais il ne faut pas que les politiques relèguent chaque individu dans ses derniers retranchements en le harcelant car sinon l’Histoire nous a prouvé que cela avait un résultat dramatique. Pour Paul, j’espère que cette société ne t’as pas relégué pour se débarrasser d’une Cassandre gênante, mais si même pour toi, ce sont tes propres instincts qui prévalent, alors pense ce que ce sera dans le cas de certains autres.

  14. @Arnaud

    Je n’ai que très peu de doute quand au fait que rien ne changera dans l’immédiat par rapport à la crise actuel. Tant que l’on trouvera des responsables (tout ça c’est la faute aux paradis fiscaux et à Jérôme kerviel) on écartera le vrai problème. Mais les changements ne viendrons absolument jamais des hommes politiques tant qu’ils ne seront pas requit par la population. C’est par cela qu’il faut commencer. Combattre la désinformation et dire la vérité aux gens sur les vices du système actuel, ainsi que qu’en faire connaître les alternatives.

    Je pense que l’éternel chant du pouvoir et du gain n’est pas une mauvaise chose en soit. Moi j’aimerai bien plus de pouvoir et plus d’argent, je ne me considère pas comme un enfoiré (remarquez tout le monde peut se tromper). La mauvaise chose est est plutôt que ce chant est devenue le chant du pouvoir et du gain éternel (subtile différence qui change tout) : Il est impossible de faire des pauses dans la croissance ! L’autre mauvaise chose est d’avoir à la fois élevé l’argent et rabaissé l’être humain au rang de marchandise. Nous sommes devenu esclave de cette croissance continuelle, alors que c’est elle qui devrait être au service de l’humanité.

    Tout cela est du à des mécanismes concrets. L’argent dirige le monde, et des sociétés privées dirigent l’argent. Une société privé a vocation à faire du profit. C’est normal. Le monde est donc dirigé par une recherche de profit permanente avec tout ce que cela engendre : la marchandisation du monde et des gens qui l’habite. Personne n’agit ici à mauvais escient. Chacun poursuit légitimement son but.

    Il y a juste besoin d’une réorganisation des choses : Les démocraties (le peuple) doivent reprendre le contrôle de l’argent et donc du monde qu’ils habitent.

  15. @ Jean-Baptiste

    C’est bon, j’ajoute mes neveux et mes nièces : « je veux que ni mes enfants ni ceux de ma sœur ne crèvent de faim » 😉 .

    Plus sérieusement, c’est une excellente remarque : tu attires mon attention sur la manière dont une logique des nôtres contre les autres peut se glisser subrepticement dans nos réactions instinctives. Il faut se cantonner à l’universel : « pour que nul ne crève de faim ». Paul de Tarse maîtrisait l’enseignement de Socrate comme nul autre et souscrit à l’universel de manière indéfectible. Il demeure un exemple.

  16. Deux solutions, soit ils veulent réellement garder les images pour quand la crise s’aggravera en disant « ils nous avait dit que ça allait très mal tourner », soit vous avez mal déliré en disant des trucs incohérents du style « j’ai peur que mes enfants meurent de faim », en sueur, avec des yeux exorbités et ils se sont dit « ce mec est fou, il dit certainement n’importe quoi ». Dans les deux cas, il me manque des éléments pour trancher et en plus c’est peut-être une troisième solution.

  17. @ Jean-Luc W.

    Pour la sueur, je pourrai toujours incriminer la chaleur des projecteurs. De même pour les yeux exorbités : la lumière crue des mêmes projecteurs. 😉

    Non, la remarque à laquelle j’ai fait allusion est venue tout à la fin des 90 minutes : après bien des propos très raisonnés, ce qui explique je suppose pourquoi l’entretien fut beaucoup plus long que prévu. J’ai voulu faire sourire en suggérant que c’était ma condition mentale qui était mise en question. C’est de l' »ordre de magnitude » dans l’évaluation du sérieux de la situation qu’il est en réalité question. Voyez le commentaire de Ricquet qui connaît les mêmes faits que moi mais en tire des conclusions parfaitement bénignes.

  18. Paul,

    Les dés sont pipés, le plan est écrit et Greenspan devant la commission qui découvre une faille en fait partie.

    Beaucoup de gens depuis la crise oublient vite la « valeur (fictive) » qu’a atteint le pétrole avant que ca tombe.

    (peak oil et la relation directe entre évolution démographique et production de pétrole).

    Voila pourquoi on ne parlera pas de « nos visions/idées » et pourquoi vous ne passez pas à l’antenne (enfin dans cette émission, Arte de surcroit) regardez l’emission d’arretsurimages sur l’argent dette, les pseudos économistes qui disent apprendre en lisant votre blog et pourtant incapables d’en relever une seule idée, bien au contraire, ils s’emploient a laisser apparaitre leur absurdité sous le poids de leurs contradictions, le but étant de détourner l’attention de l’abandon monétaire par le gouvernement, blablater 3 heures sur la création monétaire sans citer art. 104 Maastricht et essayer de justifier par escamotage qu’un gouvernement s’endette comme un ménage, ca m’est insupportable.

    http://www.dailymotion.com/swf/kX9sirFv4nFtSwNK6f&related=1

  19. @ Paul,

    Voici l’enseignement tirer de deux expériences:

    Un producteur pour la télévision, m’a fait la remarque suivante lors d’un diner :
    « Tes explications sont claires, mais trop argumentées. A la télé, tu n’est pas audible par la plupart si tu fais des phrases trop longue ou avec un vocabulaire trop complexe ».
    L’une des raisons pour lesquelles les universitaires passent mal à la télé, c’est qu’ils sont rtop rigoureux. Il faut jouer le jeu, il faut être commercial, superficiel, ne pas justifier. L’important ce sont des phrases courtes, choc avec peu de mots. Et, idéalement, avec un fond optimiste, sinon, le téléspectateur qui recherche davantage la détente que l’info va voir ailleurs.

    Lorsque j’étais étudiant, j’ai partcipé à la rédaction d’un livre pour un essayiste connu. Il avait une approche très professionnelle et luci de son activité. Il recommandait d’avoir l’intelligence de faire sot. Lorsque l’on écrit un livre, il ne faut pas imaginer passer plus de deux ou trois concepts importants, le reste c’est la littérature.

    Ce qui ne nous tue pas nous rend meilleur Paul.

  20. Ne vous « prenez pas trop la tête » : le fric dort aux Caïmans…Lorsque tout le monde sera bien au fond du trou , il ressortira, pour une bonne guerre, de belles autoroutes qu’on privatisera, et Dieu sait quoi…

  21. @johnny
    S’il fallait avoir du fric – en préalable – pour faire la guerre, ça se saurait. 🙁

    Pour la remarque de Paul à laquelle je m’associe (bien que n’ayant pas d’enfant) s’il a deux enfants, il est probable qu’un sur deux ne mourra pas de faim: la Terre a sans doute de quoi faire vivre 3 milliards d’habitants.

  22. @ Paul
    Strategix a raison .Sur la chaine LCP,en commission parlementaire sur la crise , Mr Aglietta, très brillant à l’écrit , endort tout le monde .Son exposé est entrecoupé de gros plans sur les mimiques et les faits et gestes d’Emmanueli, une bete de scene.Pourquoi croyez-vous que les politiques font du coaching TV?

  23. En fait, les journalistes sont venus chez vous mais ils avaient oublié de mettre une cassette dans la caméra.
    C’est normal, ça fait déja bien longtemps que les journalistes ne savent plus comment faire un reportage.
    Joseph Stiglitz disait récemment que « la crise actuelle était du à la malhonnêteté des financiers associée à l’incompétence des politiciens ».
    Parallèlement et simultanément, force est de constater que les journalistes ne font plus leur travail correctement depuis un bon moment.
    Beaucoup disent que c’est un asservissement au pouvoir (exemple de l’émission animé par Marie Drucker cette semaine), mais je pencherais plutôt pour une forme d’incompétence et de paresse.
    En définitive, nous sommes entré depuis plusieurs décennies dans un monde de malhonnêteté ou l’incompétence et la paresse sont les clefs de la réussite…il s’agit d’une orientation majeure et durable de la société moderne.
    Les hauts responsables économiques et politiques pourront toujours donner des consignes de travail et d’honnêteté aux citoyens mais ils ne se les appliqueront jamais à eux même. Le fait nouveau, c’est qu’aujourd’hui, tous le monde est conscient de cette supercherie.
    Alors dans ce mode de fonctionnement sociétale, comment imaginer que les milliers de milliards d’euros prêter aux banques ne seront pas payé par nous?
    Ainsi va irrémédiablement le Monde et l’Humanité.

  24. @ bob

    (Ainsi va irrémédiablement le Monde et l’ Humanité)

    Cette vision immuable du monde et de l’humanité est du même ordre que que celui qui vient de s’abattre sur le système financier …
    heureusement rien est immuable 😉
    tout est impermanent et inter-dépendant (loi de cause à effet et d’interdépendance)
    on appelle cela aussi l’effet papillon .
    c’est pour cela que chacun et chacune doit prendre ses responsabilités et agir en sa conscience pour que cela change !
    un effet de masse c’est possible !
    une théorie que j’affectionne tout particulièrement est le mimétisme car j’ai pu la vérifier maintes et maintes fois .
    pour faire bref c’est le changement par l’exemple, puisque les enfants nous préoccupe beaucoup 😉
    prenons cet exemple ^^
    un enfant frappe un autre, que fais le parent, il le frappe à son tour en lui disant: il ne faut pas frapper c’est pas bien …
    comment voulez vous que l’enfant comprenne ce message antagoniste : ne fais pas ce que je fais .
    c’est simplement de la logique, encore faut-il en prendre conscience …
    j’espère avoir pris le bon ton et m’être bien fait comprendre, je ne suis pas un habitué des forum.
    amicalement galapiat

  25. Soit dit en passant, comment analyser le positionnement stratégique de notre Chef d’Etat:
    il y a moins d’un an il souhaitait instaurer l’ultralibéralisme sauce républicaine avec création des prêts hypothécaires pour tous le monde
    et aujourd’hui il nous assène, à coup de centaines de milliards pour les banques, que le système ne marche pas.
    Pourtant depuis plus de 20 ans, il a prêché, tel un bon pèlerin, que ses idées « ultra » étaient les meilleurs.
    Alors faut t’il ou non douter de revoir les centaines de milliards d’Euros que l’Etat a « prêté » au banques et à la finance?
    « De la malhonnêteté ou de l’incompétence? »

  26. Si je réfléchis tout haut aussi, la dévaluation de l’euro en cours par rapport au dollar fait que nous payons déjà la note.
    Le paradoxe est que la monnaie la plus mauvaise monte face à celle qui est moins mauvaise… paradoxe déjà bien établi que la mauvaise monnaie chasse la bonne.
    La résolution du paradoxe sera-t-il un effondrement de l’euro pour que le dollar survive ?
    L’euro qui devait nous protéger du dollar !?!?!

    Un mot sur les médiacrates (certains se disent « journalistes économiques », en fait ce sont des économes de la pensée) : nous avons eu (les plus jeunes ne connaissent pas !) Renaud de la Taille, celui qui disait « blablabla… il faut baisser les salaires… blablabla… il faut baisser les salaires… blablabla…. » à chacune de ses prestation à la TV)

    puis l’inénarrable Jean-Pierre Gaillard qui a fait exister le marché en tant qu’acteur personnifié (il pense, il estime, il souffre, il tente une remontée, il se laisse aller à une descente, il plonge…)

    et l’inoxydable Jean-Marc Sylvestre l’homme qui a tout compris sur la façon dont on pouvait créer de la valeur en additionnant deux valeurs (1+1 = 3) ou « gagner de la valeur grâce à la valeur », sans jamais passer par la case travail (inutile, il suffit de fermer toutes les usines et les services, les ordinateurs des financiers suffisent pour nourrir tout le monde, il est vrai que les boni étaient bien nourrissants, pour eux).

    Si le socialisme est bon pour les riches en ce moment de crise, peut-être qu’il faudrait que nous en fassions un peu aussi pour les pauvres !

    A commencer par de vraies nationalisations qui donnent le pouvoir d’un vrai contrôle aux citoyens sur les banques et les assurances, par de vrais services publics démocratiques et par la mise en place, par les collectivités territoriales, de coopératives (SCIC) afin de reprendre les entreprises qui vont tomber comme des dominos quoiqu’en dise et en fasse ce président populiste et démagogue.

    Mais tout cela ne sera rien tant que les banques centrales (la BCE particulièrement) n’auront pas le droit de créer sans intérêts la monnaie nécessaire aux échanges en fonction de la croissance. Quelle absurdité que la BCE ne puisse prêter à taux zéro de l’argent aux Etats et aux entreprises publiques (art. 104 du traité de Maastricht) et que les prêts ne puissent se faire que par l’intermédiaire des banques privées : nous sommes entrés de ce fait dans la spirale de la dette nationale comme n’importe quel pays sous-développé appliquant les recettes du FMI (suppression des services publics, privatisation des entreprises publiques, orientant de l’économie vers l’export… et quand l’export ne marche plus, on mange des racines, on va à pied, on ne se soigne plus et on ne va plus à l’école).

    Pour terminer cette réflexion tout haut, je voudrais rapprocher deux chiffres : les hôpitaux de France sont en déficit cette année de 480 millions d’euros, impossible de les trouver, les banques de France vont avoir d’ici la fin de l’année 10,5 milliards d’euros… (pour commencer). Où est l’erreur ?

  27. @ Riquet,

    Je vais oser une comparaison avec le problème du réchauffement climatique, sujet que je comprends bien mieux que cette crise financière. Il se passe quelque chose, on ne peut le nier. L’être humain y est certainement en partie pour quelque chose, même si la nature ne l’a pas attendu pour faire varier le climat. Mais quand certains parlent “d’une menace pour la survie de l’espèce” ils perdent toute crédibilité. L’espèce humaine s’est adaptée partout, de la périphérie de la banquise à celles des déserts les plus torrides. Ce réchauffement aura des conséquences, certe. Certaines parties du globe seront moins hospitalières, certaines populations vont souffrir … quelques îles et villes côtières pourraient disparaître …
    Mais la survie de l’espèce n’est pas en cause !!

    À cette différence près, excusez du peu, que pour ces évolutions climatiques et les adaptations qui en ont découlé, l’unité de temps est le millier d’années. Or, pour le réchauffement climatique dont on parle actuellement, l’unité de temps est le siècle.

  28. plus particulierement à Paul et à vous tous.
    @PAUL

    Comme je l’ai écrit
    « PAUL JORION N’EST PAS SOUS L’EGIDE DU DENI DE L’INCONSCIENT” ,
    … ET IL NOUS DIT QU’IL A PEUR QUE SES ENFANTS CREVENT DE FAIM !

    Alors, prenons au pied de la lettre sa crainte : «j’ai peur que mes enfants crèvent de faim »
    En lisant cette phrase, j’ai instantanément ressenti une angoisse sourde, profonde, dans notre jargon de psy, on appelle ça une angoisse de mort. Pour m’en défendre, j’ai rationalisé, comme vous le savez la rationalisation est un excellent moyen de défense, en me disant : « Paul, vraiment, là, vous exagerez ! ».

    Certes, cette phrase contient l’expression d’une angoisse, qui se cristallise puissamment dans le mot « crèvent ». Il aurait pu dire « j’ai peur que mes enfants meurent de faim ».
    Je crois qu’au fond Paul voulait dire « j’ai peur que mes enfants aient faim ».

    L’utilisation du mot « crèvent », exprime la rage, la colère, l’injustice, l’impuissance et la peur de ne pas pouvoir protéger ses enfants.

    Si on se situe au niveau rationnel, «j’ai peur que mes enfants crèvent de faim » est bien une phrase exagérée comme certains d’entre nous l’ont exprimé, par contre si on situe au niveau émotionnel, elle ne l’est pas.

    Paul, mon but n’ait pas de faire de l’analyse sauvage à 2 sous. NON !

    Mon but est de RACONTER L’HISTOIRE suivante qui illustre ce que vous dites :

    En pleine débâcle boursière de la semaine noire du 10 octobre, j’appelle mes parents, retraités aisés de 77 ans vivant dans les Ardennes, et je leur dis, soi-disant pour plaisanter : « je crains qu’avant Noel, on débarque tous chez vous ! ». Le « tous » étant ma grande fratrie et mes 22 neveux et nièces (environ 40 personnes avec les conjoints).

    Je ne faisais pas que plaisanter, je me défendais aussi de l’angoisse sur le mode de l’humour, comme dit mon cher Freud « l’humour étant le moyen de défense le plus élaboré ».

    J’exprimais donc aussi mon angoisse devant cette déroute annoncée et ses conséquences que je craignais dramatiques. Au fond, je disais à mes parents, si tout s’écroule, je quitte Paris et je viens me refugier prés de vous, sous entendu : « prés de vous, chers parents nourriciers, je serai plus en sécurité ».

    Et à ma grande surprise, que m’ont répondue mes parents ??

    Ils osent me révéler, un peu gênés par la peur du ridicule, que depuis l’explosion de la crise en septembre, ils passent leur temps à écumer les grandes surfaces pour dénicher les produits les moins chers et qu’ils font des réserves de nourriture.

    Les bras m’en tombent !

    Mais quelle quantité avez-vous stockée ? Leur demandais-je. Et là, ils me répondent : « on est prêt à vous accueillir tous, on a fait 6 mois de réserve, on a sorti de l’argent liquide et compter tous les matelas et couvertures. Si ça va mal, on s’organisera comme pendant la guerre »

    Je fus bouleversée par cette confidence, qui m’a bien sur encore plus inquiétée et en même temps profondément touchée.

    Mes parents, nés en 31 et 32, qui ont vécu l’occupation, l’exode ardennais, la faim et les tickets de rationnement et surtout , comme ils me l’ont toujours dit, sont imprégnés par la crise de 29, sont entrain de tout mettre en œuvre dans leur coin pour ne pas vivre l’impuissance insupportable de parents ne pouvant pas protéger leurs enfants. En fait, mes parents sont entrain de tout mettre en oeuvre pour que leurs enfants ne manquent de rien, pour que « leurs enfants ne crèvent pas de faim » ….
    Tu comprendras, Paul, que j’ai été très particulièrement touchée par l’expression que tu as employé.

    Je serai absente une semaine, je vais chez mes chers parents. Ils ont des reserves enormes de nourriture, mais ils n’ont pas internet :=)

  29. Clémence, merci, votre témoignage est absolument bouleversant. Décidément, ce blog prouve, chaque heure qui passe, qu’il est d’une qualité exceptionnelle…

    Bonne vacances dans votrte belle région !

  30. vu sur

    Que pensez vous de cette analyse de la situation ?

    La crise financière n’en finit pas de surprendre les économistes, elle défie les règles comptables, il y a une bonne raison à cela : ce n’est pas une crise due à une mauvaise gestion des banques, des erreurs ou un disfonctionnement du libéralisme, la fin d’un système, mais une guerre menée par Washington contre l’ensemble de ses adversaires et concurrents. Et comme toutes les guerres, la victoire appartient à celui qui gagne du terrain.

    La crise a commencé avec les annonces de déficit voire d’une possible faillite de Freddie Mac et Fannie Mae, deux organismes américains de financement d’hypothèques qui fonctionnent grâce aux emprunts d’Etat ou obligations (bonds) qui sont des placements financiers très sûrs. La Chine a été en première ligne des victimes potentielles après ces annonces car elle possède 397 milliards de dollars d’obligations de ces deux institutions. Suite aux annonces, le 7 septembre, le gouvernement américain a pris l’engagement d’injecter 200 milliards de dollars dans les deux organismes pour combler leur déficit, et les a placés sous sa tutelle [1]. Un interventionnisme bien généreux, cousin germain du plan Paulson.

    Les Chinois ont félicité Washington pour avoir sauvé leurs investissements, mais dans le même temps, les obligations qu’ils détiennent n’ont désormais plus leur valeur initiale et ils ne peuvent plus les revendre. Les banques qui détenaient ces obligations ont donc également perdu de leur valeur : leurs actions ont baissé. Dans l’opération, l’Amérique n’est pas devenue plus riche (bien que la valeur de sa dette soit diminuée), mais ses créanciers sont devenus nettement moins riches car ils sont en possession de titres en chute libre et doivent puiser dans leurs trésoreries (leurs réserves en devises) pour combler leurs pertes ainsi que garantir les avoirs des clients des institutions financières touchées.

    Il n’y avait pas que les chinois : tous les pays ainsi que toutes les banques privées ont été touchés à diverses hauteurs selon le niveau de leurs investissements sur ces titres de créances américains qui ne valent plus rien dans l’immédiat. Cependant ce ne sont pas les banques chinoises ou japonaises ou encore britanniques très touchées par la chute des obligations américaines qui ont fait état de pertes et de faillite, mais trois autres importantes institutions financières américaines, Lehman Brothers, Merrill Lynch et AIG. Leurs annonces publiques de faillite suivies des plusieurs appels au calme ou d’annonces de plans successifs de sauvetage ont servi de facteurs déclencheurs. La panique a gagné tous les pays et les bourses ont chuté.

    Avant ces annonces anxiogènes, véritables bombes, la plus grande discrétion régnait et règne encore dans tous les pays concernés. Les principaux intéressés n’ébruitent pas leurs pertes plus particulièrement les Russes et les Chinois. On peut établir une estimation de leurs pertes sur la base de l’onde de choc chez les Européens où les règles démocratiques imposent plus de transparence.

    Le pays indicatif pourrait être l’Allemagne qui avec 41 milliards de dollars d’investissements est le 14e dans le palmarès des Etats détenant des obligations américaines. Pour renflouer Hypo Real Estate, la 4e banque du pays, Merkel a dû dépenser 50 milliards d’euros, soit 68 milliards de dollars, c’est-à-dire une somme bien supérieure aux investissements allemands sur la dette américaine.

    On n’ose imaginer les dégâts provoqués chez les champions de placement sur les titres de créances américaines. A quelques exceptions près, tous avaient augmenté leurs investissements au cours de l’été dernier en raison d’une baisse anormale des cours de l’ensemble des obligations américaines à partir du mois d’avril 2008, qui est également la date du début des spéculations boursières américaines qui ont fait exploser le prix du baril.

    Les deux manipulations sont sans doute liées : A partir d’avril 2008 et la baisse des cours des obligations, chacun voulait attraper le plus possible de ces titres qui devenaient de plus en plus rentables. La hausse artificielle du baril a servi de locomotive pour relancer les achats des obligations bon marché : La hausse artificielle du baril a boosté les revenus des Arabes de l’OPEP et leurs investissements ont augmenté au rythme incroyable de 15% par mois à partir du mois d’avril 2008.

    Au dernier pointage en juillet 2008, le Japon détenait 593 milliards de dollars (G$) d’obligations aujourd’hui sans valeur, la Chine détenait 519 G$, La Grande-Bretagne : 291 G$, les Arabes du Golfe : 174 G$, le Brésil : 148 G$, les banques off-shore où repose l’argent blanchi des mollahs et des mafieux : 133,5 G$, le Luxembourg : 75 G$, la Russie :74 G$ ; Hong Kong :61 G$, la Suisse :45 G$…

    Les banques off-shore sont dans une situation grave. Les boursicoteurs particuliers sont rétamés. Et les Etats doivent injecter de colossales quantités de devises prises dans leurs réserves pour sauver les banques touchées afin de garantir les avoirs de leurs citoyens et leurs industriels. Ces derniers sont touchés : leurs actions se cassent la gueule.

    Chaque Etat intervient pour sauver ses secteurs financier et industriel afin qu’ils ne soient pas rachetés par des investisseurs étrangers parmi lesquels certaines banques américaines qui ont fait de juteuses affaires dans les premiers jours de la crise et les américains qui peuvent compter sur l’apport de nouveaux investissements sur les obligations américaines, investissements nécessaires pour renflouer les Freddie Mac, Fannie Mae et consoeurs si chacun veut récupérer ses billes à la fin.

    Parmi les Etats concernés, la Chine est particulièrement touchée car au cours de cette année de grandes dépenses dues à l’organisation des JO (les plus chers de l’histoire) [2], elle a dû puiser dans ses réserves pour payer ce baril cher et pourrait se retrouver à court de devises pour financer l’ensemble de ses pertes.

    En somme, par une stratégie très avisée, les Américains ont financé leurs dettes et crédits avec les moyens de leurs concurrents chinois, arabes et européens, avant de trouver un moyen subtil de semer la panique en simulant des déficits successifs de 5 (2+3) des plus importantes d’entre elles. Ainsi les Américains ne sont pas devenus plus riches, mais leurs adversaires sont devenus moins riches. Dans une guerre, quand les pertes de l’ennemi sont supérieures aux vôtres, c’est la victoire. Mais ce n’est qu’un début !

    Les Etats qui sont ces jours-ci obligés d’intervenir pour sauver leurs industries en puisant dans leurs réserves en devises ne sont qu’au début de leurs peines. Ils doivent restructurer les industries et les banques touchées : leur taux de chômage augmente ainsi que leurs charges. Ils ont injecté des capitaux : leur inflation augmentera et la valeur de leur monnaie baissera. L’euro est déjà en recul face au dollar : c’est une autre conséquence de cette guerre économique. Finalement, pour compenser ces hausses ou pertes sèches, ils doivent décréter des plans de rigueur et augmenter leurs impôts ce qui va influer sur la rentabilité de leurs industries. C’est une victoire par KO pour les Américains qui n’auront pas ces problèmes car rappelons-le, ils ne sont pas devenus plus riches, c’est nous qui sommes devenus moins riches.

    Enjeux géopolitiques. Cette guerre qui relance le dollar (et fait baisser le pétrole) a été en fait une guerre géopolitique contre d’une part l’Euro et d’autre part la Chine et les économies asiatiques (l’OPEP y a perdu aussi des plumes, Dubaï est ruiné).

    Pendant longtemps, l’Amérique a essayé de prendre le contrôle de l’ensemble du marché pétrolier par la guerre, dont plus particulièrement celle de l’Afghanistan qui devait lui donner un couloir d’accès à l’Asie Centrale, région actuellement enclavée qui pour cette raison est devenue un réservoir en hydrocarbures exclusivement contrôlé par la Chine et la Russie. Cette dernière achète du gaz en Asie Centrale au prix de 170 dollars les milles mètres cubes et les revend 400 dollars aux Européens, alors que la Chine achète une partie de ses besoins gaziers à 170 dollars directement aux producteurs nationaux d’Asie Centrale, ce qui la rend plus compétitive face aux Américains et aux Européens.

    Si l’accès vers cette région est rétabli (par des gazoducs sécurisés), les majors pétroliers américains (qui financent les candidats présidentiels américains) pourront contrôler les prix et donc la croissance de la Chine et en même temps priver la Russie de la moitié de ses revenus gaziers !

    La guerre en Afghanistan n’a pas permis de réaliser cet objectif majeur pour assurer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis sur leurs concurrents directs. L’Amérique s’est alors tournée vers les mollahs en menant une petite guerre économique (sanctions) pour les forcer à composer avec elle pour lui donner un couloir d’accès à l’Asie Centrale. Cette autre guerre avait pour objectif de priver l’Iran d’investissements étrangers et ne ciblait que lespartenaires commerciaux non-américains de l’Iran. C’est le même modèle de raisonnement : l’appauvrissement des concurrents des entreprises américaines. Ceci a également échoué (jusqu’à aujourd’hui). Le parti républicain au pouvoir a dû opter pour un plan plus radical qui va priver les adversaires de l’Amérique de leurs avoirs (obligations invendables) et aussi qui va les lancer dans des dépenses incontournables, à la fois pour sauver leurs propres industries, mais aussi pour sauver leurs obligations américaines de la faillite (efforts collectifs demandés par Paulson).

    Tout le monde attendait une guerre contre l’Iran, l’Amérique surprend le monde par cette incroyable guerre d’un genre nouveau, sans bombe ni victime par balle, une crise qui rétame tous ses adversaires et provoque un nivellement.

    Ce nivellement et aussi l’embrigadement de force (efforts collectifs) dans le plan du financement des dettes américaines (passées et présentes) lui permettent aussi de maintenir et même renforcer le processus de sanctions contre l’Iran (qui épuisera aussi bien les mollahs que les Européens).

    In fine, les Américains pourraient atteindre leur objectif d’une entente avec les mollahs, grâce et au détriment des actuels partenaires de l’Iran ! Cette entente (ou sa variante avec les Talibans) permettra alors aux Etats-Unis d’accéder à l’Asie Centrale pour contrôler beaucoup de réservoirs et les prix avec un dollar qui aura entre temps retrouvé sa santé. Ce sera le jackpot permanent !

    En attendant, nous paierons la facture.

    Source : Iran-Resist.com

    _______________________

    [1] En plaçant les organismes soi-disant déficitaires sous leur tutelle, les Etats-Unis ont aussi pris le contrôle des livres de compte ce qui ne permet plus de savoir si les annonces étaient ou pas simulées.

    [2] Les Chinois ont oublié leur propres leçons : 2008 est l’année du RAT
    Cette année sera le moment où les efforts d’épargne sont très favorisés et où la prodigalité est sévèrement sanctionnée. Limitez donc vos dépenses au plus strict nécessaire, reportez à l’année suivante vos importants achats utiles mais non indispensables, sinon vous risquez de recevoir une grosse tuile sur la tête ! Pensez sérieusement à placer votre argent. Si vous envisagez des placements originaux, demandez au moins l’avis des experts….

  31. JeanNimes écrit « Pour terminer cette réflexion tout haut, je voudrais rapprocher deux chiffres : les hôpitaux de France sont en déficit cette année de 480 millions d’euros, impossible de les trouver, les banques de France vont avoir d’ici la fin de l’année 10,5 milliards d’euros… (pour commencer). Où est l’erreur ? »

    Il y a évidemment une « erreur » évidente qui découle de la comparaison de ces deux chiffres.
    Mais il y a une autre « erreur » moins évidente. Qu’est ce qu’un déficit des hôpitaux? C’est simplement une différence négative entre les montants crédités par la SS et les montants payés par ces hoîtaux.
    Mais où vont ces 480 millions d’euros ? et c’est en réfléchissant ainsi que l’on s’aperçoit que ce déficit ne veut rien dire. Car évidemment ces 480 millions vont dans les salaires des personnels, les loyers, l’achat de matériel et d’énergie, les laboratoires d’analyse, les pharmaciens (labos) , etc, …
    Et là, on s’aperçoit que ces 480 millions qui « creusent le défitif de la SS » (ajoutés à ceux qui sont équilibrés et dépensés dans la comptabilité des hopitaux, c-à-d l’argent reçu de la SS, des mutuelles et pour une petite part des malades), entrent simplement dans le PIB du pays !!!
    Et on peut tenir ce raisonnement pour tout le « déficit » de la SS dont on nous rabache les oreilles: vouloir diminuer les prestations permet peut être de diminuer un « déficit comptable » mais à un effet sur le PIB (sans oublier les soins).
    J’ai l’impression que l’adage « les dépenses des uns font les recettes des autres » est parfois un peu oublié par nos gestionnaires.

  32. Cher Paul, cher vous tous, les autres qui fréquentez ce site,

    Cela fait un certain temps que je lis vos messages, comme bien d’autres, sans intervenir.
    Cela fait bien plus longtemps que je contemple ce qui se passe autour de moi sans aucun pouvoir de l’influencer, fut-ce dans mon environnement le plus proche.
    Dans ce sens je comprends le désaroi de Paul et son inquiètude toute personnelle pour sa propre vie et pour ce qu’il aime par dessus tout : ces enfants.
    Mais en même temps cela me révèle le caractère tout occidental de cette crise, finacière, économique et surtout de la pensée.
    Caractère que je retrouve dans l’expression des craintes, dans l’expression de l’effroi de tout ce monde qui croyaient tellement dur comme fer dans ses valeurs qu’il ne se donnait même plus la peine de les analyser.
    Parfois je m’amuse et pafois je désespère de lire les commentaires, un peu par tout (ce site fait au moins l’effort de la remise en cause), des mêmes, qui à faute d’être les élites financières ou politiques du déjà vieux monde capitaliste à l’occidentale, à l’américaine, se prennent pour des élites morales et/ou intellectuelles.
    J’ai vécu les 35 premières années de ma vie dans un pays d’un régime de ce qu’on apelle communément stalinien.
    J’ai débarqué dans le « monde de la liberté » un peu avant la chute du mur de Berlin et le premier choc de « civilisation » au quel j’ai été confronté ça n’a pas été la différence entre mon mode de vie (et de pensée) de l’autre côté et celui du mon nouveau monde.
    Pas du tout, tout le contraire, je trouvait qu’il n’y avait pratiquement pas de différence. Mon choc a été de voir les reportages à la télé, montrant les lieux et la vie de ce monde que je venais juste de quitter. Rien n’était vrai, rien ne montrait la vie que j’avais vécu. Rien ne mettait en avant les vrais opposants au régime condamné. C’était tellement manipulé que j’ai été ébranlé et ce fut le moment aussi où j’ai commencé à douter.
    Ce que je voudrais dire sur ce site, car il serait trop long de racconter ma vie (sans importance) mes évolutions dans la pensée critique (très importantes mais difficiles à rédiger) c’est que pour accéder à la compréhension du monde contemporain il faut prendre bien de recul, il faut beaucoup lire (pas la presse, mais l’histoire) et que ce n’est pas facile d’y arriver.
    Paradoxalement, le monde de l’éducation des pays communistes en offrait plus l’accès que le monde riche occidental où les programmes des écoles sont tellement pauvres.
    Ca a été peut être là, la faille que les dictatures staliniennes n’ont pas vu. Tellement avides de prouver qu’elles sont à même de concurencer les puissances occidentales en prouvant que l’intelligence se trouve partout, dans les cervaux des enfants des pauvres ausssi, elles ont ouvert une boîte de Pandore qui leurs a été fatale.
    Pourvu que cette voie d’une intelligence à la porté de tous trouve la voie vers un monde meilleur et non pas vers le pire.

  33. Notre site n’est plus disponible (victime de son « succès »), il reviendra dans quelques jours, en attendant:

    Je vous transmets un texte qu’on a recu ce matin de Bernard G. >

    la bulle informatique du réseau financier est simplement le livre de comptabilité mondiale.

    C’est une bulle d’écrit, qui trouve immédiatement, ses nombres. Elle puise ses nombres dans les échanges réels des biens et services, mais aussi dans la masse énorme des intérêts de prêt, aux personnes, aux entreprises et aux Etats. Tous les Etats sont endettés. Ce n’est que de l’écrit.

    C’est la transcription comptable mondiale immédiate, qui permet le cumul et l’accumulation. Cette accumulation de nombres, dont une faible partie seulement, est introduite dans la production, les échanges, et les prêts, permet l’effroyable pression exercée sur eux. Il y a pression, grâce au cumul.

    L’écrit et le réel, sont ensemble, comme une machine à vapeur, dont la condensation est l’écrit informatisé. Plus on peut écrire une valeur, moins la valeur elle-même est échangée. L’écrit permet la conservation d’une valeur. Tel est l’argent.

    Les hommes innombrables admettaient comme de vrais idiots, que sous la bulle scripturaire, il faut que ça tourne, et que dans la bulle, il est naturel de conserver. L’homme qui contemple sans effroi voit que cette bulle monstrueuse jusqu’ici, est aussi une véritable manne. Elle peut irriguer le réel, sans surpression ni évaporation. La bulle contient de quoi apporter à tous, les biens dont ils ont besoin.

    Conclusion d’analyse

    1) Le Marché est bon pour les échanges et pour la production.

    2) Il est manifestement malsain pour la gestion de l’intérêt,
    que ce soit l’intérêt des prêts ou l’intérêt d’obligations.

    3) L’actionnariat n’est rien d’autre qu’une vanne de pression en entrée,
    et de désengagement ou d’évaporation, en sortie.
    Son inventeur est un génie funeste.
    L’actionnariat est un subtil Crime.

    Conclusion d’action

    Pardonnons à tous

    2 ACTIONS IMMEDIATES

    1) La gestion de l’intérêt des prêts et des obligations doit être massivement Politique, collective, nationale ou supranationale, et en aucun cas privée. La rétribution par les taux consentis, doit revenir à Tous.

    2) L’actionnariat doit être aboli et remplacé par l’obligation.

  34. Restez positifs, nous allons assister à un grand soulèvement !

    Avez-vous peur quand je dis qu’il y aura un effondrement économique, et qu’il n’y aura plus rien pour vous quand le temps sera venu de toucher votre pension/retraite ? Soyez sûr que votre crainte n’est pas due au futur ; elle est due au fait que vous croyez être impuissant. Pourquoi devriez-vous penser que le fait qu’il n’y aura pas de sécurité financière issue du gouvernement dans votre futur a quoique ce soit à voir avec qui vous êtes et ce que vous pouvez faire ? Si vous voulez provenir d’une position puissante, si vous voulez que les autres pensent de vous que vous êtes puissant, alors provenez de l’amour. Les gens perçoivent l’amour comme quelque chose de tout-puissant ….. parce que ça l’est. Rappelez-vous qui vous êtes !

  35. @ moderato-cantabile

    Mon choc a été de voir les reportages à la télé, montrant les lieux et la vie de ce monde que je
    venais juste de quitter. Rien n’était vrai, rien ne montrait la vie que j’avais vécu. Rien ne mettait en
    avant les vrais opposants au régime condamné. C’était tellement manipulé que j’ai été ébranlé et ce fut le moment aussi où j’ai commencé à douter.

    Lors de mon premier voyage en URSS, en 1980, pour raison professionnelle, j’ai eu moi-même ce choc. Rien ne m’est apparu tel que nos médias de l’ Ouest le laissaient entendre. Je me suis dès lors beaucoup méfié et j’ai éprouvé une grande sympathie pour mes hôtes, comme j’en éprouve aujourd’hui pour les irakiens et les afghans.

    Ne nous laissons pas abuser et diviser. Les peuples peuvent être fraternels au delà de leurs
    différences. Nous voyageons sur le même vaisseau.

    Merci pour votre témoignage.

  36. Vous n’êtes pas ce que vous pensez être ; ce que vous pensez, vous l’êtes. – Red Pritchard

    Inévitablement, je me suis demandé, « Tu penses que tu peux changer le monde ? » Bien, oui et non. Oui, parce que le monde n’est seulement qu’une vaste manifestation de ma conscience ainsi je peux le changer comme je veux. Et non parce qu’il n’y a aucun monde à changer ; ce qui se passe, c’est juste une manifestation dans mon esprit. Dès lors que je change d’avis et que j’élève mon niveau de conscience (Dass Ram dit, « égalise l’énergie, l’amour, la lumière, la conscience, la sagesse, la beauté, la vérité, la pureté ») je peux changer ce qui me semble être présent dans ce « monde ».
    Ce concept est anathème aux Décideurs et à leur programme. Ils ne leur profitent pas ; leur façon de nous maintenir dans la crainte échouera finalement ; nous régnerons aussi longtemps que nous garderons à l’esprit qu’ils sont également une projection de nos craintes. Dès que nous changerons notre pensée, ils cesseront alors d’exister. Ils font seulement partie du cauchemar que nous sommes en train de rêver parce que nous croyons en la culpabilité. Dans notre rêve, les Banksters internationaux sont simplement les personnages que nous avons créés pour nous punir de notre conviction en notre culpabilité. Ils continuent à nous faire penser que nous sommes coupables – d’une chose ou d’une autre – afin qu’ils puissent nous contrôler. Mais c’est nous qui devons simplement dire, « NON ! »
    Il s’agit simplement de se retourner dans notre rêve ou nous sommes poursuivis par le monstre afin de lui faire face et pour réaliser que ceci est fait dans le but unique de nous effrayer afin d’augmenter nos craintes créant de ce fait un cercle vicieux. Si nous cessons d’avoir peur, les mauvais types disparaîtront simplement parce que c’est notre crainte qui les alimente. Ils sont seulement une manifestation de notre crainte. Si nous élevons notre niveau de conscience, nous pouvons ne plus penser à ce type d’horreur. Pour exister, ils ont besoin de notre crainte. Nous observons simplement les parties laides d’un film parce que nous savons que la fin est heureuse. C’est juste une question de « temps » – qui existe juste que dans nos esprits.
    Mais nous devons prendre conscience et le reconnaître. Beaucoup mettent cette « fin du monde que nous connaissons » entre parenthèses – en prétendant que cela ne peut pas se produire. En d’autres termes « qui vivra, verra !». Nous devons reconnaître que nous sommes les créateurs de tout ce charabia et que comme nous étions assez puissants pour le créer nous sommes assez puissants pour créer quelque chose de meilleur. Rappelez-vous qui vous êtes !

  37. Je vous remercie Jean Jégu pour votre message.
    Fait est que cela fait 20 d’écart avec mon choc initial.
    Entre temps j’avoue que si ma « révolte » ne s’est pas amoindrie mes moyens de résistance à l’environnement approche le « zéro absolu ».
    Et c’est là que je pense comprendre le désarroi de Paul.
    Ma fille avait 7 ans quand je suis arrivé dans le nouveau monde.
    Tout ce que je lui avais enseigné comme « valeur » s’y trouvait à l’antipode. Souvent à l’école. Il y a eu une année de sa scolarité où à chaque cours d’éducation civique la maîtresse l’a sollicité pour expliquer ce qu’est un immigré. J’avoue que dans la profondeur de ma pensée de « campagnarde du monde » je n’avais pas prévu cela.
    J’ai eu bien du mal à l’aider à se trouver une place dans un monde dont je vomissais les valeurs « carte bancaire » (pardon pour la violence du terme) et je ne connais toujours pas l’influence de mon propre déséquilibre sur son futur équilibre de vie.
    Après des études péniblement financé, classe prépa, concours réussi aux Grandes Écoles elle est partie travailler au Mexique.
    Cela me rends aussi fière que désespéré.
    Désespéré car je ne pense pas que le système mexicain soit exempt des égarement du SYSTEME, fière car je lui avait démontré la fausseté du système américaniste en lui parlant du cas du Mexique, inquiète de savoir si l’appât de l’argent et de tout ce qu’il représente ne va pas lui faire mal interpréter tout ce que je lui avais raconté avant qu’elle acquière la sagesse de le comprendre.
    Je pense qu’il n’y a de succès humain que dans notre réussite de la transmission vers nos enfant de la passion de la connaissance de l’Histoire, la vraie, celle qui fait la différence avec les petites histoires racontées par les livres des derniers vainqueurs des plus récentes guerres.
    Je veux aussi dire par là qu’avoir été confronté à un monde hostile que les immigrés connaissent bien, d’où qu’ils viennent (les immigrés occidentaux sont rarement décrits par les médias) aide parfois à la remise en cause d’une pensée unique et sclérosée mais que le courage de se remettre en cause est décisif.

  38. Bravo banksters.tv @
    25 octobre 14h23

    Combien et combien de « déterminismes » se nourrissent des peurs. On cultiverait même des « peurs », au cas où…
    Voilà un propos, une élucidation propre à nous fortifier et, précisément être efficace par sa propre légitimité, se rappeler qui l’on est, sans tomber dans les panoplies du « parfait » militant, de la « formule magique » et autre colportages.

    *

    Cela m’amène à transmettre ces passages de LANZA DEL VASTO que j’ai « redécouvert » fort heureusement il y a peu d’années. Voici des passages extraits des « Quatre Fléaux » (Éditions Denoël, 1959). En général, chaque phrase de Lanza Del Vasto est une méditation à elle toute seule. En général, on peut lire ses livres en commencant n’importe où.
    Il est imprégné de pensée traditionnelle, berceau du classissisme et d’une grande spiritualité, il est un creuzet toujours vivant de la pensée orientale hindouiste (il fut un proche ami de Gandhi) et de la tradition catholique qu’il retrouva, par nécéssité logique selon ses propres termes, après la lecture de Saint Augustin. C’est, à mon avis, très salubre, car voilà une saine vision classique des hommes, et dans notre « ultra-modernité », pourquoi auraient-ils vraiment changés au fond?

    (….) »La possession, étant chose de raison, se pose avec une valeur générale, mais cette raison faisant suite à la Chute, la Possession généralise son contraire la : Misère.
    La Misère et l’Opulence sont le revers et l’avers de la même monnaie.
    En fait posséder veut dire exclure, ou bien ne veut rien dire du tout.
    Et nul traité d’Économie, ou de Philosophie n’explique et ne démontre mieux la nature de la Possession qu’une planche clouée portant ces simples mots: – Propriété privée, défense d’entrer -.
    Même si la nature fournissait tout les besoins de tous, la crainte-de-manquer qui est vague et sans limites, poussant chacun à l’accumulation illimitée, finirait toujours par instaurer le manque et justifier la crainte, par un cercle vicieux.
    C’est par un tour de notre Connaissance-du-Bien-et-du-Mal que l’excessive pridence crée le danger et l’excessive avidité, la pénurie.
    Il suffit que quelques-uns veuillent posséder pour que tous se voient forcé de gagner pour ne pas mourir. C’est ainsi que l’abus fait de l’abus un besoin et un droit.
    Mais le manque que la richesse crée autour d’elle est nécessaire à son maintien. Il est évident que la valeur du sou que j’ai dans ma poche dépend entièrement de son manque dans la poche d’un autre. S’il ne manquait à personne, personne n’en voudrait et il ne serait pas même bon pour le fumier.
    Or, l’homme qui est seul riche au milieu d’un peuple de pauvres se trouve de ce fait considérablement plus riche que s’il était entouré de voisins riches, et dispose de plus de moyen de s’enrichir.
    Il possède aussi une conscience plus claire et une jouissance plus pleine de ses possessions.
    La jouissance d’un bien est un fait bêtement naturel; mais la jouissance d’une richesse est proprement une connaissance-du-bien-et-du-mal et du bien par le mal, une jouissance rehaussée de calcul et redoublée par le contraste. La jouissance spécifique de la richesse c’est: jouir de jouir de ce dont un autre ne peut jouir.
    Il n’est d’ailleurs pas du tout nécessaire de jouir de ce qu’on a pour se réjouir de la considération que les autres n’ont pas.(…)

    (….)Dès que nous avons accepté de risquer notre vie à la défense de nos biens, nous nous sentons autorisés, en bonne morale serpentine, à tuer celui qui les attaques.
    Qui pourrait reprocher de préferer nos biens au sang d’autrui, puisque nous les avons déjà préférés à notre propre sang?
    Plus on est logicien et moraliste,et mieux on on sait tirer, d’un principe spécieux, une séquence de propositions irréfutables et monstrueuses.
    Mais l’enchaînement de tous les théorèmes de la Science-du-Bien-et-du-Mal conclut à la mort. Car « celui qui tire l’épée périt par l’épée » et celui qui combat pour garder ses biens tombe dans le combat et perd ses biens avec sa vie.
    Au simple commandement de Dieu: « Tu ne tueras pas », viennent se superposer en piles les codes d’honneur, les codes de la Loi, les codes moraux, pour nous enseigner les mille et une manières de tuer en toute tranquilité de conscience.
    Dans tous les délits et les crimes, l’Esprit de Lucre est pour plus de moitié.
    Mais si l’on compte le nombre des torts, des ruines, des homicides que la morale du siècle couvre, recommande ou ordonnes, en temps de guerre et même en temps de paix, ce nombre dépasse de beaucoup le double des délits et des crimes qu’elle condamne.
    De fait, la morale du siècle est une branche de la Science-du-Bien-et-du-Mal particulièrement attentive à conserver l’hétitage du Fruit-du-Péché, c’est à dire le Lucre.(….)

    (….)Il importe hautement que tous ceux qui veulent servir la paix se ébarrassent de ce leurre.
    Sans quoi, ils se fourvoient dans la politique et se confondront avec ceux qui n’invoquent la paix que pour apâter les naifs non par amour de la paix, mais pour le succès de leur parti.
    Et la meilleure manière de se défaire du leurre, c’est, au lieu d’agiter des opinions, d’envisager les faits.
    Or les faits sont là: c’est la Révolution Française qui a établi le service militaire obligatoire (mesure impraticable, inacceptable et même inconcevable pour l’Ancien Régime). L’entrée dans la démocratie constitue le premier pas vers la guerre totale. Voilà les faits.
    La Révolution Russe marque une nouvelle avance de la démocratie. C’est pourquoi on en est venu à armer même les femmes.
    Aujourd’hui, chacun des deux « Blocs » se vante d’être à la tête de la démocratie. C’est pourquoi chacun des blocs prépare la meilleure bombe.
    Il est impossible d’ignorer l’histoire au point de ne pas reconnaître qu’en tous temps et en tous pays la guerre prend, avec la démocratie, une popularité, une férocité et une bassesse particulières. Les cités grecques, Rome, les Communes italiennes du Moyen Âge furent des foyers de guerres acharnées. On y cultivait et vantait cette haine et ce mépris de l’ennemi que toute règle chevaleresque, toute tradition de noblesse repoussent ou ignorent.
    Voilà les faits, mais quelle en est la raison? La raison en est celle que nous connaissons déjà: la connexion entre guerre et richesse.
    Le régime populaire a pour effet, soit de multiplier la petite propriété, soit de donner au Grand Nombre l’impression qu’il a part égale au bien commun: et l’agressivité possessive prend aussitôt possession d’autant de nouveaux sujets.
    La noble insouciance qui était le privilège du pauvre quitte le cœur du peuple. La générosité quil ui faisait parager avec les voisins ses rares aubaines se tarit dès que les biens ne lui arrivent plus par hasard, mais lui reviennent de droit. Perdue la philosophique indifférence; son ironie et son dédain à l’endroit des affaires publiques, il les a perdu avec la pauvreté. Il exige maintenant que le tout dont sa petite part dépend soit défendu; et le voilà prêt, à la première alerte, à hurler et verser le sang.
    Son humeur combative ne sera pas moindre parce que sa part est chétive. Elle se mesure à la grandeur de l’attachement, non à celle de la richesse. Or les petits sont plus attachés à leur bien que les grands: cela se constate partout et s’explique sans peine.
    Il ne faut pas croire que la possession collective dispose à moins d’agressivité que lapropriété privée. La guerre est toujours défense du bien commun. Celu qui ne possède rien en proprre dépend plus directemen du bien commun et s’intéresse plus immédiatement à sa défense. (….)

  39. @ Galapiat

    Je me trompe peut-être, mais ce texte me fait penser à celui d' »Engdahl », diffusé ici il y a quelques jours.

    L’auteur semble penser à une crise provoquée. OK, mais le tout n’est pas de savoir déclencher une crise. Encore faut-il pouvoir maîtriser sa propagation. Or ll me semble que l’auteur ne tient pas compte des autres bulles dont beaucoup prédisent l’éclatement aux USA dans les mois qui viennent (par exemple, celle du crédit à la consommation).

    Par conséquent, si cette crise a été voulue, ce que l’on peut penser à un moment ou à un autre, mais que l’éclatement d’autres bulles ainsi que la vaste réaction en chaîne provoquée par la crise, met l’économie US à genoux, où sera le gain pour les USA ?

  40. Je m’étais pourtant promis de ne plus intervenir dans ce genre de forum … c’est toujours la même chose …

    Allez, quand même quelques derniers commentaires, et puis je me contenterai de vous lire.

    Candide, le sujet de ce blog n’est pas le peak-oil. C’est un autre problème, ou alors, si vous pensez que cette crise y est liée, je n’ai réellement rien compris. Et je partage l’avis des « experts » de ce sujet là : c’est certainement le plus grave problème que l’humanité va avoir à affronter dans les prochaines décénnies. Autre chose que deux degrés de plus sur nos thermomètres …

    Paul Jorion dit : « Voyez le commentaire de Ricquet qui connaît les mêmes faits que moi mais en tire des conclusions parfaitement bénignes. »
    D’abord, non je ne connais pas les même faits que vous. Vous avez été capable de prévoir et d’expliquer cette crise financière. Moi, je la regarde, la subis et tente de la comprendre … Et en ce qui concerne le RC et le peak-oil, je ne sais rien de votre connaissance des faits.
    Ensuite, je n’en tire pas des « conclusions parfaitement bénignes ». Je fais une nuance entre des PROBLEMES AIGUS pour UNE PARTIE DE L’HUMANITE et la DISPARITION pure et simple de TOUTE l’espèce humaine. Parce que je n’ai pas imaginé une seconde que cette phrase lapidaire ne concernait, dans votre esprit, que vos propres enfants … je l’ai comprise comme votre crainte que l’humanité toute entière « crève de faim » …

    Mais, pour en finir, c’est de ma faute, et je le sais … je ferais mieux de me taire : être un tant soit peu optimiste sur la capacité de l’espèce humaine de s’en sortir semble être considéré par beaucoup comme un comportement parfaitement idiot aujourd’hui … une preuve de bêtise et d’ignorance …

    Tous, nous sommes attristés par des choses différentes. Moi, c’est surtout ça qui m’attriste …

    Cordialement.

  41. Nous sommes trop nombreux à avoir peur. J’ai remarqué que toute cette peur se traduit en $$$. J’ai demandé à un grand nombre de personnes aux âges variés ce qu’ils rêveraient d’avoir, et ils ont très souvent répondu « plus d’argent ». Lorsque les gens sont confrontés à ce qu’ils pensent être un « problème », ils ont tendance à vouloir trouver une solution à l’effet plutôt qu’à la cause. Ils parlent d’avoir un second boulot, d’envoyer un autre membre de la famille travailler ou encore d’emprunter des $$$, afin de « boucler les fins de mois ». Dans leur course effrénée, est-ce qu’un jour certains de ces individus se sont assis autour d’une table et se sont demandé « Pourquoi n’avons-nous pas de $$$ ? ».
    S’ils l’ont fait, la réponse qui leur est venue à l’esprit est celle pour laquelle nous sommes programmés tous les jours, c’est-à-dire « Les Américains, les Canadiens et les Européens dépensent bien au-delà de leurs moyens et s’endettent sérieusement ». Ceci est complètement FAUX. La plupart se sentent coupables et puisqu’ils pensent être eux-mêmes la cause du problème, ils essaient par tous les moyens de mettre un pansement sur l’effet plutôt que de se concentrer sur la cause. Travailler toujours plus pour gagner tout juste un peu moins.
    RIEN de ce que l’on vous a fait croire à propos de la « dette nationale ou privée » n’est vrai. Vous avez été piégés par les génies de la finance. Je vous demande encore de conserver à l’esprit que TOUT ceci n’est que manigance : un plan brillant pour confisquer la propriété, la terre, les liquidités, les actifs et la valeur intrinsèque ostensible des personnes du monde entier, à savoir le travail, dans le seul objectif de nous contrôler.

    Tous les médias sont négatifs, fallacieux et peu fiables. Peu importe l’information que vous obtenez, sur ce qui se passe dans le monde, lorsque vous vous tournez vers la télévision, la radio, les journaux, les magazines, l’école ou le gouvernement. Vous pouvez être sûrs que la vérité est complètement à l’opposé de cela. Ils devraient tous devoir remplir un affidavit qui déclarerait : « J’engage ma totale responsabilité commerciale en déclarant que ce qui suit est vrai, correct, complet et non mensonger ». Mais pourquoi ne pas laisser les prostituées des médias rester des prostituées et être simplement conscients du jeu auquel elles jouent ? Les médias attirent notre ego, ils s’alignent sur nos peurs qui nous motivent. Tant que nous sommes conscients de cela, nous pouvons choisir de ne pas nous laisser influencer. Soyez conscients qu’une poignée d’individus contrôle la majorité des médias. Faites preuve de discernement. Pourquoi cette information vous est-elle transmise ? Quel est leur vrai programme ? S’agit-il d’une solution du genre problème/réaction ?
    Créent-ils un problème afin de nous faire réagir et que nous en demandions la solution, pour qu’ils puissent nous offrir leur solution ? La « solution » est la seule chose qu’ils souhaitaient réellement.

  42. Complicité (vs. Conspiration)

    Lorsque nous disposons d’informations et que nous décidons de les ignorer et de ne pas nous impliquer, notre choix n’a aucune influence car ce sont les informations elles-mêmes qui nous impliquent. Le seul choix que nous pouvons faire est celui de faire plutôt partie du problème ou de la solution. Il est impossible de rester neutre dans la vie. Nous ne pouvons pas être conscients de ce qu’il se passe et ne rien faire. Celui qui ne sait pas ce qui se déroule peut justifier son ignorance en prétextant qu’il ne disposait pas des informations qu’il connaît aujourd’hui. Nous ne pouvons pas désapprendre ce que nous savons. Nous pouvons juste changer d’avis à propos de quelque chose à la suite de ce que nous avons appris. Il n’est pas possible de revenir en arrière. Les informations contenues dans ce livre détonnent par rapport aux croyances de la plupart des personnes sur cette planète qui évitent toute implication en se cachant derrière ce qu’ils appellent la « théorie du complot ». Cela rend la tâche encore plus difficile à la vraie partie de nous-mêmes. Ils préfèrent conserver leur petit confort contre lequel je lutte et dont j’essaie de les faire sortir.

    Si la seule chose que vous désirez est le confort, alors la vie n’est pas ce qu’il vous faut. – Werner Erhard

    Si vous assistez à une injustice et que vous ne dites rien, vous vous rangez du côté de l’oppresseur. – Desmund Tutu.

    Aucune décision n’est en soi une décision. – William James.

    Si vous savez quelque chose, dites-le ! La peur d’agir de la sorte n’est rien comparée aux conséquences, pour vous et vos enfants, si vous décidez de tourner le dos à la réalité. Lorsque j’entends “Je ne crois pas aux théories du complot”, je comprends par là “Je me suis fait mon opinion en fonction de ce que la mafia des médias m’a raconté et veut que je pense pour assurer la réussite de sa propagande menée via la télévision, la radio et les journaux. Ne venez pas me troubler avec la vérité ». La vérité c’est que ces individus croient en la théorie du complot, c’est elle qui les a nourris. Si ce qu’ils pensent, ou ce qu’on leur a appris à penser était vrai, ils n’auraient pas besoin d’y croire. La croyance relève de l’ego et est donc fausse. Lorsque nous sommes certains que quelque chose est vrai, nous n’avons pas besoin d’impliquer nos egos. Voilà pourquoi nous ne sommes pas réellement liés émotionnellement à la vérité. C’est un fait. C’est seulement lorsqu’une personne commence à montrer des signes d’émotion à propos d’un sujet que je sais qu’elle y « croit ».
    C’est généralement le cas pour des sujets comme la religion ou les convictions politiques. Les personnes protègent ainsi la manipulation qui s’est installée dans leur ego. La vérité est étrangère à toute personne qui débat sur ces deux sujets. Ce n’est pas leur connaissance qui est à l’origine de cette réponse émotionnelle. Toute personne possédant une certitude acquise grâce à son expérience, ne ressent aucune charge émotionnelle à ce propos. Le fait de débattre est par définition une réaction de l’ego. C’est pourquoi personne ne gagne dans une dispute. Il n’y a pas de victoire lorsque l’ego pense qu’il a gagné.
    Les Médias sont les lèche-bottes de ceux qui mettent leur plan en œuvre mais il ne s’agit vraiment pas de « complot » – « conspiration pour trahison, meurtre ou autre mauvaise intention » (dictionnaire Oxford). Il s’agit de complicité – « complice, partenaire dans la culpabilité ».
    Le mot « théorie » signifie prémisse encore à prouver. Ainsi, lorsque l’on fait le compte, « Je ne crois pas aux théories du complot » semble être un argument plutôt faible. Je ne crois pas non plus aux théories du complot. Je n’en ai pas besoin. J’ai la preuve de la complicité. En plus d’être accusé de « croire aux théories du complot », on me reproche également d’être « cynique ».
    Les cyniques ont raison 9 fois sur 10. – H. L. Mencken

    On me taxe également de pessimiste, pourtant le pessimisme a quelque chose de positif. Je ne suis pas perturbé par ce qu’il va se passer dans le monde, je suis tourné vers le changement qui s’opérera si nous réussissons à nous échapper de notre prison.
    De plus, selon Thomas Szasz, les pessimistes ont la plupart du temps raison. Soit nous avons « raison », ou sommes « heureux » d’avoir « raison » lorsque les choses tournent mal, soit « heureux » lorsque ce n’est pas le cas. Les optimistes ont « raison » ou sont « soucieux ». Ils ont raison et sont heureux lorsque les choses se passent bien mais sont perdus et affolés lorsque ce n’est pas le cas.
    D’un point de vue émotionnel, je n’ai jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui car je sais que nous allons assister à un important soulèvement. J’attends ce moment avec impatience, nous devons nous réveiller de ce cauchemar et faire confiance à notre esprit.

  43. @ Riquet

    Je ne veux pas être totalement pessimiste, mais j’aimerais partager un peu plus votre optimisme.

    Moi, ce que je crains le plus, ce n’est pas tant que l’espèce humaine menacée n’ait pas la capacité et la volonté de réagir, mais que les soi-disant élites (ou autoproclamées telles) qui nous dirigent nous empêchent de le faire, afin de préserver leur statut de privilégiés. Chaque année passée à lutter contre la domination hégémonique de ces sangsues est une année — et autant d’énergie — de perdue pour la lutte en vue de rétablir un équilibre planétaire.

  44. La « flemme » intellectuelle fait que beaucoup de gens, plutôt que d’apprendre par eux même, préfèrent croire à la même chose que leur groupe sociologique. Ceux ci aussi préfèrent s’ils sont intelligents se compromettre intellectuellement ou sinon simplement croire sans chercher à comprendre pour appartenir à un groupe et profiter de sa protection. En effet je remarque pour mon petit cas qu’en politique qu’une seule idée contraire (ou plutôt seulement contradictoire) vous discrédite auprès du groupe même si vous considérez que globalement vous êtes d’accord. La majorité est plutôt lâche en fait et intellectuellement aujourd’hui peu supporte la contradiction et parfois même la discussion. Je remarque cependant avec plaisir que ce blog apporte ce genre d’idées et qu’à défaut d’être juste ou non, d’être une vérité ou non cela permet de réfléchir et d’apprendre.

  45. @Candide
    Pour avoir une élite méritante il faut que chacun apprenne et se cultive et choisisse des personnes qui leur paraissent meilleures qu’elles dans le domaine concerné pour les représenter. Hélas beaucoup préfère choisir comme représentant des gens « comme eux » ou qui jouent à être comme eux et considérant qu’il défendra au mieux leurs intérêts non pas qu’il en soit capable ou compétent mais parce qu’il aurait les mêmes intérêts. On finit par avoir des représentant qui tiennent plus du comédien que de la personne compétente. Il faut savoir que les gens ne supporterait pas de voir ou même de savoir qu’il existe des gens brillants. On ne montre pas Mozart ou Bach à la télé comme musicien mais seulement un vague musicien. Si l’on montrait Mozart tout le monde comprendrait de fait qu’il n’a aucune chance d’atteindre son niveau et qu’il est inabordable. Les gens préfèrent croire qu’ils sont comme leur élite et les plus brillants sont calfeutrés ou mis au banc pour surtout ne pas montrer à « Monsieur tout le monde » qu’il est somme toute très moyen voire parfois médiocre et pourtant on ne demande à personne d’être brillant pour avoir le droit d’exister, de vivre convenablement et de faire sa petite part tout de même nécessaire et que certes notre propre conditions est assez misérable mais ce n’est pas une raison pour ne pas regarder vers le haut en ignorant ce qui nous dépasserait en qualité !

  46. Enrique Duran Giralt: avez-vous eu connaissance de cet acte de piraterie dans la presse MSM ?

    Le pirate semble s’être planqué mais revendique son acte sur son site Internet. Il se propose même de vous donner ses conseils pour en faire autant.

    Extrait:

    J’écris ces pages pour rendre public que j’ai exproprié 492.000 euros à 39 organismes bancaires à travers 68 opérations de crédit. En incluant les intérêts de retard, le chiffre actuel de la dette est de plus de 500.000 euros que je ne compte pas restituer.

    Il s’agit d’une action individuelle d’insoumission à la banque que j’ai menée à bien de manière préméditée pour dénoncer le système bancaire et pour destiner l’argent à des initiatives qui alertent de la crise du système que nous commençons à vivre et qui essayent de construire une alternative de société.

    Il s’agit d’une action étrangère à tout type de violence, que je revendique comme une nouvelle forme de désobéissance civile à la hauteur des temps qui courent. Quand le financement à la consommation et la spéculation sont dominants dans notre société, quoi de meilleur que voler à ceux qui nous volent et distribuer l’argent entre les groupes qui dénoncent cette situation et construisent des alternatives ?

    Le blog du gentil pirate en ce moment, il est encore en ligne… [PJ : adresse provisoirement enlevée – je vous reviens !]

    C’est assez séduisant: il y a même du Gandhi dans cette démarche. La violence restant le fait des violents.

  47. @Francois: Oui nous l’avions sur notre site déjà, ca nous a valu des menaces d’ailleurs !

    @Tous: Les extraits ci dessus viennent du livre Bankster, gratuit en PDF, version corrigée en ligne maintenant (enfin des que le site est de retour)

    un peu d’histoire 😉

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/bankster/video/x6z534_discours-eisenhower-le-170161_news
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/bankster/video/x6z5dp_jfk-le-discoursa-voir_news

    Le film « corporation » pour ceux qui ne l’ont pas encore vu:

    http://www.nous-les-dieux.org/The_Corporation

  48. @Paul,

    Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais un point central m’a sauté aux yeux. Le/la politique. Si Paul n’était pas dans l’émission c’est en grande partie parce qu’il n’est pas politiquement correct. Une bonne stratégie aurait été de parler comme sarko, donc d’être assuré de passer dans l’émission et là de lacher les missiles. (Des ventes assurées en plus !! Si si Paul aussi mange il a besoin de sous !!). Les positions de Paul en effet sont connus des politiques depuis longtemps. La crise est devenue politique et le buzz actuel dans les médias aux ordres (FR2, FR3, Arte etc) est là pour relayer le discours des politiques (car ils savent depuis longtemps ce qu’il en est de la crise, à preuve la Lagarde avocat d’affaire internationale que Sarko a ambauché en prévision du binz actuel).

    Evidemment le responsable de l émission (ultra-sensible et devant supporter les dirigeants politiques) est brieffé pour que seuls ceux dans le cadre soient sélectionnés, vaut mieux prendre des nazes que des gens hors-cadre. L’équipe qui est envoyée est brieffée sur le genre d’énergumène qu’est Paul, équipe de toute façon choisie parce que dans le cadre prévu.

    Du coup la phrase qui tue, entendue par ces oreilles bien propres fait que oulala, celui-là on en veut pas. La politique Paul, la Politique. Pour changer un système il y a deux solutions, soit de l’intérieur et c’est long et il faut faire de la politique, soit de l’extérieur en le faisant exploser. Bienvenue dans le monde enchanté de la stratégie politique!!!!

    A mon avis vous devriez selectionner un/une politique dont les idées feraient que les votres lui apporterai plus d’audience médiatique. Le/la tanner jusqu’à ce qu’il semble que vous êtes pour le même avenir (nébuleux bien sur) et qu’il/elle se réclame de vos écrits; et alors vous aurez accés aux médias et à l’argent dont vous avez bien besoin. et en plus vous pourrez faire connaitre vos idées au peuple.

    Ou alors vous déclarez très sérieusement (sans éclater de rire en le disant, sans bégayer sur le nom, en s’entrainant à l’avance donc) dans tous les médias accessibles que vous soutenez tel/telle politicien/cienne. Que vos idées se rejoignent et blablabla. Au début donnez plusieurs noms, puis selon celui qui se manifestera choisissez. et là le grand manège qui rapporte va commencer. Et vous pourrez faire connaitre vos idées au peuple.

    Voilà, on est pas au pays des bisounours. C’est la bagarre pour accéder aux différents pouvoirs, les médias en sont un. Et les meilleurs idées du monde ne servent à rien si il n’y a pas un politique pour les faire mousser en les faisant siennes.

    Si votre métier c’est les idées (pour le bien public) comprenez que c’est aussi celui des politiques (pour leur pouvoir personnel). Seul l’objectif change. Allez j’ose vous dire que vous devez être partenaires au moins jusqu’au moment ou vous n’aurez plus besoin d’eux.

    Bon maintenant vous pouvez tous me clouer sur la croix parce que je suis un affreux méchant cynique suppot de satan et tout ce que vous voudrez. Mais la réalité du monde actuel est là (ou pas loin).

  49. @ bankster(& others)

    J’ai examiné attentivement vos 3 liens; j’adhère sur les faits mais pas sur le montage. Et le montage est crucial! Il indique déjà une sortie (?) proposée.

    Pour ce que je lis des commentaires, surtout sur l’éventuel mélange des problèmes (finance et écologie): c’est de l’inconscience de refuser de vouloir traiter les problèmes séparément. Chaque crise alimente l’autre. Et nous aurons besoin de toutes nos ressources (sauf le prurit des financiers) si nous pouvons trouver une solution.

    Attention de passer à côté du vrai problème qui serait une vraie réforme/révolution (avec l’ambiguité des mots US/UE …, mais pas sans l’inévitable violence).

    Un nouveau processus du genre Clayton Antitrust Act? pas question de se laisser berner à nouveau!

    Les racines du mal sont très profondes!

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