Ce qui a mal tourné. Le point de vue d’un anthropologue.

Ma communication au colloque Fermons le casino : comment construire une économie réelle plus juste et plus forte ? organisé le 3 mars par le groupe socialiste du Parlement Européen.

Les sociétés modernes d’origine européenne se sont bâties sur le schéma d’une structure tripartite où l’on trouve guerriers-pillards, prêtres et gens du commun. Au moment où la démocratie apparaît, l’appropriation de la terre et des ressources qu’elle contient par les guerriers-pillards est en place de longue date. L’héritage avait facilité et renforcé une telle appropriation. Les révolutions bourgeoises du XVIIIe siècle complétèrent le pouvoir fondé sur la force par celui fondé sur l’argent. C’est l’argent qui soutint à partir de là les rapports de force que l’épée avait autrefois instaurés. Au XXe siècle, le colonialisme et, paradoxalement aussi le communisme, assurèrent la mondialisation de cet ordre social et économique d’origine européenne. On évoque aujourd’hui la nécessité d’un « aplanissement du terrain de jeu » ( leveling the playing field), on ignore hardiment ainsi que le terrain ne fut jamais plan.

1. Les stock options ou l’alliance sacrée entres investisseurs et dirigeants d’entreprises

Dans une citation qui ne passa pas inaperçue en 2006 et qu’avait pu extraire de lui Ben Stein du New York Times, le fameux investisseur Warren Buffett avait déclaré : « Oui, il y a bien une lutte des classes mais c’est ma propre classe, celle des riches, qui la mène et nous sommes en train de l’emporter ». La petite phrase marqua le retour en force d’une expression démodée. Il est vrai qu’avec la montée en puissance de l’École de Chicago en sciences économiques, l’expression de « lutte des classes » avait été frappée d’un tabou et les mots « capitalistes » (autrement dit « investisseurs »), « patrons » (ou « dirigeants d’entreprises ») et « travailleurs » (ou « employés », « associés », « membres de l’équipe », etc.) retirés du vocabulaire économique et remplacés par la notion fourre-tout de « masse monétaire », et ceci dans un grand mouvement qui vit les personnes remplacées dans les explications économiques par des « forces physiques ». Ce qui ne signifiait pas pour autant que la lutte des classes avait cessé, ni surtout qu’elle n’avait jamais eu lieu.

L’opération finale et la plus décisive de la lutte fut menée à la fin des années 1970 par le bureau d’études McKinsey qui mit au point les « stock options » grâce auxquelles « les intérêts des investisseurs et des dirigeants d’entreprises seraient une fois pour toutes alignés ». Leur plan réussit, et ceci au-delà de toute espérance.

La répartition des revenus : ce qu’il en advint

Avant que les stock options ne soient inventées, les salariés participaient à un grand jeu des trois nations où les investisseurs et les dirigeants d’entreprises jouaient chacun pour soi. Mais l’introduction des stock options mit fin à cette époque : une alliance sacrée était née et les salariés furent balayés. Leur part du gâteau s’amenuisa de plus en plus et toute tentative de leur part de l’augmenter fut brutalement contrée par les banques centrales soucieuses des masses monétaires, faisant grimper les taux d’intérêt – et du coup le taux de chômage – chaque fois que les salariés faisaient mine de broncher.

Leurs revenus se réduisant, les salariés furent forcés d’emprunter toujours davantage. Les banques commerciales, complaisantes, s’exécutèrent. Parallèlement les sociétés avaient cessé de réinvestir leurs bénéfices et tout le monde emprunta désormais. Les intérêts devinrent une composante de plus en plus lourde des prix. Le « capital » – à savoir l’argent dont on a besoin mais dont l’on ne dispose pas – poursuivit sa concentration dans un nombre de mains qui se réduisait encore. Bien entendu, plus le capital est concentré, moins il a de chances de se trouver là où il pourrait servir utilement.

La spéculation : la montée en puissance de la Société Spéculative

Que faire quand on ne dispose pas de l’argent dont on aurait besoin et que l’on sait pertinemment que travailler davantage ne ferait pas une grande différence ? Acheter un billet de loterie bien sûr. À la fin du XXe siècle chacun avait abouti à cette conclusion et les expressions « bulle financière » et « croissance » étaient devenues synonymes.

On avait cessé d’acheter des actions pour les dividendes qu’elles accordent (la part prosaïque du surplus que la compagnie a pu dégager grâce à votre investissement) mais pour leur plus-value. Pour que ceci devienne possible il fallait transformer la bourse en un casino et la cote de l’action Total ou BP devait se modifier toutes les cinq secondes. Bien entendu rien dans la manière dont Total ou BP mènent leurs affaires ne justifie que la cote de leurs actions se modifie toutes les cinq secondes – pas davantage que tous les cinq jours d’ailleurs. Mais la condition est indispensable pour que la bourse se transforme en un casino où des plus-values colossales seront encaissées. Quand ce beau plan cesse de fonctionner, c’est le krach, que l’on constate en effet tous les quatre-vingts ans environ.

Des émeutes de la faim fomentées par des musées et des hôpitaux

Si le commerce du blé se trouvait uniquement entre les mains de ceux qui ont du blé à livrer ou qui veulent en prendre livraison, son prix serait déterminé par la quantité qui en est produite et celle qui en est requise : ce que l’on appelle communément la loi de l’offre et de la demande. Mais ce n’est pas de cette façon que les choses fonctionnent de nos jours : le prix du blé est déterminé aujourd’hui par les paris que font les grands investisseurs institutionnels : les fonds de retraite, les fondations universitaires, les hôpitaux ou les musées. On pourrait s’attendre – au sein d’un monde rationnel – qu’ils focalisent leur attention sur les pensions à verser aux retraités, sur l’enseignement à dispenser aux étudiants, sur le soin à apporter aux patients ou sur la mise en valeur des œuvres artistiques, que non : ils portent toute leur attention à pousser à la hausse ou à la baisse le prix du blé et ceci pour protéger leurs avoirs, sans se soucier outre mesure du fait que des individus vivent ou meurent du fait de leur spéculation.

Les marchés au comptant ou à terme permettent à ceux qui sont exposés à un risque réel (dû au climat, à l’environnement économique général, etc.) de se couvrir, autrement dit de contribuer à réduire le risque global. Au contraire, ceux qui prennent des positions « nues » sur ces marchés, créent de toutes pièces un risque qui n’existait pas préalablement. La couverture procure une assurance alors que les positions « nues » ne sont rien d’autre que des paris créateurs de risque pour les parties impliquées et pour ceux qui dépendent d’elles. La fonction assurantielle de la finance protège l’économie alors que les paris la tuent. Les politiques adoptées en haut-lieu devraient en tenir compte. Le moyen de prohiber les paris sur la fluctuation des prix est simple et bien connu : il est expliqué dans la norme comptable américaine FASB 133 où il sert à déterminer deux traitements fiscaux distincts pour les positions de couverture et les positions nues. FASB 133 devrait être mise à jour et transformée en une interdiction pure et simple de la spéculation sur les marchés des matières premières.

Recommandations

Mettons fin à l’alliance sacrée entre investisseurs et dirigeants d’entreprises : elle détruit en ce moment-même le tissu social. Interdisons les stock options.

Débarrassons les banques centrales de l’idéologie monétariste : les sociétés humaines ne sont pas faites de masses monétaires mais d’êtres humains. Les banques centrales ont mieux à faire que de prendre systématiquement parti pour les investisseurs et les dirigeants d’entreprises contre les salariés.

Appliquons sans tarder une politique fiscale appropriée pour augmenter les chances que le capital se trouve là où il est effectivement utile.

Fermons le casino : interdisons la cotation continue sur les marchés au comptant et à terme.

Interdisons aux spéculateurs l’accès aux marchés des matières premières : interdisons les aux « non-négociants ». Permettons à ceux-ci de focaliser à nouveau leur attention sur ce que la société attend d’eux : enseigner, guérir et favoriser l’accès du public aux œuvres d’art en vue de diffuser la culture.

Encourageons les opérations d’assurance et interdisons les paris sur la fluctuation des prix.

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74 réflexions sur « Ce qui a mal tourné. Le point de vue d’un anthropologue. »

  1. @Loïc Abadie : Je suis d’accord sur l’impasse politique que constitue le NPA, mais quelqu’un qui va faire entre 5 et 10% aux Européennes me semble entrer dans les critères attendus d’un « interlocuteur valable ».

  2. @ ghost dog

    Personnellement, je trouvais que le « il n’y pas d’autres alternatives face à cette crise que la rigueur » (dans le fil précédent) était pas mal non plus, dans le genre « on retourne à la case départ en ignorant superbement ce qui vient de se passer ».

    Je ne sais pas pour vous, mais, moi, les personnes qui se croient obligées de verrouiller leur argumentation avec l’inévitable « TNA », ca me donne tout simplement envie de passer mon chemin. D’abord, j’ai eu vingt ans pour devenir totalement étanche aux « aucun autre monde n’est possible, ni même imaginable ». Ensuite, bah, les « TNA » aboient, la caravane des nombreux autres chemins (choix) possibles passe.

    Surtout quand l’on précise, ensuite (la rigueur) « du haut en bas de l’échelle ». Et ce, malgré l’évidence de ce que la rigueur n’a jamais concerné le haut de l’échelle, que du contraire. Tandis qu’elle doit toujours être appliquée, au prix de renoncements sans fin, par le bas de l’échelle.

    Cela dit, le coté instructif de cette soudaine résurgence de certains dogmes, c’est qu’elle peut être l’indice d’une évolution en cours. Il y a trois mois, il nous aurait semblé absurde de devoir re-débattre d’arguments aussi basiques, tant l’effondrement, et, surtout, la mise en évidence de failles fondamentales de ce genre de théories, mettait sous le feux des projecteurs le peu de crédit qu’on pouvait leur accorder.

    Aujourd’hui, ce n’est déjà plus le cas.

    Nous devons, à nouveau, redémonter des arguments d’autorité. Recontester des choses aussi élémentaires que la diabolisation de de l’inflation (salariale). Etc… Comme si la crise financière, puis crise tout court, et crise de l’idéologie dominante n’avaient jamais eu lieu! Et voilà que l’on parle déjà moins des changements nécessaires. Même plus de savoir s’ils seront effectivement faits. Non, c’est déjà la nécessité de changer qui est remise en cause.

    La normalisation est-elle déjà en cours?

  3. @joelle
    Non, moi j’aimerais savoir ce que VOUS vous allez en faire. Le temps est venu de dire: les décideurs, c’est nous.
    Bonne soirée.

  4. Je tombe sur ceci :

    Ce fou de Sigismond le disait, avec raison : le travail ne peut faire vivre, les misérables et les imbéciles travaillent seuls, pour engraisser les autres. Il n’y avait que le jeu, le jeu qui, du soir au lendemain, donne d’un coup le bien-être, le luxe, la vie large, la vie tout entière. » (L’argent, Emile Zola, 1891, Folio classique, p. 85)

    Qui me rappelle bien sûr mon

    Que faire quand on ne dispose pas de l’argent dont on aurait besoin et que l’on sait pertinemment que travailler davantage ne ferait pas une grande différence ? Acheter un billet de loterie bien sûr.

  5. @Loic.
    Vous dites :

    « il y a trop de dettes, et il faut évoluer vers un système économique non basé sur une fuite en avant dans la dette et sur d’incessantes « relances » artificielles qui dérèglent tout… »

    Evidement. Ça me parait depuis longtemps être une évidence. Mais comme le répète sovent Paul, notre système fait que l’argent n’est pas naturellement là où il se trouve être le plus nécéssaire. Il est donc en ‘location’. La dette croissante semble être indissociable du capitalisme.

    @ Berny :
    « Ce qui me gène avant tout dans la plupart des propos, est qu’ils partent d’un appriori, les entrepreneurs, les riches, les investisseurs…..sont par nature cupides, et les autres sont des victimes »

    Ici, Paul ne critique pas les personnes (ce qui serait à mon sens réducteur, voir stupide). Seulement les systèmes.

    « Il nous faut petit à petit redonner à l’homme les outils de liberté, de créativité, de responsabilité »
    On dirais Jaquces Attali 🙂 Sérieusement, les outils de la liberté, c’est l’argent qui donne du temps, afin d’être libre de créer ce que l’on souhaite. Mais l’argent n’est par nature pas là où il est nécéssaire…

    « La solution se trouve au fond du coeur de l’homme… »
    J’adore 🙂 (scinserement) Mais elle y est sans doute enfouie trop pronfondément… d’ici à ce qu’on l’y extirpe, il est probablement bon de chercher des solutions ‘secondaires’ 😉

  6. @tous, bonjour.

    Il me semble apercevoir dans les origines premières de la crise que nous traversons, la concentration dans peu d’instances des décisions de l’affectation des moyens de production.

    Dans nos pays développés, c’est un cercle restreint de décideurs (propriétaires des moyens de production ?) qui possède ou représente les possesseurs des moyens de production et qui en font ce qu’ils veulent.

    Peu importe le nombre de générations de travailleurs qui ont participé à la construction d’un pays, voire d’une civilisation. Les ressorts économiques, la résultante des efforts collectifs, sont détenus par une minorité qui entend en tirer le maximum.

    L’aspect collectif, humain, historique des choses n’ont pas leur place dans la maximisation des profits. Les états et les politiques ont failli à introduire et défendre les principes qui s’imposaient.

    Le problème n’est pas primitivement un problème de crédit, il est un problème de système global des échanges, reposant sur ma rentabilisation maximale des investissements en un minimum de temps.

    La maximisation des profits a notamment engendré les délocalisations qui avaient un double avantage :

    – faire produire des biens au coût minimal, ce qui a entraîné des délocalisations massives (des industries de main d’œuvre pour commencer) et l’exode de capitaux.

    – faire pression sur l’ensemble de la société (chômage, dévaluation compétitive des salaires) pour réduire les coûts autochtones.

    Ceci, outre la destruction de pans entiers de notre tissu industriel, a entraîné la paupérisation (relative) de couches entières de la population, notamment des couches moyennes.

    Parallèlement et à cause de tout cela s’est installé un déséquilibre des échanges internationaux, au profit des pays « émergents », et au détriment des pays « développés »
    (il fallait sans doute faire quelque chose dans ce domaine, mais de façon plus ordonnée et équilibrée, avec une vision géopolitique).

    Le pays développés ont vu leur production de biens échangeables diminuer, au profit d’importations, avec un déséquilibre croissant des balances des échanges.

    Ce qui a permis de rendre le système indolore pendant un certain temps, c’est :

    1) la désinflation due à l’importation massive des biens dont la fabrication a été délocalisée,
    2) la politique de favorisation du crédit et l’augmentation de la dette des particuliers et des entreprises,
    3) les tentatives de développement de secteurs non industriels (activités de service sans valeur ajoutée en termes d’échanges internationaux).

    Il s’est aussi développé une culture de l’optimisme qui n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le caractère artificiel du surcroît de croissance (de bien être ?) procuré par le gonflement inconsidéré de la dette privée. Même les banques se sont laissées prendre au jeu et de quelle manière !

    Il s’est ainsi développé successivement plusieurs bulles qui se sont toutes dégonflées, la dernière en date étant la bulle des crédits immobiliers, la plus grosse bulle depuis bien longtemps, son éclatement et l’absence de bulle de remplacement a déclenché une crise dévastatrice que nous connaissons.

    Pour conclure je suis d’accord avec les propositions de Paul Jorion, bien que je ne croie pas trop en l’efficacité de certaines, par exemple, la dotation d’un dirigeant en stock options n’est pas le seul moyen de s’assurer de sa « fidélité ». Quelque réserves aussi concernant la politique fiscale quand nous connaissons la pression que nous subissons déjà en France.

    J’y ajouterai que l’état doit se doter des moyens pour garantir l’équilibre des échanges, éventuellement en contrôlant les délocalisations et en favorisant des relocalisations, et en impulsant la reconstitution du tissu industriel (manufactures ?) mis à mal par près de vingt ans de libéralisme à tous crin et de délocalisations au forceps. (Note en passant contre les arguments des tenants idéologiques de la mondialisation : l’activité tertiaire ne remplace pas l’industrie – ce qu’on nous promettais – c’est l’industrie qui permet au tertiaire de se développer)

    L’équilibre doit se concevoir au niveau national car il est devenu évident que les nations-états se font bel et bien concurrence, y compris à l’intérieur de la zone Euro et dans toute l’UE.

    On parlera de protectionnisme, je crois qu’il en faut une dose raisonnable, tout est dans l’équilibre.

  7. Vous qui croyez à une constition pour l’économie, vous auriez du en toucher un mot à Pervenche Bères et Olivier Duhamel, s’ils étaient là pour vous écouter.
    Malheureusement, la Constitution européenne ne parlait que de concurrence libre et non faussée, sans l’ombre d’un effort de régulation des marchés financiers, sinon au contraire pour en faire le socle d’une constitution, c’est à dire sur un modèle purement anglo-saxon de libéralisation et de concurrence accrue. Rappelons que la voie réferendaire a été détournée par un vote d’une majorité à l’assemblée en France, et que l’on appelle les irlandais à revoter le traité de Lisbonne. Où êtes-vous allé Monsieur, sinon à l’autel de la charité des idées pieuses et sans lendemain ?

  8. @ ghost dog

    amha

    Quand vous dites: “Je schématise, mais pense que si les états avaient consciencieusement remboursé en plus des intérêts le capital de la dette, beaucoup de banques auraient eu les moyens de vivre et n’en auraient pas été acculées à mettre sur les marchés du vent (produits dérivés).”

    Il est techniquement impossible que les états remboursent leurs dettes. Si les états avaient remboursé toutes leurs dettes, alors il y aurait eu destruction massive de masse monétaire et longtemps avant qu’ils aient fini de rembourser, ils y auraient eu de telles crises financières – donc économiques – qu’ils auraient fait faillite ! C’est le système de réserve fractionnaire, ou de création de monnaie exclusivement par le crédit (la multiplication… – pas de malentendus Paul 😉 qui est la cause de se problème.

    Donc votre hypothèse est tout simplement impossible, et cela semble encore peu compris. Preuve qu’il faut faire attention avant de prendre des raccourcis et de poser des hypothèses improbables. Les crises financières sont intrinsèques au système, et les états, bien ou mal gérés n’y peuvent presque rien. Sauf à pousser les particuliers et les entreprises à encore plus de crédits et de dettes… Mais cela est aussi impossible.

    Alors schématisons, oui. Mais sur des bases justes.

    Maintenant ouvrons le débat sur la création monétaire par les états, et de nouvelles pistes de solutions s’ouvrirons peut être…

  9. Moi, j’aime bien Loic Abadie.

    Je vais régulièrement regonfler ma force de combativité sur son site : http://tropicalbear.over-blog.com/

    Vous pourrez y apprendre comment faire de l’argent sans remord ni éthique!

    Le slogan est « ma liberté est supérieure à celle des autres »!

    Avec de pareilles mentalités, on ne peut craindre qu’une sortie de crise violente!

  10. Votre préconisation d’interdiction des spéculations est assez facilement audible. Par contre, le versant positif des marchés que vous exprimez ainsi:
    « Les marchés au comptant ou à terme permettent à ceux qui sont exposés à un risque réel (dû au climat, à l’environnement économique général, etc.) de se couvrir, autrement dit de contribuer à réduire le risque global. » n’a pas encore trouvé de formulation percutante et c’est dommage, parce que la tentation est forte de jeter le bébé avec l’eau du bain.

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