L’actualité de la crise : Un G20 qui s’annonce mal, mais à l’unanimité, par François Leclerc

Billet invité. Nous réfléchissons lui et moi à de nouvelles formules. En attendant que nous ayons trouvé et comme tout le monde était content… Welcome back !

C’est ce qui s’appelle faire une fausse sortie. Non pas pour recommencer une trop lourde chronique de l’actualité, mais afin d’essayer désormais d’épingler dans celle-ci, en fonction des occasions, des épisodes qui l’éclairent. Aujourd’hui la préparation du G20.

UN G2O QUI S’ANNONCE MAL, MAIS A L’UNANIMITE

L’administration Obama est désormais en ordre de marche pour sa prochaine réunion, dans maintenant trois semaines à Londres. Elle y est attendue avec circonspection : plus vraiment comme le messie, ainsi que c’était le cas il y a encore peu de temps. Soupçonnée de vouloir faire passer à la trappe la poursuite de l’élaboration de mesures de régulation, à l’image de ce plan Geithner de création de structures publique-privé de défaisance, dont la configuration détaillée se fait toujours attendre. Cherchant par contre à obtenir des Européens de nouveaux efforts financiers dans le but de favoriser la relance économique, alors que ces derniers considèrent que c’est aux Américains, à l’origine du chaos, de le faire, les Européens ayant une autre lourde priorité immédiate : la sauvegarde de la zone euro qui passe par le sauvetage à minima des pays de l’Est, dont la charge financière fait déjà problème.

De fait, les Américains ainsi que leurs alliés britanniques, empêtrés plus que les autres dans la crise de leurs institutions financières et soucieux de préserver leur modèle économique d’endettement intérieur, donnent le sentiment de vouloir à tout prix relancer la machine sans trop y toucher. En privilégiant uniquement tout ce qui pourrait éviter demain un effondrement du château de carte planétaire par effet systémique, comme cela reste encore possible actuellement, et négligeant un peu le reste. Concentrant les mesures de contrôle sur les établissements financiers les plus importants du marché, ne voulant surtout pas abdiquer de leur position de leader financier du monde, en dépit de leurs responsabilités. Qui pourrait d’ailleurs prendre leur succession ?

Ce G20 donnait déjà l’impression il y a quelques jours d’être un échec annoncé, la pente va être rude dans les jours qui viennent, qui permettrait de donner le sentiment qu’il n’en sera rien. Comme prévu, les mesures de coopération qui vont être annoncées à l’encontre des paradis fiscaux seront probablement l’objet d’une opération de communication visant à faire de ce sommet le succès qu’il ne sera pas. Ce qui ne signifie pas non plus que rien ne sera accompli.

Voilà les principales déclarations qui éclairent le sujet :

Lawrence Summers, conseiller économique de Barack Obama, dans un entretien accordé au Financial Times : « On ne doit tenter nulle part de réduire sa contribution à la demande mondiale. L’ordre du jour primordial, c’est celui de la demande mondiale (…) En matière de macroéconomie, pour bien faire, le G20 doit se concentrer sur la demande mondiale. Le monde a besoin de plus de demande ».

Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor, à propos de la réunion de samedi prochain des ministres des finances de Londres : « …il est important que les pays du G20 s’engagent dans des actions importantes et soutenues qui coïncident avec la durée prévisible de la crise ». Selon lui, ces plans de relance pourraient correspondre à 2% du PIB de chaque pays, et le FMI pourrait être chargé de faire le gendarme. « L’économie des Etats-Unis a besoin d’une reprise de la croissance mondiale qui viendra s’ajouter au plan de relance » a-t-il souligné, en expliquant qu’elle « sera stimulée par une expansion retrouvée du commerce mondial ». On peut être plus clair.

Ben Bernanke, président de la Fed : « Nous ne prévoyons pas de déflation » a-t-il déclaré à Washington devant le Conseil des relations internationales, avant de pronostiquer pour les deux ans à venir une inflation faible, justifiant implicitement la poursuite d’une politique de création monétaire, qui ne porterait donc pas en elle un risque inflationniste.

Alexandre Vondra, vice-Premier ministre tchèque chargé des Affaires européennes (les tchèques étant en charge de la présidence de l’UE) : « Oui, nous devons continuer à adopter certaines mesures de court terme mais elles ne doivent pas mettre en danger les finances publiques sur le long terme », tout en précisant, « les Américains mettent la main au portefeuille, mais ils n’en sont pas à demander l’aide du FMI, ils n’ont pas à se soucier de stabilité économique pour préserver l’intégrité de leur zone euro ».

Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances de la zone euro, à Bruxelles : « …les récents appels américains exigeant un effort budgétaire supplémentaire ne nous conviennent pas. (…) Nous ne sommes pas prêts à augmenter les paquets conjoncturels que nous avons ficelés. (…) Nous avons fait ce que nous devions faire »

Alistair Darling, ministre des finances britanniques, à Londres devant la presse étrangère : « Nous ne devrions pas nous attendre à un consensus intégral immédiat, mais nous pouvons commencer à construire ce consensus…(…) Nous progresserons ce week-end, nous progresserons début avril, mais je n’ai pas le moindre doute qu’avec un paysage en constante évolution, davantage d’actions seront engagées. Nous avons la présidence du G20 pour toute cette année (…), il s’agit d’un processus en constante négociation ».

Voilà un excellent échantillon, couché en termes diplomatiques, ce que nous pouvons attendre du G20.

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32 réflexions sur « L’actualité de la crise : Un G20 qui s’annonce mal, mais à l’unanimité, par François Leclerc »

  1. Welcome cher François, votre binome avec Paul est enrichissant, il pourtant difficile de croiser vie professionnelle, privée, et internet en plus. Mais cette crise vaut un coup de collier.
    Pour le G20, je n’attends rien qui aille dans le sens du partage raisonnée des richesses mondiales. Je scrute en revanche, tous les jours, les indiquateurs sociaux pour anticiper mes actions à moyen terme.
    Ils ne veulent pas scier la branche sans voir que c’est le tronc lui-même qui est pourri.
    Les gens de bonne volonté doivent en replanter un autre.
    Amicalement.

  2. Welcome back Mr Leclerc 🙂

    Je commençais déjà à désespérer. Rien que les déclarations US d’aujourd’hui, concernant le G20, semblant très obscures quand aux intentions réelles.

    Malgré tout, bien que content de vous voir revenu, je m’en voudrais de vous voir risquer, pour nous faire plaisir, un effondrement systémique personnel.

    Donc, ménagez-vous. Peut-être n’est-il pas nécessaire, par exemple, que la « Chronique » soit quotidienne. Un rythme plus élargi ne serait-il pas plus « léger », en terme de temps consacré?

  3. Bah mon Françoué tu sait plus où que tu habites ?
    Tu devais te reposer vindioux…Tu es chez Paul là !
    Bienvenue au Bar en tout cas, Patron, une mousse pour le Françoué !

  4. Bon retour François Leclerc !

    A vous lire on croirait presque que la crise est sous contrôle.
    Ce n’est évidemment pas une critique. Je dis cela pour faire remarquer que nous sommes tellement habitués, ici et ailleurs,
    à une avalanche de chiffres astronomiques, tous plus mauvais les uns que les autres, que votre exposé
    des petites déclarations des uns et des autres dirigeants sonne comme un air d’accalmie.
    Mais cette « accalmie » donne tout de même le sentiment d’être comme dans l’oeil du cyclone.
    Car tous ces propos me plongent dans une grande perplexité.
    Comment ces dirigeants après avoir clamé haut et fort que nous vivions la crise du siècle, assez proches un temps de la posture C,
    nous disent que ma foi, une bonne relance et l’économie sera sauvée. Bluff de leur part, auto-persuasion ou naturel qui revient au galop de l’efficience attribué au tout puissant marché ?

  5. Tellement loin les gesticulations assurés de Nicolas Sarkozy au G20 du 15 Novembre 2008. « Nicolas Sarkozy s’est félicité samedi de l’accord signé entre les pays du G20 sur la nécessité d’une relance coordonnée pour sortir de la crise. »

    On lisait aussi « Nicolas Sarkozy est également revenu sur la situation économique en France. Selon lui, si le pays échappe à la récession au troisième trimestre, contrairement à nombre de ses voisins, c’était grâce aux réformes initiées par son gouvernement. « C’est dû à l’impact direct des mesures votées en France sur les heures supplémentaires, la réforme des 35 heures, la déduction des intérêts d’emprunts », a-t-il assuré. »

     Mais la je m’égare et quitte le sujet… Désolé ! N’empêche que G20 après G20 c’est toujours des promesses, et de plus en plus des incantations, des reproches, et même presque des ordres venus des US… Nous savions que la solution ne viendrait pas de financiers, mais apriori pas non plus des politiques. Alors qui ? Le peuple ?!…

     

  6. Le New York Times. le 11 mars 2009

    Un traficant de drogue sur la liste des hommes les plus riches au monde publiée par Forbes Magazine. Son métier : « trafic… maritime ».

    Mexico: Drug Lord on Wealth List
    Published: March 11, 2009

    Forbes’s list of the richest people in the world includes a fugitive drug don from Mexico who goes by the name Shorty. Joaquín Guzmán Loera, 54, who is the head of the feared Sinaloa Cartel, appears for the first time at No. 701. Mr. Guzmán escaped from a Mexican prison in a laundry cart in 2001, days before he was to be extradited to the United States. The United States government is offering a $5 million reward for his capture, which is pocket change for Mr. Guzmán; Forbes put his net worth at about $1 billion. His industry is listed as “shipping.”

  7. C’est que le trafic de drogue est un métier compliqué, Paul, avec toute cette réglementation… Vous ne pouvez pas vous rendre compte, vous qui n’êtes pas un entrepreneur. Le cas du Mexicain sera sans doute prochainement étudié à HEC, pour avoir bâti une entreprise en forme de zaibatsu japonais, où seule la partie « transport » est émergée. Lorsque le trafic en cause deviendra un commerce aussi honorable que celui du pétrole ou du chabichou (l’herbe sera bientôt légalisée chez vous en Californie, pour des raisons fiscales), on découvrira que sa firme est propriétaire d’immenses terrains agricoles, tient une place significative dans la chimie de base et possède des participations significatives dans une multitude de boîtes de nuit. Outre un joli portefeuille d’obligations convertibles dans le secteur… bancaire. On pourra allors la coter en Bourse, et les fonds de pension apprécieront le haut niveau de retour sur les fonds « propres ».

  8. Vous êtes tous drogués.
    Mais c’est une addiction légale.
    Vous vous tapez tous une dose quotidienne de Bl.de PJ.
    Je le sais!
    Voici maintenant une nouvelle livraison de FL.
    Chouette!

  9. Bonjour et merci pour l’analyse,

    La G20 s’annonce encore plus mal…

    Voir: http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL825871220090308

    « Les grandes banques de la planète réunies à Londres avant le G20

    Ce sommet […] devrait appeler la communauté bancaire à mettre en place de nouvelles régulations, allant d’un contrôle extérieur accru à une limitation des primes servies à ses cadres dirigeants. »

    Les grandes banques vont mettre elles-même en place leur propre régulation? Faisons-leur confience pour qu’elles désirent le status-quo!

  10. Le blog de Paul, c’est comme au concert, quand le public applaudit suffisamment il a droit à un rappel. Merci M. Leclerc.

    Pour faire écho à la brève de Paul, je rappelle les excellents ouvrages de Jean de Maillard qui prêche dans le vide depuis un moment lui aussi.
    « Un monde sans loi. La criminalité financière en images »
    « Le rapport censuré : Critique non autorisée d’un monde déréglé »
    Ils sont disponibles dans les mêmes bonnes librairies que Paul.

  11. Quelqu’un a t il la moindre idée de la position française?
    Christine Lagarde me semble avoir en permanence les yeux vides et NS sautille partout, mais cela ne nous apprends rien sur le fond.
    Pour le moment on a prété aux banques, sans conditions particulieres, de l’argent que le trésor public français va emprunter (à qui?) avec promesse verbale des banques de preter (à qui?) et de ne pas trop distribuer de bonus ; la distribution de dividendes ( non réinvestis) va bon train en attendant.
    Si quelqu’un connait un site ou un texte accessible sur le sujet, merci d’avance.

  12. @ Deded

    selon un relevé effectué par l’AFP, le total des profits réalisés en 2008 par les entreprises du CAC 40 s’élève à 75 milliards d’euros, en baisse de 36% par rapport à 2007. Mais ces mêmes entreprises vont verser 46,6% de leurs bénéfices aux actionnaires, sous forme de dividendes, soit 34,9 milliards d’euros. En 2007, 41,5% des bénéfices avaient ainsi été distribués.

    A noter que l’indice, donc la capitalisation boursière des 40 entreprises qui le composent, a par ailleurs perdu plus de 40% sa valeur en un an.

    A noter :

    Les entreprises où l’Etat est majoritaire, EDF, GDF Suez et France Telecom istribuent respectivement 73, 74 et 90% de leurs bénéfices.

    Unibail-Rodamco (immobilier) va lui distribuer 615 millions d’euros, aui a affiché une perte nette de 1,1 milliard d’euros en 2008, va distribuer 615 millions d’euros.

    Crédit Agricole S.A., qui a bénéficié d’une aide de l’Etat de 3 milliards d’euros, va verser 98% de ses bénéfices, soit 1 milliard d’euros.

    A l’inverse, Renault, Dexia et Alcatel-Lucent ne versent rien. ArcelorMittal, BNP Paribas, Lafarge, EADS et Capgemini ne distribueront leurs bénéfices que dans la limite maximum d’un tiers de ceux-ci.

    Rappel, Nicolas Sarkozy avait alors proposé en février dernier de partager les bénéfices en trois parts égales: salariés, actionnaires, investissements.

  13. OK, merci pour ce qui est des dividendes.

    Mais pour la position défendue par la France au G20, vous vez une idée?

  14. @ Dede

    Rencontre franco-germanique aujourd’hui, regardez sur les fils des agences sur Yahoo.fr qui relatent les conclusions annoncées.

    Je vous ai donné ces données, parce que rien ne vaut, au-delà des mots, les faits.

  15. La fance défendra la position du missionnaire …
    car niquer est devenu un sport national.

    Les privatisations sont suivies de hausse des tarifs et des bénéfices , les nationalisations étant suivies he hausse des impôts.
    Le front de l’emploi , lui, transpire de plus en plus bel.

  16. Commanditaires des Grands argentiers

    – – – – – 1 – – – – – – – – – – – – – – – –
    Finalités & Limites de l’investigation [à ce jour]

    En objet « Optimizinz Private Placement »
    Imaginons qu’il faille rendre compte au roi Saoud, au clan Wahhab et à leurs ami(e)s:
    famille Windsor, reine de Hollande, R&R, Brochette-du-G20 et comparses
    [cf. Liste des demandeurs de résultats pour la deadline: 2 Avril]
    plus quelques autres : Joaquín Guzmán Loera, cf supra …

    – – – – – 2 – – – – – – – – – – – – – – – –
    Résumé et Conclusion

    Il n’y a plus grand monde à tondre,
    en dehors des épargnants continentaux, petits et grands,
    notamment allemands et français ?
                 
    Argument en Note A

    Question:
    Si vous êtes anglo-saxon dans l’âme n’aimeriez-vous pas
    – dévaluer là où vous êtes endetté(e),
    – manipuler l’opinion en France et en Allemagne où vous n’êtes pas engagé(e)  
    notamment en lançant un grand emprunt à taux supérieur à zéro
    que vous pourriez souscrire ?

    Des fossoyeurs de l’économie française s’en charge déjà
    N’en disons pas plus; c’est mal vu.

    François Jéru

    @Omar Yagoubi
    Ai-je fait avancer votre souci d’un partage raisonné des richesses mondiales ?

    @Pierre-Yves D br>
    Vous souvenez-vous du film « Le Guépard » …
    à propos d’une protorevolution italienne d’adultes-adolescents sans capacité de jugement
    … La citation : « Que ça change pour que rien ne change« 

    Exactement cela avec la mascarade des nations (Suise, Autriche, Lux, etc.) qui sont
    ou ne sont pas sur la grotesque liste des « pays non coopératifs ».
    Au coeur du crime finnacier — City-of-London, Etat-du-Delaware, Bruxelles, Singapore,… —
    C’est « parfaitement coopératif » … bien entendu.
    Pas de souci avec la Bank-of-England, Euroclear, la Fed.

    @Dedebr>
    Etes-vous sûr que votre question devrait rester formulé ainsi ?
    « Mais pour la position défendue par la France au G20, avez-vous une idée ?
    Etes-vous sûr que l’intérêt des 99,9% de citoyen(ne)s couillonné(e)s — depuis des décennies —
    soit pris en considération … les imbéciles, c.a.d.moi et d’autres,
    n’ont-ils pas tout ce qu’ils (elles) méritent ?
    … un substantif (autocensuré).

    ___________________________________________________________

    – – – – – Nota A : Taux-de-Base InterBancaire – – – – – – – –

    Dans la composition d’un taux complet,
    chacun perçoit bien la différence   entre
    (a) Taux-de-base,
    (b) % pour risque « Economie réelle,
    (c) % pour risque de la monnaie considérée, et
    (d) millièmes pour frais de gestion

    Le taux-de-base (TBB), la partie « a », présente 6 caractéristiques :
    (1) Sans autre motif que la rapacité des prédateurs et rentiers,      
    il crée une inflation ultra-dommageable voire même à effet de razzia accélérée,
    (2) Il tue (ou permet de capturer) les PME ayant un besoin permanent en fonds de roulement,
    (3) Il fonde un enrichissement sans cause, comme les prix de transfert via un tax haven
    (4) Il lamine le pouvoir d’achat,
    (5) Il détruit la démocratie par l’augmentation infondée, permanente, des inégalités,
    notamment entre les topRentiers n’ayant jamais travaillés de leur vie et le reste de la population (98%)
    (6) Il séduit les économistes sans aucune capacité de jugement
    [cf. Br.Ctr. Jq.Mtl par exemple; (auto-censure)]

    – – – – – Nota B : A ne rien faire – – – – – – – –

    Préserver son capital et encaisser un petit bonus tranquillos

    La livre est devenue une saloperie …
    comme les titres des banques qui ne sont pas au topTop
    On ne peut pas en dire autant de l’euro continental.
    Trichet a divisé la prime par deux (trop scandaleuse), mais elle encore de 1.5% !
    Avec 660 millions d’euros, vous encaissez ainsi 10 millions d’€ à ne rien faire.
    Avec 66 milliards, vous encaissez 100 millions d’€ (en dormant sur vos deux oreilles)

    Par clergé étatique interposé, les économistes-médiateurs vous écoutent;
    certains prônent déjà l’hyperinflation ! … déjà ! …
    Avec ces même 66 milliards, sans motif ni risque, vous empocherez 300 millions d’€.
    Et votre capital est garanti !
    Mieux que General Motors actuellement.

    Pas même besoin d’acheter une banque ou de gérer des gestionnaires de fortrune

    – – – – – Nota C : Forbes, un autre mensonge agaçant … ? délibérément trompeur ? – – –

    Combien de créanciers privés encaissent (notamment actuellement)
    un cumul d’intérêts financiers et commissions bien supérieur à celui des dividendes boursiers ?
    Forbes ne répond pas.
    Un créancier individuel (famille régnante, clan politique,…) jouissant de 660 millions €
    placés dans des Bons d’Etat et/ou dans une large gamme d’obligations à faible risque
    n’est-il beaucoup plus « profiteur-rentier »
    qu’un entrepreneur cité par Forbes dont le net worth (common stock + paid-in capital)
    dans une même entreprise (au départ familiale) vaudrait aujourd’hui un cumul identique de 660 millions €
    [ Dans ce dernier cas, on peut penser que ce n’est pas venu tout seul ].


    Le Classement Forbes ne représente pas du tout
    les commanditaires des Grands Argentiers du G20

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Ne serait-il pas temps de s’occuper de cette question ?
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    – – – – – Nota C: LIBOR – – – – – –

    Est-ce possible d’en parler ?
    Seraient-ce des taux bidouillés entre qq aigrefins ?
    Le Comité de Régulation LIBOR de la Bristish Bankers Association (BBA)
    n’apparait-il pas comme un stable groupe d’imposteurs ?

    En référence :
    Wall Street Journal
    2008m11d17_bba_FX+MM.pdf
    « […] the independent Foreign Exchange and Money Markets Committee undertook a full review of all the BBA LIBOR panels »

    «  »independent » » Committee … de quoi tomber malade avant même de commencer l’analyse

    – – – – – Nota F – – – – – – – – – – – – – – – –

    La France, un brin creanciere

    fin 2007, l’encours des créances de la France sur les états étrangers : 26,5 milliards €.
    pratiquement rien par rapport à la dette en sens inverse.

    – – – – – Nota G – – – – – – – – – – – – – – – –

    Totaux globaux à dissocier

    Dette intérieure de la France :
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
                   
    – 3569 milliards € en 2007 (env. 189% du PIB)
                   
    – …… milliards € en 2009

    Les débiteurs à la merci des créanciers :
    – Administration publique 1192 milliards d’euros (63% du PIB)
    – Entreprises                 1477 milliards d’euros (78% du PIB)
    – Ménages                       900 milliards d’euros (48% du PIB)

    Dette extérieure de la France :
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    – En 2002 les compteurs auraient été à zéro. Vrai ?
                    Cette dette est recente
    – En 2007 : 3 315 Milliards € [soit 175% du PIB]
    – Au 3ème trimestre 2008 : 3 590 Milliards $ [ soit une hausse de 11% sur un an, alors que les valeurs des actifs s’affaissent !]
    – Fin 2008 : 4 400 milliards

    Les nations de l’euro continental
    ne sont pas dans la situation du dollar onshore
    ni des entités volantes (trusts, fiducies) navigant sans résidence
    (sans résidence, c.a.d.SDFF, mais pour d’autres motifs :
      taxhaven tres cooperatif comme Londres ou Bruxelles; taxhaven à degré de cooperation repute incertain )

    Pour la France, deux premiers cumuls à actualiser et commenter les variations:
    • Dette intérieure. Elle est élevée (190% du PIB)
    • Dette extérieure. Elle est élevée (175% du PIB)

    – – – – – Nota H – – – – – – – – – – – – – – – –

    – forte dette publique
    – faible dette privée (France Allemagne Italie Grece)

    – faible dette publique
    – forte dette privée (UK Irlande Espagne)

    voila ce que j’obtiens pour ces pays:
    le premier chiffre est le % du PIB en dette publique,
    le second le % du PIB en dette privée, chiffres de 2008 suivi du total

    – belgique 92/195/287
    – italie 110/160/270  
    – uk 53/210/263                

    – USA 70/150/220                
    – irlande 35/180/215
    – espagne 50/165/215
    – portugal 75/140/215
    – allemagne 65/140/205
    – france 72/125/197          
    – grece 100/090/190            
    – finlande 40/140/180
    – autriche 62/090/152

    sources:
    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=44998

    – – – – – Nota i – – – – – – – – – – – – – – – –

    Créanciers de la Dette Extérieure de la France ?

    L’Agence France Trésor dit :
    % ET – Fr
    66 % – 34 % – 100 %
      ? %   –   51% non-résidents français;
      ? %   –   31%   établissements d’assurance;
      ? %   –   10% OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières);
      ? %   –    7% auprès des établissements de crédit;
      ? %   –    3% autres créanciers;

    C’est évasif et la somme atteint 102% ce qui n’est pas plus serieux que les sources et les emplois.
    La dette publique « estimée » par l’INSEE, a été évaluée pour le premier trimestre 2008 à 1 270,6 milliards d’euros, soit 65,3 % du PIB de la France.
    Parmi les étrangers, les non residents ont (à eux seuls) 660 milliards d’euros de capital.
    Les couillonnés-citoyens ont récemment versé la totalité de leurs impôts : 50 milliards d’euros.

    Mieux ! l’inqualifiable Trichet … laisse l’euro s’aprécier par rapport au dollar et à livre.
    En outre, pour chaque 1.5 superfétatoire (?racket) de M. Trichet les citoyens décaissent un bonus
    — sans autre motif que l’enrichissement sans cause et sans risque — de 10 milliards d’€ (1.5% de 666)

    Inqualifiable … à commenter …merci

    Fonds Souverains
    Banques [cf. BRI |_| Bank Intl Settlements]
    TopFortunes (style roi, dictateur,…) signant directement avec l’Etat
    Transnationales
    particuliers ayant souscrit des Bons d’Etat ou recevant x% sur un compte Ecureuil ou eqv
    PME

    Qui sont-ils précisement ces créanciers ?

    L’Agence France Trésor sera t-elle, un jour, forcée de présenter une liste détaillée
    à « SES » tondues (citoyennes Fr) … à « SES » perpétuels couillonnés (citoyens Fr) ?

                           
    détaillée aves montants, taux, durées, conditions, garanties off-record, etc.

    L’Histoire le dira.
    @ Omar Yagoubi
    .
    Effectivement l’Ancien tronc est pourri
    Un tron neuf pourrirait à l’identique
    Est-ce d’un plant comparable dont nous avons besoin ?

  17. Paul Jorion dit :

    12 mars 2009 à 03:47
    Le New York Times. le 11 mars 2009

    Un traficant de drogue sur la liste des hommes les plus riches au monde publiée par Forbes Magazine. Son métier : “trafic… maritime”.

    et ça ne s’invente pas :

    son évasion de la prison mexicaine= dans un charriot de BLANCHISSERIE.

  18. S’agissant de ce futur G20 (c’est dans quelques semaines), ne faudrait-il pas s’efforcer d’élargir la perspectives?

    On parle, pour l’instant, des quelques acteurs. La France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, essentiellement. Les plus actifs. Ceux qui font le plus de déclarations.

    Mais, le G20, c’est vingt pays. Et, dans ceux dont on ne parle pas, il y a des « poids lourds ». La Chine, le Brésil, l’Inde, le Canada, le Japon, la Russie. Pour ne citer que ceux-là.

    Que sait-on? De leurs intentions? De leurs priorités? De leurs propositions, exigences propres, refus éventuels? Pas grand-chose, il me semble.

    Au G20, l’Europe, aussi, en tant qu’Union, sera représentée. Les autres pays de l’Union, bien que pas représentés directement, doivent, eux aussi, avoir un avis sur la question. On entend beaucoup l’Allemagne et la France. Mais que disent, ou négocient les autres?

    Dans quelle mesure les propositions faites récemment par la Commission (P.ex en matière de rémunération des dirigeants, paradis fiscaux, contrôle prudentiel) pourraient-elles influencer, ou constituer le corps, de certaines recommandations faites par le G20?

    Au delà des déclarations, certes rares, des pays les plus médiatisés, quels sont les rapports de forces? Par exemple au sein de l’Europe elle-même? Qu’est-ce qui pousse certains pays, ou certains dirigeants, à être plus volontaristes que d’autres?

    Par exemple, il semble évident, pour Mr Brown, que ce n’est pas seulement la situation économique catastrophique de son pays qui le pousse. Il y a aussi une forte pression politique interne. Mr Brown, et le Labour, sont au plus bas dans les sondages. Ce qui motive Mr Brown à « réussir » son G20. Histoire d’offrir quelque chose à son électorat.

    Autre aspect à ne pas oublier. Le G20 n’est qu’un forum informel. Il n’a pas de statut juridique. Encore moins de pouvoir de contrainte. Dans le meilleur des cas, il ne se terminera que par un « communiqué final ». Qui ne sera qu’un engagement moral public à se doter de certaines règles. Qui assurera le suivi juridique? Le FMI? L’Europe (pour sa zone)? Les Etats individuels?

    Oui, je sais, ça fait vraiment beaucoup de questions. Et pas de réponses. 🙂

    Pour ce qui me concerne, je vais chercher des infos là-dessus. S’il y a d’autres lecteurs intéressés, partageons nos découvertes.

  19. A ce sujet, je signale que le site du « global Summit », c.a.d le site mis en place par les Britanniques eux-mêmes pour assurer la couverture du sommet du 2 avril, est loin d’être inintéressant (quoi que sans doute fortement influencé par le pays organisateur).

    Voir, par exemple, la partie « Global Update ». Qui reprend, pays par pays, des déclarations faites sur le sujet par des dirigeants locaux. Ou des articles de presse.

    http://www.londonsummit.gov.uk/en/global-update/

  20. @ Champignac

    ll va y avoir des discours à Londres, beaucoup de discours, et peut-être, comme vous le dites, un communiqué final. Il ira rejoindre les précédents. Cette réunion ne sera pas à la hauteur de ce que la situation réclame, pas plus que toutes les dernières.

    Les brésiliens vont essayer d’y être les porte-parole des pays émergeants. Les chinois préfèrent les rapports bilatéraux et sont en phase de test de leurs rapports avec les américains, ils feront les couloirs. Les russes ont leurs petits problèmes et les japonais les leurs, ils sont chacun dans leur catégorie trop périphériques.

    En fait, il y qu’une seule chose qui réunit tout ce monde : ils ne savent pas du tout quoi faire. Ils naviguent tous au plus près, en se demandant sans oser le dire : « allons-nous y arriver ? ». Allez lire la traduction du dernier papier de Nouriel Roubini sur contreinfo.info, vous en sortirez avec le sentiment que les USA sont totalement pris au piège, dans une situation sans issue alors que c’est de là qu’elle devrait venir.

    Nous sommes au mieux sur la barre horizontale du L, et personne n’est en mesure de dire pour combien de temps.

  21. @ Mr Leclerc

    Excusez-moi de vous dire ça. Mais, dans quelle mesure votre lecture de la situation est-elle influencée par la conviction que vous semblez avoir de ce que ce G20 serait forcément voué à l’échec?

    Bien sur, personne n’en attends de miracles. Moi le dernier. Bien sur que le G20 ne permettra pas, à lui seul, de rééquilibrer les graves déséquilibres économiques et sociaux qui ont causé tout ceci.

    Faut-il, pour autant, le condamner à l’avance? Avons nous tellement d’autres alternatives immédiates? Autres, je veux dire, que de prédire, et d’attendre « l’effondrement inévitable »?

    Oui, il y a un grand « show » autour, par exemple des paradis fiscaux. L’article que vous mentionnez ci-dessus (sur les filiales paradisiaques des sociétés du CAC 40) montre, effectivement, que certains des pourfendeurs de ces paradis fiscaux font face, en interne, à des réalités très très contradictoires.

    Malgré tout, je constate que l’ampleur des menaces (être placés sur liste noire) semble contraindre au mouvement un certain nombre de pays. Ce n’est tout de même pas un résultat zéro. Quand on se souvient que, jusqu’il y a peu, ce sujet était à ce point tabou que strictement rien de concret n’a jamais été fait.

    Personnellement, je me veux pragmatique. Le G20 ne débouchera très certainement pas sur le genre de changements auxquels je pourrais aspirer.

    Mais tout ce qui pourra en sortir pourra être bon à prendre. Cela vaudra toujours mieux que pas de régulation du tout. L’important étant que, au moins, des actes soient posés. Sur lesquels on pourrait s’appuyer pour réclamer d’aller plus loin.

    D’autre part, je n’exclus rien. Ni les bonnes, ni les mauvaises surprises. Il peut y avoir une volonté politique plus grande que prévu de reprise en main du système financier. Tout comme cela pourrait se résumer à un show sans lendemain à destination des opinions publiques.

    Ne jugeons pas la pièce avant le tombé du rideau. A ce moment là, on pourra faire, nous-même, le tri des faits et des actes réels, par opposition à ce qui ne débouchera sur rien.

    Amicalement,

  22. @ Champignac

    Je ne pratique pas la politique du pire et j’ai certainement tort si je me laisse aller à jouer les prophètes, ou tout du moins à prédire les événements. Ce que sera ce G20 me semble pourtant inscrit dans les conditions de sa préparation, à laquelle nous assistons. Cela ne veut pas dire, certes, que des pas ne seront pas accomplis sur tel ou tel sujet. Mais ils me semblent par avance dérisoires au regard de l’ambition affichée mais déjà si contrariée qu’est la régulation du capitalisme financier.

    Barack Obama vient de dire qu’il fallait une coordination qu’il oppose à un « super régulateur ». Si le débat a lieu entre américains et européens sur le thème plus de relance d’un côté, plus de régulation de l’autre, il y aura un compromis afin de placer quelque part entre les deux le curseur. Ce n’est pas ce type d’approche qui peut faire avancer beaucoup les choses.

    Amicalement.

  23. @ Le Clown Blanc,

    Si j’ai bien capté votre message, une super rente se constitue au bénéfice de quelques heureux bénéficiaires,
    et au détriment d’un nombre toujours plus grand de « tondus ».
    Question : ne voyez-vous pas une limite au delà de laquelle les super bénéficiaires ne pourront plus tirer les marrons du feu, dès lors qu’en perpétuant et aggravant les inégalités, on aura rendu à peu près tout le monde insolvable et donc tari la source de l’inique rente ?
    Certains disent, cela ne pourra plus continuer comme avant, un nouveau partage des richesses va s’établir sans quoi c’est l’aggravation garantie et le chaos. D’autres pensent au contraire que la croissance ne retrouvera certes pas son antérieur, mais qu’un nouvel ordre capitaliste, tout aussi inégalitaire, sinon plus, va se substituer au monde néo-libéral actuel, l’important pour les classes super riches étant de préserver la rente, peu importe la couleur du système, néo-féodal, néo-capitaliste, tout ce qu’on voudra.

    Nous sommes d’après vous les dindons d’une grande farce. Soit. Mais quelle sera la chute de cette histoire ?

    Bref, comment, en l’état de votre compréhension de la crise, voyez-vous évoluer les choses.
    Et, surtout, que peut-on encore faire, nous citoyens, la seule question qui devrait nous importer, non ?

    cordialement.

  24. @Pierre-Yves D.


    Vendredi, 13 mars 2009
    Posté par Christian Vanden Berghen dans Réflexion
    (Réflexion) > Journalistes et blogueurs

    Dans un article du Monde, daté du 6 mars dernier, et publié sous le titre « Les blogs : info ou influence ? », l’auteur cite Ludovic Bajar, directeur associé de Human to Human, dans les termes suivants: « Les blogueurs compliquent la tâche des services de presse. Leur pratique est fondamentalement différente de celle des journalistes. Ils ne respectent pas les trois piliers du métier que sont la distanciation, l’objectivation et le recoupement des sources. Ils sont dans une subjectivité totale par rapport à leur sujet. Ils vivent leur activité comme une passion. Ils se racontent. Lorsqu’un blogueur arrive à une conférence de presse, la première chose qu’il fait est de se prendre en photo ou de se faire photographier… »

    S’il est sans doute vrai que les blogueurs compliquent la vie des services de presse, c’est peut-être parce que les services de presse ont du mal à réinventer leur métier. Le monde change, c’est désagréable pour certains, mais c’est un fait. On a ici l’impression que la presse et les majors du monde du disque mènent le même combat d’arrière-garde en essayant de démontrer, même au risque de la pire mauvaise foi, que le monde ne peut pas se passer d’eux, alors que la réalité est autre. Les outils du Web remettent l’individu au centre du jeu. Il est aujourd’hui libre de s’informer auprès de milliers de sources, de comparer des avis différents, et de s’exprimer s’il le juge utile. Le public est capable de discerner ce qui est intéressant de ce qui ne l’est pas.

    Affirmer que les blogueurs ne respectent pas les principes de distanciation, d’objectivation et de recoupement des sources serait une généralisation qui montre une profonde méconnaissance de la blogosphère. Serait-ce à dire, à l’inverse, que ce qui se dit dans les journaux « officiels » serait toujours exact? Que le fait de disposer d’une carte de presse garantit l’honnêteté intellectuelle et met à l’abri le journaliste de tout erreur d’interprétation?

    Pour nos clients (et pour BrainsFeed), l’utilisation des blogs constitue à la fois une formidable source d’information et un très bon canal de communication. Même sans carte de presse…

    Qu’est-ce qui pourrait intéresser vos clients dans mes réponses ?

    Vous posez beaucoup de questions. … Auriez-vous un désir ?
    personnel j’entends … pour vos descendants … pas pour un client

    Avez-vous évalué la probabilité de succès de votre désir profond ? … 99.9% ? … 0.01% ?

    Si vos propos sont compris par tout le monde
    vous êtes sur la barre horizontale du L
    … celle qu’évoque, avec calme, François Leclerc (hier 12 mars à 23:14)

    Seriez-vous sur cette barre horizontale de L
    sans vision d’une quelconque autre lettre ensuite
    sur laquelle vous pourriez sauter
    avec l’espoir de trouver une prise

    Après la barre du L
    c’est le vide
    et au fond un autre chaos
    plus sombre

    Vous dites


    Mais quelle sera la chute de cette histoire ?

    Les ministères, les universités et bien d’autres lieux protégés
    sont encombrés de « fiers Je-Sais-Tout »
    … co-optés, arrogants, dogmatiques
    … pour lesquels la Vérité est dans leur manuel … leur « science »
    … pour lesquels l’Histoire répondrait à une logique (Attali, …)
    l’Economie répondrait à des lois

    Je ne crois pas à ces fadaises
    Je crois à la vie

    A ce stade, (contrairement à votre alternative) tout est structurellement en place
    pour 99.99% des influents et décideurs
    (réflexes cérébraux, moyens télématiques, lois, degré d’écoute de l’Autre, etc.)
    pour le plus grand transfert de propriété de l’Histoire
    (notamment de l’Ouest vers l’Est et de l’onshore vers davantage d’offshore),
    dans le sens d’une plus forte concentration des créanciers et
    de plus substantielles inégalités
    A ce stade, 13 mars 2009, j’estime la probabilité à 0.99
    = des « changements spectaculaires le 2 avril » (en réalité insignifiants) pour que rien ne change.

    [ Je partage le sentiment de François Leclerc;
    il m’apparait assez objectif et réaliste …
    non pas indifférent, défaitiste ou insuffisamment motivé comme semble le croire Champignac]

    Le changement ne viendra ni de la Noblesse, ni du Clergé ni du Tiers Etat.

    Pour s’offrir la demi vacuité qui seule autorise la croyance au miracle,
    ne faut-il pas chercher à être à la fois dionysiaque, apollonien, orphéique, …
    … baroque et classique … urbano-oriental et occidentalo-rural ?

    Amicalement,

  25. @ Le Clown Blanc

    Je voulais surtout voir votre pensée se dérouler un peu plus avant. C’est chose faite, et je vous en remercie.
    Eh oui c’est mon coté terre-à terre. Et il eût été dommage que votre rébus restât sans suite 😉
    La première fois que j’ai lu votre prose, à première vue énigmatique et de grand surplomb, j’avais tiqué, mais je lui trouve finalement une grande vertu :
    vous n’exposez pas des conclusions toutes prêtes à l’emploi mais fournissez tous les éléments devant permettre à vos lecteurs
    de parvenir à ces conclusions ou du moins les mener aux points qui vous paraissent importants d’être connus, car selon vous trop méconnus.
    Et c’est bien cela que de penser : ouvrir des brèches dans le donné pour connu.

    Sinon, non, je n’ai pas de client (s). Je n’ai pas de petite ni de grande entreprise, sinon celle de la vie.
    Je me pose des questions, je m’interroge, et ne pensant pas avoir la science infuse, je vous interroge, car vous avez un point de vue et des connaissances à partager. Le « cerveau collectif » n’est pas une idée vaine.
    J’ai aussi peu d’occasions dans ma vie personnelle d’avoir ce genre de discussions, de la précision et de l’intensité de celles que l’on peut avoir ici, sur ce blog. Vous parliez de télématique et des ses outils prêts à servir un monde encore plus inique, mais, c’est un peu tout le paradoxe de notre situation, cet Internet par lequel nous discutons ici ensemble, est d’une certaine façon issu d’un prolongement d’un programme de la Défense américaine, la mort et la vie ne sont finalement jamais très éloignés. Est-cela que vous vouliez dire quand vous dites qu’il faut croire à la vie ?

    Je suis bien moins optimiste que vous ne le pensez concernant l’évolution de la présente crise, même si je n’exclue aucune alternative (des évènements imprévus peuvent nous faire basculer dans un autre paradigme …) bref je cherche des raisons d’espérer, une autre lettre, en effet, à laquelle me raccrocher, et avec quelque raison. Et parce que, en effet, mon désir profond me le commande.
    Vous dites la vie, mais pourquoi l’opposer à la raison ?
    Les choses iront donc de mal en pis, telle est votre thèse — et elle a hélas de grandes chances de se voir réalisée — mais, en contrepoint à cette thèse, vous évoquez aussitôt la vie, ce qui renverse finalement votre perspective initiale selon laquelle le pire scénario se réaliserait selon un mécanisme implacable. En évoquant la vie en ultime recours, vous inscrivez finalement votre thèse dans une perspective beaucoup moins déterministe, puisque la vie, si je vous comprends bien, c’est précisément ce que n’explique pas la raison dogmatique, qui se veut déterministe, se réfère à une « logique de l’histoire » au sens hégélien. (et non pas joronien !!) Votre point de vue s’inscrit finalement lui-même dans une raison.
    Je comprends bien que vous trouviez arrogantes et obsolètes bien des raisons qui tiennent le haut du pavé universitaire, politique, mais dire comme vous le dites que c’est d’abord de la vie qu’il faut croire, n’est pas là une raison particulière qui parle ?

    Il y aurait donc une autre raison, mais laquelle au juste ? C’est finalement la question que je vous posais dans mon commentaire précédent.

    Oui mon désir profond est qu’après la lettre L, succède une autre lettre, et pourquoi pas la lettre A, comme Amour. (clin d’oeil à notre Omar Yagoubi du Pas-de-Calais.) Tenez, cela me fait penser à Philémon, scénariste et dessinateur de BD, Fred, qui déploie son grand A, à la lettre près, dans l’Atlantique, s’il vous plait ! Qui déroule et enroule les océans au gré de sa poésie toute en dessins (desseins). Ce même Fred est pourtant l’auteur d’une autre BD, l’une des plus noires, cruelle, que j’aie jamais lue : « Le petit cirque. » Pessimisme et poésie sont un peu la thèse et l’antithèse de la vie. Si du moins on prend la poésie au pied de la lettre, et non pas simplement pour de jolies phrases qui chantent , et après tout pourquoi pas, mais ce n’est pas que cela.
    Et si de notre univers, aux contours des plus incertains parce que le cadre borné par la raison habituelle craque de toutes parts, pouvait accoucher une nouvelle poésie, — au sens fort de création humaine — et dérouler ainsi un tout autre scénario ?
    Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire de l’humanité que l’improbable se produit. Et sinon, que pensez vous de l’idée de Paul jORION, idée que pour ma part je trouve très forte, stimulante, selon laquelle plus nous venons tard dans l’histoire de l’humanité, plus nous avons des raisons d’espérer vivre encore, de survivre, collectivement, car il y a un leg immense de l’histoire humaine, en termes de connaissances, d’accumulation d’expériences de toutes natures, dans lesquelles l’humanité ira puiser aux moments cruciaux de son histoire ?

    Même dans le scénario le plus noir, il y a la vie, vous avez raison ! On a pas trop le choix, de toutes façons.

    Amicalement.

  26. Bien-Bien votre texte. Très bien
    La probabibilité de 0.99 est déjà descendue d’un epsilon.

    Quelquepart — dans notre reptilien ou ailleurs —
    il y a surement une petite excitation qui interroge le limbique (avec feedback)
    … »les petits epsilons ne font-ils pas les grandes rivières ? ».
    N’est ce pas ce qu’affirme le proverbe-préjugé populaire.

    Est-ce d’une grande rivière dont nous aurions besoin ?
                           
    J’en doute
    L’expression «  }${… »cerveau collectif »…)¤(  » me fait penser à
    G.Orwell, Google, Wikipedia, FranceCulture (la proto1/4dePensée de l’Etat Droite-Gauche avec censure ciblée plus ceci-cela),
    contreinfo.com, tours d’aliénation, camps, chaos frustré, chaos de Lorentz, chaos manipulé, Ordre_Commanditaires_G20

    La vie ? …
    La vie dans tout cela ?
    les cerveaux sont hétérogènes, très hétérogènes

    T est captivé par K mais rejette ou ignore A, B, C, D, E, F, H, i, etc.

    i est captivé par G mais rejette ou ignore M, P, Q, R, S, V, Y, etc.

    A ce stade de l’évolution de l’espèce, ne faudrait-il pas plus d’une trentaine de lettres A
    et disposer d’une nouvelle metaPsychoPhilo
    pour sélectionner la canopée arborescente « A » (indice i) qui vous convient le mieux
    pour établir un lien avec Omar Yagoubi ?

    Quant à moi, c’est probablement une autre lettre (ou canopée) A (indice j)
    qu’il me faudrait sélectionner ponctuellement, … quitte à …

    Pour votre nuit prochaine, je propose à votre hypothalamus de
    penser à transmettre à votre neocortex l’intérêt d’une « Raison-en-pour-1000 »
    (en dizièmes de %)

    L’Amour, à ce stade, nous pourrions lui attribuer 3-pour-mille (0.3%)

    Comme en chimie, si ce catalyseur est absent
    le phénomène de transformation positive ne peut pas s’engager.

    Dans la recette à mettre au point :
    la poésie …
    la poésie, telle que vous la décrivez … également 3-pour-mille !

    … Porter attention … « Déguster » sans juger hâtivement … Dormir
    (le sommeil nocturne ne recouvre t-il pas les seuls rares moments
    où le cerveau fonctionne un peu moins mal, … hors des rails ?)

    … S’éveiller-à-demi … décrypter … offrir un réel feedback

    0.3% + 0.3% … cela parait peu. En effet, il reste 99.4% à entrelacer par des cerveaux heterogenes


    http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2008/regards-crise/forum_voir.php?forum_id=200110229&dossier_id=230000053&message_id=430171231&pg=9

    Je reviendrai plus tard vers votre texte
    Vous m’avez offert un feedback;
    Je vous en remercie chaleureusement.

    Vous m’avez offert plusieurs pistes inconnues,
    notamment …
    ? Philémon … ?
    ? Fred & Atlantique … ?

    Avec mes vifs remerciements,
    cordialement

  27. ah ouaaiiis !
    c’est comme avec les rolling stones alors ; et ramenez une tournée !!!
    hic
    vive François

  28. @karluss cancre

    1/ Quel chant des Rolling Stones évoquez-vous ?
    2/ A quelle tournée antérieure voulez-vous donner une suite éthylique ?
    celle du 13 mars 22:50 ?

    Sur mon zinc brillant,
    la resucée de ce matin 14 mars à 10:03 est toujours « … en attente de moderation »
    Vous me direz le mot-clef qui aurait pu créer blocage ? …
    … Amour ? … poésie ? … france-culture ? … catalyseur ?

    karluss … un jour à Carl Schurz Park NY

  29. b>meteor disait :
    le 3 janvier 2009 à 12:19

    […] le comportement humain a-t-il évolué depuis la nuit des temps ?
    A mon sens non ! L’être humain est toujours aussi cupide, provocateur et belliqueux.

    Bon nombre d’idéologies initialement humanistes ont été dévoyées du fait de la cupidité humaine ou de l’appétit pour le pouvoir.

    A mon avis c’est le comportement et les aspirations de l’être humain qu’il faudrait réformer, mais
    compte-tenu des fondamentaux de notre comportement c’est mission quasi impossible.

    […]. […] il restera toujours quelques noyaux durs pour faire tache,
    motivés par les ambitions personnelles de domination ou bien la cupidité.[…].[…]

    karluss cancre disait :
    le 3 janvier 2009 à 13:04

    mon beau sapin, président des forêts…
    et le père Noël, barbe blanche et grande sagesse… il doit arrêter de distribuer des cadeaux fabriqués par les serfs de l’occident, oui ! Il doit distribuer la bonne parole de la Constitution du Respect.
    et oui meteor, […] ; dans quelle tyrannie l’homme va-t’il jeter sa confiance pour maîtriser ses peurs ? […]

    Q1a : Respecter ? … Quel référentiel de marqueurs neutres serait respectable ?
    Q1b : Respecter ? … Quel cadre de concepts entrelacés serait respectable ?
    Q1c : Respecter ? … Quels auteurs-conseils ne mériteraeint pas l’irrespect ?
    Q1d : Respecter ? … Les Droits de l’H tels qu’ils furent formulés par Cassin à la sortie de la IIe Guerre Mondiale
    sans avoir même conscience de sa propre aliénation à son Corps
    Q1e : Respecter ? …

    Q2 : Tyrannie vers laquelle « jeter sa confiance » ?
    Est-ce totalement la réponse à la question 1 ?

    Q3 (ref. hic) : Que buvez-vous ? … En reste t-il ? …

  30. @ Karluss Cancre
    A propos des Rolling Stones

    Le groupe Rolling Stones est un client de la sté hollandaise Promogroup; grâce à ses bons conseils sur la meilleure façon d’utiliser les lois fiscales des Antilles néerlandaises, le groupe Rolling Stones affiche un taux d’imposition sur les vingt dernières années de… 1,6% de ses revenus.
    2005 fut une année exceptionnelle pour le groupe U2, avec des gains estimés à 217 millions d’euros. Tout allait bien pour Bono et sa bande, jusqu’à ce que leur patrie d’origine, l’Irlande, qui proposait aux artistes de ne pas payer d’impôts, décide de plafonner la défiscalisation autorisée [exception de 10 ans « accordée par la Commission Europeenne].
    Ni une ni deux: Bono, jusqu’ici connu pour son combat en faveur de l’annulation de la dette des pays les plus pauvres, transféra la gestion des gains du groupe à cette même société hollandaise, Promogroup.

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    EnSavoirPlus sur la question :


    http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2009/03/05/g-20-quelles-politiques-concretes-de-luttes-contre-les-paradis-fiscaux

    Appel à l’attention du webmestre
    Ce sont maintenant deux de mes dernières contributions qui sont « en attente de modération »
    10:03 et 14:46
    Merci

  31. solution pour le monde :

    partager le Savoir
    Mettre la Finance au service de l’Homme
    la Politique suivra

    il y a une information de saut qualitatif à la clé ! bonne méditation

    JP

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