L’actualité de la crise : La guerre feutrée du dollar a commencé, par François Leclerc

Billet invité.

LA GUERRE FEUTREE DU DOLLAR A COMMENCE

La bataille que les Chinois ont engagée contre la suprématie du dollar en tant que principale monnaie de réserve et d’échange commercial ne fait que commencer. En réalité, elle a débuté avant le dernier G20, en Asie, à la suite de la précédente crise des années 1997 et 1998. Tous les commentateurs avisés s’accordent à penser qu’il va s’agir d’une nouvelle longue marche, durant probablement plusieurs décennies. Sans attendre sa conclusion, de premiers pions ont été avancés, une fois réalisé le coup d’éclat initial de la publication de l’article du gouverneur de la banque centrale, qui sera retenu par l’histoire, avec comme objectif, qui a été atteint, de polariser l’attention à la veille de la tenue du G20.

Ce qui est sorti de ce sommet n’était pas à la hauteur du débat que les Chinois souhaitaient engager, ayant pourtant clairement expliqué qu’ils n’étaient pas pressés et que des étapes pouvaient être envisagées, en vue de progressivement établir les DTS dans leur nouveau statut de monnaie de réserve, au détriment du dollar. Le veto absolu des Américains à ce sujet, ainsi que la timidité excessive des européens, ont eu pour conséquence son escamotage, tout du moins dans les propos tenus en public, ainsi que dans les déclarations finales.

Le rôle grandissant du FMI, résultant de l’accroissement de ses ressources a seul été relevé, ainsi que l’adoption d’une date butoir de modification à dose homéopathique des droits de vote en son sein en faveur des pays émergents. Sans remettre en cause son contrôle de fait par les USA. Avec comme hochet la possibilité que le prochain président du FMI soit choisi dans les rangs de ces derniers pays.

Ce qui a été une véritable fin de non-recevoir à leur égard n’a certainement pas surpris les autorités chinoises, engagées dans une partie complexe, à la fois à court et à long terme. Cherchant à combattre la brutale décélération de sa croissance économique, et ses effets sociaux dévastateurs, à relancer en interne la machine, tout en poursuivant des objectifs fondamentaux, le développement de son commerce et de ses échanges extérieurs, la sûreté de ses approvisionnements en matières premières, ainsi que la préservation de ses avoirs en devises étrangères, principalement en dollars.

Que s’est-il passé depuis ? L’interprétation des données relatives aux transactions sur les bons du Trésor américains étant pour le moins complexe, cette question ne sera pas évoquée dans l’immédiat, afin de se concentrer sur d’autres aspects de la situation, non moins décisifs à terme bien que moins brûlants dans l’immédiat.

De multiples accords de swaps de devises ont été annoncés en un très court laps de temps. Ils concernent pour l’essentiel l’Amérique Latine et l’Asie. Tous ont en commun d’écarter l’utilisation du dollar des transactions commerciales bilatérales entre la Chine et un nombre de plus en plus grand de pays. En Amérique Latine, l’Argentine et le Brésil, les deux piliers du Mercosur, se sont engagés dans cette voie. En Asie, il s’agit de l’Indonésie, de la Corée du Sud, de la Malaisie et de Hong Kong (qui a pour monnaie le dollar de Hong Kong). Le Bélarus a également adopté un tel accord de swap de devises. Il s’agit, exprimé en dollars, de montants potentiels atteignant déjà un montant de près d’une centaine de milliards de mise en œuvre de devises.

Ces accords contribuent non seulement à écarter le dollar d’un nombre grandissant de transactions commerciales, prémunissant les pays qui les activent des problèmes de change qui en résultent, mais ils ont également pour conséquence de faire progressivement émerger le yuan comme monnaie de référence des échanges commerciaux internationaux, à un niveau certes encore modeste. Porté par le développement du commerce international chinois, à l’export comme à l’import, qui ne peut que reprendre lorsque la crise actuelle ne sera plus dans son stade aigu actuel, le yuan va petit à petit devenir une sorte de yuan international, ce qui de facto posera à terme la question de sa convertibilité aux autorités chinoises. La voie du grignotage de la position hégémonique du dollar est désormais toute tracée. L’euro n’y contribue plus seul.

D’autres accords ont déjà été signés par les Chinois, adaptés à l’économie de pays détenteurs de matières premières. C’est le cas avec l’Equateur, membre de l’OPEP et producteur de pétrole, qui vient de signer un accord lui permettant de bénéficier d’un financement d’un milliard de dollars, qu’il va progressivement rembourser avec des livraisons de pétrole à la Chine.

Les autorités chinoises, enfin, ont crée un fonds d’investissement et de coopération, doté de dix milliards de dollars, destiné à développer avec les pays de l’ASEAN des infrastructures favorisant les échanges entre ceux-ci et la Chine, tandis qu’ils ont alloué une somme de quinze milliards de dollars, afin de consentir aux mêmes pays des prêts à 3 ou 5 ans, offrant à ces derniers, qui gardent un souvenir cuisant du FMI, une alternative financière.

Mais ce panorama serait tout à fait incomplet, s’il n’était pas fait mention d’un autre phénomène majeur touchant aux échanges commerciaux. En Amérique Latine, l’ALADI, qui regroupe 12 Etats membres du sous-continent, a été fondée en 1980 afin de développer les échanges commerciaux entre ceux-ci et d’engager la mise en place progressive d’une zone de libre-échange. L’Argentine ayant passé en 2008 un accord avec le Brésil en vue de se passer du dollar dans ses échanges commerciaux (dont il va falloir examiner de près la réalisation), il est question que cette procédure soit étendue, question qui sera mise à l’étude lors de la prochaine réunion, en mai ou juin prochain, de l’ALADI.

Beaucoup plus avancé en Asie, le projet d’un FMI régional pourrait prendre corps assez rapidement. Il s’appuierait sur l’initiative de Chiang Mai (une ville de Thaïlande), la création en 2000, aux lendemains de la crise asiatique de 1997-1998, d’un réseau d’accords multilatéraux de swaps de devises, qui avait pour vocation la création d’une zone de libre-échange asiatique. La décision en avait été prise par ce que l’on appelle l’ASEAN+ 3, le regroupement avec les Etats membres d’Asie du Sud-Est de l’association de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud.

A l’époque, l’initiative de Chiang Mai a été barrée par les Etats-Unis et n’a pas connu beaucoup de concrétisation, la Chine ayant eu à son égard une attitude ambiguë, notamment en raison de ses rapports avec le Japon. Aujourd’hui, la réactivation de ce qui pourrait devenir un FMI asiatique est envisagée. Sans que tous les contours de cet organisme n’aient encore été discutés, il aurait été déjà décidé de le doter ultérieurement d’un budget de 120 milliards de dollars.

La question est bien entendu de savoir à quel rythme ce projet pourrait avancer, ainsi que l’attitude que les Etats-Unis pourraient adopter à son égard. Certains experts prédisent un assouplissement de leur politique, considérant que les Américains pourraient voir d’un bon œil l’apparition d’un pôle financier venant renforcer l’action du FMI. Si c’était le cas, cela permettrait aux pays principaux pays membres de ce pôle, à commencer par la Chine (qui serait avec le Japon le principal pourvoyeur de fonds), d’obtenir en son sein un pouvoir que les Américains se refusent à lui accorder au sein du FMI.

Tous ces accords avancent à leur rythme, mais la machine est en marche et le dollar est nécessairement sur la défensive.

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35 réflexions sur « L’actualité de la crise : La guerre feutrée du dollar a commencé, par François Leclerc »

  1. Les achats chinois de bons du Trésor ralentissent.

    Les achats et ventes par la Chine de bons du Trésor américains sont désormais scrutés à la loupe par les experts. Tout comme le montant des surplus engrangés, résultant des échanges commerciaux chinois avec le reste du monde. Ce sont en premier lieu les statistiques trimestrielles de la People’s Bank of China, la banque centrale, qui tiennent de baromètre.

    Mais l’interprétation des données pose de nombreux problèmes. Selon les chiffres qui viennent d’être publiés relatifs au 1ER trimestre 2009, la Chine aurait vendu en janvier et février des bons du Trésor, pour en acquérir à nouveau en mars. Mais il s’agit de chiffres nets, exprimant le résultat de processus d’achat et de vente à chaque fois, et dont ne connaît que la résultante. Par ailleurs, il s’agit d’un agrégat additionnant les opérations effectuées par les autorités chinoises ainsi que celles d’investisseurs particuliers. Il est donc difficile de comprendre en quoi ces chiffres finaux proviennent de l’application d’une politique délibérée du gouvernement chinois et de phénomènes plus complexes.

    En ce qui concerne l’évolution des réserves, qui conditionnent les capacités chinoises à acheter de la dette américaine, ce n’est pas plus simple. Il a été par ailleurs constaté que celles-ci n’avaient progressé au 1er trimestre qu’à un rythme inférieur aux précédents et qu’il fallait remonter à huit ans en arrière pour retrouver un tel rythme. Mais il faut faire la part des incidences de nombreux phénomènes pour interpréter cette balance. En premier lieu, du retrait des capitaux étrangers de la Chine, un phénomène qui affecte en ces temps de crise l’ensemble des pays émergents, ces capitaux étant devenus nécessaires dans leurs pays d’origine. Il est aussi nécessaire de prendre en compte les échanges entre la Chine et Hong Kong, dont les monnaies respectives sont le yuan et le dollar de Hong Kong, alors que Hong Kong est, comme on sait, non seulement un paradis fiscal impénétrable mais aussi la plaque tournante des échanges commerciaux de la Chine.

    Il ressort des nombreuses interrogations qui portent sur les données disponibles que :

    1/ La Chine achète globalement ces temps-ci une part plus faible qu’auparavant de la dette américaine, mais cela signifie également que d’autres investisseurs sont attirés par celle-ci, car elle représente une valeur refuge. Il faut également tenir compte des achats massifs de bons du Trésor qu’effectue directement la Fed.

    2/ Si l’économie chinoise devait repartir en premier, devant le reste du monde, comme de nombreux analystes voudraient le croire, cela aurait pour conséquence une diminution des surplus disponibles, les importations de bien liés à cette reprise augmentant plus rapidement que les exportations vers d’autres pays encore au cœur de la récession. Cela pourrait encore accentuer la tendance.

    Les deux phénomènes pourraient se conjuguer et aboutir, alors que les volumes de bons du Trésor proposés sur le marché sont en pleine croissance, du fait de l’augmentation de la dette américaine, à une diminution relative du poids de la Chine quant à l’acquisition de cette dernière, et donc à une influence politique moindre sur les Etats-Unis.

    Mais il est également possible de relever, contradictoirement, que cette même diminution pourrait résulter de la volonté chinoise de moins dépendre du dollar dans la gestion de ses réserves, ainsi que des risques de dépréciation de ce dernier. Cela serait le résultat d’une diversification en devises des avoirs détenus par la Chine.

    Ce casse-tête d’interprétation permet, en tout état de cause, aux autorités chinoises d’agir derrière un véritable rideau de fumée, rendant assez impénétrable la réalité de leur politique. On a pas fini de s’interroger à ce propos. A l’autre bout, la gestion de la dette US gagne dans l’immédiat une certaine marge de manoeuvre, ce qui n’augure que difficilement de l’avenir.

    (Ce commentaire s’appuie sur l’article de Keith Bradsher publié le 13 avril par le New York Times. Keith Bradsher a été le directeur du bureau de Hong Kong du journal àpartir de 2002 et ses articles sur la Chine font autorité.)

  2. Il y a un aspect qu’il faudrait examiner en particulier, c’est la durée de la dette américaine possédée par les Chinois. Un bilan nul : autant d’acheté que de vendu pourrait très bien cacher un glissement dans les maturités. Si j’étais chinois et que je veuille présenter une attitude apparemment neutre vis-à-vis de la dette américaine, tout en me dégageant en réalité, je revendrais de la dette long terme pour en acheter du court terme. Je jouerais ainsi sur ce qu’on appelle la « duration » du portefeuille, faisant glisser insensiblement son « centre de gravité » d’un futur éloigné vers le présent.

  3. Savons-nous où sont formés les experts financiers Chinois ? Où ont-ils fait leurs études ? Ou bien d’où ont-ils fait venir leurs professeurs ?
    A partir de ces informations peut-être pourrions-nous mieux imaginer leur stratégie.

  4. 2 petits commentaires:

    1/ ces accords de swaps de devises ne représentent qu’une part infime des transactions Chinoises.
    2/ qu’en est il des achats d’or par la Chine ?

  5. Bonjour à tous.

    Autre question : les E-U peuvent-ils connaître des difficultés sur le plan budgétaire en raison de cette guerre feutrée ? Peut-on concevoir dans un futur plus ou moins proche que les E-U rencontrent la même mésaventure que la G-B qui a du renoncer à émettre un emprunt faute d’acheteurs ?

  6. @ Sophie LEROY

    Ils sont formés dans les meilleures universités américaines.

    @ A

    Les taux obligataires montent, rendant l’endettement plus coûteux. Pour certains pays, cela devient problématique. A ma connaissance, la G-B n’a pas renoncé à faire un emprunt, mais n’a pas réussi à couvrir intégralement une émission.

    @ Jean

    C’est effectivement marginal, mais c’est une tendance spectaculaire. Pour l’or, il faudrait chercher si des données sont accessibles.

  7. >Sophie LEROY et françois Leclerc

    Les formations suivant à l’étranger par les chinois ne suivent pas forcement une logique de compétence.
    J’ai connu plusieurs cas où des thésards, certains étant d’ailleurs assez âgés, étaient venu aux États Unis ou en Europe faire des thèses dont tous le monde reconnaissaient la médiocrité, parce que ce parcours à l’étranger leur permettaient de très fortement augmenter leur capital social.

    En fait, le système universitaire chinois est très élitiste, par manque de moyen, puisqu’à la fin de l’équivalent de la terminale, les élèves de lycées passent un concours extrêmement sélectif qui n’autorise que 5% des lycéens à suivre des études universitaires.

    La compétition est à ce moment là impitoyable, puisque ceux qui décrochent les premières places accèdent aux universités d’élites de Beijing, Shanghai ou Canton. Cependant, un peu comme en France, il y a un effet de destin manifeste, puisque par la suite, la compétition s’affaiblit énormément: quand vous êtes rentré à la fac, tous est plus tranquille.

    Pour avoir discuté avec pas mal d’étudiants Chinois, j’ai pu constaté que la plupart trouve nos système éducatifs plus durs, parce que demandant plus d’initiatives et plus de compétitions (par contre, il semble que les universités d’élite, elles, maintiennent ce côté compétition jusqu’au bout).

    Tout ceci pour dire finalement que si les formations aux États Unis sont très prisés, ce n’est pas uniquement pour la qualité de leurs enseignements, mais bien aussi dans une logique interne de rattrapage d’un handicap initial de formation, ou de valorisation d’un acquis initial: même si vous n’avez pas brillamment réussi à l’étranger, mais que vous avez pu bénéficier d’un passe droit au début, cela sera très bien vu par la suite d’avoir été dans une université étrangère.

  8. Je ne suis pas sûr que, pour une fois, le dollar ne soit pas un problème pour les USA.

    Les USA ont besoin de maintenir le dollar à flot faute de quoi ils n’ont absolument pas les moyens de financer les tentatives de sauvetage de leur économie.

    Si les USA laissent filer le dollar et provoquent une crise de confiance, ils perdront toute capacité de manoeuvre politique, diplomatique, sociale et même financière. Ils devront passer du sauvetage par le contribuable à la faillite incontrôlée d’un certain nombre de multinationales.

    La Chine y perdrait ses réserves de changes en partie mais pourrait se payer sur les actifs comme tout créancier.

    Ces actifs sont nombreux et notamment sur le terrain diplomatique. Une pratique courante des USA envers les pays débiteurs était de monnayer leur vote dans de grandes institutions internationales. Il me semble que c’est le message que les Chinois ont envoyé aux américains avant le G20. Que le sommet ne soit pas allé plus loin me semble normal. C’eut été faire perdre la face à Obama et personne n’avait intérêt à cela.

    Mais les « coupons diplomatiques » de la dette sont déjà payés : ouverture de négociations sans conditions avec l’Iran (au prix d’une crispation et d’une mise au pas peu diplomatique du nouveau premier ministre israelien), assouplissement avec Cuba, fin du bouclieer stratégique en Europe de l’Est, abandon du programme F22 et du projet de nouveau bombardier qui va réduire le rayon d’action de l’US Air Force, acceptation du lancement de la fusée nord coréenne, dialogue avec les Talibans,

    En évoquant la réforme du FMI avant le G20, les dirigeants chinois ont peut-être simplement annoncé la prochaine étape.

    La question plus fondamentale concerne non pas l’avenir du dollar mais l’avenir du monde. Le capitalisme du 20 ème siècle est en train du mourrir. Personne ne le resuscitera. Quel système économique et social va émerger de cette crise ? La Chine n’est pas porteuse d’un modèle nouveau. La Chine est entrée dans le capitalisme comme un cheval de Troie. Mais maintenant que Troie tombe, de quoi la Chine est-elle porteuse ?

  9. @ franck marsal

    Je ne vous suivrais pas dans votre analyse des « coupons diplomatiques », qui reviendrait à dire que la diplomatie américaine a été « achetéee » par les chinois, come un cheval de Troie.

    Connaissez-vous cette histoire de la guerre engagée par les soviétiques contre les chinois, qui tous les jours font un million de prisonniers chinois ? Le cinquième jour Brejnev reçoit un coup de fil de Mao qui lui dit « vous avez compris ? »

    Le péril chinois n’en est pas à son premier avatar.

    Par contre, l’interrogation sur non pas le « modèle chinois », car nous n’en sommes plus là, mais sur les conséquences économiques et sociales du rôle grandissant de la Chine, ainsi que de tous les pays émergents en général, est parfaitement fondée de mon point de vue.

  10. Quel modèle économique et social va émerger de cette crise ?
    Une période de chaos, sans doute, comme cela c’est souvent vu par le passé lors de crises systémiques importantes.
    La mise en place de systèmes plus autarciques, à différentes échelles (continents- nations -communautés rurales), ce qui implique une modification radicale de nos modes de vie et de consommation (produire et consommer local). Adieu téléphones portables, écrans plats, consoles de jeux, plats cuisinés, chaussures neuves tous les mois….. (bref, une longue liste de ce qui finalement ne nous sert à rien).
    Quant à la Chine, elle retrouve progressivement le rôle qu’elle avait aux XVIIe et XVIIe siècles dans la sphère asiatique. Je ne suis pas sûre qu’elle désire remplacer les USA dans son leadership à l’échelle mondiale. Contôler la moitié de la planète et de ses habitants est déjà une tâche bien lourde qui devrait suffire à l’occuper durant ces deux prochaines décennies.

  11. « Adieu téléphones portables, écrans plats, consoles de jeux, plats cuisinés, chaussures neuves tous les mois…..  »
    Adieu consumérisme et gaspillage. Adieu mal-bouffe-industrielle, adieu problèmes de santé lié à l’empoisonnement permanent de l’environnement, adieu loisirs futiles pour palliatif de l’ennui d’avoir trop de temps libre, adieu dé-socialisation technologique…
    et bon débarras ! lol

  12. @ Paul et François

    Il subsiste un aspect que peu d’experts relèvent ou mettent en perspective. Celui de la formation des prix sur les places marchandes internationales. La Chine importe et exporte essentiellement en dollar. Depuis les avatars et hoquets financiers fin des années 90 du siècle passé évoqués par vous, la Chine a multiplié des accords commerciaux bilatéraux, ressembalnt davantage à du troc qu’à un échange commercial « civilsé ». Mais cette façon d’agir a permis à la Chine de se rendre nettement moins vulnérable aux aléas tarifaires sur les places internationales qu’on ne le croit. Quand le prix du baril crevait chaque jour de nouveaux sommets et que nombre d’experts attribuaient cela à une demande accrue de la part de la Chine, alors que ces soubresauts étaient d’origine purement, voire exclusivement, spéculative, la Chine n’en souffrait que modérément puisque le gros de ses importations d’or noir était réglé par des accords fermes, à prix fixe, essentiellement avec la Russie.

    Pour la Chine il importe aujourd’hui que les prix de ce qu’elle doit acheter sur les places internationales ainsi que ceux de ce qu’elle y vend, tous exprimés en dollars, restent passablement stables. C’est pourquoi la Chine joue le jeu des Occidentaux actuellement – ou fait semblant – et a réussi à les berner avec sa proposition adoptée lors du G-20 de relever les allocations de DTS de 250 milliards de dollars. Aussi longtemps que le dollar restera la monnaie de référence dans les échanges commerciaux internationaux et que le prix de ce qui s’y échange reste fixé par une Bourse occidentale, la Chine fera tout son possible pour accorder son yuan au dollar. Ces deux devises évoluent de concert depuis près de deux décennies.

    Le jour où la Chine sera parvenue à assurer la valeur marchande de ses immenses réserves de change, ou que les différentes organisations en gestation actuellement auront pris plus ou moins forme et seront capables d’agir de façon indépendante, à partir de ce jour, la Chine n’aura plus aucun besoin de soutenir à sa façon le dollar. Le cours du yuan s’écartera alors du dollar. C’est donc là qu’il nous faut regarderl, c’est le seul indicateur fiable dont nous disposons effectivement et qui nous permet d’interpréter plus ou moins correctement les agissements de la Chine en matière fincancière et commerciale.

  13. @ jean-pierre

    Merci de cet éclairage complémentaire. D’une manière générale, la description des échanges commerciaux ignore souvent ces accords plus ou moins de troc ou essayant de s’affranchir des fluctuations des prix ou des devises. Ils ne respectent pas les lois du marché, chose inconvenante.

  14. On n’insiste peut-être pas assez sur l’autre composante du « changement » qui semble impulsé par les autorités chinoises.

    Je veux dire les tentatives en cours de créer, par exemple, un embryon de « sécurité sociale » (assurance chômage, système d’assurance maladie, embryon de pensions « collective », progression des salaires, régulation moins brutale des relations sociales, etc…).

    Bien sur, toutes ces annonces sont, pour l’instant, sur le papier. Et bien maigres en comparaison de nos standards « occidentaux » (mais, bon, vu l’immensité de leur population). Mais cela fait visiblement partie d’un plan à long terme. Lequel serait, en sécurisant davantage la société, d’appuyer beaucoup plus la croissance chinoise sur son marché intérieur. Même si, on s’en doute, cela ne se ferait pas en un jour. L’usine du monde ne va pas disparaître tout de suite. Loin de là.

    En occident, on ne semble pas prendre la mesure de ce que les Chinois raisonnent à long terme. S’ils ont un plan, et qu’ils estiment que ce plan implique des changements favorisant leur prospérité à long terme, ils l’appliqueront. Peu leur importera l’impact éventuel sur leurs « partenaires » commerciaux. Lesquels, comme d’habitude, ne verront rien venir. Car, eux, sont toujours dominés par une oligarchie uniquement préoccupée de court terme. Généralement de profits à court terme.

    Toujours est-il que cela risque fort d’impacter progressivement le fonctionnement actuel de la « chimérique » (l’épargne chinoise finance les déficits US, qui finance la consommation US, de produits chinois).

    Si le plan chinois implique moins d’épargne locale pour financer, via les Tbonds, les déficits et la consommation US, et plus pour financer leurs propres investissement « intérieurs », ils le feront. Or, pour contrer l’impact de cette évolution, pour eux, les Etats-Unis n’ont aucun plan! Leur seul plan, c’est de se dire que cela n’arrivera pas. Parce que les chinois seraient coincés par leurs actuels réserves de change libellés en dollar US. A mon avis, grosse illusion. Les chinois vont se donner les moyens (monétaires, notamment) de se dégager de ce piège.

    Autre conséquence, une Chine qui viserait plus haut, plus « social » et « bien être » pour ses habitants, c’est, aussi, une Chine bien moins « accueillante » pour les « investisseurs » en mal de travailleurs sous-payés, dociles, sans droit du travail. Mais, là, on sait déjà comment ils réagiront. Ils iront exploiter la pauvreté… ailleurs.

    Enfin, la composante « exportation » ne va pas disparaître. Mais, vu leurs coûts plus élevés, il est probable que les chinois vont tout faire pour la réorienter vers des produits à plus haute valeur ajoutée, à plus grand contenu technologique, notamment. Où elles vont se trouver directement en face des produits de même nature dans lesquels les « occidentaux » voient le salut de leurs exportations et de leur compétitivité. Là non plus. Pas de plan. Aucune prospective de notre coté.

    Bref, la politique du court terme obligatoire comme seul « plan d’avenir », qui nous est actuellement ré-imposée, nous a déjà couté très cher (crise financière & économique). Mais elle risque de nous coûter encore plus cher à moyen/long terme. Surtout quand nous avons face à nous des gens qui, eux, ne font pas preuve du même aveuglement stupide.

  15. @Blob

    Je ne prétendais pas que l’extension de cet embryon de « sécurité sociale » en Chine irait forcément de pair avec une extension de la démocratie sociale, voire politique.

    Ces nouvelles orientations, dont il faudra encore juger de la consistance, sont, bien évidemment, décidées d’en haut. Par l’omnipotent PCC. Comme le fut la nouvelle orientation « économie de marché » précédente. Que, personnellement, j’appelle « capitalisme concentrationnaire ». Le PCC n’a pas la moindre intention d’y accoupler l’émancipation des droits individuels… sous leur forme politique.

    Ils sont toujours dans leur optique du « finalement, peu importe la forme ou les apparences du pouvoir, du moment que ce soit nous qui l’occupons, et que la stabilité générée suffise à plus ou moins garantir de n’être pas contestés ».

    Les dirigeants chinois sont probablement les dirigeants/dictateurs les plus cyniquement pragmatiques de la planète. Il adaptent leur « modèle » au gré des circonstances. Du moment qu’il permet de créer les conditions de perpétuation de leur pouvoir. Ainsi que, plus que probablement, la classique volonté d’expansion territoriale & culturelle qui va avec.

    Est-ce qu’une l’éventuelle extension de la « sécurité sociale » risque d’aggraver encore le contrôle de l’Etat Chinois sur ses citoyens? Peut-être. Je n’en sais rien. De toute façon, ne contrôlent-ils pas déjà tout? Si on est optimiste, on peut, aussi, se dire que l’extension de droits juridiques accordés à ces concitoyens, dans une société où, pour l’instant, ils n’en ont guère, pourrait aussi les pousser à en réclamer davantage. C’est un autre débat.

    Mon propos n’était pas, surement pas, de donner l’oligarchie chinoise en exemple. Juste de constater que, actuellement, ça leur permettait de décider davantage en fonction d’objectifs à long terme (s’ils veulent durer, en tant que forme de pouvoir, ils y sont bien obligés). Tandis que de notre coté, une autre oligarchie, formellement « démocratique », mais, en réalité, ne permettant pas de décider de l’essentiel (nous venons d’en avoir la démonstration), ne fonctionne finalement pas de manière si différente. Sauf que sa cupidité et son obsession du court-terme, la rendent, en plus, inefficace. Si pas suicidaire.

    Personnellement, ce qui m’a le plus inquiété, ces dernières années, c’est de voir à quel point les deux systèmes se contaminaient mutuellement, pour finir par se ressembler sur l’essentiel: la mainmise totale d’une oligarchie sur tous les leviers de pouvoir économique et sociaux, des libertés individuelles de plus en plus formelles, un pouvoir qui prend sa justification dans l’ordre « naturel » des choses (mais un pouvoir « bienveillant », qui prétend n’agir que pour notre bonheur). Ajoutons-y un contrôle large des médias. Et, finalement, la « liberté », réduite à la seule liberté de produire et de consommer. Avec quelques petites soupapes de contestation aux échelons intermédiaires ou sur les questions d’éthique individuelle.

    @ logique

    C’est un point de vue qui se défend. Mais cela suppose que la seule préoccupation du pouvoir chinois soit, toujours, principalement ciblée sur ses capacités d’exportation massive. Grâce, principalement, à des « avantages comparatifs » difficiles à contrer.

    Selon moi, c’était peut-être vrai jusqu’il n’y a pas tellement longtemps. Son statut « d’usine du monde », largement favorisé dans nos contrées, a permis à la Chine d’atteindre la masse critique minimum.

    Je ne crois pas que ce soit, en tout cas plus principalement, le cas aujourd’hui. La Chine a atteint, globalement, un niveau de richesse et de complexité sociale & technologique, qui fait qu’elle ne peut plus se satisfaire d’objectifs aussi primaires et limités. Elle a, doit avoir, des objectifs plus larges, plus complexes, à plus long terme. Comme toute puissance naissante. La tentation de jouer un rôle majeur va devenir d’autant plus séduisante, que devant elle s’ouvre le boulevard du déclin en cours des super-puissances précédentes (Europe, Etats-Unis, principalement).

  16. Heu…

    Bizarre. Ma réponse s’est intégrée avant les contributions auxquelles elle répondait? Normal?

  17. Article et commentaires passionnant! On a tous compris que le destin de la chine était celui du monde au 21eme siècle.
    Pour ma part, je pense qu’en 2009 et pour quelques années encore, le problème majeur de la chine est de maintenir un niveau d’activité important de sa population. Aujourd’hui, les chinois ont plus besoins du monde que le monde à besoin d’eux. La chine de 2009 avec ses millions de paysans urbanisés exigent un monde avec une économie en forme.
    Les manœuvres de la chine pour moins utiliser le dollar et construire une demande intérieure sont nécessaires pour eux comme pour nous. Les chinois savent déjà qu’ils doivent acheter une paix sociale mais ils ont aussi identifier que l’économie moderne est une succession de bulles. Si dans 10 ou 15 ans quand la prochaine crise majeure lieu, ils n’ont pas changer leurs modes de fonctionnement (Bon du trésors EUA, exportations,etc.) alors la chine explosera en plein vol et nous avec.

  18. Bonsoir. Souriez-vous êtes filmés.
    « Le Trésor américain envisage une « mise en faillite chirurgicale » de General Motors »
    http://www.lesechos.fr/info/auto/4853548-le-tresor-americain-envisage-une-mise-en-faillite-chirurgicale-de-general-motors.htm
    Ca vous gratouille ou ça vous chatouille. Problème de corones? Plutôt envie de vomir. Je comprends.
    A propos des retraits massifs et bank run purificateur. Ouvrez plutôt un compte épargne dans une banque solidaire et éthique.
    Peut-on faire un peu de publicité?
    Bonne nuit.

  19. >Champignac

    En tout honnêteté, je ne sais pas quoi penser de ces projets chinois: il y a quelque chose de terriblement instrumental dans ce projet, car je me demande si cela ne peut pas déboucher sur un nouveau type de contrôle social.

    Je m’explique: pour l’instant, l’essentiel de la population chinoise n’a finalement que peu de contact avec l’État, dont les lois sont appliquées d’une façon plus qu’arbitraire et sans aucune attention jusqu’à ces dernières années à son bonheur personnel. Le gros du peuple Chinois est dans la position du Prolétariat du roman de 1984: il est libre comme les animaux.

    À partir du moment qu’ils ne cherchent pas à penser, qu’ils se contentent de regarder les innombrables show télévisées abêtissants, imitant plus ou moins adroitement les shows anglo-saxons, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, et sans doute connaissent-ils une liberté plus grande qu’en Occident. L’arrivée des systèmes sociaux dans ce système, c’est aussi l’extension de la main de l’État, de son contrôle et de la mise en fiche de ce monde plus que flottant.
    En Occident, l’extension des services sociaux a coincidé avec l’extension des possibilités pour les classes populaires, et elle née d’un projet émancipateur, étendant la démocratie politique au moyen de la démocratie sociale. Or dans le cas chinois, on aura donc une extension de la démocratie sociale, sans sa contrepartie politique: c’est assez inédit, même si le cas Prussien ne l’interdit pas historiquement.

  20. extraits ou résumés:

    Péril chinois ( euphémisé).
    Paralysie des USA [ ça me plait…]
    période de chaos.
    Le capitalisme du 20 ème siècle est en train du mourrir. [ ça me plait…]
    Chine assume la succession du fardeau international.
    le dollar est un problème pour les USA. [ et aussi pour les autres pays]

    N’allez vous pas trop loin dans le catastrophisme?
    Il manque un avocat du diable. J’essaie.
    ( j’ai largué les références, mais elles existent)

    Le cadavre US a encore de la ressource: il peut revivre.
    [ Remarques:
    C’est une surprise de taille: certains n’ont pas compris que la question est de type
    ‘Eux ou Nous’. Croyant s’aider eux-mêmes, ils aident « Eux » à leur détriment.
    Relire S. Jonhson.]

    Le monde qui compte vieillit; il est conservateur; des trésors de réflexions et d’énergie
    vont être mobilisés pour restaurer l’économie mondiale. Le but ne sera pas atteint,
    mais il en résultera une évolution pas trop chaotique.

    Il n’y a que les européens et les petits pays pour croire l’Economie a une importance en soi;
    les autres savent qu’elle n’est qu’un élément subordonné dans l’expression de la Puissance.
    Et rien n’a vraiment changé pour la Russie,la Chine et les USA.

    Du côté russe, prenons conscience des très gros efforts menés
    depuis au moins 10 ans en matière d’armement et de l’effort pour le faire savoir.
    A voir les chiffres revendiqués ( nombre, taille,vitesse, portée, précision) on dirait
    que les scientifiques russes ont crevés des barrières physiques. Une torpille 400 km/h
    un missile mach 6 : les deux laisseraient sans défense un très gros navire,par exemple
    un porte avions. Le nombre permet la saturation.
    Patience et zen:la russie est une poule aux oeufs d’or géologique.

    Les Chinois, peut-être seulement ceux autorisés à s’exprimer, sont hyper-nationalistes.
    la Chine fait peur à ses voisins; c’est un puissant stabilisant régional.
    Y-a-il une analogie entre les Falkland et Taiwan?
    Le gouvernement Chinois craint peut-être une révolte du peuple mais si le maintien
    de l’oligarchie passe par une ferme répression, elle aura lieu;
    Tien an men 1989 n’est pas un « incident » isolé,
    pensons aux « campagnes de rectification » de 1949-1951: des morts en masse.
    La littérature sur la Chine suggère que la violence latente y est très élevée.
    La même littérature montre que le petit chef local du Parti a un mépris absolu des villageois.
    D’un autre livre, on voit que les pratiques collectives dans les zones industrialisées
    ne sont pas d’un niveau moral recommandables.
    Les annonces (Sécurité sociale , droit de l’homme etc…) n’engagent que ceux qui y croit,
    meme si sincères, c’est du long terme.
    Ces éléments laissent dubitatifs quant à l’exemplarité du modèle chinois.

    USA : des calamités dans presque tous les domaines. deux exemples:

    -La guerre en Afganistan est ingagnable. Le sur-équipement lourd l’empêche,
    comme au viet-nam. Il n’est bon qu’à des destructions aveugles.

    -Rééquilibrer les échanges Chine/USA? : impossible dans l’immédiat;
    le tissu industriel sur le territoire américain n’est pas à la hauteur.
    Pour l’instant, les USA ne peuvent pas ne pas importer.
    Une évolution demandera du temps. Les moyens et la volonté existent-t-ils ?
    Mais les USA restent la puissance incontestée. sans oublier qu’ils sont
    la puissance agricole universelle. Une réussite sans égale.
    Un certain nombre de personne prennent des risques élevés, sur la frontiére mexicaine
    ou ailleurs, pour rejoindre ce paradis.
    Les bons du trésor et le dollar resteront leur solution et les problemes de ceux QUI EN ONT
    BESOIN.

    Nous n’avons pas encore dépassé le point d’inflexion au-delà duquel ne reste que l’incertain.
    Peut-être que la pente de la courbe est quasi constante sur une longue durée ?
    Le « petit » fait annonciateur d’une avalanche existe sûrement mais il est encore caché.
    D’ou vos précieux talents de « guetteurs » et d’analystes.

  21. Beaucoup de trés bonne remarque. Mais d’un coté la producion pas cher chez eux c’est plus de production chez nous. C’est un peut réducteur mais c’est malheureusement comme ça. Je ne pense pas que la chine se souci beaucoup de ses reserves de devises. Ceux qui, a mon avis, l’inquiète c’est plutot le proctectionnisme. Pour la chine une chute drastique de sa production c’est comme chez nous une augmentation massive du chomage et des consequences de celui ci sur l’ordre social. Je pense pour ma part que la chine ne doit pas vraiment se sentir comme un marionetiste tirant les ficelles mais comme une république (désolé c’est comme ça) qui a bien compris que le crédit était pour elle la garanti de ses exportations. D’ailleurs aux G20 le refus de protectionisme a fait partie des annonces. A mon avis il mettent ma main a la oche en permettant de se créer des marché ou la devise d’échange n’est plus le dollar. Elle commence a comprendre que le capitalisme ne fonctionne vraiment bien que grasse au crédit. En d’autre terme il prete de l’argent pour que l’on puisse leur acheter leur production. Je ne voie pas dans cette attitude de guerre feutré, puisque si le but est de tenir le PIB il faut bien tenir la production. Disons que les américains leur ont fait comprendre que stocké leur pognon dans des coffres ne faisait pas avancer le commerce.

    Je voulais juste offrir une vision differente de se qui a deja été dis. Mais se n’est qu’une analyse logique prenant comme articulation le fait que se n’est pas le dollar qui inquiète les chinois mais leur baisse de production et les conséquence. Mais je peut me tromper.

  22. @ logique
    La Chine se soucie de ses réserves de devises. Toute baisse du dollar lui coutera des points de croissance.Ou elle soutient un dollar fort ou elle se diversifie en achetant des euros, de l’or, des obligations us à échéance courte, des matières premières bon marché pour limiter les dégats.Le protectionnisme vis à vis de la Chine ne joue qu’à court terme.Grace à sa main-d’oeuvre elle peut abaisser les couts de production pour s’affranchir des barrières douanières et couler plus surement nos industries protégées.

  23. @jacques,

    le dollar a baissé de 2003 a 2008, cela n’as pas empeché les chinois de vendre leur produits durant cette période. Je pense que tu cel n’est que de l’intoxe. Pourquoi la chine s’inquièterait maintenant de la solidité du dollar.
    Ca n’est pas logique comme attitude. La seule inquiètude de la chine est sont ralentissement économique. Ensuite pourquoi veut’elle des DTS qui sont a 44% en dollar. En fait les chinois me semble assez lié avec les USA. Il ne peuvent pas se debarrasser de leur dollar sans le faire chuté et si le dollar chute il perdent de gros client. Il sont a mon avis le cul entre deux chaises tout comme les US. A mon avis les chinois ne veulent surtout pas que leur monnaie deviennent flottante et ont donc besion du dollar pour échanger. Il sont coincé un point c’est tout.

  24. Il y a dans la situation actuelle une seule certitude à propos des rapports sino-américains, c’est que leur mode va inévitablement évoluer. En raison d’ intérêts réciproques contradictoires, alors qu’ils confluaient jusqu’alors.

    Deux grandes tendances se dégagent:

    1/ le rôle du dollar dans les échanges internationaux va être progressivement amoindri. Le système monétaire international global va graduellement changer de configuration. Nous entrons dans l’ère du « multiralisme monétaire ».

    2/ la Chine, et avec elle l’ensemble des pays émergents, va durablement réorienter sa croissance en s’efforçant de plus s’appuyer sur son marché intérieur et d’un peu moins dépendre des aléas du marché international, dont le développement est durablement atteint.

    3/ Les Etats-Unis vont essayer de relancer la consommation intérieure, moteur essentiel de leur croissance économique, par le biais des mêmes mécanismes d’endettement qui ont failli, faute d’en avoir d’autres à disposition. La fragilité de l’édifice est durable.

    Le jeu chinois va être complexe, puisqu’il lui faut à la fois protéger des avoirs, pour l’instant largement en dollars, et attendre une reprise économique mondiale qui lui permettra de relancer sa croissance, les mesures internes favorisant celles-ci n’étant pas d’effet immédiat, pour la plupart. La Chine subit, elle aussi, un retrait des capitaux étrangers, et est amenée à mobiliser ses propres ressources. Elle va s’efforcer de diminuer le taux d’épargne en améliorant la couverture sociale défaillante.

  25. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende! Si quelqu’un mène davantage un autre en captivité pour le commerce, l’argent et la croissance jusqu’au bout, il ira également tôt ou tard en captivité pour toutes ces choses de plus malheureusement.

  26. à déprimé

    il manque l’investissement et l’expérimentation des moyens à nous maintenir dans l’asservissement post-modernité-version-féodale , « soft and clean »

    – seulement du côté des « chevaliers du guet, -qu’est-ce qui passe ici ce soir ..-

    « Dans sa guerre aux Palestiniens, Israël peut presque tout, ses soldats ne risquent presque rien. Ce qui l’emporte, à Gaza comme ailleurs, c’est la technologie. Échantillon de l’arsenal techno-militaire israélien :

    – vidéosurveillance « intelligente » de la Bande de Gaza : caméras couplées à la biométrie pour la reconnaissance faciale, fournies par la société américaine Visionics [1] ;

    – drones : avions sans pilote utilisés depuis longtemps par Israël pour la surveillance ; depuis mars 2006, EADS et l’IAI (Israeli Aircraft Industries) coopèrent pour la production de drones, dans le cadre de l’opération « Système intérimaire de drones mâles » (SDIM) [2] ;

    – « frelon bionique » : minuscule robot capable de pister, détecter et tuer une cible dans des zones difficiles d’accès, grâce à ses composants nanotechnologiques – développé depuis 2006 ;

    en cours

    – nano-armes et poussières de surveillance : en novembre 2006, « le Premier ministre israélien Ehud Olmert a donné son feu vert à la création d’un bureau spécial chargé de superviser le développement d’armes hyper-sophistiquées s’appuyant sur la nanotechnologie », a indiqué vendredi le quotidien Yédiot Aharonot. Coiffé par le vice-Premier ministre Shimon Peres, ce bureau réunira une quinzaine des meilleurs experts israéliens du monde universitaire et de la haute technologie chargés de mettre au point des armes futuristes. »

    Je ne sais pas les chinois

  27. à Roberto
    tu abordes pour moi, la seule question qui vaille, (celle de l’usage de notre temps) soit :
    à quoi on s’occupe ?

  28. Tres bon article, tres bien informe.

    La question qui se pose est la chute de l’empire américain, le dollar étant une de ses principales armes.

    Il est dans la logique des choses que les empires s’épuisent au fil du temps.

    Je pense que personne ne contredira : « Un jour, les Etats-Unis ne seront plus le centre du monde ». Il est cependant tres complexe de penser l’apres.

    Il n’est pas evident qu’une puissance remplace seance tenante les Etats-Unis. Et ce n’est pas forcement une bonne nouvelle. Cela presage plutot des luttes entre « baronnies ».

    A mon sens, il ne faut pas non plus polariser son attention trop sur la Chine. L’Inde a aussi des atouts pour devenir une puissance mondiale tres importante. La Chine aurait d’apres moi, plus de difficultes pour vehiculer des valeurs universelles.

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