La nuit du 4 août

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

In English here.

Une chose est certaine, il y a deux cent-vingt ans exactement, durant la nuit du 4 août 1789, il ne fut pas question de « risque systémique ». Et pourtant ! Durant cette nuit historique au cours de laquelle l’Assemblée nationale vota l’abolition des privilèges, la France, par la voie de ses représentants, entérina la fin de la féodalité, victime du risque systémique.

Il faut y réfléchir aujourd’hui et tout spécialement parce que nous n’avons pas encore suffisamment pris conscience du fait que lorsqu’on se mit à évoquer en 2007 le « risque systémique », il ne s’agissait pas d’une menace à venir pour le capitalisme mais bien de ce qui venait de le blesser mortellement et sous nos propres yeux. On se penche maintenant sur lui, feignant de croire que ses jours ne sont pas en danger et des optimistes à la sincérité douteuse clament à la cantonade qu’on lui voit reprendre des couleurs. Il est en vérité à l’agonie et rien ne pourra plus désormais le sauver.

Une solution existait en principe, exploitée ad nauseam lors des alertes précédentes, mais qui ne fut d’aucun secours cette fois-ci, bien trop coûteuse dans un contexte où les États avaient cessé de disposer de moyens de cet ordre de grandeur. La « privatisation des profits, socialisation des pertes », formule classique en cas de crise du capitalisme, a cessé d’être d’application face à l’orgie d’endettement à laquelle la finance s’est abandonnée au cours des trente-cinq dernières années. Les paradis fiscaux ont veillé à ce que seuls les pauvres paient encore des impôts, et les sommes dérisoires que ceux-ci parviennent à rassembler et à verser à l’État, ont fait de la socialisation des pertes encourues par la finance, un objectif désormais hors d’atteinte.

Alors on ferme les yeux et l’on touche du bois ou bien l’on prie. On dissimule la gravité de la crise, on dope les efforts de propagande en espérant que si le moral s’améliore, les choses iront peut-être mieux assez longtemps pour que le système tout entier se refasse une santé. Ce faisant, des îlots de prospérité se recréent, en particulier grâce aux commissions colossales que génère la liquidation de l’ancien système, primes touchées par ceux qui furent responsables de sa perte et qui apparaissent encore une fois récompensés, contre toute logique et contre toute justice.

Les plus faibles furent abandonnés à leur triste sort et les moyens dont on disposait furent mobilisés pour mettre sous perfusion les rares survivants (aux États-Unis : Goldman Sachs, Morgan Stanley et J.P. Morgan Chase), confortant la thèse d’une « oligarchie » faisant barrage à une solution réelle des problèmes. Lorsqu’on se retourne vers le passé, ce sont eux du coup, ces gloutons pitoyables, incapables de se sevrer de leurs excès de table, qui semblent avoir réglé la danse de toute éternité. Lehman Brothers, passé aux profits et pertes le 15 septembre de l’année dernière, était un concurrent de Goldman Sachs et l’on note alors avec un haussement d’épaules : « Ne vous l’avais-je pas dit : « Government Sachs » ! »

Or durant les beaux jours une concurrence féroce régnait entre les banques et la thèse de l’inféodation du capitalisme à l’« oligarchie » lui suppose a posteriori une robustesse mythique dont il ne reste en tout cas rien aujourd’hui. « Les choses iraient bien », affirme-t-on maintenant, « si les méchants (lisez : le dernier carré) n’avaient pas kidnappé l’héritière ! Mettons-les à l’ombre et tout rentrera dans l’ordre ! » Si cela était seulement possible ! On n’assista pas, je l’ai dit, à un processus en deux temps où, dans le premier, l’on prenait conscience de l’existence du risque systémique et dans le second, on en prenait avec effarement la juste mesure : on découvrit l’existence du risque systémique lorsqu’il avait fait son œuvre et que le pot-au-lait était brisé.

Les soubresauts du moribond se poursuivront quelques temps encore et sa survie assistée nous convie, non plus dans la Wall Street florissante d’autrefois mais dans son cadre en ruines, au spectacle renouvelé de tous les excès passés : ceux d’une aristocratie condamnée à terme, s’accrochant désespérément aux dernières bribes de son pouvoir et aux signes passés d’un Âge d’Or définitivement éteint.

Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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171 thoughts on “La nuit du 4 août”

  1. Bonsoir M. Jorion,

    Nom de dieu, c’est plus fort que du jésus ça ! En voilà de l’envolée et du panache ! Et vous au moins, on sait que vous existez, si, si. Je vous l’avais dit qu’il faut regarder ici et maintenant. :-; Pendant que j’y suis toutes mes amitiés et mes voeux de bonheurs à votre descendance.

  2. Magnifique. La question est: comment fait-on ?
    L’objectif immédiat est clair: cette crise doit être la dernière
    et les responsables doivent être débarqués.
    Les Nobles du 4 Aout ont cédés surtout par mauvaise
    conscience et ils étaient 2% ( environ) contre 80%.
    Les nobles de notre époque ont encore beaucoup d’alliés:
    ça va être long.

    Une transition ( » Une nuit du 4 Août , civilisée et progressive »)
    est préférable: évacuer une classe corrompue suppose une vue d’avenir
    encore bien dans les limbes. Savoir ce que l’on ne veut pas
    n’est que la moitié, au mieux, des choses.

  3. Où allons-nous ? Nous ne le savons pas. Mais ce que nous pouvons d’ores et déjà prévoir, c’est que nous avons changé de monde brusquement, sans même encore nous en apercevoir. Non seulement en raison de la crise financière majeure actuelle, mais aussi à cause de la rareté désormais prévisible d’une ressource essentielle à nos sociétés, le pétrole. L’économiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie vient de tirer la sonnette d’alarme à ce propos. Le « peak oil » sans cesse repoussé est irrémédiablement en vue.

    Dans ces deux domaines, la finance et de l’énergie, l’aveuglement fait office de certitude. Le volontarisme et les fanfaronnades de politique. Des rappels à l’ordre de grande portée sont inévitables, auxquels nous sommes peu préparés. Ni par ceux qui sont au pouvoir, ni par ceux qui pourraient les remplacer.

    D’un côté, nous subissons une crise économique et sociale qui va s’approfondir, notamment en Europe, rendant malséants les chants de victoire de la finance défaillante; de l’autre, nous nous approchons de la butée dans de grands domaines environnementaux. Deux impasses se conjuguent, sans alternative de clairement dessinée.

    La situation mondiale est désormais très imprévisible; sans que quiconque puisse espérer la maîtriser.

  4. Arides plaines arides pics et crevasses laissées après le passage
    de grassouillets mikey et picsou replets et repus du lard
    raflé au nez à la barbe et à la queue leu-leu
    par d’affreux décrets sophistiqués
    et de lois lois lois lois lois
    bâclées et crachées
    dans l’or le velours et la pourpre et la soie
    de poussifs hémicycles représentatifs

  5. Mon esprit s’assombrit jour après jour, car aussi loin que je puisse voir dans le futur, au delà de toutes les crises et difficultés qui nous attendent, je ne peux voir qu’une fin à la Mad Max. L’individualisme et le matérialisme finiront inéluctablement par détruire ce monde tel que nous le connaissons, j’en ai bien peur.
    On serait très avisé de préparer un mode de vie, une forme de société réellement basée sur la communauté, l’intérêt commun, l’entraide, la défense commune contre les créatures prédatrices de toutes sortes. J’ai comme l’impression que les loups vont bientôt frapper à la porte et qu’il vaudra bien mieux être réellement unis pour pouvoir survivre et perpétuer quelque chose de solide qui se transmet.
    Si le capitalisme est vraiment à l’agonie, cela va ressembler à la mise à sac de l’empire romain sur fonds de barbarie et pillages. Si le modèle de la Pax Americana est réellement en danger, en vérité, cherchez des personnes de bonnes volontés, des personnes qui veulent vivre en paix, en qui on peut avoir confiance, et formez des petites communautés prêtes à affronter tous les problèmes d’un monde qui s’écroule.

    Et encore là je suis optimiste, j’estime qu’on peut encore construire quelque chose après le big crack 🙂

  6. « le triomphe de la raison » dites-vous… J’aimerai le croire… Mais les outrances de cette classe sont si grandes, injustes et révoltantes… Oui cette classe est sans gloire mais pas sans cruauté… Une majorité courbe l’échine, se résigne. Mais la gronde monte… Des séquestrations de patrons, des bouteilles de gaz sur l’outil de travail…
    Belle nuit que celle du 4 aout 1789. Mais tous les privilèges, loin s’en faut, ont été abolis. L’émancipation au féodalisme reste encore d’actualité… A quand la prochaine bastille ?!…

  7. « Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »

    Dieu vous entende !

  8. A mon sens la capitalisme joue très fort sur l’individualisme et entretient pour cela le mythe de la seule réussite individuelle donnée à n’importe quel imbécile (mais évidement statistiquement à une infime minorité juste suffisante pour avoir valeur d’exemple). Ces « exemples » n’ont évidemment rien de l’exemple scientifique car l’exemple le vrai, est vrai et reproduisible dans l’immense majorité des cas, l’exemple que prend l’individu est en fait un contre exemple scientifiquement. L’erreur de raisonnement vient du fait que le contre exemple est positif et l’exemple négatif alors que les médias nous abreuvent du raisonnement simpliste que tout cas positif peut être un exemple. Evidemment on paye grassement les banquiers ayant planté leur banque mais la masse se sent tout aussi incompétente et aimerait être à leur place c’est à dire bien payé même si incompétent. La logique de cette masse qui ce sait médiocre, qui n’a pas envie d’apprendre mais préfère rester inerte devant des médias abrutissant mais ne demandant pas d’effort intellectuel. La masse s’est abrutie et le sait donc son seul « espoir » est de maintenir un système où chaque individu à une chance aussi faible soit elle sous prétexte d’égalité au sens bête du terme et non pas de l’égalité de droit et de devoir et de plus contraire à la justice mais donc il faut maintenir ceux qui sont « comme eux », pour la démocratie pareil, on ne votera plus pour quelqu’un de plus compétent que soi pour se faire représenter et par là même quelqu’un dont les capacités sont optimales pour résoudre les problèmes mais bien pour quelqu’un comme soi mais que l’on payera bien et qui leur ressemblera mais qui « aura réussi ». La réussite pour cette masse est représentée par ces médiocres grassement payés et donc eux ils leur reste l’espoir d’être à leur place donc il faut surtout maintenir ces exemples sinon quel espoir restera t-il à ceux qui n’ont pas fait 20 ans d’études, qui ne lisent pas etc… et qui sont aujourd’hui la majorité. Si par hasard vous leur enlever cet « espoir » ou le remettez en cause, l’agressivité des personnes concernées devient terrible. Pour moi l’exemple chez l’homme n’était pas celui à qui je ressemble mais celui à qui j’aimerais ressemblé, par mon travail, mon savoir et le temps nécessaire pour y parvenir même si ce n’st probablement jamais mais pas au gagnant du loto qui n’a objectivement rien réussi par lui même. Ils ont vendu leur âme à qui ? pour un ticket de tombola, il leur restera de moins en moins pour vivre mais le gagnant (fabriqué) sera toujours plus médiocre et aura toujours un plus gros chèque pendant que d’autres… Mais jusqu’à quel point cette masse préférera avoir un minimum pour subsister et un ticket de tombola plutôt qu’un partage plus justes et aux méritants de façon objective. Remarque les justes » meurent souvent pendant les guerres et les plus justes restants ne sont souvent que ceux qui comprennent après.

  9. Si pour vous, le « triomphe de la raison » se limitait au remplacement d’une classe corrompue par une autre qui le soit un peu moins (et là, rien n’est moins sûr!), on est en droit de se demander si ça suffirait à donner un véritable goût de vivre au petit Théodore !

    N’est-ce pas précisément le « triomphe de la raison EXCLUSIVE», hautement vénale et calculatrice, scandaleusement totalitaire sous ses apparences libérales, dénuée d’intelligence émotionnelle, insensible à la détresse de ceux qu’elle évince, frileusement repliée « sur une morale sociale d’obligations et d’interdits» aisément corruptibles ou contournables, qui met en échec tous les systèmes d’autocontrôle ou de régulation à visée démocratique et qui nous a fourrés dans cet enchevêtrement de crises systémiques ?

    S’agissant des issues à expérimenter sans trop tarder, de même que vous nous faisiez observer que la venue du petit Théodore ne relevait pas que de votre « seule raison », l’ECOredéploiement et la promotion du BIEN COMMUN ne requièrent-ils pas, en complément de nos capacités grandissantes à comprendre et à résoudre les problèmes, toutes sortes de sensibilités nouvelles, de capacités de complémentarisations et de fédéralisations nouvelles ainsi que toutes sortes de consciences nouvelles contre lesquelles les faiseurs de guerres fratricides seront de plus en plus désarmés ?

    Et n’est-ce pas déjà amorcé un peu partout sous différentes formes ?

  10. @ Jack Evols

    Vous ne lisez pas ce que j’ai écrit : « … n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »

  11. Wikileaks outil de la revolution politique en marche ;

    http://wikileaks.org

    site de la transparence des fraudes de la finance (traduction toutes langues) :

    F inancial effondrement: A l’exposition analyse de 205 entreprises chaque EUR45M ci-dessus en raison de la banque islandaise KAUPTHING, 26 sept. 2008

    Sauf indication contraire le document décrit ci-dessous:
    • A été publiquement révélée par Wikileaks de travail avec notre source.
    • À cette époque, a été classé, confidentiel, censurés ou non retenus par le public.
    • Est d’ordre politique, diplomatique, moral ou historique.
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    Si vous avez mis à jour ou similaires AGISSEZ.

    Pour une explication de la page que vous cherchez à regarder ici s’il vous plaît.

    29 juillet 2009

    Sommaire

    Ce fichier confidentiel page 210 présente une analyse de l’exposition de 205 entités du monde entier, qui devait de 45 à 1.250 millions d’euros à la banque islandaise KAUPTHING. Peu de temps après la production de ce rapport interne, la banque s’est effondré. Beaucoup de prêts sont à des initiés et non garanties.

    KAUPTHING emprunteurs ont ou ont eu dans la plupart des pays.

    KAUPTHING précédemment exploités dans au moins 13 pays, y compris tous les pays nordiques, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis.

    La banque de slogan, apposés en évidence dans ce rapport est à penser au-delà.

    Mettre à jour

    Dans les 24 heures de la libération de ce document, WikiLeaks reçu une menace de KAUPTHING avocats.

    A 18h55 GMT samedi 1 août radiodiffuseur national de l’Islande, RUV, avait son journal enjoint à 19h00 les soirs de prévenir le document de notification. Au lieu de RUV a montré un lien vers cette page.

    Selon le populaire site Islande Weather Report, l’injonction a été ordonnée par le commissaire de district de Reykjavík, une Gu?jónsson Runar. Comme cela se produit, le fils du commissaire de district de Reykjavík, Gu?jón Runarsson, est à la tête de l’Association islandaise des services financiers et l’un des meilleurs porte-parole de l’échec des banques. Entre autres choses, il s’est battu pour avoir l’état du Fonds de financement du logement [qui fournit au grand public des prêts hypothécaires abordables] abolie afin que les banques pourraient avoir dibs exclusive sur le marché hypothécaire.

    Un autre fils du commissaire de district est Frosti Reyr Runarsson, qui vient de se passe à l’ancien chef de KAUPTHING la division de courtage de valeurs mobilières et l’un des destinataires de la fameuse puce KAUPTHING prêts. [1]

    Un article de Visir sur la base de ce document a révélé que les prêts consentis aux principaux investisseurs de KAUPTHING [les frères et L??ur Agust Gu?mundsson], et les sociétés qui leur appartiennent, se sont élevées à quelque 300 milliards d’ISK [2,3 milliards d’USD / EUR 1,6 milliard].

    Robert Tchenguiz, un membre du conseil d’administration de exista [détenue par les frères] ont reçu un prêt de quelque 330 milliards de couronnes islandaises.

    Ólafur Ólafsson, une fois celui qui a volé en Elton John à se produire lors de son anniversaire bash [et qui est associée à la compagnie maritime Samskip], a obtenu un prêt de quelque 140 milliards de couronnes islandaises.

    Les entreprises associées à la Baugur la famille a reçu un prêt d’un montant de quelque 320 milliards de couronnes islandaises au taux de change courant.

    Certains des plus grands prêts sont, effectivement, à KAUPTHING lui-même. Exista, le plus important, a été l’un des principaux KAUPTHING actionnaire.

    Update 2
    • Islande tribunal ascenseurs bâillon après l’indignation du public
    • KAUPTHING fuite expose prêts
    • Iceland’s Independent People: It’s Time To Clean House
    • Îles Finanzelite am Pranger – Eigner plünderten KAUPTHING
    • KAUPTHING-Bank von Großaktionären geplündert
    • KAUPTHING fuites inhabituelles Expose les pratiques de prêt

    Les entreprises et les groupes concernés:
    ………

    Financial collapse: Confidential exposure analysis of 205 companies each owing above EUR45M to Icelandic bank Kaupthing, 26 Sep 2008

  12. Contrairement au lavage de cerveau médiatique, plus du tout le réel miroir du quotidien des gens.

    Les gens commencent par ouvrir les yeux, nous sommes de moins en moins dupes, moins enfermés dans nos têtes, nos cités, nos richesses, il nous suffit d’entendre les magiciens, les mêmes schémas trompeurs de penser et d’expression pour tous, nous commençons par voir et entendre d’un point à l’autre de la terre que ce qui frappe davantage l’autre pour le seul amour du gain, blesse par conséquent plus durement l’autre et la terre en retour. Car tout ce que j’amasse, pollue, saccage ne donne rien de mieux, ne profite plus guère à l’homme mais seulement à moi, le seul triomphe de la raison humaine fière et glorieuse sur terre, comme tant d’autres préférant plus longtemps leur ressembler à l’image de leur monde en faillite, c’est le faux miracle économique, c’est l’égo global très machinal. Mais l’homme qui recherche déjà à faire ce travail en lui-même, n’est pas bien vu, compris, ne retarde pas davantage les autres dans la matière, la faillite, du tout matérialisme de plus sur la terre, celui d’un grand mur d’eau qui avance rapidement mais après cela les hommes formeront enfin un grand corps unique, dont chacun d’eux sera une part infime et il naîtra enfin le grand humain tant attendu …

    C’est écrit dans nos livres en latin:
    http://www.youtube.com/watch?v=XJxJYrom8Ew

  13. @ PJorion

    vous dites: « le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances »

    qu’est ce qui vous permet de dire une chose pareille ,sachant que d’une facon ou d’une autre c’est la même chose
    (système cassé=classe corrompue ,et vice-versa) ,mais,vous semblez de les opposer quand ils sont complémentaires.
    ce qui est intéressant dans votre propos c’est l’ association que vous faites ,par substitution , entre « banale » (de substitution )
    et « corrompue » (de classe)…..

    à la RAISON , quelle alternative ,sinon , la SAGESSE , n’est ce pas ?

    en tout cas , pourriez-vous préciser votre pensée
    merçi

  14. J’ai des doutes…

    «Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.»
    Jean de la Fontaine – Les Animaux malades de la Peste.

    Les belges se souviennent d’une certaine nuit surréaliste du 18 décembre 1996 où la télé a diffusé les auditions de la commission parlementaire Dutroux qui tentait en vain de faire la lumière sur les manquements/responsabilités de la police, gendarmerie, justice. Audience record, au milieu de la nuit! C’était une forme d’expiation de la faute de la part des autorités. La population avait participé en masse le 20 octobre 1996 à la « marche blanche » en soutient des victimes et pour réclamer une « meilleure » justice, une pression populaire que les autorités ne pouvaient ignorer sans réaction.

    Mais dans le cas présent, la population n’a pas encore pris mesure de la profondeur de la crise. Et les autorités sont dans le déni, ignorant que la machine est cassée et s’efforçant vainement de la réparer. Je pense que les autorités vont se limiter à donner en pâture quelques « victimes expiatoires » en tentant de calmer le jeu, assurer la paix sociale. Mais au delà ?

    Anomie : état d’une société caractérisée par une désintégration des normes qui règlent la conduite des hommes et assurent l’ordre social.

  15. On en revient toujours à la guerre des positions A,B,C,D et à sa résolution par le plus grand nombre de divisions démocratiques. Obama n’est pas le Patton de la guerre de mouvement économique qui fera bouger les lignes. Aucun vicomte de Noailles n’est banquier. En cette nuit du 4 Aout, dormez braves gens . Goldman Sachs veille sur le chemin de ronde de vos économies et s’en met plein les poches pendant que l’orgie de crédits gonfle désespérement.

  16. Je comprends que l’illustration historique que constitue la nuit du 4 août soit tentante . Il y a quelques différences avec la situation d’aujourd’hui. Première différence, le 4 août 1789 c’est la noblesse elle-même qui déclenche l’abolition des privilèges (le vicomte de Noailles et le duc d’Aiguillon lancent le mouvement). Seconde différence, la crise de l’Ancien régime était actée (ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui pour le système actuel). Enfin, l’aristocratie francaise du 18ième avait une toute autre allure morale et intellectuelle que celle de l’establishment étasunien et euroatlantique d’aujourd’hui.

  17. sur le mérite, à propos du post de Jean-Baptiste. Le libéralisme a réussi à imposer l’idée que les individus ne devaient compter que sur eux-mêmes, l’État n’étant là pour jouer les nounous. Voir le discours de la troisième voie en Grande Bretagne. Ce qui vivent des subsides de l’État seraient des parasites. Discours qui a éminemment bien marché durant la dernière campagne présidentielle, et qui dépassait largement les frontières de l’électorat sarkozyste. Nous sommes l’unique raison de notre réussite, youpi, nous ne devons rien à personne, surtout pas à l’État. on rechigne à payer des impôts ça c’est évidemment, mais plus généralement, on commence à se dire que la sécurité sociale, ben c’est vrai, on n’est jamais malade, pourquoi continuer à payer. Et puis, de manière encore plus générale, êtres auto-fondadateurs de nous-mêmes, nous refusons nos racines, nous refusons notre avenir et notre destin collectif, bref nous refusons le lien. Difficile de reconstruire de la société quand ce qui est au centre ronge le ressort interne. Non que l’individualisme n’ait à mon sens que des mauvais cotés, bien au contraire; mais la tournure qu’il a pris sous les effets de idéologie libérale et l’hyper consommation dans laquelle nous vivons, en font un danger pour la démocratie.
    Sinon, je vais me regarder une énième fois le si bon « prends l’oseille et tire toi » de Woody Allen, histoire de me changer les idées.

  18. Elisabeth Kubler-Ross a très bien décrit les différentes phases de la mort d’un individu: le déni, la colère, le marchandage et l’acceptation. Peut-il en être de même pour un système, une organisation, une société?

    Discutant dans mon cercle privé, il apparaît que mes interlocuteurs en sont à la phase « déni ».
    Celle-ci est confirmée par une attitude du type « ce sera le problème de mes enfants »(cadre dirigeant entreprise CAC40 de 50 ans) ou « après moi le déluge » (retraité 75 ans), généralement avec un ton commençant à être irrité. La conversation s’arrête vite à ce niveau.

    Un jour cependant les faits toucheront leurs réalités et on peut se demander sous quelle forme se manifestera leur colère, qui évidemment, viendra de la très grande frustration de perdre leurs acquis et d’avoir été floués.

    Heureusement viendra un temps de marchandage!

  19. Le triomphe de la Raison aura besoin de s’incarner. Pour le moment, aucune incarnation de ce type dans le monde politique. Un monde neuf aura besoin d’hommes neufs. On les cherche encore.. Peut-être faut-il que la crise s’aggrave bien davantage pour que la nécessité des choses les fasse apparaître.

  20. Sur ce mois là la Bourse de Paris ouvrait à l’équilibre comme une autre du même genre, pleine de grâce et de vertu
    c’était un bon signe paraît-il comme le Cygne noir ou blanc, elle restait stable dans les premiers échanges c’était le temps
    ou l’on s’imaginait pouvoir encore le faire entendre, pour rassurer pourvu que ça dure …

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_cygne_noir

  21. Magnifique article!

    La BNP aujourd’hui provisionne quelques milliards pour ses traders, les récompensant plus que de raison pour leur petit jeu de casino avec l’argent des contribuables, remboursés à hauteur de 3.5 milliards par la BCE, à 1% récemment (mais la BNP prête à 16%, quand elle le fait, les PME et TPE qui luttent pour leur survie suite au sabotage de l’économie par ces banksters).

    A quand […] ?
    Allons nous regarder cette mafia puiser dans nos comptes publics et ceux de nos enfants, pour le bénéfices de quelques-uns aidés par les amis du pouvoir?

    A quand la révolution, par la rue, et son cortège de […] ?

  22. @cyrille
    Je pense comme vous que la population française en est à la phase de déni : la bourse reprend, la croissance est en cours de redressement, et le pire les prix immobiliers (la baisse est quasiment finie)…..
    Aux états unis, j’ai plutôt l’impression qui sont en passe de passer à la colère (voir peut être dans d’autres pays trés touchés comme l’espagne , l’islande la GB).

    @Tous
    Vos voeux sont louables, mais si on regarde l’histoire du monde, le pouvoir a toujours engendré des abus et détournements de fonds et ceci dans n’importe quelle société.
    Ce pouvoir avait par contre une durée de vie plus faible, si la répartition des richesses ne profitait pas au plus grand nombre.
    Nous sommes dans ce cas là aujourd’hui, la richesse est détenue par un nombre restreint de personnes. La répartition se faisait par le crédit à outrance. Le crédit n’est plus possible pour le particulier. Le crédit est donc passé aux collectivités. Quand les collectivités ne pourront plus supporter ces crédits, il faudra trouver un nouveau systeme de répartition. Les personnes detenanant actuellement la richesse ne seront pas forcement d’accord pour la partager. Nous aurons alors le changement de systeme annoncé par Paul, et l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances.

    Mais je m’inquiète pas, d’autres les remplaceront. Ils mettront en place une répartition des richesses plus juste…………………au début… (tourne tourne la vie- ce sera peut être le combat de Théodore!!)

  23. Quelle alternative?

    Si on regarde l’évolution historique des sociétés, l’Ancien régime Soldat-Prêtre-Paysan laissa progressivement la place au nouveau modèle Banquier-Média-Salarié.
    Cette évolution est toujours mue par la découverte et l’utilisation massive de nouvelles techniques qui finissent par entrainer une modification globale des modes d’organisation. L’invention de l’agriculture et de l’armée, puis l’invention de la finance, l’industrialisation et les média de masse, ont façonné notre monde.
    Aujourd’hui nous avons à notre disposition un nouvel outil d’un impacte futur colossal: Internet.

    Il est probable que dans les potentialités de cet outil se trouve la matrice d’un futur système centré sur l’échange d’informations (au final l’argent est de l’information, les processus, les plans, sont des informations, la planification, l’organisation, la prise de décision requiert de l’information) amenant un changement radical dans l’utilisation efficace de nos ressources naturelles et humaines.

    D’autres technologies telles que la robotique, les nanosciences et les technologies spatiales sont autant de portes ouvertes sur de nouvelles façons de produire et de nouveaux horizons de conquête.

    Partant de cette base il faut faire un diagnostique rapide pour voir quel est pour nous l’enjeu majeur immédiat: Notre humanité vit sur une planète dont on atteint les limites en termes de ressources.

    Cette pression est due à trois facteurs principaux :

    L’augmentation globale de la population
    L’augmentation moyenne de la consommation de ressource par habitant
    Le gaspillage et l’inefficacité des processus de recyclage

    Par conséquence il existe trois objectifs majeurs à cours terme :

    Maitriser la croissance de la population
    Rationaliser nos modes de consommation
    Gérer efficacement les ressources naturelles, dans leur exploitation et leur distribution

    Pour ce faire il y a, selon mon point de vue, trois grands chantiers à mener:

    La transition démographique, pour maitriser notre population, passant d’une optique nataliste, de la quantité, à une optique éducative, de la qualité.
    La transition écologique, pour passer d’une société centrée sur la consommation irrationnelle à une société centrée sur l’adéquation de l’usage des ressources naturelles en fonction des besoins.
    Et la transition démocratique, impliquant la aussi un volet éducatif, partant de l’idée (à démontrer) que bien que souvent moins réactifs et plus difficile à raisonner, un véritable système démocratique et le seul à même de compenser de manière efficace les grands déséquilibres internes qui peuvent se former dans une société.

    Au boulot.

  24. Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, nous vivons la systèmie depuis la nuit des temps sans nous en être rendus compte, mais ce n’est pas parce qu’on n’en a pas conscience que ça n’existe pas n’est-ce-pas, car la vie ça n’est que cela systémie, la systèmie est notre structure, notre constituant, notre respiration, nous ne sommes que cela, interelation, interconnexion, on ne saurait disséquer, analyser sans dénaturer, mortifier.

    La vision analytique procéde toujours par morcellement, atomisation, forcément c’est son mode d’action, on ne va pas reprocher au microscope de nous montrer le petit, elle est un outil certes mais ne saurait surplomber l’aspect global, il faut bien quitter sa chambre malheureusement ou heureusement comme aime à le rappeler Pascal, il faut quitter son microscpe pour voir le monde et son articulation, au risque de ne rien y comprendre à ce que veut dire vivre, une vision de myope c’est embêtant si elle n’est pas corrigée, la correction, c’est le lien, l’agencement, l’ordre, le sens quoi, rien que cela, la vie n’est que cela nature et structure des relations, c’est ce que j’ai trouvé de mieux aujourd’hui pour définir ce qu’est la VIE.

    Mais ce qu’on oublie trop à mon sens, c’est l’usage de la ruse, c’est une partie de pocker menteur, il ne faut jamais l’oublier sinon on ne comprend plus rien, un mensonge qui sert des intérêts bien particuliers, car ce qui semble être une dégringolade pour certains ne l’est pas pour tout le monde, c’est bien cela quil faut observer, l’absence de régulation est une régulation en soi, car le rien n’est pas rien justement, il a des potentialités qui sourdent, c’est celles que l’on vit aujourhui dans notre « réalité » sociale, en ayant permis aux structures bancaires de se comporter comme elles se comportent, c’était une régulation qui venait s’adapter à la référence convoitée, c’est-à-dire le profit avant l’homme, il faut corriger notre vision de myope, certes ça manque cruellement d’ophtalmos mais les opticiens peuvent très bien faire l’affaire en attendant mieux!

  25. Certains prônent le passage vers une économie, non plus de la production, non plus de la production, mais de la contribution. Un système qui renoue avec une autre conception de la production de richesses, qui détruit la prolétarisation (dont les marxistes ont fait l’erreur de croire qu’elle ne touchait que les classes les plus pauvres alors qu’elle est la conséquence de la mécanisation / marchandisation et qu’elle touche ainsi la quasi-intégralité des couches sociales, hormis les quelques prédateurs qui forment ce que vous appelez la « classe corrompue »). Un système fondé sur le libre échange certes, mais qui ne commet plus l’erreur hypocrite de croire que la somme des intérêts particuliers égale l’intérêt général. Un système qui fluidifie réellement cet échange, au lieu de le réguler toujours en sens unique vers toujours plus d’accumulation pour une minorité toujours la même.

    C’est dire qu’il va falloir relativiser le concept de propriété, sur lequel repose tout le système actuel, et prendre acte de ce que permettent, au niveau économie et social, les avancées technologiques et les effets de la mondialisation. Beaucoup de choses sont à imaginer. Mais elles sont à imaginer d’urgence, car si nous laissons les rapaces, (cette néoaristocratie faite de capitaines d’industrie, de rogue financiers, de grands médias, d’industries oligopolistiques cyniques, de politiciens clientélistes et de cabinets minitériels rétrogrades) reconduire le système qui a fait d’eux les enfants dorés du capitalisme, alors tout s’écroulera dans un déluge de violences encore difficilement imaginable aujourd’hui.

    Il y a urgence, et le personnel décisionnel en place continue d’observer la réalité avec des yeux anciens. On pourrait espérer qu’ils soient les premiers et les seuls à être foudroyés par les faits. Malheureusement, ce sont nos corps et nos cerveaux qui leurs servent de polices d’assurance et de parachutes.

  26. (Correction : passage d’une économie non plus de la production, non plus de la consommation (dirigée par le marketing comme le scientisme a dirigé la transformation de l’appareil productif)… à une économie de la contribution.)

  27. « En avril 2009, l’Etat français devient le premier actionnaire de BNP Paribas avec 17 % du capital. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/BNP_Paribas

    En tant que premier actionnaire de la BNP, l’Etat va-t-il accepter que la BNP verse 1 milliard d’euros à ses traders ?

    En tant que premier actionnaire de la BNP, l’Etat va-t-il accepter ce scandale insupportable ?

  28. @ Mr Leclerc

    Le « peak oil » (au sens pic de production) a a eu lieu l’année dernière. Plus jamais l’home n’extraira autant de baril/jour qu’il ne l’a fait en 2008 (Mr de Margerie a évoqué cette possibilité à demi-mot, cela n’a quasiment pas été repris par les médias bien sûr).
    Il a signé la grand revanche de Dame Nature sur notre monnaie qui n’est rattachée à rien si ce n’est une confiance qui va fondre.

    Le « peak oil » est une légende savamment entretenue (je ne sais pas dans quel mesure les promoteurs en ont conscience), il part notamment du postulat que tout les pays à même de produire du pétrole feront tous ce qu’ils peuvent pour abreuver la planète de leurs pétrole quoiqu’ils leurs en coûte.

    Les pays producteurs (la capacité net de production est en baisse de tous ces pays sauf éventuellement du Canada) en ont plus que jamais conscience et savent qu’ils n’auront pas deux crénaux.
    Les déclaration d’un Chavez ou Ahmaninedjad en 2008 allait clairement en ce sens (les malheureux ont oublié que la demande pouvait s’effondrer plus vite que l’offre).

  29. Exczellent article et réactions des lecteurs très à propos. je n’ai héls aps tout pigé dans ce papier. la classe de grands méchants dont vous parlez, ceux aux dents longues qui vont nous faire crever, je ne les vois pas. par contre, ce que je vois et constate tous les jours, c’est des gens anonymes tapés de partout d’orgueil, de suffisance, de mépris pour les autres, de reniement de la condition humaine. Ils ne sont pas dans les sommets du G20 ou à la tête de structures financières, ils sont partout, à faire des appels de phare avec leurs bagnoles à croum quand comme moi on se balade dans une petite bagnole, ils vous regardent comme un étron lorsqu’employés de boutique, vous franchissez le seuil de leur magasin sans avoir rien acheté, et si par totale aniveté vous leur parlez, ils se répandeent en moi-moi et en je-je, vainqueurs de tout et partout, jamais cocus, jamais piégés, jamais pris, intelligents, malins, dégourdis, forts, vainqueurs. voilà ce que je vois au jour le jour, alors je crois comme a l’économie qu’on mérite bien entrenue par ses petis soins, bien cajolée et gonflée artificiellemnt par le crédit individuel alimentant l’endettement général avec lequel quelques uns ont monté des empires, entrainé des faillites, des drames, des horreurs bientôt, tout ça bien étayé par le nigaud de base chercahnt à péter plus haut que son cul.

  30. @ Mr Jaurion

    Vous sous-estimez la capacité de Deni du système.

    Il peut absorber une quantité encore extraordinaire de souffrance avant de prendre acte. Et prendre acte n’est que le début…

  31. Sauf que…
    Sauf que les mêmes personnes qui ont provoqué cette crise ont le pouvoir! GS a même réussi à placer son ancien directeur à la tête des finances américaines!
    Autre exemple: le bilan des banques est catastrophique à cause des toxics?
    Soit! Ils se modifient la norme comptable pour ne plus prendre en compte la valeur réelle (close to the market), mais ce qu’ils pensent que cela vaut, et ils continuent à se distribuer des bonus de folie!
    Ils font durer LEUR système! Et tout le monde joue le jeu, y compris le citoyen lambda!
    Avez vous déjà parlé autour de vous des consequences possibles de la crise? Les écoutilles se ferment dès que vous emettez des hypothèses moins roses que celles des médias, et les réponses sont toutes dans le sens de GS et consort: le pire est passé, ca va repartir…
    Bref, hormis les goldeux de boursorama et les jaloux du bien des autres, personne ne veut la fin de ce système, car tout le monde a quelque chose à perdre. Et n’oublions pas que la confiance est primordiale dans notre économie, que les banques peuvent raconter n’importe quoi, l’essentiel est que les gens le croient! Regardez TF1 à 20 heures pour vous en convaincre…
    1789 a eu lieu parce que perosnne n’avaitplus rien. Et ce n’était pas parce que les caisses étaient vides que les gens se sont révoltés, mais parce que les estomacs étaient vides! La petite histoire de la grande Histoire, c’est qu’un volcan en Islande, le Lakagígar a explosé en 1784, et a provoqué la famine de 1789!
    Reste à savoir quand notre volcan explosera…
    Car tout le problème est pour l’après: plus cette situation de renfouissement de puits sans fond continuera, plus les conséquences seront désastreuses pour les générations futures.
    Mais qui s’en soucie? Le pouvoir est détenu par la génération des 68ards, qui ne se soucient que d’eux!
    Ils ont fait les pires conneries quand ils étaient jeunes, et maintenant qu’ils sont devenus vieux, ils font des lois pour nous interdire de faire la même chose! Pareil pour le systsème: ils ont profité et abusé d’un système mis en place par leur parents, et comptent sur leurs enfants pour payer la note!
    Les gouvernants ne voient pas plus loin que le fond de leur porte monnaie, et nous prennent pour ce que nous sommes: de moutons!
    Que les magasins ferment pendant ne serait ce que 5 jours, que les banques coupent les distributeurs durant la même période ( comme certains l’annoncent ), que les banlieues explosent à nouveau, que cela se propage aux bourgades bourgeoises de province, et le bon peuple sera prêt à continuer de financer ce puits sans fond, tant qu’ils pourront retrouver un peu de calme et de béatittude devant les infos de TF1!
    C’est maintenant qu’il faudrait déjà mettre en place une alternative, car sans choix, les leaders se retournernont vers le seul systeme connu, et les moutons, comme d’habitude, suivront…
    Si la logique et le bon sens dominaient les débats publics, on n’en serait pas là!

  32. @ Loup des mers
    « D’autres technologies telles que la robotique, les nanosciences et les technologies spatiales sont autant de portes ouvertes sur de nouvelles façons de produire et de nouveaux horizons de conquête. »

    Et on comprend toujours rien à rien, et continue de rêver comme avant une fois la grande faillite survenu surtout que les nouvelles choses produites de nos mains sont autant de nouveau mots, concepts et gadgets de plus pour nous permettant d’avancer plus rapidement nous amenant par conséquent à penser que tout le monde l’acceptera sans broncher, sans rien dire, c’est la nouvelle suggestion à la mode celui d’un autre film de propagande circulant aussi sur le net, tant de contradiction de conduite et de propos chez ces gens là à quand une nouvelle puce dans le trou du cul aussi pour mieux rationaliser nos mêmes modes de consommations matérialistes.

    Et les problèmes matériels ne manquent pas non plus pour mieux de nouveau faire avaler la pilule, quel grand piège tendu au plus grand nombre. Jeunesse, jeunesse qui rêve encore du tout virtuel, du tout technologique, du tout gadget de plus sur terre pour se sentir bien et en sécurité, mais quelle grande folie supplémentaire du monde à quand le marquage de tous les êtres petits et grands ? Quoi vous n’êtes pas d’accord avec le choix du plus grand nombre pour imposer davantage cela à l’autre c’est donc que vous êtes forcément contre le progrès de l’homme n’est ce pas ?

    Allez tous au marquage oui peu importe ou nous irons demain, tout sauf le capitalisme…

  33. @ Leduc (intervenant à 01h49)

    Allez voir http://www.cinema.ch/film/children-of-men
    Probablement une des mieux faite simulation du monde qui s’amène :
    le très poussé « making of » (en bonus sur le DVD) du film LES FILS DES HOMMES (Children of men) par Alfonso Cuarón :
    dont l’acteur principal se nomme …Théo !

    Sous le symbolique fil rouge du film (une humanité stérile qui lutte pour sauver son dernier enfant né)
    La trame d’un quotidien très dur du fait de la violence et des pénuries…
    (un peu comme dans « La mort en direct » de bertand Tavernier en 1980, mais là une 1ère classe subsiste…)
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2760.html

    Peut-être sommes-nous autour de ce blog, une poignée de « Germanopratins » (intellos de St-Germain des prés) qui,
    comme le Marcellin Ammien du IVé siécle constatent, impuissants,
    la fin de l’empire, la montée de la barbarie…

    NON ! Pour la génération de Théo on ne lâchera pas le morceau, il faut préparer l’avenir, établir
    UNE CONSTITUTION POUR LA CIVILISATION !

  34. Des nouvelles de l’économie réelle (aujourd’hui mercredi 5 août) :

    « La contraction du secteur des services s’est accélérée en juillet en France, selon l’indice des directeurs d’achat (PMI) publié mercredi 5 août, qui s’établit à son plus bas niveau depuis quatre mois, à 45,5 points contre 47,2 en juin.
    Un niveau de l’indice inférieur à 50 points reflète une contraction de l’activité.
    « Le rythme de contraction du volume des nouvelles affaires reçues par les prestataires de services français s’accélère en juillet », explique dans un communiqué la société Markit qui publie l’enquête.
    Elle précise que cette tendance est souvent attribuée « à la faiblesse de la demande sous-jacente, les entreprises du secteur hôtels et restaurants continuant de signaler une baisse particulièrement soutenue du nombre de nouveaux contrats (malgré la récente baisse de la TVA qui, selon de nombreux répondants, a entraîné une réduction des prix facturés dans ce secteur) ».
    Par ailleurs, « un taux de réduction des effectifs record » a été enregistré en juillet dans les services, plus du quart des répondants signalant des suppressions de postes. »

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=d1baab61908f6aa19abc013320b2dfa3

    Les ventes au détail ont chuté de – 0,5 % au mois de juin en zone euro selon les statistiques communiquées par Eurostat. Le marché anticipait une hausse de 0,2 % sur cette période. Sur un an, le recul s’élève à – 2,4 %, contre une prévision de – 2,5 %.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=9dfd1152dbcca3e41a178cc7d721c4dc

  35. Paul Jorion me semble d’un « optimisme délirant ». La « solution » tout le monde la connaît depuis la nuit des temps. C’est le musellement de la dominance sociale, par le plafonnement des fortunes personnelles. Platon disait déjà ça, il y a 25 siècles et l’anarchie espagnole, en 1936, a démontré que rien n’était plus simple, plus facile et plus fonctionnel que ça.

    Le fait que personne (absolument aucun parti politique, aucune association,..) n’aborde ce sujet, qui serait pourtant le seul à signifier quelque chose, démontre que l’humanité ne veut à aucun prix d’une société égalitaire, pour la bonne raison que chaque individu aspire à devenir un dominant social (typiquement: Le « rêve américain »).

    Ce qui va se passer (pas besoin d’être voyant pour le savoir), c’est… la même chose que d’habitude, c’est-à-dire le changement d’échelle, comme nous l’avons déjà expérimenté au début du néolithique, au début des civilisations médiévales, au début des civilisations industrielles… à savoir l’augmentation du champs d’application de la dominance sociale. Exactement ce qu’à prévu, par exemple, LEAP2020. Avec, toutefois, des conséquences que LEAP2020 ne peut pas prévoir, (puisque ce n’est pas son domaine d’étude), à savoir, l’affaiblissement du pouvoir d’action de l’individu sur la société (jusqu’à la dictature du meilleur des mondes), et la densification (réduction en nombre) de la classe de la haute noblesse).

    Si la population ne voulait pas cela, ce serait résolu depuis des lustres, puisqu’on peut changer la face du monde avec une simple loi (qui ne sera, de toutes évidences, jamais envisagée par personne, ne serait-ce que parce que « trop simple », trop « populiste »,…).

  36. La situation d’aujourd’hui donne un peu l’impression d’un calme trompeur. C’est sans doute l’oeil du cyclone, et son tourbillon furieux n’est pas si lointain. Le changement de système se fera t-il en douceur, presque imperceptiblement, ou seulement après quelques ruptures et cassures tonitruantes ? Je crois plutôt aux ruptures, puisque toute la politique de « containment » de la crise, mise en oeuvre depuis septembre 2008, revient à tendre encore un peu plus le ressort de la crise, ressort qui finira bien par se détendre.

  37. A Svenmarq : très bon exemple que celui des Fils de l’Homme. La représentation du corps social dans ce film d’anticipation a des accents prophétiques très forts. En fait si ça paraît si hautement probable, c’est que ce futur fait de segmentations sociales, de contrôle des citoyens, et de division accentuée entre riches vivant dans des zones bunkerisées, milicées, policées, et pauvres vivant dans la violence, le dénuement et la répression, n’est après tout qu’une légère extrapolation de ce que nous constatons aujourd’hui. Le film montre juste une société anglaise qui a rompu avec ses dernières prétentions de justice sociale et d’égalité, pour entériner le chaos du tous contre tous et la domination assumée de quelques leaders cyniques sur une population d’Elois et de Morlocks. Et on voit avec quelle violence les Morlocks y sont pourchassés.

  38. La première et indispensable chose à faire est informer les gens de la crise systémique actuelle. Le côté économique mais aussi social, philosophique, environnemental, énergétique ect.

    Pour ce qui est des actes, la mesure urgente à prendre est le contrôle démographique. Nous sommes presque 7 milliards.
    La Terre est trop petite pour 7 milliards ou plus d’humains si on veut conserver une nature préservée et la survie des autres animaux. Plus nous sommes nombreux, plus la situation se complique.
    Il faudrait qu’on se limite de nous même, sans y être contraint, à 2 enfants par femme. En ajoutant les fils uniques et les couples sans enfants, la population va décroître.

    Pour changer la situation actuelle, on a deux choix. La solution douce en passant par la politique et la réforme et la solution brutale, par une sorte de révolution (violente ou non). La révolution ne peut se faire que si la majorité de la population est in formée et prête à utiliser sa raison. Pour utiliser la politique, il faudrait l’émergence d’un nouveau parti fondamentalement différent des autres. Pas sûr que ça arrive…

    Pour le prochain système, un des principes fondateurs devrait être, pour moi, l’impossibilité de concentrer du pouvoir ou de la richesse.
    La carotte qui est l’argent actuellement doit être remplacé par la solidarité, le bien commun, la recherche du bonheur tout simplement.

    Il faudra enfin revenir à un train de vie plus simple, plus sain. Supprimer le superficiel. Vivre local, en communautés soudées.
    La quantité de travail humain à faire baissera grandement mais ce sera tant mieux ! Pour nous nourrir et vivre heureux, nous n’avons pas besoin d’une productivité énorme au niveau du travail humain car nous avons une technologique montante pour des besoins qui diminueront.
    Instaurer la gratuité peut être un exemple de projet qui nous unira tous.

    L’homme ne naît pas égoïste ou individualiste. C’est la société qui lui montre l’exemple et l’individu agit par mimétisme.
    De toute façon, l’histoire et les textes écrits dans le passé suffisent quasiment à nous montrer la voie.

    Merci Paul de nous donner ce terrain de réflexion et d’expression.

  39. Je me permets de vous copier-coller le 4e de couv d’un livre de Bernard Stiegler intitulé « Pour une nouvelle critique de l’économie politique » :

    « Plongés au cœur d’une crise sans précédent historique celle d’un capitalisme devenu planétaire – nous débattons de ce qui la caractérise, et des conditions pour en sortir au plus vite : d’autant plus vite que les ravages terrifiants qu’elle engendre pourraient évidemment conduire à des menaces géopolitiques d’une ampleur encore inconnue. Au centre de ces débats se loge une contradiction dont nul ne semble avoir conscience – ou vouloir prendre conscience dans les mondes de l’économie et de la politique : c’est que le principal facteur de la crise est l’épuisement du modèle consumériste.

    Celui-ci, devenu intrinsèquement toxique, fait système avec la destruction de l’investissement par un capitalisme hyperspéculatif à tendance mafieuse, et repose sur ce qu’il faut appréhender comme une bêtise systémique. L’inconscience dont il s’agit est en vérité l’un des effets les plus graves, dans la nouvelle situation créée par la crise, de la bêtise sécrétée par le modèle consumériste tel qu’elle se trouve renforcée par ce qui constitue aussi, dans ce contexte, un refoulement le refoulement d’une réalité qui place les sociétés hyperindustrielles devant ce qui se présente comme un paradoxe.

    Car s’il faut évidemment relancer la machine économique par l’investissement et par la consommation pour éviter une dépression mondiale qui engendrerait une terrible aggravation des injustices sociales, déjà intolérables et dont l’horizon malheureusement probable serait un conflit mondial, le faire par la simple reconduction du modèle consumériste qui est à l’origine de la crise ne pourrait qu’aggraver encore la situation. S’il faut relancer la consommation, cela ne peut être qu’en vue de soutenir des investissements dans un nouveau modèle industriel, non consumériste et porté par une politique publique mondialement concertée : l’enjeu est un New Deal en ce sens – pour lequel Keynes ne saurait suffire et où Freud doit être convoqué.

    La question est celle de l’investissement au-delà de la consommation, c’est-à-dire aussi tel qu’il doit être repensé au regard de ce que ce terme signifie depuis Freud – extension de l’économie de l’investissement qui doit conduire à une nouvelle façon de penser le travail. Ce petit ouvrage est consacré à l’examen des éléments axiomatiques étayant cette analyse. Il tente d’esquisser les fondements d’une économie de la contribution. Il invite la philosophie contemporaine à réévaluer la question de l’économie et de sa critique – une nouvelle critique de l’économie politique fondée sur une critique de l’économie libidinale au moment où l’économie libidinale capitaliste est devenue structurellement pulsionnelle. »

    Et je ne peux que vous conseiller le brillant manifeste de l’association Ars Industrialis : http://www.arsindustrialis.org/le-manifeste

  40. L’oligarchie était une forme de gouvernement (démocratie, tyranie, pourquoi pas l’énarchie française).
    Maintenant elle désigne plutôt les hommes d’affaires autour de Bilderberg, Davos et autres Trilatérales.

    Oligarchies, classe ou lobbys ?
    « Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.
    En particulier, une seule banque tient tout: Goldman Sachs. Elle est l’objet aujourd’hui d’innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones.
    Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman) , après avoir profité de ces faillites et reçu de l’Etat d’énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire fait aujourd’hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu’ils rejoindront un jour la firme , après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres…
    Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaine, les salariés en sont les ultimes victimes: les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu’elles ont déjà largement ruinés.
    Ces lobbys sont si puissants qu’on n’en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu’ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis je. »
    http://www.slate.fr/story/8747/banques-le-triomphe-des-coupables-par-jacques-attali

    Une « classe » dans votre conclusion :
    « l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »
    La classe n’est elle pas l’ensemble de ces oligarchies avec leurs lobbys ?

    D’un autre côté la nouveauté est dans la convergence accélérée des crises : financières, surpopulation, déplétions, pollutions, globalisation …
    en dehors des fantaisies naturelles (pandémies surtout agricoles, séisme…) ou culturelles (révolution scientifique, religion, invasion …)
    souvent déclenchantes, elles, comme la famine de 1789.

    Cela dure depuis longtemps et peut perdurer autant.
    L »incompréhension des empires se mesure en siècles, Rome a vécu bien des catastrophes avant 476 ou 1453 et la grande majorité des contemporains n’y a rien compris vu son émiettement culturel, spatial et temporel.

  41. Betov dit :
    …….. La “solution” tout le monde la connaît depuis la nuit des temps. C’est le musellement de la dominance sociale, par le plafonnement des fortunes personnelles. ……….

    et d’ajouter : l’impossibilité pour les grands groupes de constituer des trésors de guerre, forcer l’utilisation des bénéfices par la redistributions vers les salariés, les actionnaires et l’investissement..

  42. @ Lambert Francis
    « Cela dure depuis longtemps et peut perdurer autant.
    L”incompréhension des empires se mesure en siècles, Rome a vécu bien des catastrophes avant 476 ou 1453 et la grande majorité des contemporains n’y a rien compris vu son émiettement culturel, spatial et temporel. »

    Exactement ce que mes années de recherche m’ont démontré les exemples du passé sont là pour nous démontrer que l’on va dans le mur, à la différence que pour le cas de Rome, la noblesse de l’époque avait adressé le problème de changement de réalité par la christianisation OBLIGATOIRE du peuple romain (qui à provoqué la chute de l’empire occidentale Romain) et nous à fait rentrée de plein pied dans le moyen-âge (DARK-AGE en Anglais qui est plus révélateur de l’époque) au passage tous les braves gens ont pris 200 ans de régression et servage pour tout le monde.

    Cette christianisation n’avait que pour but de reprendre le contrôle sur le peuple et protéger les richesses (terre,or etc..), et en avant la galère pour tout le monde. (la société romaine était loin d’être idéale MAIS elle était une forme de globalisation du monde ou régnais le libre échange, le commerce, une forte assimilation des cultures et intégration des « barbares » ainsi que la possibilité de s’affranchir). Les dernières découvertes archéologiques nous prouves qu’ils n’étaient pas loin d’une forme de pré révolution industrielle (découverte de sorte de machine agricole mécanique et de proto de machine a vapeur etc…) mais il leur manquait le livre sous la forme imprimerie.

    Bref pour revenir au sujet de base TOUTES CES CONNERIES ont déjà été vécu a plus ou moins grandes échelle et ont amené au même point: régression des peuples. (sauf de l’élite)

  43. bonjour
    puisque tout le monde sur ce site semble en route pour faire la révolution (au moins au niveau informatique), deux textes anciens, histoire de dire et redire, que derrière les habits du temps présent, il y a beaucoup de « déjà vu »!!!
    le fondamental en premier :
    « L’homme, tour à tour marchand et marchandise, ne s’informe plus du mérite des choses, mais de ce qu’elles coûtent; faire le bien, faire le mal, n’est chez lui que spéculation. Il suit la vertu tant qu’il en espère quelque profit, prêt à passer sous la bannière du crime si le crime promet davantage. Nos parents nous élèvent dans l’admiration des richesses; la cupidité qu’ils sèment dans nos jeunes coeurs y germe profondément et grandit avec nous qui voyons la multitude, partagée sur tout le reste, être unanime sur ce seul point : le culte de l’or. C’est l’or qu’elle souhaite aux siens, l’or que sa reconnaissance consacre aux dieux comme la plus excellente des choses humaines. Enfin nos moeurs sont déchues à tel point que la pauvreté est une malédiction et un opprobre, méprisée du riche, en horreur au pauvre. »
    Sénèque – Lettres à Lucilius (vers l’an 64)
    plus proche de nous, pour l’évolution des sociétés…
    « …n’en déplaisent aux économistes, il est très facile d’imaginer une société mondiale, placée économiquement sous le signe du collectivisme, mais où le pouvoir politique, militaire et pédagogique se trouverait concentré entre les mains d’une petite caste de dirigeants et d’hommes de main…..Ce serait vraisemblablement une société stable et, si l’on considère les immenses richesses que recèle un monde scientifiquement mis en valeur, on peut penser que les esclaves seraient convenablement nourris et entretenus, de manière à être satisfaits de leur sort….»
    G. ORWELL « Le quai de Wigan » (1937).
    enfin un début d’espoir …!!!
    – « ….les membres de la société sont unis par un commun accord sur l’organisation et les buts sociaux ; les relations individuelles et politiques sont stables et acceptées, la disposition du pouvoir révèle diverses possibilités de contribuer au bien-être de la société. Par opposition les périodes « critiques » sont marquées par l’écroulement du consensus et par la désintégration de la société en fragments dissidents et hostiles les uns vis à vis des autres. Le statut est remis en question, les relations s’enveniment et, dans la lutte qui s’ensuit pour le pouvoir, les qualités respectives des classes en conflit et des individus sont oubliés…….une civilisation qui se désintègre est le théâtre de deux intrigues différentes qui se jouent côte à côte. Tandis que la minorité dominante répète sans changement et inlassablement sa propre défaite, de nouveaux défis appellent inlassablement de nouvelles réponses créatrices de la part des minorités …. » A. TOYNBEE « a study of History »
    Je ne suis pas sur que nous faisons (et avons fait) mieux au niveau de l’analyse que ces grands anciens!!! Seule différence et de taille , le problème écologique, qui nécessiterait de notre part à tous une vision du type plan ORSEC, que les économistes et les politiques depuis Hayeck and Co (et pas depuis 68) ont, avec succès, fait disparaître du comportement humain de base !!!
    Reste les « nouvelles réponses créatrices de la part des minorités …. » , chères à Toynbee que l’on attend avec espoir mais faut faire vite vu l’urgence écologique!!!
    Chris

  44. Le « capitalisme » agonise victime d’une maladie systémique.

    Si d’aucuns, représentants de l’oligarchie financière, ont convenu avoir surestimé certaines capacités du système cf. Greenspan, lesquels ont-ils entériné son actuelle agonie?

    Parmi les représentants du peuple, quels sont ceux qui reconnaissent l’agonie du « capitalisme »?

    « Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite… » n’en doutons pas ce jour viendra d’autant plus qu’il est déjà là, ce n’est pas un jour c’est un tricot qui se maille, une architexture qui se bâtit dont les mots s’entendent faiblement…. c’est une mue. Un jour cette mue aboutira et paraitra comme une évidence.

    Qui nous décrira les phases de la mue?

    Bravo Paul Jorion pour l’exposé du diagnostic et l’annonce de l’apoptose.

  45. @ Betov
    « Paul Jorion me semble d’un “optimisme délirant”.

    Le délire que l’on reproche souvent chez les autres, c’est d’abord notre propre délire que nous ne voyons pas encore en nous qui n’a jamais déliré le premier au sujet de la crise ?

    Il vient d’avoir un enfant pourquoi lui reprocher d’être encore dans la joie cela vous dérange-t-il tellement qu’il ne vous renvoie pas le même pessimisme ambiant dans le billet du jour.

    « C’est le musellement de la dominance sociale, par le plafonnement des fortunes personnelles.  »

    Peut-être une bonne ou une mauvaise idée, ne serait-il pas plus sage alors de l’expérimenter d’abord dans un seul pays, avant de vouloir le généraliser pour tous dans le monde.

     » Le fait que personne (absolument aucun parti politique, aucune association,..) n’aborde ce sujet, qui serait pourtant
    le seul à signifier quelque chose, démontre que l’humanité ne veut à aucun prix d’une société égalitaire, pour la bonne raison que chaque individu aspire à devenir un dominant social (typiquement: Le “rêve américain”). »

    Détrompez vous tout le monde n’aspire pas à devenir un dominant social, encore faut-il bien le voir en l’autre.

  46. Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer (de rage) en constatant que tout le monde sait parfaitement diagnostiquer la situation et proposer la solution de raison pour en sortir.

    Il me revient en mémoire la célèbre phrase de Georges Marchais à l’époque de « l’union de la gauche »: « Au delà de xxxx francs, je prend tout ». Même à l’époque, tout le monde savait qu’il ne songeait pas une seconde à mettre cela en application.

    C’est comme Mélenchon, à l’heure actuelle, qui propose de plafonner les salaire sur la somme démentiellement élevée de 20.000 euros, en omettant soigneusement de parler du plafonnement des fortunes personnelles. En partie parce qu’il sait très bien qu’il existe mille et une façons de contourner un plafonnement des salaires.

    Cynisme absolu: Tiens ! Je ne vais pas tarder à vendre un paquet de mes AXA, moi… :))

  47. rebonjour
    j’en rajoute une couche en citant un bout d’article trouvé dans Médiapart:
    « Les dérégulations qui ont présidé à l’édification de la nouvelle économie mondialisée ont en effet incité les gestionnaires de capitaux à moins se préoccuper de la profitabilité pérenne des entreprises que de l’augmentation à court terme de leur valeur actionnariale. Or le triomphe de cette culture du rendement a provoqué un creusement des inégalités et un développement de la précarité que les ébauches d’extensions des droits individuels n’ont pas été capables de contenir.
    Pour conjurer les tensions sociales dont le néolibéralisme est porteur, ses promoteurs gouvernementaux ont élaboré deux stratégies successives. D’abord, dès le début des années 1990, ils se sont employés à masquer la précarisation et la paupérisation des exclus de la distribution des dividendes, en les invitant à s’endetter pour acquérir les moyens de leur consommation et, grâce au développement du crédit immobilier, de leur ascension sociale.
    Ensuite, à partir de septembre 2001, l’appel à rejeter l’«assistanat» prodigué par l’État-providence au profit d’une autonomie acquise par l’emprunt s’est doublé d’une ritournelle sécuritaire de plus en plus obsédante. Tant la hantise d’un terrorisme globalisé que la projection des inquiétudes générées par la mondialisation des échanges sur la circulation des personnes ont en effet permis de substituer aux protections sociales (désormais décrétées hors de prix) la promesse de sécurité offerte par le filtrage des frontières et l’intransigeance à l’égard des étrangers coupables de troubles ou soupçonnés d’abus.
    Thomas Gérard et Mathieu Potte-Bonneville sont philosophes, membres de l’association Cette France-là
    (Le monde 2008)
    chris

  48. @ Vincent Porel

    Il y a deux notions différentes : celle du peak oil, le moment où la production tous sites d’extraction confondus va commencer à décroître, et celle du coût du baril, qui augmente au fur et à mesure que la demande progresse (c’est bien sur le cas) à production constante. Il y a bien une session de rattrapage, le prix élevé du baril permettant de supporter des coûts d’extraction de plus en plus élevés, mais ce répit va aussi dans le sens du surenchérissement…

    Tout ceci, bien entendu, non compte-tenu de la spéculation financière !

    Il y a nécessairement des incertitudes pour identifier ces seuils: les réserves estimées résultent du déclaratif des pays où se trouvent les gisements ! Les experts essayent de corriger leurs données. Les chiffres sont au final politiques; mêmes ceux de l’AIE.

    L’évolution de la consommation dépend quant à elle de la prévision du taux de croissance de l’économie mondiale dans les dix années à venir, savant exercice lui aussi.

    Les jeux du pétrole sont impénétrables ! Tout le monde procède au doigt mouillé.

    Quoiqu’il en soit, l’énergie va coûter de plus en plus cher.

  49. Je ne pense pas que la population francaise est dans le « deni » de la crise ou dans la croyance de l apres crise.Les centaines de milliers de nouveaux chomeurs ,les travailleurs pauvres ,les ouvriers fraichement licenciers ,les etudiants qui galerent la baisse de productions des entreprises….tous ces gens sont dans la realitée et ne se font pas d illusions.Il n y a que les medias pour precher la bonne paroles des politiques , des responsables d entreprises , de banques ,de multinationnales pour inventer une autre réalité.Et tout est fait pour que la population s imprègne de ce monde .Un film de ma generation symbolise bien la situation :Matrix . Nous sommes dans ce monde virtuel ,plaisant où tout est inepuisable ,plaisirs accessibles ,energie en abondance, nourritures ,vacances (,credit , voiture ,maison ,voyage en avion) où toutes personnes se sentent libres alors que tout ceci est controlé par un super logiciel la matrix(pour nous les medias ,les politiques ,la finance) et de l autre des gens qui ont reussi a s extraire de cette « magnifique » irrealité et qui voit le monde objectivement des morphéus que le système essaye d ecraser ….La comparaison s arrete là car en realité seul le monde occidental et certaines populations du G20 sont dans cette pseudo realité l autre monde 3 ? 4? milliard d individus n ont jamais été connectés au monde de « Disney » où tout etait possible,où tout etait consommable et achetable .Ils sont peut etre notre futur ,la « crise « a toujours existée ,ils n ont pas connu autre chose que la « triste » réalité.Nous sommes pour la plupart ethnocentriste car le système nous pousse a valoriser et consommer sur nos valeurs de « liberté » , d invidualisme ,de reussite etc….
    ps:a noter que si le petrole monte c est aussi parce que le dollar n a jamais été aussi bas face aux autres devises

  50. « Il est en vérité à l’agonie et rien ne pourra plus désormais le sauver. »

    La Bête est maline elle ne manque pas non plus d’imagination pour vouloir toujours s’en sortir, exister, comment pourrait-elle faire croire quelle n’est plus pendant un temps et puis subitement relever la tête à cause d’une autre ?

  51. @Jérémie (c’est amusant, je m’appelle aussi Jérémie)

    Pour que vous compreniez bien mon propos, sachez que je ne suis pas un techno Freak, adepte du tout technologique, mais une personne persuadée que le moteur de notre univers est la Vie, et que ce qui meut notre monde est un déséquilibre qui recherche en permanence l’équilibre (théorie de la conservation de l’énergie + augmentation de l’entropie), une sorte de fuite en avant, dont les mécanismes principaux se traduisent par la sélection des aptes (et non pas des plus forts, l’apte étant tout simplement celui qui survit une seconde de plus, par la force comme par la lâcheté, en fuyant ou en se cachant) et la loi des grands nombres (une vision non pas déterministe mais probabiliste des choses).

    Ce qui fait la survie et la domination (jusqu’à extinction partielle, et on recommence) d’une espèce/civilisation/langue/technologie/idée est sa possession d’un avantage compétitif dans un contexte qui est, toujours, de sélection naturelle.

    Pour les sociétés, ce qui fait leur force c’est leur capacité d’organisation (irrigation et armée moderne chez les égyptiens, administration des chinois, légions romaines, finance européenne, fordisme états-uniens, etc…) qui permet de gagner en efficacité (qualité des résultats par rapport à l’énergie déployée), en vitesse et en précision. La vitesse est un avantage compétitif fondamental. La précision est une condition de l’efficacité et de la limitation des gaspillages.

    Internet fait gagner à l’information en vitesse et en précision de façon radicale, et donnera à ceux qui sauront l’utiliser un avantage compétitif décisif, pour la création efficace de richesse comme pour la domination (ce qui est toujours lié sur le long terme, la chute de l’un entrainant toujours la chute de l’autre).

  52. Les problèmes sont connus. Quelle chemin vers une solution ?

    Les grandes entreprises ne font que répliquer ce qu’elles savent faire et nous ne pouvons pas compter sur elles
    pour bâtir l’économie dans nos sociétés condamnées à devenir insolvables dans leur modèle.

    Pour avoir une chance d’affronter les crises en cours et à venir, nous avons besoin de nous ré-approprier
    l’économie et cela commence à mon sens par ré-inventer l’entreprise si l’on a une vision très operationnelle
    de la question.

    L’utopie est la seule option. Ce qui caractérise une utopie n’est ni la reconnaissance d’un problème à caractère
    universel, ni l’existence de solutions, mais la nécessité d’être adopter pour une majorité pour devenir réelle.
    La constitution pour l’économie n’est qu’un élément d’un projet plus vaste exigeant de re-bâtir notre économie.

    De mon point de vue, le tout ne peut être qu’un projet d’entreprise, je veux dire une entreprise s’étant donné le
    but d’être plus compétitive, intégrant les questions sociales et écologiques pour transformer le système en
    place…

  53. En jouant à l’économie-casino, les traders ont fait gagner des milliards aux banques françaises ces derniers mois.

    Bon.

    D’accord.

    Mais il n’y a pas que l’économie-casino dans la vie. Il y a aussi l’économie réelle.

    Depuis le mois d’octobre 2006, les ménages français empruntent de moins en moins pour acheter leur logement :

    http://www.crisedusiecle.fr/france-credits-menages-detail-HAB.html#graph1

    Depuis le mois de juin 2008, les ménages français empruntent de moins en moins pour leurs crédits à la consommation :

    http://www.crisedusiecle.fr/france-credits-menages-detail-TRES.html#graph1

    Depuis le mois de juillet 2008, les entreprises françaises empruntent de moins en moins pour leur investissement :

    http://www.crisedusiecle.fr/france-credits-entreprises-detail-INV.html

    Depuis le mois d’octobre 2008, les entreprises françaises empruntent de moins en moins pour leur trésorerie :

    http://www.crisedusiecle.fr/france-credits-entreprises-detail-TRE.html

    Conclusion : les banques distribuent de moins en moins de crédits aux ménages français. Les banques distribuent de moins en moins de crédits aux entreprises françaises. Dans les mois qui viennent, les banques françaises vont donc gagner de moins en moins d’argent.

    La deuxième crise financière arrive.

    La deuxième crise financière va être terrible pour les banques françaises.

  54. @ Paul
    OK !
    J’ai bien compris votre dernier paragraphe, et je m’étonne de vous découvrir « irrité » ou « agacé » par la reformulation inverse, un tantinet malicieuse, que j’en ai faite dans un conditionnel qui ne servait qu’à introduire la suite de mon propos, beaucoup plus importante à mes yeux pour bon nombre d’entre nous !
    Si cette façon de réfléchir vous a réellement heurté ou indisposé, je vous prie de bien vouloir m’en excuser !

  55. Le culte de la raison balaiera les oligarques… Et pourquoi pas la religion? Après tout, Malraux affirmait bien quelque chose de ce genre.

    D’autant plus qu’on peut prétendre que le système capitaliste est un des fruits du rationalisme, avec son frère le communisme.

    Et d’un point de vue historique, les grandes civilisations se sont, pour la plupart, construites autour de la religion (L’Egypte, la Grèce, Rome, Byzance…).

    Hegel, Holderlin, voire Nietsche rêvaient de l’avènement d’une Nouvelle Eglise.

  56. pour faire écho à UHM reprenant la couv de Bernard Stiegler parlant de stupidité, et également pour faire mention d’un film visionnaire, comme il a été dit du « fils de l’homme », je propose « idiocratie » pour ceux qui ne l’auraient vu!…

  57. Et si on assistait à des réactions de violence incontrôlées ?

    En Chine, un patron vient d’être lynché à mort par ses ouvriers lorsqu’il leur a annoncé un plan de licenciements.

    Et en France ?

    Est-ce que la violence peut éclater ?

    Un représentant américain de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, Eric Doesburg, a été agressé mardi soir par des salariés de l’usine, a indiqué mercredi 5 août le co-gérant de l’usine Marcus Kerriou, et le ministre de l’Economie, Christian Estrosi, a condamné l’agression.

    « Une quarantaine de personnes alcoolisées ont agressé verbalement puis physiquement Eric Doesburg », directeur du développement de Molex USA, « lors de sa sortie de l’usine vers 21H30 » mardi, a indiqué à l’AFP M. Kerriou. « M. Doesburg a reçu des coups de poings et de pieds », a-t-il ajouté, précisant que lors de l’agression « M. Doesburg portait une attelle et se déplaçait avec une canne suite à une opération du genou ». Selon M. Kerriou, les blessures ont été constatées par un médecin et « une plainte a été déposée ».

    Le ministre de l’Economie et des Finances, Christian Estrosi, a condamné dans un communiqué « ces actes de violence exercés par une minorité qui desservent la cause des salariés et rendent encore plus difficiles les négociations ».

    En grève depuis le 7 juillet, les salariés de Molex ont été informés mardi 4 août de l’arrêt des discussions entre la direction et un éventuel repreneur de l’usine de Villemur-sur-Tarn, près de Toulouse, qui doit fermer fin novembre.

    M. Estrosi, qui devait rencontrer mercredi à 14H00 Eric Doesburg, a précisé qu’il « le recevra dans quelques jours » et qu’il allait « s’entretenir téléphoniquement dans la journée avec le président du Groupe Molex, Martin Slark ».

    http://www.e24.fr/entreprises/industrie/article119669.ece/Molex-un-representant-americain-de-l-usine-agresse.html

  58. Pas vu « Idiocratie », mais vais me renseigner rapidement, merci.

    @ Antoine : la religion, oui. C’est un truisme que de dire que l’occident est amputé de sa dimension spirituelle, parce que le christianisme a été la religion de la sortie des religions, et qu’il n’a malheureusement été remplacé que par un scientisme qui, pour rationnel et efficace qu’il soit, ne suffit pas à satisfaire la part métaphysique des besoins du genre humain.

    Les radicalisations religieuses et identitaires, partout dans le monde, en occident comme ailleurs, ne sont pas étrangères à ce manque. Et ces radicalisations n’en sont que plus virulentes à mesure que le système consumériste, qui est par définition matérialiste, montre à la fois ses limites, sa connerie systémique, et la trahsion de ses propres principes de départ. En effet, comment comparer encore les thèses de Weber ou de Smith avec les pratiques des grands instituts de crédit occidentaux ? Comment justifier les stratégies ignobles des grands groupes pharmaceutiques, agroalimentaires ou culturels, par les principes des libéraux classiques ? Comment nier que l’analyse marxiste et ses avatars deleuzien demeurent d’une grande pertinence pour expliquer le fonctionnement du capitalisme ?

    Alors, une solution religieuse ? Les deux cent dernières années, en occident, se sont construites précisément contre la religion. Nous savions trop à quelles horreurs elle pouvait amener (ce qui ne nous empêche d’ailleurs pas de donner des leçons à d’autres parties du globe qui n’ont pas ou pas encore renversé la métaphysique par la physique pure). Comment pourrions-nous être sûrs qu’une religion ne serait pas à nouveau le moyen d’asservir et de tuer ? Comment pourrions-nous à nouveau croire en une Vérité Révélée, puisque nous avons appris, entretemps, qu’elle même n’est que relative ? Et puis surtout, la religion peut-elle s’émanciper elle-même du consumérisme, sans sombrer ipso facto dans l’intégrisme et la violence ?

  59. @ U.H.M
    ………….. »l’analyse marxiste et ses avatars deleuzien »……………
    notamment lire en premier « L’anti-oedipe » , sous-titré « capitalisme et schizophrénie »

  60. @ Paul et aux informaticiens de ce blog

    Paul Jorion explique la montée en puissance de « l’industrie financière » par celle de l’informatique, qui a effectivement eu bien d’autres effets pervers.

    Membre pendant quinze ans d’un club d’informaticiens utilisateurs de moyens systèmes IBM (36, 38 et AS/400) pour grosses PME ou filiales de grands groupes, je peux témoigner que le développement des ordinateurs a plutôt bien réussi aux entreprises, malgré certains excès comme la gestion de production en flux tendu qui a fragilisé de nombreuses filières industrielles (cf. l’automobile, dont les soucis ne remontent pas au 15 septembre 2008) en transférant leurs stocks sur les autoroutes.

    La fameuse loi de Moore, en rendant obsolète tout nouvel ordinateur après dix-huit mois, a compliqué l’utilisation des supports numériques, au point qu’un musée grenoblois, Aconit, se porte régulièrement acquéreur d’un exemplaire de chaque machine depuis cinquante ans.

    L’écriture des programmes s’est faite par empilage successif, faute de temps pour réécrire, puis faute de personnel simplement capable de lire les anciens langages. A l’époque du canular de l’an 2000, on a vu des SSII recruter dans les maisons de retraite.

    Les programmes bancaires ne font pas exception à la règle et ressemblent souvent à une Tour de Babel.

    Mais l’effet pervers auquel je suis le plus sensible est celui de la fin de la vie privée. Au « sillage bancaire » laissé par nos divers moyens de paiement s’est ajouté celui de nos téléphones mobiles, GPS et bientôt puces RFID et nanocomposants. La vie privée n’aura été qu’une parenthèse de quelques décennies entre la vie de village où chacun se connaissait et la vie numérique.

    J’ai un témoignage de première main. Il y a une quinzaine d’années j’ai créé une entreprise pour informatiser les médecins, dernière profession libérale à l’époque à tenir encore des fiches cartonnées. Elle a été rachetée par une grosse société spécialisée dans la vente d’informations aux laboratoires pharmaceutiques, jusqu’alors obtenues par une armée de visiteurs médicaux. Car il est maintenant beaucoup plus simple de « siphonner » de nuit les disques durs des médecins pour récupérer les ordonnances émises dans la journée, en les « anonymisant » bien sûr …Et les médecins se laissent faire, en échange d’un nouvel écran plat. Quant aux visiteurs médicaux, leur disparition est planifiée. Croyez-vous encore au secret médical ?

  61. @ GD

    Le retour des théories malthusaniennes dans toute sa splendeur. Elles sont dangereuses, prenez garde.

    Piste de réflexion : Sachant que 20% de planète consomme 86% des ressources.
    Le problème ne viendrait-il pas du mode de vie de ces 20% d’humains ?

    Au passage les démographes nous prévoie plutôt un pic de population vers 10-12 milliards puis une décroissance derrière.

    L’indice de fécondité est corrélé à l’éducation des femmes.
    Et si on s’occupait plutôt de permettre à l’Afrique de se développer (hôpitaux, éducation, infrastructure) ?

  62. @ BA

    Les financiers s’en foutent de l’épargne des con-tribuables.
    Ils savent que la consommation va chuter et compromettre leurs dividendes.

    Donc…
    Ils se sont arrangés avec les politiques pour se passer de la décision du consommateur. C’est l’État qui va dépenser pour le bénéfice des financiers et c’est l’État qui refilera la facture, de force, au con-tribuable (taxes, impôts, etc.) et leurs enfants.

    La finance et la politique sont les deux faces d’une même mafia.
    Il est midi, il fait jour. Ca n’étonne plus personne.

  63. @ U.H.M

    « Comment pourrions-nous être sûrs qu’une religion ne serait pas à nouveau le moyen d’asservir et de tuer ? Comment pourrions-nous à nouveau croire en une Vérité Révélée, puisque nous avons appris, entretemps, qu’elle même n’est que relative ? Et puis surtout, la religion peut-elle s’émanciper elle-même du consumérisme, sans sombrer ipso facto dans l’intégrisme et la violence ? »

    Difficile d’apporter des réponses à toutes ces questions fondamentales. Et, malheureusement, tenter d’y répondre me ferait tomber dans un certain manichéisme, au risque de laisser croire que je prêche pour ma paroisse 🙂

  64. Entièrement d’accord avec Crystal et sa défiance envers l’analyse malthusianiste. La question est, plutôt que de contrôler la natalité (ce que je conçois difficilement sans recourir à des méthodes totalitaires), de mieux gérer la consommation des uns et des autres.

    Il ne s’agit pas une fois de plus d’incriminer l’occident, auquel on aura du mal à faire renoncer à son confort tous azimuts, mais à rendre cette opulence moins destructrice pour le reste du globe, à commencer par les populations et l’environnement.

    Quand on lit que quelques km2 de panneaux solaires dans le Sahara pourraient chauffer la planète pendant un an, on se prend à rêver de la fin de la domination des industries énergétiques. C’est un exemple, mais qui montre à quel point le progrès technique et humain est aujourd’hui l’otage des logiques rentabilistes, court-termistes, de ces industries.

    Quand on lit que certains médicaments tardent à être mis sur le marché, parce que les industries pharmaceutiques tentent d’en optimiser la rentabilité non pas en résorbant leurs effets secondaires, mais en prenant le temps de développer d’autres médicaments pour traiter lesdits effets secondaires, on sait quoi penser de la vocation de ces industries.

    Alors certains semblent avoir découvert tout récemment que le Marché ne pouvait pas être laissé à lui-même en matière financière, et que l’auto-régulation était un leurre ? Mais sachez qu’il en va de même pour chaque grand pan de l’économie. Une régulation est indispensable, pour faire en sorte que les intérêts des fictions juridiques que sont les entreprises, ne viennent pas contredire plus ou moins violemment les intérêts des groupes humains.

    Quand le pilote devient myope, on en change, sous peine de s’écraser.

    @ ApoK-lype : « L’Anti-oedipe », bien entendu !

  65. La nuit du 4 aout. Oui, il nous en faudra une. Sans oublier que son seul véritable objet fut de mettre fin à la « grande peur ». Car c’est la peur de tout perdre qui a motivé nos beaux messieurs il y a 220 ans. Pour une nouvelle nuit du 4 aout, je crains que nous ne puissions pas faire l’économie une nouvelle grande peur. Mondiale cette fois.

  66. @ Antoine : notez que je ne suis pas un anti-clérical enragé. De façon très classique, voire bourgeoise, je pense que la religion est d’une dimension privée, et que son intrusion dans la res publica doit être aussi minimale que possible. Mais à un niveau plus large, la religion pourrait-elle être une voie renouvelée pour l’humanité désormais globalisée ?

    Je n’en sais rien. Je souligne uniquement qu’on connaît très bien les conséquences de l’hypertrophie religieuse, et que plusieurs siècles n’ont pas changé cet état de fait. J’essaie de me garder moi aussi du manichéisme, ce pourquoi je ne condamne pas d’entrée de jeu les prospections religieuses. Mais je doute que l’humanité soit déjà assez mature pour se passer des garde-fous cartésiens, pour l’heure.

  67. @ loup des mers

    J’aimerais vous suivre, partager votre raisonnement boire même un verre avec vous au café du coin, vous présentez bien la chose, mais voila il y a plusieurs points ou je m’interroge quand même c’est sur votre présentation des sociétés pour mieux gagner encore de l’efficacité en vitesse et en précision.

    Oui c’est vrai que la vitesse apporte un avantage compétitif, la vitesse de transmission des données, des informations, vraies ou fausses, dérangeantes ou moins dérangeantes, bonnes ou mensongères, mais fondamentalement je m’interroge au sujet de cette tendance moderne et qui consisterait à vouloir souvent aller plus vite pour s’en sortir,
    se sauver, franchir l’autre rive et quand même bien on se ramasserait de plus en plus la figure à vouloir faire tous comme tout le monde.

    Comprenez moi le lièvre qui veut souvent aller vite finit tôt ou tard par se prendre un mur, l’évitement n’est plus alors possible et c’est alors qui l’est déjà trop tard pour braquer et c’est la grande embardée générale.

    Au plaisir de vous répondre si je juge nécessaire à le faire partager mais là je dois sortir quelques heures, à plus tard …

  68. @ U.H.M

    pour avoir travaillé avec Felix GUATTARI , lors de la rédaction du chapitre RHIZOME ,
    (dans Mille-Plateaux ,DELEUZE-GUATTARI, 1980),
    je peux vous dire que nous avions à l’esprit les « solutions concrètes possibles » , afin d’essayer de tourner la page de ce
    monde largement prévisible sauf à en définir une chronologie précise.
    l’humanité deviendra « mature » si elle s’en donne les moyens.
    il nous reste à réaliser cette utopie.
    il a du boulot , j’en conviens

  69. @ Anatine Shan 5 août 2009 à 13:42

    Propos féconds,à mon avis. Pouvez-vous approfondir?
    Ne croyez vous pas que vous chargez votre entreprise jusqu’à la rendre non viable?
    Il faudrait que les objectifs, généreux et réalistes, que vous lui assignez ne soient pas un handicap,
    ce qu’ils sont actuellement.

  70. @Paul

    il existe des systèmes alternatifs crédibles, la finance islamique en est un serieux. La répartition des responsabilités est dans ce système particulièrement clair. C’est une philosophie qui refuse que le temps soit argent, sans pour autant interdire le profit ou refuser les risques liés à toute entreprise humaine, qui impose de considérer le financier non plus comme un simple prêteur mais comme un partenaire avec qui l’entrepreneur partagera PERTES et PROFITS, qui interdit la vente d’une dette et impose à toute transaction la garantie d’un sous-jacent… On retrouve là l’ensemble des valeurs « morales » que nous défendons tous même si le coté « islamique » est généralement connoté négativement. C’est une piste sérieuse à envisager. Inutile de vous préciser que des produits comme les CDO ou autres ABS n’ont jamais pu passé la grille de sélection « islamique » au grand bonheur des banques et assureurs (Takaful) qui l’ont prises comme modèle.

    On en reparlera surement,
    Chris.

  71. @ François Leclerc. Concernant le pétrole.

    « Il y a nécessairement des incertitudes pour identifier ces seuils: les réserves estimées résultent du déclaratif des pays où se trouvent les gisements ! Les experts essayent de corriger leurs données. Les chiffres sont au final politiques; mêmes ceux de l’AIE.  »
    Au risque de vous froisser, vous défoncez des portes de saloon ouvertes 🙂

    « le moment où la production tous sites d’extraction confondus va commencer à décroître, »
    Ce moment est passé selon toute vraisemblance. La production en 2008 stagnait depuis 3 ans alors l’ajustement de la demande s’est fait par les prix…et par conséquent la demande. Des régions entière en Inde se sont vues privées de pétrole à titre d’exemple.

    « et celle du coût du baril, qui augmente au fur et à mesure que la demande progresse (c’est bien sur le cas) à production constante »

    La demande ne progresse pas, toute manipulation des prix du pétroles égales par ailleurs, la contraction actuelle des prix est due à un effondrement de la demande, la Chine deux ans en arrière, les USA 10 ans en arrière pour 2009 (env = 1999). (ce qui nous permet de ralativiser les calculs de PIB)

    Cela dit feues l’offre et la demande, très bientôt le « prix » du pétrole ne sera plus gouverné que par les armes, cela a d’ailleurs déja bien commencé.
    Tout complexe militaro industriel …, les américains n’ont pas été en Irak pour faire du chameau, la guerre en Irak coïncide a deux années près ce qui semble être un pic de production, je soupçonne les américains d’être extrêmement bien renseigé quand à la capacité de la planète et de l’homme à fournir du pétrole.

    Le problème du pétrole n’est pas fondamentalement le « Peak oil », le problème arrivera quand Jean et Jacques devront tuer Pierre pour pouvoir s’approvisionner, oui ils le tueront le pétrole est indispensable à leurs mode de vie. Puis plus tard, Jean et Jacques se battront entre eux…

    http://www.youtube.com/watch?v=F4xs5FDHu2E

  72. @ Vincent Porel

    D’accord, le peak oil est une façon d’autant plus sommaire d’aborder le problème qu’en réalité on l’attend toujours …comme Godot ! Il ne vient jamais, mais peut-être est-il déjà là.

    D’autant que les spéculations financières ont évidemment plus d’impact sur les prix que les fluctuations de l’offre et de la demande de pétrole. Et il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont l’offre est gérée, elle aussi.

    Pas d’accord toutefois à propos de la demande. La croissance des pays que Goldman Sachs, bien informé, n’appelle plus « émergents », va continuer à la faire croite. Crise économique ou pas.

    Au final, je crains que les batailles à venir pour le partage de l’eau seront plus redoutables que celles pour le pétrole. Car encore plus vitales.

  73. PIB des Etats-Unis au 3 août 2009 : 14 089,7 milliards de dollars.

    Source : F.6 Distribution of Gross Domestic Product.

    http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1r-3.pdf

    Déficit public des Etats-Unis : 1 800 milliards de dollars, soit 12,77 % du PIB.

    « Le déficit cumulé ne cesse de franchir des records depuis le mois de février. Selon les projections du Bureau du budget du Congrès, il devrait dépasser la somme pharaonique de 1.800 milliards de dollars à la fin de l’exercice, le 30 septembre 2009. »

    http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-deficit-budgetaire-americain-depasse-les-1-000-milliards-de-dollars_190317.html?xtor=RSS-115

    Dette publique des Etats-Unis au 3 août 2009 : 11 648 548 144 569 dollars, soit 82,67 % du PIB.

    http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np

    Dette totale (publique + privée) des Etats-Unis :

    Domestic nonfinancial sectors : 33 931,9 milliards de dollars.
    Domestic financial sectors : 17 021 milliards de dollars.
    Foreign : 1 907 milliards de dollars.

    Dette totale (publique + privée) des Etats-Unis : 52 859,9 milliards de dollars, soit 375,16 % du PIB.

    Source : D.3 Debt Outstanding By Sector.

    http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1.pdf

  74. @ Francois Leclerc

    l’eau ,l’énergie,les terres cultivables ,les matières premières sont un sujet potentiel de conflit (passé,présent,à venir).
    il n’y a qu’une concertation globale sur leur partage nécessaire à l’échelle de la planète qui peut arriver à résoudre le problème.

    en guise de « nuit de 4 Aout » , demandons l’abolition de la propriété du sous-sol,une mise en commun de l’accès à l’eau douce,
    et une juste répartition des terres cultivables………..

    je rêve (d’un monde où l’on a pas peur d’aborder les conflits ,avant qu’ils ne dégénèrent en « batailles », seule façon d’y trouver une solution)…………

  75. lire bien-sùr :

    je rêve (d’un monde où l’on a pas peur d’aborder les conflits quand nombreux les dénoncent , seule façon d’y trouver une
    solution avant qu’ils ne dégénèrent en “batailles”)…………

    désolé…..

  76. Il faudrait déjà rendre la livraison des ETF obligatoires afin de diminuer la spéculation sur ces matières premières.
    Commençons par interdire aux banksters de jouer avec les besoins fondamentaux de la population, on évitera pas mal de dégats et de gaspillages.
    Et pour le reste, si j’en crois les posts, il faut s’en remettre à dieu et à la kabbale?
    On va franchement rigoler dans les années à venir…
    Bienvenue dans ce monde Théodore, où les gens de bonne volonté préfèrent miser sur leur vie future plutôt que sur l’avenir de ceux à venir!
    La kabbale ne transmet elle pas comme message que la vie est un jeu: la partie commence à notre premier cri, et elle s’achève à notre dernier souffle? En vous lisant, on se demande qui a encore envie de jouer…

  77. @Crystal

    Je me suis mal exprimé, je pense. Des études ont été faites et elles disent que pour que 6 milliards d’habitants vivent sur la planète Terre sans piller ses ressources, il faudrait que ces 6 milliards de personnes aient le niveau de vie d’un indien moyen.
    Ce qui bien sur inclue que nous, occidentaux, réduisont considérablement notre train de vie. Mais les Indiens ne pourront pas augmenter le leur ! Ou sinon ce sera au détriment de la planète.

    Je suis parfaitement conscient que l’Occident est responsable à 100 % de la crise systémique dans laquelle nous sommes. Les USA et l’Europe ont exploité et exploitent toujours les pays « pauvres ». Si on a des produits manufacturés peu chers, c’est grâce à certains chinois qui travaillent 12 h par jour et 7 jours sur 7. Ce qui montre , une fois de plus, la contradiction du système capitaliste.

    Avez-vous lu la suite de mon message ?
    Où je dis qu’on doit supprimer le superficiel et vivre pour être heureux et non plus pour posséder.

    Nous ne sommes plus au XVIII ou XIX ème siècle où la croissance démographique était signe de prospérité.
    Nous nous sommes aperçus des limites de la planète.
    On a un choix à faire…

    Je vous suis quand vous dîtes que la fécondité est due à l’éducation des femmes. J’ai bien mis dans mon poste : « sans y être contraint ». C’est à dire qu’on est éduqué, informé et qu’on agit par notre « raison ». Je ne comprends pas ce que vous me reprochez…

    Cette question démographique est importante pour la survie de notre écosystème. (L’Homme est un animal, particulier, qui a un pouvoir immense, mais c’est un animal parmi d’autres.) Bien sûr, elle est secondaire en ce moment car la démographie affecte le long terme et il y a bien plus urgent à faire aujourd’hui.

    Je sors du sujet, mais dénigrer les autres animaux, c’est dénigrer le vivant et donc l’Homme.

    «On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.» Gandhi

  78. @ Daniel

    je rejoins ‘Loup des mers’. Si l’on veut repondre aux questions :

    L’augmentation globale de la population
    L’augmentation moyenne de la consommation de ressource par habitant
    Le gaspillage et l’inefficacité des processus de recyclage

    autrement qu’en assurant

    Un maitrise la croissance de la population -> en la réduisant…
    Rationaliser nos modes de consommation -> en concentrant encore plus le controle de ressources …
    Gérer efficacement les ressources naturelles, dans leur exploitation et leur distribution -> en les controlant par la
    force….

    Il y a à mon sens, une seule solution. Imaginer un nouveau modelé economique en l’imaginant non pas comme la
    transformation de celui en place, mais comme un « être » nouveau qui devra entrer en competition dans l’ecosysteme
    existant et devenir dominant… De mon point de vue, cela pourrait etre un nouveau type d’entreprise…

    Quand on ouvre les yeux, on decouvre que competition et collaboration ne s’opposent pas mais forment un
    système qui definit comment il se developpe et se transforme.

    Dans cette logique, Il faudrait que la collaboration devienne une exigence economique, autrement dit, que le modèle
    économique (structurellement) donne un avantage compétitif à la collaboration (commercialement, techniquement,
    fiscalement, etc.).

    (pour vous raccrocher au present, pensez à Open Innovation, entreprise 2.0, developpemetn durable, etc.)

    Que serait un systeme ou la collaboration structurerait la competition vs un marché organisé par la pure competition
    (et un regulateur impuissant ou corrompu…).

    Quelques idées.

    Une pure logique de compétition accroît artificiellement la complexité de l’offre, A l’opposé, la collaboration,
    devenue un facteur de compétitivité, favorise l’adoption de la norme du standard le plus simple.

    Le marché purement competitif a une capacité de réponse limitée aux nouveaux besoins. Collaborer accroit
    l’innovation et multiplie les niches de marché.

    Dans un contexte de competition, l’entreprise crée des besoins pour développer ce qu’il sait déjà faire, La
    collaboration permet à l’entreprise de valoriser ce qu’elle sait déjà faire et favorise ainsi la croissance des PMEs.

    Le marché ne permet pas de fixer les prix indépendamment des coûts, Les prix sont fixés pour optimiser la
    collaboration !

    Le marché consomme 5 plus de ressources que nécessaire, La collaboration favorise la réutilisation et favorise la
    spécialisation.

    Le marché réduit la compétition (réelle), La collaboration accroit l’efficacité de la compétition.

    La compétition sépare le social et l’économique, la collaboration accroît le niveau d’organisation de la société
    (intégration de l’offre et de la demande).

    Un marché purement compétitif favorise de développement de grandes entreprises, Une competition pour collaborer
    favorise le développement territorial. La taille critique de l’entreprise devient celle d’une PME.

    La competition produit plus de richesses mais moins de variété, dans un contexte ou la collaboration domine, il y a
    plus de variété et plus de richesse au global (multiplication des niches, individualisation).

    La compétition enrichit le plus fort, la collaboration enrichit chaque acteur.

    Dans un contexte de compétition, la croissance est basé sur un facteur de croissance linéaire, dans un contexte de
    collaboration elle a une croissance exponentielle (mise en réseau de la valeur) .

    Dans un conexte ou La competition domine, il est nécessaire de réguler pour éviter les pénuries, dans un contexte
    de collaboration i lest nécessaire de réguler la croissance (nouveau rôle du régulateur).

    L’objectif de la regulation est de créer de l’activité, dans un contexte de collaboration elle régule pour créer de
    l’emploi (abondance d’activités).

    La stratégie dominante, Maintien des équilibres devient Transformation des équilibres (valorisation économique du
    changement).

    D’une croissance ‘par silo’, vers une croissance « en réseau ».

    Ce n’est pas une vue de l’esprit mais quelque chose de tres concret… concretement cela prendrait la forme de
    réseaux de PMEs, tres ancrées au developpement territorial, traitant UNIQUEMENT avec des PMEs et le client qui
    en FERAIT partie du modele…

    Une derniere choise… Si quelques entreprises se developpaient sur un tel modele, par contagion, etant plus
    competitives, elles seraient imitées…. et le marché se transformerait.. Mais il est vrai que cela demande
    initialement des moyens et il est HORS de question d’aller les chercher chez les banquiers !

  79. Je reviens à cette info, qui me chiffonne franchement (en dehors de l’aspect « on ne prête qu’aux riches ») :
    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08/04/l-islande-face-a-un-scandale-bancaire-de-plusieurs-milliards-d-euros_1225749_1101386.html

    Quelqu’un peut-il me contredire quand je fais le raisonnement suivant :
    – ces initiés se sont dépêchés de se faire prêter de grosses sommes (on peut le dire !) avant ce qui semblait un risque de faillite véritable de la banque
    – or quand une banque fait faillite, elle cesse de pouvoir alimenter ses créditeurs et ses débiteurs (en gros, les « riches » qui ont de l’argent en dépot dans cette banque, et les « pauvres » qui ont contracté un crédit auprès d’elle)
    – en cas de cessation de paiement, tous les comptes tenus à la banque sont remis à zéro : du coup les « riches » perdent leurs dépôts (enfin quand on dit « riches », ça peut être juste le salaire d’ouvrier du mois dernier), et les « pauvres » s’enrichissent du jour au lendemain avec la disparition de leur crédit (plus de traites à rembourser = la maison gratuite !)
    – ces chers actionnaires, connaissant ce mécanisme et anticipant la faillite, se sont donc auparavant mis en situation de « pauvre » devant rembourser de l’argent à la banque, avec l’espoir de ne jamais avoir à le faire
    – hélas pour eux, la banque a été nationalisée/sauvée… mais pour combien de temps ?
    – encore un bel exemple de spéculation, écoeurant non ?

    Alors je suis cynique ou candide ?
    rassurez-moi, j’ai fait une erreur de raisonnement, hein ?

  80. Paul Jorion : Les soubresauts du moribond se poursuivront quelques temps encore

    Combien de temps ? Combien de temps ?

    J’imagine que personne ne peut répondre à cette question, mais … quand même, je voudrais savoir !
    J’ai moi aussi l’impression d’être dans l’œil du cyclone
    Combien de temps reste-t-il pour nous préparer ?
    Car nous devons nous préparer à amortir le choc pour nous, ceux qu’on aime et pour notre famille.

  81. @Ceux qui misent trop sur la Chine.

    Elle se retrouve dans une position peut être pire que l’Amérique des années 30 avec son hyper capacité de production.
    Toute la monnaie « distribuée » part en bourse, dans l’immobilier ou dans des « bridge to nowhere ». http://www.creditwritedowns.com/2009/08/stephen-roach-sees-a-w-shaped-recovery-for-china.html (et je trouve Mr Roach optimiste)

    Viennent se greffer une démographie sans commune mesure (ss parler de la pyramide des âges à laquelle la politique de l’enfant unique ne fait ressembler à aucune autre), l’eau, la nourriture et le pétrole … et cette société de consommation auquel tant de chinois aspirent (on le leurs à promis) et n’auront jamais accès car il n’y aura pas de travail, ils l’ont vu ils y ont pris goût ça va faire mal.

    Je peux me tromper, le parti a peut être des ressources que j’ignore mais « conventionnellement », je ne vois pas.

  82. Combien de temps les populations vont elles accepter cette imposture?Les rumeurs d’un état quasi insurrectionel aux USA sont elles vérifiées?Les banquiers sont ils les véritables managers planétaires?Autant de questions auxquelles les politiques ne voudront jamais apporter un début de réponses.

  83. Lorsque l’état français a racheté 17% des actions BNP Paribas, il s’agissait de parts ne donnant aucun pouvoir décisionnaire. Il n’a , juridiquement, aucun levier de commande sur la conduite de cette banque. C’est donc une irresponsabilité organisée. La France, tout comme les états des pays occidentaux, a choisi d’avoir le moins d’influence possible sur la conduite du monde de la finance.
    Nous assistons donc à une appropriation frénétique par les cadres du système financier des derniers gisements de richesses avant la chute. Eux-même doivent bien avoir conscience que cela ne va pas durer – tout comme la classe politique qui laisse faire, et mieux, orchestre ce pillage. La question à poser serait de savoir pourquoi.

  84. Hégélien, Paul? Je suis passablement surpris. Pas par le diagnostic, mais par la conclusion. La « Raison » (avec un « r » majuscule) dans l’Histoire? Je ne suis pas si optimiste que vous: le progrès vers la « Raison » n’est pas linéaire, il est marqué par des cataclysmes la plupart du temps. L’histoire du XXème siècle nous en a donné de nombreux exemples, et les décisions les plus funestes n’ont pas été prises par des banquiers. Au-delà de Wall Street, il y a le Département d’Etat et le Pentagone, et en deçà de la Chine confucianiste, il y a le PCC. De nombreuses variantes sont possibles. N’est-ce pas la guerre qui a finalement « renfloué » l’économie américaine à la fin des années 30? Aujourd’hui, je me sens plus proche de Kierkegaard (Frayeur et Tremblement) que de Hegel.

  85. @ jaycib

    Décidément, je ne m’exprime apparemment pas très clairement. Même remarque que pour Jack Evols :

    « … n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »

  86. @jaycib et P.J.

    J’ai un avis sur tout aujourd’hui et je vais vous mettre d’accord 🙂

    Le 21 ème siècle ne sera pas le siècle de la raison toute puissante comme l’ont été les trois derniers donc ce n’est pas la peine de vous disputer.
    Il verra je crois le grand retour de la spiritualité comme l’a formulé Malraux.

    A commencer par la croyance que la raison humaine n’est pas une finalité mais un outil comme un autre, et qu’il a ses défauts.
    /!\ Je fais un distingo très nette entre religion et croyance. Nul besoin d’adhérer a une quelconque religion pour croire que demain est un autre jour /!\ Ma « religion » est la simple croyance.

    Alors en quelques centaines d’années, l’homme en aurait « réglé » des milliards à coup de raison ? c’est une croyance que je ne partage pas.

  87. En ayant en tete le schéma action/réaction expliqué entre autres par naomi klein, cette crise est un outil voulu et pas une conséquence surprise d’un laisser-aller. mon opinion est que ceux qui « maitrisent » et comprennent relativement tout ces mouvements économiques et sociaux en profitent. certains appellent cette direction « le nouvel ordre mondial », d’autres y voient plus une apocalypse, dans le pur style évangélique. Avec du recul, il est tout a fait possible que les théories du complot aient vu juste, que tout soit préparé depuis des centaines d’années pour en arriver au résultat d’aujourd’hui.
    Je suis persuadé que toutes ces guerres, toutes ces crises, nous amènent vers un bilan accablant où on nous présentera une solution unique; beaucoup parlent de balayer la corruption pour laisser place à un système plus juste, mais dans quelque système que ce soit, il y aura toujours des gardiens, et je suis certains que les futurs gardiens se sont déjà préparés à occuper leurs postes. Même dans les moments de liesses où ne manqueront pas s’extasier les plus hardis pourfendeurs de la corruption et de l’obscurantisme, citoyens ou Officiels, je prie pour que tout le monde choisisse d’user de discernement pour trier le magnifique et le pernicieux avant de donner le feu vert à un nouvel ordre que rien ne pourra annuler. Où l’on pourrai bien avoir un lendemain de biture sacrément désillusoire !

    Qu’Attali retourne sa veste ne me surprend meme pas; ce franc-maçon ou quoi qu’il soit d’autre, ne bosse pas tout seul, et surement pas pour lui seul. Tout a été fait pour que tout soit dévoilé un jour ou l’autre; songez-y… sinon jamais Rockfeller n’aurait avoué quoi que ce soit dans sa biographie, jamais les attentats du 11 septembre n’auraient été aussi bancals, jamais nous n’aurions songé à critiquer ce systeme, jamais nous n’aurions autant de preuve pour demontrer que tout est pourris….

    En cela je comprend tres bien toutes les declarations des chefs d’etats à propos du nouvel ordre mondial; sarkozy qui dit qu’on y ira tous ensemble et que personne ne s’y opposera, voulait surtout dire que personne ne songera à s’y opposer, pas meme ceux qui entendent dénoncer « l’élite » en haut de la fameuse pyramide. Quant à Bush père qui déclarait le plus simplement du monde « when we are succesful, and we will be… » son assurance est tout à fait justifiée. Tout le monde le voudra, ce « nouvel ordre mondial ».

    Il est peut-etre temps d’arreter de parler de cette crise et de la corruption ambiante, ce qui est important c’est ce à quoi elle va servir de pretexte.

  88. Tiens, il y a un feuilleton US qui a marqué des générations qui me revient en tête: Dallas

    Dans le rôle du méchant ; JR (Bush) alias les républicains qui annonçaient la couleur et qui faisaient leur merde …
    Dans le rôle du gentil, Bobby (Obama) les gentils démocrates qui font les pires crasses mais en douce…

    Deux frères, choux vert et vert choux, juste la méthode change…

    Visionnaire comme feuilleton ou alors annonciateur?
    Orwell et Huxley ont déjà écrit des trucs semblables il y a plus de 60..70 ans

  89. Ok, la succession apparaîtra comme le triomphe de la raison ! Assez facile à admettre. Après la pluie, le beau temps, après l’excès, la modération. Pourtant je n’y crois pas une seconde. Le système ne va pas s’amender dans le sens espéré, (plus de redistribution et moins d’écarts outranciers), car il n’y a pas de contestation sociale possible.

  90. « Quand aura succédé au système capitaliste ……. terrassé(e) par ses propres outrances. »

    en quoi est-ce un triomphe de la Raison que cette évacuation sans gloire ?
    car , d’une part il n’est guère triomphant d’évacuer sans gloire .

    d’autre part ,la question se pose de savoir qui a intérêt à jouer ce tour de passe-passe ou quel en est l’intérêt ?

    qui plus est , autant changer une mécanique défaillante est un acte « banal » ,autant changer de système politico-économique (voir plus à mon avis) risque d’ être particulièrement inattendu.
    l’Histoire en témoigne.

    il pourrait s’agir d’une diversion…..alors…mais activée par qui ? pour quoi ?

  91. Nous interroger, essayer de comprendre les événements du moment- à la lumière de nos connaissances, des disciplines et écoles de pensées; faire de la prospective armé de méthode ou d’intuition; comparer les chiffres et graphiques du passé et du présent ; affiner ses perceptions et se tourner vers l’espoir, la peur ou chercher le guide…
    Ne serions nous pas en train de vivre(vision à l’échelle globale de la planète: 6.700.000…habitants) un retour à une logique de clans, de sauvegarde de l’individu, de structures tribales ou presque avec la quotidien de l’âpre lutte pour la survie suivant les besoins que chacun, chaque groupe ou pays s’est fixé comme « minimum vital »
    Les analyses, réunions et commentaires qui alimentent nos vies touchent les pays occidentalisés, non? C’est à dire quoi, un quart de la population mondiale peut être; Economie-centrisme? Egoïsme? Obscurantisme? En tout cas négation d’une vision élargie de l’espèce…

  92. @ Florence
    « Combien de temps reste-t-il pour nous préparer ? »

    Très bonne question. Individuellement ou collectivement ? Psychologiquement ou Spirituellement ? Superficiellement ou Intérieurement ? Quelle dérangeante question … Les caisses de la sécu sont déjà si vides pour réparer le monde …

    C’est hélas un grand nombre d’hommes ne trouvant hélas pas toujours le temps de mieux prendre conscience de leur propre fonctionnement machinal en société. Combien sont-ils dans le monde, dans chaque société, pays, parti, famille, préférant davantage se divertir et regarder la télévision le soir.

    Ce monde que nous avons toujours connu chancelle de plus en plus bien difficile à admettre pour les plus cartésiens, pour les plus hauts placés pourtant les scientifiques les plus avancés dans la physique quantique commencent à reconnaître que la physique ou la matière ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus concret dans la vie …

    Bienvenu dans ce monde Théodore oui on va franchement rigoler demain quand tout le monde aura la gueule de bois surtout pour les plus terre à terre.

    @ Stéphane
    Vous avez raison, il ne faudrait jamais s’en remettre à n’importe quel charlatanisme de plus, non moi je préfère plutôt m’en remettre à la déesse Richnou et au Grand Gourou Skippy.

    http://www.dailymotion.com/video/x4l6ng_les-inconnus-les-sectes_fun

  93. Bon, mais pendant ce temps des milliards sont distribués à quelques uns et le risque d’une guerre qui calmerait la population plus efficacement qu’une grippe rode toujours. Voilà-t-il pas que des sous-marins russes se baladent près des côtes américaines. De là à ce que les oligarques russes et américains se partagent les fruits de l’après troisième guerre mondiale.
    A ma connaissance Krupp, marchand de canons principal d’Hitler, est bien resté allemand et propriété de M et Mme Krupp : cherchant des infos à ce sujet je tombe sur les suites effarantes du procès Krupp (voir Wikipedia). Alfred Krupp est condamné à 12 ans et à la confiscation de ses biens par un tribunal américain en 1947-48 (The United States of America vs. Alfried Krupp).
    Attention voilà le plus beau à lire dans l’article de Wikipedia : « Le 31 janvier 1951, deux ans et demi après leur condamnation, ils sont tous en liberté. En l’absence d’acquéreurs, Alfried Krupp reprend le contrôle du groupe en 1953. » (il avait été dépossédé de ses actions par le tribunal). Pour ceux qui n’auraient pas la patience d’aller lire ce savoureux article sur Wiki, encore une citation : « Pendant le procès, Alfried Krupp nie toute culpabilité.

    « L’économie a besoin d’un développement sûr ou en croissance. En raison des rivalités entre les partis politiques en Allemagne et du désordre généralisé, il n’y avait aucune possibilité de prospérité. […] Nous pensions qu’Adolf Hitler nous garantirait un développement sain, et il l’a fait. Nous, les Krupp, ne nous sommes jamais intéressés à la politique. Nous voulions seulement un système qui fonctionne bien et nous permette de travailler sans entraves. La politique ne fait pas partie de nos affaires »
    — Alfried Krupp, Nuremberg, 1947. »

    Lien vers l’article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Procès_Krupp

  94. je n’arrive pas à afficher correctement le lien vers l’article, sorry. Il faut vraiment aller lire ça, sachant que ce type a été condamné pour crimes contre l’humanité entre autres…

    Les chefs d’accusation

    1. Crimes contre la paix en participant à la préparation de guerres d’agression en violation de traités internationaux;
    2. Crimes contre l’humanité, pour le pillage, la destruction et l’exploitation des territoires occupés;
    3. Crimes contre l’humanité pour participation au meurtre, à l’extermination, à l’esclavage, à la déportation, à l’emprisonnement, à la torture et à l’utilisation du travail forcé de civils des territoires occupés par les troupes allemandes, d’Allemands et de prisonniers de guerre;
    4. Participation à un complot contre la paix.

  95. La nuit du 4 août en Corée du Sud, c’est pour bientôt !

    Grève en Corée du Sud : les forces anti-émeute assiègent l’usine Ssangyong de Pyeongtaek.

    Après 2 mois d’occupation, fin juillet, 3000 policiers, 30 véhicules, des hélicoptères ont été envoyés et ont investi l’usine pour déloger les grévistes qui ont une nouvelle fois violemment répliqué.
    Attaqués au gaz lacrymogène, aspergés de produits chimiques, certains ont abandonné le siège, mais environ 600 se sont retranchés dans un entrepôt de peinture contenant beaucoup de produits dangereux et/ou inflammables et ont répondu avec des cocktails Molotov et des pneus enflammés. Ils affirment « vouloir résister jusqu’à la mort ».

    Depuis, le début du conflit, 5 salariés sont morts et la femme d’un des meneurs viendrait de se suicider.

    Aujourd’hui, les dernières négociations n’ont pas abouti et le siège de l’usine par les forces de l’ordre s’est renforcé. La Confédération Syndicale Internationale (CSI) s’inquiète de cette escalade vers la violence :

     » Nous sommes profondément inquiets du blocus imposé sur l’approvisionnement en eau et en nourriture et l’accès aux traitements médicaux, ainsi que des tirs incessants au gaz lacrymogène et autres substances chimiques sur l’usine à partir d’hélicoptères. Ceux-ci représentent une atteinte criante à la dignité humaine la plus élémentaire.  »

    La CSI a appelé le gouvernement coréen à amorcer immédiatement des négociations avec le Syndicat coréen des ouvriers du métal et à tenter de trouver la voie d’une résolution pacifique à travers le dialogue. Avant un drame encore plus grand.

    Voir des photos extraordinaires à cette adresse :

    http://news.caradisiac.com/Greve-en-Coree-les-forces-anti-emeute-assiegent-l-usine-Ssangyong-de-Pyeongtaek-406

  96. Que ceux qui sont certains d’avoir bien compris ce que vous voulez dire dans votre dernier paragraphe lèvent le doigt:

    « Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »

    Pourquoi donc cette succession devrait apparaître comme le triomphe de la Raison plutôt que pour ce qu’elle est vraiment? Et quel sera donc ce système neuf?

  97. — Le pieux

    Je suis celui qui porfend,
    Je suis le pieux,
    Je suis la lance,
    Je suis la réalité,

    Je suis celui qui aveugle,
    Celui qui donne l’eau,
    Celui qui donne soif,
    Celui qui donne le sang,

    Je suis la passion,
    Je suis l’etreinte,
    Je suis l’envie,
    Je suis l’amour,

    Je suis le Crucifié,
    Sur l’hotel de vos desirs,
    Sur le lit de vos passions,
    Dans l’abime de vos addictions,

    Ma haine n’a d’égale que votre betise,
    Ma compassion celle de votre absurdité,
    Mon amour celui de votre avidité,
    Ma mort n’est que l’inutilité de votre vie.

  98. j’ai écouté cette vidéo: Les Enjeux de la Crise financière. La Grande dépression du XXIème siècle.
    Conférence publique par Michel Chossudovsky
    lien
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11281

    et donc quelqu’il en soit des différences d’approches et d’analyse (sans doute nombreuses)
    lui aussi constate que c’est à ceux qui ont provoqué la crise, qu’il est fait appelle pour la résoudre
    il précononise abolition de la spéculation : interdiction des ventes à découvert

  99. @ Michel MARTIN

    « Que ceux qui sont certains d’avoir bien compris ce que vous voulez dire dans votre dernier paragraphe lèvent le doigt »;

    Pour ma part, je lèverais la main pour savoir ce que M. Jorion entend par « triomphe de la Raison »?

    … étant donné que je suis très terre à terre (comme dirait Jérémie plus haut) et que j’attache beaucoup d’importance au principe de réalité, notamment en ce qui concerne les institutions européennes; je citerais Paul Jorion (de mémoire, sur rue89 je crois) « les personnes en place ne sont pas les bonnes », pour envisager une « constitution pour l’économie »…

    …soit, mais les personnes en place sont bel et bien élues, les résultats des européennes du mois de juin (PE) et la tendance générale au niveau nationale (Conseil européen) ne rendent pas optimiste mais c’est un résultat démocratique…le problème avec « le triomphe de la Raison », c’est qu’il va falloir faire avec ces résultats.

  100. L’apocalypse, la révolution (comme celle de 1789), une islamisation de tout l’Occident (comme la christianisation de l’empire romain), la fin du capitalisme ?…Je n’y crois pas : d’ailleurs, je ne constate aucune révolte significative de la population.
    Par contre, je crois que l’on va assister à une augmentation du chômage et de l’inflation (pétrole, produits agricoles, manufacturés …). Je pense que la dévaluation du dollar sera limitée.
    La dette publique des USA a atteint 82% du PIB et bien que ce soit énorme, il faut savoir que celle de la Belgique atteignait 140% PIB dans les années 70-80…et nous avons survécu (les restrictions budgétaires ont fait mal mais notre système social a survécu) !
    Nous allons assister à la fin du néolibéralisme et du capitalisme sauvage, mais pas à la fin du libéralisme ou du capitalisme…Comparé à certains forumistes, Paul Jorion est bien plus mesuré dans ses propos.
    NB : Je me demande quelle sera l’influence du virus H1N1 sur l’économie mondiale (impossible à savoir à l’heure actuelle).
    Ils faut éviter de prendre ses rêves pour de la réalité….

  101. @ P. Jorion

    « Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »

    Avouez que cette phrase pose question sur votre véritable pensée:
    – pour vous il s’agirait de « la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé »
    – mais plus tard (quand?) on l’envisagera comme « le triomphe de la Raison »

    Auriez-vous déjà une idée de l’idéologie future qui expliquerait cette différence d’appréciation?

  102. @Zorro-eco et Paul Jorion

    à propos des banques islandaises: si une banque est en faillite, la curatelle ne va-t-elle pas (s’efforcer de) récupérer les crédits accordés par la banque, de même que tenter de payer ses débiteurs? Perso mon électricien a fait faillite et la curatelle me demande effectivement d’honorer les factures impayées (mais j’ai des bonnes raisons ;-).

    Est-ce que votre crainte dans le cas de Kaupthing, c’est que le curateur ne pourra pas effectivement récupérer ces sommes? Si oui pourquoi cette crainte (demande-je d’un air candide)?

  103. L’argent prêté au denier moment aurait pu servir à solder les comptes de cette banque : maintenant ce sera au contribuable de le faire avec tous les intérêts de retard que cette banque aura accumulés vis à vis de ses créanciers, intérêts augmentés par le prêt de plusieurs milliards.

  104. Tout ceci reste de l’interprétation, voire du prophétique et de l’incantatoire. Ce billet semble nous dire que « l’oligarchie » n’est pas la responsable finale, mais que c’est le capitalisme lui-même. Cette approche de la poule et de l’œuf (car au passage, c’est tout de même bien l’oligarchie qui décide des modalités du capitalisme et plus encore de leurs applications) me semble sans objet dans le contexte. Le Wall Street ravagé avec des « bribes » de pouvoir reste un espoir inassouvi à ce jour. Car à ce jour, ce sont précisément les mêmes qui ont la main totale sur l’attribution des « bienfaits » de nos économies (je tente ici de qualifier l’argent issu de la finance), et je vois mal comment ça s’arrêtera si on ne met pas quelques oligarques au coin.

    Car je commence à soupeçonner qu’à la question « jusqu’à quel point peut on trafiquer les comptes, faire parader un roi nu, mentir et truquer sur le dos du pauv’ monde, la réponse est possiblement : « jusqu’où on veut tant qie ça arrange tout le monde ». Autrement dit, si un effondrement du dollars/de la livre et/ou un défaut de paiement des pays coreespondants ne sont du goût de personne, je commence à me dire que rien de tout celà n’arrivera, quels que soient l’état des caisses. Une chose est sûre: si ce genre d’armageddon annoncé régulièrement ici et ailleurs ne quitte jamais la case « imminente » pour celle des « choses avérées », nous devront commencer ici à revoir les analyses et à inclure à toute proposition un volet politique (tant dans la mise en oeuvre que dans les modeles proposés) dans toutes les discussions.

  105. @ L09
    Si vous vous êtes senti offensé par mon propos ce n’était pas mon intention première, vous n’êtes pas que cela.

    Lorsqu’on nous accordons trop d’importance au seul principe de la réalité, de la matière, de l’or et de l’argent en plus,
    de la matière toujours plus encore pour se sentir paraît-il plus heureux et libres, nous montrons nous vraiment plus différents d’autrui ? Avec des ailes plus ou moins coupés pour mieux de nouveau se faire entendre, plumer, presser ? Nous permettons nous de mieux voir la vie autrement et non toujours au pied de la lettre, l’autre facture de plus pour payer le loyer, l’électricité, la nourriture, survivre matériellement avant tout pour nous assurer ? Recherchons nous vraiment courageusement à établir de meilleurs attributs en nous comme pour la société, d’institutions humaines, nationales, européennes, mondiales gravement défaillantes, corrompus et si le seul principe apparent de la réalité
    ne nous permettait pas toujours de mieux changer concrètement de monde, quel grande paradoxe contrairement à tant d’idées reçues cartésiennes… Et si les premiers n’étaient pas toujours les premiers et les derniers les derniers ?

    Pourquoi recherchons nous sans cesse à nous voiler la face ? Quand les limites d’un système physique sont atteintes, on change généralement et habituellement pour un autre mais à quoi bon changer de système si c’est pour en reproduire le même schéma de conduite plus tard surtout dans son même rapport à la vie, à la matière, aux choses,
    à l’autre, la grande imposture morale du communisme et du capitalisme à la fois, à tour de rôle, au petit manège enchanté de plus à l’image, cela n’a pas de sens, nous toujours en rond, nous stagnons, nous allons vers l’abime…

    Évidemment je peux comprendre que cela dérange les plus cartésiens d’entre vous, mais comment faire, sans nous diviser davantage dans nos différentes approches de la vie, de la réalité, comment penser, comment parler, comment travailler plus autrement, avec vitesse ou lenteur, grâce ou brutalité, faut-il oui ou non être plus à terre que l’autre pour moins retarder ce changement dans l’histoire, pour survivre, pour exister, la loi du plus fort ou du plus malin sur les marchés, comment échanger et payer plus durement l’autre dans la vigne, comment donner moins pour mieux reprendre et amasser davantage ensuite, comment crier, comment le dire, se battre à la fois contre ces deux systèmes de penser inhumains et très aliénants à la longue pour beaucoup d’êtres, c’est le mur, l’impasse, êtes vous avec moi ou contre moi cela n’y changera rien pratiquement une mission impossible, qui veut « faire » l’ange « fait » la bête je lutte à mort moi aussi contre le seul principe de la matière, celui qui me dérange de voir encore, ce pesant principe de réalité qui conditionne, qui opprime et possède tant d’êtres à la fois.

    Quelle grande course à l’échalote, à la matière, à l’assurance, à la faillite, à l’atome, au grand nuage atomique et cette tendance générale, nationale, mondiale, recherchant continuellement à pérenniser cela, toujours sans cesse pour ne pas changer réellement, c’est sur ça rend parfois plus cartésien et responsable qu’autrui dans une société, ça trompe, ça illusionne de voir l’un des vôtres se retrouver au dessus de tous, et puis après que voyons de mieux ? Le problème avec “le seul triomphe de la Raison” libérale ou de l’école autrichienne c’est que l’esprit n’a plus toute sa place, c’est comme avec le seul triomphe de la raison communiste sur celle d’autrui, pourvu que ça dure continuellement dans l’esprit des êtres au seul principe de la matière sur tous petits et grands, je peux bien sur me tromper ?

  106. @jean luc
    ça fait un peu film de M6 sur « le complot des autorités sur la population » cet article

  107. @Jean-Luc

    Merci pour l’article. Il faut éviter de tomber dans le piège des théories du complot et se baser sur les sources officielles et scientifiques. L’article est basé sur beaucoup d’hypothèses sans réels fondements, mais bien sûr tout est possible….
    A l’instant, on ne sait pas comment le virus va muter : on peut seulement dire qu’il est plus virulent que pour une grippe ordinaire et que le taux de mortalité est plus élevé aux Etats-Unis (1/97).

  108. @ GD

    Oui j’ai lu la suite de votre message.
    j’entends bien que vous comprenez que le mode de vie occidental n’est pas généralisable.

    Mais je n’en démords pas parler de démographie est hors sujet.
    Cela ne fait pas partie des problèmes urgents à régler voir des problèmes tout court.

    La FAO dans le rapport 2007 nous dit que la planète est capable de nourrir 12 milliard d’individu.
    Ce qui m’amène à conclure que la marge de manœuvre est encore large.

    La plupart du temps (ce n’est pas vous que je vise) les theories mlathusaniennes (qui ressurgissent ce moment) servent d’alibi pour éviter toute remise en cause du mode de vie occidental (pensez à Bush lors du protocole de Kyoto). Si l’on commence à parler démographie très vite l’humain devient une quantité, une variable d’ajustement. Et comme Orwell nous le montre dans la ferme des animaux : « tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres ». Et la variable d’ajustement a de grande chance de devenir l’hémisphère sud.

    Je pense qu’il faut refuser de rentrer dans cette problématique parce que c’est un leurre. Elle joue le rôle de diversion.

    Ceci étant dit je ne souhaite pas non plus éviter ce débat quand les conditions du débat sont possible.

    Et mon point de vue rejoins le votre : Chercher à limiter les naissances par des lois est une erreur. Et cela me pose certain problème vis à vis de certaines valeurs comme l’égalité, la liberté. Si l’on regarde l’indice de fécondité des pays « riches » ils sont quasiment tout inférieur à 2,1. L’éducation des femme, l’accès au moyen de contraception l’ont rendu possible. Appliquer la même recette aux pays à fort indice de fécondité me semble une bonne méthode.

  109. @ Paul Jorion

    A quand les « voies du Seigneur » via celle de radio-vatican…? = Prévenez nous ! C’est un régal à chaque fois.
    Maintenant que c’est parti…vous serez sans cesse sollicité et donc,enfin ,entendu,lu
    et écouté….de Rome à Wall Street…en passant par Francfort,Bercy….etc…!!
    Grand bien nous fassent ces prises en compte de tous ces points de vue et avis d’experts,d’Economistes -dont vous êtes- et qui interviennent fort à propos sur ce site décidément bienvenu.

  110. @ Vanham

    Non, le virus de la grippe A n’est pas plus virulent que celui de la grippe saisonnière. Il est en revanche beaucoup plus contagieux, ce qui n’est pas la même chose : « très contagieux » n’est pas synonyme de « très dangereux », c’est hélas ce qu’on essaie de faire croire aux populations.
    Quant à sa mutabilité, c’est une épée de Damoclès en carton : je veux dire que H1N1 a autant de chances de muter que n’importe quel autre agent pathogène. Si on devait s’inquiéter des risques « mutatoires » de tous les éléments morbides de notre environnement, on vivrait tous en caisson étanche.
    Je précise que c’est aussi l’avis de beaucoup de médecins de bon sens (i.e. non inféodés aux lobbies pharmaceutiques), notamment celui du Pr Bernard Debré qui ne passe pas spécialement pour être un dangereux gauchiste.

  111. Une chose m’interpelle !
    C’est cette « peur » du « complot » qui ressort partout : toute théorie du complot, ici encore plus qu’ailleurs est sujet tabou.

    J’ai cru comprendre que Paul y était allergique (je suppose que pour passer dans les média, il ne faut donner aucun crédit à ces théories, sinon on est automatiquement exclu du « jeu »).

    S’il y avait vraiment un complot, on serait vraiment idiot de ne même pas vouloir y penser, sous prétexte qu’on a mieux à faire, qu’il vaut mieux essayer de trouver des solutions, etc…

    Partout je vois des « hola » viscéraux et aucune vraie argumentation face à la question du complot.
    J’avoue que je trouve cela étrange.

    Hors, en lisant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Peur
    Encore pire : je me rends compte que complot ou pas, c’est la simple peur du complot qui a déclenché la révolution !

    Donc, il se pourrait que la leçon aie été tirée par les « puissants » qui, en plus d’éliminer les armes, on décidé d’ostraciser les « complotistes ».

    Je ne suis ni pour ni contre le complot, bien au contraire. Mais quand une réflexion « naturelle » (de part le fait que beaucoup soulèvent ce sujet) est entravée, je me demande pourquoi ?

    Peut-être aussi parce que si complot il y a, s’il est bien fait, alors on ne peut pas le « prouver », par essence. Mais comme on n’a toujours pas « prouvé » la gravitation, on en voit les effets tous les jours, non ? alors … ne peut-on vraiment pas se poser cette question ????

    je vous le demande.

  112. @ ybabel

    LA question en effet.
    Il faut l’examiner ,au moins, et sans à prioiri,sans préjugés. Cette théorie,même si elle abonde chez les extrêmes de tout bord, recéle sans doute pas mal de coincidences pour le moins troublantes.
    Au point où nous en sommes des « découvertes »- voir l’Islande hier- et ce depuis plusieurs mois, tous les désespoirs sont permis….
    Et,selon ces théoriciens,adeptes d’un calendrier maya,le bout du tunnel se rapprocherait..
    Plus pragmatiquement je retiens de Notre Histoire que les Humains se sont toujours assez bien tirés d’affaire dans les pires époques et là ,je ne désespére pas du tout.

  113. @JeanF31
    La grippe mexicaine n’est ni une blague, ni un complot…
    Elle est réelle, dangereuse et virulente.
    Actuellement, aux USA, le taux de mortalité est de 1/97 et en Europe ,de 1/636 (pour une grippe saisonnière, le taux de mortalité est de 1/1000).
    On ne sait pas quand et comment le virus va muter, donc on ne connaît pas l’efficacité des vaccins et des antiviraux…
    Un vaccin n’est pas un « médicament » anodin : parfois il tue plus que le virus…(comme dans les années 70).
    Bref ….as always, let’s hope for the best….

  114. @Jean F31
    Le virus est plus virulent que celui d’une grippe saisonnière : aux USA , 98242 cas pour 1008 morts en plein été….

  115. @ L09

    Si vous vous êtes senti offensé par mon propos ce n’était pas mon intention première. Lorsqu’on nous accordons trop d’importance au seul principe de réalité, la matière, la sécurité, or et argent de plus vers quoi nous nous dirigeons nous dans le même temps et avec le plus grand nombre ? Nous montrons nous vraiment plus différents ? Nous permettons nous de mieux voir la vie autrement, d’institutions humaines, nationales, européennes, mondiales gravement défaillantes et si le seul principe apparent de la réalité ne nous permettait pas de mieux changer concrètement de monde, quel paradoxe.

    Quand les limites d’un système sont atteintes, on change généralement de système pour un autre mais à quoi bon changer de système à la hâte si c’est pour en reproduire le même schéma comportemental de conduite, la grande imposture morale du communisme et du capitalisme à la fois, cela n’a pas de sens de vouloir continuellement retarder l’évolution spirituelle de l’humanité au nom même de la seule raison cartésienne sur terre.

    Ce pesant principe oppressant de matérialité, de réalité possédant tant d’êtres à la fois sans même que nous en soyons toujours bien conscients. Je recherche continuellement à lutter d’abord et en surface contre l’autre dans ma vie sans même plus trouver ni le temps ni le conseil de mieux lutter d’abord contre ce pesant principe qui règne en moi, oui je veux surtout voir et entendre d’abord du concret dans ma vie. Évidemment je peux comprendre que cela dérange, comment faire, comment penser, comment travailler autrement ? Comment faire pour moins vivre dans la peur si je préfère continuellement me montrer plus terre à terre que l’autre pour mieux faire œuvre de différence, pour moins paraît-il lui plomber la vie ? Comment faire taire d’abord le mal qui est en l’autre sur les marchés mais jamais bien sur en moi le premier autre part, ce pesant principe de matérialité qui influence tant l’esprit du monde, comment acheter, vendre échanger et payer plus durement l’autre, du plus lourd sonnant et trébuchant mais pas seulement sur les marchés.

    Quelle grande course à l’échalote, à la matière, à l’atome et cette tendance générale, nationale, mondiale, recherchant continuellement à pérenniser cela pour ne pas changer réellement de monde en profondeur. Le problème avec “le seul triomphe de la Raison” capitaliste ou libérale sur celle d’autrui c’est que cela pousse tôt ou tard les gens à la vaine revanche idéologique au nom du seul principe de matérialité avant toutes choses et pendant ce temps là terre se meurt de nos vaines querelles intestines, malheureusement l’humanité n’évolue plus guère spirituellement. C’est que voyez-vous nous voulons surtout voir et entendre d’abord du concret à l’antenne, pourvu que ça dure indéfiniment …

  116. J’aimerais voir Paul Jorion et nombre d’entre vous s’associer à un projet pour préparer un projet pour L’APRES.

  117. @jeanF31 dit :

    « Si on devait s’inquiéter des risques “mutatoires” de tous les éléments morbides de notre environnement, on vivrait tous en caisson étanche.
    Je précise que c’est aussi l’avis de beaucoup de médecins de bon sens (i.e. non inféodés aux lobbies pharmaceutiques), notamment celui du Pr Bernard Debré qui ne passe pas spécialement pour être un dangereux gauchiste. »

    oui! une chance infime, sauf si ont l’aide un peu à muter… mais chutttttt.. pas de théorie du complot.. 🙂
    ont aide bien les peuples à raisonner .. comme des tambours !!

  118. @ cédric @ vandham

    Vous avez raison, et j’aurais dû faire précéder l’envoi du lien avec l’article d’ Agoravox de quelques précautions écrites. Sous ses allures de prospective, il s’agit bien sûr d’un « docu-fiction ». Je voulais seulement verser cette pièce toute chaude au dossier.
    Depuis George Orwell (et grâce au formidable travail qu’accomplit Jean-Claude Michéa depuis dix ans pour faire découvrir sa pensée), nous savons que la fiction est un – parmi d’autres- des modes de compréhension du réel, et pas le moins efficace.

    @ ybabel

    Il me semble que les termes « complot » et « complotiste » sont devenus depuis quelque temps des mots bien utiles pour moucher toute pensée non conforme (comme par le passé d’autres stigmatisations: « communiste », « vision bourgeoise », « fascisme rampant »).
    je suis d’accord avec vous: continuons malgré toute intimidation à faire tourner nos neurones sans contrainte!

    Et puis, comme le dit la sagesse populaire: « ce n’est pas parce que vous n’êtes pas parano …que vous n’êtes pas suivi »

    —–

    J’ai adoré, en lisant les commentaires, le quiproquo à roulette qu’a généré la phrase de Jorion à propos du « triomphe de la Raison ». Quand le « mal lu » ce transforme en « malentendu », le surréalisme fait son entrée, et on rigole bien!

    —–

    Un peu d’Orwell pour finir …et pour rendre hommage à ce blog et à son magnifique capitaine Jorion:

    « Le remplacement d’une orthodoxie par une autre n’est pas nécessairement un progrès.
    Le véritable ennemi, c’est l’esprit réduit à l’état de gramophone, et cela reste vrai que l’on soit d’accord ou non avec le disque qui passe à un certain moment » (1945)

  119. The Great Reflation Experiment
    By Tony Boeckh and Rob Boeckh
    23 juillet 09

    En résumé, selon Tony Boeckh, analyste respecté et aujourd’hui à la retraite, nous rentrons dans une période d’anémie économique, parsemée peut-être d’instants de rupture. Mais on est sûr de rien (sauf que la crise est sans précédent depuis les années 30), il n’y a plus (ou pas encore) vraiment de visibilité.

    http://www.boeckhinvestmentletter.com/

    Extraits

    « Policymakers, money managers, and most forecasters have argued that the crash was a « black swan » event, meaning that it had an extremely low probability of occurrence. That is grossly misleading, as it implies that the crash was so far beyond the realm of normal probabilities that it was unreasonable to expect anyone to have foreseen it ».

    « The Great Reflation Experiment ultimately has two components. The first is a rise in federal government deficits, debt, and contingent liabilities. The second is an expansion of the Federal Reserve’s balance sheet. Both are unprecedented since World War II. US federal government debt is likely to reach close to 100% of GDP over the next 8 to10 years, according to the Congressional Budget Office (CBO) and supported by our own calculations (Chart 3). Anemic growth, falling tax revenue, increased government spending, and bailouts of indigent states, households, businesses, along with an aging population, will all undermine public finances to a degree never before seen in peacetime. According to CBO data, government debt could reach 300% of GDP by 2050 as contingent liabilities are converted into actual government expenditures. This massive peacetime deterioration in public finances will have grave consequences for living standards and asset markets, particularly in the longer run ».

     » Further out, government deficits will put upward pressure on interest rates. However, much of the economy, particularly housing and commercial real estate, is far too weak to absorb an interest-rate shock. Therefore, the Federal Reserve will have to monetize much of the rise in government debt, making it extremely difficult to unwind the explosion in the Fed’s balance sheet and consequent rise in bank reserves – the fuel that could be used to ignite another money and credit explosion ».

    « The bottom line is that the Fed is in a very difficult position. Its room to maneuver is either small or nonexistent, and the markets understand this. That is why there is a sharp divergence between those worried about price inflation and those fearing a lengthy depression ».

    « So, to sum up, in the next six to 12 months, we look for a weak but recovering U.S. economy, continued deflationary price environment, pretty good asset and commodity markets, and continued narrowing of credit spreads. This view is based on the assumption that the new money created has to go somewhere, a stable to modestly falling dollar and anemic world economic recovery next year ».

  120.  » …le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances. »

    problème de mémoire ?

    la Raison a déjà tonné en son cratère

  121. Je crois que l’idée n’est pas tant le « triomphe de la Raison » que le triomphe du bon sens, de la justice et si possible de la simple bonté. Après tout, le « Triomphe de la Raison » c’est l’esprit des lumières du 18 ième siècle et le triomphe de cette raison-là n’a guère été convaincante (on pense au génocide vendéen, au nihilisme européen de la fin du 19 ième et au « désenchantement du monde »). Le « triomphe de la Raison » c’est celui du petit ego de notre espèce (surtout quand on l’écrit ave un r majuscule).

  122. Illusoire triomphe de la seule pensée cartésienne ou marchande sur le monde.

    Pour être plus clair et plus court en réponse à L09, je le remercie d’ailleurs d’avoir bien voulu exprimer son propre point de vue, en espérant être mieux compris après je me retire de la discussion, car je m’éloigne du sujet.

    Plus nous luttons idéologiquement contre l’autre et plus nous donnons davantage de pouvoir à ce pesant principe de matérialité dans nos vies, ce pesant principe de matérialité et de réalité pesant tellement lourdement sur l’esprit des gens sans même que nous en soyons toujours bien conscients. Je recherche d’abord à lutter contre le trader et la finance sans même plus trouver ni le temps ni le conseil de mieux lutter dans ma vie contre ce même et pesant principe de matérialité qui règne en moi, oui je veux surtout voir et entendre d’abord du concret dans ma vie, pour être plus rassuré pour moins avoir peur de vivre. Ce pesant principe de matérialité qui influence et oppresse tant l’esprit du monde au quotidien, mais pas seulement dans la lecture de mes commentaires, de nos commentaires, vite oubliés et noyés dans la masse de tous ces forums. C’est que voyez-vous nous voulons surtout voir et entendre d’abord du concret à l’antenne, malheureusement l’humanité n’évolue plus guère spirituellement. Pourvu qu’il ne soit déjà trop tard pour mieux s’en rendre compte, pourquoi vouloir continuellement retarder l’évolution spirituelle du genre humain, n’est-ce pas déjà suffisamment douloureux à vivre pour beaucoup de gens. L’erreur bien entretenue ne se trouve pas uniquement en l’autre, dans le méchant trader ou financier mais aussi en nous, le déclin du courage.

    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1680
    http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg

    Enfin jusqu’au bout je me serais battu pour mieux essayer de faire comprendre cela.

  123. Le 21 eme siècle sera le siècle de l’esprit ou ne sera pas.
    Terme plus vague et plus sujet à critique que la raison.
    Qund on parle de la raison de quelle raison s’agit il?
    Pas celle des lumières et de son esprit cartésien qui découpe tout en rondelles analysées à la suite des unes des autres, mais celle de la symbiose chère à Joël de Rosnay
    http://www.cite-sciences.fr/derosnay/articles/chap1.htm#anchor69291
    Chaque fois que l’évolution du vivant s’est trouvé devant une crise, il a inventé un système capable de recycler ses déchets. (les bulles financières ne sont elles pas des déchets?)
    Pour nous en sortir, il nous faut simplement copier la nature

  124. Une question idiote : Goldman Sachs « se fait » 100 millions de dollars par jour grâce à un super ordinateur extrêmement puissant qui fait un nombre record de transactions etc. Questions du benêt : 1) à qui prennent-ils ce fric ? 2) Est-ce que l’économie mondiale appartiendra à celui qui aura le plus gros ordinateur ?

  125. On peut rêver. Je crois, hélas, que malgré la crise, RIEN ne changera pour ce qui est des banques et des pratiques capitalistes. On fera peur aux gens en leur imposant un faux choix : soit on continue comme avant avec les pauvres plus pauvres (et les riches plus riches) ou un chaos supposé. Si le système se plante vraiment, ce sera dans quelques années. D’ici la, le fossé aura été bien creusé et les vraies richesses (MP, or etc) seront entre les mains de quelques intouchables (gouvernements forts et copains banquiers) bien à l’abri derrière des lois qu’ils auront votées et une police bien payée à la botte. J’ai habité au Brésil et je peux vous dire que les ultra riches s’accommodent très bien de « voisins » (sur le trottoir!) sans abris mangeant leur fond de poubelle, sous le regard attentif, bien sur, du « zelador », le gardien armé de l’immeuble. Il y aura quelques os gardés pour les chiens de garde.

  126. @ Chris (lebanquier)

    Merci d’avoir cité la finance islamique comme système alternatif crédible. Cela prouve qu’en occident, il y a des personnes capables de discerner les cotés positifs de l’Islam (religion destinée à l’humanité toute entiere) malgré les campagnes de dénigrement dont il fait l’objet.

  127. @ Mike

    Zigmunt Bauman a répondu de manière très pessimiste à votre interrogation dans « Vies perdues, la modernité et ses exclus » (Payot 2006). Le recyclage de la masse des déchets matériels produit par notre civilisation est dévolue de plus en plus à la masse humaine mise sur la touche, et que Bauman n’hésite pas à appeler les « déchets humains », vivant d’ailleurs sur les mêmes sites périphériques des métropoles. L’aumône, publique ou privée, et la décharge : tel serait l’horizon de nos futures régressions déjà en cours. La littérature populaire en général et policière en particuliers, souvent en avance sur les penseurs patentés, a produit deux chefs d’œuvre sur le même thème ces vingt dernières années. « Le couperet » de Donald Westlake (Rivages 1997), roman « énaurme », mal adapté au cinéma par Costa Gavras, où le concept de « recyclage du chômeur » se trouve littéralement -et épouvantablement- pris au pied de la lettre. « The brave » de Gregory Mac Donald (1018 Domaine étranger 1991, et encore plus mal adapté à l’écran par Johnny Depp) où l’on voit un échantillon de déchet humain se diriger les yeux fermés vers une destinée de « chair » à plaisir (là encore pris au pied de la lettre) en espérant une amélioration de la condition des siens.

    @ Tous

    Tout au long de ces quelques 150 commentaires, je n’ai vu qu’une seule mention à la Grande Peur, cet embrasement généralisé des campagnes françaises qui intervînt dans la seconde moitié de juillet 1789. Pourtant parler de la nuit du 4 août dans parler de la Grande peur, c’est comme parler de la reddition du japon en 1945 sans évoquer Hiroshima. Il y a deux aspects à considérer dans cette affaire, et qui explique largement la distribution du pouvoir autant dans la société de 1789 que dans la nôtre, deux sociétés pourtant d’apparence si dissemblables.
    Qu’est-ce qui est en jeu en août 1789 ? Les PRIVILEGES. Mais qu’est-ce qui brûle depuis des semaines, alors que les députés de tout ordre s’abandonnent à l’émotion lyrique ? Les champs, les granges, les fermes, les châteaux, c’est-à-dire les PATRIMOINES.
    La réalité de ce moment « révolutionnaire » est que ceux qui ont encore dans presque tous les sens du terme les attributs matériels du pouvoir, y compris dans le nombre de leurs représentants légaux à ce qui n’est encore qu’une assemblée d’états généraux, vont lâcher leurs privilèges pour mieux préserver leurs patrimoines. L’affaire est de toute façon pliée de facto, puisque toute la paperasse sur laquelle reposaient les privilèges des ordres, surtout les privilèges fiscaux, est partie en fumée (pas fous les croquants). Et si les privilèges peuvent au mieux se rétablir sous leur forme originelle ou au pire sous une forme nouvelle et mieux adaptée aux circonstances, la reconstitution des patrimoines est beaucoup plus longue et aléatoire.
    Alors que les historiens se sont bousculés sur les chemins tortueux (et surtout parsemés de mirages) de la « chute des privilèges », LA grande question de la révolution française a été la question patrimoniale, cela depuis le dépeçage des biens du haut clergé et de la noblesse émigrée à cette véritable constitution civile des patrimoines et des successions qu’a été le code civil napoléonien.

    Au bout du compte, vingt ans plus tard et la restauration rétablie, les anciens ordres rentreront dans leurs immeubles, ceux-là bien préservés sur les cendres des privilèges, puisque le code napoléon avait eu la sagesse ou la malice de préserver l’ancien ordre des valeurs : « res mobilius, res nulius » (en latin des villages les valeurs mobilières c’est de la crotte, et rien ne vaut la terre et la pierre pour faire son beurre). Certes les anciens privilégiés devaient compter avec la concurrence laissée par la trace révolutionnaire, une véritable classe moyenne des campagnes (et très conservatrice) d’anciens croquants passés moyens propriétaires, les faux nobles issus des ordres militaires napoléoniens ayant su convoler avec les vrais, et surtout la bourgeoisie d’affaire et d’industrie, qui allait montrer rapidement combien l’accumulation du capital mobilier pouvait surpasser en puissance l’ancienne conception de la richesse basée sur la terre et la pierre.
    A ces nouvelles conceptions patrimoniales allaient bien sûr correspondre de nouveaux privilèges, comme l’ont très bien rappelé certains, et qui ont permis d’exclure par l’argent –le fameux suffrage censitaire- la majorité du corps électoral jusqu’à l’avènement de la troisième république à la fin du 19ème siècle. Mais les frustrations politiques nées de cette situation allaient surtout être l’arbre cachant la forêt du véritable scandale de cette époque, si justement décrit par Eric Hobsbawn dans « l’ère du capital » : les extraordinaires disparités de fortune de bas en haut de l’échelle sociale, celles qui faisaient conseiller Vautrin à Rastignac de mettre la main sur un patrimoine plutôt que s’épuiser à tenter de s’enrichir en travaillant, celles qui donnaient aussi à Marx le sentiment que la nouvelle lie de la terre, le prolétariat urbain, n’avait plus rien d’autre à perdre que ses chaînes.
    La geste révolutionnaire a-t-elle corrigé ces disparités béantes autant que le chante notre imaginaire de vieux peuple frondeur ? Si peu en fait ! Même si les ruisseaux de sang versés durant de longues décennies ont permis à une partie du peuple d’accéder à un minimum de dignité matérielle (le strict minimum devrais-je dire), la « belle époque » sensée consacrer ces temps nouveaux n’était au début du 20ème siècle qu’une grisaille de labeur sans joie et sans droits pour la majorité.
    La véritable rupture allait être la première guerre mondiale, coup d’envoi d’une longue et terrible période qui s’achèvera trente ans plus tard dans les ruines de l’Allemagne et du Japon, et portant comme interlude cette véritable « catastrophe de paix » qu’a été la crise économique de 1929. Là encore, la vieille alternative entre le choix des privilèges et celui du patrimoine a été complètement ignorée de la plupart des historiens, fascinés qu’ils étaient par l’ampleur des révolutions et des conquêtes sociales qui ont déchainé la tempête à la surface de l’histoire durant cette première moitié du 20ème siècle.
    Pourtant le fait marquant de cette époque allait être une destruction probablement sans précédents des patrimoines dans toutes leurs composantes : mobilières et immobilières, foncières et industrielles, publiques et privées. Et lorsque résonnent les cloches de l’armistice en 1945, la ruine d’une grande partie du monde occidental n’est pas une vue de l’esprit.
    Par réflexe de peur face aux révolutions périphériques, parfois de compassion en souvenir des souffrances communes sur les champs de bataille, toutes les sociétés riches ont parallèlement été enclines à lâcher du lest concernant les privilèges politiques et sociaux des ordres possédants issus du processus de la révolution française. Ce sont les états, qui, en se faisant les arbitres des forces sociales en présence (mais pas toujours, le Conseil National de la Résistance, qui a mis en chantier les grandes réformes sociales de l’après guerre en France, a par exemple été une construction purement politique née d’un contexte de guerre) ont organisé la redistribution des richesses vers l’ensemble de la société, en jetant ainsi les bases des « états providence » -terme largement outrancier- de l’après guerre. L’outil essentiel de cette redistribution aura été la fiscalité, avec comme fer de lance l’impôt sur le revenu.

    Le « miracle des trente glorieuses » (on serait tenté de dire rétrospectivement « le mirage ») est né de cet effet ciseau ; entre la contrainte à la fois de la destruction des patrimoines et de la remise en cause de l’ordre social adossé sur cette géographie des patrimoines. De là est né l’idée fallacieuse qu’un capitalisme sans capital était possible, fondé sur la seule force de travail et la seule énergie intellectuelle, consacrant l’ordre de la réussite individuelle en partant du bas et de la méritocratie qui lui est associée. Fallacieuse parce que cet accident du capitalisme n’a pu être possible que parce qu’il correspondait à une phase de reconstruction générale (globale dirions nous aujourd’hui, et pour une fois à raison), laquelle a fait oublier que dans les profondeurs de la société une nouvelle phase de reformation des patrimoines était à l’œuvre.
    Le triomphe accidentel des classes moyennes et des manageurs allait être miné par ce sourd travail de sape, lequel s’est révélé au grand jour dès la fin des années soixante dix. « La crise » comme on l’a improprement appelée, c’était surtout l’offensive des nouvelles forces du capital, assises sur un patrimoine neuf, qui allaient se donner les moyens de contourner puis de détruire tous les mécanismes de redistribution des états mis en place depuis le début du vingtième siècle.
    Cette offensive a été multiforme, idéologique par le retour en grâce des vieilles théories libérales des débuts balbutiants de la pensée économique (pour ceux que cela chagrine, je regrette de le constater), politique par l’arrivée en force d’une nouvelle génération de dirigeants à la tête des pays clés (Reagan, Thatcher, Kohl), juridique et technique par la déréglementation financière et l’organisation du libre échange international, technologique par l’effet levier miraculeux de l’informatique, et enfin culturelle par la traduction de la nouvelle vulgate dans tous les champs de la culture et de l’information. Elle a eu ses idiots utiles, surtout les classes moyennes des vieux états industriels qui ont cru que le démantèlement de la protection sociale s’arrêterait à leur porte, et somme toute ne servirait qu’à conforter leur hégémonie politique et culturelle. Elle a eu surtout pour cible, par une sorte d’effet boomerang historique, ce qui avait été pendant trois quart de siècle le dispositif essentiel de la redistribution des richesses propre aux sociétés développées : la fiscalité.
    Ce processus semble aujourd’hui arrivé à terme, le rôle nouveau des états ne se bornant plus qu’à canaliser les ressources fiscales devant assurer la pérennité des mécanismes financiers ayant servi à reconstituer un nouvel ordre patrimonial comparable à celui qui prévalait il y un siècle.

    Alors, en ces conditions, ironiser sur la réalité d’une oligarchie mondiale pour remettre à l’ordre du jour cette vieille lune de « la fin des privilèges », n’a pas grand sens. On sait très bien que le génie (et quand je dis génie je parle bien sûr d’une dynamique générale, pas d’un « complot ») du capitalisme actuel est d’avoir réussi à pousser les ramifications de l’accumulation patrimoniale très profondément dans la société (de plans d’épargne en plans d’intéressement et en plans de retraite), même dans une configuration d’inégalités extrêmes. On sait très bien aussi que vous l’avez parfaitement compris, Paul Jorion.
    Il est donc possible de chanter la carmagnole en évoquant une nouvelle nuit du 4 août, même si tous les privilégiés concernés, du haut en bas de la société, me semblent avoir mis le parlement en vacances, dans le meilleur des cas. Sur le vrai problème des inégalités patrimoniales, je suis plus pessimiste sur la vaillance des ardeurs populaires. Je crains hélas que ce ne soit d’autres mécanismes, les mêmes qui ont déjà fait leurs preuves dans l’histoire, qui viennent perturber l’ordre des choses. Et la raison elle aussi sera en vacances.

    (Sources de réflexions : Thomas Piketty « L’économie des inégalités » La découverte)

  128. @ Daniel DRESSE

    « Alors, en ces conditions, ironiser sur la réalité d’une oligarchie mondiale pour remettre à l’ordre du jour cette vieille lune de « la fin des privilèges », n’a pas grand sens.  »

    N’est-ce pas les privilèges de ceux qui ont pu, où qui peuvent à ce jour se constituer un patrimoine « hors du commun » qui conduisent aux différents déséquilibres dont vous faites état tout au long de votre billet?

    L’aspect patrimonial n’est pour moi que la fin, la suppression des privilèges, un préalable nécessaire. Par la suite, trouver la direction donnant la vertu à chacun d’entre nous, c’est toujours question délicate, tant sans cesse chacun essaie de tirer la chemise pour soi.

    Néanmoins, stigmatiser « les privilégiés », c’est leur faire, à mon sens, mauvais procès. A l’aveugle, on ne peut lui reprocher de ne pas voir.

  129. La constitution pour l’économie est une bonne idée. Neanmoins un cadre pour sa mise en application est à définir.
    A quoi servirait ce travail, si nous comptions sur les pouvoirs en place pour la mettre en application. Moralité, nous
    sommes les seuls à pouvoir le faire. Manifestement, il faut une énergie considérable pour un tel projet…
    Commencer par ecrire un sorte de cahier des charges pour decrire le projet à développer me parait un premier
    pas. Paul, qu’en pensez-vous ?

  130. @ Jean-Luc

    « J’ai adoré, en lisant les commentaires, le quiproquo à roulette qu’a généré la phrase de Jorion à propos du “triomphe de la Raison”. Quand le “mal lu” ce transforme en “malentendu”, le surréalisme fait son entrée, et on rigole bien! »

    Ce que j’ai compris de la conclusion de M. Paul JORION, c’est qu’on remplacera un système par un autre aussi mauvais, et que l’on croiera à tors que la raison a guidé nos pas.

    Or, celal me laisse penser que si la raison avait vraiment guidé nos pas, le système aurait été meilleur. D’où mon insertion sur le cultuel.

  131. A propos du ‘systeme’

    Dans la réponse apportée par le fine fleur du royaume à la question de sa majesté la reine d’angleterre, on lit :

    »So where was the problem? Everyone seemed to be doing their own job properly on its own merit. And according to standard measures of success, they were often doing it well. The failure was to see how collectively this added up to a series of interconnected imbalances over which no single authority had jurisdiction. This, combined with the psychology of herding and the mantra of financial and policy gurus, lead to a dangerous recipe. Individual risks may rightly have been viewed as small, but the risk to the system as a whole was vast.»

    Moralité. Quand un système ne peut fonctionner sauf à tolerer ses disfonctionnements, et que chacun y optimise son
    activité propre, le systeme fonctionne naturellement de plus en plus mal jusuq’a ce que ses disfonctionnements en
    conduisent l’activité.

  132. Des interminables rébellions et constats d’impasses aux REALISATIONS effectives !

    Que sera « une constitution pour l’économie » qu’aucun système de contrôle coercitif ne parviendra jamais à faire respecter (fort heureusement, on le sait déjà !), si elle ne se trouve pas pour la première fois peut-être de notre histoire collective à une telle échelle , dûment protègée par le REMPART NATUREL grandissant de nos ECO-REDEPLOIEMENTS réussis dans l’esprit de ce qu’énoncera cette constitution ? Quoi de plus convaincant !

    A ce stade, nous abandonnons les multiples « faux-semblants » de la gestion de crises systémiques interdépendantes au profit de « l’innovation métaphysique tout autant qu’épistémologique, que socio-économique et que très concrètement EXISTENTIELLE (cette énumération n’est pas limitative) » sur la base de nouveaux paradigmes qui interrogent toutes les composantes de la connaissance scientifique tout autant que toutes les composantes de la sagesse humaine accumulée au fil des centaines de millénaires d’Evolution Universelle analysable …

    Dans cette hypothèse d’un ensemble d’Evolutions Majeures effectuées sans verser de sang, se pose alors à nouveau la brûlante question de l’IMPLICATION INITIALE, sous différentes latitudes, d’un grand nombre de « pionniers-volontaires » dans des REALISATIONS initialement EMBRYONNAIRES qu’ils auront eux-mêmes imaginées et trouvées dans leurs propres espaces d’ECOépanouissement et choisi d’expérimenter « EN FORMES DE DEMONSTRATIONS REUSSIES » aussi bien dans le but d’en vérifier pour eux-mêmes la viabilité et l’ECOsoutenabilité que dans le but de contribuer à promouvoir davantage le BIEN COMMUN en mettant en appétence toujours plus « d’autres volontaires que le pourrissement de l’immobilisme ambiant ne satisfera plus », dans le cadre de référence permanent de l’applicabilité par le plus grand nombre possible de « pionniers-volontaires » d’une éventuelle constitution pour l’économie à amender en permanence …

  133. @jack

    En ligne avec vous sur le dernier paragraphe. Conduisant un projet très concret en ce sens depuis plusieurs années, je
    me suis intéressé à cette idée de constitution pour l’économie.A mon sens, la juste démarche serait de mobiliser les
    compétences d’économistes comme Jorion, de Juristes des affaires, d’entrepreneurs pour en faire un outil pour
    l’entrepreneur dont vous parlez…

    Pour revenir sur votre propos, en pratique, vous êtes très seul mais cela vous le savez à partir du moment ou vous
    vous engagez dans un tel projet, et pourtant…

  134. Plein de contributions intéressantes…

    Sur un mode plus trivial, mais malheureusement très probablement prophétique : à la lecture des bonus que les banques d’affaires octroient déjà à leurs traders moins de 6 mois après le début de l’effondrement économique généralisé, je suis tenté de revenir sur l’expression de « bêtise systémique » mentionnée plus haut.

    Peu à peu, il va falloir parler « d’indécence systémique », « d’obscénité systémique », voire de « saloperie systémique ».

    Il ne faudra pas s’étonner, personne ne le pourra, lorsqu’un ou deux chômeurs dont l’employeur aura déposé le bilan, ou dont l’entreprise aura procédé à de nouvelles compressions de personnel, vont assassiner quelques traders au sortir de leur tour de verre, un soir de septembre.

    C’est quand les Morlocks dévorent un Eloi que les Elois prennent conscience, non pas de l’artifice total de leur conception du monde, mais déjà du risque physique qu’ils courent en le partageant encore un peu avec des pauvres…

    Si la justice condamnera évidemment le chômeur meurtrier, la morale le pourra-telle ? Je ne crois plus.

  135. @ Anatine Shan dit :
    7 août 2009 à 15:18

    Quelles nouvelles formes d’entrepreneuriats au service du BIEN COMMUN, ces nouvelles approches vont-elles plébisciter et s’avèrer capables de PRIVILEGIER ou de faire éclore ? Quelles formes d’entrepreneuriats existantes s’en trouveront délaissées voire abandonnées ? Auxquels cas, sous quelles formes les différentes expertises EXISTANTES pourront être remobilisées aux côtés des nouvelles formes d’expertises « EMERGENTES » dont il va falloir savoir s’entourer et au service de la reconversion accélérée des nombreux secteurs économiques qui demanderont à Evoluer de la sorte ?

    Sans expérimentations préparatoires dans différentes contextes, peut-on raisonnablement prétendre en anticiper l’ampleur, en évaluer l’ECOsoutenabilité et se faire une représentation plus fiable de ce qui pourrait éclore, devenir pertinent, devenir attractif et devenir « diffusable » à plus grande échelle sans jamais être imposé par de nouveaux totalitarismes ?

  136. @ antoine

    Il me semble que tous ceux qui ont lu attentivement le texte de Jorion, on traduit ce désormais fameux « triomphe de la Raison » de la façon que vous le faites.

    Par le « mal lu » transformé en « malentendu » qui ouvre la porte au surréalisme humoristique, j’évoquais les commentaires qui ont amené deux ou trois fois Jorion à préciser sa pensée (et encore, il a raté des occasions !), commentaires qui viraient un peu au « running gag ». Ces commentaires entraînant de nouveaux commentaires de commentaires, on s’éloignait de plus en plus du réel de la phrase d’origine …et ça m’a fait marrer.

    Je pense en lisant Jorion, et tous les intervenants sur ce blog, que la raison, avec un petit »r » que vous utilisez (qu’on pourrait appeler la raison l’r de rien) est un meilleur outil. Simple et solide, cet outil peut, comme vous le proposez, travailler aussi dans le cultuel, en plus de tous les autres domaines cités en sous-titre du blog.

    J’aime de plus en plus venir traîner chez Paul et sa bande de raisonneurs.

  137. @Daniel Dresse
    Merci de votre réponse
    Permettez moi de ne pas être en total accord avec votre réponse.
    Lorsque vous dites ou citez Zigmout Bauman
    « Le recyclage de la masse des déchets matériels produit par notre civilisation est dévolue de plus en plus à la masse humaine mise sur la touche, et que Bauman n’hésite pas à appeler les « déchets humains », vivant d’ailleurs sur les mêmes sites périphériques des métropoles. L’aumône, publique ou privée, et la décharge : tel serait l’horizon de nos futures régressions déjà en cours ».
    Je ne suis pas d’accord parce que vous considérez, à mon sens, l’homme comme un matériel et non comme un esprit doté d’une intelligence et d’une imagination qui ne demandent qu’à s’exprimer.
    Je suis contremaître dans une entreprise, dernièrement j’ai eu à faire à un travailleur (un peu pistonné je dois le dire) qui ne savait pas s’il allait rester ou quitter.
    Je lui est sommé de prendre une décision, et lui ai dit: tu pars ou tu reste.
    A mes yeux, c’est un des plus prometteurs, il suffisait de lui faire confiance et de le mettre devant ses responsabilités.
    Aujourd’hui, je pense que le marché a fait son temps, il ne résistera pas au choc pétrolier et au choc climatique réellement présent comme l’a rappeler François Leclerc au 5eme post de cette discution.
    Il me semble que nous devrons aller de plus en plus vers une rolocalisation de l’économie voir une certaine autarcie encore à dévellopper.
    Il nous faut d’urgence améliorer le bien être sans démolir la planète, et les seules ressources dans lesquelles nous pouvons puiser est l’intelligence et la créativité.
    Sous peine de voir la fin de l’humanité avant la fin du siècle.
    J’ai bon espoir, le capiatlisme et l’industrialisme se casse la figure, il ne nous reste plus qu’à les remplacer.
    Par quoi, personne ne le sait, c’est en avançant qu’on trace la route.
    Je persiste et signe: c’est à partir des déchets qu’on construira l’avenir.
    Excusez mon optimisme

  138. @ Mike

    Attention ! Je ne suis pas partie prenante dans cette approche des choses (j’aurais du mal à l’être, j’ai fait partie de ces « déchets » à une certaine époque et je pourrais très bien y retourner demain). J’ai simplement essayé de rendre compte de la pensée d’un philosophe qui est aussi un grand sociologue et qui ne passe pas pour verser dans l’émotionnel. Quant aux deux romanciers considérés, les histoires cocasses ou terribles qu’ils racontent sont aussi des visages de l’indignation (et je reste persuadé par ailleurs que les grands textes littéraires de la modernité se trouvent dans la science fiction et le roman policier).
    Je trouve aussi votre optimisme paradoxal, puisqu’il implique que nos modes de production ne puissent faire l’économie de montagnes de déchets quel que soit leur devenir. Pourquoi tout simplement ne pas produire des biens moins périssables ? (Pour prendre un cas concret qui me rend régulièrement vert de rage, pourquoi produire des imprimantes que l’on met à la poubelle tous les six mois ?).
    J’ai aussi travaillé longtemps dans le cadre d’une entreprise de récupération (sur le mode Emmaüs) et le bilan que j’ai tiré de cette expérience est très contrasté. Il n’y a rien de très exaltant à remettre perpétuellement de la m…. dans le circuit économique. Pire, ceux qui travaillent dans ces structures, et qui sont des personnes fragiles, en principe « sur le chemin de la réinsertion », en ont parfaitement conscience, ce qui n’arrange ni leur état moral ni leur condition sociale. J’ai rencontré des travailleurs sociaux dans ce milieu, qui ont voué leur vie à cette cause là, et qui ont un regard tout aussi désabusé à l’heure des comptes…

    @ Antoine

    J’espérais que quelqu’un me fasse votre objection et je vous en remercie. Je crois en fait que le processus de constitution et de perpétuation des patrimoines n’est pas synchrone avec celui de l’exercice des privilèges auxquels le premier donne droit. Pour répondre à votre question, il n’est pas certain que l’abolition des privilèges soit un gage d’une diminution mécanique des patrimoines sur lesquels ils se sont greffés.
    C’est ce que j’ai essayé de montrer dans mon exemple de la révolution française, dont l’œuvre s’est perpétrée à bas bruit sous la restauration à travers ce socle extraordinaire qu’a constitué au sens littéral le code civil napoléonien (n’oubliez pas que lorsque il a été rédigé, l’Europe des princes parlait de Napoléon comme du « Robespierre à cheval »). Pour cette raison, et le bon sens de Louis XVIII aidant (qui avait bien saisi cette part irréversible de la révolution) le retour à l’ancien ordre des privilèges, ceux conférés à la naissance par le nom, s’est avéré impossible. J’observe simplement que les intéressés se sont consolés avec la part substantielle qu’ils ont pu récupérer de leurs anciens patrimoines, tous ces providentiels trésors d’Edmond Dantès (l’actualité de son temps a toujours eu don de débrider l’imagination de Dumas).
    De nos jours, ne vous faites pas trop d’illusions. Même si l’on réintroduisait les mécanismes fiscaux en vigueur durant les trente glorieuses, nos sociétés resteraient incomparablement plus inégalitaires, de par l’énorme force d’inertie née de plusieurs décennies de gonflement extravagant des patrimoines privés. A moins d’une catastrophe dépassant le champ de la raison…

  139. à Cedric [5 aout 10:23]
    Une prédiction ?
    Peut-on se fonder sur les crises antérieures pour émettre un pronostic sur la prochaine chute des prix de l’immobilier en Ile-de-France, en différenciant peut être encore Paris intra-murros et les pourtours de ses banlieues aux grandes ceintures surchargées ?
    D’abord, (1) la forte contraction des offres. Nous y sommes.
    Puis, après quelques trimestres désespérants, (2) la chute effective significative des prix.
    De combien la chute ? … 25% à 30% ? … et
    Quand ? … six mois après le 3e G20 à Pittsburg ?

  140. à C [le 5 à 10:39]
    la vie n’est-elle pas aussi
    – un apparent désordre sympatique,
    – ce qui n’a pas à être contrôlé par un Réseau (Google, FAI,…) ou par une quelconque bureaucratie (bankassur, transnationale, étatico-anatiofurtive,…) ?

  141. U.H.M. [5 août 2009 à 10:51]
    Vous le savez, nous ne sommes plus à l’époque de « Je ne sortirai que par la force des baionnettes »

    La propriété stratégique ne réside t-elle pas dans les noeuds télématiques (centres-serveurs sécurisés et satellites de sauvegarde en doublon ou quadruple, protégés par milices privés ou services de sécurité ragaliens et leurs satellites).
    La question n’est pas de demander les clefs comme à la Bastille
    Le nombre des trousseaux aptes à être utilisés est inconnu comme la nature des clefs.

    Croyez-moi, il est infiniment plus simple d’articuler
          — d’abord au niveau des pays du G20 —
    les appels d’offres qui seront à lancer pour bâtir du neuf à côté.

  142. Betov [le 5 août 2009 à 11:37]
    Je vous lis juste après U.H.M. [supra 10:51, avec mon commentaire]
    Les liens concrets — télématiques, protecteurs, réplicateurs, humains —
    entre
    ce que contrôlent les topSecurityMen des NoyauxDurs,
    et,
    votre rapide « solution synthétique »

    La “solution” tout le monde la connaît depuis la nuit des temps. C’est le musellement de la dominance sociale, par le plafonnement des fortunes personnelles. Platon disait déjà ça, il y a 25 siècles

    ne sont pas si simples.
    Vous réduisez le patrimoine des personnes soumises à l’ISF en France par une équation y=ax+b ou par une autre du second degré (parabole) qu’avez-vous résolu ?
    Pratiquement rien.
    – L’offshore (anatiofurtifs, transnationales, PME, clans hors échelle DGi) est inchangé.
    – Les détournements de fonds systématiques transfrontières (pris-de-transferts, commissions, …) sont inchangées
    – Les NordFaçades sont toujours en vigueur
    – Les noeuds télématiques de l’Ancien Régime 1980-2100 ne connaissent aucun nouveau visage
    – Les noeuds télématiques de l’Alternative StéCivileOrganisée avec les modèles de transactions ad hoc ne sont pas même esquissés
    Par quelle expression, autre que richesses, pourriez-vous résumer ces cinq points ?

    Qui a le courage de proposer une première invention pour cette expression inédite nécessaire ?

    Allez c’est sans risque. Il faut un début à tout.
    Une première tentative en amène toujours d’autres.
    Vous aurez contribué au résultat final ou provisoire.
    Merci à l’avance

  143. à Anatine Shan [le 5 à 13:42]
    Pensez-vous sérieusement que l’on puisse modifier significativement l’essence de l’entreprise des années 1990-2010 ?
    Oui, en partie
    Ses territoires d’intervention, sa taille, une part des règles de sa Branche, etc.
    très difficilement la logique de ses flux de Sources-et-Emplois-de-Fonds fondée sur l’urbanisme gelé, rigide, de ses infrastructures télématiques.
    De nouvelles formes, telles que sociofirmes fiscalement toutes autres, sont à bâtir en parallèle
    En outre, …

  144. à BA [14:17]
    Vous dites

    La deuxième crise financière va être terrible pour les banques françaises

    … pour qui exactement selon vous ?
    – pour les créanciers étrangers ou non résidents habitant en France des BF ?
    – pour les déposants-créanciers français – vous, moi et d’autres – ayant comptes et épargne dans une BF ?
    – pour les contribuables représentés par l’Etat venant d’inclure un soutien inconditionnel en fonds propres ?
    – pour les personnels de seconde priuorité au sein des BF ?
    – pour les actionnaires quasiment « de second rang » qui ont acheté des titres BNP, SG, etc. comme ils auraient acheté des titres de carrefour, SaintGobain, Peugeot ou SuezGdF ?
    – pour le NoyauDur qui contrôle de facto telle ou telle BF avec un % très limité des titres ?

  145. à le banquier, Chris [le 5 août à 16:02]
    Je vous invite à lire « Les conséquences de l’interdiction du prêt avec intérêt« 
    notamment à partir de la page 29 dans le livre
    « Blanchiment et Financement du terrorisme« 
    sous la corirection de Ludovic François, Pascal Chaigneau, Marc Chesney
    Préface de l’Amiral (c.r.) Pierre Lacoste [Editeur Ellipses isbn 2-7298-2033-7]
    Observations sur des établissements financiers mis en cause
    – Al-Baraka Investment & Development (ABID)
    – Al-Barakaat Exchange LLC
    – Al-Shamal Islamic Bank (ASIB)
    – Dar Al-Maal Al-Islami Trust (DMI)
    – Faysal Islamic Bank of Bahrain (FIBB)
    – National Commercial Bank (NCB)

    V. Les fondations et les organisations caritatives mises en cause
    VI. Autres circuits, autres soutiens et nouvelles interrogations
    VII. Incertitudes sur les sources de financement mais certitudes sur la gravité de la menace

    Chapitre suivant (Alain Bollé) Le blanchiment des capitaux de la criminalité oragnisée
    etc.

  146. PAR CHARLES GAVE | JDF HEBDO | 05.06.2010 | Mise à jour : 20H18
    Comme tout le monde le sait, l’Etat français est dans une situation budgétaire critique.
    De ce fait, les hommes politiques nous annoncent qu’il va sans doute falloir supprimer le bouclier fiscal, et donc taxer le capital une fois de plus, tant il est vrai que les « riches » doivent participer à l’effort commun.
    Mais cela suppose une bonne définition de ce que veut dire exactement « être riche ». Dans l’acception populaire, être riche, c’est disposer d’un capital important, ce qui me paraît juste.
    Pour un économiste, la valeur d’un capital se mesure au montant actualisé des revenus que ce capital va engendrer dans le futur, et c’est ici que je me permets, en bon citoyen, de faire une proposition pour aider à rebâtir la confiance, que les Français devraient toujours conserver dans leur classe politique, et établir une vraie justice fiscale, à laquelle je sais que cette classe est profondément attachée.
    Prenons l’exemple d’un homme politique qui a été haut fonctionnaire (et qui touche une retraite pleine et entière sur cette fonction, qu’il n’a exercée que pendant quelques années) ; qui a fait partie de différents gouvernements, et qui, à ce titre, touche une autre retraite ; qui est ou a été maire d’une grande ville, poste pour lequel il touche un autre salaire, en attendant qu’il perçoive une retraite bien gagnée de maire, le plus tard possible bien entendu ; et, enfin, président de Région, poste pour lequel il est fort bien payé à nouveau et qui lui offre des droits à une nouvelle retraite, bien nécessaire elle aussi.
    Ajoutons à tout cela les avantages en nature du style voitures et logements de fonction, voyages d’étude à l’étranger, partie fort importante de son revenu, versée libre de tout impôt.
    Imaginons, ce qui semble plausible, que la somme de toutes ces rétributions, dont je ne mets pas en doute une seconde le bien-fondé, se monte à 150.000 euros par an.
    Ajoutons que ces 150.000 euros sont absolument garantis par la puissance publique et à 100 % payés par nos impôts, et que, enfin, ils sont totalement indexés sur l’inflation.
    La question que chacun se pose, ou devrait se poser, devient immédiatement la suivante : quel doit être le capital dont un particulier aurait besoin pour bénéficier d’une retraite du même montant, garantie à 100 % par l’Etat français, et ce pour les prochaines vingt années ?
    La réponse nous est heureusement fournie par les obligations 20 ans indexées sur l’inflation, garanties par l’Etat français, ce qui à l’heure actuelle donne du 2,25 % en termes réels.
    Pour toucher 150.000 euros par an, il faut que cette somme corresponde à 2,25 % du capital, c’est-à-dire que ce capital soit de 6,7 millions d’euros. Je tiens à préciser au passage que toute personne résidant en France subirait immédiatement un prélèvement d’au moins 1% par an au titre de l’impôt sur la solidarité, surtout si on supprime le bouclier fiscal, et qu’en fin de parcours les droits d’héritage dus par ses héritiers seraient d’au moins 60 % du capital.
    Ma proposition est donc la suivante : que, pour tous ceux qui nous gouvernent ou qui nous ont gouvernés, l’on calcule la valeur actualisée de la retraite que nous, les payeurs d’impôt, allons être obligés de leur payer, et qu’ils paient l’impôt sur la fortune selon cette valeur actualisée, au tarif convenu.
    Après tout, cette dette est bien réelle dans les comptes de l’Etat, et, si elle est au passif de l’Etat, elle doit bien être à l’actif de quelqu’un. Nul doute que ce prélèvement librement consenti ne rende à nouveau populaires les classes dirigeantes, ce qui faciliterait grandement l’ingestion par la population de la potion amère qui nous attend.
    Un grand mouvement du style Nuit du 4-Août, où l’aristocratie française avait accepté avec enthousiasme la suppression de ses privilèges, est-ce ce dont nous avons besoin pour redonner du tonus au pays ?
    Mais je vais confier au lecteur du JDF un grand secret.
    J’ai des doutes, et je ne suis pas certain qu’une telle proposition puisse être acceptée dans l’enthousiasme général.
    J’ai sans doute tort de sous-estimer le civisme de nos dirigeants. Nous verrons bien.

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