31 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 30 octobre 2009 »

  1. Aux Etats-Unis, quelle est la situation des ménages ?

    Aux Etats-Unis, est-ce que les ménages empruntent ?

    Est-ce que les ménages américains sont encore capables d’emprunter ?

    Ou alors est-ce que les ménages américains sont trop fauchés et surendettés pour emprunter ?

    Réponse :

    Variation annuelle de l’encours : crédits revolving :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-REV.html

    Variation annuelle de l’encours : crédits non revolving :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-NREV.html

    Variation annuelle de l’encours : total des crédits :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-TOTAL.html

  2. Alexandre Adler aprés Jacques Attali, de bons cygnes en effet…
    Si ces deux vilains gros canards qui fréquentent avec tant d’assiduité les mares des basses et arrières cours de la république vous suivent, nous pouvons être certain que, grâce à leur parrainage « éclairé », votre projet de nouvelle constitution pour l’économie est sur les bons rails…
    Ils n’attendaient que vous dans leur désarroi pour être récupéré et recyclé par « La Cause »!
    La puissance de conviction et de conversion de votre blog me rend profondément admiratif. Sourire…

    1. A noter que Jacques Attali était l’invité mercredi des mêmes Matins de France Culture. Ce fut tout le contraire de l’intervention de Paul Jorion ; immodestie – d’ailleurs, son ouvrage « Survivre aux crises », écrit en gros caractères, pèse lourd…vous vérifierez vous-mêmes – et confusion – agriculture née, selon Adler puis Attali, d’un brusque réchauffement climatique et de la rareté subséquente, idée reçue pourtant largement mise à mal. A la suite d’Alain Gérard Slama, ils ont pu dire tout le bien qu’ils pensaient du capitalisme – ce qu’ils n’avaient pas osé faire en présence de Paul Jorion. C’était beau… Et on se dit non sans tristesse que l’intelligence est bien mal utilisée.

  3. Vous avez raison de dire que la « reprise », « la fin de la récession » américaine sont en fait des villages de potemkine. Les infos que je recois parlent des choses moins plaisantes. De plus, les sommes atronomiques injectées dans l’économie financière favorisent la spéculation mais aussi de nouvelles bulles. Je pense que l’on va vers une apocalypse monétaire; un crash serait sans doute doloureux pour tous mais purificateur, d’autant plus que les gouvernements ne peuvent faire autre chose que d’augmenter les déficits pour maintenir le niveau de vie de leurs citoyens, et cela pour une durée indéterminée. D’ailleurs, je vois des gens autour de moi d’acheter des métaux précieux ou des objets d’art de grande valeur, mais pas d’immobilier. Ils n’ont aucune confiance en l’avenir économique. Une croissance saine et relativement stable, tout comme le principe du plein emploi sont devenus des mirages qui font penser à la pièce « Waiting for Godot » de S. Beckett.

  4. Vous devez être très fier ! Vous en seriez légitime.
    Mais vous me faites peur, mon petit libraire pourra t’il se faire livrer vos ouvrages ? Auriez vous prémédité le pénurie pour que l’on parle de vous 🙂

    L’arrivée des politiques n’est vraisemblablement redevable que de votre popularité grandissante, malheureusement pas de vos idée. J’espère me tromper.

    Mais tout cela est magnifique ! Votre ton définitivement calme et votre voie claire à sa façon, bref votre humilité a su convaincre mieux que tous les aboiements auquels les médias nous ont habitué !
    Votre succès a un côté très rassurant, nombre français sont finalement beaucoup moins bêtes que leurs médias pourvu qu’on leurs offre le choix.

    PS: Votre capacité à ne pas vous mélanger au panier de crabes est stupéfiante ! Elle fait partie de votre « valeur ajoutée ». Je vous en prie ne jouez jamais les homards 🙂

  5. C’est le 30 Octobre 🙂

    Une petite comparaison, puisque vous évoquez le temps qu’on vous laisse pour vous exprimer et l’accueil favorable qui vous est fait : Cette question du temps était souvent mise en avant dans la critique des médias de Pierre Bourdieu, qui s’est engagé aux côtés des grévistes de 1995 (son droit le plus strict). Contrairement à P Jorion, Bourdieu a été combattu vigoureusement par les médias, et par le « milieu intellectuel », le halo intellectuel qui gravite autour, alors que c’est un sociologue reconnu au plan international et enseigné en faculté. Rien n’y fait, on a tenté de le salir et de le dénigrer par tous les moyens, sans jamais se confronter à sa théorie, en toute bonne foi.

    Bourdieu subit encore, même à france culture, un dénigrement en faveur de Rawls et autres. On dit « Bourdivin » par ex.

    Cette différence de traitement médiatique.. m’étonne un peu. Même la critique de l’école de Bourdieu est encore niée, par ceux qui veulent libéraliser l’école par exemple. Je ne vois pas pourquoi Bourdieu est détesté par certains milieux, alors qu’il dit la vérité scientifique, (comme si l’on dénigrait Einstein ou Newton), alors que P. Jorion qui ne critique pas moins sévèrement le système, est épargné (Heureusement !). ?

    L

  6. Paul, vous annoncez des contacts et discussions avec des politiques « en vue de faire quelque chose ». Voilà une vraie bonne nouvelle. Faire revenir l’éthique et la raison (à ceux que l’on pas lu, le billet du Yéti sur rue89 fait chaud au cœur), pour espérer nous sauver, passe inévitablement par l’action politique.
    J’espère que vous avez eu ou aurez l’occasion de rencontrer Pierre Larrouturou, électron libre dans le PS, qui a diagnostiqué et annoncé la crise actuelle depuis des années, et qui se bat pour repartir sur des solutions concrètes sortant des schémas de pensée établis.

  7. Hhmm.. je vais encore critiquer, je le sens. (mi-Hollandais, mi-gaulois râleur que je suis devenu)

    Vous êtes victime de votre succés… : c’est la rançon de la gloire.
    Equipez-vous, luttez, VOUS avez quelque chose à défendre qui est de replacer l’humain dans l’économie.
    VOUS ne pouvez pas lâcher le mouvement par manque de moyen. Et globalement, le deuxième pépin de chute de serveur, j’ai failli en parler lorsque que vous avez écrit être interwievé par le Monde.
    Tellement évident….

    Bon : que le blog pête un cable de temps en temps, cela n’est pas vraiment trop important.
    Que vous disiez clairement comment remettre l’humain au centre de l’économie afin qu’il ne se fasse pas détruire, ce serait, je pense, le plus important.
    Du concret, Paul. Du concret avec des solutions de terrain.

    1. Bon : que le blog pête un cable de temps en temps, cela n’est pas vraiment trop important.

      Le blog me semble au contraire très important : il est ce fil de proximité, ce lieu de rencontre extra-médiatique, cette déconstruction du savoir comme autorité, ça va vite, ça précise, ça permet de picorer, c’est vif et libre, bref c’est précieux. Un serveur qui assure me paraît donc tout à fait essentiel, autant pour la mémoire virtuelle, l’histoire collective, que pour le au fur et à mesure.

  8. @Lisztfr:

    Bourdieu a sur Paul de nombreux handicaps qui expliquent son statut « dénigré ».

    1) L’effet Dieudonné: Bourdieu s’est permis de mépriser publiquement des BHL, Alain Minc, Attali, etc… Imagine que Paul donne la liste des banques juives… on entendrait plus jamais parler de lui sur aucun média officiel.

    2) L’analyse que Bourdieu fait du système de la propagande est bien trop pertinente pour pouvoir être tolérée. Dévoiler la réalité ne paye pas, surtout auprès de ceux qui vivent de son travestissement.

    3) On ne n’immagine mal Pierre Bourdieu aller prendre un bain de boue chez un personnage aussi scandaleux que Adler. L’attitude « Lordon » aide, sans doute.

    1. @ bétov,

      Pourtant la théorie des prix de Paul s’inscrit la même problématique que celle de la théorie des champs de Bourdieu.
      Paul Jorion est tout aussi radical de ce point de vue. C’est une théorie sociale de l’économie.
      Bourdieu avait une bonne épistémologie mais il n’avait pas une théorie économique à même d’expliquer le fonctionnement effectif du système économique et financier, ce qui fait toute la force et pertinence du discours de jORION en tant qu’il est falsifiable (Popper).
      Les arguments de Paul sont difficiles à réfuter surtout de la part de gens qui n’ont pas une approche transversale de l’économie.
      Bourdieu est aussi venu trop tôt, de son temps la crise était seulement larvée. Maintenant il y a une situation de crise réelle et seuls ceux qui y ont réfléchi sérieusement à ce que signifie un état de crise et quels en sont les tenants et les aboutissants peuvent avoir une longueur d’avance ! Bref, Paul déborde du cadre, du coup il voit mieux ce qu’il y a à l’intérieur.

      Pour le reste, vous avez raison, Bourdieu prenait une posture — sans doute nécessaire alors — d’intellectuel engagé et universel du genre J-P Sartre, ce qui avait le don d’exaspérer beaucoup de gens. Paul a vécu longtemps en marge du système universitaire, ce qui lui a sans doute permis de décentrer sa position sociale en tant qu’intellectuel. Bourdieu n’a jamais quitté le milieu académique, du coup il s’est identifié à la position haute qu’il y occupait, défendant alors ses positions comme s’il était dans une forteresse assiégée dont il sortait que pour des chevauchées héroïques.

      Enfin Paul c’est vraiment la bonne personne au bon moment comme si toute sa vie l’y avait préparé !
      Son « succès » actuel ne doit rien au hasard, ou alors très peu 😉
      Il a d’ailleurs écrit un billet sur la question qui se ramène à cette idée.

    2. Ce genre de critique sur la forme (« aller prendre un bain de boue chez un personnage aussi scandaleux que Adler ») me paraît assez vaine et stérile. En ces temps de crise, il me semble y avoir des priorités plus urgentes que de discuter de la couleur des costumes.

      Je crois beaucoup plus à l’importance du sens des mots. La question est : les mots prononcés par Jorion chez Adler sont-ils différents de ceux prononcés, par exemple ici, avec nous ?

      L’attitude de chacun pour faire passer ses mots est libre. Elle tient à la personnalité de chaque individu. A sa stratégie de communication.

      Ainsi, je me sens personnellement plus proche de l’attitude tranchée d’un Bourdieu. Mais je n’ai strictement rien à reprocher aux mots de Paul Jorion. Ni à sa démarche. Bien au contraire.

      Ni observateur distant, ni apôtre extasié, il me plaît juste de faire un bout de chemin avec lui. C’est tout.

  9. Un petit exposé en américian de John Gerzema que j’ai renseigné à Paul et qu’il m’a demandé de communiquer sur le blog:

    http://www.ted.com/talks/john_gerzema_the_post_crisis_consumer.html

    John Gerzema dit qu’il y a un côté positif à la crise financière récente – la possibilité d’un changement positif. Prenant la parole à TEDxKC, il identifie quatre grands changements culturels entraînent un comportement de nouveaux consommateurs et montre comment les entreprises évoluent en relation avec des dépenses réfléchies.

    Ca commence par des explications sur l’endettement que vous pouvez passez. La suite, plus intéresante commence à environ 3:45.

    NB Pour ceux que cela intéresse, il y a aussi deux autres exposés qui me semblent assez « basique ». L’un sur les types de « gouvernance tribale » par David Logan, l’autre épistémologique par David Deutsch:
    http://www.ted.com/talks/david_logan_on_tribal_leadership.html
    http://www.ted.com/talks/david_deutsch_a_new_way_to_explain_explanation.html

  10. « Bourdieu subit encore, même à france culture, un dénigrement en faveur de Rawls et autres. On dit « Bourdivin »

    Faudrait arreter de dire n’importe quoi… Quand Rawls est décédé, 10 lignes dans la presse, et encore… Que n’a t-on pas fait sur Bourdieu ! Du reste leurs travaux n’ont rien d’antinomique ! Rawls travaille sur les principes normatifs (extension de la théorie démocratique aux questions de justice sociale ?) et Bourdieu sur l’explication du monde social tel qu’il est (domination écrasante des boudieusiens à l’université, ceci soit dit en passant). Les deux sont nécessaires.

    Pour faire simple, une fois les principes retenus (travail de la philosophie politique et morale, ou de la « théologie » dans d’autres cultures), la question se pose de savoir s’ils sont réalisés dans le monde social (c’est le travail de la sociologie que de fournir une telle évaluation, parmi d’autres choses ) et si tel n’est pas le cas, de savoir comment agencer les choses de manière à ce que le monde social réalise les principes sélectionnés (ceci relève de la théorie des organisations, qui est un mélange de beaucoup de disciplines, dont les deux mentionnées). Bien sûr ce que je dis est schématique mais il y a quelque vérité à dire qu’en dernière alternative la sociologie ne fournit aucun principe de décision et qu’elle ne peut pas être autre chose, en fin de compte, que l’esclave de la philosophie ou de la théologie.

    Ex: les échanges portant sur les parties issues du corps humain

    La philosphie politique et morale définit les principes distribution des droits sur ces biens rares (le mode décision lui même relève de la même répartition des tâches, la philosophie politique et morale sous-déterminant la philosophie du droit et la procédure de production des normes, et les citoyens peuvent être amenés à trancher entre des modèles normatifs concurrents)

    La sociologie/ l’anthropologie/ la psychologie regardent comment les choses fonctionnent, si ces principes sont réalisés, et ce qui fait qu’ils ne le sont pas.

    Si ce n’est pas le cas, la théorie des organisation (mélange de tout ça et d’autres choses) vient voir comment organiser la coopération in concreto pour que les principes soient réalisés, et comment opérer la transition entre deux systèmes de coopération sociale, l’ancien et le nouveau.

    On trouve les deux premières parties dans le livre de Paul, enchassées, la première étant implicite (si le capital doit être là ou il est le plus nécessaire, c’est peut-être pour des raisons liées à la critique de l’exploitation qui serait immorale per se, ou de la place que le système concurrent accorde à l’avidité qui devrait rester un vice, ou pour des raisons utilitaristes pures ayant trait à la maximisation du bonheur du plus grand nombre) ou incomplète (par exemple on ne voit pas en quoi un musulman ne pourrait pas être gesellien, à moins de décrire la monnaie « fondante » comme une forme d’intérêt négatif, qui devrait lui aussi être prohibé par l’islam si ce dernier interdit l’intérêt tout court, négatif comme positif ; mais ce ne serait pas là une interprétation correcte de la Loi, puisqu’il n’est pas évident du tout que « l’intérêt négatif » soit de l’intérêt au sens que les spécialistes du kalam ont toujours donné à ce terme. En gros, il se pourrait que tous les musulmans et les catholiques soient de facto geselliens : seules les raisons ultimes du rejet du loyer de l’argent divergeraient, mais le dispositif technique assurant la circulation/constitution du capital serait le même). La troisième partie est absente : elle concernerait par exemple la sélection de la meilleure manière de passer de l’ancien système au nouveau qui tirerait toutes les conséquences de la mesure « d’interdiction des paris sur la fluctuation des cours », qui induisent la création d’un risque artificiel. Je ne doute pas qu’elle sera complétée et qu’il y contribuera le cas échéant.

    L intervention à France culture était excellente. Un chercheur qui finance ses propres travaux, simple, rigoureux, qui respire l’honnêteté et la sincérité, pas prétentieux pour un sou, d’aucune chapelle. L’empathie se fait et la confiance se noue.

    J’ai fini le livre : c’est un livre important, moins accessible toutefois que ce qui en a été dit. C’est étrange d’avoir les deux d’ailleurs, le livre dans sa forme finie et les débats animés sur le blog. De voir ce qui a été conservé ou pas, non seulement dans les arguments mais dans la mention même des points de friction. Le choix de la clarté et de la simplicité était le bon pour ne pas embrouiller les choses. Dans la méthode c’est du Aristote pur jus, ce qui ne n’apparaissait pas autant que ça sur le blog. Au fond la position d’Aristote en face de Platon, c’est celle de Paul en face des analyses dominantes de la monnaie. Là ou Platon utilise une idée, Aristote toujours la décompose, l’analyse, et distingue ce qui lui semble improprement mêlé et conduisant à des paralogismes.

    C’est un ouvrage important, avec un titre « qui ne fait pas l’important ». Je crois que c’est la première fois qu’on voit ça. Et ce n’est pas le moindre de ses mérites que de tracer une frontière entre les « chercheurs » qui conduisent une démonstration et essaient concrètement de poser à nouveaux frais/résoudre un problème (Paul) et les « intellectuels » (BHL ou écrivain X), autant dire entre le bon grain et l’ivraie. C’est très très bien pour les sciences sociales, la réputation des chercheurs ayant été salie par les clowns qu’on voit tout le temps et qui les faisaient passer pour des inutiles auprès du public.

    Bien joué !

  11. Bonsoir Mr Jorion,
    Une simple petite remarque : Je vous trouve fatigué.
    Je suis régulièrement vos billets, apparitions TV et récemment je vous ai trouvé le visage fatigué tant sur cette vidéo qu’à l’écran.
    La crise dure depuis un certain temps, elle sera longue et nous aurons encore besoin durant longtemps de votre analyse. N’omettez pas de vous économiser physiquement car si vous êtes généreux au point d’accorder tout ce temps pour autrui (blog, conférences…) vous avez aussi vos propres limites.
    Cordialement

  12. Enfin une réelle lueur d’espoir pour des gens simples comme moi et tant d’autres et qui ont souvent trimé pour les beaux yeux de la princesse, du prince ou plus platement des détenteurs de capital. A force de conviction la vérité finira par en éblouir plus d’un, il est vrai que l’on a souvent tort d’avoir raison trop tôt, mais à ce jour il est urgent que vos analyses portent & nous fassent phosphorer. Bravo, courage, encore & encore.

  13. La bourse contaminée par l’économie réelle…

    CAC 40 : – 2,86%
    Euro Stoxx 50 : – 2,88%
    Dow Jones : – 2,51%
    Nasdaq : – 2,50%

    « U.S. Stocks Drop as S&P 500 Ends Streak of Seven Monthly Gains »

    « U.S. stocks tumbled, ending a seven- month streak of gains for the Standard & Poor’s 500 Index, as declines in consumer confidence and spending and the threat of a CIT Group Inc. bankruptcy raised concern over the durability of the economic recovery. The dollar and Treasuries gained, while commodities retreated. »

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aKuVVFkJXvso&pos=1

    « Wilbur Ross Sees ‘Huge’ Commercial Real Estate Crash »

    Annoncé par d’autres – Paul Jorion, Frédéric Lordon, George Soros…

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aoRYl03Rw1_g&pos=3

  14. Bonjour Monsieur Jorion (je place mon commentaire ailleurs selon votre suggestion!!!)

    Je voulais vous poser une question et utilise ce commentaire pour le faire. Je lis certaines de vos publications et ai écouté vos interviews….

    Arthus publie en 2007 (je cite littéralement) « Les marchés financiers croient n’importe quoi.

    Les corrections successives des marchés d’actions en février-mars 2007 sont liées à une série de craintes des marchés :

    * la liquidité va se raréfier (fin du « carry trade ») ;
    * l’économie chinoise va fortement ralentir ;
    * il peut y avoir une récession aux Etats-Unis ;
    * la profitabilité va se retourner à la baisse ;
    * la crise du crédit immobilier « subprime » (et des crédits à taux variables, ARMs) aux Etats-Unis va déclencher une crise bancaire et financière.

    Or, toutes ces affirmations sont fausses. La crédulité et l’absence de sang froid des marchés financiers sont donc remarquables. » (fin de citation)

    Ma question est la suivante : si ces craintes des marchés (que Arthus a balayées) étaient réelles au sein des marchés, comment se fait-il que les institutions ou les régulateurs ou même les marchés n’aient pas réagi avant la crise de 2008? Etait-ce déjà trop tard?

    Merci

  15. le vendredi 30 octobre, le quotidien Le Monde, écrivait : « Faut-il casser les banques en deux ? Isoler leurs activités de banques d’affaires, jugées spéculatives et risquées, de celles, plus traditionnelles et socialement utiles, de banques de détail ? Dix ans après son abandon, les nostalgiques du Glass-Steagall Act, cette législation promulguée en 1933 afin de séparer strictement ces deux fonctions et empêcher qu’une crise bancaire comme celle de 1929 ne se reproduise, font entendre leurs voix. »

    Aux Etats-Unis, constate le Monde, « les anti Glass-Steagall ont le vent en poupe. Ancien responsable de la Réserve fédérale (Fed) de New York, qui couvre Wall Street, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, serait favorable au modèle de banque universelle. Le principal conseiller économique de Barack Obama, Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, a été le fossoyeur de la législation, en 1999 ». Chez nous, c’était DSK, flanqué de François Pérole qui tenaient la pelle… Ils jouent encore sur le tas de sable avec leurs amis d’alors….

    « Tel l’Amédée d’Ionesco, le Glass-Steagall Act fait ainsi un peu penser à ce cadavre qui ne cesse de grandir à mesure qu’on parle de lui et dont personne ne sait comment se débarrasser », concluent Le Monde.
    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/10/29/speculation-financiere-comment-controler-les-banques_1260182_1101386.html

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