Janet Tavakoli, President, Tavakoli Structured Finance, Inc.

J’ai lu le livre de Janet Tavakoli « Collateralized Debt Obligations & Structured Finance. New Developments in Cash & Synthetic Securitization » (1) en 2007. Ce qu’elle écrivait avait un rapport immédiat avec mon travail à l’époque. Nous sommes entrés en contact, je crois me souvenir que c’est à la suite d’une question que je lui ai posée. Depuis, nous échangeons régulièrement des informations.

Depuis un mois ou deux, Janet mène une croisade contre Goldman Sachs. Je l’ai plusieurs fois encouragée – tout en espérant que l’on est bien aux USA et pas en Russie – je veux dire en espérant que les risques pour sa propre personne quand elle mène une offensive aussi résolue soient limités.

Dans cette vidéo en date d’aujourd’hui, elle accuse Goldman Sachs d’avoir calculé les bonus de ses vendeurs de produits structurés à partir du prix exigé des acheteurs, plutôt qu’à partir de la valeur réelle de cette camelote et ce, avec la bénédiction du Treasury Department, autrement dit, du Ministère américain des finances.

Good luck Janet: it’s on behalf of all of us you’re leading this fight!
––––––
(1) John Wiley & Sons, 2003

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67 réflexions sur « Janet Tavakoli, President, Tavakoli Structured Finance, Inc. »

  1. Question (naïve ?) d’une non économiste 🙂 :

    Si demain tout le monde accepte d’annuler les dettes des uns et des autres (pays, entreprises, etc) et que l’on décide de repartir à zéro, est-ce que ça peut éviter le cercle infernal actuel ? Est-ce que mathématiquement et économiquement ça peut être concrètement réalisable et faire repartir la machine économique sur des bases saines ?

    1. C’est absolument impossible, tu aurais plus vite fait de demonter un chateau de carte en commençant par le bas mais sans le faire tomber bien sûr.

      Plus sérieusement personne n’a envie de faire repartir le sytème sur « des bases saines », il faut des gens ou des états endettes pour que puisse « vivre » les gens riches.
      En l’absence de dettes plus de rentes mais aussi plus d’assurances, de retraites… L’économie toute entière est fondée sur la dette.

    2. Madame DB,

      Votre proposition a été appliquée (selon mes souvenirs) par un certain Solon pour Athènes dans l’antiquité. L’histoire est rapportée par John Saul dans son livre (que je trouve remarquable) « Les Bâtards de Voltaire ». Toujours selon mes souvenirs, cette opération a démarré le siècle le plus célèbre de cette ville.

      Pour la santé de la machine économique, l’idée que la dette est de l’argent est toujours active. Voyez la réaction de Iduunderstandanditsimpple par exemple. Ce qui, à mon avis, conserve l’idée de l’argent – dette et détruit toute chance de bâtir ou rebâtir une machine économique saine. Je me demande même si quelqu’un sait ce que « sain » veut dire dans ce cas. Je rejette ici la définition de « sain » parce que mes affaires vont bien. Une des raisons est le trafiquant de drogue prospère. Pour lui, la situation est « saine ».

    3. @Iduunderstandanditsimpple

      « En l’absence de dettes plus de rentes mais aussi plus d’assurances, de retraites… L’économie toute entière est fondée sur la dette. »

      Certainement pas ! Il y a en France des systèmes qui ne fonctionnement absolument pas sur la dette…. Ce sont justement ceux que Sarkozy et consorts cassent en ce moment : la sécurité sociale dont les remboursements sont couverts par les cotisations du mois précédent, les retraites aussi quand elles sont par répartition, bien entendu, idem pour les indemnités de chômage… Comme ce ne sont des « assurances », il n’y a pas besoin de capitalisation, de crédit, de dette à court, moyen ou long terme.
      C’est cela que les néo-ultralibéraux au bord du gouffre (dedans en fait) veulent cacher, en mentant délibérément.

      Cette voie sans dette, inaugurée par le Conseil National de la Résistance, en France, reste le modèle économique qui a perdu de relever la France complètement ruinée après la guerre et c’est celui qu’il nous faut approfondir et élargir pour répondre à la crise systémique qui ne nous propose que la guerre de tous contre tous.

  2. Elle est courageuse, mais ça reste difficile à comprendre… ce parler américain.

    Que représentent des « values destroying securisation » ? les seals of hot air ?

    1. Lisztfr,
      Je peux vous répondre pour « seals of hot air » que je comprends comme « sales of hot air ». Dans ce cas, je traduis par « ventes d’air chaud » et c’est une métaphore pour dire que l’on a vendu du vent à un prix absolument énorme. Pour les « values destroying securisation », je ne sais pas.

  3. Bien étrange ces flammes que Fox agite sous cette sorcière bien-aimée….
    Avec les vôtres au dessus de sa tête sûr qu’elle va être cuite dessus dessous sans perdre son jus. Well-done!
    Les femmes sont souvent plus culottées que beaucoup d’hommes. Good luck Miss Tavakoli!
    Mais Paul, pourquoi ces flammes pour votre chapeau, au fait ? Crématorium, barbe-Q Texan; ou naufrageur de Houat? Cela fait plusieurs fois que mes amis me posent la question?
    Ne me dites pas que « a que ce soir on vous met le feu »…. Pas vous monsieur Jorion !
    Vous c’est « the House of the rising sun », pas « les portes du pénitencier » de Smet. Plus Blues que belge non?

  4. Encore une escroquerie parmi tant d’autres en Europe et aux USA : ce qui est différent par rapport au passé, c’est que la plupart des gens sont au courant maintenant. Les dirigeants ne s’en cachent même plus : plus la peine de censurer !… La nouvelle « démocratie », c’est : « cause toujours »…

  5. « tout en espérant que l’on est bien aux USA et pas en Russie »

    Qu’est ce qui vous permet de dire de telle insinuations ?? Quel éléments tangibles avez vous ??
    Si quelqu’un d’autre que vous avait osé dire une telle chose sur ce blog, il aurait aussitôt été mis sur le buchet.

    1. Voua appelez ça une « insinuation » ? Qu’est-ce qu’il vous faut !

      le 4 décembre 2009

      Mort très suspecte d’une journaliste à Kaliningrad
      « La mort tragique et hautement suspecte d’Olga Kotovskaïa, doit faire l’objet d’une enquête méticuleuse et approfondie. Le transfert du dossier à des services de police ne dépendant pas des autorités locales, dont le rôle dans cette affaire est précisément l’un des éléments à examiner, ne doit pas être exclu », a déclaré Reporters sans frontières.

      « L’impunité dans les cas d’assassinat de journalistes est l’un des aspects les plus inquiétants de la situation de la presse en Russie. Il est plus qu’urgent que les autorités fédérales engagent la lutte contre ce fléau », a poursuivi l’organisation.

      Le 16 novembre 2009, Olga Kotovskaïa, journaliste de la télévision locale Kaskad, est décédée après une chute du quatorzième étage d’un immeuble du centre de Kaliningrad (capitale de l’enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, au bord de la mer baltique). Sa mort est survenue six jours après que la cour d’arbitrage de Kaliningrad lui a donné raison en jugeant qu’elle avait été injustement dépossédée, en 2004, de la chaîne télévisée qu’elle avait créée dans les années 90 et dont elle détenait 49 % du capital. Le tribunal a reconnu que le document grâce auquel le changement d’actionnaire majoritaire avait été rendu possible avait été falsifié. L’ancien vice-gouverneur de la région, Vladimir Pirogov, aurait pris part à cette manœuvre.

      Reporters sans frontières rappelle que vingt-deux journalistes ont été tués en raison de leur activité professionnelle depuis mars 2000 en Russie, dont Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre 2006, à Moscou.

    2. Les personnes qui s’intéressent à la Russie voient depuis quelques années des événements effrayants : Outre la prolifération des actes xénophobes quasiment impunis (les crimes racistes sont jugés en tant que « houliganisme ») on peut vraiment dire que l’état de droit n’existe plus en Russie.
      Au pays de Lénine, l’argent peut désormais tout acheter .

    3. Bucher, Trevise, pas buchet. Mais rassurez-vous, quelqu’un à oublié d’apporter le bois, un autre les allumettes, ce qui fait qu’on doit surseoir à l’exécution du condamné. Je pense que vous vouliez nous dire: Non, les USA n’en sont pas au même niveau de corruption et de népotisme que la Russie. Ce à quoi je répondrais qu’il y a des mafias aux US, que la corruption n’est pas inexistante et que le pays entier est en voie de délitement rapide, ce qui ouvre des possibilités nouvelles. De plus les USA ont connu des déstabilisations graves dans le passé dues à la corruption et aux mafias. Ils ne sont donc pas à l’abri d’une rechute.

    4. Les Américains utilisent surtout des méthodes plus ingénieuses.
      Déjà, la corruption est d’un niveau identique, mais, surtout, « descendre » une personne consiste à ternir son image par rumeurs, ou faire un simple chantage.
      C’est par l’argent qu’une personne existe aux US… pas besoin de la tuer physiquement.

    5. Yvan: Les services secrets américains sont des spécialistes universellement reconnus en ce qui concerne les opérations « homo ». Les tribulations de l’équipe Bush à la lisière des crimes contre l’humanité ont probablement contribué encore si cela était nécessaire à la banalisation de la violence aux US.

    6. « tout en espérant que l on est bien aux usa et pas en russie »…
      Cest bien ca le problème je ne vois aucune différence entre les deux à la limite en russie ils ne se cachent pas pour le faire….Aux usa ils ont le meme type de comportements sous couvert de la « democratie « , »de l axe du bien » genre guantanamo,guerre en irak ,assassinat de chez d etat d amerique du sud ,accident de voiture suspect et toutes les guerres qui ont suivi la 2ND guerre mondial sans oublier les seules a avoir utiliser la bombe atomique et des organisme comme la cia infiltrant l ensemble des pays occidental….Franchement vive l amerique?
      j’ai grandi dans la culture americaine , j aurais adoré adoré vivre aux usa et puis un jour on decouvre l envers du décors….seulement un reve,un mirage, un beau numero de magie…comme le celebre film :un prestige….

    7. Vous m’avez répondu ‘juste en dessous) et j’ai eu le sentiment d’être soudain placé sur le bucheR en étant qui plus est responsable de tous les crimes.
      peut être des gens cherchent un bouc émissaire…

      cependant en relisant votre texte puis mon commentaire je ne comprend pas votre méprise.
      Les insinuations et les éléments tangibles dont je parlais concernait bien les USA et non la Russie

      Concernant Anna Politkovskaïa dont j’ignorais l’existence jusqu’a son meurtre ce n’est pas la première fois ou je me retouve accusé de quelque chose sur un blog économique.
      elle à bon dos Anna.

  6. Pourquoi Fox fait-elle la chasse à GS, c’est étrange début 2008 cette chaine était encore plutôt probanque ?

    Sinon Liszt, les values destroying … sont sans doute de simples (enfin façon de parler) mélanges de crédits hypothécaires détenus par Goldman Sachs et pricer par leurs soins.

    Le problème est qu’AIG qui les « assuraient » via des CDS (que GS avait souscris auprès de ce même assureur) a reversé à GS la valeur faciale des obligations alors qu’elle n’en valaient visiblement pas plus de 30% (c’était du vent enfin du hot air mais pas complètement non plus sans doute).

    AIG et l’oncle Sam ne faisat plus qu’un c’est le contribuable qui en a été de sa poche.

  7. Bonjour M.Jorion,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous pour la situation en Russie qui est l’un des pays les plus corrompu au monde ( on l’oublie trop souvent ). Cette femme est courageuse car elle dit à haute voix ce que tout le monde pense tout bas ! On semble oublier un peu trop vite que M. Geithner a commencée sa carrière comme lobbiste pour Goldman Sach !

    Cependant, je me dis que tout va se payer un jour car qu’on le veuille ou non, tout l’argent qui part en bonus c’est autant d’argent qui ne va pas renforcer les fonds propres des banques. Les banques ont des ratios d’endettement alarmant car elles intègrent dans leurs stratégies le fait qu’elles n’ont pas besoin de faire de réserves puisque les Etats viendront les secourir. Par exemple, on ne peut que rigoler de voire des banques verser plusieurs milliards de bonus mais parallèlement lever, sur le marché obligataire et sur le marché des actions, plusieurs milliards pour faire face à des dépréciations ou des créance courtes ( voir Citigroup …)

    1. Le matheux qui pondent du soft pour les banques ont intégré le sauvetage étatique dans leurs algos.
      Comme tout matheux qui ,quand il pense avoir démontré un théorème,va voir « ce qui se passe aux limites ».
      Or il n’y a plus de limites…du moins tant qu’il existe un état capable de vendre sa dette…pour continuer à sauver ses TBTF.
      Peut-être plus pour longtemps.

  8. La situation en Russie laisse à penser ce que pourrait-être la situation du monde si les états venaient à disparaitre ou si les institutions étaient récupérées par une ou plusieurs mafias. C’est donc une situation que l’on peut retrouver n’importe ou avec des variantes (y compris aux USA) pour peu que les états fassent faillite. Les phénomènes de pénétration des institutions par la corruption sont bien connus. Ensuite, lorsque l’on est assuré de l’impunité, on élimine les gêneurs.

    J’insiste sur le fait que cela peut se produire n’importe ou, et je vous laisse imaginer ce que peuvent donner les moyens d’un état au service d’une mafia.

    1. La différence entre le lobby bancaire et une maffia influençant le pouvoir politique est de plus en plus ténue.
      Disons que les assassinats sont plus voyants …non… visibles , volontairement, dans le cas maffieux!

  9. Ce billet résonne fort avec l’article d’agora vox dont le lien à déjà été déposé sur le blog

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/goldman-sachs-la-grande-machine-a-59168#formulaire-forum

    Et la question naturelle qui en a immédiatement découlé dans les commentaires: Les projecteurs sur une banque en particulier risquent de permettre à d’autres de se planquer dans une zone moins éclairées.

    Dit de manière moins elliptique, il me semble que toutes les banques qui, non seulement n’ont pas disparu la longue succession de bouillons qu’on a pu observés, mais qui en sont en plus ressortis plus fortes, méritent qu’au minimum on s’interroge sur leurs méthodes pour parvenir à ce résultat.

  10. ce matin, je lis dans la Tribune cet article http://www.latribune.fr/actualites/20091222trib000455398/aig-un-dirigeant-recoit-un-bonus-accepte-par-l-etat-americain.html
    qui commence comme ça :
    Un dirigeant du groupe d’assurance américain AIG a obtenu une hausse de salaire de 4,3 millions de dollars (3 millions d’euros) acceptée par le Trésor américain alors que le groupe avait obtenu 182 milliards de dollars (127 milliards d’euros) au titre du plan de sauvetage des établissements financiers.

    dans l’article, on explique que l’on aurait tort de s’indigner, car ce bonus n’est qu’un simple rattrapage qui permet au pauvre salarié de percevoir une rémunération du même niveau que celle des 25 dirigeants les mieux payés; nous voilà donc rassuré pour lui;

    1. Pas si juste que ça non … c’est le problème de ces analystes qui se limitent avec des ornières (trop focalisés sur la finance)…
      L’énergie n’est pas abordée dans ce texte, et pourtant, elle va jouer un rôle de plus en plus « évident » pour tout le monde.
      Pour le moment, c’est encore masqué/voilé, mais ce le sera de moins en moins.
      Donc, en fait, toute l’analyse est caduque a cause de cet oubli.
      Mais ca donne une sorte d’indication sur la « meilleure situation possible ». En gros, ca sera obligatoirement pire que ce qui est annoncé dans ce texte. Mécaniquement.

    2. Pas terrible le ton péremptoire du bonhomme pour annoncer l’avenir avec autant d’assurance que s’il était Dieu. J’ai arrêté ma lecture sur ce passage :

      « Une brève observation théorique s’impose ici. Force est de constater que les idées monétaristes ne s’appliquent plus du tout à la situation présente : il n’y a pas de lien aujourd’hui entre la masse monétaire et le risque d’inflation. C’est bien l’équilibre sur les marchés réels, et non la quantité de monnaie, qui détermine le niveau spontané des prix des biens et des services courants. Même la hausse des prix des actifs, comme celle des matières premières et de l’énergie ne parvient pas à influencer durablement les indices de prix »
      A ma connaissance, on est toujours en régime inflationniste. Qu’elle soit faible ne veut pas dire qu’elle est nulle, et c’est suffisant pour ronger les salaires en sus du phénomène bien connu de dépression salariale.

  11. Ce monde n’est plus qu’une gigantesque escroquerie qui se ballade au grand jour et sans finir par la case prison.
    Madoff n’a rien à faire en taule quand les autres sont libres

  12. Je n’arrive pas à entendre cette video correctement. Le lien proposé par Lisztfr ne corrige pas le problème, hélas!

    1. Mon lien fonctionne, même sous Windows millenium… avec flash player 9, puisque Adobe a décidé de ne plus prendre en charge les Windows 9X (98, 98SE, ME) . Donc il devient impossible sous ces plateformes anciennes qui sont pourtant des systèmes « plain vanilla FAT32 » compatibles DOS (dirty operating system, ou disk operating system) d’installer la dernière version du player, la 10 qui d’ailleurs n’apporte rien. Essayez avec un Firefox ou Opera portable…

      J’ai essayer de lire « Comment la vérité et la réalité furent inventés », qui jouit d’une bonne exposition dans ma librairie, mais j’avoue que ce morceau de bravoure de la bibliothèque sciences humaines n’est pas aisé à assimiler.

      Une thèse : Platon et Aristote font passer le critère de vérité d’un texte qui consistait en sa cohérence interne, sa non contradiction, a la non contradiction des ses divers énoncés. Ce qui serait une sorte d’émiettement du sens ?

    2. Non : un énoncé simple, un « jugement » ne peut pas être contradictoire en soi, il en faut au moins deux pour que l’un puisse être en contradiction avec l’autre : que l’un dise qu’une chose est et que l’autre dise qu’elle n’est pas.

    3. « Platon et Aristote font passer le critère de vérité d’un texte qui consistait en sa cohérence interne, sa non contradiction, a la non contradiction des ses divers énoncés. »

      Je confirme, c’est assez ardu à lire (très technique).
      J’ai compris à la lecture (encore inachevée) du bouquin que Platon et Aristote inventent la vérité d’un jugement, ce qui auparavant n’avait pas de sens, seule comptant la cohérence des jugements entre eux. Ai-je mal compris?
      Et je n’ai pas tout à fait compris ce qu’est la vérité d’un jugement (par exemple: « ce chien est noir »)? Si c’est juste l’accord général sur la perception du chien comme étant noir, c’était déjà le cas pour les sophistes. Donc quelle est la nouveauté? Que cet accord général est déclaré être « la vérité du jugement » alors que pour les sophistes la porte était ouverte à la possibilité d’une autre perception de la couleur du chien (tout aussi vraie)?

    4. Je le trouve très facile à lire mais ce n’est pas que je sois très intelligent, c’est seulement que je suis peu exigeant. Il me semble que la question posée est relative à la problématique de la vérité en rapport avec l’état des choses réelles, problématique qui débouche grosso modo sur deux solutions : celle du consensus entre les humains, (si plusieurs humains sont d’accord sur telle proposition alors elle est vraie), et celle du dogmatisme dont l’auteur signale qu’elle viendra plus tard. Il semble en effet que la non contradiction interne ne suffise pas puisque deux discours complètement contradictoires peuvent être tous deux sans contradiction interne.

      Note: ce livre n’est pas un « morceau de bravoure » dans la mesure où son auteur n’a pas cherché à être brillant. Selon mon Petit Robert, morceau de bravoure = passage d’une œuvre que son auteur a voulu particulièrement brillant. L’expression n’est pas péjorative mais je la trouve ambiguë, d’où cette remarque.

  13. Depuis un certain temps, il devient évident que seule une minorité (avec ses propres lois et valeurs) dirige les nations. Elle contrôle l’économie et pratiquement tous les leviers de pouvoir (média, justice…..), vivant complètement à part dans sa propre bulle.
    Le but non avoué de la plupart des politiciens droite ou gauche est de faire carrière en espérant faire un jour partie de cette « élite ». La politique ne représente plus le pouvoir en tant que tel mais sert surtout à calmer et orienter les masses. Chaque fois qu’un mouvement intellectuel ou contestataire naît (altermondialistes, écologistes,…), il est aussitôt récupéré par un ou plusieurs parti politiques déjà en place, pour ensuite l’orienter et le manipuler à sa guise.
    Toute opposition est aussitôt étiquetée d’extrémiste ou de populiste, pour ensuite être diabolisée dans les médias. De nos jours, défendre la démocratie, la justice ou la vérité… est considéré comme relevant du populisme…
    Cette ploutocratie risque de se perpétuer éternellement, surtout avec des masses pacifiques, manipulées, endoctrinées et endormies par les médias et le système éducatif.

    1. Il ne faut pas dire éternellement, même pendant la l’occupation allemande, alors que tout le monde était désespéré, ils ont maintenus nos valeurs, et l’espoir. Aujourd’hui aussi existent des chandelles de la conscience humaine, mais peu en politique il est vrai. Il en existe très peu de pures, et encore moins capables d’une pensé efficace. Le combat de la résistance était plus simple, elle n’avaient pas un monde à inventer. Aujourd’hui, à part Chavez, Morales etc qui sait ce qu’il faut faire ? Pas grand monde et faute de ceci, en effet nous allons au devant d’un crise très grave.

      Selon moi et je réponds indirectement à Etienne Chouard qui disait que la question de la demande a été négligée délibérément par les économistes, il est vrai qu’on assiste partout à une politique de l’offre dans le but de concourir avec la Chine, ce qui est risible, mais cependant, la demande en Occident réapparait comme critère dans le taux d’inflation qui doit être autour de 2%. L’OCDE recommande même de ne pas augmenter les salaires pour contrôler le taux d’inflation, qui est la seule chose qui les intéresse. Comme disait Stiglitz, ce n’est pas les chiffres du chômage qu’ils recoivent sur leur bureau tous les matins, mais ceux de l’inflation. Aussi, avant la crise, leur taux était correct et donc tout était pour le mieux ! La demande était ce qu’ils voulaient qu’elle soit… celle qui ne fait pas augmenter le taux d’inflation, puis le taux de chômage était correct également selon la théorie du NAIRU (Non Accélérating inflation Rate of Unemployement)

      Tout tient dans ce petit chiffre qui définit le taux d’inflation… un chiffre qu’on ne médite pas assez sur ce blog, amha.

  14. @ Liszfr

    Sur l’argumentaire précis d’Aristote et sa fondation théorique de la « logique » (du principe de non-contradiction), voire
    « Le problème de l’ être chez Aristote. Essai sur la problématique aristotélicienne, Presses Universitaires de France, Paris, 1962 ») . Ca permet mieux de « distinguer » la position d’Aristote de celle de Socrate/Platon sur ce point. Mais on peut bien sûr faire un « package » en considérant que tout ça participe de la même invention, unique, en Grèce, comme le fait Paul.

    Je note que de ce point de vue le projet de Paul n’est semble t-il pas très éloigné de celui de M. Heidegger… c’est le moins qu’on puisse dire, évidemment traité de manière fort différente je suppose (n’ayant pas encore eu le temps de le lire).

  15. je mets ici une dépêche que je lis dans le figaro :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/22/01011-20091222FILWWW00480-identite-ayrault-veut-l-arret-du-debat.php
    c’est un sujet dont nous avons déjà parlé; voici le début :
    Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a demandé l’arrêt du débat sur l’identité nationale « qui donne une image négative de la France ». « Il est temps d’arrêter les frais. Il est temps de mettre fin à cette caricature de débats, à cette dérive qui laisse remonter toutes les rancoeurs à la surface », a déclaré M. Ayrault lors de son point de presse hebdomadaire.

    1. Il est vrai que Paul Jorion en a parlé, Auspitz.

      Alors, je vais NOUS poser la question. Flying Dutchman, Paul Jorion comme moi… Cela en valait-il le coup de parler de ce débat sachant que le peuple français est constitué d’une miriade de peuples et qu’il est même problable que cela fasse sa caractéristique principale : râleur, mécontent, imbu de sa personne, génial inventeur du système D, écrivain d’exception, musicien de génie, inventeur farfelu et donc productif, révolutionnaire par contumace (on embauchera des Chinois pour la faire), frondeur, dragueur, invétéré,.. (impossible de citer toutes les facettes… lol)
      Et si je me mets à parler des contracditions, on en a jusqu’à demain.

      Ce débat n’était-il pas simplement politique…???

    2. Je crois que vous retardez ou croyez trop ceux qui « s’ autorisent dans le poste. »
      ( c’est du classique Coluche) . Ces gens-là ne font pas l’information.
      J’ose répéter ce que j’en pensais le 5 décembre 2009 à 13:46
      ( copier/coller avec fautes d’orthographe, hélas, 3 fois hélas):

      Ne nécessite pas d’idées, pas d’imagination, pas de créativité.
      Sans intérêt, consternant.
      Manoeuvre politicienne de bas étage.
      Nulle, remplissage par le vide.
      C’est comme parler de la bourse ou des méfaits répétés de GS:
      sans espoir, un pensum de Sysiphe.
      Le nationalisme est le dernier refuge des politiciens faillis
      et des peuples sans courage.
      Le hasard du lieu de naissance les fait délirer.

      [ J’admet que ‘sans courage’ est trop fort, mais je m’y inclus. ]

      Mes contributions suivantes commencaient par
      « DIVERSION , c’est une diversion »

      Il était évident que c’était dangereux, inutiles, dérapage etc…

    3. Mais ami ,qui faillit naitre Batave,
      Le débat sur l’identité est le doigt (pas de lune ce soir) qui montre qu’il faut s’exciter sur un autre sujet que la crise… que Sarkozy n’a pas vu-venir-sans-quoi-il-n’eut-point-été-candidat-tous-les-matins-au-poste-de-Pdt.
      Et d’ailleurs ce serait pas mal pour le gov. si les français pensaient un peu à s’engueuler entre eux au lieu de chercher noise au gov.
      Mais c’est hors sujet, bien que tout ce qui détourne de « la crise » financière donc économique donc de l’emploi donc sociale, y ramène.

    4. Ami Haché, je suis au 1/16 ème batave. Je le précise simplement car je n’ai pas l’impression d’avoir failli… 😉

      Bon, sinon, je pense que tu constates comme moi que les diversions fonctionnent de moins en moins, ces temps-ci.
      Et vu le léger retournement de conjoncture actuel, je dirais même plus : c’est de l’auto-enfonçage.

      On est le meilleur artisan de son propre malheur, me diras-tu.
      Ma tante me répondrait de son naturel direct en me regardant dans les yeux : encore un qui a des dictons de cons.

      J’ai une famille d’enfer.

    5. Quel est le POURQUOI ?
      Un simple piège électoral qui divise les français mais qui a été perturbé par les minarets suisses en avance sur le rétro-planning.
      Ils nous prennent tous pour des billes comme dirait Olivier, pour ne pas dire plus.
      Un excellent article paru dans l’Expansion, de la plume de Rémy Brague, journaliste et historien qui nous met les yeux en face des trous :
      http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/remi-brague-notre-obsession-identitaire-un-symptome-de-mauvaise-sante_214641.html
      Le pire, ces experts en comportement de la foule ont juste oublié nos enfants (ça doit s’expliquer), ils n’ont pas mesuré l’impact de tout ce brouhhaha médiatique sur nos petits dans les écoles, les quartiers : LAMENTABLE.
      Il n’y a pas besoin d’être de gauche pour dénoncer ces dérives.

  16. La destruction des administrations US commencées sous Reagan
    ( « le problème, c’est l’Etat « ) est en bonne voie.
    Le gouvernement américain n’est plus crédible. Ce n’est plus une entité
    tendant à l’impartialité et au service publique.
    Il ne reste qu’une corruption vulgaire : utiliser la puissance étatique
    pour valider des spoliations grossières.
    Simon Johnson et Matt Taibibi l’ont analysé et montré de façon convainquante,
    chacun avec des arguments différents mais convergents.

    L’opinion publique US est encore létargique, assommée par un condionnement
    de tous les instants. Fox (-News -TV et autres ) vend de l’ « infotaitement »
    où l’ éthique du journalisme est sacrifiée. L’ information vraie,
    celle découverte par cette estimable Dame, devient indicernable
    du pur divertissement affabulé.
    La guérison de l’opinion sera lente. Ils ont un long chemin à parcourir pour se
    désintoxiquer.
    En attendant, ces fous furieux deviennent dangereux pour nos traditions
    sociales et notre culture démocratique, aussi critiquables semblent-elles.
    Dans l’ordre de priorité de prévention des risques ,
    jeter sa TV est plus important que cesser de fumer.

  17. Paul,
    Je me souviens des dégâts que peuvent faire ces compagnies d' »advising » comme Goldman Sachs, Meryll Lynch et autres.
    Elles font souvent la pluie et le beau temps. Etre décoté, dégradé par elles et c’était la descente en enfer qui commence.
    Après elles, ce sont les « profits warning » pour secouer le prunier et les dernières hésitations des spéculateurs pour faire chuter une action.
    Rappelons que dans une société américaine dont j’ai fait partie, ces périodes de « thrillers », c’était tous les trimestres, rien que pour accentuer le problème.
    Une « promenade » du patron chez CNN ou chez les analystes financiers, rien que pour tenter d’expliquer, tout était dans son « charisme ».

  18. Dedieu : une opportunité que je partage avec vous, il faut vraiment sauter dessus :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8274
    « Expensive, indeed : Lloyds Banking Group offre 12% de rémunération pour lever 2 milliards USD – au total, l’emprunt lui coutera 3,6 milliards (Bloomberg) »
    J’en ai pris un million mais j’aurais peut-être dû miser sur l’or…

    D’où on peut déduire que l’inflation qui va nous tomber dessus sera supérieure à 12 % l’an….
    Noyeux Joël.

    1. Ventre saint gris ami NL/16
      12 c’est un taux obligataire pratiqué bientôt au pays des Evzones?
      Allons nous faire voir chez les Names.

  19. Monsieur Jorion,

    Je m’associe à Vous pour souhaiter bonne chance à cette dame. Elle s’attaque à un très gros morceau. Elle donne aussi un sens absolument sinistre à la reprise financière. Les contribuables viennent d’offrir les bonus aux cadres de GS et associés. Ces contribuables offrent aussi de l’argent à ces derniers pour qu’ils puissent le prêter à l’état pour qu’il puisse leur donner cet argent. Ces contribuables garantissent à ces cadres de disposer d’un capital parfaitement surévalué. En plus, ces gens n’ont pas avoué l’étendue de leurs pertes. Ce qui pourrait signifier que les contribuables pourraient à nouveau devoir passer à la caisse.

    Vu l’énergie que ces cadres à bonus mettent à prêter aux entreprises, je me dis que les banques ont été lessivées par cette crise. Elles font le forcing pour éviter d’avouer leurs faillites. Cela est parfaitement cohérent avec cette information selon laquelle quelques banques se vendent entre elles des produits financiers en les faisant monter au passage. Cela leur permet de profiter de la garantie de l’état et de toucher une grosse plus value au passage.

    Nous sommes les otages de ces gens. Ils tiennent nos vies entre leurs mains et ils le savent. Nos relations dépendent d’eux. Ils en profitent. Un personnage de Candide disait « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Aujourd’hui Voltaire se moquerait des défenseurs du système décrit ci-dessus. Enfin, je l’espère.

  20. @ JeanNimes 22 décembre 2009 à 11:36

    J’ approuve et c’est en danger de mort.
    La loi « réorganisant » les hopitaux va encore amoindrir
    NOS droits et introduire LEUR prédation.
    Le mode de financement par répartition représente une originalité
    intolérable pour les idéologues libéraux. Et en plus la masse d’argent,
    qu’ils imaginent disponible, les fait saliver.

    Ce que l’Etat s’autorise à alléger les chaaââaarges, il ne
    le rembourse pas aux organismes, comme une loi l’y oblige.
    Le manque, d’ environ 20 milliards d’euro ou plus, équilibrerait
    les comptes sociaux. Comptes qui sont comparable au budget :
    les « déficits » sont donc relativement faibles.

    [ Quand le 7.ième de cavalerie vient délivrer la prisonnière,
    il éxécute un charge (de cavalerie) . On écrit ‘charge’.
    Quand un sytème comptable absurde assimile les moyens
    d’une protection sociale réparatrice à un débours accessoire,
    on écrira ‘chaaââaarge’.]

    1. C’est plutôt 30 milliards + les cadeaux fiscaux récents (70 Ma) plus la fraude fiscale + les niches dans lesquelles veillent les chiens enragés comme disait le grand Jacques, +++++ et ce n’est pas la gué-guerre France/Suisse pour épater la galerie qui changera quoi que ce soit. Vive Monaco, la City, ….. Moralité : il y de l’argent dans les caisses quand on veut et alors on peut.

    2. Compléments au précédent @ Daniel :
      Vu dans le N° de Challenges du 10/12 : « l’efficacité sur la compétitivité de trois récents cadeaux fiscaux est contestée »
      Exemple flagrant : l’exonération des plus values de cession (20,5 Ma en 2 ans probablement)
      Supercherie fiscale selon Didier Migaud qui demande à Eric Woerth l’impact effectif pour nos économies et recettes fiscales; nombre d’emplois, masse salariale, prélèvements sociaux ? Bref, une simple et basique évaluation., réponse de EW : ce chiffre « théorique » n’aurait pas de sens.
      Et le reste : TP, crédit impôt recherche, TVA restos, , …près de 26 Ma/an

      Pour plus de données chiffrées et commentées : voir N° spécial de Alternatives économiques « les chiffres de l’économie 2010 » que j’ai acquis récemment mais pas encore analysé à la loupe. voir par exemple le chapitre « une fiscalité injuste et inefficace ». L’essentiel est dans le titre. 30 fiches, 290 graphiques. Mieux que de la prose ou de la rhétorique.

    3. Il faut craindre que les décisions prises à Bercy soient plus politique court terme qu’efficience long terme.
      De plus ces gens n’ont pas le temps de lire les articles qui critiquent leurs « solutions ».
      Ils se font résumer la presse éco lors des morning briefings et vaquent rapidement à leurs rendez-vous.
      Les éventuelles corrections d’erreurs seront faites après les conséquences, longtemps après, lorsqu’ils jouiront du repos et de l’oubli accordé par la fameuse et amnésique alternance.

    4. J’aimerais bien lire le debrief du « C dans l’air » de hier qui traitait da la passe d’armes entre la France & notre aimable voisin suisse.

  21. Yvan dit : 22 décembre2009 à 15:29

    Une petite vidéo explicative : (ndlr, je dirais même – révélatrice – sur toutes les suspicions accumulées qu’on avait sur la « puissance » es États-Unis)
    http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-dun-corrup_news

    S’il n’y a aucune illusion à avoir sur l’exercice de la Justice en Russie, attention de ne pas prendre le réflexe de sous-entendre qu’aux USA, « quand même », « on » a un vrai souci d’équité… Certes, les exemples comme celui de Madame Janet Tavakoli sont à souligner, et certains autres comme, celui exemplaire entre tous, de John Perkins (sur lequel je reviens à l’instant). Mais l’on constate bien qu’à longueur de blog, dont celui-ci bien sûr, qu’on y sent la référence constante au monde anglo-saxon, anglo-américain. Nous sommes saturés des mœurs, de l’imaginaire, des symboles, des principes, des méthodes, des façons de voir, des critères strictement anglo-américains, et de ces journalistes pourtant non anglais ou non américains qui ne s’expriment qu’en référence au New-York-Time, au Financial-Time, etc., etc., et j’en oublie beaucoup. Tout ceci se sent, se palpe à chaque ligne. Nos cervelles (dont une immense majorité exhalent encore le marxisme) sont-elles lessivées ce point d’avoir perdu toute identité légitime? (identité sur laquelle il n’est d’ailleurs pas besoin de faire des débats). Sommes nous tous des citoyens de Wall-Street, la grande Internationale capitaliste? Après avoir été, jadis, des citoyens « rêvés » des Internationales communistes? Quelle différence entre les Internationales? Normalement, aucune.

    La démocratie contemporaine paraît avoir sa source historique dans la démocratie britannique. Historiquement, la démocratie britannique fut la première des démocraties dites du monde moderne. La vraie souche de la démocratie politique du monde contemporain est en Angleterre (quant à la démocatie économique, c’est simple: elle est inéxistante). Mais l’Angleterre put – se payer – la démocratie (à l’époque sauf erreur au XVIIème siècle, uniquement exercée par les nobles) en faisant – suer le burnous – grâce à son Empire (33 millions de km2, l’empire français n’eut que 11 millions de km2). À ces époques l’Angleterre obtenait encore beaucoup de revenu son Empire. Telle est la « structure », les « fondations » de la démocratie moderne; il y a forcément des soutiers, au charbon, au fouet, et payés le moins possible quelque part dans ce si « beau » sytème. Ainsi la prestigieuse démocratie « moderne » est-elle – vérolée – à la base, basée sur l’exploitation d’autrui qui « n’a pas la chance d’être aussi évolué »… Ici se trouve toute l’ambigüité des donneurs de leçons de « démocratie »au monde entier, sous entendu: entourloupes, mensonges, manipulations et élaborations de lois scélétates, vol et crimes à haute dose en col blanc, bien protégés. Coluche l’avait parfaitement résumé en son temps comme ceci, la dictature dit: « Ta geule! », et les démocrtates disent (ndlr, en réalité ils ne disent rien de déterminant) mais pensent: « Cause toujours »…

    Enfin, j’avais déjà plusieurs fois, y compris sur ce blog, attiré l’attention (sans échos semble-t-il) sur les livres de John Perkins:
    ‘Les confessions d’un assasin financier’, suivi de: ‘L’histoire secrère de l’empire américain, assasins financiers, chacals, et la vérité sur la corruption à l’échelle globale’ (ces deux livres en français existent aux éditions al-TERRE, Québec-Canada). Voici un témoignage et une repentance (pourquoi si tard??) qui – colle – à peu près exactement à l’actualité dans le monde des 35 dernières années. À côté, la « guerre-froide » et les rapports en « tension » Est-Ouest semblent n’avoir été que poudre aux yeux pour dévier l’attention des publics leurrés de ce qui se tramait dans leur dos et qui, aujourd’hui s’étale sous nos yeux au quotidien.

    1. Voici la réponse de Janet Tavakoli.

      Paul,

      Apparently these people (I don’t know them) don’t like me, and so what? Regarding my position on AIG, the following information may make it clear that I have spoken up early, specifically, and in more than one venue.

      I am sure I was the first to speak up in the mainstream media in August 2007 when no one else was even aware there was a problem with AIG. I also met with Jamie Dimon in August of 2007 for the purpose of discussing my concerns about AIG, and I spoke with Warren Buffett about it via telephone. I put my reputation on the line in a very big way.

      This is not the first public article I have written about AIG, CDOs, or credit derivatives (my 1999 book covers information asymmetry in a lot of detail). I have an extensive body of work, and I have put many (but not all) public articles and videos on my web site going back to 2003 when I started my firm and began making information publicly available. http://www.tavakolistructuredfinance.com/press and http://www.tavakolistructuredfinance.com/videos I think readers can make their own decisions about the merits.

      The facts may suggest a conclusion, but that doesn’t mean one should jump to one without having more to back it up. I am happy to make the case for reparations. Previously, I publicly stated there should be a fraud audit of the securitization activities of several Wall Street firms, including Goldman Sachs. This does not mean you are accusing someone of fraud, only that the audit will be extensive enough to uncover it, if it exists.

      It is also likely that Goldman realized the game was up on everyone’s CDOs (not just their own). The circumstances surrounding the formation of the ABX index warrant more investigation as suggested investigative reporting by the late Mark Pittman of Bloomberg News. Regarding Goldman’s hedges, One would want to know details about Goldman’s hedges. I asked its spokesman for specific details about a variety of AIG hedges in various markets, and although he said he would respond to my questions, he did not.

      Best,

      Janet

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