46 réflexions sur « Haïti »

  1. Le pays le plus pauvre de la planète frappé par une catastrophe majeure,des banquiers et des traders qui vont s’octroyer des bonus gigantesques et injurieux après avoir par avidité plongé le monde dans la panade,et il faudrait que je croie en Dieu et en la justice des hommes ! Vous allez observer les sommes qui seront dégagées par les gouvernements pour venir en aide, ce sera une indication supplémentaire de la solidarité envers les miséreux vs celle adressée aux financiers.

    1. J’arrive à comprendre qu’il soit possible de regarder la terre et d’être athée ; mais je ne comprends pas qu’on puisse lever, la nuit, les yeux sur le ciel et dire qu’il n’y a pas de Dieu.
      (Abraham Lincoln)

      Regarde où tu ne vois rien, va où tu ne peux aller, écoute où il n’y a pas de son. Alors, où Dieu parle, tu es.
      (Angelus Silésius)

    2. @pablo75: j’imagine volontiers les étoiles comme des trous d’épingle dans la voûte céleste qui nous laissent entrevoir la lumière du paradis. Mais pour un croyant, c’est une idée blasphématoire.

    3. Mon vieux, après lu, tes commentaires, j´ai découvert que tu as menti. Écoute, Haiti n´est le pays pauvre du monde. Tu as un préconpte contre Haiti, le paradis détruit. On a pillé Haiti. Pourquoi tu as peur de le dire?

  2. Mais aussi un des pays qui fait l’orgueil des Antillais. Une référence pas seulement négative pour les noirs …D’anciens terroristes rejettant avec brio et fracas la domination blanche.Liberté que l’Amérique leur a fait durement payée depuis…
    Les Haïtiens sont pauvres mais ills sont libres. Il ne s’agit donc pas de s’apitoyer une fois de plus et de rajouter la commisération aux séismes sur » le pays le plus pauvre du monde », il n’est pauvre qu’aux yeux de ceux pour qui l’Argent est « uber alles »

    1. Haïti, l’orgueil des Antillais, vraiment? Demandez aux guadeloupéens ou au martiniquais ce qu’ils pensent de leurs voisins haïtiens. Quant à la liberté, de quelle liberté parle-t-on, celle de crever de faim? D’avoir vu ses ressources naturelles pillées? D’aller de coups d’Etats en coups d’Etats depuis le début du 20ème siècle pour se trouver sous la coupe de dictateurs mis en place avec d’amicales pressions des Etats-Unis?

    2. Bien dit, kabouli, sauf la première phrase, qui est ambigüe.

      Et c’est aussi un pays qui regorge d’artistes, de peintres, de sculpteurs et de poètes étonnants. Autrement dit, il existe un éclairage qui en fait un pays (encore) riche. D’autant plus précieux, notamment pour la francophonie…

      Aidons-les avec la dignité qu’ils méritent, pas avec un paternalisme déplacé.

    3. Je me demande quelles sont les sources de telles affirmations. Haïti « regorgerait » (verbe très excessif) d’artistes, poètes, etc., étonnants? Je suppose qu’il était possible de le croire en 1950, lorsque la pratique française de former les élites locales avait encore cours, et que Paris s’enorgueillissait de disposer de thuriféraires de la « culture française » à Port-au-Prince. Ce n’est plus le cas depuis belle lurette. Je ne méprise pas la poignée d’hommes de lettres qu’Haïti renferme encore, mais il s’est produit un mouvement de bascule dans les années 80, à savoir la décision d’enseigner le créole PAR ECRIT (dont on a codifié les règles a minima) dans les écoles haïtiennes, dans le but démagogique inavoué de faire croire à la population que cela la ferait progresser sur la voie de la modernité et d’une vraie formation. Certains en France, dont l’écrivain Danielle Sallenave, se sont enflammés à l’époque contre une telle décision, qui était effectivement rétrograde par rapport aux faux espoirs de francophonie et de constitution d’un éventuel mais dérisoire contre-feu devant la progression des positions diplomatiques américaines sur le territoire. Mais la défense de la belle « langue et civilisation française » n’était qu’illusion dans un pays où le taux de misère est quasiment inégalé dans le monde.
      A partir du moment où, mourant de faim, il faut dire « Je rends mon âme à Dieu », peu importe que cela s’exprime en français ou en créole! C’est ce que j’avais écrit à Mme Sallenave à l’époque. Elle, et quelques autres à ses côtés, ont persisté à ignorer que l’enjeu, à Haïti, était économique et non culturel. Et sur le plan économique, Haïti ne suscite qu’une indifférence polie à Paris (excepté pour certaines ONG). Par contre, les USA trouvaient en Haïti une source de main-d’oeuvre bon marché. Le résultat net est que seuls 3% environ de la population haïtienne aujourd’hui maîtrisent la langue française, tandis que l’espoir d’émigrer aux Etats-Unis, est lui, inextinguible. Je ne dispose évidemment pas de chiffres précis, mais il est certain que, parmi les Haïtiens alphabétisés — exilés ou non –, la grande majorité est anglophone.
      Pour ce qui est de la dignité, elle relève de chaque homme, quel que soit l’idiome dans lequel il s’exprime.

  3. on voit souvent les régions les plus défavorisée régulièrement frappée par les catastrophe naturelles. la question que je me pose est : est ce que ce ne sont pas ces catastrophes qui appauvrissent les habitants de ces régions, détruisant toutes les infrastructures et empêchant les populations d’investir dans du long terme ?

    1. non, on peut prendre pour contre-exemple le Japon, terre de séismes, de tempêtes, d’activité volcanique etc.

  4. Haïti est frappée par des tuiles majeures chaque année (cyclones tropicaux récurrents). Mais cette fois, c’est le bouquet! Le plus étonnant, c’est que la République Dominicaine voisine ne semble pas avoir été frappée. Il n’y a guère d’espoir pour Haïti, car le territoire est un véritable théâtre de désolation: la population a consommé les arbres pour se chauffer et faire la cuisine, et il n’y a plus guère de terres arables car l’érosion par ruissellement a fait son oeuvre. Haïti survivant sous perfusion, la seule « solution » est l’émigration. On notera à ce propos que, hormis les Etats-Unis, qui ont absorbé une bonne part des « boat people » haïtiens dans les années 70-80, regroupés dans des communautés déshéritées situées pour la plupart dans les faubourgs de New York, dont Brooklyn (quartier dit de Prospect Park), les émigrants choisissant des points de chute dans les autres îles de la Caraïbe sont traités comme un sous-prolétariat. C’est notamment le cas en Guadeloupe, où sévit même à l’occasion une sorte de « racisme » anti-haïtien.

    L’ironie de l’Histoire est que la volonté d’affranchissement et d’indépendance de Toussaint Louverture s’est traduite en fin de compte par un bien moindre métissage que dans d’autres territoires de la Caraïbe. Le résultat net aujourd’hui est que les Haïtiens sont les « nègres » des Antilles…

    1. En Guyane française , autour d Cayenne , il y a plusieurs bidonvilles peuplés de Haïtiens , ils vivent dans des conditions précaires . Ils étaient ( en 2000 ) , environ 20 000 , sur une population de 170 000 habitants .

  5. Que disent les martiniquais et guadeloupéens des haïtiens ? Ca m’intéresse. J’ai visité récemment à Joux, dans le Jura, la cellule où est mort Toussaint Louverture, personnage extraordinaire, et dont on ne parle jamais, qui mena une révolte pendant dix ans contre les anglais, les espagnols, et les armées napoléoniennes dont il sortit toujours vainqueur (évidemment, ça relativise les victoires napoléoniennes, de se faire battre par un esclave analphabète ! ), et qui mit sur pied la première république noire au monde en 1802 !

    1. Si, esclave puis affranchi, il était le cocher de son maître, qu’il sauva même des griffes des autres esclaves en révolte. Il avait eu lui même des esclaves avant de se plonger dans la révolte, et analphabète qui apprit à liretrès tard et seul par la suite, dans les livres de l’abbé Raynal parait-il. J’ai lu pas mal de livres à son sujet, de divers auteurs et historiens. Une incertitude reste quant à la trahison dont il fut l’objet qui le fit se retrouver dans cette prison jurassienne pour y mourir quelques mois plus tard. Mais si je me trompe, c’est que les livres lus étaient eux aussi en défaut, et je n’ai pas tout lu. En tout cas, merci pour votre intervention, qui me permet de vous dire en direct tout le bien que je pense de ce site.

    2. Le racisme vis-à-vis des haïtiens est très répandu en Guadeloupe et en Martinique. Quant à Toussaint Louverture, esclave, malheureusement oui il le fut pendant 33 ans. Analphabète, certainement pas!!!

    3. @julienalexandre
      Peut-on parler de racisme des français guadeloupéens envers les travailleurs haïtiens certainement pas puisque tous les deux sont noirs. Xénophophie plutôt…ce qui n’a rien à voir avec le racisme que nous connaissons habituellement en France

    4. La position des Antillais par rapport aux haïtiens ressemble plutôt à du mépris vis à vis d’une population pauvre . Le racisme est plutot du côté des  » espagnols  » de la république Dominicaine .
      Il y a en tout cas une fierté caribéenne pour la première république noire .

  6. « Parfois c’est hélas la Terre elle-même qui ajoute à la misère que nous nous infligeons. »

    La Terre vraiment? Elle n’y est vraiment pour rien.
    Comparons plutôt Japon et Haïti par exemple.

    1. Qooique a ce sujet les Etats Unis puissent être comparés – toutes choses égales par ailleurs – à Haïti comme l’a prouvé l’ouragan Katrina.Tiens! encore majoritairement peuplé de noirs. Pur hasard… La différence entre les USA d’avec le Japon c’est la vieille solidarité qui lie les japonais entre eux et qui subsiste encore et rend la modernité marchande moins cruelle alors qu’en Louisiane règne un capitalisme sans frein

  7. Pour avoir été dans le nord de République Dominicaine, j’ai pu constater la désolation de la végétation d’Haiti à comparer avec l’exubérance à l’Est. C’est fou, c’est la même île Espagnola.
    Haïti, pays qui n’a jamais pu se faire une politique stable.
    Les tontons macoutes et les Duvalier, Aristide, Alexis….

  8. haiti est la seule colonie qui a défait successivement les armées françaises et américaines ,ceci explique cela …

  9. Quand on voit cette tragédie, on ne peut éviter de se poser la question: comment éviter que cela ne se reproduise ?

    1. Et si on supprimait la dette par exemple ? Je ne sais si celle de Haïti est importante, mais ce pourrait-être un premier pas dans la reconstruction. De plus, j’aimerais bien avoir la position de l’économiste que vous êtes pour pousser un peu plus loin dans cette direction. J’ai lu un livre de deux matheux sur le sujet, qui dit que globalement le tiers/monde a déjà remboursé 7 fois sa dette, mais qu’il va la rembourser 12 !!! Ce pourrait-être un bon sujet d’article. Et puis, la taxe Tobin, et puis mettre quelques banquiers en prison pour quelques années ce qui inciterait les autres à réfléchir, et puis constituer un fonds mondial sous l’égide de l’ONU pour toutes les catastrophes à venir…Les solutions ne manquent pas.

  10. kabouli dit :
    13 janvier 2010 à 15:10

    @julienalexandre
    Peut-on parler de racisme des français guadeloupéens envers les travailleurs haïtiens certainement pas puisque tous les deux sont noirs. Xénophophie plutôt…ce qui n’a rien à voir avec le racisme que nous connaissons habituellement en France

    Exact, comme il est exact qu’il n’y a pas de racisme dans notre beau pays entre les français et les arabes, puisqu’ils sont tous les deux blancs !!! Juste un peu de xénophobie !

    1. Il n’y a peut-être pas de racisme à proprement parler, mais la discrimination des Haïtiens est fréquente dans les autres îles antillaises. Ca va peut-être vous surprendre, mais on découvre le même phénomène aux Etats-Unis, de la part de certains métis à peau relativement claire, envers les noirs à peau d’ébène. Quand un « noir » américain vous dit, à vous, un blanc, à propos d’un autre noir, et prétendument sur le mode de la plaisanterie, que c’est « a big nigger » (= un grand nègre), il n’y a rien d’accidentel.

    2. Les haïtiens ont exactement la même histoire que les antillais et les afro américains en général.je n’ai jamais entendu un antilais dire que les haitiens était d’une race inférieur.L’emploi du terme de racisme employé à tort et à travers est dans ce cas aussi ridicule que de celui de juif antisémite très courant ces derniers temps
      .Le terme de racisme est bien plus évident dans le cas des français envers les algériens dans le sens ou ceux-ci ont été colonisés par ceux-là .
      Mais vous avez raison malgré tout l’emploi du terme race est lui aussi miné. Le noir peut-être pas seulement africain….. il peut être indien…. et donc blanc puisque nous sommes les aprties différentes d’un même rameau.

  11. Étrange et malheureuse coïncidence, je lisais cela hier sur Contre-Info :

    Les islandais ont le choix entre la mise à l’index comme Cuba ou la ruine comme Haïti (Evans-Pritchard)

    Pour ceux qui comprennent l’anglais :
    Einars Már Gudmundsson, a novelist, said most citizens were unaware that Iceland’s three leading banks -Landsbanki, Glitnir and Kaupthing – were operating as global hedge funds with exposure of 11 times Iceland’s GDP.

    « I had never heard of Icesave till this happened, » said Mr Gudmundsson. « We were told that what these banks did abroad was nothing to do with us but when it all went wrong the responsibility fell back on us. Profits were privatised, but losses were nationalised. »

    He added : « We’re told if we reject the terms, we will be the Cuba of the North. But if we accept, we’ll be the Haiti of the North. »

    Petit rappel historique issu de Wikipédia :
    Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X menaça de reconquérir l’île et envoya une flotte de 14 vaisseaux. Boyer dut signer un traité selon lequel la France ne reconnaissait l’indépendance du pays qu’en échange d’une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).

    Selon le calculateur de l’INSEE en franc constant le franc de 1901 vaut 20 fois celui de 2000 donc je vous laisse imaginer ce que cette somme a représenté pour Haïti à l’époque.

    L’île la plus riche de la Caraïbe, la première République noir du monde ne s’est jamais relevée.

    C’était juste pour rappeler les aspects positifs de la Colonisation que nos députés avaient jugés impératifs d’inscrire dans la loi et qui y seraient encore sans la fronde du Président Algérien…

    Étrange parallèle également avec l’envol de la dette des pays occidentaux.
    En France, un adage dit qu’on n’a pas de pétrole mais on a des idées. Plus de 150 ans d’idées n’ont pas permis à Haïti de se relever du pillage et de l’épuisement de ses ressources naturelles.

    En 2008 Haïti a été frappée par plusieurs cyclones aux conséquences terribles compte tenue des problèmes d’érosion des sols. Aujourd’hui, c’est le coup de grâce. À croire que le sort comme les hommes s’acharne toujours sur les plus faibles.

    Ici en Martinique, la communauté haïtienne se mobilise, et les martiniquais se mobiliseront aussi comme ils l’ont toujours fait dans les situations d’urgence.

    Mais que pourrons-nous faire pour l’après ? Comment pourrons-nous aider un peuple à terre, à se relever, à reconstruire des bâtiments qui résistent aux séismes comme aux cyclones, à reboiser, à cultiver, à restaurer leur système éducatif, à sortir du gouffre où le racisme et l’orgueil l’ont jadis jeté ?

    Ce matin, j’ai pleuré.

    1. La générosité vient toujours des plus pauvres envers plus malheureux qu’eux et cela est ainsi depuis toujours.
      Je serai très heureusement étonné de lire une dépêche indiquant qu’à la suite de cette catastrophe en Haïti, les dirigeants et trader des grandes banques d’affaire américaines, renoncent ou consacrent l’essentiel des 90 milliards de dollars déjà provisionnés, à l’aide à ce pays meurtri par la nature…………

  12. Ce matin, sur France Inter:
    Bernard Kouchner, longs silences, voix étranglée, prosodie pathétique de l’acteur raté.
    Et puis l’annonce de la venue sur site du porte-avions nucléaire USS Carl Vinson avec des hélicoptères supplémentaires.
    Ce seront certainement ceux de Milton Friedman, souvenez-vous, ils devaient larguer à basse altitude, dans un souci louable d’être plus proche des gens, des millions de dollars pour combattre la déflation.

  13. Haiti fut le premier pays libre au monde; Auparavant il y a eu bien sur des « liberté, égalité, etc » ainsi que des  » for the people by the people », mais tout cela ne s’appliquait qu’aux seuls hommes blancs.
    Haiti est il toujours libre ?

  14. Quelqu’un sait il des détails sur la société haïtienne telle que la voulait Toussaint Louverture ? Quels furent leur projet de société et comment comptaient-ils l’appliquer ?

  15. Tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles en Haïti.

    Port au Prince et ses environs viennent d’être nettoyés non pas au karscher mais à la ponceuse vibrante.

    Une centaine de milliers de morts ce n’est pas grave, l’Humanité s’en remettra très vite. Juste une pensée (éventuellement) émue pour ceux qui blessés ou emmurés ne s’en sortiront pas, pour ceux blessés qui s’en sortiront mal et auront l’insigne privilège de pouvoir/devoir encore (sur)vivre…estropiés.

    Jamais Haïti n’aura connu pareille aubaine, le monde entier qui donne et s’affaire (le terme est judicieux) pour un redémarrage de l’Ile.

    Le joyeux bordel de la pseudo-solidarité va encore pouvoir organiser son Barnum.

    Promis si je ne suis pas mort on en reparle dans 3 mois, le 15 avril 2010.

  16. http://news.yahoo.com/s/time/02880419533791953494195432600
    Un article de Time Magazine

    The U.S. Military in Haiti: A Compassionate Invasion

    By MARK THOMPSON/WASHINGTON Mark Thompson/washington – Sat Jan 16, 10:40 am ET

    Louisiana became the 18th of the United States back in 1812, but you’d never have known it watching the Federal government’s ham-fisted response to 2005’s Hurricane Katrina. The Obama Administration is doing things differently: Haiti, for all intents and purposes, became the 51st state at 4:53 p.m. Tuesday in the wake of its deadly earthquake. If not a state, then at least a ward of the state – the United States – as Washington mobilized national resources to rush urgent aid to Haiti’s stricken people. « Our nation has a unique capacity to reach out quickly and broadly and to deliver assistance that can save lives, » President Obama said Friday. « That responsibility obviously is magnified when the devastation that’s been suffered is so near to us. » (See how to help the Haiti victims.)

    Obama has already dispatched a senior member of his national security team, Deputy National Security Adviser Denis McDonough, to the scene. An armada of U.S. warships is steaming toward Haiti, to be joined by at least one Coast Guard cutter en route from the Pacific via the Panama Canal – and manned and unmanned aircraft. Within two hours of the quake, one of the globe’s biggest warships, the carrier USS Carl Vinson, was ordered from off the Virginia coast toward Haiti, swapping its jet fighters for heavy-lift helicopters as it steamed south at top speed. Three ships, including the Vinson and the hospital ship USNS Comfort, boast state-of-the-art medical facilities that will care for injured Haitians. Thousands of troops are on their way to Haiti or already there, running the airport and clearing ports for many more to follow. Up to 10,000 troops will be in Haiti or floating just offshore by Monday. 


    It fell to State Department spokesman P.J. Crowley to clarify a delicate point: « We’re not, » he insisted, « taking over Haiti. » Strictly speaking, that’s true: Haiti remains a sovereign country, and there are 9,000 U.N. peacekeepers already there, charged with maintaining security. But as death stalks those smothered beneath the rubble of pancaked buildings, and poor sanitation triggers outbreaks of dysentery and other diseases, one nation in the world has the muscle to quickly make a difference. That’s why the U.S. is racing aid to the poorest nation in the Western hemisphere. If things get worse, the U.S. – fairly or unfairly – will be blamed by many for not doing enough.


    Sometimes it takes a catastrophe to demonstrate just how much more the U.S. military is able to do than simply kill the enemy. Only the U.S. can initially control flights into and out of the Port-au-Prince airport from aboard a nearby Coast Guard cutter, while waiting for an Air Force special-ops team to set up shop at the airport and step up operations to 24/7. Only U.S. warships have the capability to generate up to 400,000 gallons of fresh water a day from seawater. Only the U.S. military can send a spy drone from California to fly lazy orbits over Port-au-Prince snapping close to 1,000 pictures a day, which when compared with similar ones shot last summer, create a map of the hardest hit areas that can be instantly relayed to those working on the ground.

    Only the U.S. military has enough aluminum matting to boost the runway capacity of Port-au-Prince airport. Only the U.S. military has the surveillance capability to quickly assess additional Haitian airfields and seaports for use in rescue relief operations. Only the U.S. military has the wide variety of vessels and aircraft to utilize those fields and ports, including air-cushioned vehicles capable of ferrying 60 tons of supplies from ship to shore at 40 knots. (See TIME’s exclusive photos of the aftermath of the earthquake.)

    But the limits of U.S. capability can also be seen: The Pentagon diverted an unmanned Global Hawk drone bound for Afghanistan to Haiti instead, to photograph the damage there. « We were about to send that Global Hawk over to the war » until the earthquake, explained Air Force Col. Bradley Butz. « It will stay here until the President says it’s time to send it forward. »

    While the drone had no comment about its sudden change of mission, some of those bound for Haiti welcomed the new assignment after more than eight years of war. « Marines are definitely warriors first, » Captain Clark Carpenter said Friday as his unit prepared to ship out to Haiti from North Carolina. « But we are equally as compassionate when we need to be, and this is a role that we like to show – a compassionate warrior that can reach out that helping hand to those who need it. »

  17. La volonté des USA d’intervenir et de rester à Haïti améne 3 réflexions:

    Pour l’aide à Wall-Street, l’unité était le milliard de dollars.
    Pour Haïti, les promesses de don sont en millions…

    Les conséquences de Katrina à la Nouvelle-Orléans sont loin
    d’ être étalées. Il y a peu Obama avait dit aux précaires restant
    qu’il ne pouvait pas grand’chose pour eux…

    Examiner la ‘reconstruction’ de Port-au-Prince
    à la lumière de ‘LA STRATEGIE DU CHOC’ de Naomi Klein sera interessant.
    Les doctrinaires libéraux sont-ils encore crédibles ?

  18. Compassion… mon oeil! les USA craignent d’être obligé d’accueillir des milliers de réfugiés sans possibilités de les rejeter. Tout les pays n’ont pas le culot de la France avec son ministre Eric Besson renvoyant sur le champ de bataille les ressortissants d’un pays en guerre.
    Toutefois l’Amérique considérent la mer des Caraïbes comme…. MARE NO NOSTRUM. L’indépendance de Cuba leur a servi de leçon
    Nous avions toutes les raisons de penser que les USA sont largement responsable de la misères abusivement attribuée aux « nègres »..La liberté politique qu’ils ont jadis conquis en battant les armées révolutionnaires françaises ou anglaises ne leur a pas permis de régler la questionde leur indépendance sociale.

  19. Ce n’est jamais de manière désintéressé que l’on vient surtout en aide médiatique à l’autre de nos jours.

  20. « Ce soir ou jamais » passionnante soirée à propos d’Haîti ou l’on apprend sans trop de surprise pour ma part mais cela fait plaisir de l’entendre, que la malédiction d’Haïti doit tout à l’Histoire et rien à la nature.
    D’abord ce fut à Haîti que les noirs léguèrent à l’humanité le mot Fraternité et que celui-ci fut rajouté à lceux de liberté et d’égalité. Pour une fois de plus ces mots ne concernent plus les peuples des « blancs » mais tous les peuples.
    Le malheur d’Haïti c’est qu’elle est trop proche des USA et de la france qui craignent la contagion. Haîti est trop proche de la Guadeloupe , de la Martinique et de laGuyane et trop proche aussi du sud américain où croupissent des millions d’anciens esclaves. Haïti va donc subir un blocus d’un siècle de la part de ces deux charmants pays et devra leur payer des sommes considérables . Sans compter une occupation américaine. La richesse d’Haîti est comme je l’avais expliqué, campée dans la mémoire nègre – a Haîti ce mot veut dire HOMME – car tout a été fait pour que celle-ci serve de repoussoir . Ceux qui ne voit dans la misère que la misère on dans la bouche un cadavre disaient les anciens situationnistest…..

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