À propos de « Pour une initiative citoyenne dans le domaine financier », par Corinne Lepage

Billet invité.

Tout d’abord, je voudrais dire que mon initiative est totalement désintéressée et que ce papier est né d’une discussion avec Paul Jorion. Je suis très à cheval sur ces questions et je trouve infâmante à mon égard la contestation que « l’objectif de Mme Lepage n’est pas désintéressé ». Je n’ai jamais administré la banque La Nef comme de mauvais esprits le laissent supposer mais participé au comité d’orientation des investissements dont j’ai démissionné en juillet quand j’ai été élue, par déontologie car rien ne m’y obligeait. En plus, je n’ai évidemment rien touché; ces fonctions étaient totalement bénévoles.

J’ai lancé ce débat parce que je le crois essentiel et n’en déplaise à certains qui se sont exprimés, je n’ai pas l’intention de me limiter à l’écologie parce que tout simplement tout est lié.

Je ne dis pas qu’il faut quitter nos banques demain matin, mais simplement réfléchir à ce qui se passe et au moyen de changer le rapport de force très défavorable à la société civile. Dans ce cadre, l’exemple islandais et les impasses qu’il génère devraient agir comme un révélateur pour faire autrement.

Par ailleurs, je pense que les citoyens que nous sommes doivent agir car je vois l’extrême limite de l’action politique au moins comme elle est exercée aujourd’hui. Ce débat devrait se poursuivre sur les avantages et inconvénients d’une action citoyenne et le seul fait de poser la question pourrait faire bouger les rapports de force, comme certains l’ont indiqué, pour l’avoir fait à une échelle individuelle.

Merci en tous cas pour ces échanges.

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25 réflexions sur « À propos de « Pour une initiative citoyenne dans le domaine financier », par Corinne Lepage »

  1. Chère Madame Lepage soyez la bienvenue sur ce blog très lu. La critique fait partie du jeu, on n’est pas obligé de répondre à tout.
    A mon grand regret la NEF n’est pas une banque comme la BNP ou SG, … Pour ouvrir un compte courant à leur bénéfice il faut passer par le Crédit Coopératif.
    La question qui se pose ici et que vous posez est comment les utilisateurs des banques pourraient les contraindre à changer de mode de fonctionnement, c’est-à-dire sans spéculer, sans mettre en jeu les dépôts des usagers qui n’ont pas demandé à prendre des risques pour de meilleurs taux de placement.
    Je ne suis pas inquiet sur votre ténacité à faire progresser le sujet.

  2. oui, excellent votre approche holistique ; sinon, concernant l’exemple islandais, il me semble que la banqueroute généralisée est à l’origine de leur vive réaction. Faut-il donc descendre plus au fond pour réagir ? Plus loin que l’écoeurement ?

  3. Chère Madame Lepage,je ne doute absolument pas de votre compétence ,ni de votre sincérité.Les points de friction que vous avez eu avec quelques blogueurs,ne font qu’illustrer le fossé qui ne cesse de s’élargir entre le citoyen et sa représentation.Beaucoup d’électeurs sont désorientés par le climat délétere qui règne au sein du monde politique,troublés par les stratégies de communication,inquiets du déni de gravité des problêmes économiques.
    La confiance est rompue et la paranoia ne demande qu’à s’installer.Très cordialement.

  4. Je doute – je pense mais ne suis pas absolument certain- qu’un (une) politique
    doive se saisir d’une question ponctuelle et essayer des solutions à cette question.
    Cela , c’est de la politique à la petite semaine. Elle nous a menée à cette crise.
    J’ attend avec espoir une nouvelle classe politique. Capable de PENSER, à côté d’action
    ponctuelles qui laissent présager qu’une fois au pouvoir, elle sera capable
    d’ actionner des services (de l’ Etat) toujours dificile à remuer.
    Analyser, penser, voir globalement et en tirer une ligne d’ action, ce devrait
    être votre travail.
    Il y a peu Paul a mis en avant les notions « amont » -le fondamental ou les bases-
    et « aval » – qui ne prend en compte que les effets. L’ aval c’est le superficiel.
    Votre proposition, et toutes celles dont j’ai connaissance venant de vous-
    France Culture le matin- sont ponctuelles,- l’aval-, et nécessaires, évidemment.
    Mais elles ne remédient pas aux causes.
    Réfléchir à l’amont , aux causes, à partir d’un point de vue affirmé
    – j’ai proposé une guerre idéologique qui nous a été graduellement imposée-
    voilà ce qu’il nous manque parmi les politiques qui réclament nos voix.
    Il nous faut du nouveau.
    L’ habitude a été prise depuis 30 ans environ que les politiques,
    une fois au pouvoir, renient ce pourquoi ils ont été élus et ménent
    une politique contraire. Il faut que ces errements cessent; il en va
    de votre crédibilité et de la stabilité sociale.
    Nous n’avons pas besoin de « réformes », c’est le monde
    extérieur au commun, la finance, qui a besoin de réformes
    drastiques. Vous ne le ferez, vous n’y participerez, que si vous êtes conceptuellement
    armée. Il y a à cet égard des accointances intellectuelles compromettantes.
    Je ne doute pas de votre courage. Vous êtes encore trop rares.

  5. Mon intervention va vous paraitre naïve, mais tant pis.
    D’un côté, nous savons que le système bancaire existant est corrompu et nous pousse vers la catastrophe.
    De l’autre côté on a pas vraiment d’alternatives concrètes à part stocker des billets sous un matelas. Moi j’aime pas ça, ça fait des bosses inconfortables.

    Alors je pose une question idiote :

    Est-il impossible de créer une banque qui respecterait certains critères afin d’en éviter la dérive ? Gérée par des gens plus responsables ? Et qui permettrait un meilleur rapport avec ses clients ?
    J’ajoute très vite que je suis à des années lumière d’avoir les compétences pour comprendre ne serait-ce que les conséquences d’une telle entreprise.

    Mais si quelqu’un peut m’éclairer sur ce sujet. Ce qui n’existe pas, on peut éventuellement le créer ? Ou sommes nous condamnés a subir le bon vouloir des gangsters ?

    1. @ Kay

      à votre question:

      « Est-il impossible de créer une banque qui respecterait certains critères afin d’en éviter la dérive ? Gérée par des gens plus responsables ? Et qui permettrait un meilleur rapport avec ses clients ? »

      la réponse est dans la pub:

      regardez les slogans publicitaires actuels, ils sont partout le reflet de la demande pour de l’argent qui rapporte sans travail. le livret A est en baisse il est rattrapé par des épargnes à meilleur rendement.

      Les banques répondent à une demande. Changez la demande et les banques changeront, car il y a actuellement tellement d’argent en circulation, que tout le monde croit qu’il reflète une richesse réelle.

      Cela me fait penser au billets de loterie qu’on imprime chaque jour, tout le monde croit qu’ils cachent le secret de la richesse, personne ne conteste cette illusion.

  6. Madame Lepage

    Vous avez mille fois raison, mais c’est une montagne que vous attaquez.
    Tout ceux ceux qui « mangent dans la gamelle » représentent un grand nombre
    Concrètement, vous ne pourrez pas promettre d’assainir la situation d’un coté
    Et que tout ce monde continue à tirer autant de profits du système.

    Finalement, cela rejoint la vision de l’avenir selon JM Jancovici,
    « Travailler plus pour gagner moins » pas facile à faire atterrir sans casse.
    D’accord aussi sur le fait que la balle est dans le camp de la société civile,
    Mais il est tot, les idées de croissance et de profits sont encore bien vissées dans les têtes.

    Bon courage pour la suite !

  7. Je ne le redis pas mais je suis sans réserve les propositions précédentes.
    D’ailleurs nombre de citoyens,qui n’ont pas le temps de venir sur le blog,se sont spontanément retrouvés pour « acheter moins cher et dépenser mieux » :
    Sur M6 hier soir : groupes d’achats…etc….
    Et là,contrairement à ce que relate généralement les médias trop habitués aux « Titres des Unes »,on découvre que déjà se mettent en place des réseaux citoyens de résistance : ils vont jusqu’à infléchir les choix des industriels !!!
    A voir ou revoir (M6 du dimanche 17 janvier )
    Tout espoir n’est donc pas perdu : Nos compatriotes réagissent sainement et sans effusion de sang.
    Quelques idées à proposer à partir d’ici,par exemple,et ce dynamisme pourrait encore prendre plus d’ampleur,en affectant également les marchands d’argent.

  8. Bonjour, c’est quand même un monde (politique) ça.. Voyez vous, c’est un parti du bon sens qu’il vous faudrait créer. A l’évidence la notion de Service public, donc financier, doit se placer hors du champ du marché. Tous les organes vitaux de la Nation: Eau, Energie, Transport, Education,Santé,Armée,banque, doivent être mutualisé pour le moins, en ce qui me concerne j’en suis à me dire qu’une loi comme celle du 17 juillet 1917 sur les pupilles de la nation serait adapté a ces sociétés, c’est dire. Comme après une guerre, l’état adopte, protège ses outils vitaux. Faut-il un conflit pour qu’un nouveau consensus apparraisse, je crains que oui. edf ou la sncf n’ont pas a être rentable. La rentabilité c’est la guillotine économique des pauvres. L’accés réduit de ligne de train, ou de la poste parce que pas rentable, l’abandon des vieux, des indigents, des ruraux, des gens normaux qui ne souhaite qu’un service publique simple. la ligne tgv arras paris va être suprimé parce que pas rentable. Alors non non et non. les secteurs que j’ai nommé doivent être adopter par la nation, comme après un tremblement de terre, et suivre le raisonnement de l’association sans but lucratif.on offre le srvice, on paye les ouvriers, on fait la maintenance, mais on ne fait pas de bénéfice argent. Le vrai bénéfice c’est l’harmonie d’une nation qui fonctionne sans avidité.

    1. Bien d’accord avec vous !
      Et je vais même aller plus loin.

      En effet, au regard de la ruine totale actuelle, résultat de toute notre Histoire où le profit en argent a toujours prévalu, ruine totale seulement contenue par des « rustines » d’argent virtuel, existe-t-il réellement un système économique rentable en ARGENT à l’échelle de la durée de l’espèce humaine ?

      Autrement dit, faut-il seulement courir après l’argent sans s’astreindre, du moins au début, à compter la richesse avec un autre moyen ? Et cela dès maintenant vu que la limite du système est bien atteinte dans tous les domaines.

  9. Madame Lepage,
    au risque de miner encore un peu plus le moral de l’hôte de ce blog dont j’apprécie énormément le travail cependant, ce que j’ai a vous dire risque de vous déplaire, mais je l’espère avant tout : vous réveiller !

    Votre proposition comme vous le dites part surement d’une bonne intention. Mais, « on » (nous le « petit peuple ») ne vous a pas attendu pour agir. Et surtout : on ne vous attends plus, vous les politiciens. Puisque j’ai l’occasion de m’adresser à l’un d’eux, je m’adresse ainsi aussi aux autres.
    Nous sommes beaucoup à agir et a aller bien plus loin que ce que vous proposez. Vous avez été ministre de l’environnement. Je me doute bien que ce n’est pas une tâche facile. Mais, si vous voulez vraiment faire quelque chose pour « nous », pour le peuple, plutôt que de nous dire quoi faire, faites le ménage chez vous, chez les politiques.

    Ce que j’entends par la ?

    En matière d’écologie, d’énergie, défendez nous face aux industriels, face à la pollution, l’empoisonnement généralisé, et la corruption lancinante. C’est ça qu’on vous demande de faire. Voter et proposer des lois qui vont nous aider, plutôt que de soutenir « les gros sous », le corporatisme et autres « puissants ». On sait déjà quoi faire ! Juste on aimerai ne pas en être empêché par des verrous « industriels » ou des lois qui protègent les rentes de situation ou des industries vieillissantes …
    Donnez nous un/des cadres d’expérimentation. Cessez d’être timoré. Osez.

    Mais je salue votre courage (ou peut-être inconscience ?) d’être venu vous exprimer ici. Je me réjouis de voir qu’un pont peut se tisser entre 2 mondes qui sont devenu trop étranger l’un a l’autre. Vous nous avez un peu oublié paradoxalement en voulant trop changer les choses !!! Même si aujourd’hui, vous aurez probablement beaucoup de colère en face de vous, je vous invites a continuer le dialogue. Nous le valons bien ! non ?

    [b]On ne vous demande pas de faire bouger les choses, mais de nous les laisser bouger.

    Si un(e) politicien(e) comprends ça un jour, alors … celui la révolutionnera le monde.[/b]

    1. Tout à fait d’accord avec « les cadres d’expérimentation » qui, s’ils nous étaient donnés, nous permettraient d’essayer une économie écologique.
      Il suffirait de contenir le Fisc qui en la matière est le principal obstacle, puisqu’il cherche à profiter de tout, même de ce qui est expérimental … sauf quand il s’agit des revenus de la finance qui le sont aussi dans le mauvais sens du terme.

      @ Madame Corinne Lepage.

      Merci pour votre engagement.
      Le type de banque dont vous évoquez l’idée, c’est la solution à mes yeux.
      Reste à le proposer sur les antennes des médias traditionnels, toujours avec l’idée d’une économie nouvelle associée, écologique pleinement, loin du développement durable « green washing » qui ne change rien au problème de l’Humanité.

      Et si vous vous occupez toujours de Brétignolles, merci encore. Avec tous mes encouragements. J’ai très honte de ce que j’ai été amené à y faire de par mon métier.

  10. Bonjour Madame,

    Bravo pour avoir eu le courage d’aborder la question du problème bancaire.
    Je me pose juste une petite question d’ordre technique : l’état actuel du droit bancaire autoriserait-il la création d’une banque (en particulier sous la forme de société) dont l’objet serait le « service public » (au sens littéral de service rendu à la société civile) de la facilitation des échanges (fluidité) à l’exclusion de l’avide spéculation. Je crains que de multiples obstacles juridiques ne jonchent le chemin d’une société qui souhaiterait remplir un tel objet social.
    Je pose la question car j’ignore le détail du droit bancaire mais il me semble, au vu de la situation, que le doute est, pour le moins, permis.

    Bien cordialement,

  11. Dans une optique de rééquilibrage des individus avec les groupes,
    Soutenez-vous les projets de lois d’action de groupe (class action)?
    Avez-vous des projets visant à aider les acteurs des médias (journaux, radios, télé) à être plus indépendants des financiers?
    Il me semble anormal, par exemple, qu’un grand groupe spécialisé dans le traitement de l’eau puisse détenir des grands médias. A Libé, Laurent Joffrin dit avoir élevé une muraille de Chine entre la rédaction et les actionnaires. Est-ce efficace? De mon point de vue, le doute subsiste toujours.

  12. Croyez bien que je n’ai pas voulu être infamant a votre égard, mais me posant les questions Qui parle? Pourquoi? (certain profs apprenaient cette démarche aux élèves pour décortiquer un texte),
    Je suis tombé sur cette info qu’il m’a semblé necessaire d’exprimer.

    Vous m’aviez répondu et cela m’avait semblé tout à fait correct et honnête.

    Merci cependant pour ces nouvelles précisions et pour vos chroniques dans les Matins

  13. Rebonjour,

    Je voudrai attirer l’attention du plus grand nombre sur les dangers que recèle le concept de « class action » : les inconvénients et effets secondaires pervers et délétères de ce type d’action (dont par exemple le surenchérissement financier des problèmes, entraînant une surenchère des primes d’assurance : le secteur médical est très concerné par ce type d’effets secondaires –> ce qui nous ramène à la problématique financière) sont au moins aussi importants que ses avantages à court terme.
    Par ailleurs, à mon humble avis ce concept n’a de sens que dans le cadre d’une conception anglo-saxonne du droit (apparenté à de la réglementation) qui a certes envahi l’espace européen mais dont la pertinence reste à discuter. Le débat est, là-dessus encore, tout à fait ouvert.
    Il importe cependant que l’on se mette enfin à réfléchir, sur du long terme, à ce que l’on entend par « droit » et à la société que l’on entend promouvoir. Ce qui pourrait se résumer ainsi : quel droit pour quels gens dans quel contexte politique, pour quelle Société ?

    Voilà les grands mots sortis,

    Cordialement

  14. @ Paul Jorion

    Bon, faisons fi des commentaires stériles qui tournent autour du pot et prenons acte du bon vouloir de Mme Lepage.
    Il serait intéressant de proposer un billet en relation avec celui de Mme Lepage pour développer une feuille de route menant à la création d’une banque alternative.
    Partons de zero et voyons comment se passe la création d’une banque.
    Chaque étape pourrait être commentés afin d’y voir les failles et déviances possible.
    Si, in fine, nous voyons que le projet tient debout, je ne doute pas qu’une personne comme Mme Lepage peut être un relais important pour promouvoir, cette création.

    Je pense que ce projet serait une bonne avancée, car pour court-circuiter le mal « bancaire », il faut l’attaquer à la racine.

  15. pour créer un banque où un établissement financier, il faudra l’aval des autorités en place, et c’est là que vous risquez d’avoir maille à partie avec ces dernières…!
    J’ai souvenir d’une tentative de création d’un établissement financier, et il fallait alors le parrainage d’une banque, c’était Raymond Barre qui était alors premier ministre, et ministre des finances, cela avait été refusé à l’époque car créateur d’inflation…!
    Mais il faut tenter, et vous appuyer sur le net, informer les internautes, de la situation et de l’évolution des choses, et éventuellement des raisons de refus, si refus il y a .etc…et continuer, continuer, continuer, jusqu’à obtenir satisfaction car il n’y a aucune raison valable pour ne pas créer un établissement qui montrerait l’exemple à suivre..!

    http://millesime.over-blog.com

  16. Bonjour,

    D’accord ou pas d’accord avec Mme Lepage, il n’en est pas moins vrais qu’en effet seul un movement comme move your money est capable de changer le rapport de force entre la finance et la société civile. Porquoi diable ne pourrions nous nous pas structurer un mouvement du même type en France ? Pourquoi ne pourrions nous pas arriver à faire ici ce qu’ils font la bas ?
    Il y a en France un petit nombre de banque coopératives
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_banques_par_pays#Banques_coop.C3.A9ratives_ou_mutualistes

    On y voit natixis je sais mais il y en a d’autres.

  17. Mme Lepage a compris depuis quelques années qu’il fallait donner la parole aux citoyens. mais pas seulement pour changer la finance, mais pour tout changer. Elle a même concocté une constitution qui aurait été à la base de ce changement. Malgré quelques bonne intentions, elle est en partie dépassée. Comment faire puisque justement c’est ce pouvoir que la constitution ne lui accorde pas. On se mord la queue.

  18. Je vous comprend madame Corinne .

    Etre écologiste n’est pas chose simple ( j’en suis , depuis des années): c’est être à l’écoute de la nature , parfois de la nature humaine ( j’en suis aussi , depuis encore plus longtemps).

    Ces gens qui vous souçonnent d’être intéréssée : c’est la porte de l’hônneteté que l’on cherche à fracasser à grands coups de haches soupçonneuses .Je n’aime pas la pensée de droite mais j’aime bien vos yeux.

    Il faudrait inventer un droit d’asile pour les sans frics , inaccessibles aux Compagnies bancaires de sécurité .

    Comme çà , les banques ayant perdues la manne des taxables et corvéables se retourneraient contre les clients au soldes décents .
    Et dés lors ,mécontentant ce qui resterait de leur fond de commerce, à la limite de la faillite , elles imploreraient d’être nationaliser (afin de passer par perte et profits leurs incompétences ) .Cà serait bien .

    A moins que riches au delà du raisonnable , ces banques , en prédateurs vainqueurs, ne finissent par s’achèter l’état.
    Si ce n’est pas déjà fait .

  19. Mais où est donc passée Corinne Lepage ?

    Le temps passe, l’observation et les critiques du système continuent…et Corinne Lepage s’en est allée, dépitée et déçue probablement par l’accueil qu’elle a reçu ici de la part de certains (je résume, j’amplifie, j’exagère mais j’imagine bien que c’est ce qu’elle a dû ressentir) : « Ah non, Madame, nous, ici, réfléchissons, nous sommes des intellectuels, des têtes pensantes et ne voulons surtout pas nous mélanger avec les politiques qui pour la plupart ont au moins les mains sales ! ». Mais moi je demande qu’elle revienne, en tant que blogueuse comme les autres, pour qu’on la pousse dans ses retranchements sur son initiative citoyenne qui je l’espère ira bien au-delà du seul domaine financier. Et que les c–s qui pensent avant tout à la politique et à un éventuel vote se rassurent : big brother n’a pas encore installé de caméras dans les bureaux de vote, ils pourront donc voter pour le pantin de leur choix le moment venu !

    Comment un citoyen, un vrai, un être humain doué d’intelligence et de sentiments peut-il accepter :

    – L’esclavage, qui, si l’on y regarde de près ne concerne pas seulement les autres, pas seulement nos frères des pays en voie de développement ou des pays ne disposant pas d’une démocratie « aussi belle » que la nôtre. A noter que l’on peut qualifier d’esclavage des emplois qui n’apportent rien à l’homme (à part son salaire), rien à la société et qui nuisent à la planète.

    – Toutes les six secondes, un enfant meurt de faim (~5.260.000 par an). Dans le monde, 1 milliard 200 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, 4 millions d’entre elles meurent chaque année de maladies provoquées par le manque d’eau potable et 6000 enfants meurent chaque jour pour avoir consommé de l’eau non potable.

    – On élève de la viande dans des conditions qui montrent notre déshumanisation croissante : on ne se rend même plus compte que cette viande vient en fait d’êtres vivants…sans parler de leur gavage en vaccins et hormones.

    – On pollue la Terre et les eaux pour l’élevage intensif de céréales, de légumes…et de viande.

    – On pille la Terre et les océans et on les pollue en retour.

    – On consomme donc des objets et des aliments dont on ne prend même plus la peine de réfléchir à l’utilité ou aux dégâts humains et écologiques dus à leur production, on pollue en s’en dédouanant par quelques vagues « actions » rédemptrices.

    – A compléter bien sûr ! Madame Lepage… ?

    ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Et comment pouvons-nous continuer à enseigner avec fierté à nos enfants ce mode de vie ? Nous sommes sur un vaisseau spatial, la Terre, nous avons plusieurs centaines de milliers d’années d’existence (d’expérience ?) mais nous croyons encore à la poupée qui tousse (ça résume, ça englobe les différentes formes de déités que nous avons inventées jusque-là) ! Nous sommes donc à la dérive (sidérale et psychologique) sur notre vaisseau et sous prétexte que nous ne savons qu’y faire, comment nous occuper, nous avons pris le parti de mettre nos sentiments et nos ressentiments (venant de notre amour et de nos sentiments refoulés) de côté : on joue aux marchands comme des cons, c’est-à-dire sans plus remettre ce jeu en question et en l’imposant à toute l’Humanité, l’entraînant dans cette régression infernale à notre insu : des disques durs de plus en plus remplis et des pilules, rouge ou bleue, pour tous.

    Bravo ! Je suis certain qu’un observateur extérieur (à notre vaisseau) doit ressentir un grand soulagement à nous voir nous attaquer aux déviances du capitalisme : il doit se dire qu’on a trouvé de quoi s’occuper pour un bon moment encore !!!

    Alors oui Madame Lepage, j’aimerais (le mot est faible) vous entendre sur votre initiative citoyenne dans le domaine financier, pas pour le domaine financier vous l’aurez compris, mais pour l’initiative citoyenne : mais comme il faut un début à tout, et que je n’en vois pas d’autre qui puisse intéresser ceux qui passent du temps à gamberger, alors va pour le domaine financier. Pour commencer.

    Bien à vous.

  20. Bonjour à tous,

    J’avais lu (par hasard) en 2008 le livre précis et prémonitoire de Paul sur la crise du capitalisme américain et j’ai découvert ce blog aujourd’hui. J’y ai lu le « CV » de Paul (billet du 26 01), comme l’a écrit un bloggeur, « c’est une bombe », je comprends maintenant pourquoi son livre m’a autant frappé et convaincu.

    Par ailleurs, j’ai lu récemment le livre d’Eric LAURENT « La face cachée des banques » qui rejoint d’assez prés l’analyse de Paul sur le comportement de « l’élite » financière, et sur les conséquences dramatiques de ce comportement.

    En clair , même si je suis bien incapable de l’initier, je suis « mur » pour participer à tout mouvement citoyen dans le secteur financier, tel que vous l’évoquez. Je ne sais pas si c’est un préalable au reste, mais c’est surement indispensable, et vu le niveau, au mieux, de main-mise, et au pire, de collusion, on peut difficilement penser que les transformations nécessaires viendront spontanément du système « politico-financier ».

    Par ailleurs, vous êtes une des très rares « politique » à prendre des risques et, contrairement à nombre d’entre eux, je ne vous considère pas comme un « clown ». Merci d’avance de tout faire, à tous niveaux, pour que mes enfants puissent continuer à croire que la politique peut encore servir.

    Cordialement

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