Pour qui sonne le glas

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

La défaite de la candidate démocrate Martha Coakley à l’élection sénatoriale du Massachusetts, au siège laissé vacant par la mort d’Edward Kennedy, est essentiellement présentée comme une défaite de Barack Obama dans sa tentative de réforme de l’assurance maladie aux États-Unis – réforme dont il ne restait en réalité déjà pratiquement rien. Il est vrai que c’est là la manière dont Scott Brown, le candidat vainqueur, a présenté sa victoire, dans un pays où les décisions ne passent l’obstacle de leur vote au Sénat que par une majorité des deux tiers, majorité désormais hors d’atteinte pour l’administration Obama. De ce point de vue, la victoire du républicain signifie avant tout celle de l’industrie pharmaceutique et du secteur de l’assurance-maladie privée qui continueront de régler l’accès des citoyens américains à la santé ou, faudrait-il dire plutôt, de leur en barrer l’accès par leur politique de prix prohibitive.

Mais la victoire du candidat républicain constitue avant tout un vote sanction de l’administration démocrate pour sa politique à l’égard de Wall Street. À l’automne 2008, la part de l’opinion publique américaine montée contre l’establishment financier représentait certainement une majorité du même ordre que celle qui s’est exprimée en France et au Royaume-Uni dans le récent sondage IFOP-Le Monde, je veux dire de l’ordre de 75 % à 80 %, transcendant aux États-Unis comme ici les frontières des partis. Obama représentait l’opposition civilisée à Wall Street et McCain, l’autre. Or en faisant entrer l’establishment financier, dans un premier temps au sein du cercle rapproché de ses conseillers, en la personne surtout de Larry Summers, et dans un second temps, à la tête de son Secrétariat au Trésor, c’est-à-dire de son ministère des finances, en la personne de Timothy Geithner et de ses amis, Obama confiait la direction des affaires au petit cercle contre lequel les citoyens américains imaginaient avoir voté en masse.

La seule voie de sortie pour Obama, s’il veut éviter la déroute désormais annoncée du parti démocrate aux prochaines élections partielles, consisterait pour lui à s’aligner sur la majorité de fait existant aux États-Unis : celle qui exige que la nation secoue le joug que la finance impose à la conduite des affaires du pays. La faiblesse dont il a fait la preuve en toutes matières depuis le début de sa présidence – à part peut-être pour ce qui touche à Haïti – n’encourage pas à l’optimisme, c’est le moins qu’on puisse dire.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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98 réflexions sur « Pour qui sonne le glas »

  1. Un intervenant hier soir sur FR3 3 dans l’émission de Taddei faisait remarquer qu’aux U.S. le président n’avait jamais eu structurellement et historiquement de vrai pouvoir; si de plus Obama s’est ligoté lui méme pour rassurer la sphère financière, quel espoir a t’il de pouvoir changer concretement de cap ? Mais le peuple américain a parfois eu des sursauts étonnants !!

    1. Bonjour.

      Ce qui est fascinant c’est la predominance qu’exerce les USA qui perdure. Car nous continuons a regarder vers l’ouest, ouest dont malgre le cataclysme que nous avons vecu, les consequences que nous vivions, celui a venir, la majorite du monde attend que la solution vienne des USA.

      Le roi est nu mais on continue de discourir sur la formidable reforme du systeme de sante US, comme si la realite n’existaits pas! On continue a s’extasier sur la magie du verbe obamien, qui manifestement n’opere plus. Comme la magie du moulin a vent sarkozyen d’ailleurs.

      Rendons nous compte qu’il y a a peine un an, un tombereau d’enthousiasme, de qualificatifs elogieux, d’espoirs inondait le monde entier. Tout juste si le messie n’etais pas revenu sur terre, ou qui l’on voudras selon sa croyance. Au final, la decente aux enfers auras ete aussi rapide que celle de notre president.

      L’epoque exige des geants et nous avons des nains aux commandes. Et ne ne cherche pas a faire un jeu de mot facile.

      On me retorqueras, en partie avec raison, que je ne fais pas grand chose a part commenter, mais je ne pretend ni sauver le monde ni avoir reformé le capitalisme.

      Tout cela est accablant et decourageant et il me semble que la sortie de l’histoire n’est plus tres loin pour l’europe qui est repue et fatiguee et qui se croit a l’abri, defendu par la ligne maginot de l’UE et de notre modele de societe que le monde nous envierais.

  2. Mais la victoire du candidat républicain constitue avant tout un vote sanction de l’administration démocrate pour sa politique à l’égard de Wall Street. À l’automne 2008, la part de l’opinion publique américaine montée contre l’establishment financier représentait certainement une majorité du même ordre que celle qui s’est exprimée en France et au Royaume-Uni dans le récent sondage IFOP-Le Monde, je veux dire de l’ordre de 75 % à 80 %, transcendant aux États-Unis comme ici les frontières des partis.

    Je partage entièrement ce pessimisme, mais j’avoue que j’ai néanmoins un peu de mal à comprendre le revirement d’une bonne partie de cette majorité, car ce ne sont sûrement pas les républicains qui vont leur offrir mieux que les démocrates…

  3. Hé oui, mais non. Le parallèle entre le sondage d’hier et le résultat du scrutin aux États-Unis est tentant, mais les deux phénomènes témoignent de deux logiques tout à fait différentes.

    Le résultat du sondage indique que les opinions publiques européennes (ou du moins française et britannique) font porter la responsabilité du marasme économique sur le seul système bancaire – il faut dire que le sondage ne leur demandait pas autre chose – tandis que le résultat américain met en évidence la place du politique dans cette valse: Les américains considèrent que c’est à lui de mener la danse.

    Je ne suis pas particulièrement fan de la culture américaine de manière générale. Mais ici, force est de reconnaître qu’ils aient une approche bien plus démocratique de la question que nous autres. Et pour le coup, autrement plus pertinente.

    1. S’il est vrai que l’on ne peut mettre en parallèle un sondage, un peu biaisé, et un vote , je pense que les motivations sont quand même identiques , et un vote, actuellement en France, ne serait guère favorable à la politique mené par l’équipe de M. Sarkozy.

  4. il semblerait qu’Obama vous ait entendu, Paul, car il s’est excusé de ses erreurs hier soir :=)

    A souhaiter que ses paroles ne soient pas incantatoires et qu’il durcisse vraiment le ton et ses actes vis à vis du secteur financier. GRRRRRRRR

    1. Et?

      Il s’est excuse…

      La belle affaire…

      Pathetique!

      Ca n’est pas ce qu’on demande a nos politiciens, ici ou la bas!

  5. Il est à noter que concernant cet échec d’Obama sur ‘sa’ réforme du système de santé soit présenté par les médias, en France, comme la fin d’une possible réforme qui prendrait comme fondement le système de santé français. Or rien n’est moins vrai puisque cette réforme a d’abord été vidée de son contenu avec les multiples tractations à la Chambre par les lobbies pharmaceutiques (entre autres), qu’elle ne modifiait pas la main mise des compagnies d’assurance sur les centres de santé (qui génèrent des gaspillages phénoménaux, de l’ordre de 30% selon certains experts) et qu’en contre-partie de cette ‘réforme’, une politique d’austérité et de réductions des dépenses aurait été engagée, notamment en direction des personnes âgées et en longue maladie.
    On comprend mieux pourquoi les républicains ont été choisi par les américains (cf. sondage sur la déconnexion citoyens/système). Par contre, on comprend moins bien cet aveuglement du système médiatique français dans son ensemble sur la réalité de cette ‘réforme’, voulant coûte que coûte faire un parallèle avec un système de santé ‘à la française’ (ce qui absolument faux), et plus généralement sur Obama et son entourage.
    Soit c’est une méconnaissance profonde des réalités américaines (le sondage IFOP-Le Monde le laisserait penser), soit c’est de l’Obamania aïgue, preuve que le ‘marketing politique’ à l’américaine fonctionne encore bien … en France !

    1. B. Obama est un homme politique « normal », qui a des bonnes et des mauvaises idées. Mais s’il a été élu, c’est plus pour ce qu’il représentait « en subliminal » – promesse de changement car représentant une nouvelle « espèce », celle de la diversité – que pour ce qu’il pouvait faire ou ne pas faire.

      Les américains, les USAiens plutôt, voulaient que l’image de leur pays change sur le plan international. Le Prix Nobel d’Obama a montré que c’était en partie fondé.

      Par ailleurs, n’étant pas économiste ou financier de formation, Obama n’a peut être pas aperçu à temps la puissance du lobbying de Wall Street, je pense que Mc Cain l’avait plus entrevu, étant depuis plus longtemps que B. Obama en politique.
      Bruno Lemaire.

    2. J’ai beaucoup plus l’impression que ce que le périlleux et intenable // fait par les médias Français ne sert qu’à justifier encore plus la nécessité de détruire le système sociale Français. Traduction : regardez, aux US il n’en veulent pas [donc le notre peut bien être supprimé aussi].

    3. @ bruno lemaire :
      pour Mc Cain, rétrospectivement, je le crois (ce qui n’était pas, du tout, mon avis, avant les élections). J’ai commencé à avoir un (gros) doute quand j’ai vu les ‘anciens’ clintoniens revenir à ‘la maison’ : Wall Street débouchait les bouteilles de champ’. Puis le reste a suivi (guantanamo, afhganistan, plan de financement, etc.).
      Le plus drôle, c’est qu’un ‘ancien’ du Trésor comme Volker, secrétaire au Trésor de Carter puis Reagan fait maintenant figure d’alternative, tant la maison blanche est vérolée par les banques !

    1. Merci à vous pour cette information.
      Je suis dans la lecture de Naomi Klein « La stratégie du choc », ouvrage qui analyse les méthodes mise en place notamment par les américains à l’occasion de différentes interventions sur plusieurs coins de la planète (Chili, Nicaragua, Panama, Irak …) partant du principe qu’en intervenant avec célérité sur une population en état de choc, il est trés facile de prendre rapidement la direction des opérations et organiser à sa main les affaires. Systéme peaufiné en grandeur nature au Chili sous Pinochet par des équipes américaines où les Chicago boys ont joué un rôle éminent.
      La présence d’hydrocarbure dans le sous-sol haïtien explique cet afflue humanitaire. La Chine n’était pas en reste, c’est la première à avoir hissé son drapeau sur le terrain d’atterrissage de Port au Prince, mais les américains déploient toute une armada et prennent la direction des opérations.
      Charité bien ordonnée…

  6. Qu’est-ce qu’un chic type en politique ?

    Le chic type en politique, c’est apparemment l’homme idéal, le modèle parfait pour le monde moderne, celui que tout le monde attendait pour sauver le monde : il est charismatique, doux, ouvert, généreux, sociable, bon communicant, attentif aux autres, plaisant à tous, surtout auprès du public le plus touché, mais il évite les conflits directs aussi pas bon pour l’image, la carrière, le parti, la notoriété, les honneurs, les nombreux soutiens de tous, c’est pourquoi il ne porte jamais de jugements trop durs, il veut tellement faire plaisir, aussi bien au voisin qu’au chat de la voisine, comme le financier et l’homme le plus maltraité de la terre. C’est pourquoi il recherche souvent le consensus mou et l’approbation d’autrui – car plus il en obtient et plus cela renforce sa stature, son égo d’homme politique aussi, cela lui permet de monter très haut, très haut dans l’échelle sociale, à vrai dire il ne menace personne directement mais il plaît beaucoup à tous surtout aux gens du système, les plus hypocrites aussi comme lui, si si je vous assure c’est pareillement l’homme du moment surtout auprès d’un certain public de femmes, les féministes par exemple, qu’il sait bien évidemment mieux écouter et flatter que les autres mâles au téléphone – il est très poli, toujours très positif et moderne envers les gens, adorant passer à la télévision comme tellement d’autres du même genre, très bien éduqué jusqu’à en refléter même la meilleure représentation humaine du vernis en société, un autre chic type quoi bref un véritable politicien dans l’âme, passant très bien à la télé quel beau sourire, quel charme. En retour, il attend d’être heureux, aimé, compris, reconnu, et que la vie lui sourie parce qu’il le vaut bien ce sont principalement ses valeurs.

    Mais en dépit des belles apparences de séduction et les promesses, personne ne voit évidemment rien de mieux venir, le chic type en politique n’est pas non plus celui qui fera monter au ciel toute les femmes les plus féministes
    de la terre. Il est aussi croyez moi plein de défauts cachés et ses attentes politiciennes sont telles qu’il n’en retire souvent que frustration de plus. Comme il ne sait pas se comporter différemment, il ne peut bien évidemment moins faire le coq et le malin à l’antenne, ses discours toujours plus flatteurs et humanistes que les autres, le contraire nous aurait étonné bien évidemment, bien sur plus personne n’est dupe c’est comme d’ailleurs en France dans un autre registre. Dépité, déçu il finit alors par se considérer lui aussi comme une autre victime du système alors qu’il en profite pas mal aussi dans le même temps, partir en vacances, vivre davantage aux frais de la princesse, alors que le monde s’enfonce peu à peu dans l’abime. Puisque sa gentillesse politicienne ne paie pas toujours, il en devient alors forcément plus méchant ensuite, et c’est alors que la prochaine guerre économique ou commerciale se déclenche, sans doute dans l’idée moderne de faire plaisir aux autres, aux militaires par exemple et autres gens de plus du monde de la finance qui l’ont toujours soutenu par derrière, bref trop gentil et trop mou pour rendre le monde heureux. Il s’entend d’ailleurs très bien avec les chinois maintenant …

    Sans doute à cause de sa mauvaise éducation chez les curés les plus pédants à voir en matière de religion, il en garde d’ailleurs je crois un très mauvais souvenir trop d’attouchement sans doute …

  7. quand on pense à ce qu’il représentait, un grand coup de marketing les élections, en général. Mais c’est vrai qu’il y a du pain sur la planche. Ce serait un peu facile de dire que les occidentaux ont mangé le pain blanc, mais malgré tout, c’est un peu vrai.
    remake des illusions perdues…

  8. D’accord sur le constat et les prévisions. J’ajouterais qu’Obama ne semble faible que parce qu’il privilégie le consensus. Or, la situation exige qu’il tranche dans le vif, et ça, il ne sait pas faire. Jusqu’ici, il a semblé victime d’une sorte d’hubris: « je suis au-dessus de la mêlée; mon rôle est de concilier les points de vue. » On va bien voir s’il est capable d’apprendre vite. A ce jour, pas grand chose ne semble l’augurer, sauf, peut-être, un éventuel remplacement de ses conseillers économiques clés (jusqu’ici: Summers, Geithner, et aussi, un peu plus loin dans la hiérarchie, Rubin). Une montée en puissance de Paul Volcker est possible, et avec elle la conviction qu’il faut réduire la taille des grandes banques, notamment en leur interdisant le « trading on own account ».

    1. @Jaycib,

      comme l’écrit Zebu, présenter Volcker comme une alternative crédible, innovante et courageuse me laisse songeur… On verra bien,
      Cordialement, Bruno Lemaire

  9. Bonjour,

    excusez moi mais vous tirez de grandes conclusions d’un fait qui pourrait simplement s’expliquer par le profil des candidats et la stratégie des idées développées devant les électeurs qui ont certainement des points de vue plus terre à terre que de celui de s’interesser à la nébuleuse du lobby bancaire autour d’Obama.

    Mais bon … c’est que moi qui le dit !

    Cordialement

    1. Surtout vu de France.

      Peut etre que la personnalite de Ted Kennedy emportais le morceau elections apres elections mais que le corps electoral de sa circonscription se modifiais en profondeur depuis des annees.

  10. « Arnaque, crime et Obama »
    Celui qui aurait pu devenir un grand président des USA depuis FD Roosevelt est un imposteur ! Afin de juguler la plus grande crise du pays il a fait entrer les loups dans la bergerie pour la curée. Je ne pense pas qu’il choisissent des mesures draconiennes (entre autre taxer les revenus à 60 % au de là de 150 000 dollars) pour ce pays maintenant alors qu’il est au pouvoir depuis un an.

  11. L’impuissance de la « pseudo-démocratie » américaine, fait apparaître de plus en plus ce type de démocratie comme une « démocratie de façade » concédée par les dominants pour contenir et « occuper » au mieux de leurs intérêts à très court terme, les populations à exploiter en se servant d’une financiarisation sans bornes des échanges économiques : certains médias plus que compromis osent encore appeler cela le « monde libre » !

    Et partout sur la planète, les « suiveurs » des autres pseudo-démocraties sont aimablement invités à leur emboîter le pas !

    Est-ce à dire que les aspirations à plus de démocratie qui nous sortiraient de nos crises économiques systémiques en cascades sont devenues utopiques ?

    En considèrant que les « ECONOMIES de l’inévitable partage universel » qui nous attendent si nous sommes réellement déterminés à sauvegarder nos biotopes, notre biosphère commune, le BIEN COMMUN et plus basiquement encore, notre environnement alimentaire immédiat, N’ONT PLUS RIEN DE COMMUN avec les « économies de la guerre économique rampante » ou les « économies de la mise en concurrence systématisée du tous contre tous », IL Y TELLEMENT A ENTREPRENDRE et à INNOVER que l’on n’aura PAS PLUS A craindre la fuite en avant suicidaire dans la REPRISE de l’hyperactivité de destruction massive, que son inverse, à savoir, l’ennui ou le désoeuvrement massif des populations évoqué par Fab dans un commentaire sur le billet de Corinne Lepage !

    Parvenir à s’entendre et à se complémentariser de plus en plus et de mieux en mieux sur cette petite biosphère représente, me semble-t-il, plus que jamais, le plus grand projet (et sans doute le plus exaltant de tous) que les humains puissent se donner pour le futur immédiat !

  12. Haiti est devenu un play-ground de choix pour l’armée américaine. C’est un camp d’entrainement proche et pratique pour s’entrainer à la gestion des émeutes de la faim qui risquent de se déclarer aux USA dans quelques mois, quand le gros de la crise sociale tombera sur les populations (actuellement, la crise n’a touché que les banques qui ont vidé les caisses; il ne reste plus rien pour les individus).

    L’Irak, c’est trop dangereux. Haiti, c’est une mission de rétablissement de l’ordre dans un pays ravagé (comme en guerre). Les états généraux ne pouvaient pas rêver mieux.

    D’ailleurs, quand on demande aux militaires parachutés sur Port-aux-princes quand ils pensent repartir, ils répondent tous: « repartir? on est pas là pour repartir! »

    1. Cela peut parfaitement y ressembler.
      D’autant que j’ai vu passer un article citant que les sociétés privées de mercenaires essayaient de se placer dans l’opération.

      Par contre, vu la quantité d’armes détenue par le peuple américain, ce serait beaucoup plus musclé chez eux.

    2. S’il y avait des émeutes de la faim aux USA, ce ne seraient pas des militaires d’active qu’on utiliserait, mais la garde nationale, dont il existe des contingents « en réserve » dans chaque état. Le danger de fraternisation avec les populations locales serait très élevé.
      Vous transposez à la situation nationale américaine un schéma emprunté à votre perception de l’Irak (laquelle est sans juste dans l’ensemble), et ça vous joue des tours. Il n’y a pas eu d’intervention militaire dans les états de l’Union depuis la guerre de Sécession. Vous me direz qu’il y a toujours une première fois. C’est vrai. Mais, quand même, il faut se souvenir qu’il y a eu de très gros conflits sociaux durant la crise des années 30, et que jamais on n’a fait donner la troupe. Ex.: grève des ouvriers fabriquant des bougies Autolite à Toledo (Ohio), grève à Minneapolis (Minnesota), avec quasi OCCUPATION de la ville par les camionneurs grévistes dirigés par des trotskystes, qui voulaient y établir un soviet ouvrier. Et il y a bien d’autres exemples, notamment celui de Chicago (Illinois) lors de la campagne de recrutement du syndicat CIO dirigé par des communistes. On n’y a pas vu de militaires.
      Pour que la troupe intervienne, il faut qu’il y ait état de guerre décrété par le Président avec l’aval du Congrès.

      L’idée d’une Haïti servant de « camp d’entraînement » est fausse, à mon avis. On est beaucoup plus proche de la situation d’aide aux populations qui a prévalu en France (et en Belgique) à la fin de IIème guerre mondiale. Il ne faut pas prendre Obama pour un fou. Il n’est pas devenu président pour « occuper » ou « réprimer ». Contrôler Haïti militairement est sans intérêt pour les Etats-Unis. Il n’y a pas de talibans en Haïti…

  13. Bonjour à tous

    La composition de son administration n’a t’-elle pas été déterminée avant l’élection par ses bailleurs de fonds?

    Paul, vous qui avez longtemps vécu aux USA, pourriez vous nous expliquer comment un président élu pourrait s’affranchir du système qui l’a mis en place?

    A se demander si l’aphorisme de Pierre Desproges:  » Les enfants croient au père Noël; les adultes votent! » ne reflète pas une bien triste réalité, hélas non limitée aux USA…

    Cordialement.

    1. Le président américain n’est pas élu, il est proposé (entre 2 candidats – dem et rep forcément) par Bilderberg, CFR, Trilatérale, autres…et financé par le complexe militaro-industriello-énergético-financier. S’il n’est pas choisi par le peuple directement, on truque les élections. C’est ce qui arrive depuis JFK (il en est mort), au minimum…

      Obama est le candidat qui a reçu le plus de fonds (>700 Millions $, soit 2x Mc Cain) pour une élection, alors que croyez-vous? Qu’il a les mains libres?

      Rem: ce n’est pas mieux en Europe, vu que tous les pouvoirs sont désormais à la Commission et au Conseil européen qui n’est même pas élu!

      Démocratie, où, quoi, comment?

    2. A blackhole :

      La démocratie véritable n’est à présent plus une théorie mais est depuis plus d’un siècle devenue une réalité. Certes pas en France, ni dans aucun des États membres de l’Union européenne. Mais il existe pourtant un État européen qui poursuit l’idéal de se rapprocher le plus possible de la démocratie véritable.

      Vous trouverez la réponse à votre question dans cet article : « Où est la démocratie ? ».
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ou-est-la-democratie-53001

    3. L’Etat Suisse n’est pas le mieux placé pour parler de démocratie! Vous vivez depuis 60 ans sous votre fausse neutralité! La Suisse, si elle est neutre n’a qu’un chose à faire, se taire et c’est déjà beaucoup…

    4. Hello, Blackhole.

      Black… vous citez un pays qui me fait penser à un trou noir…

      La lumière vous salue pour ce clin d’œil sur la finance 😉

  14. Ayant été un peu trop vache et dur envers lui je vous remercie d’avoir eu la présence d’esprit de ne pas publier ce commentaire excessif mais ce n’est pas non plus évident surtout au regard des événements actuels.

    Cordialement

    1. Flute je remarque que mon commentaire de tout à l’heure à passé la modération, Zut ça m’apprendra à vouloir être aussi de temps en temps un chic type.

  15. De plus en plus de personnes (Stiglitz sur Bloomberg ,Robert Reich http://robertreich.org/ vidéo job crisis….) pressent Obama de mettre en oeuvre un nouveau plan de relance : pas pour aider les banques, mais pour diminuer le chômage, quitte à s’endetter un peu plus….

    1. C’est pas plus d’endettement qu’il fallait oser mais la liquidation pure et simple de toutes les créances douteuses.
      Mais ça……..

    2. @liervol

      « la liquidation pure et simple de toutes les créances »

      Assez révolutionnaire et « original » comme solution….je doute que Paul l’ait préconisé comme solution à la crise dans ses livres….

  16. Bonjour,
    Comme je l’ai déjà dit, la couleuvre est trop grosse pour être avalée.
    Nous avons affaire à des gens d’une intelligence supérieure qui avoue faire des erreurs… trop grosses.
    Les explications « de surface » ne suffisent plus. Les nominations aux différents postes de conseillers, la politique de la santé, la politique militaire, etc.. trop gros pour ne pas être des choix volontaires !
    Et donc le glas n’est pas encore arrivé mais depuis longtemps décidé semble-t-il. D’où un gong de plus.

    1. Bonjour Fujisan.
      Connaissant les Belges (tant Wallons que Flamands), cela ne devrait pas se passer aussi calmement qu’en France.
      D’un autre coté, le pouvoir politique belge est en état de faiblesse chronique..

      A suivre de près.

    2. C’est un coup très dur pour la Belgique et cela risque d’avoir d’énormes conséquences : en gros un Vilvoorde en dix fois plus violent.

  17. Un commentaire d’un scrutin qui ne s’appuie pas sur une analyse précise des résultats (évolution du taux de participation, basculement des électeurs, impact personnel des candidats …), est ce bien sérieux ?

    1. Il reste qu’il n’y a pas eu de sénateur républicain du Massachusetts depuis bien longtemps. Si ma mémoire est bonne, le dernier en date était Brooke, et il était… noir.

    2. @Rvrigo: « Yet the flight or demobilization of so many of Obama’s former supporters — Coakley received roughly 850,000 fewer votes on Tuesday than Obama did in 2008 — cannot be blamed on her shortcomings alone. Obama needs to resolve the contradictions that are plaguing him and to come out fighting. The president may not be entirely comfortable with this, but now he’s fighting for his political life. »
      ‘L’élection du Massachussets expose les contradictions de HBO’
      http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/01/20/AR2010012003894.html?hpid=opinionsbox1

    1. Hâte de voir son second ‘opus’ sur Le Monde Diplo (ou sur Là si j’y suis). Il s’approche, par un autre biais, de l’interdiction/restriction du pari sur les prix de P. Jorion, avec sa technique propre (faire le mort, laisser l’électeur kozyque s’approcher doucement, presque par inadvertance, disons en suscitant sa curiosité pour l’étrange, puis lui sauter à la gueule tout de bon, lui ravir son cortex et le retourner).
      Trèèèèèèèèèèss efficace. Appelée aussi « t’as le bonjour de frédo ».
      De rares survivant sont été aperçus errants, hagards et bredouillant des mots incompréhensibles (SLAM, fermer la bourse, …) à la recherche de l’UMP. Effet secondaire : permet de débusquer sans peine les derniers représentants d’une espèce en voie de disparition, les ‘ultras-libéraux’, dits aussi ‘néo-libéraux’, permettant ainsi de réaliser une véritable analyse anthropologique économique ‘in vivo’ du 20ème siècle.
      Le Lordon est néanmoins timide et est menacé d’extinction politique car son mode de reproduction ne lui permet pas de s’accoupler aisément avec les partis politiques français actuellement existants. De même, des canaux médiatiques à trop forte concentration capitalistiques ne lui permettent pas de diffuser efficacement sa technique, qui nécessite un temps supérieur à 1’30 » (soit la quasi totalité des ‘interviews’ dans de tels médias).
      On le retrouvera plutôt dans les recoins des récifs publics radiophoniques, bien que ces endroits se calcifient de manière croissante avec l’augmentation de la pression Kozyque, qui atteint son point de rupture actuellement, ou sur les grands courants océaniens du net.

  18. « Bien poser les questions, c’est tout un art. Où tout dépend, bien sûr, de la réponse que l’on veut obtenir. » André Frossard

    Un an après, Obama reste populaire

    Par ailleurs, les deux tiers des sondés sont d’accord avec les phrases «Il [BHO] comprend les problèmes des Américains ordinaires» et «Il va garder l’Amérique en sécurité».

    L’économie reste le principal sujet de préoccupation des Américains et Barack Obama conserve 47% d’opinions favorables pour sa gestion de ce domaine.

    47% d’opinions favorables pour sa gestion économique?

    USA : la réforme du système financier en péril

    La prise de position de Barack Obama, mardi, en faveur d’une agence indépendante de protection des consommateurs face aux pratiques abusives en matière de crédit – que les lobbys ont combattu pied à pied – montre cependant l’importance de ces réformes dans la course aux législatives partielles de novembre. « Les attaques à l’encontre de Wall Street dépassent le clivage démocrate-républicain. Les deux forces ont intérêt à surfer sur la vague populiste visant à en faire un bouc émissaire », grince Pascal Cellier, directeur général de la banque d’affaire newyorkaise Caris & Co.

    Signe d’espoir, « beaucoup d’éléments du travail de fonds sur la réglementation financière dépendent des agences de régulations et non du Congrès », assure Georges Ugeux, directeur général de Galileo Global Advisors et ancien vice-président de la Bank of New York. Il y a quelques jours, la SEC – le gendarme de la bourse – a ainsi publié un rapport détaillé sur les « trous » dans les règles du marché boursier. De son côté, une autre agence de contrôle, la CFTC, tente avec difficulté d’encadrer les excès spéculatifs du marché pétrolier.

  19. Il est grand temps de gagner les abris.

    La Chine met fin à la récréation spéculative à crédit, par Philippe Béchade
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100121-2438.html

    Parmi les conséquences les plus spectaculaires du durcissement de ton chinois, il faut souligner l’envolée de 1,5% du dollar, jusque vers 1,4080/euro en quelques heures. Cela tend à prouver que de nombreux opérateurs s’empressent de déboucler leur carry trade (euro/dollar) et manifestent de la sorte une soudaine aversion au risque. Le mouvement atteint une rare intensité depuis le 13 janvier puisque le billet vert reprend 3% en cinq séances.

    Lorsque le marché des changes commence à subir ce genre de pic de volatilité, c’est qu’un séisme boursier n’est pas loin de se produire… où qu’un tsunami est déjà en formation au large de Wall Street. Il pourrait s’agir cette fois-ci de l’amorce d’un gigantesque glissement sous-marin de la valeur des dettes gouvernementales. Il reste encore invisible aux yeux des investisseurs mais une curieuse vague frangée d’écume se dessine déjà au ras de l’horizon. Il est grand temps de gagner les abris.

  20. Un monde ou les hommes seraient mieux traités et nourris en société feraient vendre beaucoup moins de médicaments et d’actions à l’industrie pharmaceutique, idem pour le politique actuel il suffit d’ailleurs de mieux éplucher la plupart des lois que l’on préfère surtout passer de nos jours pour soit disant mieux faire le bien du monde.

  21. Vous êtes trop féru de cinéma! « Pour qui sonne le glas » est le titre français d’un roman d’Ernest Hemingway (For Whom the Bell Tolls), et est emprunté à la Bible. Pour le reste, vous me paraissez bien pessimiste. Le peuple américain sait parfois nous surprendre, il est moins prisonnier de la société du spectacle que vous ne le pensez.

  22. Obama ne pouvait que décevoir : personne n’a voulu voir qu’il était un candidat de l’establishment (bien qu’au départ sa campagne n’était pas financée par les lobbys) et la seule incertitude était de voir comment il allait s’en sortir avec le complexe militaro-industriel et tous les lobbys qui squattent le Congrès. Au bout d’une année de mandat, les USA s’enfoncent dans le militarisme à tout va (il faut dire que Bush avait laissé une pente bien savonneuse) et les lobbys font toujours la politique américaine. En ce qui concerne Haïti, on peut voir à quel point l’humanitarisme se confond allègrement à une forme d’impérialisme et là je ne vois toujours aucun changement.

    1. Pour plagier Buffet quand la mer se retire on voit qui est nu.
      Sans reprise et sans crédit, des trous tout neufs à combler surgissent chaque jour…Donc il en faut du papier pour bouger tout cela…

  23. les marges de manoeuvres des états deviennent de plus en plus faibles. Exemple la Chine qui en resserant le crédit risque fortement de voir l’étranglement rapide de son économie. Quand aux USA, on se demande s’il y a encore un pilote dans l’avion ….

  24. Je ne sais si M.Jorion l’a fait exprès mais « Pour qui sonne le glas » serait le livre de chevet de Barack Obama.
    Source:wikipedia
    Citation du livre:«Le monde est un endroit magnifique pour lequel il vaut la peine de se battre.»

  25. « Pour qui sonne le Glass-Steagall Act? »
    « Vol au dessus d’un nid de cocus »
    « Le casse de l’oncle Tom »
    « Haïti maison!!! »
    « Le troisième tour infernal »

    La « rue du mur » face au murmure de la rue… Commissions Pecora en vue?
    Paul nous livre les noms de deux futurs prévenus. Ce n’est pas son habitude.
    Que de « cinéma » Américain pour en arriver bientôt là….
    Summer et Geithner bientôt oscarisés?
    Qu’en pense la production du Bois-du-houx?
    Ils n’ont pas sorti « 2012 » en 3D……
    Çà manquait de perspectives.

  26. J’aurais bien posté la bande son du titre « For whom the bell tolls » de Metallica pour faire écho au titre de ce billet, mais il n’est pas sur que tous les commentateurs apprécient ce genre de « musique ». Qui plus est Metallica est un farouche opposant à la libre diffusion musicale…

  27. Up !
    Des news, sur le glas en question :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/21/obama-entend-s-attaquer-aux-geants-de-la-finance_1294652_3222.html
    La source en question :
    http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704320104575015910344117800.html?mod=WSJEUROPE_hps_LEFTTopWhatNews

    Bien que le journaliste indique que les sources au sein de la maison blanche précisent bien que le retour ‘stricto sensu’ au Glass Steagall Act est proscris, il reste que ce type d’orientation fait clairement pencher la balance vers Paul Volcker, un temps pressenti au trésor, contre Tim Geithner, cheval de troi de Wall Street au Trésor.
    Le fait est que les ennuis du second (par rapport à AIG), ainsi que le résultat marquant de l’élection récente d’un sénateur républicain (refermant grandement les portes d’un vote au sénat de la réforme du système de santé d’Obama) ont dû pousser Obama a modifier ‘la trajectoire’ car ‘la pente est rude’ (dixit Poitou-man) pour les citoyens américains.
    Volcker est un ‘monétariste’, qui a augmenté les taux d’intérêt et réduit l’inflation dans les années 80, opposant aux pratiques financières actuelles, d’argent bon marché et de soutien aux banques. L’anti-Greenspan à priori.
    En octobre 2009, il avait échoué à vendre sa stratégie, la même que celle que propose Obama aujourd’hui apparemment : http://www.nytimes.com/2009/10/21/business/21volcker.html?_r=1&dbk

    Mais en décembre 2009, il déclarait déjà :
    « Celui qui n’est pas loin de recommander un nouveau Glass-Steagall Act, c’est-à-dire une séparation des activités de banque d’investissement des activités de banque de dépôt afin que la garantie implicite de l’Etat ne serve pas à financer de gigantesques investissements privés comme c’est le cas aujourd’hui en Occident, est loin de baisser les bras : « Je ne suis pas le seul à penser ça et je pense que je vais finir par gagner. » ».
    http://www.lesechos.fr/info/finance/020260915613-paul-volcker-secoue-les-banquiers.htm
    Preuve que les choses évoluent vites, entre le mois d’octobre et le mois de décembre (de l’échec à l’espoir), puis à la défense sur la place publique de ses thèses en janvier. Tout ça en seulement 3 mois …
    Il est vrai qu’entre temps Geithner a été convoqué au Sénat et qu’un poste de sénateur a été perdu. Donc acte pour Obama, qui devra faire face aux élections de mid-term.

    D’ici à ce qu’Obama annonce aujourd’hui que Geithner se mette ‘en congé de son poste’ de secrétaire au Trésor, afin de pouvoir ‘équitablement préparer sa défense lors de son audition devant le congrès !! (lol)
    Si c’est vrai, il faut se préparer dans les mois à venir à voir augmenter les taux d’intérêts et la fin de l’argent ‘gratuit’ pour les organismes financiers.

    Le glas a sonné et le ‘sonné’ l’a apparemment entendu. Mais de la coupe aux lèvres, il y a le sénat …

  28. Je ne sais pas moi il m’a toujours fait penser à Carter comme une intuition sans que je ne m’explique pourquoi.
    Quand au Yes We Can, j’ai cru que par manque d’imagination les US de son camps en charge de la communication avait simplement fait une adaptation du Ensemble tout devient possible de Sarkozy.
    C’est vous dire comme j’ai pu croire en Obama sauveur du monde.

  29. Je me permets de sortir du sujet pour parler d’économie.
    Mais comme les US ne vivent que par l’économie, je ne dois pas être trop éloigné.

    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8555
    « Instabilité boursière : comment lutter contre le fléau de la cotation en continu, par Frédéric Lordon »

    Vous avez remarqué, comme tous équipé ici d’un cerveau diatonique à pulsion inversée équipé d’un turbo, que le petit gars fait de la technique du voleur chinois.
    Commencer par le pied dans la porte.

    Décidemment, y’m’plait bien.

  30. Curieux ce penchant à présenter Obama comme forcément une victime (à excuser) , du camp qui l’a soutenu, des conseillers qu’il s’est choisi, de ses électeurs qui le lâchent … et de lui même qui ne sait pas trancher.

    Est-on certain qu’il s’agisse d’un vote contre ses faiblesses face à Wall Street ?
    Ne serait-ce pas contre celles face aux système bancaire plus particulièrement ?
    A moins que ce soit contre le déficit budgétaire colossal ?
    Ou bien parce que la relance n’est pas assez forte ?

    Ou encore que parce plutôt que quelques mesures sociales vidées de leur contenu et arrivant presqu’à contre-temps (budgétairement) , ils préfèreraient un cap plus radical -quitte à souffrir, les anglo-saxons saxons aiment encore ça- qui leur indique une direction leur redonnant confiance.

  31. Bonsoir,

    Obama, c’est le livreur de pizza et de hamburgers réunis.
    On a changé la tenue du livreur mais le produit reste le même: INSIPIDE.

    Cordialement

  32. la chine refuse la réévlauation du rinmimbi, a décider de bloquer le crédit à la consommation : la relance ne passera donc pas par le marché interieur chinois !

    la chine cherche à asphyxier les occidentaux en syphonnant leurs dettes colossales : une fois détentrice unique des dettes us ,elle pourra s’en servir devant l’omc ,est ce que les usa passeront de la guerre economique à la guerre militaire ?

    apres le reverse ingeneering industriel ,la chine fait dans du reverse ingeneering financier !

  33. Pour un observateur extérieur l’opinion publique US
    apparaît comme franchement irrationnelle.

    – Le mouvement Tea Party n’est en rien constructif. Il est l’expression
    d’un conservatisme compulsif ou irréfléchi entiérement négatif.
    – Les moyens de pseudo-informations tel Fox-News sont un obstacle
    à la perception d’un réel compréhensible. Ils vont de pair avec un formidable
    remodelage (ou déformation) des esprits.
    Un seul exemple : Time . la livraison du 12/01/2010 publie en page 13 un commentaire
    de Nina Easton- Titre : il faut une limite à la compassion. Thême:
    les indemnités de chômage prolongent le chômage.
    C’est pour un européen parfaitement révoltant. Aux US, cela passe comme une lettre
    à la poste. Time continue d’associer systématiquement « globalization » à  » qui permet
    de sauver des millions de gens de la pauvreté ».

    Le projet de protection sociale d’Obama n’a rien à voir avec notre précieuse
    Sécurité Sociale. L’ idée d’une action au niveau fédéral a été repoussée
    au cri de ‘la sociale-démocratie est bonne pour l’Europe décadente’.
    La création d’une bureaucratie fédérale est assimilée à un coup d’état
    bolchévique.
    La mobilisation des lobies a été sans faille, mais apparemment un honnête
    citoyen ne dispose plus des moyens d’y voir clair.

    Tout ceci est provincial, étroit d’esprit, sans ouverture au monde.
    C’est un terreau parfait pour transformer la vie en société
    en petit enfer portatif. Ajoutons une violence intolérable, servie à tout instant
    par une information visuelle sans mesure. Je plaint le citoyen US…
    Obama a été pébliscité par Wall-Street. Il lui faudrait des qualités surhumaines
    pour se libérer et libérer ses concitoyens. Il se retrouve obligé de couvrir
    de son autorité des actions regrettables. Il ne peut que clamer
    son désaccord, sans agir réellement. On a parlé avec mépris
    d’un gouvernement français exerçant un ministère de la parole:
    la chose pourrait être attribuée à Obama.
    Et par malheur, il a confirmé et accentué des opérations extérieures qui auront
    la même fin que le Viet-Nam: au mieux un pat sans gloire et sans gain.
    Les alliés les plus sûrs contestent ou entravent.
    Obama, un gulliver entravé…

    Entre 1945 et 1962, l’intelligentia US accusait les Français d’être d’incorrigibles
    colonialistes. Eux étaient les libérateurs: les anciens « colonisés » allaient
    faire lacher prise aux vieux pays encroutés dans le passé.
    J’ai la triste impression d’une revanche: la stérilité et l’obscurantisme populaire ont
    changés de bord.

  34. Obama semble enfin prêt à brider un peu les banques américaines. Du coup la bourse chute. Cela ne rétablira sans doute pas la situation mais empêchera éventuellement la création de nouvelles bulles pharamineuses aux Etats Unis. Hum, également, on peut noter que ce tour de vis suit celui annoncé par la Chine. Cela veut-il dire que les Etats Unis ne veulent pas voir leurs contribuables une nouvelle fois plumés à coup de bulles, les investisseurs cherchant à nouveau quelque lieu sans loi où faire miroiter leurs dollars ? Quel pays à la législation moins dure sera la prochaine victime des investisseurs ? L’Islande, c’est déjà fait (quoique les gens refusent de payer l’ardoise.)…Quel pays pourrait convenir ? Où investir les pétro dollars, l’argent de la coke ? Les traders suisses doivent avoir les tempes bien en sueur.

  35. Pour qui sonne le glas ?
    Les cloches sonnent pour enterrer la démocratie : les financiers ont leur président pantin jusqu’à l’arrivée de la droite réactionnaire qui trouvera un pansement à la crise en supprimant ou en réformant la Federal Reserve. On ne guérit pas d’une crise de civilisation en s’administrant des placebos.

  36. Si les difficultés économiques des US s’amplifient, comme c’est prévisible, est-il possible que la fédération se trouve en défaut du fait de la très grande disparité des situations des états (Nord/sud; Côtes/Intérieur).

  37. Goldman Sachs ne lâchera pas 1 dollar de bonus à ses traders pour le 4ème trimestre 2009. Waouh!
    Goldman Sachs lâche 500 millions de dollars à une oeuvre carritative. Oooooh!
    Un noir a été élu président des Etats-Unis. Youpi!

    Cependant que de grands penseurs épiloguent sur les détails de l’autopsie de la Charogne financière, rien de bien bouleversant n’arrive dans les esprits révolutionnaires. L’ordre établi en rit, moi aussi. Il devrait s’en tirer avec quelques égratignures, tout au plus. Est-ce que ce sera notre cas?

  38. Les prochaines élections us seront déterminantes : si les démocrates obtiennent la majorité – pour l’instant c’est malheureusement mal barré -, alors le système prendrait un sacré coup sur la tête… à condition qu’Obama aille jusqu’au bout et fasse réellement ce qu’il dit…

    Cela fait beaucoup de « si ». Pour l’instant, attendons de voir ce que vont en penser les américains. Intéressant tout de même ce qui se passe en ce moment 😉

  39. Certains de nos commentaires sont pris à contre-pied ,M.Obama semble vouloir en découdre avec les banques.Les places financières sont en net repli comme ils disent.D’aucun y voit une relation de cause à effet (bfm for example)…
    Pour qui sonne le glas?

  40. Euh… je dis n’importe quoi moi ! Tout dépendra du vote des lois proposées au Congrés et au Sénat, du vote mais aussi de leur contenu… Passera, passera pas ? A priori passera pas… Et j’ai l’impression que si ça passe, les textes auront été plus ou moins « allégés ».

    Mouais, donc c’est plutôt mal barré :/

    Quoi, je suis pessimiste ? :)) Enfin, c’est toujours mieux que rien !

  41. Obama est la créature de Goldman Sachs et par dela de Wallstreet. Il ne faut pas imaginer qu’il va s’attaquer à ceux qui l’ont mis au pouvoir

  42. Je vois ici beaucoup de certitudes dans certains commentaires. Mais pour l’instant je vois le doute à Wall Street… Kennedy était-il un pourri ? Il me semble que la Fed était dans le collimateur du clan démocrate, non ? Obama est-il réellement impuissant ? Comme il est facile d’imaginer « sa » vérité, n’est ce pas ?

    😉

  43. Obama est le François Bayrou des US .. Un centre mou incapable de prendre une direction franche et sans objectifs.

  44. Mercredi 19 janvier 2010 : une information signalée par Contreinfo.info

    Retraites par capitalisation : les fonds de pension US ont 400 milliards de dollars de déficit.

    Fonds de pension, piège à cons.

    I recently attended a financial markets conference at which some pension funds managers as well as a former head of the Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC, the FDIC of the pension world) spoke. Private pensions are just over 80 % funded, meaning that the value of accumulated assets falls short of meeting promised pay-outs of defined benefit pension plans by about a fifth, amounting to a $ 400 billion shortfall.

    Neweconomicperspectives

  45. Traditionnellement, le monde industriel étasunien finance les campagnes républicaines et le monde financier les campagnes démocrates…

  46. Et si justement il faisait mine de faire quelque chose maintenant qu’il n’a plus les moyens de le faire ?
    Juste de la com pour calmer la colère qui gronde et un vaste débarquement sauveur du monde à Haiti.
    Dans le genre, moi je voulais mais vous le peuple vous ne m’avez pas laisser le temps d’agir et vous venez de m’en ôter les moyens… ainsi WS peut continuer à jouer s’enrichir tranquille…

  47. Heu… petite rectification. Pour ce que j’en sais (enfin, Wikipédia…), « Pour qui sonne le glas » n’est pas tiré de la Bible mais est une référence à un poète et métaphysicien anglais du nom de John Donne, qui dit : « […] n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi. »
    Pardon pour le hors-sujet. Revenons au fond de l’article.

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