70 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 12 février 2010 »

  1.  » Vous voudriez que je vous aime comme si vous etiez pauvre, mais enfin les pauvres, on ne peut pas tout leur prendre, quand même !  »

    Garence, Les enfants du Paradis (qui n’est donc pas trop d’accord avec vous, Paul)

    Ceci dit, moi qui suis un néo-paysan, j’aurais plutot tendance à croire et espérer comme vous, que chacun de nous peut avoir plusieurs vies, et les vivre toutes sans rien manquer.

    Merci pour ces n’importe quoi !

  2. Paul, ami des poissons bleus qui tournent frénétiquement en rond quand la poche s’est refermée sous le banc :
    Pour être à la maille dans le métier, je vous signale que la taille des mailles du filet se nomme LE maillage.
    Mon petit mail sur le net pour que votre mèche face long-feu…… On en sort décidément pas de tout ces filets de la grande scène!
    Mais là, au nom de la préservation de la ressource, visiblement seul les gros maquereaux s’échappent, laissant la veille Europe sur le trottoire…… Etrange phénomène, non?

    Que de sushis à se faire…. Pauvre en choix. Pauvre de nous.

    1. Pierre,
      vous êtes un prince, sans rire.

      Jorion a-t-il conscience de la pertinence des mots qu’il vient d’employer dans le courant de sa causerie du jour?
      Les filatures des gros poissons qui s’opèrent ici, pour trouver leurs territoires de frai, s’attachent aussi à suivre le trajet de l’argent, de la maille du filé.

  3. C’est intéressant ce dicton hollandais « ce que le paysan ne connaît pas, il ne le mange pas », car en Alsace on dit exactement la même chose dans les mêmes circonstances, avec une intonation qui ressemble étonnamment au hollandais. Je vais essayer de l’écrire « phonétiquement » : « Was d’r Bür net kennt, das äst er net ». C’est intéressant en terme de connexion entre les peuples d’Europe. Identité européenne ?

    1. Alfe
      On n’en parle plus guère aujourd’hui, mais la Lotharingie (le legs de Charlemagne à son fils Lothaire, la partie centralede l’Europe entre la Francie et la Germanie, allant des Pays-Bas au Territoire de Belfort, voire l’Italie du Nord) a existé et vécu en commun 7 à 8 siècles avant de se faire dépecer à gauche et à droite par les descendants des deux autres frères. Cela a laissé autre chose et plus que des langues en commun: une certaine façon de lire le monde avec notamment un sens de l’autodérision et de mépris ironque pour ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter.
      Bonne journée, cousin alsacien

    1. La tisane et les petits fours étaient comme chaque samedi de sortie. Honnêtement, seuls les masochistes écoutent cette émission rantanplan où l’on prend un malin plaisir à conchier une doxa fantasmée.

      Monsieur Je se dit « un peu sourd à la question sociale », dénonce la tartufferie de Bourdieu, « oracle de la misère sociale », évoque un Badiou archaïque et terroriste…

      Un petit plaisir afin de rééquilibrer les choses : http://www.youtube.com/watch?v=rHwKkIjCc7I

  4. A propos des paysans dont je descend (mes grands parents étaient métayer) :

    – Ils ont dejà la retraite a 65 ans

    – Les prêts « bonifiés » consentis aux jeunes agriculteurs font que les subventions d’installation vont directement a la banque pour payer les intérêts réel du prêt sans même passer par le compte du paysan

    – Pour fonctionner c’est à dire dépenser pour cultiver jusqu’a récolter puis vendre on leur octroi un Warrant a court terme ou un découvert énorme en volume et durée sur des périodes de 6 à 8 mois en général (taux de 9 à 10 % en général)

    – Les années de bonne récolte, ils sautent de tranche d’imposition et voient leur bas de laine se vider au lieu de se remplir

    – On leur prélève presque 50 % de cotisations sociales (le système MSA est intéressant pour étude il donne une idée de ce que réserve l’avenir social lorsque l’argent collectif mal géré disparait dans les crack boursier)

    – Les tout petit paysans paient des cotisation sociales dites de solidarité (les petits se doivent d’être solidaires des gros!!!) qui ne leur autorise aucune couverture (ni retraite ni maladie !!!!) : je suis dans ce cas là, je cotise solidaire (pour ce qui reste des terres de mon père qui est retraité) presque 1000 € par an (en comptant csg et crds sinon aux environs de 500), et je ne dispose pas de couverture sociale Française, vu que je travaille à l’étranger. Pire cette anné j’ai tardé un peu sur le paiement et on m’a collé 13 € de pénalités !!!!!!! Encore pire, on me prend de la crds (0,5 %) sur mes revenus étranger parcaque je suis affilié (hé oui, ne pas avoir de couverture n’est pas la condition au non paiement, c’est la non affiliation qui vous libère du prélèvement selon le texte Européen !!!!)

    – Pour éviter tout celà ils doivent donc constituer une entreprise qui les emploient comme salariés et en veux tu en voila des montages financiers (SCEA, GAEC, j’en passe et des meilleures). Et oui il ne fait pas bon être Vilain de nos jours. Disgrétion : Je me rappelle Brel (donc un compatriote de Paul Jorion que l’on pouvait taxer de Flamingant qui disait : « le mot vilain il est pas terrible se mot? » mais il me semble que dans le contexte il était plus question de vilageois que de vilains au sens s’opposant à serf)

    – On a même réussi un temps à leur faire croire que les vaches mangent des vaches pour faire de la viande (pour les vaches???)

    En somme une population intéressante à étudier pour avoir un avant goût d’où nous mènent les financiers lorsqu’ils s’en donnent à coeur joie face à des gens sur qui ils ont tout pouvoir. Je vous conseille de vous pencher sur le système MSA des agriculteurs en nom propre, ça donne une idée de ce que le peuple est capable d’encaisser, c’est édifiant!

    Et puis il ya leur légendaire bon sens!!!

  5. @ F. Leclerc ou P. Jorion :
    Pourriez-vous me dire si l’interview de Volcker est intéressante (ou pas) et si oui … me dire ce qu’il dit.
    Je n’y comprend goutte !!!
    Merci.

    (6 épisodes !).

  6. Jean-Luc,

    je découvre votre message…

     » Le savoir est le seul bien qui se partage sans se diviser ».

    J’ai lu cette phrase il y a très longtemps. Depuis , elle ne m’a jamais quittée.

    Il me semble qu’elle rejoint et complète merveilleusement votre propos…

    Les lettres dont vous parlez sont des cadeaux, des trésors que la Vie nous offre parfois et…

    nous sommes alors les nouveaux facteurs de ces précieuses missives.

    Merci pour ce partage…

    A bientôt

  7. @ alfe et Alain A… et Monsieur Jorion aussi,

    il y a qlq chose qui me fascine depuis longtemps et que vous touchez du doigt dans vos propos, c’est à quel point une langue (ou patois, dialecte…) véhicule , porte , est riche ,d’ une façon particulière et unique d’appréhender le monde…

    1. @ Paul Jorion

      J’avais dans la tête quelques réflexions sur le sujet qu’évoque Laurence ici. Serait-il possible pour moi de vous proposer un « billet » à ce propos un jour prochain? Ce serait l’occasion de mettre de l’ordre dans mes pensées, et de réunir quelques commentaires.

  8. pour Paul, cet extrait de l’article « la spéculation attaque notre (R)UE  » sur le site http://french-revolution-2.blog.fr/
    dans lequel l’auteur dénoncent  » …. simples paris sur…  »

    « Les Credits Default Swaps : armes de destructions massives
    Les CDS ou Crédits Défault Swaps de sinistre mémoire car déjà montrés du doigt lors du déclenchement de la crise de 2007/2008 furent largement responsables de la faillite de Lehman Brothers et du sauvetage coûteux d’AIG.
    Les CDS jouent pour quelqu’un qui détient un instrument de dette, le rôle d’une assurance, en lui garantissant que toute perte qu’il pourrait subir en raison du défaut de l’emprunteur lui sera remboursée.
    Mais le CDS permet aussi – et c’est là que la bombe à retardement se niche – à quelqu’un qui n’est pas exposé à un risque particulier de « s’assurer quand même ».
    Dans ce cas-là, le CDS équivaut à un simple pari pris sur la chute de celui qui fait l’objet du contrat.
    On peut se demander pourquoi cette pratique sans aucun fondement économique est autorisée.
    Simple : c’est autorisé car ce n’est pas interdit, vous avez dit libéralisme ?

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