24 réflexions sur « Paul Jorion ce soir à “@rrêt sur images” »

  1. J’ai trouvé le bonhomme rigolo et ridicule. Pas étonnant qu’il y ait toujours des crises avec des chercheurs de cet acabit. Quand je pense qu’un de mes neveux veut faire Science Po ! Je vais immédiatement lui écrire.

  2. Ah bon ???? C’est très court, mais ça promet!
    Si vous arrivez à les bousculer LA à ce point, il se pourrait bien que je me procure à nouveau une télé!

    Pas de doute, ça commence à bouger. Bon repos ce weekend et ceci pour vous divertir et renforcer votre énergie.

  3. J’admire votre sang-froid.
    L’épais à coté de vous, il serait actuellement en orbite géo-stationnaire à peu près stable et aux US, on entendrait: “houston, we got [again] a problem”

  4. A la vision de cet extrait, il me semble que vous allez devenir la cible de personnes “économistes” agacés par le bons sens de vos analyses ! Elle vous mettes dans une position fausse.
    C’est peu reluisant de leur part de parler sans savoir mais bon elles sont diplômées ….

  5. Impossible de lire cet extrait de video en continu, hélas (trop d’interruptions)! Pour clouer le bec à votre contradicteur, il aurait peut-être suffi de lui demander s’il avait lu “La crise du capitalisme américain”. La réponse eût évidemment été “non”. Cela aurait pu vous (nous) épargner sa référence à Maurice Allais. Bien sûr, il était prêt à remonter jusqu’à Karl Marx, rien que pour noyer le poisson dans les eaux saumâtres de ceux qui ont, à un moment ou à un autre, annoncé la mort du capitalisme.

  6. Ce monsieur Sterdyniak est de mauvaise foi. Il est dans la critique a priori car il a été pris en défaut sur son propre terrain, à savoir celui de la prévision (voir son CV dans les commentaires du “temps qu’il fait”).

    Il ne s’agissait pas, comme il le prétend, de faire un vague pronostic sur la survenue d’une crise mais de décrire précisément les mécanismes qui devaient conduire au déclenchement de la crise des subprimes fort d’une connaissance approfondie de la finance doublée d’une analyse sociologique qui permettait d’élargir le champ de vision.

    J’ajouterais, qu’en effet, un certain nombre de gens, y compris des non universitaires, et même des gens comme vous et moi, se rendaient compte que quelque chose ne tournait pas rond dans le système.
    Je me souviens par exemple d’une discussion que j’avais eue avec un ami en 1999 où nous avions fait un rapprochement entre la situation de l’époque où se multipliaient les fusions-acquisitions, avec la période qui avait précédé la crise de 1929 qui avait vu elle aussi un grand mouvement de concentration du capital.

    Cela conforte l’idée selon laquelle les non spécialistes sont généralement mieux équipés intellectuellement pour détecter les failles d’un système. Rappelons que les “milieux autorisés” et les experts ne cessaient d’affirmer que les fondamentaux étaient bons ou encore que la révolution internet nous faisait entrer dans la “nouvelle économie”. Les historiens, par exemple, intègrent dans leurs analyses beaucoup plus de facteurs explicatifs que les économistes orthodoxes, tout simplement parce faire de l’histoire revient à faire tenir dans un récit des éléments très hétérogènes, voire contradictoires. L’économiste standard fait lui totalement abstraction de tout ce qui se trouve en arrière plan de son modèle théorique.

  7. Jiddu Krishnamurti – L’État de Conscience Sans Choix (Choiceless Awareness) – Radio de New Delhi 6 Novembre, 1948

    La crise actuelle, qui est évidemment sans précédent, exige une approche entièrement nouvelle au problème de notre existence. Partout dans le monde, l’homme est frustré et souffre, toutes les voies qu’il a emprunté pour rechercher son accomplissement ont échoué. Jusqu’à présent, le diagnostic et le remède de ce problème ont été laissés aux spécialistes, et toute spécialisation empêche une action intégrale. Nous avons divisé la vie en départements, et chaque département a son propre expert, et c’est à ces experts que nous avons confié notre vie, pour être façonné selon le modèle de leur choix. Nous avons donc perdu tout sens de la responsabilité individuelle, et cette irresponsabilité nie la confiance en soi. Le manque de confiance en soi est le résultat de la peur, et nous essayons de cacher cette peur par ce qu’on appelle l’action collective, par la recherche de résultats immédiats, ou par le sacrifice du présent vers une utopie future. La confiance vient avec l’action qui est entièrement réfléchie et ressentie.

    Parce que nous nous sommes permis de devenir irresponsables, nous avons généré de la confusion, et dans notre confusion, nous avons choisi des dirigeants qui sont eux-mêmes confus. Cela nous a conduits au désespoir, à une profonde et sourde frustration; cela a vidé nos cœurs, qui ne réagissent pas avec enthousiasme ni rapidement et, par conséquent, nous ne trouvons jamais une nouvelle approche à nos problèmes. Tout ce que nous semblons capables de faire, malheureusement, est de suivre un chef, ancien ou nouveau, qui promet de nous emmener vers un autre monde d’espérance. Au lieu de comprendre notre propre irresponsabilité, nous nous adressons à une idéologie ou à une activité sociale facilement reconnaissable. Il faut de l’intelligence pour percevoir clairement que le problème de l’existence est relationel, qui doit être abordé directement et simplement. Parce que nous ne comprenons pas nos relations, qu’elles soient individuelles ou collectives, nous attendons que l’expert résolve nos problèmes; mais il est vain de compter sur les spécialistes, car ils ne peuvent penser que dans le paradigme de leur conditionnement. Pour résoudre cette crise, vous et moi devons nous tourner vers nous-mêmes – non pas vers l’Orient ou l’Occident, selon notre propre culture, mais en tant qu’êtres humains.

    Qu’est ce qui a changé depuis 1948? Encore plus de spécialisation càd de division, d’incompréhension, de confusion…

    1. “Parce que nous nous sommes permis de devenir irresponsables, nous avons généré de la confusion, et dans notre confusion, nous avons choisi des dirigeants qui sont eux-mêmes confus.” : quand je tombe sur ce genre de phrase, je sors toujours mon petit commentaire pour rappeler que ce “nous” ne choisit rien du tout. Mais rassurez-vous, la crise aidant, nous allons tous devenir “responsables”, c’est-à-dire contraints de mendier du travail pour ne pas crever.

  8. France.
    Les chômeurs en fin de droit: ils seront un million dans les prochains mois. Leur situation sera examinée cet après-midi par les partenaires sociaux.

    Ça c’est du lourd. Surtout pour un gouvernement qui manque totalement d’imagination :
    Que vont-t-ils pouvoir bien pondre ?
    Arrivé au printemps tout va pousser très vite. Les bonnes et les mauvaises nouvelles prendront part au grand cirque. Chômeurs, vous allez avoir du temps pour regarder pousser les pâquerettes. La nature ne vous jugera pas.

    J’ai trouvé très amusante la distribution des bons points dans l’émission “arrêt sur images”.

  9. “Ce monsieur Sterdyniak est de mauvaise foi. Il est dans la critique a priori car il a été pris en défaut sur son propre terrain, à savoir celui de la prévision (voir son CV dans les commentaires du « temps qu’il fait »).”

    Je nuancerai vos propos, car nous sommes dans des situations ou devant les médias les gens jouent leurs roles; c’est la loi du genre!cele du jeu de role, Sterdyniac est “Le spécialiste” invité; il a donc beau jeu de claquer “le begnet” du petit bleu, Paul Jorion. Il me semble clair que si son détracteur avait été J. Attali, il eut été obligé d’abandonner son proféssionna

  10. bonjour
    abonné à @si , j’ai pu regardé l’émission.
    J’ai beaucoup aimé. Il faut comprendre une chose, @si est une émission dont le sujet principal est le traitement médiatique. Votre contradicteur se situe dans ce cadre. Il dit en substance à DS,” la machine médiatique, qui est anti élitiste et démagogique, trouve toujours après coup un clampin “qui l’avait bien dit””.
    Le désaccord ne porte pas sur le fond (l’économie) mais sur la manière de fabriquer des élites reconnues. Il oppose les “intellectuels” (lui et de manière générale, l’approche académique) aux stars “médiatiques” (Attali, Jorion…).
    C’est une attaque ad hominem, qui ne vise “que” la machine médiatique, qui est quand même très injuste!!
    Encore un qui ne doit pas aimer wikipédia :o)

  11. @ Pierre-Yves D. dit :

    “Cela conforte l’idée selon laquelle les non spécialistes sont généralement mieux équipés intellectuellement pour détecter les failles d’un système”

    A ce propos, rappelez-vous la controverse du début de la décennie 2000 après le passage à l’euro, lorsque l’INSEE nous expliquait qu’il n’y avait pas eu d’inflation dans les prix et que notre pouvoir d’achat augmentait. Il a fallu des publications dans des magazines comme “Que choisir” pour montrer preuve à l’appui que les prix s’envolaient. Les économètres, dont fait parti Mr Sterdyniak, disposent de lunettes déformantes, instrument indispensable à leur “science”. Trouveraient-ils une utilité sociale en détectant par eux-mêmes les failles du système qui les nourrit ?

  12. Et si un économiste se permettait des analyses en anthropologie, quelles seraient les réactions des anthropologues ? Faut-il être un expert diplômé pour pouvoir parler ? Quid du citoyen ?

  13. Peu après que la crise des subprimes ait été portée à la connaissance du grand public, des attaques similaires ont eu lieu envers Nouriel Roubini qui est un des autres rares économistes qui avait prédit la crise. Evidemment, il est un économiste renommé et on ne pouvait donc pas dire qu’il n’y connait rien. L’attaque portait sur le fait qu’il s’était trompé de quelques mois dans ces prédictions et donc qu’elles valaient rien. Argument au moins aussi stupide que de dire que M. Jorion a écrit un livre très technique sur une matière difficile et que par hasard il était correct. Sérieusement !

    Au dela de l’attaque sur la personne, j’en viens presque à souhaiter que M. Sterduniak dit la vérité lorsqu’il prétend que beaucoup d’économistes (quelques milliers ?) avaient prévu la crise. Si cela c’était vrai, alors on pourrait dire que la science économique est prédictive. Dans ce cas, on aurait une chance que les moyens entrepris actuellement pour résoudre la crise pourraient fonctionner. Malheureusement, ces économistes ne se sont jamais manifestés ni avant, ni après la crise.
    Je crois donc comme la majorité des personnes qui fréquentent ce blog, que les moyens entrepris ne sont pas les bons et qu’une autre crise va se produire, dont on peut difficilement prédire les conséquences.
    Et pourtant, j’aimerais tant croire autre chose …

  14. Le trop court extrait que vous nous livrez ne permet pas d’assister à cette agression verbale dont vous nous parliez hier, Paul. Je suis en train de télécharger le plus long extrait posté par labobine (merci) et j’ai hâte de le visionner.

    Ce M. Sterdyniak est parvenu à porter mon sang à sa température d’ébullition en quelques secondes, quel talent…
    Rien ne m’exaspère plus que ces « spécialistes » discrédités qui continuent malgré tout à fanfaronner, comme le (m/s)inistre Woerth, chez Taddei, qui vous regardait du haut de sa tour d’ivoire en cours d’effondrement. Leurs vaines gesticulations sont pathétiques face à votre sang froid, votre indéniable compétence et votre amabilité.

    Paul, vous êtes la mauvaise conscience incarnée de tous ces fondamentalistes de la pseudo-science économique. Vous êtes la preuve vivante de leur inutilité. C’est un honneur d’être raillé par un cuistre.

    1. Après visionnage de l’émission, je me rends comptes que l’agression verbale dont parlait Paul était en fait déjà présente dans le résumé. Je me demande d’ailleurs pourquoi Arrêt sur image a résumé l’émission d’une manière qui ne rend justice ni à la richesse du débat, ni à la pertinence des propos de M. Jorion.

      M. Sterdyniak est certes un peu ridicule lorsqu’il dénonce le « ridicule » de Paul, mais il se démarque quand même par ailleurs du troupeau des économistes néolibéraux. Son attaque porte plutôt, à ce que j’ai perçu, sur les mots que Paul a utilisés chez Taddei, des mots un peu maladroits, trop sincères pour la télévision, prononcés dans un moment d’énervement face à un politicien cynique et rompu aux stratégies de communication et aux tactiques de déstabilisation de l’adversaire.

      Paul, je crois qu’il est jaloux. Vous êtes en train de devenir une référence en matière de pensée économique alternative et constructive. Il aurait sans doute aimé être invité chez Taddei à votre place et il s’imagine peut être qu’il y aurait été plus convaincant que vous. À tort d’après moi, parce que je ne pense pas qu’il aurait été capable d’exprimer comme vous la colère que nous ressentons tous face à ces mafieux qui nous gouvernent. Vous êtes un insoumis, il est un économiste un peu plus moins borné que les autres. C’est plus qu’une simple nuance.

  15. Excellente émission.
    L’agression de l’économiste n’est manifestement pas sur le fond puisque tous les points de vue finissent par converger sur l’idée de Paul.

    Il s’agit plus vraissemblablement du mouvement d’humeur d’un expert en mal de reconnaissance d’autant plus déroutante qu’il semble se situer lui même en marge de la pensée unique.

    Les experts sont évidemment nécessaires, mais il serait dangereux pour la démocratie que des espaces comme celui que Paul nous offre, n’existent pas, surtout lorsque la presse et les journalistes ne font que relayer une certaine forme de pensée unique avalisée “scientifiquement” autour du même groupe très fermé d’experts issus des mêmes écoles, des mêmes milieux, et des mêmes cercles idéologiques.

    Je salue au passage le site et l’expérience “arrêt sur image” qui redonne ses lettres de noblesses à une profession que je trouve de plus en plus vassalisée et inféodée à cette pensée unique.

    Paradoxalement l’attaque sur Paul est venue de l’expert et non du journaliste du journal “Les échos”.

  16. M. Sterdyniak n’est pas du tout convaincant et son comportement traduit son manque d’arguments face à M. Jorion. La mauvaise foi est flagrante. Le problème est suffisamment sérieux pour que les réflexions relatives à sa résolution ne soient pas exclusifs aux mêmes incapables, issus du même sérail et dont la consanguinité intellectuelle risque d’être préjudiciable à nouveau à tout le monde.

    Celui dont la pensée ne va pas loin verra les ennuis de près. ” (Confucius)

  17. Il y a un moment que je voulais vous expédier cette fable de La Fontaine ” Le loup et le chien”
    qui illustre fort bien ce qui vous arrive sur les plateaux de radio, télés, web.
    Vous avez l’outrecuidance d’exprimer un point de vue cohérent et crédible sans être autorisé par vos pairs, et en plus vous avez des bouts de papiers hors sujet.

    Je suis un ancien chasseur et j’ai toujours remarqué que les meilleurs chiens de chasse sont les batards , les diplomés de l’Ecole Nationale du Tas. Le sérail ne vous reconnaitra jamais que contraint et forcé. La liberté d’expression est au prix d’agressions verbales que vous subissez
    sur des plateaux presque aménagés pour ce genre d’exercices.

    Le mépris se distribue avec parcimonie car il y a beaucoup de nécessiteux dans les milieux universitaires français.
    Vous savez mordre et je vous en félicite.
    Bon courage.

    Voici ” Le loup et le chien” de Jean de La Fontaine

    Un Loup n’avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
    L’attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l’eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l’aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu’il admire.
    ” Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
    D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, haires, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l’épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. ”
    Le Loup reprit : “Que me faudra-t-il faire ?
    – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse. ”
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
    ” Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
    – Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    – Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
    – Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. ”
    Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

    Les Fables, Livre I

  18. Prétentieux cet économiste ,

    l’argument d’autorité consistant à dire J’ai le diplôme = je sais ( je suis expert )
    c’est pas ta formation = tu sais rien , ferme la
    est totalement méprisable.

    M.Sterdyniak à un comportement d’un gamin au collège.

  19. je n’ai pas la vanité à vouloir être édité sur ce blog; j’espère que le modérateur aura fait lire à mr jorion le texte que j’y ai laissé ; mais je ne doute pas que ce dernier (plutôt premier) soit informé sur ce fait . salutation

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