Grèce : ça va très mal finir

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On en est revenu au même climat que celui qu’on avait connu en 2008, durant les derniers jours de Bear Stearns d’abord, de Lehman Brothers ensuite : une lente érosion, confirmée de jour en jour, ponctuée de commentaires lénifiants que la fin attendue est hors de question car des mesures importantes « prises en haut lieu » interviendront aussitôt que cela s’avèrera réellement nécessaire.

Personne n’y croit bien entendu car ce qu’on sait des mesures en question suggère qu’elles visent un problème différent : du même nom sans doute, mais d’un tout autre ordre de grandeur, soulignant que le ou les chevaliers blancs en puissance n’ont pas compris grand-chose au drame en train de se dérouler. C’est ce qui explique pourquoi le défaut de la Grèce a basculé du côté de l’inexorabilité aussitôt que furent connues les mesures envisagées au niveau européen et à celui du FMI.

Quand les experts du FMI sont arrivés hier à Athènes, les marchés ont aussitôt pénalisé le coût de la dette grecque à dix ans de 31 points de base supplémentaires, la barre des 7% a été enfoncée (1) : il en coûte à la Grèce depuis hier près d’un tiers de pourcent de plus pour emprunter sur dix ans. C’est dire si ces fameux marchés sont rassurés par la qualité des mesures envisagées par la prestigieuse institution internationale.

Bien sûr quand la dynamique en arrive là : quand la prime de risque réclamée des obligations d’une nation passe à la verticale, les dés sont jetés, parce que ce ne sont plus uniquement les spéculateurs qui poussent alors à la faute, ce sont tous ceux qui ont quelque chose à perdre : y compris les banques-mêmes du pays en question qui cherchent à se couvrir dans la débandade générale. Rien de neuf sous le soleil : on se souviendra que durant la crise obligataire de 1994, les banques françaises ont joué contre la France, confrontées au même problème que tout le monde : sauver les meubles dans une situation de sauve qui peut. Quand on en arrive là, le patriotisme ne fait plus partie de la donne, et ce sont les banques grecques elles-mêmes qui apportent depuis quelques jours leur propre eau au moulin.

La nouvelle finance que nous avons laissé s’installer depuis 1980 est sujette à la rétroaction positive, plus connue sous les noms de « réaction en chaîne » et d’« effet boule de neige ». Ni les financiers, ni les politiques ne l’ont encore compris. Je rappelle ce que j’ai dit aussitôt qu’il a été question du caractère préoccupant de la dette grecque : le jour où la Grèce fera défaut, le sort de la dette portugaise sera scellé – et pas pour le mieux, je le précise. Ceux qui prennent aujourd’hui des décisions en notre nom n’ont pas encore pris la mesure de la crise que nous traversons. Ils la prendront j’en suis sûr un jour mais il ne restera alors que ruines et désolation.

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(1) 7,18% au plus haut de la séance, le 7 avril.
7,322 % à 12h50, le 8 avril.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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179 réflexions sur « Grèce : ça va très mal finir »

  1. Le système monétaire va mal finir!

    La système même ne fonctionne plus ni pratique, ni mathématique ni abstraite.

    Mais j’ai l’impression c’est aussi la tendance de l’article!?

  2. Nous nous acheminons inexorablement vers un Tchernobyl financier. Le coeur du réacteur est en fusion, la réaction en chaîne devient incontrôlable, les retombées vont être nombreuses.
    Heureusement les nuages radioactifs s’arrêtent à nos fontières!. Ceci dit la tragédie de Tchernobyl a été un des signes avant coureur de la fin de l’URSS. La tragédie grecque est-elle le signe avant coureur de l’effondrement du système capitaliste tel que nous le connaissons. Obama sera-t-il Gorbatchev ? Les USA et l’UE ne vont-ils pas se désintégrer ? Mais rassurons nous tout cela n’est rien à côté du complot fomenté contre notre Président et la première Dame.

    1. Le complot a certainement été fomenté par des « terroristes »…
      Ca rappelle des années joyeuses, ça, non?

      En attendant, à force de faire du people, certains se rendent parfois compte que ça n’a pas que des avantages.

      Si une âme généreuse ici pouvait m’expliquer pourquoi on veut toujours avoir les avantages sans les inconvénients…

      Tiens… j’ai utilisé le mot « âme »… et non citoyen. Peut-être suis-je retombé dans une phase mystique de recherche des tombes des dieux grecs…
      Si vous avez aussi des nouvelles sur l’avancée des fouilles pour les retrouver, je suis preneur.

    2. « le signe avant coureur de l’effondrement du système capitaliste »

      Je dirais plutôt du système socialiste. Les marchés financiers acceptent de financer les politiques de redistribution des états jusqu’à un certains points. Quand ces derniers se montrent incapables d’honorer leurs dettes, il est normal que les taux augmentent, avec le risque. Ce sont bien les marchés financiers qui font apparaître la faillite des systèmes socialistes, et non l’inverse.

    3. @Pierre

      Merci d’avoir détendu l’atmosphère avec cette plaisanterie un peu éculée, mais toujours aussi drôle ! :oB

    4. Bien vu, Pierre.
      C’est de la socialisation de pertes.

      Qui correspondra, à terme, à la privatisation des profits.

    5. Pierre a dit : »Je dirais plutôt du système socialiste. »
      C’est ben vrai, même les USA avec Obama sont devenus socialistes, n’y qu’à demander aux activistes du mouvement des « Tea parties ». Vivement que ce néo-socialisme s’effondre et le retour du libéralisme libertaro-libertarien. Et qu’enfin nous soyons libérés des états et de leurs taxes, qui vampirisent les forces vives ! Avec ce qui se passe pour la Grèce il semble que cette révolution capitaliste libérale soit en bonne voie. Par contre je crains que les simples citoyens ne soient pas vraiment « libérés », mais deviennent les serfs de ces nouveaux seigneurs (saigneurs serait plus approprié) que sont les banques et les multinationales.

    6. Pierre, la question de la redistribution, c’est seulement parce qu’il importe, ce n’est pas tant de gagner ou de perdre mais que le jeu (espéré dans sa version « cool ») dure le plus longtemps possible …
      mais si vous préférez le grand « poly-pourri » actuel, si vous êtes adepte de jeu « hard », grand bien vous fasses, moi ce n’est pas mon truc, j’aime bien ma petite tranquillité, je n’aprécie pas les caméras les vigils, les blindages magnétiques, et tuti quanti (cela sans dire que quoiqu’on en dise il faut bien que quelqu’un paye , il en est donc comme des frais de la publicité, ils sont aussi redistribués, et s’il faut tant qu’à faire je préfère une redistribution délibérée démocratiquement, …)

    7. Et comment l’Ot-an, dont la Grèce fait partie et pour laquelle elle dépense un budget pharamineux, va-t-elle survivre avec des membres en haillons ? Oops, je crois qu’une bonne guerre…L’Iran va sans doute nous procurer une heureuse rémission.

    8. « La tragédie grecque est-elle le signe avant coureur de l’effondrement du système capitaliste tel que nous le connaissons ? »
      La tragédie grecque serait plutôt le signe avant-coureur de l’effondrement du système constructiviste européen … en commençant par l’euro.

  3. Que va-t’il être maintenant trouvé comme « solution » pour éviter ce collapse suivant…???

    On pourrait peut-être donner aux Grecs quelques-uns de nos barrages… Vu que l’état les mets en vente, nous garantissant ainsi une augmentation obligatoire du prix de l’électricité…

  4. Mr Jorion vous dites,

    « La nouvelle finance que nous avons laissé s’installer depuis 1980 est sujette à la rétroaction positive, plus connue sous les noms de « réaction en chaîne » et d’« effet boule de neige ». Ni les financiers, ni les politiques ne l’ont encore compris »

    Je pense que certains savaient se qu’il faisait, en tout cas les financiers savaient que dans le pire des cas les états viendraient a la rescousse. Se sont les états qui n’ont rien compris, et non les financiers qui se sont bien rempli les poches depuis 1980.

  5. la théorie des mailles explique comment un réseau cristallin se déforme sous une forte pression .

    pratiquement un cristal est déjà un solide à densité optimisée ,le diamant est très dur mais il n’est composé que de carbone :

    sous forte pression et temperature ,ça brule comme du vulgiare charbon !

    ralalala ,ça va pas aider au bilan global du CO2 !

  6. « L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970-2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la dette souveraine ! Même si la plupart d’entre elles restent limitées à des pays périphériques, cela n’en demeure pas moins un constat très impressionnant.
    Devant de tels chiffres, l’idée d’une autorégulation par les marchés apparaît comme insuffisante. Pour comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments.
    (…)
    Les forces d’ébranlement apparues au grand jour en août 2007 n’ont pas encore fini de faire sentir leurs effets dévastateurs. »

    LE MONDE 29.03.10 La crise, moteur du capitalisme, André Orléan est économiste. Né en 1950, à Paris, administrateur de l’Insee, cet ancien polytechnicien est directeur de recherche au CNRS depuis 1987

    Pas FIN mais épisode ? L’europe des Nations ne se détruit plus par la guerre … quoique les Balkans, la Georgie, les banlieues ?

  7. Effectivement, Paul, ça sent le sapin pour la Grèce. Mais je suis moins sûr que vous que le Portugal soit la prochaine victime. Des sources anglo-saxonnes parlent aujourd’hui de l’exposition énorme des banques françaises (trois fois plus impliquées que leurs homologues allemandes) à la dette grecque, les principales étant le Crédit Agricole, la SocGen et BNP Paribas (par ordre de magnitude).

    N’est-il pas concevable que ces banques fassent l’objet — avant toute autre chose — d’attaques concertées de la part des banques américaines (surtout) et des hedge funds?

    La logique voudrait que le Portugal, puis l’Espagne, etc., soient désormais aligné(e)s dans le collimateur l’un(e) après l’autre. Mais les marchés financiers ne pourraient-ils pas plus rapidement abattre l’euro et l’Union européenne en déclenchant une nouvelle crise majeure ciblant les emprunteurs dont les titres grecs ne vaudront plus grand chose? Et dans ce cas, que fera la BCE? Rien de très positif sans doute. Nous savons tous qu’au bout du compte la France et ses institutions financières ne sont pas à l’abri. Evidemment, d’autres scénarios sont possibles. Je doute simplement que le processus soit linéaire, et que les Etats les plus endettés de l’UE soint nécessairement les prochaines victimes.

    1. Un commentaire intéressant sur ce sujet sur le blog de Simon Johnson, selon lequel l’Allemagne
      trainera des pieds sur le problème grec, jusqu’à ce que ses banques se débarassent de leurs investissements / exposition à la Grèce

    2. @ Charles :
      Si ce que dit Johnson est vrai (sur le ‘déballastage’ des banques allemandes), alors le gouvernement doit immédiatement commander un stock de cierges à Lourdes, parce qu’il faudra plus que quelques semaines ou mois aux banques françaises pour se ‘désengager’ …
      CASA y est jusqu’au cou (Emporiki). Et comme l’accès au bourbier est refusé au tracteur ‘France’ par le barrage allemand (et ce éventuellement pendant que leurs banques se font la malle le plus vite possible de la Grèce), je crains que CASA, en cas de défaut grec, ne plonge, entrainant ainsi une bonne partie du monde bancaire français avec lui. Comme on dit, si c’est vrai, ça craint veugra.

      Cordialement.

    3. à zébu, ne vous inquietez pas pour Casa.Ils sont les mieux placés pour valoriser des CDS sur les pertes d’Emporiki et de l’Etat grec.L’essentiel c’est le volume pour les coms.Les pertes seront toujours « socialisées ».Rien à attendre tant qu’on interdira pas …..la spéculation sur les variations de prix.

  8. Monsieur Paul et Monsieur François font des prévisions,le problème c’est qu’elles se réalisent.
    On a choisi le bon blog.

    1. @Piotr : effectivement le problème est que les prédictions se réalisent, et ceci malgré que tout le monde soit prévenu, c’est vous dire à quelles point elles sont juste, et qu’il ne s’agit donc même plus de prévision mais de constatation du futur : ce blog est presque une machine à voyager dans le temps !
      Je me disais aussi…pourquoi évoquer des questions de physique fondamentales sur un blog eco-anthropologie, maintenant j’ai compris.

  9. D’habitude, je ne suis pas de ceux qui critiquent durement les politiques, coincés qu’ils sont parfois entre des intérêts très contradictoires. Mais dans l' »affaire grecque », sauf à imaginer un agenda caché, les 27 chefs d’Etat européens qui forment le Conseil des Ministres se sont vraiment comportés comme des manches. Sont-ils débiles ou franchement machiavéliques ?

    1. @Alain A

      De mon point de vue, ni l’un ni l’autre.

      Ils sont tous (français et allemands) bien conscients que se joue une partie importante. Importante pour la Grèce, c’est une évidence qui ne mérite pas d’être développée. Importante pour les pays qui suivront, quels qu’ils soient et ils ne manquent pas. Importante pour les pays qui ne seront pas pris directement dans la tourmente mais qui en subiront les conséquences via leur commerce extérieur. MM. Jorion et Leclerc en ont déjà largement parlé.

      Le dilemme est le suivant. Aucun pays ne souhaite aider la Grèce en son seul nom. Aucun n’est d’ailleurs en situation de le faire. Les deux seules solutions sont donc:
      1°) une aide européenne mais qui ne peut être issue de la BCE (son statut lui interdit formellement de le faire) donc c’est aux états de s’entendre sur cette question.
      2°) faire appel au FMI.

      Le problème est que cette aide est d’un montant non connu. On sait bien à court terme ce dont la Grèce a besoin pour finir l’année en cours. Mais au final combien cela va t’il coûté? Personne ne sait répondre de manière ferme à cette question. Les sommes qui étaient envisagées il y a un an ne sont plus du tout les mêmes aujourd’hui. Rien ne dit que dans un an, elles n’auront pas considérablement augmenté. N’oublions pas qu’il y a eu falsification des comptes de l’état grec. Rien ne permet non plus de savoir combien de temps il faudra pour que la Grèce se sorte de cette situation. Pire, d’autres pays sont sur la sellette. On ne pourra pas aider la Grèce et laisser tomber les autres. L’addition promet donc d’être sévère. Les protagonistes sont donc on ne peut plus prudents.

      La position de la France est qu’il faut aider la Grèce mais que c’est aux pays à faible déficit de payer. Suivez mon regard, en gros c’est à l’Allemagne de payer. La France évite d’aborder la question des pays suivants pour ne pas effrayer le poisson, en l’occurrence l’Allemagne.

      La position de l’Allemagne est pour parler un peu crûment: « Vous nous prendriez pas pour des c… par hasard ». La France leur joue la même sérénade depuis 30 ans. Vous pensez donc bien que malgré les subterfuges français, ils connaissent la chanson. Bref, ils ne veulent pas se laisser embarquer dans un soutien qui sera assuré majoritairement par eux-mêmes. Néanmoins, la solidarité étant un des principes de la CEE ils ne peuvent le dire haut et fort. Pour cela, ils imposent des conditions telles que la Grèce, et les pays qui suivront, devront se retourner vers le FMI. Ils savent bien que cela achèvera la Grèce. Donc ils en concluent qu’une grave crise va surgir et se replient sur eux-même. Se sentant forts, ils jouent la carte individuelle. Il y a une petite phrase d’Angela Merkel qui est très claire là-dessus: « Nous nous en sortirons seuls ». Ils sont pleinement conscients des conséquences pour l’Allemagne elle-même. Entre deux maux, ils ont choisi celui qui leur semble le plus gérable. L’avenir dira si ils ont eu tord ou raison pour eux-mêmes.

      C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter la petite phrase de l’Élysée qui précise que nous serions sorti de la crise et que sauf imprévu nous verrons rapidement les effets de cette sortie sur le chômage. Le gouvernement n’est pas stupide, il sait très bien que nous ne sommes pas sortis de la crise et que les années qui vont suivre seront pires. Ils prend simplement position politiquement c’est-à-dire électoralement. Il veut faire passer le message que ses efforts ont payé et que les résultats vont bientôt se faire sentir. Mais pas de chance, patatras (le fameux imprévu) la Grèce s’effondre. Comment prévoir un tel événement, n’est-ce pas? Cela servira donc d’argument le moment venu. Les français se laisseront ils berner? Là aussi l’avenir le dira.

      Quel que soit le scénario final qui sortira des négociations en cours, car ne croyons pas que le plan européen actuel soit la solution, le grand perdant sera la Grèce. La situation actuelle grecque n’est déjà pas mirobolante mais viendra très vite des temps où les grecs la regretteront.

  10. Sinon, les Grecs pourraient avantageusement faire appel à c’est hélène ou cof’in aux doigts qui font des promos sur les crédits à 16% au lieu de 17.
    Ca tente, non..??

    1. Yes!
      Assorti à un chit revolving à 38%/mois?
      On a la machine à laver et le Sandero livrés demain.
      Pour la suite on fait comme Papandreou.

    2. AH, tu ris, mais…
      Chez city »group », les clients ont l’énorme avantage de devoir gérer finement leur compte : les agios sont à 29,95% (,95 comme chez le distributeur « la vraie vie »)

      C’est pas le pied, ça…???

    3. C’est pas faux à l’allure où ça va…mais à l’allure où ça va, la Grèce fait défaut pendant la coupe du monde de football…dans les mois qui viennent, c’est peut-être le moment stratégique pour le faire…

  11. L’économie financière se nourrie ouvertement de cycles et de tourments,
    et beaucoup n’y ont guère trouvé à redire au cours des 20 années écoulées.

    Engrècer / dégrècer / dépecer
    Allons m’sieurs dames,
    faut se dépecer, y en aura pas pour tout le monde !

    Le cynisme irresponsable jusqu’au chaos.
    Et après …

  12. La raison ne peut nous amener à penser que nous allons à pleine vitesse vers cette funeste issue. Mais alors beaucoup de questions sur l’APRES de ce 2nd Choc Financier se posent…..

    Mr Jorion quelles conséquences devons nous attendre d’un défaut en chaîne de pays de l’OCDE ?

    Un krack obligataire généralisé ?

    Quel serait le niveau de ce cataclysme ?

    Que restera t’il selon vous de l’Union monétaire Euro et même de l’UE ?

    Dans l’attente de vos lumières et de celles de Mr Leclerc sur ces questions

    1. Je comprend vos questions mais je dois avouer qu’elles ne me paraissent pas prioritaires. Même si j’ai travaillé pendant de nombreuses années au sein d’une banque d’investissement d’une grande banque française, je n’ai jamais joué en bourse alors ce n’est pas maintenant que je vais commencer. De toute façon même si je voulais, je ne vois pas avec quoi je pourrais jouer.

      Dans une telle situation, il me parait plus important de poser cette question: « Quelles seront les conséquences concrètes dans le vécu des habitants de ces pays et dans l’ensemble des pays de la CEE? ». Pensons d’abord aux individus avant de penser indicateurs financiers, krach obligataire ou conséquences sur le système monétaire européen.

  13. Monsieur Jorion, n’entendez-vous pas Obama, ou Summers, ou les journaux américains, ou BFM (…) LA CRISE EST FINIE!
    La reprise est là et solide!
    La croissance sera molle mais existera.
    Nous sommes sauvés!
    Les pessimistes ne sont que des cassandres 😉

    Maintenant, ce qui me fait un peu peur, c’est que l’Europe se noie et que seule l’Amérique, responsable de la crise mondiale, s’en sorte bien et aille s’ébrouer sur la plage pour reprendre, seule, le business-as-usual.

    1. Oui… mais non.

      Regardez depuis un an à quel point la Chine prévoit que les US tombent…

      On finit, avec un peu d’habitude, à voir derrière le rideau juste par les différences de réactions.
      Différences… J’adore les différentielles en maths.

    2. Info supplémentaire : la Chine vient d’acheter une concession d’utilisation d’un port grec il y a 3 mois.
      Ceci afin de garantir au meilleur prix la pénétration de ses marchandises en Europe.

      Pas bêtes, les Chinois : ils savent que l’Europe est maintenant plus riche que les US. Et pas seulement parce que ses réserves d’or rassemblées sont plus élevées qu’aux US.
      Il y a deux points importants :
      – une stabilité politique même si un dirigeant délirant devait être élu. (la mosaïque est une faiblesse, mais aussi une force)
      – une absence de volonté d’hégémonie. (conséquence du point ci-dessus)

    3. @Yvan
      Un comptoir est un territoire en pays étranger destiné à favoriser le commerce du pays gouvernant ce territoire avec les régions avoisinantes. C’est aussi le nom de l’organisation qui régit ce territoire, fondée sur une entente entre producteurs ou vendeurs, et servant d’intermédiaire entre ceux-ci et leur clientèle.

      Un comptoir colonial est une colonie où les ressources locales sont exploitées sans que le pays colonial cherche à développer de peuplement systématique.

      Tintin au pays du Lotus Grec sur fond de guerre de l’opium….. Drôle de revirement de scénario historique!!!!
      Mais notre journaliste-enquêteur -Belge lui ne se posait pas de questions d’étique pour dénoncer et envoyer les méchants en prison….. Qu’en pensent les RG? Milou? Ou les bergers Allemands des « gardes rouges »?
      Y-a-t-il un flingue derrière le comptoir? Le Pirée, avenir?

    4. Pierre.
      Je n’ai pas trop compris le but de la manoeuvre du parallèle entre la Grèce et l’exploitation commerciale colonialiste.

      De même que Tintin… Là, oui, c’est du complètement colonialiste avec rabaissement des races inférieures. Mais bon, à l’époque d’Hergé, cela est encore à la limite explicable.

      J’hésite, par contre, à vous demander d’expliciter votre point de vue… Vous devez savoir pourquoi, je pense.

    5. je n’ai pas trop compris ….
      mais les chinois, ce n’est pas forcément ça non plus, -déjà si le régime est intègre c’est mieux (il semblerait qu’ils versent leur crédit en liquide contre un staf de matières premières ou autres remboursements en nature ..) – après quand ils offrent un autoroute, la construction d’un port et co , j’ai cru comprendre qu’ils transportent leur main d’oeuvre chinoise (dans laquelle, il se dit qu’il y aurait pas mal de prisonniers, ….)
      par contre les chinois ne sont pas des va-t-en guerres ( et donc ,même si cela ne fait pas tout, c’est déjà ça, …)

  14. « Après une première expérience dans l’hôtellerie avec le chalet Cheval Blanc à Courchevel, propriété de groupe Arnault, holding de Bernard Arnault, le géant mondial de luxe se lance à son tour dans l’hôtellerie très haut de gamme. » Extrait agence de presse…
    Vous avouerez qu’il n’y a pas que des mauvaises nouvelles…

    1. Faut que j’essaye votre Hôtel, d’habitude je prends la suite Supermarmotte au MontBlanc à Megève dans la première quinzaine de septembre…(grosse promo).
      Il faut retenir maintenant…et je me demande si en septembre j’aurai encore ma carte black-gold premium.

    2. Ils doivent suivre les conseils avisés de Citigroup avec leur Plutonomy. Un summum de cynisme.

    3. Courchevel en hors saison…??? Quelle horreur.
      Ou à moins d’inventer qu’on est allé aux seychelles vis-à-vis de ses relations, éventuellement…

  15. La Grèce va se déclarer en défaut de paiement. Malheureusement, je ne vois pas d’autre solution à moyen terme. Le défaut de paiement de la Grèce ne sera que le premier d’une longue série. Nous devons nous préparer à vivre des semaines historiques.

    Entre 1501 et 2002, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

    Réponse :

    1- L’Espagne : l’Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.
    2- L’Equateur : 9 fois en défaut de paiement.
    3- Le Venezuela : 9 fois.
    4- La France : 8 fois. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l’appellent « la banqueroute des Deux Tiers »).
    5- L’Allemagne : 8 fois.
    6- Le Mexique : 8 fois.
    7- L’Uruguay : 8 fois.
    8- Le Brésil : 7 fois.
    9- La Colombie : 7 fois.
    10- Le Liberia : 7 fois.

    Crottaz-finance

    1. je crois que ma mère disait, « la répétion est l’âme de la pédagogie », (évidemment elle était prof dans l’enseignement technique, soit avant 68 elle avait des élèves sélectionnés sur concours, et après 68 sur dossier, avec des élèves sélectionnés sur dossier, la répétition, c’est très important, mais heureusement quelque par la répétion se décline (c’est un peu comme les pommes de terre on peut les présenter nature, en purée, en gratin …. par contre c’est vrai, c’est tout un travail .. et donc … merci à BA de sa répétition )

  16. Il n’y a donc aucune chance pour que, comme pour un mauvais payeur quelconque, on jugule le déficit mois après mois ?
    Il n’y a pas de thermomètre « temps réel » du déficit grec dynamique ?
    Si il y en avait un, on pourrait voir les efforts du gouvernement conduire à une réduction des dépenses « au jour le jour », cela enverrait un signal.
    Mais si le signal, c’est que tout le monde calcule la même chose — à savoir qu’une envolée du taux d’emprunt rend le déficit simplement intenable puisqu’il s’aggrave sauf à tailler dans la chair des dépenses — et tout le monde a donc la même réaction.

    Comment se fait-il que le possible « bon signal » soit ainsi écranté par le mauvais (forcément mauvais) ? C’est du même niveau que « la mauvaise monnaie chasse la bonne » ? Croyance/confiance et il n’y a plus de réalité de la dépense au jour le jour ? Autant s’en référer dès aujourd’hui aux haruspices ou aux Pythies, alors.

  17. Ouaiiiisss !!!!!
    Je n’interviens pas souvent dans ce blog pourtant je le suis depuis bien longtemps…
    Mais là j’ai envie de m’exprimer…. d’exploser….

    On parle souvent, dans les médias, de violence scolaire, de violence dans les banlieus, de violence de la part des syndicats etc….
    Mais je crois que pour ma part, la pire des violences est celle générée par ce système capitaliste qui sous réserve de liberté permet à des gens de gagner 945 000 $ par jour (les 400 familles les plus riches américaines) et à d’autres de ne gagner qu’un dollar par jour (des millions d’indiens africains qui crève la faim etc….)

    « Le NORD consomme et le SUD se consume » dixit un groupe de rap

    Dans une société qui se veut baser sur l’argent, comment peut t-on accepter qu’une vie valle 945 000 fois plus qu’une autre !!!!!!!!!….
    C’est la pire des violences….
    Même un tueur lorsqu’il commet son crime (que je désapprouve) ne détruit qu’une seule vie à la fois.

    Je n’ai jamais été révolutionnaire dans ma jeunesse, mais avec mes 40 ans passés je crois que si ça ne change pas, je vais gonflé les rangs de ‘ceux qui veulent que ça changent’

    Je ne vois pas d’autres solutions
    les excès doivent cesser

    PITIE… je suis sincèrement perdu…
    Quant je vois ce qui se passe, je suis au bord des larmes…
    Et je me pose bien des questions…

    Durant la guerre, certaines personnes ont résisté, ont transgressé les lois pour empècher une extermination…
    Va-t-on devoir en arriver là ?
    Il est de plus en plus difficile de voir des personnes se goinfrer tandis que d’autres s’enfoncent…
    Doit-on résister, faire un acte de résistance CITOYENNE et au risque de ce mettre la loi à dos ?
    Ou doit-on s’occuper de son petit jardin et ne pas s’occuper de ce qui se passe autour?

    Peut-être aussi que le temps n’est pas encore venu et ce qui me parait difficilement soutenable aujourd’hui et encore humainement envisageable?
    Dans ce cas qu’elles seront les limites?
    Comment savoir que le temps est venu de se réveiller?
    Et doit-on se battre?

    J’en arrive presque à croire que cette période est PIRE que celle des nazis… Car à l’époque, ils devaient savoir contre qui se battre… Tandis que maintenant, l’ennemi est immateriel, diffus, abscons, indefinissable…

    Vraiment je crois que je commence à perdre pied ?
    Heureusement que ma femme et mes enfants sont là pour m’apporter le bonheur qui m’empêche d’exploser

    Excusez moi pour ce mail
    je crois que je le regrette déjà

    1. La barbarie a pris un nouveau masque. Le temps de le dire, et elle en prend encore un autre. Ainsi de suite. Vous êtes seul à souffrir en votre âme et conscience, cependant n’oubliez pas que d’autres individus vivent le même innommable. Peut-être qu’il y a des personnes à vos côtés qui ont réellement besoin de vous ?

    2. « Doit-on résister, faire un acte de résistance CITOYENNE et au risque de ce mettre la loi à dos ? »
      Effectivement, ce serait la dernière des bétises à faire.
      Comme je l’ai écrit il y a trés longtemps ici, gardons nos forces pour la suite. Nous en aurons besoin.

      Maintenant, sachant que j’ai aussi des enfants, ne vous inquiètez pas sur la violence de la réaction dont je pourrais être capable si leur avenir semblait trop compromis.
      J’ai, en plus, une tendance « chef de meute » qui devient vite dangeureuse. (pour les autres)

      Koikil en soie, on devrait s’en sortir honorablement. Surtout en laissant les autres s’auto-détruire tout seuls comme des grands.
      Courage.

    3.  » Quant je vois ce qui se passe, je suis au bord des larmes… Et je me pose bien des questions… »

      Imaginez alors ce que doivent penser la plupart des enfants de ce monde.

       » Il est de plus en plus difficile de voir des personnes se goinfrer tandis que d’autres s’enfoncent… »

      Les derniers deviendront les premiers et les premiers les derniers.

      Malheur, Malheur aux puissants de ce monde, car leur péchés s’accumulent jusqu’au Ciel.

      Autant ils se glorifient et se plongent sans cesse dans le luxe, parce qu’ils disent en leur cœur: Voyez notre grand commerce florissant et bien il en sera toujours ainsi durement sur terre.

      Dieu est mort se disent-ils tous aussi entre-eux, oui, mais rira bien qui rira le dernier à l’antenne.

    4. Ne regrettez rien!! Vous lire fait du bien car votre avis est largement partagé…

      Ce ou plutôt « ceux » que vous avez tant envie de combattre existent…rien d’immatériel. Cependant, bien à l’abri, tapis dans l’ombre et entourés de Cerbères, ils sont intouchables….

      L’excès de richesse affranchi de toute possible modération extérieure…on assiste bien au développement des « armées privées » partout dans le monde. Le droit, la justice? « Que vous soyez puissant ou misérable »…

      Ensuite, et les images parlent d’elles mêmes, on envoie des pauvres types taper sur des pauvres types (je pense aux agents de sécurité privé et même aux CRS et flics de base).

      Aujourd’hui pourquoi aucune réaction ?

      A mon humble avis, il est sciemment et scrupuleusement laissé aux citoyens le « juste assez » pour avoir quelque chose à perdre…peu mais suffisamment pour que la peur de perdre ce peu calme toute velléité dissidente.

      Les grandes révolutions ont été menés par le peuple et non par des idéologues…et à ces époques le peuple avait faim.

      Vous pouvez vous payer un « big mac » (malbouffe), vous avez un toit sur la tête (crise du logement), vous recevez TF1 (machine à créer dans les cerveaux des espaces vierges pour les annonceurs), mais de quoi vous plaignez vous ?!!…

      PS…voir le Kirghizistan…

    5. @coco

      Non Coco, vous n’êtes pas tout seul, nous sommes des millions et des millions que la même indignation, colère, anime, mais pour que quelque chose change, il faut un minimum d’organisation, de cohésion… changer pour où, pour faire quoi…?
      Mais ne vous inquiétez pas, les choses avancent… l’injustice ne peut l’emporter. Au bout d’un certain temps, les mouvements s’organisent, les êtres résistent, s’insurgent, prennent une revanche.
      Cette crise est fabriquée parce que mondialement nous résistons au capitalisme. Ils veulent continuer à gagner autant qu’avant, mais aujourd’hui, ça se voit et les gens commencent à se révolter…nous en sommes là. Il y a 20 ans, c’était l’aveuglement total des gens ils étaient même contents de ce système, parce qu’ils en PROFITAIENT…le problème c’est que la population va faire immanquablement les frais de leur politique aujourd’hui.
      Mais vous voyez, quand il y a 20 ans, je parlais déjà de ce danger, très certainement, vous n’étiez pas conscient, vous ou d’autres… il faut parfois tous ces dégâts pour que les gens comprennent, malheureusement…
      Je vois arriver les choses personnellement depuis très très longtemps, puisque le capitalisme, ce n’est que cela, crise sur crise pour se « refaire », comme au poker… mon père, mon grand-père ont déjà vécu les mêmes moments ( 36 en particulier… mais aussi pleins de petits séismes financiers qui ont émaillé le temps… 73, 94…)
      Tous les propos savants, je n’y crois guère puisque personne ne sait expliquer exactement ce qui se passe.
      Je sais une seule chose. PLUS JAMAIS ça! C’est donc le système qu’il faut changer, oui, je suis de tout coeur avec vous…
      Vous verrez, on trouvera… j’ai bonne confiance dans le niveau de conscience que permet internet mondialement… le changement risque d’aller plus vite qu’avant d’ailleurs…

    6. ne vous excusez surtout pas, imaginez, aujourd’hui moi je me prise à envier les Kirghizes, qui visiblement ont quelque chose que nous n’avons pas, eux qui savent se débarrasser d’un gouvernement qu’ils ne veulent plus subir …

    7. moi aussi je suis effarée, par contre je ne suis plus désespérée, (je devais l’être vers 92, une des premières grandes attaques contre l’esprit du conseil national de la résitance, sachant que je commençais déjà à douter on va dire depuis 83, là finalement si l’Europe s’organise, il me semble que nous avons encore de la ressource, le mieux serait que les USA, eux aussi, et d’autres encore …par contre si on se laisse faucher un par un, après tout, … je ne sais pas, mais il y a déjà tellement longtemps que je n’y crois plus .. la crise ne m’étonne pas .. ce qui m’étonnerait plutôt c’est l’inertie de ce que j’en constate de dégats autour de moi, la précarité est toujours là, je là sens, mais elle existait déjà aussi avant, .. je ne sais pas, c’est peut-être que je viens de la Loire, un département sinistré, .. si il y a un peu plus de perchés, -les qui parlent tout seul, qui ont viré la carte dans Marseille.. -et aussi un peu plus qui font les poubelles, c’est toute une organisation, peut-on dire une mafia, maintenant ils ont des poussettes, c’est pas très vieux mais ce n’est pas de cette année non plus … )

    8. @Anne-bis

      N’enviez pas les Kirghizes. Non vraiment. Si vous saviez ce qu’ils ont supporté depuis 1991 et ce qu’ils vont supporter demain, vous ne les envieriez pas. Comme toutes les anciennes républiques de l’Union Soviétique, ils n’ont connu que des hommes politiques corrompus jusqu’à la moelle. Pire, comme toutes les anciennes républiques du sud et avec la Biélorussie, ils n’ont connu que des hommes politiques évoluant entre la violence et l’ultra violence.

      Ceux qui viennent de prendre le pouvoir ne sont pas meilleurs. Leur passé plaident pour eux. En clair, Roza Otounbaïeva n’est vraiment pas la femme providentielle dont la presse occidentale parle. RFI par exemple:
      http://www.rfi.fr/contenu/20100408-fin-partie-bakiev

      Quand un pays est au bout du rouleau, cela n’est pas bien difficile de renverser son gouvernement. Cela se produit à chaque fois que les forces de répression (police ou armée) se refusent au bain de sang à grande échelle. Comme quoi il faut toujours veiller à payer rubis sur l’ongle la solde de ses unités de répression.

      Là, il y a eu entre 75 et 100 morts. C’est relativement peu par rapport aux évènements qui ont jalonné l’après 1991 dans ce même pays. Tant mieux c’est au moins cela de gagné.

    9. Coco,
      de tout coeur avec vous…

      Déni de réalité…

      Quelle stratégie d’ argumentation face au déni?

      Vous autres qui savez des tas de choses savantes,
      n’y a-t-il pas quelque personne inspirée qui s’est penchée
      sur cette question, notamment dans la psychanalyse?
      Ca me rappelle vaguement quelque chose mais je ne m’en souviens plus.

      L’avenir crève, pendant que ces gentils messieurs proprets si intelligents
      se demandent encore si la terre est bien ronde, comme ils l’ont vaguement entendu
      dire dans quelques couloirs. Même pas vrai ouah l’autre, hé, les Chinois auraient la tête en bas! Il est bête lui alors! (En choeur) Ah! Ah! Ah!

  18. Je ne comprends pas (en fait je ne peux pas accepter).

    Sauf erreur de ma part, les pertes potentielles des banques Françaises et Allemandes sont largement supérieures au minimum de survie de la Grèce.

    Toujours sauf erreur de ma part, ceci ne peut être ignoré de Mr Sarkosy, Mme Merkel, Mr Trichet, Mr Pébereau et consorts.

    Ne pas aider la Grèce serait donc une sorte de suicide, à proprement parler comme acte conscient sinon lucide.

    Où est mon erreur ?

    1. Moi non plus je ne comprends pas bien, en tout cas pas clairement. Il semble que non seulement il n’y ait déjà plus personne pour aider la Grèce, mais que ceux qui y ont des capitaux ne pensent qu’à les retirer ou à en faire monter les prix. La « retroaction » met tout le monde d’accord: se barrer d’ici fissa.

    2. @ Crapaud Rouge :
      En ‘rétropédalage’ depuis les îles grecques, les banques allemandes avançaient durablement à reculons, en tong Scholl et bermuda, sous le soleil impavide des marchés obligataires, oeil de plomb sur la tête de Papandréou (Mamandréou). Crac crac firent les marchés.

  19. L’Euro était sensé nous protéger, et on a plutôt l’impression qu’il agit comme un carcan pour la Grèce.
    La sortie de l’Euro est-elle envisageable pour la Grèce (ou est-ce trop tard )?
    N’est -elle pas souhaitable dès maintenant pour la France ?

    1. Y’a des coups de pied au cul qui se perdent… :
      http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100408trib000496503/crise-grecque-reunion-europeenne-d-urgence-evoquee.html
      « Les ministres des finances de la zone euro devraient se réunir ce jeudi dans la soirée alors que la situation des finances publiques grecques inquiète de plus en plus. »

      « La Grèce risque une dégradation de sa notation »

      Va-t’il falloir faire sauter les agences de « notation »…???
      La question devrait être posée qui contient sa réponse.

    2. je ne suis pas trop, mais c’est pas non plus le bonheur aux USA … (je ne sais pas aujourd’hui mais il fut un moment ou en anciennnement l’URSS, il y avait beaucoup de trocs, des salaires payés en partie en chaussures ou autres…, des choses comme ça …)

  20. @ Paul Jorion

    « Ils la prendront j’en suis sûr un jour mais il ne restera alors que ruines et désolation. »

    J’espère que pour une fois, vous vous plantez dans vos anticipations…

    Sinon, plutôt que d’attendre le désastre, avons-nous un moyen d’éliminer ces rentiers ? Existe-t-il un bouton « reset » quelque part ? (à part l’inflation ou la guerre) ?

  21. Bonjour,
    Y’a qu’à fau’con propose une nouvelle rubrique : les mesures d’austérités trés pragmatique qui nous attendent lorsque il faudra payer de façon à pouvoir dés à présent se représenter le monde d’aprés :

    -les professeurs de l’éducation nationale seront au chomage technique 15 jours par trimestre et les éléves seront alors répartis dans les classes restant en fonctionnement.
    -idem pour médecins et infirmiéres et aides soignant des hopitaux public
    -idem pour les militaires, les policiers,les contrôleurs aériens etc etc tout les fonctionnaires au chomage technique tournant.

    1. Je propose la suppression et la vente des couches administratives excédentaires : Les communes, les départements, le sénat, le premier ministre, les ambassades, les bases outre-mer et de mettre le reste du gouvernement au régime suédois.

    2. vous lisez les réformes ou pas ?
      les IUFM manifestent parce qu’avant le concours, les étudiants déjà seront mis dans les classes, alors après bien évidemment encore plus..sur le lycée, ce n’est pas très grave, au collège, c’est dommage mais sont-ils encore formés, par contre pour le primaire c’est une vrai régression, les instits du primaire étaient formés, là ce qui se ressent de la réforme c’est de les jeter dans les classes sans aucune formation, ..mais il paraît que les élèves ne savent ni lire , ni écrire … ce dont moi je dirais que l’important serait de former les professeurs de collège à la pédagogie, .. mais voyons non, pour faire des économies, ce qui est important c’est de saborder la formation des enseignants du primaire, .. non mais des mais des fois mais voyons …..
      (la suppresssion de la carte scolaire n’était-elle pas un signal ? et surtout il faut bien savoir que le privé n’est pas un label, seulement déjà de savoir que celui qui ne réussit pas le concours dans le public peut très bien être recruté dans l’enseignement privé …)

  22. Cela va au contraire très bien finir
    Du moins pour certains…….mais pas pour la majorité des autres.
    N’oublions pas que la planète dans sa presque totalité a désormais une classe politiquement dominante bien installée: la bourgeoisie. Que notamment une classe bourgeoise est en train de s’affirmer en Inde, en Chine en Russie et paradoxalement même en Afrique. Que cette classe « cupide » n’a pour adversaire politique que la classe des fonctionnaires dont l’élite fait tout pour rejoindre la bourgeoisie de la finance….. Donc les dès sont pipés.
    Dire que le capitalisme vit ses derniers jours revient à ignorer ce fait majeur.
    D’ailleurs il n’y a aucune idéologie « pratique » de remplacement.
    Au contraire, le capitalisme va reprendre le cours « normal » de son développement après avoir apuré cette monstrueuse dette en s’adaptant néanmoins à d’autres contraintes telles que l’écologie.
    Qui va « trinquer » ?
    Qui sont les « privilégiés » de ce système ? Ceux qui ont hypothéqué comme les nobles jadis d’avant la révolution de 1789 et ceux qui ont « gelé » des biens fonciers ou financiers (dans des fonds spéculatifs).
    Comment éponger cette dette par un transfert de richesse ? On ne peut pas spolier tous les fonds publics ou privés et encore moins les états. Il y a trop de liens entre épargne du public (retraites par capitalisation) et fonds privés ou souverains.
    Le système capitaliste offre des solutions multiples. Un moyen rapide sera selon toute vraisemblance le retour à l’étalon or pour remettre à niveau les balances étatiques.
    Un autre moyen pourrait être une harmonisation fiscale au niveau des grandes zones géographiques (retour aux droits de douane) visant à une « équalization » entre des systèmes sociaux différents. Croire que la Chine adoptera le système de couverture sociale de la France ou même des USA est un « doux rêve ».
    D’autres moyens ne manqueront pas d’être trouvés tant la créativité capitaliste est ouverte.
    Mais dans tous les cas, c’est « la masse populaire » des pays dits « nantis » qui payera car c’est elle qui est politiquement faible. Au demeurant c’est aussi elle qui a profité de ce laxisme de l’endettement……
    Donc beaucoup vont y perdre, mais certains en minorité vont en profiter. Surtout s’ils se réfugient ensuite dans des « forteresses à faible fiscalité », avant que le couperet de la guillotine fiscale tombe sur eux.
    Rien de nouveau sous le soleil bourgeois.

  23. Ce qui va mal finir c’est la zone euro qui va être victime de ses contradictions internes et de la spéculation des »marchés ». Je pense comme Jacques Sapir qu’elle est mortellement atteinte dans un délai maximum d’un an. Ce dernier énonce des solutions politiques et économiques que Bertrand Renouvin a exposé sur son blog.

  24. A mon avis, si la France reste dans l’euro elle a déjà dépassé la limite d’endettement qu’elle peut résoudre sans clash majeur (vente massive d’actifs ou baisse rapide des traitement et retraites des fonctionnaires ou hausse massive des prélèvements sur les petits épargnants ou sortie de l’euro….)

  25. Il y a un bug dans le raisonnement qui implique une « prime de risque » augmentant le taux des obligs d’un état peu fiable.
    Plus on craint le défaut plus on « enterre » le débiteur…la prime n’exclut pas le risque, elle l’aggrave.
    C’est moi qui suis fou ou bien tout çà est « corrigé » d’une claque sur la joue des assureurs par la main invisible?
    Heureusement … la claque ce sont les détenteurs d’assurance-vie qui la prennent.

    1. Oui, AH.
      Pourquoi crois-tu qu’AIG soit alimenté sans compter par le déficit américain…???

      Toutes les compagnies d’assurances du monde se ré-assurent entre elles. Et au final, chez AIG.
      (AIG pourrait, de ce fait, être assimilé à la BRI)

      Salut les maillons… 🙂

    2. je suis d’accord, c’est complètement idiot, le système ne peut aller que dans le sens de son propre renforcement, celui de se résorber, se recroqueviller sur lui même comme une coquille d’oeuf porrie qui sent la mort à plein nez (et les politiques, c’est qu’ils leur en faudrait du courage … et pas qu’un peu …)

  26. je ne vais faire de la propagande religieuse, mais moi étant croyant Musulman, il y a un texte dans le Coran qui m’interpelle tout particulièrement au sujet de l’intérêt usuraire, et plus précisément le reliquat de ce système banquier. dans la Sourat La vache (Al-Baqarah) on lis :

    278. Ô les croyants ! Craignez Dieu; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants.
    279. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part de Dieu et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.

    moi ce que je lis sur ce texte c’est exactement ce qui est entrain de se passer avec la Grèce, c’est une guerre !! et tout ça c’est le peuple qui en paye le prix.. pour moi la solution est simple et bien expliqué dans ce verset. renoncer à ce reliquat, et créer un système monétaire qui se base sur l’achat et la vente « saine » sans y faire entrer d’illicite.

    un simple commentaire et avis, j’espère qu’il sera bien lus et bien compris.

    1. Oui.
      Et je réclame en cela le savoir de Mrs Jorion et Leclerc.

      Les bourses islamiques ne pratiqueraient pas la spéculation.

      Rumeur urbaine, poudre aux yeux comme savent le faire les anglo&saxons, réalité mais jusqu’à un point…???

      Si cette info est vraie, c’est que le système est viable.
      Encore faut-il en déterminer le périmêtre ainsi que les tenants et aboutissants, me direz-vous.

      Mais ça vaudrait le coup de creuser. Non?

    2. Coran et prêt d’argent sans intérêt
      Dans l’Islam, tout a été donné par Dieu à l’homme sur la terre. Sauf le temps qui n’appartient qu’à Dieu. L’intérêt sur prêt d’argent ne peut donc pas être exigé puisqu’il fait intervenir le temps. Par contre l’homme peut investir dans une opération économique et partager le profit (ou la perte) selon la clé convenue au contrat. D’où la récente modification législative française pour ouvrir le code napoléon au monde financier musulman et rendre la place de Paris attractive pour les « croyants » fortunés….. Juste une question d’hypocrisie.
      Dans la mesure où le temps est exclu du raisonnement économique, on ouvre largement la porte à « l’avidité ». Si un bien utilisable demain a la même valeur qu’aujourd’hui, pourquoi donc attendre demain ?
      Pourquoi me priver contre rémunération de ce que je possède comme argent ?
      En ce sens l’Islam décourage l’épargne, la spéculation, mais favorise la consommation immédiate.
      Si le temps n’est pas compté à l’homme comme un bien propre, pourquoi utiliser la durée comme variable de progression spirituelle personnelle ?
      Autrement dit pour l’Islam il n’y a pas « progress » mais « process ».
      L’homme est bon ou il est mauvais, il est aussi tantôt l’un,tantôt l’autre….Le paradis sera ou ne sera pas sa récompense de sa vie terrestre.
      Mais en aucun cas, le temps, la durée ne peut intervenir de façon décisive dans l’évolution de son comportement qui ne dépend que de lui.
      Du point de vue de la justice humaine est donc posée la question de l’emprisonnement comme facteur de réhabilitation sociale.
      Pour l’aspect enrichissement pécuniaire ou spirituel, écarter le temps des critères de décision des choix humain conduit à radicaliser les comportements.

      Mais

    3. Je vous remercie, Albin, d’évoquer la défloration du Code Napoléon que je dénonceen tant que violation du droit des non-possédants.

      Il va falloir pourtant être plus explicite. Car, lorsque je crée une clause de variation de prix basée sur une possible évolution du contexte, je prends en compte le temps afin de lutter contre lui dans le but de pérenniser une relation commerciale.

      Soit, je pique une part de pouvoir au bon dieu..?? Non?

  27. Je me permets de donner ici la traduction de l’analyse hier de Simon Johnson, qui, lui, explicitement donne son estimation des sommes nécessaires pour le ‘sauvetage grec’: 150 mds d’euros !

    La Grèce et le défaut fatal d’une intervention du FMI par Simon Johnson

    « En 2003, le FMI publiait un document interne sous le titre “Le FMI et l’Argentine 1991-2001 ». Mais,dissimulé dans ce texte, un langage explosif et une grande clareté de pensée-essentiellement l’equipe du FMI reconnaissait tardivement que leur décision de procéder à des sauvetages répétés
    de l Argentine ne fut pas la bonne. « Le FMI ne devrait pas entrer ou maintenir un programme d’assistance avec un pays membre lorqu’il n’y a pas de besoins immédiats en terme de balance des paiements et des obstacles politiques sérieux aux ajustements nécessaires ou aux réformes structurelles requises. »

    Si Mr Trichet, Mme Merkel et Mr Sarkozy n’ont pas encore étudié ce document, ils devraient le parcourir avec attention immédiatement. Parce que, dans un futur proche, la Grèce appelera le FMI pour obtenir un pret, et il semble le plus probable que les erreurs commises en Argentine soient de nouveau répétées.Il y a des parralèles déconcertants entre la décade catastrophique de l’Argentine, 1991-2001 et les difficultés récentes de la Grèce, la majeure différence étant que la Grèce est beaucoup plus endettée, est beaucoup moins compétitive sur les marchés internationaux, et de fait a besoin d’ajustements fiscaux et en matière de politique salariale beaucoup plus importants.

    A la fin 2001, le ratio dette publique / PIB de l’Argentine était de 62 % alors qu’à fin 2009 celui de la Grèce était de 114%.Le déficit des finances publiques de l’Argentine atteignait 6,4 % du PIB en 2001, alors que celui de la Grèce était de 12,7% du PIB fin 2009. Les deux pays s’enfermèrent dans des régimes de devises qui leur rendent extremement douloureux toute tentative d’en sortir,
    La Grèce à l’euro alors que l’Argentine avait eu recours à une variante d’un ‘peg’ lie au dollar US.

    Et les deux pays avaient vu leur compétivité, évaluée à l’aune de leur “taux de change réel”( qui reflète le différentiel d’inflation par rapport à leurs concurrents ) se détériorer de 20% pendant la décennie antérieure, contribuant à les handicaper sur les marchés à l’export et boostant leur consommation d’importations. En 2009, la Grèce avait un déficit de balance commerciale égal à 11,2 % du P.I.B alors que le déficit de l’Argentine en 2002 était de 1,7 % du PIB.

    La solution à de telles crises est rarement graduelle.Une fois que la confiance des marchés fianciers est perdue, les taux sur les obligations d’Etat s’envolent, les capitaux privés prennent la fuite, et de graves récessions se produisent. Le programme d’austérité 2010 de la Grèce frappe seulement par son manque de crédibilité. Dans ce programme,la Grèce en 2010, ne paie pas les interets sur sa dette- au lieu de cela le plan du gouvernement est de lever 52 milliards d’euros sur les marchés financiers afin de refinancer les interets dus mais, en meme tenps, elle entend emprunter en plus environ 4% de son PIB.

    La position budgétaire primaire d’un pays mesure le budget sans les remboursements d’interets- les Grecs pour le moins doivent passer d’un déficit des finances des finances publiques égal à 4% du PIB vers un excédent de 9% du PIB-soit 13% de P.I.B d’ajustement fiscal, au milieu d’une profonde récession, ceci juste pour disposer des fonds nécessaires au remboursement des interets dus sur leur dette 2010.

    Cette estimation est basée sur la prévision plutot conservatrice que les taux d’interet seraient de l’ordre de 6% par an, proche de leur niveau actuel.
    Le message de ces calculs est simple: la Grèce doit aller beaucoup plus loin dans son programme d’austérité si elle veut disposer d’une chance sérieuse de réussite. Comment la grèce a-t-elle pu se mettre dans une situation si terrible ? Les choix de la politique locale menant à de telles dépenses irresponsables est une réponse. Mias souvenez-vous que quelqu’un doit fournir l’ argent qui permette de telles dépenses. Dans ce cas, c’est la BCE qui a donné les clés du coffre à la Grèce.

    La raison pour laquelle Mr Trichet souhaite que l’Europe adopte une ligne dure face à la Grèce

    Ceci n’est pas évident, mais la création monétaire au sein d’une union monétaire n’est pas une tache aisée. Dans un pays donné, la banque central réduit son action en achetant des obligations nationales et en faisant des prets aux banques commerciales du pays, Les achats nets de ces sécurités par les banques centrales créent ce qui est dénommé ‘high-powered money’, qui alimente le système financier et résulte en la création de ce que nous utilisons
    pour faire nos paiements et thésauriser, i.e l’argent purement et simplement.

    Ceci dit,il y a maintenant dans l’EMU 17 nations et une pléthore de banques. Donc, il y a nécessairement une bataille pour décider qui reçoit les fonds nouvellement imprimés.La BCE avait résolu ceci,en recourant à ce qui semblait une règle juste. Toutes les banques commerciales peuvent se refinancer auprès de la BCE si elles fournisssent comme co-latéral à la BCE, soit des obligations d’Etat ou d’autres sécurités. Donc, par exemple, une banque grecque peut avoir accès à cette liquidité en mettant en pension auprès de la BCE des obligations du gouvernement grec –aussi longtemps que ces obligations disposent de la notation requise.

    Cette règle simple et apparemment raisonnable, a créé de grands dangers pour l’Eurozone, qui sont revenus hanter Mr Trichet.Les banques commerciales de l’Eurozone peuvent acheter des obligations d’Etat qui sont rétribuées avec des taux d’interet entre 3 et 6% à long terme durant la dernière décennie, et ensuite les mettre en pension auprès de la BCE. Elles pouvaient alors emprunter à la BCE au taux qui est aujourd’hui de 1% contre cette prise en pension, empochant ainsi un bénéfice et pouvant ainsi acheter de nouvelles obligations d’Etat à l’aide de ces fonds.Mr Trichet reconnut que ceci présentait le danger de devenir un système à la Ponzi: si les pays dépensaient trop, et s’ endettaient trop, éventuellement le système s’effondrerait.

    Donc, lors de la fondation de l’Eurozone,Mr Trichet prit la tete d’un mouvement d’opinion à l’intérieur de l’UE qui requérait de chaque pays l’adhésion au Pacte de Stabilité et de Croissance, au terme duquel chaque pays pouvait seulement avoir un déficit de ses finances publiques égal à 3% de son PIB, et son ratio dette / PIB devait rester inférieur à 60 % du P.I.B. Evidemment, de nombreux pays violèrent la règle et les Grecs, en meme temps que les Portugais, eurent recours à ce système de financement bon marché pour aboutir à des déficits de finances publiques élevés et accroitre leurs dettes. L’accès à cet argent explique pour une bonne partie l’argent à l’origine des booms immobiliers en Irlande et en Espagne.

    Aujourd’hui Mr Trichet et Mme Merkel veulent mettre un terme à ce système et changer dramatiquement les règles de prets de la BCE, ce qui mettra fin à ce système à la Ponzi.Ils veulent pénaliser durement les pays dépensiers irresponsables et souhaitent que ceux-ci paient des taux d’interet plus élevés. Bientot, en partie à cause de la basse note de sa dette, la Grèce sera traitée comme un pauvre collatéral, de facon à ce que les banques ne puissent plus emprunter, mettant en pension de la dette souveraine greccque.

    Quand ces changements interviendront en 2011 à la BCE,
    les jours où la Grèce pouvait emprunter facilement à des taux d’interet bas prendront fin une bonne fois pour toutes. En tant que garante de l’Eurozone, la BCE ne souhaite pas voir avoir lieu des sauvetages de pays qui ont abusé du système.Marco Kranjec, un membre du board de la BCE, a récemment précisé le point de vue de la BCE: “L’appartenance à l’Euro-zone implique une discipline spéciale..Seuls des pays de l’UE non-membres de l’Eurozone comme la Hongrie,la Lettonie ou la Roumanie sont susceptibles d’avoir recours à ces aides du FMI. Ces pays qui ne sont pas membres de l’eurozone recoivent une aide parce qu’ils ne peuvent recourir à la fenetre de refinancement de la BCE, mais vous abusez de cette facilité, vous n’obtiendrez pas d’aide additionnelle.”

    Si la Grèce doit payer plus cher pour sa dette, la dynamique de la dette deviendra encore plus insoutenable.. Quel est le taux d’interet que les marchés exigeront pour un pays qui a un ratio dette / PIB entre 120 et 150%, un grand déficit de ses finances publiques, une économie en récession et non compétitive, et un secteur public surdimensionne qui produit des grèves fréquentes et violentes ? La réponse est probablement proche de ce que l’Argentine dut payer à la fin des années 90: 10%. Mais comme le premier ministre de la Grèce est pleinement conscient quand il appelle à des taux d’interet plus bas,la Grèce ne peut se permettre ces taux-leur budget s’effondrerait, tout simplement.

    Quels sont les choix que l’équipe du FMI présentera à la Grèce ?

    Dès que les Grecs s’adresseront au FMI, que dira le FMI ? Si la politique ne circonvient pas des considérations économiques rationnelles,les choix sont clairs:

    Choix no 1: La vraie austérité fiscale-10% du PIB, avec des mesures d’acccompagnement pour regagner la confiance dans les marchés.

    Les Grecs doivent démontrer qu ils sont prets à arreter la croissance rapide de leur dette relativement à leurs revenus. Ce qui signifie parvenir à un excédent budgétaire ‘primaire’à court terme. Pour que la Grèce parvienne à cet objectif, les chiffres sont simplement foudroyants. La réduction des dépenses publiques et l’augmentation des impots mèneront à une contraction forte de la demande,et ceci aura des conséquences, les sociétés basées en Grèce confrontées à une consommation intérieure en baisse. Chaque dollar d’ajustement fiscal pourrait générer la perte de 1,5 à 2 $ en demande intérieure.L’ajustement fiscal ne peut fonctionner qu’à la condition que le nouveau chomage provoque une chute des salaires et des prix, rendant la nation plus compétitive.

    Il reste à voir si les syndicats grecs permettront d’aussi importantes réductions salariales,mais le processus demandera certainement plusieurs années. Donc, dans les deux premières années, nous pouvons nous attendre à une chute forte du PIB grec consécutivement aux plans d’austérité. C’est à ce point que les problèmes arrivent-et le risque d’une spirale vicieuse vers l’abime.Un P.I.B plus bas signifiera de moindres rentrées fiscales et des dépenses plus grandes face au chomage, et la combinaison de ces facteurs détériorent encore le budget. Dans des prévisions raisonnables, si les Grecs adoptaient des plans d’austérité fiscales représentant 10 % du P.I.B, ils seraient encore en 2011 avec un déficit des finances publiques égal à environ 5% du P.I.B. Ce déficit se réduirait si l’économie connaissait une reprise plus tard, et si le chomage diminuait, mais ceci pourrait prendre beaucoup de temps.

    Nous avons des doutes quant aux chances de succès de ce programme d’austérité, et quand bien meme il fonctionnerait, le déficit budgétaire grec et le ‘rollover’de leur dette, pour au moins trois ans, devra etre financé. Les marchés seraient inévitablement concernés par des déclins de l’économie et des grèves incessantes. La seule solution serait pour l’UE et le FMI d’intervenir
    et garantir effectivement trois ans de besoins de financement, soit 150 mds d’euros. Ceci est 7 fois
    les chiffres murmurés sur ce que l’UE envisage comme aide à la Grèce..

    Choix no 2: Faillite souveraine mais à l’intérieur de l’Eurozone

    Ce deuxième choix suppose admettre que la situation fiscale est trop dégradée pour etre résolue. La Grèce ferait défaut sur sa dette et appelerait à un arret de tout repaiement de
    sa dette et de ses interets pour au moins deux ans.
    Ce défaut sur sa dette souveraine aurait des conséquences majeures.Le gouvernement aurait besoin de prendre des mesures pour éviter des ‘bankruns’ sur toutes les banques grecques-et ceci devrait etre concerté avec la BCE pour s’assurer d’ un soutien éventuel face à des problèmes de liquidité.Les créditeurs privés mettraient fin à leurs prets à des entités grecques autant que possible.

    En résumé, la Grèce souffrirait un effondrement économique et financier et le P.I.B baisserait significativement. Cet effondrement financier signifierait une renégociation des termes de la dette grecque. Nous estimerions cette renégociation-répudiation à 65% de la valeur faciale, pour ramener la dette à environ 50 ou 60% d’un nouveau P.I.B réduit. Ces niveaux équivalent à ceux que l’Argentine reçut au terme de la restructuration de sa dette.

    Cette coupe draconniennne dans la dette publique ne résoudrait pas les problèmes de la Grèce. Elle aurait encore besoin de réduire ses dépenses publiques pour baisser le déficit, et au lendemain d’un défaut souverain, il ya généralement peu de sympathisants. La Grèce pourrait économiser sur les interets ( qui ne seraient pas forcément repayés ) mais ce ne serait pas la panacée ni pour le budget ni pour l’économie.

    Choix 3: Le plan B du FMI- Défaut sur la dette souveraine et sortie de l’eurozone

    Confronté à un système bancaire en voie d’effondrement qui accompagne tout défaut sur dette souveraine, il y a une bonne raison de persuader la Grèce, au moins temporairement, d’abandonner l’Euro. L’avantage de changer de devise serait que la Grèce pourrait parvenir à accroitre rapidement sa compétitivité, et ainsi accélérer sa transition.Le gouvernement pourrait proposer de restructurer sa dette en monnaie locale, ou en euros avec un taux de répudiation encore plus important.Les couts du déficit des finances publiques pourraient etre réduits via l’inflation dans cette nouvelle devise. Ceci lui permettrait d’atteindre un excédent budgétaire et un excédent de sa balance commerciale.

    En Argentine, le gouvernement indexa partiellement les dépots dans les banques mais ils imposèrent la conversion des dépots de dollars en pesos. Ils exigèrent une conversion similaire pour toute dettes domestiques, et ils négocièrent une restructuration de leur dette souveraine tout en offrant à ses créanciers la possibilité de convertir leurs crédits en pesos. L’effondrement économique de l’Argentine prit fin approximativement six mois après leur défault et qu’ils mirent fin à leur ‘peg’. Bien que la cure ait été douloureuse, la reprise économique commenca rapidement, neuf mois après le défaut et la dévaluation,le P.I.B commenca à croitre.Ceci continue jusqu’à aujourd’hui.Une lecon similaire, que des dévaluations importantes et un défaut sur dette souveraine peut résulter en des reprises rapides, fut observé en Ru
    ssie en 1999 et dans le lendemain des crises asiatiques.

    La reprise en Grèce prendra plus de temps, parce que les Grecs n’ont pas encore mis en pratique de grandes parties de l’ajustement nécessaire, mais ils pourraient atteindre à une reprise conduisant à une croissance décente dans la deuxième partie de 2011.

    La direction du FMI voudra s’immiscer, mais que feront Merkel et Trichet ?

    Est-ce que le FMI finalisera la mise en place d’un programme avec des coupes budgétaires dramatiques, dans l’esprit de la leçon apprise en Argentine, afin de ramener le pays vers la solvabilité ? Feront-ils appel à l’UE et etre précis: soit vous devez vous préparer à preter à la Grèce 150 milliard d’euros sous la forme de lignes de crédit,à de bas taux d’interet, comme ça ils pourront se le permettre, ou le programme sera sous-financé. Se retireront-ils de tout programme d’aide si l’ UE ne s’engage pas dans un programme de financement suffisant, et si les Grecs ne promettent pas de mettre en place ces coupes drastiques ? Et s’aventureraient-ils à discuter un plan B pour la Grèce, selon ce que leur propre rapport interne suggère aurait été la meilleure solution pour l’Argentine dans les années 90 ?
    La réponse à tout ceci semble très claire.Le FMI acceptera un autre programme qui aura les plus grandes chances d’ échouer, comme ils échouèrent en Argentine.Il y a quelques raisons évidentes à cette possibilité: La première est qu’il est facile de se cacher derrière un voile de probabilités.
    Bien sur, il y a une chance minime que la Grèce s’en sorte avec peu de changements, alors pourquoi ne pas attendre et voit si cela marche ? Le problème est que les probabilités pour la Grèce sont minces.Il est impossible de dire précisement quelles sont les possibilités, mais il suffit de dire, la dette externe de la Grèce et ses difficultés fiscales actueles, tout en étant contrainte à un taux de change fixe, signifie que la Grèce a besoin d’ajustements beaucoup plus importants que le moindre des pays ayant fait défaut sur sa dette souveraine dans les 50 dernières années,Nous ne parvenons pas à nous représenter un succès qui soit comparable.Les divisions politiques et sociales en Grèce, avec le penchant pour des grèves dures, réduit aussi les probabilités de succès.

    Certains suggèrent l’exemple de l’Irlande-néanmoins l’Irlande a commencé avec des niveaux de dette beaucoup plus bas, et, en dépit de sombres coupes budgétaires, ils font face ecore à un déficit des finances publiques d’environ 10% du P.I.B et une croissance de leur dette souveraine.La Grèce ne pourrait soulever ces fonds sur les marchés et ils auraient des problèmes pour repayer leur dette, l’ancienne comme la nouvelle.

    Pendant ce temps, le plus nous atttendons ces mesures d’austérité budgétaire drastiques, la Grèce entasse les dettes et requiert une austérité encore plus grande, plus tard. Une telle fin pourrait etre
    immensément destructrice avec des grèves nationales, des violences et une faillite chaotique.
    Imaginez le poids sur les autres: pendant que la Grèce continue à entasser de la dette et s’enfonce un peu plus dans les problèmes, comment peut-on s’attendre à ces que des investisseurs ne doutent pas en achetant des obligations portugaies, irlandaises ou espagnoles ? L’Eurozone entière souffrira si la Grèce fait défaut, et elle souffrira aussi si la Grèce ne fait pas faillite.La conclusion du FMI sur l’Argentine avait une fenetre d’opportunité à la fin des années 90, quand ils auraient pu échapper à leur dette et leur ‘peg’ de devises mais qu’elle la loupa.L’Eurozone a une chance maintenant d’agir résolument, d’une facon ou d’une autre, avec le problème , avant que la douleur n’impacte les autres pays.

    Il y a également de puissants interets personnels en jeu qui détermineront ces décisions.Le chef actuel du FMI est concentré sur le fait de devenir le prochain président de la France. Cela ne semblera pas bon- au moins à l’électorat francais-si le FMI s’observe forcé d’imposer une faillite
    grecque, ou s’il fait la demande que les Européens mettent à disposition les 100-150 milliards d’euros de finacncement à long terme. Donc, il voudra certainement proposer un programme à court terme indulgent, qui serait renforcé par des engagements en faveur d’une plus grande austérité dans l’avenir si le besoin s’en fait sentir”.La Grèce continuera son chemin, plombée par la récéssion, avec son stock de dettes croissant avec le financement conjoint de l’UE et du FMI. Le secteur privé, comme dans le cas de l’Argentine, ne voudra meme pas considérer la dette grecque.DSK peut alors déclarer sa candidature début 2011, démissioner du Fonds, et laisser son successeur imposer l’austérité nécessaire- à un moment où la Grèce souffrira encore plus, quelle que soit la solution. C’est aussi l’interet des autres pays menbres de l’Eurozone de poursuivre la politique menée jusqu’ici.

    Les autres pays de la périphérie lourdement endetttés sont évidemment terrifiés de la possibilité d’un effondrement grec qui se répandra dans les autres pays. Ils lobbyeront certainement le FMI pour qu’il soit plus généreux,et ils s’estimeront satisfaits avec des pas partiels.Peut-etre cela leur donnera-t-il la chance de se préparer eux aussi,mais plus probablement, ne rien faire,comme les
    Portugais semblent le faire avec l’annonce de leur budget 2011. Ces nations sous-estiment la détérioration de la situation et ils continuent de se précipiter à la fenetre de financement que la BCE a gardé, pour l’instant, ouvertes à eux.

    La bataille commmence: Est-ce que les euro-visionnaires de l’Euro et les austères Allemands imposeront des solutions radicales dès aujourd’hui ?

    Néanmoins, il y a deux groupes dans l’Eurozone qui ne sont pas disposés à jouer à ce jeu.Mme Merkel sait parfaitement que les contribuables allemands haieraient toute forme de sauvetage et les Allemands se préoccupent plus de la stabilité de l’euro que toute autre nation.

    C’est indénialement l’interet à long terme de la BCE et de l’Allemagne d’imposer un plan de rigueur supplémentaire à la Grèce maintenant, ou faire défaut sur sa dette souveraine et quitter l’Eurozone.Ayant un membre forcé de quitter l’Euro enverra un message clair aux autres pays menacés.

    Il y a par ailleurs de nombreuses nations ayant demandé leur entrée dans l’Eurozone: Comment Mr Trichet et les Allemands peuvent-il se sentir rassurés que les nouveaux entrants ne copient pas le schéma à la Ponzi des Grecs, une fois qu’ils obtiennent un accès à la fenetre de la BCE et voient la Grèce obtenir un grand programme de crédits et de prets à des taux d’interet subventionnés ? La BCE devrait etre concernée avec raison que de telles actions rendront encore plus difficile de controler l’honneteté fiscale et par suite la politique monétaire dans l’Eurozone.

    Quelle prochaine étape pour la Grèce ?

    Mr Trichet comprend que les problèmes de la Grèce ont révélé un défaut fatal dans le système de l’Eurozone et la solution sera le modèle de comportemennt pour les autres membres pour les années à venir. Il exigera sa part de chair avant que ceci se produise.Le staff du FMI comprend certainement que les problèmes économiques de la Grèce sont critiques et demandent des mesures drastiques, mais son directeur veut juste survivre pour devenir le prochain Président de la France élu en 2012.

    La population allemande déteste l’idée de mettre des fonds à dispostion pour les pays de la péripherie- pendant que les pays endettés de l’Eurozne aimeraient continuer ce jeu un peu plus longtemps. Pendant ce temps, les Grecfs continuent à trainer des pieds vers une réforme sérieuse tout en réaffirmant leur ‘courage’, présumant qu’ils espèrent que les marchés magiquement recommencent à leur preter à des taux bas au milieu d’un programme de rigueur budgétaire qui a peu de chances d’etre un succès à long term. Tout ceci rappelle affreusement les premiers jours de l’effondrement de l’Argentine. »

    Greece and the fatal flaw in the IMF rescue

    1. Tudieu, le pavé… Merci Charles.

      La dernière estimation des « actifs » virtuels faite par un cabinet indépendant de New-York fut de 1 400 000 milliards de dollars.

      Donc, devoir boucher un trou de seulement 150 milliards pour la Grèce n’est pas vraiment important.

      Einstein : tout est relatif.

    2. @Yvan: Le point de vue de Simon Johnson, ancien économiste du FMI, me semble important; par ailleurs les chiffres que tu as la gentillesse de mentionner correspondent à ceux du FMi sur l’exposition
      des banques européennes aux pays « PIIGs », que j’avais posté hier en commentaire du « Fil Rouge »: 1,5 trillions de $, soit Lehman brothers X ??

    3. Pas « tout à fait », Charles.
      Le chiffre que j’ai écrit pour l’avoir VU écrit est en millions de milliards de dollars.

      La dette.

    4. « Ils veulent pénaliser durement les pays dépensiers irresponsables et souhaitent que ceux-ci paient des taux d’interet plus élevés. » : on peut admettre cette logique, mais il fallait y penser avant. On veut changer les règles du jeu, mais en les appliquant de façon rétroactive. Ce n’est pas acceptable.

    5. Tudieu le pavé… Merci Charles, merci Yvan.

      La lecture de ce point de vue de Simon Johnson est édifiante à plus d’un titre.

      Cet article est rempli d’affirmations qui me paraissent bien plus péremptoires qu’étayées et bien plus sous-tendues par un point de vue « libéralement correct » que par le souci de voir un peu plus loin que les horizons dans lesquels cette vision « libéralement correcte » nous circonscrit…

      A titre d’exemple je vais relever et commenter avec, ce qui sera perçu, je l’espère, comme un peu d’humour, quelques passages de ce texte.

      « Evidemment, de nombreux pays violèrent la règle et les Grecs, en même temps que les Portugais, eurent recours à ce système de financement bon marché pour aboutir à des déficits de finances publiques élevés et accroitre leurs dettes. L’accès à cet argent explique pour une bonne partie l’argent à l’origine des booms immobiliers en Irlande et en Espagne. »

      Il est aujourd’hui avéré que l’Allemagne, la France et L’Italie ont eux aussi utilisé divers procédés détournés pour présenter des finances publiques plus «saines» quand ils n’ont pas, par la suite, décidé ouvertement et souverainement de ne plus se soumettre aux critères du Pacte de Stabilité et de Croissance…
      On ne va quand même pas mettre sur un pied d’égalité les cueilleurs d’olive et la gentry londonienne, la bourgeoisie hanséatique et le pécheur de sardines , le Polytechnicien et les Olvidados….
      Ce n’est plus la paille du voisin qui l’empêche de voir la poutre dans son œil, c’est juste le déni de réalité qui s’ajoute à la suffisance du Tartuffe.

      « Dès que les Grecs s’adresseront au FMI, que dira le FMI ? Si la politique ne circonvient pas des considérations économiques rationnelles,les choix sont clairs »

      C’est l’aveu… Tout est dit… « des considérations économiques rationnelles »… Ce serait à se pisser dessus de rire si des centaines de milliers, de millions de personnes n’avaient quotidiennement à souffrir voire à mourir de telles considérations économiques rationnelles…
      Simon Johnson doit certainement estimer que les mesures économiques rationnelles prises par le Chili de Pinochet avec l’aval du FMI et du «Nobel» Milton Friedman allaient elles dans le bon sens et que, loin de les circonvenir, l’audacieuse politique de soutien actif qui avait pour nom « Opération Condor », lui apportait une contribution importante avec ses milliers de disparus…
      Ha celle là de politique mon bon monsieur elle ne circonvenait pas… Pas d’accord ? Tu montes dans l’hélico et hop dans le rio de la Plata.
      Une rotation d’hélico pour éliminer seulement dix opposants est-ce un choix économique rationnel ? La méthode rwandaise me paraît bien plus proche de l’optimum min-max…

      Si la politique ne circonvient pas… Quelle empécheuse d’économolatrer cette foutue politique qui se mêle de ce qui ne la regarde pas…

      « Choix no 1: La vraie austérité fiscale-10% du PIB, avec des mesures d’acccompagnement pour regagner la confiance dans les marchés. »

      « Réduction des dépenses publiques et augmentation des impôts »

      J’imagine que, ce dont Simon Johnson veut parler c’est, d’une part, de la rupture immédiate et sans indemnités des contrats d’achat d’armement avec notre douce et belle France et, d’autre part, de l’instauration du contrôle des changes avec changement immédiat de la loi fiscale et mise sous séquestre des actifs des banques grecques et étrangères avant vérification de la situation fiscale de leur clients.
      Que voilà des mesures qui sont aussi des mesures  » économiques » mais cela ne rassurerait certainement pas les marchés de savoir que l’on se mettrait dans ce beau pays de cueilleurs d’olives au boulot….

      Ah non je me trompe… « La réduction des dépenses publiques et l’augmentation des impôts mèneront à une contraction forte de la demande… »

      Tout dépend de quelle augmentation d’impôt on parle…
      S’il s’agit de faire payer des impôts à ceux qui en sont exonérés pour le moment pour cause de revenus insuffisants… (il faut en finir avec le bouclier fiscal des pauvres… Là aussi il faut instaurer un impôt minimum, comme pour le forfait hospitalier, et en finir avec ce sentiment de gratuité et d’assistance qui leur tient lieu de viatique…)

      C’est sur, avec un prélèvement supplémentaire de 100 euros sur un revenu de 500 ça vous contracte la demande mon bon monsieur, pas besoin d’avoir fait Dauphine pour s’en douter ( quoi qu’un apôtre intégriste de l’agent rationnel pourrait peut-être nous démontrer scientifiquement le contraire …)

      Mais faire payer les armateurs grecs, ce serait une mesure « populiste » qui, bien que pouvant générer les mêmes recettes que l’exemple précédent, ne serait pas du tout du goût des marchés….

      « Les autres pays de la périphérie lourdement endettés sont évidemment terrifiés de la possibilité d’un effondrement grec qui se répandra dans les autres pays. Ils lobbyeront certainement le FMI pour qu’il soit plus généreux »

      De quels pays de la périphérie parle-t-il ? Le Portugal ? Il est globalement moins endetté que bien d’autres pays du Centre .
      L’Italie l’est bien plus mais elle, elle a Berlusconi à sa tête, CE QUI EST BEAUCOUP PLUS RASSURANT POUR « LES MARCHÉS » que le gouvernement de gauche portugais (avec, qui plus est, un régime largement plus parlementaire et moins autocratique, ce qui pourrait presque le faire passer pour bolchevique si l’on considère que l’extension incomplète du Medicare déjà existant depuis des années aux Etats-Unis est une mesure socialiste…)
      En fait en bon faux-cul c’est certainement à la position française qu’il fait allusion… Et il est toujours gênant d’avouer que les seigneurs ont peur, les gueux pourraient en profiter pour se rebiffer…
      Et avec ces Français on ne sait jamais… s’ils en venaient à ressortir leurs piques…
      Déjà qu’ils ont foutu la merde à l’ONU dans l’affaire de la guerre en Irak (et le gars il était même pas de gauche…)

      « Il y a également de puissants intérêts personnels en jeu qui détermineront ces décisions. Le chef actuel du FMI est concentré sur le fait de devenir le prochain président de la France. »

      Que Simon Johnson essaie de nous faire passer son animosité personnelle envers DSK pour de la clairvoyance politique a de quoi faire sourire… Surtout quand il essaye de nous refourguer comme décisions exemplaires celles qu’il a pour le moins suggéré quand il était lui-même économiste en chef du FMI.
      Cette place qu’occupe aujourd’hui avec le brio que l’on sait l’ineffable Blanchard, acolyte de DSK, et militant de la déflation forte (pas de son salaire, vous l’imaginez bien).
      N’y aurait-il pas la une de ces vieilles querelles entre «l’arrogance française et le pragmatisme anglo-saxon » ?
      Voire tout simplement une lutte de pouvoir entre deux grands féodaux qui se disputent rentes, terres, femmes et prévarication…
      (Est-ce que je ne serais pas en train de commettre une introduction frauduleuse de données dans un système informatique ? Il faut vite que je consulte mon avocat…)

      Choix n°2 Faillite souveraine mais à l’intérieur de l’euro.

      « Cette coupe draconienne dans la dette publique ne résoudrait pas les problèmes de la Grèce. Elle aurait encore besoin de réduire ses dépenses publiques pour baisser le déficit, et au lendemain d’un défaut souverain, il y a généralement peu de sympathisants. La Grèce pourrait économiser sur les intérêts (qui ne seraient pas forcément repayés ) mais ce ne serait pas la panacée ni pour le budget ni pour l’économie. »

      Ce ne serait pas la panacée certes mais pour qui ? Pour le peuple grec ou pour les banques allemandes et françaises ? Quant au peu de sympathisants au lendemain d’un défaut souverain maints exemples historiques montrent le contraire…
      Ce gros mensonge de plus a, en fait, pour but de tenter de masquer la différence fondamentale entre le choix n°1: absence totale d’un quelconque processus de décision démocratique, mais surtout fuite en avant sans aucune remise en cause et le choix n°2,
      à savoir la nature toute politique d’une décision de souveraineté de l’Etat Grec qui replacerait la volonté générale comme source légitime de l’exercice du pouvoir et non plus la soumission à un fatum des marchés…

      « Choix 3: Le plan B du FMI- Défaut sur la dette souveraine et sortie de l’eurozone »

      Le Plan B il n’en parle que pour dire que le FMI n’osera même pas le proposer.

      « Tout ceci rappelle affreusement les premiers jours de l’effondrement de l’Argentine. »

      Voilà qui ne manque pas de piquant comme conclusion. Plus de cynisme et de mensonges paraissent difficiles que ce brillant exercice de libéralisme expliqué aux enfants. Car finalement que propose-t-il et surtout que prévoit-il ? Rien, il ne dit rien d’autre que: « Tout ceci rappelle affreusement les premiers jours de l’effondrement de l’Argentine. »

      Il n’ose pas tirer les conclusions qui s’imposent de ses prémisses. Tel un lapin aveuglé par les phares d’une voiture, il reste tétanisé et immobile alors que l’expérience et la connaissance préalable de la Catastrophe devraient le faire réagir…

      Une preuve de plus de l’incontournable rationalité des agents économiques…

    6. @Un animal moins égal que les autres:

      Alors que Mr Van Rompuy déclare aujourd’hui dans une interview à EL PAIS à l’occasion de ses ‘cent jours’que « le plus grand danger qui menace l’Europe est le populisme « Je comprends mal le sens de votre argumentation.
      Simon Johnson a été brièvement économiste en chef du F.M.I de mars 2007 à Aout 2008, il est professeur au M.I.T, en tant que Britannique expatrié aux Etats-Unis, son / leurs points de vue sur l’Europe vue de l’autre cote de la mare a le mérite de chiffrer le problème (cf. la réaction de la Bundesbank ) et d’en énoncer les possibles scénarios ( l’ article est signé par Simon Johnson et Peter Boone, qui signent une chronique hebdomadaire ‘Economix’ dans le New Yprk Times ) , est entendu par le Congrès et le Sénat dans le cadre de la réforme du système financier américain, et, par ailleurs, l’un des avocats les plus acharnés de la re-régulation bancaire ( son livre « 13 Bankers » vient de sortir) et l’un des plus grands adversaires des ‘TBTF’ et fait entendre sa voix sur le blog http://www.baselinescenario.com

      Quant à Olivier Blanchard, vous devriez lire l’avis de J.C Werrebrouck sur sa proposition d’une dévaluation interne à l’Eurozone, une position qui a laissé sceptiques plus d’un économiste

      Zone Euro: une proposition abracadrabantesque

    7. On sait que la Grèce a besoin d’une dévaluation. Celle-ci ne peut se faire à l’interieur de l’Euro.

      Il y a un autre choix pour la Grèce, intermédiaire, qui est d’émettre une monnaie locale (le Drachme ?), en plus de l’Euro. La monnaie locale servirait pour l’intérieur (salaires, services, pensions etc…) de la façon la plus égalitaire pour tous (tous les Grecs) afin d’être mieux acceptée socialement . Le cas de l’épargne et des investissemet est aussi à régler.

      L’euro servirait aux engagement et échanges internationaux. La monaie locale pourrait ainsi vivre sa vie, notamment être dévaluée, avec tous les avantages et inconvénients de la formule, à laquelle nous avons eu recours à de nombruses reprises.

      Je ne dit pas que c’est simple, mais on rentre ainsi à nouveau dans un territoire un peu meiux connu. Cette opération pourrait servir de test au Portugal, à l’Espagne, puis à nous même …

  28. Bonjour Paul,

    Vous écrivez « Ceux qui prennent aujourd’hui des décisions en notre nom n’ont pas encore pris la mesure de la crise que nous traversons. »

    C’est bien cela le pire. Et  »nous » les avons choisi démocratiquement !!

    J’avais écrit il y a quelques jours que nous étions dans le coeur du cyclone.
    La crise Grecque entre dans un nouveau cycle de développement et la dépression a encore augmenté de puissance. Lorsqu’elle touchera les côtes, tous aux abris !!
    Abris déjà bien malmenés par la tempête précédente qui auront bien du mal à résister cette fois-ci.

    Et aujourd’hui les médias nous abreuvent d’histoires de petites culottes fallacieuses…, certains services de l’Etat ayant été mobilisés afin de  »détricoter » cette histoire passionnant les foules.
    On est vraiment tombé bien bas.

    Une bonne nouvelle tout de même : L’UMP a enfin compris la nécessité de faire des économies.
    Une ministre aux tenues soignées se voit obligée de séjourner en hotel 4 étoiles au lieu de 5 étoiles lors de ces déplacements.
    La crise est vraiment là.

    1. Pas encore assez pour le piéton que je suis, qui continue de souffrir du trafic urbain. Lorsqu’ils n’auront plus d’essence, ce sera bien.

  29. Formidable, Onubre! Vous passez combien de temps chaque jour à passer les comptes US au peigne fin? Je serais curieux de savoir. Bravo, en tout cas!

  30. Je m’autorise a vous faire partager mon article sur la situation particuliere de la Pologne qui semble avoir mieux resiste que les autres:

    Dans de nombreux journaux internationaux, on entend parler de la Pologne comme du seul pays n’ayant pas plongé dans la récession pendant la crise. Le Herald Tribunes titrait récemment « Rising Star Poland », évoquant le désir des jeunes polonais expatriés aux Etats Unis de revenir chez eux pour profiter de l’embellissement économique. Les polonais eux-même se roulent dans l’auto-satisfaction, n’hésitant pas à donner des leçons aux autres dans chaque institution européenne. Ce serait le pilotage monetaire et des politiques économiques ciblées qui auraient sauvé la mise. Pourtant en coulisse, ils savent pertinemment que cela n’est qu’hypocrisie.

    On peut souligner premièrement qu’avec 1,7% de croissance, on n’est pas non plus un grand champion. Le ralentissement économique a bien eu lieu. De très nombreuses jeunes entreprises specialisées dans les services perdent leurs clients les uns apres les autres. Le taux de chomage a grimpé de deux points atteignant 13% en février dernier.

    Il est vrai cependant que la Pologne s’en est mieux tiré que les autres. Beaucoup de polonais de la classe moyenne ont foi en la résistance de leur pays, mais se trompent quand ils en expliquent les raisons. Ce n’est pas simplement le résultat de la « therapie de choc » initiée dès 90 et l’adoption d’un nouveau modèle. Il y a d’abord le soutien des fonds européens avec l’entrée dans l’Union européenne qui a finance de nombreuses infrastructures. Mais ce n’est toujours pas la raison profonde.

    J’ai entendu hier la plus grande des erreurs/mensonges : « Si la Pologne avait des autoroutes partout, on serait déjà les premiers et les plus forts! » Il s’agit exactement du contraire. Des actions de lobbying retardent trés efficacement la construction de ce même réseau d’autoroutes. Car pour de tres nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) aux bords des petites routes, le trafic represente d’excellents chiffres d’affaire. Les belles autoroutes avec de belles stations TOTAL provoqueraient un désastre économique dans les régions frontalières.

    En réalite, l’économie du pays se pilote quaisment en mode automatique avec un marché intérieur très solide. Les polonais en 50 de communismes, puis en 20 ans de capitalisme de choc ont appris a se débrouiller seuls et à faire marcher leur petite affaire. Un tissu unique et très riche de PME fait vivre le pays. La résistance de la Pologne à la crise peut nous proposer des pistes de réflexions tres intéressantes, à la condition d’en regarder les vraies raisons: un faible marché du crédit, une faible présence de la finance internationale et beaucoup de débrouillardise.

    1. La Pologne n’a pas besoin d’autoroutes… Il n’y a pas assez de voitures et ça circule encore très bien, il faut 3-4 h de Varsovie jusqu’au sud. Alors, préservons les paysages polonais du béton ! Ca ne rime à rien de construire une autoroute jusqu’à Krakow, et Zakopane dans ces vallées enneigées du Tatr. Il faut prendre le temps d’y aller, tout ne dois pas être accessible immédiatement, il faut le mériter ! Le voyage est le but.

      Il faut de toute façon ne pas construire d’autoroutes ni ici ni ailleurs, et plutôt réparer les lignes ferroviaires délaissées. De plus il y a un excellent réseau de bus en Pologne.

      Et lorsque j’y était il y a 3 ans, c’était 20% de chômages et pas mal de grèves, ainsi que de longuesqueues à la soupe populaire à la gare Centrale, monument soviétique caché de plus en plus par des grattes-ciels. Et pourtant l’architecture soviétique est la plus réussie à mon gout, pas de fioritures, une rigueur toute romaine, une inspiration antique. Du sérieux.

      De plus tout le monde vend des myrtilles et des giroles, ceps et bolets le long des routes… construire une autoroute à travers ces traditions, à travers ma chère Pologne serait monstrueux.

    2. Ne serait-ce pas les Polonais qui ont inventé Solidarnosk..???

      (j’aime bien les Polonais… débrouillards et ouverts. Et je ne dis pas seulement ça à cause d’une Polonaise qui fut une des petites copines de ma jeunesse… lol)

  31. @ P. Jorion :
    Je ne sais pas si vous l’avez lu, mais il y en a au moins (haut placé) qui valide votre analyse :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9221
    M. Pangalos n’est pas la moitié d’un député français : il est vice-premier ministre grec et même Président du Conseil de l’Union Européenne (comme quoi, il doit connaître la situation européenne bien mieux que certains commentateurs).

    Serions nous en DEFCON 2 ?

  32. Bonjour à tou-te-s et Merci,

    Même si ça va très mal finir
    Beaucoup se voilent encore la face
    De peur de voir s’anéantir
    Ce qu’ils auront laissé comme traces …
    Dans les médias trop optimistes
    Bien incapables de décoder
    Un système trop opportuniste
    Sans foi ni loi mais bien rodé !

    Les moutons en feront les frais
    Et beaucoup de bergers avec
    Faute d’avoir bien vu les portraits
    Des voleurs avec leur long bec !
    Et si vous les croisez un jour
    Expliquez leur le vrai malaise
    Car c’est celui qui a toujours
    Rendu ceux-ci autant obèses !

    luami
    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

  33. Quelqu’un pourrait il me dire ou en sont les islandais avec leur dette et leur rejet de l’accord ICESAVE par référendum?
    Les grecs ne pourraient ils pas s’en inspirer?
    Ca ne résoudra pas le problème de fond mais ça déplacera peut être le curseur sur les « gros bras » européens et leurs « talentueux » banquiers.

    1. Désolé, mais… non.
      Imaginez qu’un état US fasse défaut sur sa dette… Il entraîne tous les autres.
      (d’ailleurs, les états US préfèrent licencier à tour de bras et faire des reconnaissances de dettes sauvages plutôt que de faire défaut)

      La Grèce, c’est pareil.

    2. Toujours pas d’accord avec les Britanniques et les Hollandais. Toujours pas de déblocage de la seconde tranche du prêt du FMI. Toujours pas de versement des prêts des pays nordiques.

      Le test Grec donne toute sa mesure. Le test Islandais ne va pas tarder à le faire.

      Va ensuite venir le temps des plans d’austérité renforcés, pour les pays qui ne s’y sont pas engagés. Avec comme seconde caractéristique, mise en évidence par la Grèce, qu’ils ne sont pas crédibles pour les marchés car considérés comme trop brutaux !

      A quel Saint alors faut-il se vouer ?

    3. Monsieur Leclerc.

      Je peux naturellement me tromper, mais… Le test Islandais.
      Risque de ne pas avoir lieu.
      Car ils montrerait peut-être qu’un pays peut parfaitement s’en sortir en autarcie.

      On en reparle dans 3-6 mois, d’accord?
      (si les petits cochons ne nous mangent pas d’ici là)

    4. @ Yvan :
      AFP 6 avril

      Où l’on reparle des ‘agences de notation’ …
      Ceci dit, le FMI commence à entrevoir que si le test dure et que le cobaye décède, il aura ensuite du mal à cacher le cadavre quelque part :
      « Le FMI a annoncé la semaine dernière qu’il allait proposer à ses États membres de débloquer un versement dans le cadre de son prêt à l’Islande, tout en reconnaissant que ceux-ci n’allaient pas nécessairement donner leur accord. »

      Jusqu’où le FMI peut-il tirer sur la corde sans que celle-ci ne rompe ?
      Réponse :
      « La grande majorité des 4×4 rutilants restent tristement parqués aux abords des concessions. Seuls les ateliers de réparation et le commerce d’occasion parviennent à survivre. Et à défaut d’être vendus, maisons et appartements s’échangent. Pour certains propriétaires, le troc devient la panacée. »

      Pas sûr, qu’ayant senti le risque de ‘croche sous-marine’ des hauts fonds islandais, le chalut du FMI continue ainsi à draguer toutes les ressources halieutiques existantes et qu’il ne lui faille pas remonter le filet plus tôt que prévu.
      L’Islandais est un petit poisson mais plus résistant que le pêcheur ne le croyait (phrase à double fonds).

      Cordialement.

  34. Pour moi, la chutte de la gréce, puis de d’autres états ne va en rien remettre en cause l’euro car il serai trop compliqué d’en sortir et de plus, cela ne résoudrait en rien les problémes de dette en euro des Etats. Comme il ne sera pas question de devaluer l’Euro, c’est plutot « la stratégie du choc » qui sera choisi comme solution. Les populations paieront (retraités, fonctionnaires, chomeurs, scolaires…) et cela va booster pour quelques temps la pompe à profits. Il y aura donc une courte accalmie sur le frond financier, du moins. Quand le niveau de vie des pauvres se sera éffondré « pour restaurer la compétitivité » et qu’on aura vendu tout ce qui peut l’être, la crise reviendra car le fondement du probléme financier n’aura pas été corrigé mais aggravé, tandis que l’édifice social aura été largement ébranlé par les « réformes ». Ce sera alors un effondrement, plus ou moins dramatique selon les pays.

    1. Bien vu.
      Tout est fait pour « reculer pour mieux sauter ».

      Mais ça, c’est un vieux réflexe humain de « business as usual ».

  35. ATHENES, 8 avril (Reuters), lisez comment ça parle : « Si, toutefois, un coût d’emprunt élevé persiste et si on ne réplique pas à la déviation hors du chemin de consolidation qui en résulterait, nous pensons que cela pourrait retarder le retournement de la trajectoire de la dette grecque et déboucher sur un abaissement de la notation », a déclaré jeudi Marko Mrsnik, analyste spécialiste de la Grèce chez Standard & Poor’s. Ce type a l’accent d’un programme de lecture numérique, le tonique partout en somme aucune prosodie, enfumement dit-on, ça pue quand même bien, je me mets ferme à radoter. Ou Trichet, qui déclare, attendant que la Grèce lui demande grâce, «Nous n’aurions pas été satisfait si le FMI seul devait intervenir». Aujourd’hui le taux d’intérêt sur la dette grecque à 7,508% sur les obligations à 10 ans, les taux à 2 ans ont même dépassé les rendements longs, touchant les 7,80%… La Bourse d’Athènes dévisse de 5%. «Il n’est pas nécessaire pour le moment d’activer le plan d’aide UE-FMI» répond un porte-parole du gouvernement, plan dont on dit le plus grand flou.
    La paléoanthropologie peut être d’un bon secours, le maillon qui manquait jusqu’ici dans la chaîne de l’évolution entre les derniers australopithèques et les premiers homos serait trouvé, il s’appelle Sediba – enfin de ces restes fossiles, de 1,9 millions d’années – et dormait vraisemblablement sur les arbres. «Il s’agit d’une nouvelle étape-clé dans l’histoire de l’humanité» déclare Lee Berger le directeur des recherches…

  36. Pour l’Elysée, la récession est clairement terminée
    pour Le Monde.fr | 08.04.10 | 16h48 • Mis à jour le 08.04.10 | 16h48

    Nicolas Sarkozy a exclu jeudi 8 avril de sortir la CRDS et la CSG du bouclier fiscal. « Un bouclier qui laisse passer une flèche, ce n’est plus un bouclier » assène-t-on à l’Elysée. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il annoncerait les grandes lignes de la réforme des retraites fin mai-début juin. La question « d’un prélèvement spécifique » sera alors tranchée.

    il exclut par ailleurs de revenir sur la suppression totale de la publicité dans l’audiovisuel public, comme le suggérait Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

    Il compte rencontrer prochainement Nicolas Hulot qui a quitté le Grenelle de l’environnement. L’Elysée considère enfin que « la récession est clairement terminée. On est en amorce de reprise ».

    QUI PARLE DE RECESSION ? Tout va bien madame la Marquise…

    1. « Un bouclier qui laisse passer une flèche, ce n’est plus un bouclier » assène-t-on à l’Elysée.

      Il n’existe pas de bouclier qui tienne contre tout un peuple qui en finit par vous tourner le dos.

      Il n’y a pas de bouclier qui tienne lorsque le sentiment d’injustice et de désolation grandit partout.

      L’homme le plus riche et le plus politicien qui soit n’a jamais été aussi le plus droit des hommes.

      Ce n’est pas toujours le bouclier des plus riches et puissants qui fait l’histoire des peuples.

    2. la CSG (contribution sociale généralisée ???) et la CRDS (contribution au renboursement de la dette sociale) sont-elles des charges imposées pour essayer d’éliquilibrer le budget de la sécurité sociale ou pas ?
      je ne ne vois pas pourquoi elles devraient être considérées comme un impôt de l’état?
      existerait-il un détournement des prélèvements entre ce qui concerne le budget de la sécurité sociale et celui de l’état ?
      est-ce que les cotisations sécu aussi peuvent-être décomptées ?
      comme il n’y a pas de petites économies ?, est-ce que la taxe audiovisuelle aussi ? et aussi les poubelles de la taxe foncière ? …

    1. Zeus?

      Très loin d’être un saint. Pensez donc, incestueux (marié à sa sœur), polygame (un nombre incalculable d’épouses) et même infidèle (de toute nature et en grand nombre).

      Vraiment pas facile à canoniser. Surtout chez les orthodoxes.

  37. Ben oui et en même temps ce n’est pas une surprise, du moins pas pour tout le monde.

    Si ma recherche est exacte, M. Leclerc a parlé du problème Grec dès le 15 janvier 2009 et le sujet est devenu récurrent sur ce blog. Et depuis quelques semaines il est brûlant.

    Au niveau politique, on dirait qu’ils ont découvert le problème dans les journaux. Je pouvais comprendre la surprise lors de la crise de 2008 que l’immense majorité des économiste n’avait pas prédit. Plus d’un an après, j’ai l’impression que le même scénario se rejoue.
    On continue de croire les économistes qui ne comprennent pas « leur science » et on constate les incendies lorsqu’elles se déclarent.

    Depuis quelques temps je me pose les questions suivantes :
    M. Jorion, vous dites que ceux qui nous dirigent ne prennent pas la mesure de la crise. Et les faits semblent vous donner raison. Il y a quand même parmis les politiques des gens intelligents, peut-être pas ceux qui sont sur le devant de la scène mais ceux qui travaillent en arrière-plan. Je suis sans doute naïf, mais j’ai des difficultés à croire que l’on peut autant se tromper ?

    Vous évoquez à juste titre que le même scénario est en train de se reproduire. Même si il y avait de nombreuses conditions mises en place, on sait que le déclencheur de la crise a été la faillite d’un seule banque. Ce qui aurait du permettre de prendre conscience que la finance était très interconnectée et que les risques pas du tout répartis.
    L’Allemagne et dans une moindre mesure la France, croient-elles vraiment que si un pays entier tombe en faillite, il n’y aura aucune conséquence pour eux ? Enfin, c’est du délire. Et il est impossible d’avoir oublié la crise, on ne l’a jamais quittée. Personnes dans les politiques n’a étudié les mécanismes qui nous y ont conduits ?

    Si quelqu’un à des éléments de réponses, n’hésitez pas.

  38. TRISSOTIN
    Va, va restituer tous les honteux larcins
    Que réclament sur toi les Grecs et les Latins.

    VADIUS
    Va, va-t’en faire amende honorable au Parnasse,
    D’avoir fait à tes vers estropier Horace.

    ==================

    Sans les grecs nous serions encore en train de cueillir le gui dans la forêts des Carnutes, et sans les grecs les allemands seraient encore des gros barbus plein de puces !

    Je trouve honteux qu’on réclame aux grecs et qu’on leur fait toutes sortes de griefs, sans eux nous ne serions pas là pour en parler ! nous devons TOUT au grecs, et nous oublions la mère de notre civilisation ! c’est vraiment symptomatique cette attitude de cuistrerie monumentale avec laquelle on considère ce pays de la part d’une inculture froide.

    Montaigne, Aristote, sans Aristote, le génie d’Aristote vaut combien de milliards ? Sans lui pas de Newton, pas de machine a vapeur, pas de révolution industrielle pas de capital. Sans la Grèce notre civilisation n’existerait pas. Nous leur devons la vie, aux grecs et maintenant nous leur réclamons de l’argent ! lamentable !

    Un mot qu’il faut rayer du vocabulaire c’est le mot « prêt ». Parfois il faut donner, pour le moment il faut donner et non prêter car de là viennent tous les maux !

    Il ne faut plus prêter rien du tout, mais donner. Moi je n’accepte pas ni de recevoir un pret ni de prêter, c’est déjà là que commence le dégout, à ce stade. Au stade de l’escompte. Un homme, digne de ce nom, n’escompte pas, ne prête pas. Il donne. Voilà comment se comporte un homme et pas un cloporte. C’est déjà dans ces fondamentaux sordides, dans cette façon de n’envisager les relation que comme relations commerciales ou de prêt que se joue la faillite morale et existentielle de notre société. A bas les contrats ! déchirons les papiers titres, billevesées.

    Le prêt, la damnation moderne.

    Jésus le seul homme qui a réussi à sortir vivant d’une banque, pas d’un tombeau.

    1. Lisztfr.
      Non seulement je t’approuve, mais j’abonde.

      Le souci est que toi comme moi sommes trop honnêtes.
      Ca fout les boules, non?

    2. je cite de mémoire : « si on frappait sur des tombeaux pour demander aux morts s’ils veulent ressusciter, ils répondraient : NON !

    3. @Karluss: tout dépend de quel côté de la frontière on leur propose de ressusciter: côté ici-bas ou côté au-delà ? Dans le premier cas, ils savent ce qui les attend, dans le second, ils peuvent spéculer, et miser sur le paradis en prenant le risque de se retrouver en enfer.

  39. et dire que  » selon l’Elysée » la récession est « terminée » …hihi …ils ont des lunettes roses
    et que « sauf événement imprévu » « on est sur le chemin de la reprise » , bravo les spécialistes financiers « conseillés » du « roi »…! s’ils ne sont pas en mesure d’appréhender ce qui est devant nous c’est grave…!

    1. Vous pensez sérieusement que s’ils savaient que la crise est hyper-grave, ils iraient dire « tous aux canots de sauvetage! les femmes et les enfants d’abord! »? Ils sont comme ce ministre irakien niant l’arrivée des américains alors qu’on entendait les chars derrière lui. On a des communicateurs, pas des dirigeants.

  40. Jeudi 8 avril 2010 :

    le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était à 7,350 % contre 7,161 % la veille à la même heure. Le différentiel obligation grecque / Bund allemand à 10 ans, particulièrement suivi par le marché, s’est élargi à plus de 426 points de base, là encore un record.

    Romandie

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
    Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
    Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.
    Mercredi 7 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,161 %.
    Jeudi 8 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,350 %.

  41. The Greatest Shell Game Ever Continues As The Whole World Is Now Insolvent; Updated Thoughts From Chris Martenson On The Upcoming US Funding Crisis

    http://www.zerohedge.com/article/greatest-shell-game-ever-continues-whole-world-now-insolvent-updated-thoughts-chris-martenso

    Cet article me semble très intéressant, mais les connaissances me manques concernant par exemple le « custody account »…. je n’arrive pas à comprendre de quoi il s’agit. « Custody » signifie tutelle….

    1. …it is basically a gigantic brokerage account held by the Fed on behalf of foreign central banks.

      Ok

      Conclusion :

      My concern is that the mysterious indirect and direct buyers that have been showing up at Treasury auctions lately may be none other than the Fed itself or its proxies, hidden by some slight shell game or another.

      There simply seems to be no other explanation, given the perilous state of the global economy. Where is all this capital coming from, if not central banks? From earnings? From exports? From legitimate economic savings? From private individuals (during a major stock bull run)? None of these explanations matches the volume of borrowing that we are seeing in the US Treasury market, let alone worldwide.

      on 04/08/2010 11:08

  42. merci Paul d’apporter de l’eau à mon moulin, vraisemblablement par hasard, suite à ma question soulevée lors de votre billet sur « Le prix », votre prochain livre.
    Vous parlez ici de désolation, c’est la réponse formulée par l’ancien patron de Citigroup au Capitol, il est désolé… nous aussi !
    demain sera une autre désolation.

  43. Je suis votre blog régulièrement depuis janvier 2009. M. Jorion, que pense l’anthropologue de cet évènement qui touche tout le monde, mais concerne si peu de gens ?

    Bennis soient les ignorants….

  44. Bref pour résumer la situation grecque:
    -sans plan d’austérité, les taux montent
    -avec plan d’austérité, les taux montent quand même car le plan n’est pas assez austère ou crédible au regard des taux!
    C’est ce qui s’appelle avoir dépassé le point de non retour…de la spirale infernale.
    Les marchés qui aiment tant les paris sont sûrement en train de parier sur le prochain pays à subir le même sort.
    Mais qu’est qu’ils boufferont donc ces riches quand ils vont se retrouver tous seuls au milieu du désert: leurs Euros?

  45. La nuit sera longue à Bruxelles.

    La réunion des ministres des finances de la zone euro, destinée à préparer jeudi et vendredi celle de Madrid de la semaine prochaine avec leurs autres collègues de l’Union européenne, essaye de remplir dans l’urgence les pointillés du plan de sauvetage de la Grèce adopté par les chefs d’Etat il y a deux semaines.

    Question essentielle, le taux auquel les prêts bilatéraux seraient consentis à la Grèce fait l’objet des discussions.

    Un accord interviendra-t-il sur une formule plus souple et moins onéreuse que celle que l’on a prêté cette semaine aux Allemands ? Il semble que ce soit l’enjeu des débats. Selon Reuters, qui cite des sources non identifiées, on pourrait s’acheminer vers l’adoption d’un plafond de 6% là où les Allemands faisaient de ce même taux un plancher !

    Mais il y aurait encore du grain à moudre, et les mêmes sources auraient expliqué que le taux final ne sera révélé que si les autorités grecques demandent l’activation du plan…. Une précision qui laisse à penser que des désaccords subsistent.

  46. je cite l’auteur :
    « La nouvelle finance que nous avons laissé s’installer depuis 1980 est sujette à la rétroaction positive, plus connue sous les noms de « réaction en chaîne » et d’« effet boule de neige ». Ni les financiers, ni les politiques ne l’ont encore compris. Je rappelle ce que j’ai dit aussitôt qu’il a été question du caractère préoccupant de la dette grecque : le jour où la Grèce fera défaut, le sort de la dette portugaise sera scellé – et pas pour le mieux, je le précise. Ceux qui prennent aujourd’hui des décisions en notre nom n’ont pas encore pris la mesure de la crise que nous traversons. Ils la prendront j’en suis sûr un jour mais il ne restera alors que ruines et désolation. »

    Quel toupet, quelle mauvaise foi, et dans les quelques commentaires que j’ai lu, combien d’entre vous sont lobotomisés et désinformés… d’abord la nouvelle finance depuis 1980 n’existe pas : la dérégulation financière a été orchestrée par baladur et sarko, et un peu chirac, tout cela pendant les cohabitations de droite majoritaire au parlement. Ce n’est pas le court règne socialiste qui a permis cette dérive, mais bel et bien le sarko et sa folie du bling bling. Son élection est une pantalonnade : les financiers voyou, les médias ont trafiqué les résultats, tout comme ils viennent de le faire pour les régionnales ; vous ne doutez de rien, vous n’avez aucun organe pour réfléchir. Un peu de lecture sur le site « documentation française » (cherchez…)
    Sarko, il aurait fait comment si ségo avait été élue (elle a été élue) pour tout cacher et mettre ses potes à tous les points stratégiques pour éviter les fuites ! Tous ces boucliers et niches, c’est l’argent du silence qu’il doit à ses potes qui le lachent et tant mieux, nous allons vers une guerre des puissants qui joue en notre faveur. « il faut que la peur change de camp » dit l’un de ses conseillers mafieux, et bien c’est rigolo mais c’est les petites classes qui étaient les victimes de la violence de ce système.

    La grèce ne sera pas la goutte qui fait débordé, tous les pays en sont en même point, ce n’est qu’une question de temps. Sarko vient d’en gagner en piquant 35 milliards soit disant pour le grand paris, milliards pris sur les livrets d’épargne des français.

    C’est suicidant de voir le nombre de conneries écrites ici. quel niveau intellectuel ! ce qui vous arrivera au pire de la crise et après c’est bien fait.

    et je ne suis pas de gauche, encore moins de droite.

    1. Votre propos me semble résulter d’une mauvaise interprétation de l’article. Lorsque les années 1980 sont évoquées comme tournant de la financiarisation, ce n’est pas à travers un prisme purement franco-français : c’est une lecture globale du monde à cet instant et une évocation implicite des gouvernances Reagan et Thatcher. Ceci dit, je ne suis pas forcément certain que les socialistes français n’aient joué aucun rôle dans la financiarisation rampante de l’économie.

    2. Je confirme :
      L’accord entérinant la privatisation de TOUS les services (sauf armée, impôts et un troisième) a été fait signé sans discution par Monsieur Balladur, premier Ministre sous Mitterand.
      Accord d’origine américaine de 500 pages accompagné de 2500 pages d’annexes.

    3. Sarkozy n’est qu’un épiphénomène d’une vague de fond qui remonte aux années 80.
      Il s’est fait élire sur un certain nombre de thèmes en décalage complet avec avec le tempo chaotique d’un modèle – néo-libéral – en voie d’implosion.
      Sarkozy n’a fait qu’assumer, de façon décomplexée, des politiques économiques qui ont été pratiquées aussi bien par les gouvernements de droite que de gauche, la gauche se distinguant par son coté plus redistributif, d’accompagnement du capitalisme globalisé et financiarisé.

    4. @Bart

      Je crois qu’il va malheureusement vous falloir réviser votre petite histoire économico-politique. Les socialistes français ont une responsabilité non négligeable dans la libéralisation de la finance à l’échelle européenne, Delors notamment (mais on pourrait citer bien entendu Camdessus, Bérégovoy, Strauss-Kahn ou Lamy pour ce qui est de porter la bonne parole néolib, sous le prétexte de canaliser les effets du système et de la nécessaire adaptation bien entendu. On ne devient pas directeur du FMI ou de l’OMC sans avoir un pedigree idéologique solide). Or le mouvement date bien de leur arrivée au pouvoir, même s’ils ne l’ont pas initié évidemment. Mais leur qualité de suivistes est incontestable. Je le dis d’autant plus amèrement que moi, je suis de gauche (hors Ps désormais, il va sans dire)

  47. Just remember in the years to come, that Greece is the SYMPTOM OF THE EVOLUTION OF FINANCED DEMOCRACY. Everything else said on the subject, it is a footnote.

  48. d’apres Bloomberg, réunion d’urgence cette nuit à la BCE. Les gens du FMI restent à Washington …

  49. Ce que vous annoncé, le LEAP 2020 l’annonce depuis le début de la crise. Vous êtes sur la même longueur d’ondes (et peut être – excusez mon ignorance – faites vous partie de cet organisme).

    Bien sûr que les politiques ne maîtrisent rien puisqu’ils refusent de contrôler de façon très fine les flux financiers.

    A l’heure où j’écris, une agence (Fitch?) « d’experts économistes » a dégradé la note de la Grèce à BBB-. Provoquant du coup la hausse des taux d’intérêts consentis à ce pays. Est-ce tellement évident – où suis-je trop bête – pour comprendre que ces « fameuses » agences ont partie liée avec les « spéculateurs » (et notamment les grands organismes bancaires…) : je dégrade, tu prêtes « plus cher », l’Etat peine à rembourser d’où une nouvelle dégradation, un taux « bonifié »… Beau cercle vicieux, non?

  50. Selon les agences de presse, un accord serait intervenu à Bruxelles, au niveau des experts, quant au taux retenu pour les prêts bilatéraux à l’Etat grec.

    Ce taux n’a pas été révélé, il a seulement été dit qu’il était en dessous du marché, mais que « ce n’était pas un cadeau ».

    La course d’obstacle n’est pas pour autant terminée, car il va encore falloir adopter le principe de l’activation du plan (ce qui permettra au gouvernement grec de formellement le demander). Ainsi que déterminer le montant global du prêt et la clé de répartition entre pays !

    Une réunion des ministres des finances de l’Union européenne se tiendra la semaine prochaine à Madrid et a été annoncée par Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, comme permettant de conclure si nécessaire. La question est de savoir s’il peut être attendu jusque là.

    Le gouvernement grec, qui ne parle plus du roadshow qu’il avait projeté d’entreprendre aux Etats-Unis pour lever des dollars, avait depuis annoncé qu’il entendait émettre mardi prochain des T-bills à maturité de 12 mois et pour un montant de 10 milliards d’euros. Une manière de gagner du temps, dans l’espoir également d’une détente des taux d’ici là, lorsqu’il faudra procéder au refinancement, si toutefois l’émission est couverte.

  51. Une belle foire d’empoigne.

    Selon des informations complémentaires qui demandent à être confirmées, le gouvernement Allemand en serait resté à sa position initiale (plancher des taux à environ 6%), mais il serait laissé la possibilité aux autres gouvernements d’adopter des taux moins élevés.

    1. donc … vu qu’a part l’Allemagne, tout le monde est fauché, ça oblige le FMI à prendre plus du tiers comme initialement prévu, non ?

    2. zero hedge rapporte que ca serait 6% pour un prêt inférieur à 3 ans, 7% au delà …

      et que donc la BCE pousse la Grèce dans les bras du FMI …

  52. La Grèce est partout

    (extrait d’un article de
    traduit en français sur http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10277&lg=fr )

    En Europe, la bonne affaire des « emprunts d’État » prospère dans l’ombre de a crise financière. Car nul créancier ne peut rêver meilleur débiteur qu’un État….

    À la crise bancaire et financière a succédé rapidement et sans surprise la crise économique mondiale. Nous voici maintenant au troisième stade de la Grande Crise : la crise des finances publiques. Un remake de « Crime et châtiment » : le généreux plan de sauvetage des banques sera payé par le citoyen lambda. La croissance exponentielle de l’endettement public sert d’arme pour imposer cette logique à coups de trique. Quelques petits peuples – les Islandais au Nord, les Grecs au Sud – osent s’opposer aux aberrations dominantes et refusent de payer la crise. Presque du jour au lendemain les dettes des autres sont devenues le problème de tous.

    Selon les derniers chiffres du FMI, les dettes de cinq des États du G8 dépassent désormais 100% de leur produit intérieur brut (PIB), la palme revenant au Japon (230%). L’Allemagne et le Canada sont encore en deçà des 100%, 5 États de l’UE – l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et la Grèce juste au-dessous ou au-dessus de cette limite. Jamais auparavant la dette publique des pays capitalistes industrialisés n’avait crû dans de telles proportions en temps de paix qu’elle ne l’a fait depuis septembre 2007.

    Pour la seule année 2009 les engagements de la République fédérale ont grimpé jusqu’à 1 692 milliards d’euros. Il faut remonter à 1995 – première année où le coût de la réunification a été réellement budgété- pour retrouver une inflation plus importante de l’endettement public. Dans les pays de l’OCDE le niveau moyen des déficits publics se situe autour de 80% du PIB, dans quelques années tout le monde devrait avoir franchi la barre des 100%.

    Plus de 8 000 milliards d’euros

    Au sujet de la dette publique les opinions des économistes ont toujours divergé. On dit qu’un État qui s’endette trop peu oblitère son avenir. Un État qui s’endette trop ruine son économie. En Allemagne comme dans tous les pays où règne le dogme néolibéral prédomine le mantra de la pensée unique, selon lequel l’endettement public est un mal absolu, qui ne saurait mener qu’à l’inflation, à une fiscalité exorbitante et à la faillite de l’État. On fait donner toute la puissance des médias pour faire oublier le lien entre crise financière, sauvetage des banques et explosion de la dette publique et entonner la chanson des économies et des restrictions budgétaires avec son refrain de « l’État-Providence impossible à financer ».

    Aucune raison de paniquer. Aucun État européen n’est acculé à la faillite. Même les Grecs ne doivent pas rembourser leurs 300 milliards d’euros (ou presque), soit 130% de leur PIB : il faut seulement se refinancer régulièrement, entendez : remplacer les vieilles dettes par des nouvelles. Cela ne devrait pas poser problème : l’État, détenteur du monopole fiscal et financier, est de loin le meilleur débiteur. À la différence des grandes banques, il ne peut faire faillite que si son économie est totalement ruinée. Et malgré la crise il n’en est nulle part question en Europe.

    Partout dans le monde la dette publique augmente, de plus en plus d’emprunts publics sont lancés sur les marchés financiers et en règle générale on se les arrache, car les emprunts proposés sont largement sursouscrits. Même la Grèce aurait encore facilement pu lancer au début de l’année trois fois plus d’emprunts sur les marchés. L’ensemble de l’UE a souscrit en 2008 plus de 650 milliards d’euros d’emprunts, en 2009 on en était déjà à plus de 900 milliards, en 2010 (estimation conservatoire) on devrait nettement dépasser les 1100 milliards. L’ardoise de l’UE dépasse au total les 8 000 milliards d’euros. S’y ajoutent les USA avec plus de 2 300 milliards d’emprunts tout neufs. Le commerce des obligations na jamais été aussi florissant. Pourquoi donc cette inquiétude des marchés, ces angoisses soudaines quant à la dette grecque, italienne, espagnole, portugaise ou irlandaise ? Pourquoi cette crainte de la banqueroute, à laquelle de toute évidence les marchés sont les derniers à croire ? Les emprunts grecs, espagnols, portugais continuent à s’enlever comme des petits pains, on se les arrache autant que les créances allemandes. Bien sûr avec des primes de risque juteuses, qui rendent le paquet nettement plus profitable.

    L’endettement public est bien plus ancien que le capitalisme moderne. Les banqueroutes publiques ont été, avant l’invention de l‘endettement permanent, un moyen éprouvé pour les gouvernants de mettre au pas leurs créanciers. Ceux-ci se satisfaisaient alors d’intérêts exorbitants. De nos jours les annonces catastrophistes d’une menace de banqueroutes publiques constituent un moyen extrêmement efficace de soumettre aux marchés financiers les gouvernements et avec eux les peuples et nations, prétendument souverains. Quand la solvabilité d’un État est efficacement mise en doute, c’est aux créanciers que cela profite au premier chef ; de nos jours en règle générale non d’autres États, mais des investisseurs privés, des banques, des compagnies d’assurances et des fonds (de pension). Une part non négligeable de la richesse nationale atterrit dans leur poche.

    Les taux de déficit et d’endettement disent peu de choses sur le risque d’endettement effectif. Certes ils ont du succès auprès des profanes en économie de la classe politique parce qu’ils détournent des véritables faiblesses d’une économie nationale – par exemple, on oublie que l’Allemagne est extrêmement dépendante de ses exportations. On aime aussi simplifier abusivement les taux d’annuités – le rapport entre les recettes fiscales annuelles et les intérêts annuels de la dette. Lorsque- comme en Grèce- les recettes fiscales sont faibles, parce que les élites ne paient presque pas d’impôts, que la crise économique réduit les revenus imposables et que les intérêts des emprunts sont gonflés par les spéculateurs et les agences de notation, le taux d’annuités peut s’élever à 30 ou 40%. Quand cela se produit et que le service de la dette engloutit le budget public, le pays touché est précipité dans le piège de la dette. Il ne pourrait s’en tirer qu’en proclamant une véritable faillite de l’État. Pour éviter cela, il faut abaisser le taux d’intérêt. Une communauté telle que l’UE pourrait très bien l’obtenir, en garantissant la solvabilité de la Grèce, et sans reprendre à son compte ne fût-ce qu’un centime des dettes du pays et verser dans les âneries populistes de Merkel & Co.

    C’étaient et ce sont toujours les banques – en tête les instituts financiers européens – qui achètent et détiennent les obligations grecques et tirent d’énormes profits de la crise financière qu’elle traverse : les principaux créanciers de la Grèce sont des institutions bancaires et des compagnies d’assurances françaises, suisses et allemandes, suivies, loin derrière, par des banques états-uniennes et britanniques. Les banques portugaises détiennent presque autant de créances grecques que les États-uniens.

    S’en sortir au moyen de l’inflation ?

    […]

    Il serait plus sage de changer les règles en vue d’éviter des crises du même type. Aucune logique économique n’implique l’interdiction statutaire faite à la BCE d’acheter et détenir des créances publiques de ses États membres. Cette règle absurde a conduit la BCE, au cours des derniers mois, à inonder de crédits à un taux dérisoire les banques de la zone euro et parallèlement à refuser d’en accorder aux États membres. En revanche les banques européennes – allemandes en tête – ont emprunté de l’argent à la BCE à des taux très bas, et l’ont ensuite prêté à l’État grec à des taux usuraires. Une excellente affaire. Ackermann et Co. sont aux anges.

    Ce n’est pas de la bêtise pure et simple, c’est calculé. En agitant le spectre d’une faillite des États et la menace d’un chaos monétaire en cas de chute de l’euro, on impose d’autres « réformes » néolibérales. En Espagne et en Italie, au Portugal et en Grande-Bretagne, partout la retraite à 67 ans est à l’ordre du jour. Partout le citoyen lambda- pas les détenteurs de capitaux et de patrimoines – doit se préparer à de très fortes augmentations d’impôts. Partout les prestations sociales se restreignent, partout on s’attaque aux services publics. Sous le vent de la prétendue détresse financière de l’État on poursuit joyeusement la privatisation des biens publics. On mène les Grecs à l’abattoir, on cuit les Portugais à petit feu et déjà on aiguise les couteaux pour saigner l’Espagne. De te fabula narratur*.

    1. Merci
      C’est complotiste et très logique.
      Malheureusement çà débouche sur un chaos dont on se demande si ceux qui l’ont voulu ont le moyen d’en profiter à terme…et en habitant dans quelle contrée?

  53. Traduit du grec :
    65.000 entreprises commerciales pourraient disparaître dans l’immédiat en Grèce
    Des estimations pessimistes pour le commerce – 100 000 emplois menacés.
    On estime à 65 000 le nombre d’ entreprises commerciales en danger de disparition dans l’immédiat, en raison du problème désormais aigu de manque de liquidités.
    La chute importante de l’emploi prévue dans ce secteur constitue une étape significative dans la dégradation de la situation du pays, puisque ce secteur était jusqu’ici, le seul dans l’économie grecque qui affichait des chiffres positifs et recrutait.
    Signe de la dégradation, le chiffre d’affaires des commerçants a reculé de 20% pendant les fêtes de Pacques, par rapport à la même période de l’année dernière. Tous les jours des rumeurs enflent sur des faillites probables des grands noms du commerce de détail.
    Kathimerini (Le Quototidien)
    Traduction MK

  54. Les Marchés Financiers ont « bon dos ». Ils ne sont pas la cause actuelle de l’Etat Grec. Depuis plusieurs années tousles états européens vivent dans le « luxe » c’est à dire « à crédit ». Alors maintenant que ce teps est fini il faut bien payer la facture. L’Argent est trop cher pour servir de jouet aux Politiques que je considére comme les enfants. Des irresponsables. C’est là le fond du problème, les marchés en étant seulement la conséquence.

  55. Un accord européen de soutien et de financement a été trouvé. Un ministre grec (Premier ou des Phinances…- ah, Jarry! – , je ne sais plus) a cru bon de dire qu’il fallait que les spéculateurs arrêtent de jouer avec l’euro. Décidément, les politiques sont les plus grands comiques du monde. Ne serait-ce que pour ces paroles malheureuses, il devrait avoir le courage de démissionner.

    1. Vous avez raison… les spéculateurs ne spéculent pas et il faut faire payer le peuple … c’est tellement plus simple 🙄

    2. @ Henry : Je crains de mettre mal exprimé et mes propos, par conséquent, mal interprétés. Je voulais dénoncer l’habitude des politiques de crier feu sans prendre de mesures pour empêcher les incendies. Ainsi, avant d’en appeler à la responsabilité des traders qui n’en peuvent mais, nos dirigeants devraient légiférer pour les empêcher de nuire, c’est-à-dire mettre en place des procédures de contrôle contraignantes (et j’insiste sur ce qualificatif) pour l’ensemble de l’industrie financière.

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