Radio Canada, RDI Économie, le 21 avril à 18h30

J’étais l’invité – télévisé, cette fois – de Gérald Fillion, dans le cadre de RDI Économie sur Radio-Canada, à 18h30, heure locale.

La vidéo est aussi disponible ici.

C’est un peu incohérent parce qu’une partie importante de l’entretien (surtout au début) a été supprimée au montage (l’émission était en différé).

Partager :

17 réflexions sur « Radio Canada, RDI Économie, le 21 avril à 18h30 »

  1. Ha la tyrannie stupide de l’audio-visuel télévisé !

    Un journaliste pressé qui ne possède pas vraiment son sujet et traite son invité comme un produit marketing, un montage effectivement maladroit ( peut être orienté sur …quoi ? l’intérêt présumé du téléspectateur consommateur moyen qui veut entendre ce qu’il aime entendre ?) .

    Vive la radio .

    On retiendra de ce passage l’affirmation que les politiques se rebiffent .

    Plaise au ciel , car c’est ce que j’appelais de mes voeux il y a près de trois ans sur le blog de Jacques Attali , en souhaitant que les politiques » disent enfin m.. aux gnomes de Bâle » .

  2. Bonjour,
    deux superbes interventions, enfin des journalistes qui clarifient le débat au lieu de l’embourber comme en France. Bon vent à tous.

    1. Je suis plutôt d’accord avec Xavier et pas avec Juan : en 8 minutes, poser quelques questions qui permettent à Paul de dire l’essentiel, c’est très bien fait. Et surtout, le journaliste n’essaie pas de faire semblant de s’y connaître mieux que l’invité: il le valorise au lieu de se valoriser. Un vrai pro et pas un Narcisse, quoi… Vive le Québec (plus ou moins libre…).

  3. Bonjour à tous,

    Une petite question à vous tous :

    Quel est selon vous les scénarios les plus plausibles ?

     » Admettons que Goldman Sachs soit la pointe de l’iceberg et que aujourd’hui tous l’iceberg soit dévoilé ! Quel chemin va prendre le « fil rouge » ? Quelle sera la nouvelle face de l’économie mondiale ?

    1. Le maître et l’élève

      Y a-t-il quelque chose qui ait le moindre sens et qui soit capable de changer le cours des événements, aussi bien sur terre que dans les autres mondes ? ai-je demandé à mon maître.
      — Oui, bien sûr, m’a répondu mon maître.
      — Qu’est-ce donc ?
      — C’est…
      Soudain, mon maître s’est tu.
      Debout, plein d’attention, j’attendais sa réponse.
      Mais il continuait de se taire.
      Debout, je me taisais aussi.
      Il se taisait toujours.
      Debout, je me taisais.
      Il continuait de se taire.
      Tous les deux, debout, nous nous taisions.
      Oh là là !
      Nous nous taisions tous les deux.
      Oui, debout, nous nous taisions tous les deux !

      Daniil Kharms

  4. On n’a pas de preuve, pour l’heure, que Sarkozy se comporte comme l’homme d’état qu’il devrait être. Sa suggestion (déjà ancienne, et avec Gordon Brown) d’une refondation du capitalisme n’a pas été reprise, comme tant de ses autres déclarations solennelles… On a d’ailleurs l’impression en France que certains Européens s’expriment, mais certainement pas à Paris. Il y a bien Christine Lagarde, mais elle ne fait que des demi-déclarations, sans doute consciente que l’Elysée peut la contredire à tout moment. Tout compte fait, il y a paralysie des politiques. C’est ce que souhaitait Sarkozy dans le nouveau cadre institutionnel (??) qu’il a élaboré au nom de sa propre « grandeur », et qui s’avère être une catastrophe. Le président français se rebifferait? Voire… Contre qui?

  5. Paul Jorion me fait penser de plus en plus au Guetteur le héros de Robert Silverberg dans les « Ailes de la nuit » .

  6. Bonjour à tous et bonjour Monsieur Jorion,

    Je suis l’animateur qui a réalisé l’interview. Je tiens d’abord à vous remercier, Monsieur Jorion, d’avoir pris le temps de vous arrêter dans nos studios pour nous accorder ces quelques minutes. RDI est la chaîne d’informations continues de Radio-Canada, le télédiffuseur public francophone du Canada.

    À plusieurs reprises, on m’a demandé d’interviewer Monsieur Jorion. Plusieurs de mes téléspectateurs le connaissent bien et ils souhaitaient l’entendre. J’ai appris il y a quelques jours qu’il était à Montréal et nous avons immédiatement lancé l’invitation qu’il a généreusement acceptée.

    J’aurais aimé être mieux préparé. Je crois, toutefois, lui avoir posé des questions d’intérêt pour notre public, qui ont mis en valeur les propos et les réflexions de Monsieur Jorion. Cela dit, contrairement au web, la télé est coincé par le temps et la publicité. Il a fallu réduire l’entrevue, mais je crois sincèrement que le montage n’était pas incohérent.

    Monsieur Jorion, j’espère vous accueillir de nouveau, à Montréal ou par satellite de Paris, pour parler de vos prochains projets. Nous sommes, chez nous, tout à fait concernés par les enjeux économiques mondiaux. Le Canada a un rôle modeste dans les grandes décisions internationales. Toutefois, le Canada sert souvent de modèle pour sa gestion budgétaire et son système bancaire. Nous avons les plus grandes réserves de pétrole après l’Arabie Saoudite (avec les sables bitumineux de l’Alberta) et nous sommes le mauvais élève montré du doigt par la communauté internationale pour notre bilan environnemental.

    Tout ça pour expliquer au fond que nous sommes liés et conviés à discuter ensemble des solutions à l’amélioration de notre vie collective, sociale, économique, culturelle, etc.

    Merci et au plaisir,

    Gérald Fillion
    Montréal

    1. Bonjour Monsieur Fillion
      Je vous suis reconnaissant de votre façon de questionner Paul Jorion : vous laissez une place attentive à l’interrogé.
      Je suis ce bloque depuis plusieurs mois et j’ai été à même de constater que la presse officielle n’accorde pas si souvent que ça un tel respect à l’endroit de Paul Jorion.
      Vive le professionalisme journalistique

    2. Je conçois bien quelles sont vos contraintes, je crains malheureusement que mes remarques sur la Chine – qui enchaînaient sur d’autres, relatives à l’Allemagne et la Grande-Bretagne – ne soient incompréhensibles en raison du contexte manquant.

    3. Bonjour Mr Fillion,

       »Le Canada a un rôle modeste dans les grandes décisions internationales. Toutefois, le Canada sert souvent de modèle pour sa gestion budgétaire et son système bancaire. »

      Je pense que vous devriez regarder d’un peu plus prêt votre modèle de gestion budgétaire.
      http://www.creditwritedowns.com/2010/04/bubblicious-mortgage-deals-canadian-version.html
      N’est pas  »incredible » de suivre le même chemin que celui pris par votre voisin US ?

      Quant à votre gouvernement, est-il utile de rappeler qu’il s’est fermement opposé au projet de taxation des banques ?

      Encore un effort pour être un modèle.

    4. Bonjour Monsieur Fillon (journaliste :))
      Félicitations car vous avez pu interroger avec beaucoup d’empathie Paul qui a pu enfin expliquer la situation actuelle. D’autres émissions permettrons d’approfondir.
      C’est la première fois également qu’un journaliste se permet un Feed back sur le blog et je trouve cela très intéressant.
      Bravo pour votre simplicité et j’aimerai que beaucoup de vos confrères en France prennent modèle sur vous !
      Je vous propose de prendre quelques journalistes Français en stage chez vous !

  7. Alors là, je suis bluffé. Voila qui invalide beaucoup le commentaire. Je suis moi aussi d’accord sur le fait qu’il n’y a pas de « prise au piège », et que Jorion n’est pas traité comme un produit. Les choses sont clarifiées, et il est sans doute très difficile de rentrer dans le détail si on ne l’a pas préparé (aussi bien le journaliste que le public, ce qui impliquerait une série d’émissions). Sans doute cela s’inscrit-il plutôt dans une série de points de vue qui permette à l’auditeur d’avoir un éventail plus large et de se renseigner lui même.

    Je suis par contre bluffé que le journaliste en question, Mr Fillon, prenne la peine de venir le blog et d’expliquer sa démarche par rapport à d’éventuelles critiques.

    Rien que pour ça, je dis bravo … Je connais peu de journaliste, en France ou en Belgique, qui agirait de cette manière, et je trouve ça profondément sérieux.

  8. C’est étonnant comme les réputations se font et se défont.
    Il y a quelques années encore le Canada passait il me semble pour un excellent élève en matière d’environnement (mais peut-être était-ce déjà indû ?) Et l’Allemagne était admirée pour sa rigueur économique et son esprit européen. Aujourd’hui le Canada saccage son environnement et l’Allemagne fait absolument n’importe quoi en matière d’économie et vire limite nationaliste (même si tout le monde n’a pas encore perçu le changement pourtant radical)
    Troublant. Au delà de la crise actuelle, la mondialisation a peut-être sorti de la pauvreté des millions de chinois comme on se plait à le dire, mais les dégats dans nos pays sont considérables et je ne crois décidément pas que les consciences en ont vraiment pris toute la mesure. Le quotidien hypnotise et les mémoires s’évaporent vite. Mais on me rétorquera sans doute que je suis victime du syndrome du « c’était mieux avant » ?

  9. JE CROIS BIEN ETRE DU MEME AVIS QUE LES 10 AUTRES PROVINCES TOUT LE MONDE LE VOIT QUE LES QUEBECOIS SE VOLENT ENTRE EUX ET FRAUDES PUBLIQUEMENTS ENTRES EUX. JE PENSE QU’IL DOIVENT SE SOUVENIR DE LA REGLE NUMERO UN ET DE NE PAS TRAIRE LA VACHE DE VOTRE VOISIN. NON MAIS UN NOUVEL ARENA C’EST VRAIEMENT PAS LE MOMENT POUR LA PROVINCE OU LE TAUX D’ENDETEMENT FRAULE LE CRASH. ET OU LES ETUDIANT DÉPENSE LE PLUS AU CANADA.POUR VAINCRE LA CORRUPTION AU QUEBEC IL FAUDRAIT QUE LES PARENT ARRETE DE MONTRER AU ENFANT COMMENT FRAUDER ET LEURS EXPLIQUER QU’IL FAUT TRAVAILLER DANS CE MONDE CRUEL.

Les commentaires sont fermés.