Le cobaye payeur, par Corinne Lepage

Billet invité.

La question du rapport du politique avec la finance est vraiment la question centrale. Si les gouvernements se révèlent incapables d’imposer les transformations nécessaires, qu’il s’agisse de régulation, de création d’une taxe mondiale sur les banques ou de priorité donnée à l’économie, deux possibilités existent : soit ils ne veulent pas et cela pose la question des liens peut-être incestueux entre les gouvernements et la finance, soit ils ne peuvent pas et il conviendrait alors que cette situation illégitime et inacceptable soit mise sur la place publique pour que les citoyens s’en saisissent.

La situation française, pour ce qui est de la législation nationale et des choix présidentiels, relève à l’évidence de la première catégorie. Déjà, le plan de sauvetage des banques a été négocié dans de très mauvaises conditions, puisque par rapport aux choix faits par exemple par l’administration américaine, nous avons perdu près de 6 Mds.

Mais le projet de loi « régulation bancaire et financière » est un projet scélérat dans la mesure où, en totale contradiction avec les déclarations présidentielles sur la « moralisation » du capitalisme financier et la nécessité de tirer les conséquences des catastrophes liées à la titrisation à tout crin et au hors bilan, il plonge la France dans la capacité de faire ce qui a causé l’explosion de la crise financière : les subprimes. Le texte, en effet, crée des sociétés de financement de l’habitat pour permettre de titriser les créances immobilières que les banques sont aujourd’hui obligées d’inscrire dans leur bilan, ce qui jusqu’à présent nous a protégé d’une crise à l’américaine. « Ce n’est pas une petite réforme. Il s’agit de relancer la titrisation en France, laquelle patine. Mais pas seulement. Là, on va beaucoup plus loin », confirmerait l’avocat d’un des plus grands cabinets spécialisés dans la finance et qui, pour cette raison, préfère l’anonymat. Il s’agit non seulement de transformer des créances en titres financiers, mais encore de permettre aux banques d’externaliser ces titres, c’est-à-dire de se débarrasser du risque sur les acheteurs de ces produits, c’est-à-dire les épargnants. Autrement dit, il s‘agit de créer une possibilité de crise des subprimes en France, réservant aux banques la possibilité de prêter sans supporter le moindre risque de défaut, puisque plus rien n’apparaîtra dans le bilan. Christian Upper, économiste à la BRI précise : « Dans les nouveaux produits titrisés, si il y a un problème, les investisseurs ne pourront pas se tourner vers les banques émettrices pour récupérer leur capital, comme ils le pouvaient dans les produits existants. Ils devront se contenter de récupérer ce qui est récupérable sur les prêts des ménages ».

Cerise sur le gâteau : la BCE pourra recevoir en garantie ces titres, mais le projet de loi prévoit que les Sicav et autres fonds de placement recevront ces produits pouvant même aller jusqu’à 25%, soit le quart de leur actif auprès du même émetteur.

Certes, ce faisant, le Président est fidèle à ses engagements de candidat qui faisait la promotion des subprimes, et rêvait d’une société française dans laquelle nos concitoyens seraient endettés à hauteur de 100%, et non 60. Mais, la crise étant passée par là, on aurait pu penser que ces élucubrations étaient envolées.

Il n’en n’est rien. Cela signifie que le système financier en France est assez puissant pour imposer une réforme sur laquelle les Etats-Unis sont précisément en train de revenir. Quels visiteurs du soir, quels personnages sont ils assez puissants pour obtenir une réforme de cette ampleur qui va tellement à contre courant ? Et que dire du silence abyssal qui entoure cette affaire, la presse financière et la presse générale restant muettes ?

Plus que jamais, c’est dans la société civile et ses relais que se débattent les vrais sujets politiques. Alors, il est vrai que ces derniers ont quelque raison de demander des comptes au personnel politique pour les choix de plus en plus hasardeux qui sont faits. La question du fonctionnement ou plutôt du dysfonctionnement démocratique de nos sociétés est patent. Il est plus que temps que nous retrouvions un mode de fonctionnement adapté, faute de quoi, le principe cobaye payeur, déjà très en vogue dans le domaine de la santé et de l’environnement, deviendra le principe majeur de la société contemporaine.

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224 réflexions sur « Le cobaye payeur, par Corinne Lepage »

  1. Eh oui, madame Lepage, nos banques sont en faillite, c’est la réalité si on supprime l’inventivité comptable, insolvables. De plus comme l’a souligné François Leclerc, elle sont en concurrence avec les états sur la vente d’obligations ce qui n’arrange pas la liquidité. Donc il faut de tout urgence trouver un système pour désengorger les bilans pour continuer le crédit sinon c’est l’implosion du système tout entier.
    Sinon il reste l’appel à l’actionnaire, mais compte tenu de situation, il est à douter qu’il remette au pot sauf le petit porteur qui se fait rincer comme d’habitude.
    Et il reste la nationalisation, ce que les politiques auraient du faire, un an plus tôt en soldant toutes les créances irrécouvrables et en recapitalisant ces mêmes banques.

    1. En fait c’est plutôt ça.
      Deux précisions quand même.
      – Isoler des actifs dans un véhicule spécifique, et demander à des investisseurs de le financer existe depuis que la finance existe, soit depuis les Fugger et les Medicis, premiers grands banquiers de l’Histoire… Depuis le Haut Moyen Age !
      – Le terme subprime ne désigne pas la titrisation mais, initialement aux USA, une qualité de clientèle de crédit présumée dégradée qui paye plus (sub) en taux que la clientèle présumée bonne qui paye le « prime ».

      A mon sens critiquer l’outil n’est pas forcément le sujet. La seule question de fond de ce sujet à mon avis c’est le fait que le développement de nos sociétés contemporaines repose par nature sur le crédit et celui ci est fourni par les banques. Celles ci peuvent prêter leurs dépots et l’argent qu’elles empruntent sur les marchés. Si elles sont gênées pour emprunter sur les marchés, comme il est justement et abondamment expliqué içi pour cause de glaciation interbancaire, elles utilisent la pratique de la titrisation qui permet effectivement de sortir la créance du bilan en proposant aux investisseurs de la financer.
      Donc soit il est urgent de trouver un système alternatif au système bancaire actuel qui en l’état NE PEUT PAS se passer de la titrisation, soit on considère que le système est en soi correct, et il faut trouver une façon de traiter ce monceau de dettes qui va polluer la vie de la planète pendant des générations.

    2. Oui autrichon gris, moi pas être spécialiste mais on nous explique ici même que c’est justement cette titrisation qui engendre « la glaciation bancaire » par l’impossibilité d’évaluer le risque – on se mord la queue non ?

    3. Ben voui…..on est en plein syndrome d’addiction sans traitement, ni substitution !
      On peut pas s’en passer et ça nous tue.

  2. Madame,

    C’est une titrisation où les banquiers ne prennent aucun risque. Ils ont appris des subprimes qu’il ne fallait être responsable de rien. La crise est passée par là. Le capitalisme prouve sa résilience. Il s’adapte à nos dépends. Je pensais que Sarkozy s’était bien aplati devant les banquiers lorsqu’il leur a sauvé la mise. Je me trompais.

    Pour la démocratie, c’est un Euro = un vote. Autrefois, c’était un citoyen = un vote. C’est terminé. C’était la démocratie pour grands-pères. Maintenant, c’est la Rupture. On modernise.

    Je dirais aussi que les banquiers sont aux abois. Ils ont absolument besoin d’argent frais et ont trouvé chez Sarkozy et sa clique une source d’argent frais. La discrétion de cette affaire me fait penser que récupérer cet argent dans la poche des Français est impératif pour les banquiers. Que Sarkozy ait accepté l’opération malgré le risque politique énorme va dans ce sens. Cela pourrait tourner à un scandale analogue à celui de l’EPAD.

    Mais il manque un petit quelque chose, une idée, une étincelle pour que le scandale explose. Je ne sais pas ce que c’est. Peut-être qu’il manque un bénéficiaire connu de l’opération. Nous sommes dans une ère où l’individualisme prime. Tant qu’un individu n’est pas pris la main dans le sac, il n’y a rien à dire. C’est invisible. Cela expliquerait aussi le silence de la presse. Ce n’est qu’une hypothèse.

    La situation est aussi mauvaise que ce blog l’annonce.

    1. Tout juste. C’est exactement cela. Où l’on découvre que nous gouvernants, simulateurs, menteurs, voleurs ne sont que du gibier pour la potence. Que le modérateur m’excuse, c’est la moutarde citoyenne qui monte.

  3. Ce que vous nous annoncez là Madame, est proprement ahurissant. J’ose espérer qu’il y aura encore quelques hommes politiques courageux pour s’élever contre un tel projet.

  4. Il sagit d’un « projet » de loi : il n’a pas été voté par le parlement, seulement « vu » par la commission financière qui n’a « rien trouvée à y redire ».
    On peut effectivement s’interroger sur la compétence de nos édiles.
    Soit ils n’y comprennent rien aux « dérivés » et autre produits complexes, titrisation et prêts à risques, soit ils vivent dans un autre monde dans lequel la crise amorcée en 2008 avec les subprimes n’existe pas…
    Au final j’opte pour les deux !

    1. Une commission financière présidée par un « socialiste », non ? Et qui s’était montré plus critique à d’autres moments. Qu’il puisse approuver un tel projet a quelque chose d’étrange et de mystérieux.

    2. Alain Loreal : soyons clairs, est-ce que cette « commission financière » dont vous parlez est la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale ?

  5. Bonsoir Mme Lepage,

    Désolé pour le ton peu courtois de ce commentaire.

    Ainsi donc vous revoilà. Cela faisait un certain temps que l’on ne vous avait pas vue sur ce blog.
    Vous revenez pour dire quoi ? Uniquement des vérités et constatations connues de tous ici.
    Qu’apportez-vous de plus ? Rien, à mon sens rien pour nous qui suivons l’actualité financière au quotidien.

    Vous écrivez :
    ‘Et que dire du silence abyssal qui entoure cette affaire, la presse financière et la presse générale restant muettes ? »
    La presse appartient majoritairement à des groupes industriels et financiers, elle a perdu toute indépendance.
    Mais où étiez-vous durant ce temps ? Sauf erreur, je n’ai pas noté d’intervention de votre part sur ces sujets. A défaut d’être muette, je n’ai pas en mémoire des interventions affirmées sur ce sujet.

    Vous attaquez le Président de la République. Seriez-vous déjà en campagne ?

    Vous écrivez :
     »La question du fonctionnement ou plutôt du dysfonctionnement démocratique de nos sociétés est patent ». Ah bon ? Qu’est-ce qu’il ne va pas ? On vit dans une démocratie qui fonctionne mal ?
    Aucun des membres de ce blog n’avait fait une telle constatation jusqu’à ce que vous en parliez.

    Au fait, j’allais oublier : quelle fut votre position et celle de vos amis lorsque le Congrès fut réuni à Versailles afin d’approuver le projet de Constitution Européenne rejetté par 55% des électeurs ? C’est de cela dont vous vouliez parler en employant le temr de  »dysfonctionnement démocratique » ?

    Cobaye payeur, oui, c’est ce qu’il nous attend tous.
    Notez que les cobayes actuellement ce sont les Grecs … Un test grandeur nature sur la capacité de resistance des peuples.

    Là encore Mme Lepage, sauf erreur de ma part, je ne vous ai pas remaqué dans les manifestations du 1er Mai ni auprès de salariés luttant pour conserver leur emploi.
    Je ne crois pas vous avoir remarquée non plus lors des manifestations fin Mai pour défendre les retraites. Je me trompe ?

    Mais rassurez-vous, si vous ne l’avez fait, il vous sera toujours possible d’accompagner les cobayes qui manifesteront ce 24 Juin pour défendre les retraites à nouveau.
    Serez-vous à nos cotés afin que les cobayes n’aient pas à  »travailler plus pour payer leurs bonus » ?

    Enfin, ne pensez-vous pas – si vous êtes sincérement opposée aux décisions du gouvernement – qu’il serait temps de déposer une motion de censure ?

    1. Corinne Lepage n’est pas parlementaire (en France) et ne dispose donc d’aucun moyen de déposer une motion de censure.

    2. Il y a une dimension supérieure à la situation actuelle.
      Etre de droite est être plutôt du coté des gros possédants qui, par le système du capital à outrance, détruisent inexorablement la planète (tant la nature que les humains), toujours à la recherche du « profit ».
      Ainsi, être du coté droite (voir socialiste en France) est strictement incompatible avec la moindre « écologie »…
      De même que la crise actuelle est provoquée par une trop grande concentration de richesse…

      Cela donne des envies de gauche, non..???

    3. Il faut 58 députés pour déposer une motion de censure…
      Elle se vote à la majorité absolue (289 voix…)

    4. @ Jeanpaulmichel

      Entièrement d’accord. Merci!
      Cela dit, j’insiste, le 24 mai, c’est une super date pour mobiliser…!!!

      Que le gouvernement n’interprète pas trop les chiffres, il n’y aura guère de monde: étudiants quasiment en vacances, profs en examens, salariés sur le départ également… division syndicale bien orchestrée depuis des mois, à un tel point qu’un jour on va tous leur passer sur la tête pour avancer…

      On a tellement attendu depuis trente ans que, si ça pète, ça risque de « péter grave » comme diraient les djeunes.
      En tout cas, les clodos, dans nos villes sont de plus en plus jeunes et alcoolisés… normal, les vieux clodos sont déjà morts et préfigurent les PRASSARS du futur… si rien ne change!
      Lisez mon roman …. c’est cool l’avenir proche…

  6. beau discours, mais comment penser vous imposer vos idées aux politiques, car il semblerait qu’ils soient a l’inverse de vos proposition. Et que vous ne puissiez rien y faire et moi non plus.

    C’est juste un triste constat de la situation.

  7. Merci pour ces informations tres instructives sur le projet de loi portant sur les societes de financement de l’habitat. Il va falloir regarder en detail de quoi il retourne.

    Si le but recherche est de faciliter le recours a l’endettement prive, l’operation presente un interet pour le gouvernement. Comme en Espagne, en Irlande et aux US, la hausse de l’endettement prive est une alternative a l’endettement public. Cela permet d’afficher une baisse des deficits publics pendant la periode ou l’endettement croit, et evite d’avoir a s’attaquer aux reformes dites structurelles.

    Autrement dit, c’est un tour de passe-passe qui peut fort bien faire l’affaire d’un gouvernement dispendieux en mal de recettes. A court terme, c’est donc une « solution » a un probleme de finances publiques. A long terme, le prix a payer sera une nouvelle crise, aggravant encore les difficultes actuelles. Mais a long terme nous sommes tous morts…

    1. Tous morts dans deux ans ? J’espère que vous ne parlez que pour vous.
      Si le système financier s’est effondré à la fin de l’ère Bush, ce n’est pas un hasard. L’histoire pourra se répéter grâce à notre « président » et son « gouvernement ». Il donne en effet l’opportunité au système financier français de se goinfrer avec les subprimes. Il va y avoir deux ans pour préparer le terrain à une crise de grande ampleur. En 2012, les investisseurs, craignant une victoire de la démocratie (=la gauche), vont liquider leurs actifs et vont tout faire effondrer. La gauche gagnera alors grâce à eux, mais à quel prix !

      Les cons – qui sont au pouvoir – ça ose tout. Vraiment tout. C’est même à ça qu’on les reconnait.

    2. Vider le bas de laine si cher aux français….voilà, pour les cupides aux abois, le but recherché depuis un moment et une fuite en avant !
      La « rigueur » peut relever du même raisonnement.

    3. @Theo
      « Les cons – qui sont au pouvoir – ça ose tout. Vraiment tout. C’est même à ça qu’on les reconnait. »
      Malheureusement , ils le sont moins que ceux qui ne sont pas au pouvoir-qui n’osent rien , vraiment rien , malgré leur nombre .

    4. Bouges pas, Philémon.

      La « majorité silencieuse » dont je fais partie peut accepter beaucoup. Mais jusqu’à un certain point…

      Elle a un énorme pouvoir : celui d’être dégoutée des politiques. Et c’est cela qui les gêne.

  8. Madame Lepage, merci pour le billet, premier que je lis sur le sujet depuis le scoop de Marianne.
    Je comprends tout à fait que vous utilisiez le relai de ce blog, et ses 300000 visites mensuelles, que vous offre Paul Jorion. J’espère néanmoins que ce n’est pas un quelconque ostracisme des médias mainstream à votre égard qui soit la cause de votre contribution du jour. J’aime à croire que le sujet abordé vous à menée tout naturellement à nous en offrir l’exclusivité.

    Mais nous aimerions que vous nous en disiez plus.
    Vous attaquez notre bien aimé et très surélevé suzerain, au delà de l’évidente contradiction entre ses tartarinesques déclarations d’intention et ses grotesques débandades, en suggérant que sous la pression de ses généreux et redoutables amis financiers aux abois, il n’a pu qu’accéder à leur demande plaintive, et respecter ainsi le pacte de l’amitié, sacré pour lui plus que tout, placé de surcroît sous le sceau de Roux et Combaluzier.

    Graves accusations s’il en est! Mais peu circonstanciées hélas. Maintenant que vous vous êtes rapprochée du PS, je ne doute pas que vous en toucherez deux mots au bon docteur Cahuzac, député de Villeneuve sur Lot, et accessoirement président de la commission des finances de l’Assemblée. Son intransigeance et son indépendance devraient faire merveille pour que toute la lumière et toute la publicité, que cette obscure et douloureuse affaire exige, soient offertes au peuple souverain mais quelque peu cornu.

    Avec vous mes encouragements.

    1. Je n’ai qu’une chose à redire, le choix du titre de ce billet qui contribue à instiller dans les esprits
      l’idée que nous devrions toujours être des victimes.

      Il faut être plus offensif, montrer d’où vient le vent.

  9. Mais c’est Marianne qui a sortit cela en premier dans la journée de Lundi, je crois.
    Cela n’enlève rien au scandale, mais une petite partie de la presse en parle.
    Rendons à César …

    Par ailleurs, Marianne sert en ce moment de terrain de foot à JFK et Bayrou, pour s’expliquer sur le centrisme.

    Parfait sujet où il faut de toute façon oublier la querelle politicienne, mais attention, les députés (PS !) ne vont pas aimer qu’on révèle ainsi qu’ils sont sourds et myopes à l’Assemblée…
    Mettons Sarkozy au défi de signer le décret le moment venu, c’est la meilleure façon de chloroformer ces velléités pour une paye !

  10. C’est beau la naïveté.

    Normalement c’est réservé aux petits enfants et ca passe avec l’age.
    Vous qui côtoyez au quotidien tous ces crocodiles, vous ne vous rendez compte que maintenant de ce qu’ils sont et ce qu’ils représentent.

    C’est bien, bravo, mais vu votre temps de réaction, vous devriez changer d’occupation, c’est pas pour vous tout ca.
    Idem pour le propriétaire des lieux qui hésite toujours entre la naïveté, la stupidité et la rouerie des acteurs du drame actuel.
    Quand vous en serez à prendre des claques en pleine figure comme nous tous, vous fixerez peut être votre opinion.

    Pour ma part, ca fait bien 20 ans que je sais que c’est une lutte à mort.

    Réveillez vous, votre temps est compté.

    1. en effet roland.

      pour souligner vos propos, une citation peu connue de françois mitterand:

      « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, […] sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort. »

    2. @methode: Citation extraite du livre de G.M. Benamou intitulé « Le dernier Mitterand ».
      Il s’agit d’une série d’interviews réalisées peu de temps avant sa mort.

      On peut en effet se poser la question du sens de cette réflexion dans la bouche d’un homme qui venait de passer 14 ans à l’Elysée.

      J’insiste pour ma part sur le mot « guerre » qui est employé dans son sens littéral. Nous sommes en guerre contre l’Empire, comme nous l’avons souvent été au cours de notre histoire.

      La différence essentielle est que, cette fois ci, la plupart des gens l’ignorent. Mieux, ils en sont partie prenante sans le savoir.

      Mais bien entendu, nos dirigeants politiques le savent fort bien. Mieux, ils en sont les parties prenantes conscientes.

      La seule conclusion qui puisse s’imposer est que comme nous sommes en guerre, toute collusion avec l’ennemi est une trahison et la naïveté devient un crime, tout comme la volonté de dialogue et d’accommodement.

      On ne convainc pas des truands d’embrasser la loi. On les fout au trou, et pour longtemps.

  11. Article très intéressant !
    Hélas il n’y a pas que dans la finance que les lobbys ont gagnés.
    Il y a aussi l’écologie avec les ogms,
    Le nucléaire, les laboratoires…
    Ils ne sont pas contrôlés, ou alors par leur propres labos, juges et parties.

    Et les conséquences seront d’autant plus désastreuses qu’elle handicapent notre avenir a tous. Dans la finance on ne produit rien à manger, alors j’ai la naïveté de croire que c’est moins grave.
    Mais les choses sont liées.
    Une plateforme pétrolière qui explose. Onze morts qu’on a rapidement oubliés, un océan pollué et étouffé.
    Que se passera t-il lorsque il s’agira d’une centrale nucléaire ou l’exploitant aura décidé de faire des économies sur une vanne à 500 euros ?

    1. Ca arrive, oui.
      Mais les circuits de contrôle sont tellement doublés partout que les conséquences sont quasi nul.

      Par contre, en raffinerie, je me rappelle d’un joyeux barbecue qui n’a pu être arrété que parce que les pompiers étaient sur place… Ouffff
      Sinon Port Jérome explosait. Et comme me disait un pote de la raffinerie à coté : « dans ces cas-là, tu montes dans ta voiture et tu vas le plus loin possible 🙂 )

    2. Cédric, c’est très bien d’aborder le sujet.
      J’ai évidemment travaillé dans le nucléaire, sinon, je n’en parlerai pas.

      Ce que je peux dire, par contre, malgré les clauses de confidentialité, est que des collègues qui étaient allés visiter des centrales russes en fonctionnement, m’avaient rapporté de façon stricte que vous aviez l’impression de visiter une centrale pire qu’en construction :
      – fils trainant au sol,
      – fixations de pompes « hasardeuses »,
      – seaux (oui!) sous des trous de canalisations,
      – essais de « réparations » visiblement en catastrophe…
      Personne d’entre nous n’aurait oser faire le centième de ce qu’ils m’ont décrit.

      Et ceux qui était présents à Marcoule lors du passage du nuage m’ont bien confirmé que TOUTES les alarmes de détection se sont mises à sonner mais que cela ne les a pas trop surpris…

      Je ne suis plus dans le secteur, mais si j’étais à EDF, je permettrais une visite réellement approfondie d’une centrale afin que des personnes neutres puissent constater le niveau de sécurité paranoïaque dans notre pays.
      Le souci est l’espionnage industriel… malheureusement.

      Là, par contre, où on sent le veillissement du parc, est qu’en décembre dernier, 18 tranches sur 58 étaient simultanément arrêtées soit pour maintenance, soit pour pépin…
      Et là, c’est impardonnable.

    3. Tiens, léger détail de paranoïa.
      Lors de la construction de l’unité de MOX (uranium/plutonium) de Marcoule, je peux le dire maintenant car ça a était noyé dans les dépassements de budget :
      Un ingénieur (!) avait oublié de faire passer un (1) câble dans une gaine d’un couloir de 150 mêtres. A 5 mêtres de haut, soit obligation d’échaffaudage.
      Hors, cette zone était classifiée « propre ». C’est à dire que TOUT matériel ou humain ne pouvait y pénétrait que propre lui aussi.
      Il a donc fallu, alors qu’il y en avait des centaines de mêtres en stock, racheter 150 mêtres d’échaffaudage NEUFS pour être certain de ne pas recontaminer la zone.

      L’ingénieur a eu une drôle de tête pendant un moment…

    4. Yvan, il me semble que vous savez mieux que moi que les arrêts programmés n’ont rien à voir avec le vieillissement non ?

    5. hhmm.. je suis décidemment trop jeune pour être parfait en orthographe… désolé. Vous auriez rectifié de vous-même 🙂

    6. @yvan
      Ah, la confiance de l’ingénieur, qu’il soit financier, pétrolier ou nucléaire!

      Par définition, un calcul de probabilité prend en compte ce qui est connu à un moment donné. Les accidents font partie de l’expérience. Mais ils ne peuvent être intégrés qu’a posteriori. A priori c’est l’incertitude, partout et en tout lieu, qui prend ses aises; sans même évoquer le risque, gérable, de dysfonctionnement dans les procédures.Tout modèle est obsolète dès l’achèvement de son élaboration.
      Voir le dossier de presse de Sud-Ouest sur l’incident ( digues un gros chouïa sous évaluée…)à la centrale du blayais lors de la tempéte du 28.12.99, ci-dessous:

      http://www.dissident-media.org/infonucleaire/page_blayais.html

    7. Russie: arrêt d’un réacteur nucléaire près de Saint-Pétersbourg
      SAINT-PETERSBOURG – L’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Léningrad, située près de Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie), a été arrêté mercredi à la suite d’une défaillance, a-t-on appris auprès de la centrale.

      Le réacteur numéro 4 a été arrêté mercredi à 04H25 locales (00H25 GMT) en raison du débranchement d’une pompe de circulation, selon un communiqué de la centrale.

      Le taux de radioactivité sur le territoire de la centrale et autour ne dépasse pas les niveaux autorisés, selon la même source.

      Seuls les réacteurs N°2 et N°3 de la centrale de Léningrad (nom soviétique de Saint-Pétersbourg) fonctionnent actuellement. Le réacteur numéro 1 a été arrêté début juin pour des travaux de réparation planifiés.

      Située dans la ville de Sosnovi Bor, à 70 km de Saint-Pétersbourg, la centrale nucléaire de Léningrad est équipée de réacteurs du même type que ceux qui étaient en fonction à la centrale ukrainienne de Tchernobyl, dont le réacteur numéro 4 avait explosé le 26 avril 1986, provoquant la pire catastrophe du nucléaire civil.

    8. Très juste, Vigneron.
      Et c’est évidemment à cause de cela que les formations sont particulièrement riches en stat et proba.
      Sauf que lorsque vous avez un BON prof, il vous avoue les LIMITES de ses modèles…

      Et là, sur le terrain, je vous jure qu’on serre les fesses…

    9. Didier, une maintenance programmée est justement faite pour rajeunir une installation. Sinon, on ne la ferait pas.

    10. Fracture, à priori, Tchernobyl a « servi » d’enseignement…
      Comme Three Miles Island, d’ailleurs…

      Ceci dit, je ne suis spécialement partisan du nucléaire. Juste observateur.
      Je connais trop le problème des déchets.

  12. Tim Geithner n’est pas venu pour rien.
    Afin de cacher la misere de vos banques, faites donc comme nous, faites les beneficier de truanderies en tous genres.
    C’est selon a quoi sert ce procede de titrisations si je ne me trompe, pas vu pas pris.

  13. Les dérives que vous décrivez peuvent être observées partout : « l’agroalimentaire », la santé, les transports, le bâtiment…partout. Et bien évidemment la finance. C’est vrai qu’il est aujourd’hui de bon goût de se préoccuper de la finance, mais à regarder de plus près les résultats de démarches similaires dans d’autres domaines, il n’est pas certain que le problème soit « résolu » plutôt que déplacé.

    La spécialisation de la crise de civilisation n’est donc pas nécessairement la meilleure méthode pour qui espère un autre monde, au sens « meilleur » !

    Oui, le « dysfonctionnement démocratique de nos sociétés » est visible. Pensez-vous qu’il vienne d’une minorité, d’une « élite » -qui n’est d’ailleurs que le reflet des aspirations du plus grand nombre, dans nos sociétés -, ou du peuple ?

    Le déni de réalité se situe dans ces parages… »Produire et financer quoi et pourquoi ? » en somme. Est-ce une activité nécessaire que de produire -attention les yeux – pour produire ?

    Ce n’est pas tant la réponse à ces questions qui importe, mais simplement le fait qu’on les laisse prendre la place qu’elles méritent dans le débat public. Ce serait semble-t-il une attitude honnête envers la population qui le « réclame » silencieusement -la crise de civilisation- depuis si longtemps, et, logiquement serait-on tenté de dire, une réponse au « dysfonctionnement démocratique de nos sociétés ».

    Merci pour ce billet, bon courage, j’aime beaucoup ce que vous faites.

    1. @ Fab,

      ‘Oui, le « dysfonctionnement démocratique de nos sociétés » est visible. Pensez-vous qu’il vienne d’une minorité, d’une « élite » -qui n’est d’ailleurs que le reflet des aspirations du plus grand nombre, dans nos sociétés -, ou du peuple ?’

      Vous touchez là, à mon sens, un point terriblement sensible de la crise de civilisation que nous vivons….

    2. « Le déni de réalité se situe dans ces parages… »Produire et financer quoi et pourquoi ? »  »
      Je suis d’accord avec vous sur le deni : le deni de la réalité est d’avoir lâché, abandonné la question à la « liberté » du marché
      (cet lâcheté, cette abandon de la responsabilité politique, pourrait bien cependant se retourner, car elle est mise en boucle, -elle revient en boomrang, elle rebondit sur le principe fondamental qui la gouverne : l’irresponsabilé du marché ….

    3. @ fab et à tous

      Après que Calligula se fut fait nommé « Dominus », il n’y eut plus d’homme libre à Rome, chacun avait un « patron » : comme en Union soviétique ou ailleurs, le principe général descend jusque dans les anfractuosités des âmes.

      Aujourd’hui ; ne nous sommes-nous pas tous responsables de l’aboulie générale, chacun dans son style rapport avec la démocratie et jusque dans l’évitement du coup de matraque ? Comme vous le soulignez, la finance n’est que l’un des domaines ou puissent se rencontrer des comportements de « dysfonctionnement démocratique ». Notre principe général n’est-il pas, la capacité du système à générer de l’argent public au prix de la dette et d’en faire vivre un grand nombre de sa redistribution ? Sur cette redistribution d’aucuns s’approprient de nouvelles formes de rente de situation, par des voies plus ou moins raisonnables, légales, mais aussi calculatrices et corrompues ;quitte également à recréer de la dette pour survivre comme redistributeur de largesses, mais aussi bien , comme aujourd’hui dans un joli mouvement : d’austérité .

      C.F. , ici, la réponse de Bruno Lemaire, au billet de Paul « Où se situent les salariés »

      Si je n’avais tant horreur des slogans réducteurs, j’écrirais volontiers « entrepreneurs et prolétaires, même combat », contre les rentes de situation de toute sorte, contre ces « revenus non gagnés » et pourtant appropriés par tous ceux qui s’efforcent d’utiliser la « pseudoconcurrence » à leur bénéfice unique.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=6749#comment-49655

    4. @ tous,

      je n’en peux plus de constater qu’on ne parle Q U E d’argent !!

      C’est de VIE qu’il est question !!!!

      Dans les plateaux de la balance, quel est celui qui a le plus d’importance ???

      Il n’y a pas matière à chipoter. STOP.

    5. à Jean-Luc
      Je dirais que ceux que l’on appelle « responsable », responsables politiques, responsables financiers, responsables ….
      sont moins irresponsables que d’autres ….
      d’ailleurs ne traitent-on pas d’irresponsables électeurs, irresponsables consommateurs, irresponsables patients, irresponsables-ci, irresponsables-là …
      cependant que les responsables ….

    6. On devrait tous être entrain de se demander ce que nous pourrions faire pour AGIR, pour dire ‘NON’. Stop.

      On devrait se tordre le cerveau pour empêcher toute cette nuisance.

      C’est moins facile que de la commenter.

      Proposez des choses, tout est bon à prendre, à tenter vous ne croyez pas ??!!

    7. Cécile,

      ce ne sont pas tant « les responsables qu’il faut pendre » , mais plutôt de comprendre les mécanismes par lesquels ils sont eux-mêmes pendus ? Nous avons, tous, un énorme effort à entreprendre pour changer tout ça, il ne suffira pas d’en coller quelques-uns « au coin », pour faire mieux; ne croyez-vous pas?

      A+ jlm

  14. Vous avez donc compris que Sarkozy « travaillait » donc non pas pour la France mais pour quelques nantis à droite (travail plus simple) et peut-être aussi vers une certaine « gauche ». Même si ces partis de « gauche » s’en font peu l’écho ! Devons-nous comprendre que vous ne serez désormais plus à droite ?
    C’est quand même bien de montrer votre détermination mais quelle ligne choisir ? La mienne c’est celle de Johannes Finckh.

    1. Certe, certe….
      (l’électorat de gauche aimerait bien des représentants aussi dynamiques dans leur volonté à représenter leur électorat …. )

    2. Oui mais le Président Sarkozy a 307 députés UMP pour voter ses lois. Et a priori ils sont tous consentants !

  15. Désastreux en effet. Et lamentable.

    Mais par pitié, DITES NOUS ce que nous pouvons faire et comment !!!

    Si vous avez besoin d’aide pour contrer ces processus destructeurs, demandez-là.

    Eclairez-nous simplement sur nos possibilité d’action sinon votre avertissement est vain …….

    Merci

    1. « Ne compter que sur ses propres forces », disait un slogan de l’époque maoiste. Et surtout arrêtez d’attendre qu’on (?) nous indique LE chemin.

      Tout ça n’empêche pas l’action commune ou indiciduelle sans attendre les nouveaux mots d’ordre de nos prochains Grands Dirigeants!

    2. @ Etienne,

      excusez-moi mais je n’en voit pas -aucune- d’action commune.

      Et j’aime mettre les édiles au défi de faire des propositions concrètes puisqu’ils sont tellement convaincus de leur importance.

  16. Trouvé sur Boursorama
    Je n’ai pas vérifié l’info

    les directeurs financiers des 20 plus puissantes banques d’Europe s’allient………….

    Les directeurs financiers d’une vingtaine de banques européennes ont décidé de former un clan, le CFO Network (« réseau directeur financier »), afin de présenter un front commun face aux élus, aux régulateurs et aux autres entités susceptibles d’influer sur le secteur. La réunion inaugurale a eu lieu à Paris le 4 juin et des rencontres régulières sont prévues.

    Barclays, BBVA, Commerzbank, Danske Bank; Deutsche Bank, DZ Bank, HSBC, ING Groep, Intesa, Lloyds, Nordea, Rabobank, RBS, Santander et Unicredit en font partie, comme les françaises BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Dexia et Société Générale

  17. Voilà ce que dit l’Avocat qui « préfère garder l’anonymat » :

    « Le projet de loi de régulation bancaire et financière

    Présenté comme la réponse du législateur aux causes ayant débouché sur la crise des crédits subprimes, le projet de loi de régulation bancaire et financière entend compléter les dispositions prises ces derniers mois pour soutenir l’économie via deux séries de mesures ayant pour principaux objectifs :

    •le renforcement de la régulation du secteur financier. Il est ainsi prévu de créer un conseil de régulation financière et de risque systémique (art. 1), d’élargir l’étendue des pouvoirs du président de l’AMF (art. 2), d’introduire un contrôle des agences de notation par l’AMF (art. 3 et 4) et de renforcer l’efficacité du contrôle des groupes bancaires européens (art. 5, 6 et 7) ;

    •l’accompagnement de la reprise, notamment en modernisant le droit des offres publiques (art. 8, 9 et 10), en promouvant les marchés financiers et l’assurance-crédit dédiés aux PME (art. 11 à 13) et en restructurant OSEO (art.14 à 18).
    Au rang des outils nouveaux qui devraient être issus de la loi nouvelle figurent les obligations à l’habitat (art.19, 20 et 21). Véritable consécration légale des structured covered bonds, les obligations à l’habitat – qui ne pourront être émises que par les futures sociétés de financement de l’habitat – pourront être adossées à une variété d’actifs plus grande que celle autorisée en matière d’obligations foncières.

    Epoque oblige : le projet de loi devrait imposer des exigences supplémentaires de liquidité aux sociétés de crédit foncier (obligations qui seraient aussi applicables aux sociétés de financement de l’habitat), qui pour y faire face se verraient consentir le droit d’auto-détenir leurs obligations foncières afin de pouvoir les affecter en garantie d’opérations de crédit réalisées auprès de la Banque de France. »

  18. Madame,
    Il semble que vous étiez loin et depuis longtemps, car il n’y a plus de cobaye financier.
    Nous sommes passés au stade de la production industrielle du cochon payant depuis belle lurette.
    Ainsi donc la campagne 2012 est lancée?

    1. Il se trouve, bizarrement (par un bizarre concours d’événements), que je suis à même de vous le confirmer 🙂

  19. Merci pour ces commentaires.
    Non , je ne suis pas en campagne et viens sur ce site chaque fois que j’ai le temps d ‘écrire et que Paul m’invite.
    Je ne suis pas députée française mais européenne et fais à ce titre tout ce que je peux. Par exemple, je suis à l’origine avec Michèle Rivasi d’une demande de commission d’enquête sur le vaccin H1N1 refusée à ce jour par la droite et les socialsites, du droit de ne pas consommer et cultiver des OGM, de la lutte contre les lobbys et les conflits d’intérêt. Mais qui s’intéresse à ce qui se passe à Bruxelles?
    Mais mon billet, même si je suis politique, traduit la réaction d’une citoyenne engagée, révoltée par la situation et consciente de l’impuissance du politique actuel par manque de volonté.
    Nous devons trouver de nouveaux modèles d’action et je m’inscris dans cette ligne.

    1. « Nous devons trouver de nouveaux modéles d’action’

      Nous sommes bien d’accord Madame Lepage… Que proposez-vous?

    2. Il est temps dites-vous, en effet, il est temps d’entreprendre une action en destitution de notre président.
      Seuls les français peuvent se permettrent cette fantaisie. 1788 c’est aujourd’hui.
      A coeur vaillant rien d’impossible!
      La marche à suivre. Vite!

    3. Madame,

      Vous êtes soucieuse du peu d’intérêt que suscite « Bruxelles ». Est-ce de la responsabilité du citoyen peu concerné par la discussion, par exemple de la normalisation du concombre ou par l’apparente ou réelle désinvolture des élus peu enclins à se prononcer sur les difficultés européennes. Vous évoquez des problèmes H1N1 et je vous questionne sur le scandale des subventions accordées au pseudo monde agricole constitué par Elizabeth Windsor, le Crédit Agricole ou Danone, entre autre gros récipiendaires des aides. Alors même, qu’à deux pas de chez moi, des petits paysans vivent une réelle misère. Quelle confiance peut-on accorder à ces marionnettes européennes dont les élucubrations ne font que sanctionner le petit citoyen que cela soit dans ses revenus, sa santé ou sa liberté? Le rois soleil a été remplacé par la Commission européenne, voilà tout! Alors ne parlez plus de ce…!

    4. @Hervey
      absolument d’abord! Et c’est en premier chef au PS de se déterminer d’urgence! Il sombrera sans flonflons ni trompettes, et sans regrets aucun de notre part, s’il ne mène pas très vite la charge menant à la destitution de notre important imposteur, de notre usant, usé, et usurpant usurier en majesté!
      Attendre gentiment 2012 ne serait pour le PS qu’une façon de nous démontrer définitivement la vacuité de toute alternance, l’impasse de la voie démocratique, et le caractère irréversible de sa corruption, celui de nos institutions ayant été déjà amplement démontré ad nauseam!

    5. Et encore Madame Lepage, sans que cela vous soit personnellement reproché, « Bruxelles », ce « Bruxelles » là, porte en elle les germes de sa destruction et donc de nos espoirs.
      Une erreur constitue un signe de bonne santé démocratique, mais les accumuler et persister comme le fait « Bruxelles », cela devient périlleux.
      J’étais européen convaincu, emporté par les projets des grands prédécesseurs comme le Général ou son correspondant allemand. Hélas, j’en suis revenu, déçu par la médiocrité de leurs successeurs.
      N’a-t-on pas hurlé au casse-cou, lors des passages à quinze jusqu’à vingt et un ?
      A-t-on vu « Bruxelles » lors de la dernière crise financière ?
      Voit-on des modifications dans la gestion d’une immigration mal pensée, mal organisée, qui aboutit en rendre malheureux les migrants comme ceux censés les accueillir, sans parler du coût social et sécuritaire?
      Où est la coordination des législations sociales, fiscales ?
      La libéralisation des marchés ? Pour certains grands lobbies, certainement, mais pour les citoyens ? Un Belge qui voudrait payer son électricité, son assurance automobile moins cher ? Que de difficultés pour un Français d’acheter sa voiture en Espagne, car moins coûteuse.
      Les pêcheurs français sanctionnés par un quota, parce que les Danois n’ont pas obtenu gain de cause pour leur fromage.
      Je vous parle, là, du quotidien des citoyens européens, pas de philosophie ou de grands projets.
      Toutes iniquités n’ont amené que rejet de « Bruxelles »
      Et vous très candide, vous vous questionnez sur le désintérêt du citoyen.
      Diable, reprenez pied parmi nous Madame et soyez le bienvenu dans les geôles du Roi UBU !
      Veuillez me pardonner, cette tirade, mais je suis vraiment en colère car « Bruxelles » a détruit mes rêves de jeunesse : être citoyen d’un grand continent, porteur de lumière, de liberté !

    6. Merci de votre intervention, Madame.

      Pour ne pas suivre ce qui se passe au niveau Européen, je pense donc ignorer que l’Europe a tout de même refusé les « colles à viande », mais a favorisé la culture d’OGM…
      Le lobby était plus puissant..???

    7. « Nous sommes bien d’accord Madame Lepage… Que proposez-vous? »
      Laurence, vous me faites plaisir en étant sur les starting block comme moi.
      L’invention de la cocotte minute est d’ailleurs française… Une de plus…

      Ce que vous devez savoir est que ce ne sont pas les personnes qui ont mis en place ce système et en vivent qui voudront le remettre en cause.
      Sincéremment désolé.

    8. Madame,

      Merci de venir ici de temps en temps pour nous faire partager les informations que vous pouvez recueillir dans l’exercice de votre mandat de députée européenne.

      Un peu comme notre ami Betov, je ne lirais pas l’ensemble de votre texte (en survolant les premières lignes je comprends qu’il s’agit d’alerter sur un projet de loi de « régulation bancaire et financière »). Je ne vous lirai pas, tout simplement parce que je suis sûr qu’à cette lecture je serai comme d’habitude en accord avec les constats que vous faites.
      Si je lisais ce texte, il est pour moi certain que comme Laurence ensuite, et comme d’autres, j’en serais à vous demander: …et après?

      Votre dernière phrase ci-dessus, qui vous sert de conclusion, est très importante:
      « Nous devons trouver de nouveaux modèles d’action et je m’inscris dans cette ligne. »
      En écrivant cela vous vous voyez déjà en marche dans l’action.

      De nombreuses années de fonctions politiques vous ont amené à inventer un sens à ce langage auquel vous êtes habituée. Relisez maintenant votre phrase comme nous la lisons, nous:
      « Je me mets sur les rangs …pour suivre la tendance …qui amènera à chercher, …puis trouver des façons nouvelles …d’ensuite agir. »
      En lisant cela, nous ne vous voyons pas dans le commencement d’un début d’action.

      Vous rendez-vous compte combien la répétition inlassable de ce genre de langue de bois politique vous empêche d’agir vraiment?
      Faut-il attendre que les moyens soient « nouveaux » pour entrer en action?

      « Mais qui s’intéresse à ce qui se passe à Bruxelles? », demandez-vous. Nous. Nous tous. Et croyez bien que certains jours il nous vient l’envie d’aller secouer les grilles du Parlement où vous siégez. Comme nos ancêtres à Versailles.

      (PS: sans vouloir vous chercher bêtement querelle (il s’agit peut-être simplement d’un abus de langage), vous avez écrit: « je ne suis pas députée française mais européenne ». Là aussi il y a quelque chose à comprendre pour vous, car certains mots peuvent faire écran à votre action. Si, chaque fois que vous vous asseyez sur votre siège de députée, vous vous rappelez que ce sont des électeurs français qui vous ont élu députée européenne, je suis sûr que vous ne penserez plus à « trouver de nouveaux modèles d’action ». Vous aurez alors quelque chose d’important à défendre, et l’action viendra d’elle-même.)

    9. C’est amusant, lorsque j’avais évoqué cette loi sur ce blog, le 4 Juin, absolument personne n’avait réagit sur le blog, un peu à l’image de nos politiques.

      La crise US c’est le crédit hypothécaire, la première cause, l’amorce.
      La titrisation a fait office de mèche.

      La question est de savoir si les banques changeront leurs règles d’examen de solvabilité de leurs clients, et ça personne n’en parle, alors que c’est le centre du problème.

      Concernant, l’euro et sa viabilité comme monnaie unique, je vous conseille la lecture d’un article concernant une étude de la théorie des jeux qui date de 1998, la conclusion est édifiante :
      http://expeconomics.blogspot.com/2010/05/crise-grecque-euro-et-jeu-du-maillon.html

      Il me semble que les propositions de Sapir sont les plus intéressantes, quel est le parti politique qui lui donne la voix ? Pas les socialistes, pas l’UMP…

      L’Allemagne peut encore tirer son épingle du jeu sur les marchés émergents en croissance, tout particulièrement, le Brésil en ce moment.

      Désolé, mais quoique raconte Attali, l’industrie Allemande est encore très innovante, et là je connais, c’est mon travail au quotidien. Quand je vois la démarche allemande en termes d’innovation, c’est tout à fait différent de ce qui se passe en France où règne une forme d’amateurisme entretenue par le MEDEF qui est le talon d’Achille de notre économie.

    10. Fnur.
      Une bonne banque est nationale, car elle essaie de viser le bien de ses déposants, par contre, le problème EST que l’Euro n’est pas la monnaie de réserve mondiale…
      Et là, cela veut dire que nous sommes économiquement bientôt morts. Soit, plus vivants que les autres.

      Bonne soirée.

    11. @ fnur 9 juin 2010 à 16:19

      Ne vous fiez pas aux réactions.
      On peut approuver, sans pouvoir toujours l’ écrire.
      Le blog est si riche qu’une journée n’est pas suffisante.
      L ‘indignation de M.e LEPAGE est tardive.
      En acceptant un système pervers, -le NON était
      chargé de tous les péchés-, on est condamné
      à le subir. Reste la posture de la surprise outragée:
       » mais , ça ne figurait pas au contrat !  »
      A l’opposé,Sapir est bien plus raisonnable
      et constructif. Et il n’est pas seul.
      Je ne crois pas qu’en appeler aux partis politiques
      soit une solution. Sapir et le PS, c’est une histoire
      de rejet mutuel.
      Les partis ont des préoccupations bien plus importantes
      que s’interesser au cadre de vie du commun.

      Sur l’ Allemagne, j ‘approuve.
      Nous n’ avons pas encore accepté le fait
      que ce pays ne respecte pas les règles
      ‘mécaniques’ de l’ économie.
      Sous forme de slogan:
      Quand l’ Euro baisse, l’ Allemagne vend plus.
      Quand l’ Euro monte, l’ Allemagne ne vend pas moins.
      Son industrie a une capacité de ré-orientation
      dont nous n’avons pas idée.
      Le chomage a cessé sa montée.
      La machine à exporter semble remise en route.
      Transitoire, passager, fragile ? sûrement, mais
      c’ est préférable à une descente continue.
      Ces appréciations simplistes ne doivent pas masquer
      l’ immense effort que fait ce pays pour être le meilleur.
      En plus,la Bavière, la pointe avancée, fait mentir Weber…

    12. Simplet
      « Veuillez me pardonner, cette tirade, mais je suis vraiment en colère car « Bruxelles » a détruit mes rêves de jeunesse : être citoyen d’un grand continent, porteur de lumière, de liberté ! »

      Bien d’accord. On ne m’y prendra plus.

    13. @ Hervey

      ++

      -Destitution

      -Mise en place de la VI ème

      -Mise en place d’une assemblée de citoyens observateurs tirés au sort. Rémunérés (fonction de leur assiduité) à leur salaire antérieur + frais occasionnés pour la durée du mandat et réintégrables à leur emploi à la fin du mandat (comme cela devra être le cas de tous les élus de la VI ème, fini les politiques professionnels). Si l’un des citoyens désigné refuse on en désigne un autre à la place. Tache à accomplir : surveiller les activités des 3 (ou 4) pouvoirs. Nombre : autant que de députés et pouvant être assisté d’un collège d’experts convoquée par 10% des votes de l’assemblée citoyenne. Pouvoir : provoquer par un vote à la majorité la mise en place d’un vote de confiance à l’assemblée nationale remettant en question les élus quels qu’ils soient. Si les citoyens provoquent le vote de confiance des députés, n’importe quel élu peut être destitué et de nouvelles élections convoquées.

      -Conseil des sages élus au suffrage universel (candidature sur biographie, campagne électorale interdite) : autant que de députés. Mêmes pouvoirs que l’assemblée aléatoire de citoyens. Possibilité de convoquer le collège d’experts et de déclencher un vote des citoyens aléatoires (avec 30% des voix des sages) ou de faire voter le parlement directement (50% des voix des sages). Non rétribués, seulement défrayé.

      -Sortie de l’OTAN bis, Sortie de l’Europe?? (là j’abuse??) en tout cas vote des 3 assemblées + le sénat (on le laisse celui là??? allez, on le garde le temps que nos derniers politiques professionnels finissent leur carrières)

      -Retour au Franc or ou même à l’assignat, et nationalisation des banques, soyons carrément fous!

      -Et Enfin la cerise : Création et diffusion d’une philosophie des Lumières bis qui prend en compte l’écologie et redéfini la condition humaine dans sa réalité limitée par la taille de la planète. Encore du boulot pour Paul Jorion!

      -Refonte du texte des droits de l’homme en droit des Terriens qui prend en compte les limites planétaires. « Article Ier : Tout être humain est en droit d’utiliser une part de la richesse et/ou des ressources planétaire équivalente à assurer sa nourriture, son hydratation, son hygiène, son vêtement ainsi que son logement/chauffage. »

      Ça aurait de la gueule ma foi!!
      Ça ébranlerait la planète, qui sait???
      Le plus fou c’est que nos ancêtres l’on fait !!!
      Ils en avaient à l’époque!!

      Comment dites vous?

      Une « fantaisie » que l’on peut « se permettre »

      A méditer, à méditer…….

      @ Paul Jorion
      Attention à ne pas finir nº1 des blogs politiques et non économiques.
      Mais vous avez parfaitement conscience du contenu politique de ce texte… de ce fait, je soupçonnerais plutôt votre galanterie à ne pas refuser les billets d’une dame 😉

      Bonne nuit

    14. @ Dup
      Merci pour ce dispositif et toutes ces indications. Mais… Comment dire… vous terminez par Bonne nuit… effectivement, je crois que dans ces conditions, il peut dormir tranquille, Carla dans ses bras.
      Je m’adressais à la juriste, Corinne Lepage pour m’informer des armes juridiques et tester sa volonté sur le sujet.
      J’entends… me semble-t-il que là n’est pas la question.
      N’étant pas diplomé en silence je peux commettre une erreur de traduction.

    15. @ Hervey

      Je termine par « à méditer…. »

      C’est l’aparté à P.Jorion que je termine par « Bonne nuit ».

  20. « Oui, le « dysfonctionnement démocratique de nos sociétés » est visible. Pensez-vous qu’il vienne d’une minorité, d’une « élite » -qui n’est d’ailleurs que le reflet des aspirations du plus grand nombre, dans nos sociétés -, ou du peuple ? »

    Pour moi, le dysfonctionnement vient du fait qu’aujourd’hui, ce sont les multinationales qui sont aux commandes du monde, et qu’elles le dirige sous la seule loi de la maximisation du profit à court terme, avec un comportement similaire à celui d’une bande de psychopathes.
    Alors que nous avons face à nous de grands défis, elles ne cherchent qu’à manipuler les événements à leur profit, en se foutant des conséquences pour les autres.
    Et les politiques ne font rien, ils sont corrompus ou ils ne voient rien (à de rares exceptions).

    1. La Démocratie….
      Elle est aussi très malade du clientélisme…(ou plutôt des clientélismes accumulés.)

      La démocratie pourrait bien être en train de trouver ses propres limites, tout bonnement…
      N’oublions pas que cette belle idée (la Démocratie), elle ne remonte pas aux anciens Grecs, pas plus aux Romains…Sa mise en application est tout à fait récente, même pas 200 ans…

      Elle pourra disparaître aussi vite qu’elle est arrivée, si nous n’y prenons garde.

    2. Hhmm… Revoyez votre histoire. La notre et celle des « autres »…
      Chaque système, Démocratie, Démocratie de façade, Dictature, Dictature d’un Conseil, (Dictature du peuple, aussi), chaque système s’était toujours fait noyauté, manipulé (Machiavel), trompé, récupéré, exploité,…
      Par des individus qui y avaient intérêt.

      « A qui profite le crime..??? »

    3. la démocratie est dépassée,…
      ( et d’ailleurs -des mêmes qui ne manque pas de ….- ne il nous est promu la « gouvernance » …

  21. Chère Mme Lepage,

    Je proposerais volontiers à tous de faire le deuil de la finance et de tout ce qui va avec afin d’éviter d’aggraver notre cas. Je pense que la finance est condamnée car elle ne supportera pas la décroissance qui va arriver dans les mois, années à venir et ce pour plusieurs décennies. Il faut expliquer au plus grand nombre que nous n’avons plus le temps de soigner l’outil finance et qu’il faut revoir l’économie réelle (celle qui compte) de A à Z si on veut sauver notre peau.

    Sans surplus d’énergie, toute notion de croissance économique classique et donc de crédit sont vains, et avec les pénuries d’énergie à venir il en sera plus question du tout, tout simplement parce qu’il y a un lien direct entre manne énergétique, croissance économique, création d’argent et de crédit. Sans croissance et sans crédit, toute la chaîne de ponzi de notre système complexe s’effondre. Actons-le et anticipons !

    Voici une vidéo que beaucoup ont déjà vu mais qui je trouve résume bien les choses
    Colin Campbell predicts credit crunch due to peak oil 2005
    http://www.youtube.com/watch?v=lDNMjV6sumQ

    Je vous rappelle que nous avons atteint le plateau pétrolier en 2005 et je reste persuadé comme certains ici que c’est la raison première de la crise systémique que nous connaissons et que je diagnostiquerais comme ceci :

    The Limits to Growth due to Peak Oil after the Greatest Misallocation of Resource in Human History and the Greatest Human Expansion in Human History.

    1. Hier, à la radio – Les Matins sur France Culture – le rédac chef de Pétrole & Gaz disait que le plateau ne serait pas atteint avant 2020/2030 – je ne sais pas ce que cela vaut ?

    2. Bonjour cher peak-oil

      Nous sommes face à un choix civilisationnel, rien de moins !

      Organisons-nous! Des solutions sont possibles pour éviter la pente raide.

    3. @Didier. Cela ne vaut rien. Dans le lien qui suit, vous pouvez observez la simple réalité, qui explique la crise systémique actuelle et qui explique indirectement pourquoi de l’or noir envahit le golfe du Mexique.

      http://europe.theoildrum.com/node/6477

      @PAD. – Nous faisons le même diagnostic. Maintenant, il faut que nous nous mettions d’accord sur ce qui est possible en fonction des contextes possibles. Pas facile.

      Se battre pour rende la ville du future viable ou se retrancher dans les villages ? Tout cela m’affole vu qu’il y a un travail gigantesque à fournir si on veut se dépêtrer de la situation dans laquelle on s’est mis, et on passe notre temps à perdre ce temps infiniment précieux.

      L’Etat devrait engager des jeunes et les former pour travailler dans de fermes durables et résilientes (une production alimentaire qui peut se faire sans pétrole). Perso, je fonce !

    4. Mais…2020-2030, c’est demain!…Que dis-je, c’est aujourd’hui!…

      De toute manière, nous ne connaîtrons jamais la disparition du pétrole…
      Seulement sa raréfaction progressive, avec une hausse des prix telle que seuls les plus riches (ceux qui sont en train de remplir les coffres avec cette « crise ») pourront continuer d’en consommer à volonté.

    5. Peak.Oil, il va falloir que nous discutions sérieusement un de ces 4.
      J’ai une formation de mécanicien. Assez généraliste d’ailleurs. Et qui me permet de me rendre compte des progrés assez conséquents fait dans la réduction de consommation de pétrole.
      Et, il me serait agréable de vous me confirmiez une donnée qui vient de m’arriver aux oreilles : l’A380 ne consommerait que 3 litres (moins mais d’après le PDG..) de kérosène au cent par passager…
      Soit moins que la C3 de ma femme.
      (je ne vais pas aller jusqu’à lui acheter un A380 pour qu’elle fasse les 17 kms jusqu’à son boulot, la rentabilté l’obligerait à embaucher 800 personnes de notre village…)

      Là où je veux en venir, est que le pétrole devenant cher, son utilisation semble être largement optimisée et permettrait, même si je sais que les Emirats n’ont plus de capacités de surproduction, d’avoir une pente de décroissance de pétrole beaucoup plus douce que l’ascension violente causée par le « gachis ».

      Qu’en pensez-vous..??

    6. Juste un détail : la C3 de ma femme ne tourne pas au kérosène.
      Déjà que je lui dis qu’elle ne roule pas trop vite, mais qu’elle vole trop bas…

    7. @ Yvan

      Les 3 litres ne sont vérifiés que dans la version la plus densifiée de l’A380 pour un taux de remplissage de 100%. Les flottes long-courrier tourne autour de 5 L / 100 % de remplissage.
      L’exploitation en long courrier est plutôt dans la pratique un taux de remplissage autour de 70-80 %.

    8. @yvan

      Je ne suis pas aussi confiant que vous, et j’envie votre optimisme.

      Sur le plateau de l’offre actuel, on constate que le prix est volatile à la hausse et le système s’adapte tant bien que mal en détruisant la demande consommateur et la demande liée à la production industrielle peu rentable. On voit déjà tout ce que cela provoque, la faillite d’un grand nombre de systèmes et de méchanismes basés sur la croissance économique. On découvre amèrement que le système n’arrive plus à se renouveler et je crois que c’est bien là qu’est le nœud du problème. Nous sommes comme bloqués dans nos concepts.

      Mais bien des choses vont s’amplifier quand une demande mondiale incompressible se heurtera une offre décroissante et que cela aura des impacts visibles sur les populations, ou quand les peuples occidentaux seront confrontés à une utilisation d’énergie qui devra baisser drastiquement que ce soit par le prix, la pénurie, le rationnement.

      Ce qui me vient à l’esprit par rapport à cette zone post peak

      – la part de pétrole utile se réduit plus vite que la part de pétrole produite (cfr. Hubbert Net), la décroissance de l’EROEI qui n’a pas cessée depuis un siècle s’accentue.
      – le bénéfices de la production présente ne sont pas réinvestis en suffisance dans la production future, le système devient vétuste et ne se renouvèle pas assez vite.
      – l’exploitation de certaines ressources s’avère toxique (puits surévalués par la finance)
      – certaines technologies donnent l’impression de consommer moins de pétrole (biofuel, hybride) mais ne font en fait que repousser le problème quand elles ne l’aggravent pas (paradoxe de Jevons)
      – les derniers pays producteurs augmentent leur consommation
      – les derniers pays producteurs seront tentés de conserver du pétrole pour le futur car sa valeur ne peut qu’augmenter à court terme (ils auront intérêt à se protéger).
      – l’instabilité géopolitique pourrait augmenter et accélérer l’épuisement des ressources par l’utilisation à des fin guerrières et l’impossibilité d’exploiter certaines zones.
      – la pénurie a tendance à amplifier la pénurie (comportements irrationnels)

      Sur cette longue ou courte descente, il peut y a avoir une mélange de décroissance linéaire, exponentielle, chute verticale, on peut même avoir des soubresauts de croissance.

      Notre civilisation sera confrontée à sa ‘résilience’, confrontée à sa capacité à rester dans le jeu.

    9. Dans le rapport Bruntland (1989), on soulignait déjà très clairement que le besoin énergétique par unité produite diminuait tendanciellement, « efficient factories ».

      Le Peak oil est assez complexifié par ces jeux entre démographie (++ ) et technique (–+).
      Si c’est la cause unique d’une entrée en crise, on parle de temps très longs, 30 ans au moins.

      La crise actuelle me semble avoir bien d’autre déterminants systémiques .
      L’énergie
      en tant que désir de consommer vient aussi à manquer.
      C’est bien d’un certain côté, de l’autre, c’est le signe que plus grand chose ne sublime l’existence du pékin moyen.
      Et ça, ça n’est pas bon.

    10. @ peak-oil 2008

      De plus en plus d’élus maires/conseil régional viennent rattraper leur ignorance en stage en Allemagne et autres…Doucement les gens se dégoutent de la voiture en centre-ville, vecteur de pollution, danger et surcoût tandis que les gens qui habitent à la campagne peuvent difficilement s’en priver. Effectivement l’Etat fédéral pourrait mobiliser sa jeunesse dans l’immense travail de transition-financer par la taxe carbone- que nous devons faire pour montrer une fois de plus l’exemple au Monde.
      Mais voilà nous finançons les déficits avec de l’argent que nous n’avons toujours pas en sacrifiant le futur des jeunes européens et de nous-mêmes !
      La force dans ce combat de la décroissance sont les jeunes !

    11. @timiota

      Les premiers symptômes du pic pétrolier seraient ; inflation, pic crédit, insolvabilité et récession … mais l’histoire n’est pas finie. A étudier donc !

      – La théorie dit que le prix monte mais notre portefeuille dit non.
      – Rembourser ses emprunts est aisé dans une économie en croissance
      – Le crédit (O/S) à la consomation US a atteint son pic en juillet 2008, c’est-à-dire au même moment où le prix du pétrole atteingnait son pic à 147$

      http://www.ngoilgas.com/editors-blog/peak-oil-symptoms

    12. @ Peak Oil (post de 23h35),

      merci pour cette analyse.
      Elle permet de prendre la mesure des défis qui nous attendent………..

  22. Mme Lepage,

    Vous n’ignorez donc pas que les pouvoirs de la population, en dehors du processus électoral, sont inexistants pour contrer l’action politique. Or ledit processus apparaît de plus en plus comme un jeu de dés pipés. Par conséquent, la question qui s’impose est celle-ci: Comment instaure-t-on « un mode de fonctionnement adapté »?

    Sur la question du projet de loi sur les subprimes « à la française » et du relais qui en est fait dans les médias, voyez l’article de marianne2, c’est marqué dessus (comme le port salut) – en gras, et en rouge – : C’est une exclusivité…

    1. Pas d’accord.
      La population, dans un état démocratique (ou dit démocratique) comme le nôtre a exactement les pouvoirs qu’elle s’octroie. On est bien placé en France pour le savoir. Entre rien et la révolution, il y a tout l’éventail des actions, manifestations, combats etc. Le problème, c’est que dans la « population », entre ceux qui profitent du système, ceux qui s’en foutent et ceux qui se laissent convaincre par le discours idéologique des politiques au pouvoir, très largement relayé par les médias, nous, qui sur ce blog, essayons de savoir et de comprendre, nous sommes très minoritaires.

    2. @ ClaudeL,
      @ tous,

      Nous sommes une minorité, certes.

      Une minorité de qlq milliers de personnes tout de même…

      Organisons-nous en collectivité : ‘un-collectif-qui-dit-non’.

      Pacifiquement. Qu’en pensez-vous??

    3. @ Laurence
      Pour vous cette jolie légende rapportée par Pierre Rabhi et son association Colibris
      Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
      Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

    4. Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

      A.Einstein

    5. @PAD

      Citation quelque peu étrange puisque les travaux de son auteur ont largement contribué à la création de la bombe atomique…

  23. Bien vu Mme Lepage… On pourrait en effet se demander pourquoi les médias sont aussi silencieux sur les pratiques douteuses des banques européennes (subprimes made in EU mais aussi dark pools)…

  24. La plupart des médias se servent chez les grossistes de l’info, cad l’AFP pour nous. La question est donc: comment fait-on pour initier une info dans les rayons de l’AFP (et ses homologues très peu nombreux)?

    1. j’ai posté ici un petit mémo sur la structure de la presse française :

      http://dl.free.fr/gMFeU1onR

      il a été réalisé en 2006 pour dénoncé les relations entre les médias, l’industrie et la politique avant les présidentielles. ça peut expliqué le ‘silence’ de nos chers journalistes, dont l’indépendance et l’impartialité n’a, ça va de soit, pas à souffrir la moindre remise en cause…

    2. Si l’on dispose d’une information inédite (à distinguer des commentaires et réactions), il est toujours possible de l’adresser à l’AFP: Tél (331) 40 41 46 46, Fax (33 1) 40 41 46 32.

      Les journalistes de l’agence ont alors besoin d’au moins une source, afin de la contacter, en vue d’ authentifier l’information.

      Ils décident de l’intérêt éventuel de l’information et de la manière de la traiter dans une dépêche, qui sera ensuite diffusée auprès des clients de l’agence.

      Les autres agences de presse internationales, qui ont toutes un bureau à Paris sont: Reuters, The Associated Press et Bloomberg.

  25. Aux armes citoyennes et citoyens ! Voici le courriel adressé aux parlementaires :
    Daniel Garrigue, Francois Asensi, François Bayrou, François Goulard, Guy Geoffroy, Hervé Gaymard, Jacques Le Guen, Jacques Myard, Jean Lassalle, Jean Ueberschlag, Jean-Pierre Grand, Marc Bernier, Michel Raison, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Labaune

    Monsieur le Député,

    Je tenais à attirer votre attention sur le projet de loi sur la régulation bancaire et financière adopté par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. A cet effet, je vous joins un texte que j’ai rédigé et mis en ligne sur un certain nombre de sites. Je suis convaincu du caractère éminemment pervers des dispositions incluses dans ce projet, surtout ajoutées à celle mise en place en 2004 par Nicolas Sarkozy, alors ministre d’Etat, de l’Economie, des Finances et de l’Industrie : la recharge hypothécaire.

    Je compte sur vous et tous les collègues que vous voudrez bien convaincre de la dangerosité de ce système qui n’est ni plus ni moins qu’un alignement sur les « recettes miracles » du néolibéralisme sauvage ! Les pratiques anglo-saxonnes correspondent peut-être à l’esprit d’entreprise qui prévaut chez eux mais ce ne sont pas nos valeurs fondatrices de notre modèle d’organisation, de notre passé, de l’indépendance de notre souveraineté et du souci constant que l’homme doit être au coeur des préoccupations de l’action politique.

    Très cordialement !

    A ce courrier, j’ai joint l’article « Quelle moralisation du capitalisme ? » publié sur http://www.villepincom.net sous mon pseudo Espoir

    1. DdV de droite ? Pas sur et incomplet !!! Attendons de lire son discours du 19 Juin pour la création de son nouveau parti.
      Se revendiquant du gaullisme, il se situerait au dessus des partis.

      Or….devant la situation alarmante que nous déplorons tous, comme nous déplorons le manque de réaction des français, est-il encore licite de poursuivre nos petits débats droite-gauche-centre mou et gnagnagna et gnagnagna…???

      Le clivage est pour ou contre le système néolib’, Milton Friedman, le pouvoir aux financiers, l’affaiblissement républicain et démocrate, la société sécuritaire et inégalitaire, etc… !

  26. Ping : suite | Sisyphe
  27. Mme Lepage, Paul Jorion, et à tous,
    Voici le texte du courrier que j’envoie à mon député (dont je tairais – bien sûr – le nom et la circonscription) à ce sujet. C’est l’action de base qu’il faut adopter dans nos démocraties. Si vous voulez faire de même, n’hésitez pas à recopier, c’est libre de droits !
    « Monsieur le Député,
    le Parlement s’apprête à adopter une loi autorisant la titrisation des crédits immobiliers accordés aux particuliers pour en faire des « véhicules » spéculatifs négociables sur les marchés financiers, mettant ainsi fin à l’obligation faite aux banques de respecter un ratio de fonds propres à garantir ces crédits. Cette loi, qui semble être la suite logique du décret de 2005 créant les crédits hypothécaires rechargeables, conduirait donc – parfaitement – à la mise en place du modèle qui a conduit à l’explosion de la bulle immobilière qu’il avait généré aux Etats-Unis, autrement appelé système des subprime, avec les conséquences que l’on sait.
    Je vous pose donc la question suivante : a-t-on oublié, dans le feu de l’actualité, de retirer ce projet de loi au vu de l’expérience et de l’actualité tragiques de l’immobilier états-uniens ? Ou alors cherche-t-on à doper artificiellement un marché à des fins purement financières et spéculatives, au risque d’entraîner une hausse du taux d’endettement des ménages, dont le faible niveau en France est un des rares atouts pour espérer encaisser les conséquences, encore à venir, de la crise financière ?
    En effet, à l’heure où les peuples attendent des Etats qu’ils restaurent leur fonction régulatrice, qu’ils reprennent le contrôle des échanges financiers et qu’ils assument leur rôle de protection des populations, adopter une telle disposition législative sans avoir par ailleurs interdit ou au moins limité la possibilité de spéculer sur tout et n’importe quoi ne semble pas aller dans le bon sens, et a toutes les chances de ne pas être compris par vos concitoyens, et électeurs.
    Je vous demande donc, Monsieur le Député, avant de voter définitivement cette loi, de bien vouloir considérer les intérêts supérieurs du Peuple, de la Nation, et de vous assurer qu’ils sont bien défendus face à ceux d’un système particulier.
    En espérant avoir été entendu, je vous prie de recevoir, Monsieur le Député, l’assurance de ma considération républicaine ».
    Bonne lecture, et cordialement.

    1. J’interviens à nouveau : je n’avais pas pris le temps de lire le post de SONTAG…On ne m’en voudra pas j’espère !

    2. Merci, c’est fait. Notre député-maire recevra la lettre demain matin.
      Il répondra comme à l’accoutumée qu’il est d’accord … et votera avec la majorité pour préserver avant tout ses propres intérêts.
      Il faudrait prévoir un autre mode d’action, c’est urgent… S’appuyer sur toutes les organisations existantes, et, sur la base d’un document, les fédérer, comme lors du contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg.
      Et si les sympathisants de ce blog se rencontraient à Paris à la fin de l’été pour en discuter ?
      Et si ceux qui invoquent Mélenchon lui en parlaient ? Son organisation a de l’expérience.

    3. Tiens, je profite de la proposition d’ Alain V pour raconter ceci :

      il y a qlq temps, un intervenant sur ce blog avait fait une proposition de rencontre.

      Plusieurs personnes de ce blog (dont je faisais partie) se sont retrouvées à Paris un jour de mars…
      Une soirée géniale. On a pas trouvé de ‘solution’ mais on a beaucoup parlé et ri…
      Désormais, on sait qu’on est là les uns pour les autres (ca ne veut as dire qu’on se contacte tous les deux jours!).

      Le blog a visage humain. Merveilleux, non?

      Parmi les nous ** deux personnes habitaient dans la MEME rue des immeubles mitoyents ** .
      Sans le blog, ils ne se seraient sans doute jamais rencontrés…

      Voilà! Je les salue au passage 🙂

  28. Permettez-moi, une nouvelle fois, d’occuper quelques lignes dans ce fil de commentaires, pour dire que nous n’avons pas le droit de nous dire surpris par ces informations, et qu’incriminer systématiquement le silence des media ne sert à rien, puisque les dites informations sont disponibles, librement, là :
    http://www.assemblee-nationale.fr

  29. Une hypothèse ? Depuis sa « veste » électorale aux Régionales, NS n’est pas sur d’être ré-élu. Il semble y avoir depuis une nette accélération de mesures néo-lib’ plus ou moins cachées.

    Volonté d’aller au bout de l’ouvrage, de la mission qui lui était donnée afin d’assurer l’ irréversibilité pour son successeur ???? Démantèlement du modèle français et européen, adhésion au « business as usual…

    1. 10/10.
      C’est tout simplement cela! La scrupuleuse et hâtée mise en application d’un cahier des charges non révisable dans un agenda consciencieusement respecté!

      Mais les modèles, ça se reconstruit à volonté, ne vous en faites pas, et en plus résistant, revivifié par l’offense et l’humiliation du peuple.
      Le plus beau n’est pas d’apprendre de généreux principes, mais de les réapprendre. De risquer les perdre pour les redécouvrir, et de les perdre pour les reconquérir.
      Du capital, croyant fleurir le monument, Sarkozy tresse en fait sa couronne mortuaire et celle de sa clique.

      Là j’en fais un peu trop, pt’et…

    2. Ce qu’il a osé faire en 5 ans peut se faire corriger aussi en 5 ans.
      Mais si possible pas seul.
      Car nous sommes dans une mondialisation qui va se réduire, mais qui devra quand-même survivre un peu.

      Le problème principal du monde ne semble d’ailleurs pas être l’argent en soit. Mais le changement de pouvoir de cet argent.
      Nous devrions bientôt voir des boulversements de pouvoir qui pourront entrainer des guerres locales mais il ne faudra pas se laisser distraire.
      Nous avons un capital non financier qui peut nous sauver.

    3. Voilà maintenant que les présidents élus mettent un point d’honneur à faire voter les lois prévues dans leur programme électoral.
      Surtout quand elles sont idiotes.
      Honnêteté stupide ou renvoi d’ascenceur obligatoire à des amis qui ont financé la campagne?

  30. Une news : les bateaux battant pavillon Européen seront privés de saison de pêche (qui dure juste un mois de l’année)

    Comme dit ma femme : « je veux bien être un thon, mais un thon rouge : c’est rare et précieux »
    Elle me scotche, parfois…

    1. « de saison de pêche de thon rouge.. » J’avais oublié…
      Si vous pouviez me corriger… Merci Monsieur le modo 😉

    2. Argg.. je vais devoir écrire sans filet…
      Vivement que je devienne grand patron… ou politicien 😉

    3. Piotr. Tu es terrrrible 😉
      Surtout dans tous les sens du terme. Et heureusement qu’il y a quelques Soviétiques sur le blog pour faire une critique à la fois mordante et humoristique.

      Et dire que j’essayais de faire une liaison maladroite entre filet et parachutes dorés…

      Mais ma femme, je l’adore aussi pour ça : elle me connait suffisamment pour me désarçonner complètement…
      Horse fougueuse… Mais il ne faut pas que vous lui révéliez le surnom qui ne doit être connu qu’entre nous 😉

  31. La Grèce dément les «rumeurs» sur l’abandon de l’euro

    Le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou a catégoriquement démenti mercredi «les rumeurs» concernant l’éventualité d’une faillite de la Grèce ou de sa sortie de la zone euro. Plusieurs médias grecs ont évoqué ces derniers jours, l’éventualité d’un défaut de paiement de la Grèce ou sa sortie de l’euro, malgré les mesures de rigueur adoptées en mai par le gouvernement et dictées par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE) en contrepartie de prêts. Selon un sondage publié mardi, 41% des investisseurs et analystes financiers interrogés estiment que la Grèce va être contrainte d’abandonner l’euro et 73% estiment qu’une faillite du pays est probable. Interrogé sur ce sondage, M.Papaconstantinou a répondu qu’”il n’était pas question de faillite ou de restructuration (de la dette)” de la Grèce.

    Et soudain la Grèce annonce de petits ‘miracles’: qui va encore y croire ?

    Grèce: amélioration budgétaire sur les cinq premiers mois de l’année

    Le déficit budgétaire a atteint 9,544 milliards d’euros pour les cinq premiers mois de l’année contre 14,628 milliards pour la même période de 2009, a indiqué aujourd’hui la Banque de Grèce. En mai, le déficit s’est élevé à 1,839 milliard contre 3,854 milliards en mai 2009, a ajouté la banque centrale. Pour la période janvier-mai, les recettes du budget de fonctionnement ont atteint 19,897 milliards contre 18,338 milliards pour la même période de 2009. Les dépenses se sont élevées à 25,257 milliards contre 29,236 milliards. Le gouvernement socialiste, au pouvoir depuis octobre s’est engagé, dans un plan draconien d’assainissement visant à économiser 30 milliards, et à ramener son déficit public, qui était de 13,9% en 2009, à moins de 3% en 2014.

  32. C’est le moment ou jamais de lancer une campagne très large et forte contre ce projet.
    Il faut les faire reculer.
    Ce sera de plus l’occasion de publiciser très largement ces questions faussement techniques, qui ne sont rien d’autres que les modalités pratiques d’une massive extorsion de fonds.
    Une pétition ne suffira pas. Il y faudrait aussi une campagne de tribunes, des dossiers envoyés à la presse et à toutes les organisations démocratiques, une campagne de lettres (avec le dit dossier) aux élus, conférences de presse communes aux organisateurs de la dénonciation-protestation, etc.
    Si un ou plusieurs lecteurs de ce blog peuvent ouvrir un espace de travail collectif et lancer l’appel aux volontés…

  33. On aimerait connaître le bilan provisoire de vos premiers billets invités , qui tendaient à promouvoir une sorte de banque citoyenne .

    Paul Jorion vous tient-il dans la confidence de l’état de sa rédaction d’une  » Constitution économique »?

    Avez vous des nouvelles du jeune Coupat ?

    Manifesterez vous comme déjà évoqué par un intervenant aux manifestations publiques de la dernière semaine de juin , fût-ce avec votre écharpe européenne ?

    Je sais manier la gomme A et B et le Famas . ( mais je n’en ai pas sous la main ) .

  34. Hé hé, SimpleSansTete.
    Principe même du profiteur : surtout faire oublier l’expérience acquise du passé. Et ceci avec l’effet de levier de la rentabilité maximale, soit dans le plus court terme possible…
    La condition siné qua non est évidemment un coeur d’athlète. D’où le malaise « vagual » de notre bien-aimé président…
    Cela ne m’étonne pas que les « travailleurs de l’argent » n’aient pas de revendication sur leur retraite. Ils ne vivent pas assez vieux.

    Sinon, entre nous, mon épouse est partante, sauf que nous sommes pris chaque week-end jusque fin août. Puis les vacances, donc : septembre. On se recontacte.

  35. Félicitations à Mme Lepage (et à M. Jorion qui l’invite ici) de sonner l’alarme sur ce projet. Effectivement, on devine bien quelle utilisation les banques peuvent faire d’un tel dispositif. En créant des associations fictives auxquelles leurs clients souscrivent quand ils croient acheter un produit garanti par leur banque. Même pour mon PERP, je suis censé être adhérent d’une association, je m’en suis rendu compte quelques années après en lisant les courriers plus attentivement…

  36. Corine Lepage intervient à Grenoble le 19 juin prochain, (www.etatsgenerauxdurenouveaugrenoble.org)
    dommage que Paul Jorion ne soit pas au programme !

    1. Ces états-généraux sont assommants.
      C’est daté, superficiel, empli de prises de paroles poussives dans une ambiance passive, feutrée, scolaire, tellement caractéristique de la France. On y retrouve toujours les mêmes à quelques variantes annuelles près, derrière le saint-micro-priez-pour-nous-pauvres-auditeurs, qui causent, causent, causent, jusqu’à plus soif, les éternels M. Valls, M. Hirsch, J. Vedrine, avec dans le rôle du grand ordonnateur la presse nationale, reLibé et reNouvel Obs. Bref, ça s’écoute à tous les étages, et à par faire les grandes heures de quelques aspirants journalistes archi mal payés de TéléGrenoble, c’est encore plus pathétique qu’un bon vieux G20.
      Comme dirait Betov dont j’adore le style laconique : j’irai pas.

  37. Merci, Madame Lepage, pour votre article et vos constats. Le système dans lequel nous vivons depuis trente ans est l’oeuvre non seulement du « marché », des banquiers et des financiers mais aussi de tous les partis politiques traditionnels. Nos « élites » de tous bords – et non les populations (pas de référendum dans la plupart des pays et peu de débats) – sont donc responsables tant de la mise en place que de l’effondrement et de l’évolution délétère du système néolibéral mondialiste et européaniste. Nos élites politiques, leurs familles ainsi que leurs amis, ont pu – contrairement aux populations – largement profiter financièrement du système qui a été mis en place : il suffit de comparer les revenus, pensions et avantages des fonctionnaires et politiciens européens et nationaux avec ceux de la population… Je peux prendre pour exemple la Belgique, un pays de 10 millions d’habitants avec 600 parlementaires, dont le travail essentiel est de transposer les lois européennes au niveau national (80% des lois) . D’ailleurs, le seul véritable travail qui leur restait, le budget, risque d’être aussi bientôt élaboré au niveau européen ?! Nous avons même une « Chambre », le Sénat (relique de la House of Lords), dont le seul travail consiste à discuter : pour cela, ils sont payés 350.000€/an (leurs salaires ont été multipliés par 5 en 20 ans) !… Tout cela pour dire qu’il est inconcevable de demander plus de rigueur (austérité) à une population dont la paupérisation est devenue évidente, même si la classe politique a tout avantage à ce que le système continue tel quel puisqu’il lui est largement bénéfique… De votre part, j’ose espérer que vous allez non seulement faire le « constat » de ces injustices, mais que vous en parlerez aussi à tous vos collègues … A un moment donné, le politiquement correct doit céder la place à la vérité… Il en va de votre crédibilité !

  38. « Le cobaye payeur »

    Le jour est proche où nous n’aurons plus que «l’impôt» sur les os.

    Citation de Michel Audiard

    1. Encore un qui voulait tuer l’état.
      Mais comme l’état n’est plus une Démocratie, on peut l’excuser.

  39. On essaye de me faire croire que je vis dans une démocratie et pourtant, que ce soit Mme Lepage ou ses collègues députés européens, je n’ai jamais élu ces personnes et n’ai jamais signé le moindre pouvoir à aucun parti pour me représenter . Sommes nous bien en démocratie ? Qui a placé ces personnes, au-dessus de nos élus, en position de prendre des décisions de gra

    1. @piotr

      Vignes transgéniques?

      Surement le rêve pour beaucoup, étant donné les 10 à15 traitements à base de divers poisons chimiques ou biologiques juste nécessaires pour se protéger des démoniaques mildiou, oïdium et botrytis! Sans parler des insecticides et des désherbants!
      Mais l’expérience prouve avec le maïs et le soja que la solution est techniquement et économiquement illusoire. Les OGM en agriculture sont l’ultime miroir aux alouettes du libéralisme scientiste. On sait très bien que le seul enjeu véritable est le brevetage et le contrôle du vivant dans son essence même. Dans le seul but de la maximisation des marges de l’agro-commerce, et surement pas de celles des paysans, ni d’une quelconque amélioration de la production ou de la limitation des pratiques polluantes. Le débat sur la toxicité ou le principe de précaution est secondaire.
      C’est même le leurre absolu, le piège dans lequel se sont jetés les écolos, croyant que la phobie alimentaire et l’angoisse allaient contrer efficacement les lobbies de l’agro-commerce. Alors que l’évocation du gène Terminator, base de la stratégie OGM, qui stérilise toute graine issue d’une culture OGM, aurait pu être une base plus pertinente pour impacter l’imaginaire des consommateurs citoyens. Sortir du convenu discours sécuritaire qui n’a que peu de poids face aux arguments fallacieux qui promettent, comme toujours et à jamais, la fin des famines et de la disette, aurait peut être permis un début de prise de conscience des enjeux véritables. Mais la messe est dite, les OGM sont partout, ou presque.
      Mais pour la Vigne et le Blé, ya comme un saut qualitatif, un effet de seuil, une rupture symbolique. Et là, comme par hasard, on rentre dans le dur pour l’idéologie OGM! Le Sang et le Corps du Christ, c’est plus la même chose! Ya du sacré mon p’tit bonhomme! Halte là, pas toucher!
      Privatiser La Poste, et EDF, ok; l’éducation nationale et la police, passe encore; la justice et l’armée, on peut discuter: mais l’Académie Française et la Comédie Française, on sort le Famas!

    2. Le brevet sur le vivant… L’apothéose délirante du droit de la propriété intellectuelle !!! Mais les résultats sont là : « ils » y sont arrivés. Et ils vont gagner beauuuuuuuuuucoup d’argent, avec çà ! Qu’il est loin, le temps des « jamais, nous n’accepterons çà en Europe ! »… Vous me direz, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Mais pour le coup, j’ai l’impression ici qu’ils ont changé d’avis et qu’ils sont restés des imbéciles.

    3. Hhmm..
      Vigneron, tu mériterais l’estime que j’ai pour mon copain agriculteur penseur du sud-ouest. Francis.
      Zouave n’ayant pas hésité à me dire que dans les manifs, il est responsable de la section fumier…
      Cultivateur intellectuel, il m’a un jour expliqué pourquoi les aides allaient aux plus gros exploitants et faisaient largement bien vivre la FNSEA…

  40. Exactement il faut corriger les déséquilibres de valeur de monnaie et les déséquilibres de répartition de richesse, tout le reste est accessoire et se règlera de lui même.

  41. « Longtemps proche de Michel Rocard, Patrick Viveret est fameux dans le monde des alter-mondialistes. Conseiller à la Cour des Comptes, on lui doit une nouvelle approche de la richesse et des monnaies libres. Mais sa grande contribution au débat collectif concerne la façon dont il replace les émotions, et d’abord l’amour, au milieu d’un paysage où elles n’ont habituellement pas droit de cité. »

    « Nous sommes confrontés à un problème d’abondance et de surproduction que ne savons pas gérer. Pourquoi ? « Parce que nous n’avons pas appris à jouir. » Keynes

    Madame Lepage, puis-je vous proposer la lecture de ce petit topo lumineux sur le sujet : De l’amour en économie.
    http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1965

  42. @ yvan ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=12744#comment-85454 ),

    Vous verrez, Laurence est TOUJOURS sur les starting-blocks, et c’est pour cela qu’elle nous manquait un peu ces derniers temps!

    @ Laurence,

    Bonjour!
    Il me semble que vous aviez déserté les lignes depuis quelques temps, n’est-ce pas? Retour de vacances ou bien on vous remis l’électricité à la maison?
    Sinon, je pense à quelque chose que je viens de lire de vous:
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=12744#comment-85448
    (Toujours cette énergie!)
    C’est un peu normal que chez Jorion et Leclerc on cause « argent » et tout le toutim; ce blog fait tout de même partie des bons endroits pour observer les mécanismes de la finance. Rappelez-vous, il est en tête du « Top Blogs – Economie » chez Wikio:
    http://www.wikio.fr/blogs/top/economie
    Au dessus de la finance toute puissante il n’y a rien, on dirait le désert de la mort; c’est seulement si on soulève ce couvercle qu’on va retrouver de la vie. Yvan a trouvé un mot juste, c’est peut-être aussi une histoire de cocotte-minute. Pendant que Jorion, Leclerc, Lordon et tous les autres techniciens ferraillent au pied-de-biche et à la clé de 12′ pour faire lâcher le couvercle, nous, à notre petit niveau, on peut continuer à mettre la pression de la vie; le couvercle financier aura plus de mal à tenir!

    1. Hhmm.. je sais.
      Je suis dangereux car je n’ai rien à perdre, ni rien à … gagner.
      Et cela à toujours fait peur aux puissants que j’ai fréquenté et torturé. Juste par pouvoir d’achat…

      Il viendra une époque ou j’irai sur la place de ma mairie avec une pancarte sur laquelle sera écrit : « Rassemblons-nous ».
      Au bout de 72 heures, nous serons mille dans ma commune ainsi que dans toutes celles de notre pays.

      Là, aucune armée de mercenaires ne viendra, car ils seront participants.

    2. Bonjour,

      @ Yvan le Pas si Terrible :

      Vous n’avez rien à perdre, vraiment ? Ne seriez-vous pas un peu superficiel, prétentieux, que sais-je encore ?
      On a tous quelque chose à perdre dans les temps qui arrivent, ne serait-ce que la vie (pour ceux qui lui accordent un prix non financier, c’est-à-dire pour ceux qui, au minimum, ne sont pas les heureux titulaires de brevets sur le vivant) !

      Quant à savoir si vous avez ou non quelque chose à gagner, l’avenir le dira…

      Tout à des limites, y compris l’aisance dans la plaisanterie ; je ne crois pas que l’avenir sera drôle, en tout cas il ne sera certainement pas drôle pour tout le monde… D’où, je le crains, la nécessité d’un regain de sérieux pour tout le monde… Décidément, c’est dur la vie, que de sacrifices…

    1. Oui mais pas longtemps : ws clôture en baisse (-0,41 %). Les bourses européennes suivront demain. Serait-on arrivé à une époque où les effets d’annonce devront être TRES gros pour faire monter les bourses ? En tout cas, cette semaine, rien n’y fit, que ce soit la réunion des ministres des finances européens de lundi ou les déclarations de BB aujourd’hui. Alors, quoi, demain ?

  43. Attention !!
    Ce soir sur ARTE 21h40, émission spéciale « l’Europe face à la crise »
    Au menu de cette édition spéciale, présentée par Jürgen Biehle, des reportages, un rappel des événements qui ont provoqué cette crise ainsi qu’ un débat avec des invités au coeur même de ce dossier :
    Christine Lagarde, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi
    Wolfgang Schäuble, Ministre des Finances en Allemagne
    Elie Cohen, Dir. de recherche au CNRS, prof. Sciences Po, membre du CAE
    Martin Schulz, député au Parlement européen et membre du parti social-démocrate d’Allemagne

    1. On pouvait s’y attendre, de la communication, les flutes étaient bien accordées.
      pipo, pipo, tout va très bien ……..

  44. Elie Cohen et Lagarde ..inutile de regarder…madame la marquise ‘tout va bien’,et un des leaders de la pensée unique qui s’est toujours trompé dans toutes ses prévisions et analyses..ne perdont pas notre temps….même le pire navet sur TF1 ferait l’affaire plutôt qu’un tel non débat….

    1. Peu de surprises sans doute,à moins que le ministre Allemand ne se laisse aller à quelques confidences…

  45. Est ce que tous ces gens se rendent compte que le peuple est dans une phase de prérévolte!ils sont sourds et aveugles!

  46. Le gouvernement japonais sait plus quoi inventer pour que sa population mâle continue à acheter sa dette…

    « Women Prefer Men Holding Government Bonds, Japan Finance Ministry Ad Says Japanese women are seeking men who invest in government bonds, according to an advertisement being run by the Ministry of Finance. » Bloomberg

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&sid=ax1JtZBuoLNQ

    Mieux que l’Alain Delon touch ou les délicates pensées Gucci-Vuitton, séduisez les toutes avec mon 3 YEARS JAPANESE GOVERNEMENT BOND!

    On va pas tarder à voir Baroin nous faire la danse du ventre et Lagarde des œillades…

  47. Dénonciation politicienne, peu crédible. A propos de Sarko, avez-vous protesté avec nous à Versailles, face aux flics, lorsqu’il a piétiné le vote majoritaire contre le TCE libéral, appuyé dans ce coup de force par tous vos amis politiques des divers moments, « socialistes », centristes, et « verts ».

  48. Grosse campagne de com franco allemande sur le thème « on s’aime, on s’adore, on travaille ensemble main dans la main et zyeux dans les zyeux et on est d’accord sur tout » !
    Lagarde et Schäuble se voient des nuits entières (en tout bien tout honneur Lagarde dixit)
    Tout juste peut-on regretter quelques problèmes de timing dans les prises de certaines décisions, l’un coiffant l’autre sur le poteau dans l’annonce de certaines mesures.
    Mais à part çà tout baigne !
    Ensuite l’habituel bla bla bla sur les réformes à entreprendre, la réduction des déficits, le respect du pacte de stabilité etc etc etc

    Elie Cohen a toutefois fait remarquer à propos de l’Espagne que il y a peu celle-ci était dans « les clous » et même au-dessus avec un excédent budgétaire et un endettement minimum !

    Ce qui veut dire que trop garder le nez dans le guidon des chiffres du pacte de stabilité, et sans même les truquer, mène aussi dans le mur, si on ne regarde pas comment cette « bonne santé » est obtenue !

    Schäuble rétorque que l’Espagne avait obtenu ces bons résultats en utilisant de la main d’oeuvre immigrée bon marché et que si ses jeunes n’avaient pas de travail c’était parce que ses vieux travaillaient trop longtemps !!!!

    Je constate donc que la France veut appliquer en matière d’éducation le modèle allemand, au moment où l’Allemagne veut essayer le modèle français; et qu’au moment où la France veut remettre ses vieux au boulot, L’Allemagne conseille à L’Espagne de les virer !

    En somme du grand n’importe quoi !

  49. Madame, vous avez bien raison de dénoncer les dérives affairistes du monde politique, vous voyez clair dans le combat à mener aujourd’hui.
    Puisque c’est l’un de vos combats aussi, que pensez vous de la pollution de la Louisiane?

  50. J’ai trouvé cette émission sur ARTE très intéressante. On peut en déduire la stratégie économique de l’Allemagne d’une part, mais aussi celle de la France… (D’ailleurs ce qui est étonnant, c’est que la situation d’un point de vue économique, le « couple franco-allemand est un peu similaire au couple Wallonie-Flandre , avec la Flandre industrialisée qui demande à la Wallonie non seulement plus de rigueur et de transparence mais aussi un suivi des « règles » plus stricte , la Wallonie par contre demande plus de solidarité et d’unité…)
    Il devient est en effet clair que l’Allemagne veut imposer son modèle (d’austérité) à l’Europe et les autres pays sont obligés de suivre, à moins de devenir victime du « marché »…. Dans le cadre de la mondialisation et en suivant une politique d’exportation (vers le reste du monde) la politique d’austérité suivie par l’Allemagne est bonne pour l’Allemagne…..mais pas pour beaucoup de pays européens dont la France….Mais comme un journaliste français l’a fait remarquer, si la France et d’autres appliquaient réellement une politique d’austérité, la France consommerai t moins de produits allemands…. Mais elle risque à long terme de devenir un concurrent sérieux pour l’Allemagne à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe…..Par contre la France et l’Allemagne semblent être sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la réglementation du système bancaire….sous-entendu la protection (le protectionnisme)de l’Europe vis -à-vis des autres puissances financières et économiques du monde ( d’ailleurs pour moi, si l’UE arrive à s’ « entendre » avec la Russie elle aura tout pour être « heureuse » toute seule y compris les ressources …mais on en est loin……).Inutile de dire que l’Europe ne peut pas dépasser certaines bornes avec certaines puissances ….en plus une guerre économique entre l’Europe et « le reste du monde » est à mon avis à éviter …..
    Alors que faire ??….comme dans un premier temps la « situation » est favorable à l’Allemagne, c’est elle qui a l’initiative, et elle semble bien décidée à appliquer « l’austérité » à tout le monde ….au moins jusqu’à ce que ses exportations à l’intérieur de l’Europe ne soient en danger.
    Les exportations Allemandes à l’intérieur de l’Europe peuvent être en danger dans 2 cas :
    1/ une dislocation de l’UE (un chantage que les Français est déjà utilisé pour soi-disant être solidaire avec la Grèce (mais en réalité pour être solidaire avec la France au cas où….)
    2/ une diminution de la consommation à l’intérieur de l’Europe à cause des différents plans d’austérité « trop bien appliqués »…..dans ce cas , à moyen terme, l’Allemagne risque de changer de politique….
    Un autre élément bien sûr est le risque d’une explosion sociale dans beaucoup de pays européens due non seulement à la récession (dépression) mais aussi à cause des injustices, inégalités, paupérisations….subies par les populations : les conséquences pourraient devenir dévastatrices (inutile de rappeler les années trente)
    En attendant nous voyons nos politiciens courir comme « des poulets sans tête » comme l’a fait remarquer François Leclerc….tout en prenant des demi- mesures qui ne résolvent rien ou pas grand-chose…..
    Bref, la situation est bloquée et nous allons souffrir pour un bon bout de temps….

    1. @le marin: Il y a une troisième option…
      Les allemands choisissent une autre alliance suite à une nouvelle défection de l’une ou l’autre personnalité contestant cette politique.
      Il ne faut pas perdre de vue que leur politique européenne est due à leur politique intérieure.
      Nous subissons donc la vision des lib’allemands!
      Un autre constat, malgré les grands signes d’amitiés franco-allemand, le constat est que l’Allemagne se rapproche de l’est.
      C’est un lien plus proche et naturel pour eux que l’ouest de l’Europe.
      Amplifié évidemment par les attaches culturelles d’Angela.

  51. Madame,

    Vous êtes une femme d’action, aussi on peut aisément comprendre votre lassitude à « jouer au gendarme ». Vous cherchez de nouveaux modèles d’action, c’est bien.

    En voici un : la réflexion. Publique. Où l’objectif du leader politique serait de ne plus l’être, leader. « Produire pour produire », est-ce une activité nécessaire et digne de l’homme (par exemple…j’en ai une sur la retraite…si ça vous intéresse.) ? Allez-y. A vous l’honneur : ici, et dans les cercles auxquels vous avez accès. C’est simple et efficace. Et ça change du rôle de gendarme, avec en plus comme horizon l’idée que la fonction-même serait vouée à disparaître.

    Oui, c’est bien une crise de civilisation que nous traversons. On est capable d’accepter l’idée qu’il y ait un intérêt à tester la vie sous terre ou dans un vaisseau…mais il semble que nous ayons (encore) du mal à accepter que notre situation sur Terre n’est pas tellement différente.

    Un nouveau mode d’action ne signifie pas nécessairement changer de bâton.

    Changeons de cadre. D’expérience.

    1. @ Fab,

      merci! Quelle découverte : magistral. Vous m’avez bien cernée…

      +Passionnante, l’exploration et l’analyse du ‘phénomène de l’émeute » par Alain Bertho… Merci encore.

  52. Extrait de Le droit a la paresse, Paul Lafargue :

     » Les philosophes de l’Antiquité enseignaient le mépris du travail, cette dégradation de l’homme libre; les poètes chantaient la paresse, ce présent des Dieux:

    O Melibœ, Deus nobis hæc otia fecit [5].
    Christ, dans son discours sur la montagne, prêcha la paresse:

    « Contemplez la croissance des lis des champs, ils ne travaillent ni ne filent, et cependant, je vous le dis, Salomon, dans toute sa gloire, n’a pas été plus brillamment vêtu [6]. »
    Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité.

    Par contre, quelles sont les races pour qui le travail est une nécessité organique? Les Auvergnats; les Écossais, ces Auvergnats des îles Britanniques; les Gallegos, ces Auvergnats de l’Espagne; les Poméraniens, ces Auvergnats de l’Allemagne; les Chinois, ces Auvergnats de l’Asie. Dans notre société, quelles sont les classes qui aiment le travail pour le travail? Les paysans propriétaires, les petits bourgeois, les uns courbés sur leurs terres, les autres acoquinés dans leurs boutiques, se remuent comme la taupe dans sa galerie souterraine, et jamais ne se redressent pour regarder à loisir la nature.

    Et cependant, le prolétariat, la grande classe qui embrasse tous les producteurs des nations civilisées, la classe qui, en s’émancipant, émancipera l’humanité du travail servile et fera de l’animal humain un être libre, le prolétariat trahissant ses instincts, méconnaissant sa mission historique, s’est laissé pervertir par le dogme du travail. Rude et terrible a été son châtiment. Toutes les misères individuelles et sociales sont nées de sa passion pour le travail. « 

    1. Intéressant, ce « droit à la paresse », j’aime bien aussi la parabole de Marthe et Marie (Luc 10 – 38-42).

    2. fab,

      les esclaves finissent par redouter le jour où ils perdront leurs chaines.

      beaucoup ici cherchent comment sortir de l’autoroute d’une vie abrutissante ou simplement comment résister et se rebeller. certains crient ‘que faire?’ ‘que faire?’ ‘que faire?’ semblables à des volailles décapités courant en tous sens.

      et si la réponse était dans la question, ‘ne rien faire’ justement. s’assoir. poser ses petites fesses par terre et dire niet, je bougerais de là quand j’en aurais l’envie.

      en inde ‘ne rien faire c’est déjà faire’…

      La Paresse.

      c’est extrêmement subversif. d’ailleurs Christ était une figure de la plus haute subversion.

      « brebis encore un effort pour être républicains! » (c’est de moi)

    3. @ Méthode,

      n’importe quelle action sera bonne (y compris le non-agir),

      l’important étant que nous la menions ENSEMBLE et ca, on peut dire que c’est *difficile** à faire comprendre……

  53. Corinne Lepage,

    Vous employez les mots:

    incestueux, illégitime, inacceptable, scélérats, moralisation, cerise, gâteau, élucubration, rien, endettés, puissants, abyssal, comptes, hasardeux, cobaye, dysfonctionnement, payeur …

    Vous n’avez pas employé les mots :

    hypothèque …

    Comprenez bien que cela n’est qu’une remarque sur la forme et non pas la signification de votre propos.

    Cordialement

  54. @ Peak-oil

    J’aimerai rajouter qu’il le volet politique-pédagogique et tout ce que font déjà en pratique des dizaines de milliers de gens à titre individuel, local et aussi par nécessité économique …

    1. @PAD. Nous pensons pareil sur bien des choses et cela fait chaud au coeur.

      Il faudrait soutenir toutes les démarches qui ont du sens, je pense à celles qui s’incrivent pleinement dans un futur plausible. Investissons dans un réseau de transports plubliques indépendant du pétrole. Soutenons tout ce qui contribue intelligemment à la société surtout quand l’activité en question dépend peu du pétrole. Engageons les jeunes. Proposons des subsides pour l’artisanat. Recyclons les bâtiments abondannés par la crise pour en faire des forums, des cafétarias, des cultures de je ne sais quoi. Et soutenons tous les réseaux sociaux qui craient du lien entre les gens. Et dire que nos politiques nous disent qu’il n’y a pas de boulot.

      Nous arrivons à le même conclusion, arrêtons d’investir dans le passé. L’éducation politique dont vous parlez est aussi un investissement ne l’oubions pas, nous devons dans ce sens construire une vrai citoyenneté. Le citoyen doit reprendre sa place par rapport au tout puissant consommateur, mais le désir de citoyenneté est-il suffisant ? J’ai des doutes. Je crains que le chemin du populisme soit tout tracé.

      J’espère surtout que quand le truc nous tombera dessus, nous ne serons pas tétanisés. J’espère que nous aurons les moyens de redémarrer quelque chose dans un climat pacifique. Je crains une confusion totale et une désillusion si profonde qui plongerait la population dans un état de choc post traumatique menant à une certaine perte de contrôle …

  55. Et plus de 17 000 euros déclarés pour Madame Boutin, heureusement qu’elle est catho et qu’elle fait la charité à l’église le dimanche, sinon c’est encore une fois abuser du cobaye payeur parce qu’en ce qui concerne ses qualités vu au ministère du logement : on peut en douter

    C’est fou comme on jette l’argent par les fenêtres dans ce Pays !!!!

    1. Son air offusqué lorsque le journaliste la questionne est éloquent. Ils n’ont pas les moyens intellectuels de se mettre en position d’essayer de comprendre autrement.
      Le pire est qu’elle est sincère et catholique, qu’elle admire soeur Emmanuelle.
      Partage ton pognon, yala!

    2. Le plus marrant c’est que sa mission porte sur les conséquences sociales de la mondialisation. J’étais écroulé en l’apprenant.

  56. Et ensuite on va nous dire qu’il faut de la rigueur, mais vous les politiques quand allez vous montrer l’exemple ? qu’avez vous fait qui fasse que vous méritiez vos émoluments ???

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