« Trio » (1987)

Si vous lisez ce blog depuis ses débuts, vous aurez compris que les États-Unis, pour moi, c’est tout blanc ou tout noir : il y a l’Amérique que j’adore et celle que je déteste, il n’y a pas vraiment de milieu. Cela ne vient pas uniquement de moi bien sûr : chaque nation est un peu schizophrène mais celle-là l’est tout particulièrement.

Hier dans ma petite vidéo, j’ai parlé assez longuement de l’Amérique qui me donne des boutons. J’exclus bien entendu quand je dis cela, ce que j’ai dit du paysan européen pauvre qui est parti là-bas : il s’est retrouvé au pays de Cocagne où, si l’on travaillait sans compter – ce qu’il savait très bien faire – on deviendrait riche. Il s’est du coup pris pour un génie – l’erreur est seulement là – mais, quoi qu’il en soit : « Good for him ! », comme on dit là-bas : tant mieux pour lui.

Alors, pour compenser un peu pour hier : retour aux États-Unis que j’aime bien. En 1987, Dolly Parton, Emmylou Harris et Linda Ronstadt s’unirent pour composer un album. C’était en fait une deuxième tentative de leur part mais « Trio » fit date dans l’histoire du style Country & Western : trois millions d’exemplaires vendus. Elles remirent cela onze ans plus tard avec moins de bonheur pour « Trio II » : davantage une compilation de morceaux déjà chantés par l’une ou l’autre d’entre elles, complétés d’un accompagnement par les deux autres.

My Dear CompanionHobo’s Meditation (vous apprécierez la remarque faite par Linda Ronstadt qu’il était important pour l’égalité des sexes qu’une femme chante un jour le vers : « Y a-t-il des trains de marchandises au paradis ? ») – Those Memories of You

High Sierra (Trio II)

To Know Him Is to Love Him (pas du Country bien sûr : c’est un morceau de Phil Spector)

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36 réflexions sur « « Trio » (1987) »

  1. la choucroute c’est naturel ou c’est livré avec les boots ?

    ok je sors…

    (elle a pas joué dans un épisode de Dallas ?)

    c’est bon suis partie….

    1. Mon envie de choucroute fait des émules…
      Dire que c’est parti d’un pari idiot d’écroulement de l’Europe…

      Faut le faire, quand-même. Pour si peu.

    1. J’étais presque sûr de vous connaître, mais là, j’en suis sûr complètement.

      Hé hé .. qui se ressemble s’assemble presque. Mais je ne peux pas le dire en public.
      Les raisons angéliques sont les meilleures comme les pires…
      Mais ceci a peu d’importance lorsqu’il faut tous se retrouver.

  2.  » Si vous lisez ce blog depuis ses débuts, vous aurez compris que les États-Unis, pour moi, c’est tout blanc ou tout noir : il y a l’Amérique que j’adore et celle que je déteste, il n’y a pas vraiment de milieu. Cela ne vient pas uniquement de moi bien sûr : chaque nation est un peu schizophrène mais celle-là l’est tout particulièrement. »

    Avant même que vous ne retraversiez l’Atlantique, je ne prenais plus guère plaisir à vouloir tout excuser de la jeunesse de l’Amérique, si ça se trouve la France a enfanté un plus grand monstre et mauvais génie boursier pour l’humanité !

    La cerise est amère au sommet du cerisier. [Proverbe géorgien]

    En Amérique, il n’y a pas de chemins, il n’y a que des routes [Peter Handke]

    Mieux vaut vivre dans un pays influent que dans un pays sous influence. [Quino]

    Pauvres Américains si ça se trouve l’Amérique est le pays le moins libre de la terre.

    L’Amérique n’a jamais été vaincue… et nous ne serons pas vaincus au Viêt-nam.[ Richard Nixon ]

    C’est peut-être bien là le plus grave problème de l’Amérique d’avoir encore si peur de l’échec et de la faillite devant les autres peuples.

    Les illusions tombent l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit, et le fruit, c’est l’expérience. Sa saveur est amère.[Gérard de Nerval]

    Dans un pays sous-développé, ne buvez jamais d’eau. Mais, dans un pays industrialisé, ne respirez jamais l’air. [Jonathan Raban]

    Aujourd’hui encore l’Amérique se pense elle-même comme un lieu où les Européens peuvent se réfugier et trouver la liberté. [Jacques Attali]

    Les malheurs, on peut les supporter; ils viennent de l’extérieur, ce sont des accidents. Mais souffrir de ses propres fautes, voilà qui est particulièrement amer ! [Oscar Wilde]

    Quand le petit oiseau devient grand, il faut qu’il cherche sa nourriture, et il trouve dans le désert bien des graines amères.[François René de Chateaubriand]

    L’idée même de l’Amérique repose sur l’espoir de gagner de l’argent, puis de faire plus d’argent avec cet argent, et enfin de faire énormément d’argent avec beaucoup d’argent.[Paul Erdman]

    La principale différence culturelle entre l’Angleterre et l’Amérique réside dans le fait que l’Angleterre a toujours été fortement ancrée dans une tradition théâtrale qui a parfois étouffé l’industrie du cinéma. [Alan Parker]

    En Amérique, seuls les écrivains qui ont du succès sont importants, en France, tous les écrivains sont importants, en Angleterre, aucun n’est important, en Australie, vous devez expliquer ce qu’est un écrivain. [Geoffrey Cotterell]

    Il ne faut pas confondre les Indiens d’Amérique qui aiment les cow-boys et ceux des Indes qui n’aiment que les vaches. [Jean Louis Marcel Charles ]

    Ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir, que Colomb a été heureux. [Fiodor Dostoïevski]

    Il a fallu que Colomb partît avec des fous pour découvrir l’Amérique. Et voyez comme cette folie a pris corps et durée. [André Breton]

    Les méchants sont ceux qui s’opposent au bonheur des autres pour conserver leurs privilèges… [Bruno Samson]

    Ce fut admirable de découvrir l’Amérique, mais il l’eût été plus encore de passer à côté. [Mark Twain]

    Dans les sociétés moribondes, l’ambition satisfaite a le goût amer de l’échec. [Roger Vailland]

    D’autant plus forte est l’ivresse que plus amer est le vin. [Gabriele D’Annunzio]

    Si ça se trouve l’Amérique n’est qu’un plus grand mirage pour l’homme.

    Qui vit d’illusions meurt de désillusion. [Proverbe d’Amérique latine]

    1. Intéressante compilation Jérémie,j’aime notamment celle d’Attali -)Aujourd’hui encore l’Amérique se pense elle-même comme un lieu où les Européens peuvent se réfugier et trouver la liberté.
      Réflexion qui doit parler particulièrement à Paul.

    2. @ Piotr

       » Réflexion qui doit parler particulièrement à Paul. »

      Oui et dire que j’ai souvent rêvé de l’Amérique dans ma jeunesse.

  3. La country est à la musique américaine ,ce qu’est le festival de Lorient à la musique française.
    Et tant pis si je me fâche avec la Bretagne et notre hôte …
    Anathème!
    Trop tard c’est envoyé…
    Pas interdit de réagir!
    C’est bien ce dont certains se plaignent ,l’aréactivité…
    La réactivité ,une vertu emblématique des nouveaux managers…
    C’est sur qu’on est dans le coma,ils peuvent dormir tranquilles.
    Attali a pondu un bouquin sur la nécessité de rembourser « notre dette souveraine »
    Il n’y a plus qu’à…

    1. Je vous invite au festival country de Mirande dans le Gers, vous verrez que vous vous laisserez prendre Piotr !

    2. L’angleterre, tout comme la France, a connu beaucoup de modifications au cours des siècles.

      En gros, après la domination romaine, qui laissa beaucoup de traces dont l’ancienne capitale, au nord-ouest de Londres, ce sont surtout les Normands qui laissèrent .. la langue.
      Mais la « réunion » forcée avec l’Ecosse, le Pays de Galles et un morceau de l’Irlande n’est toujours pas digérée par les celtes.
      Le régionalisme français est moins puissant, mais bien existant, et encore plus par les temps qui courent.

  4. « C’est tout blanc ou tout noir »
    Un général en retraite m’a reproché cette vue, un jour. En me disant qu’un jour, je verrais le gris…
    Je ne suis toujours pas convaincu…

    Les gènes, certainement.

    1. Le bélier de nature souvent révolutionnaire,

      Les béliers sont des leaders mais ne comptez pas sur eux,
      pour faire les travaux les plus pénibles les moins bélier.

      Le bélier porte des cornes comme son père. [Proverbe africain]

      Difficile pour le bélier de suivre les gènes de l’aigle,

    1. L’Amérique prend sans doute encore une trop grande place dans l’esprit humain de nos jours, en espérant qu’elle n’inspire pas trop cela pour demain, surtout que ce genre de modèle n’amènent guère mieux parfois de meilleurs dirigeants pour les autres.

  5. Cher Paul,
    De retour de voyage, je reviens par ici.
    Des Etats-Unis, j’ai la même sensation, les mêmes conclusions.
    Nous avons les mêmes origines, mais le temps a creusé les différences avec notre « vieille » Europe.
    L’Amérique et les Américains, j’ai essayé de les décrire dans leurs « plus » et leurs « moins » dans
    cet article et cela juste avant les dernières élections.
    Je n’ai pas encore eu de retour d’un Américain.
    Je devrais le traduire pour en avoir.
    Car comme tout le monde sait « the Americans are thinking like Americans and they are very lazy to learn another language »…

    1. Je viens de prendre connaissance de votre lien, bon travail surtout sur la plupart des présidents Américains que vous décrivez dans l’histoire. Mais il y a une phrase qui m’a beaucoup frappé à la lecture de votre article c’est celle-là :

       » Tout s’efface devant celui qui réussit . »

      Ca fait froid dans le dos quand même, il y a donc une même obligation de réussir pour tous, sinon couic vous n’êtes pas du tout  » OK « , vous ne faites plus guère partie de l’humanité voire même de l’histoire tout court, la pression doit être alors très terrible à vivre dans les coeurs et les esprits. Pauvres gens comme je plains beaucoup alors les Américains d’avoir davantage imposer ce même genre de vie aux autres partout ailleurs, quel grand échec moral quand même.

    2. Jérémie,
      Je suis bien conscient que cette phrase doit faire froid dans le dos.
      Elle est pourtant « naturelle » eu égard avec le darwinisme et avec les réalités que j’ai connu professionnellement dans le domaine de l’informatique et des multinationales.
      Au départ, avec la « vieille école », multinationale mais avec un potentiel d’actions toujours local et donc très « paternaliste ».
      Le jour où les frontières sont tombées, les distances réelles sont restées, même si les distances virtuelles ont crevé le mur du son.
      Le management international ne connaissait même plus les gens qui travaillaient pour eux. En local, quand il fallait « nettoyer », on se réfugie dès lors sur les « autres » pour nommer les responsables.
      La morale n’a pas droit au chapitre quand le monde
      Je vous invite à lire « La Grande Gaufre ». Une histoire alternée entre machines et hommes.

  6. Moi qui parle si peu bien l’anglais je suis parfois si peu au courant et informé des gens qui pensent différemment en Amérique il doit certainement bien y en avoir au delà des médias officiels et gens du système, connaissez-vous des blogs ?

    1. Jérémie,
      Vous pouvez soupçonner qu’il y en a plein.
      J’étais inscrit à un blog forum américain? Je reçois toujours un mail de news. mais je n’ai pas le temps de traduire et j’ai arrêté.
      Il faut orienter votre question.

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