Aristote explique le crédit par le capital, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le présent texte est le cinquième d’une série visant à synthétiser une explication de la monnaie avec le système de causalité d’Aristote.

Aristote explique la monnaie
Aristote explique la matérialité libre
Aristote explique la production de valeur
Aristote explique la matérialité de la monnaie

Des quatre natures de cause, matière, forme, effet et fin considérées par Aristote, la civilisation contemporaine mondialisée est arrivée à expliquer les phénomènes de valeur sans recourir à la finalité. Les fins sont des affaires privées dont l’explicitation n’est pas jugée nécessaire dans les échanges. Il en résulte que la monnaie, le travail, le capital et le crédit sont valorisés comme de la matière : des grandeurs numériques associées à la quantité physique. Une vision mathématique simplifiée s’impose de prix liés les uns aux autres par des fonctions linéaires dans un même plan.


La variation des prix dans l’espace et le temps est expliquée exclusivement par des linéarités quantitatives comptées dans la réalité matérielle endogène non explicable de la monnaie. Paradoxalement, les sciences physiques centrées sur la matérialité ont dû conceptualiser la numération complexe pour résoudre des problèmes contenant potentiellement de la causalité non matérielle. L’hypothèse est ici posée que tous les prix sont des nombres complexes. Ils expriment la quantité réelle mais contiennent un sens positif ou négatif inconnaissable par la numération sans l’imaginaire. Or l’imaginaire s’organise par la métaphysique d’Aristote qui lui attribue les trois causalités de la forme, de l’effet et de la fin.

L’interprétation des prix dans l’ensemble mathématique des complexes réintroduit la finalité dans la quantification de la valeur. La monnaie devient la réalité du crédit sans son imaginaire, le crédit la réalité du capital sans son imaginaire et le capital la réalité de la monnaie sans son imaginaire. Il apparaît un équilibre de réalités financières dont le seul appui dans l’imaginaire est la Loi adoptée par la politie. La Loi est justement la délimitation verbale d’une communauté de fins dans les échanges humains.

Si la Loi est utile à la valeur quantifiable, elle fournit les paroles qui quantifient la finalité de la monnaie dans le crédit, la finalité du crédit dans le capital et la finalité du capital dans la monnaie. Elle explique la plus-value de la monnaie dans l’intérêt, la plus-value du crédit dans l’intérêt de la certitude et la plus-value du capital dans l’intérêt de l’incertitude. Elle induit la définition de quatre rôles financiers fondamentaux, l’épargnant de la matière, l’investisseur de la forme, l’actionnaire de l’effet et l’actionnaire de la fin. L’actionnaire de la fin est le garant de la finalité du crédit qui disparaît dans la crise actuelle. La conclusion de ce cheminement (dans les billets ultérieurs) sera la démonstration de la rationalité libre d’un crédit régulé par un étalon monétaire mondial de la valeur.


Aristote explique le crédit par le capital

Sens financier de la complexité métaphysique

Le risque de crédit est l’incertitude irréductible de la matérialité physique future. L’anarchie libertarienne y ajoute actuellement l’instabilité du langage qui dissout toute certitude de l’engagement des sujets du crédit. L’instauration de l’incertitude publique de la Loi dissout la logique de la fin du crédit. Elle privatise l’intelligence financière. La conception économique des fins du crédit n’est pas publique. La certitude n’est pas séparable de l’incertitude dans le marché. La négation de l’incertitude des fins dans la réalité dématérialise la valeur du sujet, le livre à l’intermédiaire financier qui calcule le prix du crédit. L’incertitude du prêteur quant au temps d’utilité de la valeur auquel il peut renoncer sans compromettre ses propres promesses n’est pas mesurée. La négation de l’incertitude achète gratuitement aux épargnants leur méconnaissance du prix des faillites possibles. La même sophistique nie l’incertitude de l’intermédiaire bancaire sur le temps réellement acheté à ses déposants et vendu à ses créanciers. Le prix du risque, dit de transformation, est ainsi acheté gratuitement à la banque centrale par les propriétaires cachés de la plus-value du crédit bancaire. L’incertitude niée du prix de la mesure en crédit de la réalité à terme est encore achetée gratuitement aux producteurs de la réalité physique alors qu’ils assument par eux-mêmes leur connaissance incertaine de la matière. L’indétermination des fins attribue la contrevaleur de la certitude du crédit à l’opérateur financier qui ne s’expose pas au risque de la réalité physique ni au risque de la transformation de l’épargne de monnaie. L’opérateur financier peut capter la matière de l’intermédiation du crédit sans servir sa fin.

Si le prix en crédit de la réalité physique est de numération complexe, le signe du numérateur appartient à la métaphysique, invisible par l’objectivité physique. L’effet de valeur de l’objet physique du prix s’adresse au sujet, à sa métaphysique. Le sujet amène sa fin – qui n’est pas physique – dans l’objet dont il a réglé le prix. L’acheteur fournit le sens du prix qui n’est pas dans le nombre mais dans sa complexité. Le même nombre est négatif pour l’acheteur sous l’angle du règlement en monnaie et positif sous l’angle de l’objet acquis. Quand le sujet achète du crédit, c’est à dire quand il emprunte et règle le prix du crédit, il met sa fin dans la fin du crédit proposée par l’intermédiaire financier prêteur de la mesure. Le sens du crédit existe par la causalité finale. Mais la fin du crédit est de réalité concrète présente pour le prêteur et de réalité concrète future pour l’emprunteur ; deux réalités séparées par celle du temps entre l’origine et l’échéance du crédit. La numération complexe rend au temps réel la détermination du sens du prix.

Complexité financière du temps

La réalité du temps a bien une valeur pour le prêteur et l’emprunteur, sans quoi l’un ou l’autre ne serait pas entré dans le contrat de crédit. Le crédit produit donc deux prix négociables, le montant du crédit et de l’intérêt, métaphysiquement matérialisés par deux nombres complexes. Le sens imaginé du nombre en crédit est déterminé par l’orientation que la fin du crédit donne par le temps à la réalité de l’emprunteur. Le sens imaginé du nombre en intérêt est déterminé par l’orientation que la finalité du crédit donne par le temps à la réalité du prêteur. L’intérêt est la relation que le sujet investit par sa fin personnelle dans la matérialité physique étendue par le temps. L’intérêt du prêteur est celui de l’emprunteur s’il reverse aux prêteurs de la matière et de la finalité une partie de sa plus-value acquise par le temps.

Pour que l’imaginaire propre au sujet emprunteur et l’imaginaire propre au sujet prêteur, fixés en même temps sur la réalité présente et sur la réalité future, contiennent le même sens qui justifie la même opération de crédit, un tiers doit porter l’incertitude objective de la réalité du risque de crédit. Le sens matériellement positif pour l’emprunteur à l’origine du crédit doit le rester à l’échéance pour le prêteur malgré l’incertitude entre deux instants différents du temps. L’objectivité de l’incertitude implique le calcul d’un tiers, témoin de l’intérêt du prêteur à l’utilité vendue à l’emprunteur. Un calcul du prix à terme de l’incertitude indépendant de l’intérêt du prêteur et de l’intérêt de l’emprunteur, qui rende possible le règlement effectif de l’intérêt du crédit et le règlement effectif du remboursement ; un calcul du prix de l’incertitude qui est la prime de crédit. La prime de crédit est la matière incertaine de la fin engagée en certitude, la garantie du sens positif du crédit pour le prêteur et l’emprunteur entre l’origine et l’échéance. La matière de la prime se justifie par sa fin de certifier le calcul du prix prêté et par son effet de produire un remboursement à l’épargnant. Si la prime garantit un sens objectif au crédit, elle ne peut revenir ni au prêteur ni à l’emprunteur ; sans quoi le sens du crédit peut devenir négatif pour l’un ou l’autre.

La monnaie, atome de crédit

L’affirmation verbale de la finalité du crédit transforme la réalité à la condition d’un effet transmis par tous ses sujets ; du prêteur au garant puis à l’emprunteur pour retour au prêteur par le temps. Il faut un effet du verbe de chaque sujet dans la réalité physique objective, une décomposition physique de la réalité métaphysique entre sa certitude et son incertitude. Cette décomposition est anticipée par la finance et vérifiable par le temps. Elle part de la contrevaleur non consommée d’un travail déposée en crédit dans une banque. Cette contrevaleur est prêtée. Au présent matériel d’une échéance ultérieure de crédit, l’emprunteur accumule une valeur réelle par le travail de transformation de l’objet contractualisé dans le crédit. Cette valeur a un prix d’offre et de demande comptant supérieur ou inférieur au prix anticipé dans la mesure empruntée. Si le prix réel est engagé dès l’origine du crédit non seulement par l’emprunteur mais aussi par l’intermédiaire financier, alors l’intermédiation financière est obligée de pourvoir à la réalité physique qui peut manquer entre le prix réel du physique présent et le prix réel du métaphysique anticipé, entre le prix réel à terme et le prix anticipé comptant. Le travail subjectif de l’intermédiation financière est d’apporter sa caution de réalité engagée par la fin certaine du prix anticipé. La forme génératrice du crédit garanti dans sa fin est l’option financière, où le prêteur et l’emprunteur échangent le prix d’un crédit contre un intérêt, où ils échangent ensemble avec leur intermédiaire le prix du risque de crédit contre une prime de crédit [1].

Si le crédit a une fin dans la certitude de la valeur, si le crédit a une matière dans un nombre monétaire qui est le prix à terme d’un objet de valeur, si la fin du nombre monétaire est d’énumérer la valeur présente par le temps, si la valeur présente est un objet visible par une quelconque matérialité physique, alors la valeur du crédit se compose de trois natures de matière métaphysique distinctes par leur fin. Trois matières issues d’un même atome monétaire contenant la réalité matérielle physique – le proton métaphysique – la réalité matérielle métaphysique – l’électron métaphysique – et l’égalité subjective universelle de la valeur – le neutron métaphysique. La métaphysique quantique est totalement dépendante du sujet de la mesure, comme la physique quantique. Mais en métaphysique la différenciation des composants de l’atome renvoie au sujet personnel et non à l’objet de la physique. L’emprunteur fait la valeur du proton ; le prêteur la valeur de l’électron ; et l’intermédiaire financier la valeur du neutron. L’emprunteur fait le sens de l’électron ; le prêteur fait le sens du proton ; l’intermédiaire financier fait l’existence du sens entre le passé et le futur. Si l’intermédiaire se substitue à l’emprunteur ou au prêteur, il n’a pas d’intérêt à la neutralité subjective du sens de la matière dans le temps. Si sa finalité de neutralité du calcul matériel n’est pas rémunérée, n’a pas de valeur, le crédit perd sa fin. L’atome monétaire devient instable par la disparition de la force métaphysique de cohérence du temps.

Option financière de la valeur comptée

L’intermédiaire financier produit à l’origine du crédit de l’emprunteur la certitude finale du remboursement tandis qu’il produit à la même origine la certitude matérielle du prêteur. L’option de l’emprunteur doit être celle de sa fin certaine et celle du prêteur de la disponibilité effective de la matière prêtée jusqu’à la fin. La contrepartie de la certitude de réalité du crédit est le prix unique de son incertitude ; le prix de la différence possible à l’échéance du remboursement entre le prix comptant de l’objet de crédit et son prix anticipé à l’origine. L’option financière est la forme de la certitude du crédit. Elle est connue et utilisée depuis plusieurs siècles mais a pu être dévoyée dans la dérégulation financière, dans l’abolition de l’obligation de certitude du crédit. Le rôle très ancien de la caution est celui d’être acheteur de la prime d’option de certitude ; c’est à dire vendeur en monnaie du défaut éventuel de réalité du prix sous-jacent en crédit. Une caution vend une option de crédit à l’emprunteur d’un prix. Cela signifie qu’elle assume le risque de réalité du prix du crédit à l’échéance convenue dans le contrat nominal de l’option ; un risque objectivé dans la certitude-même du crédit d’un objet verbalement défini ; d’un objet qui engage totalement l’emprunteur. Le prix du risque de crédit est la prime du crédit, le prix réel d’incertitude du contrat nominal, distingué du prix d’utilité de la contre-réalité physique de la monnaie empruntée.

Si la prime est économiquement retenue comme source de la valeur réelle à terme, elle est légitiment réglée à la caution à l’origine du crédit comme plus-value potentielle sur la certitude du crédit. Effectivement conservée à la caution comme bénéfice de certitude à condition de la réalité complète du remboursement par l’emprunteur. La déréglementation des années 70-80 a suspendu l’obligation de réalité à terme de l’objet en laissant libre la définition du nominal des options ; a supprimé concomitamment la relation de solidarité publiquement assumée entre l’intermédiaire prêteur et l’emprunteur avec l’acheteur de la prime. La complexité métaphysique du crédit n’est réduite dans l’option que par l’effet de l’engagement subjectif de mesurer à terme la réalité physique en conformité avec le prix nominal d’origine. La réalité complexe d’un prix n’existe pas en certitude sans sa causalité imaginée invariable entre son origine et son échéance ; une image de forme qui relie l’effet à la fin du crédit par la quantité physique ; une image qui ne peut être en soi visible et objective sans la Loi puisque non constituée de matière physique. L’erreur métaphysique de la libéralisation financière est de supprimer l’obligation de finalité légale du nominal de toute option financière de mesure en crédit. L’erreur est initiée dans le monde anglo-saxon mais se répand au monde entier par son invisibilité dans l’utilisation internationale du dollar.

L’imaginaire qui rend réelle la complexité vient nécessairement du sujet qui exécute une loi de liberté dans le temps, une loi qui donne le sens positif de la liberté complexe, réellement imaginée dans ses limites physiques. Sans la Loi choisie et adoptée par le sujet, la quantification complexe n’exprime plus de sens. La valeur disparaît sans que cela soit visible dans le nombre, sans que cela soit mesurable, sans que cela soit rectifiable. Sans la Loi effectuée par le marché, la liberté ne s’exprime pas et le choix de la Loi n’existe pas dans les anticipations de la valeur. Le marché n’est pas régulé, réellement et invisiblement cantonné dans la métaphysique sans effet sur la physique. La liberté privée de fin se résout exclusivement en rapport de force quantitatif ; en causalité univoque de la pauvreté par la richesse ; en valeur exclusivement physique et non cumulative du présent. Le besoin est transformé dans la métaphysique pour ne pas recevoir finalement sa satisfaction matérielle physique à un présent quelconque.

Intérêt mesuré par la finalité

Si la matérialité du crédit est métaphysique, elle est déterminée par la médiation de sujets informant la production, la mesure et le risque de la réalité physique à terme ; des sujets qui doivent être distincts entre la production objective, la mesure du prix et la réconciliation du prix avec la réalité. La subjectivité métaphysique détermine la forme de la mesure en crédit à l’origine des anticipations financières. Les anticipations du résultat physique prévoient par la causalité matérielle à l’intérieur des décisions métaphysiques de la finalité. La fin anticipée dans la matière du crédit forme la rationalité appliquée entre les sujets du crédit à leurs objets de réalité à terme. La rationalité de certitude du crédit implique que la valeur du produit fini provienne de tous les objets distincts conçus nécessaires à l’origine d’une anticipation ; qu’un prix certain soit attribué à chaque objet ; que le prix d’incertitude de chaque prix certain soit assumé par un sujet identifiable ; que ce sujet garantisse la réalité effective à terme. Pour que le prix d’un crédit soit honoré à terme conformément à son prix d’origine, il faut que l’emprunteur soit assuré de la réalité physique à terme ; qu’il puisse livrer physiquement ce qui justifie le prix à terme emprunté ; et que l’intermédiaire financier de l’emprunt assure le règlement du prix en monnaie qui rembourse le prêteur. La valeur de l’intermédiation financière est la rationalisation du temps entre sa réalité présente, sa certitude intermédiaire et son incertitude finale.

La certitude du crédit est l’adossement de la réalité à terme de l’objet au nombre monétaire nominalement invariable dans la durée. La certitude du sujet emprunteur s’adosse à celle du sujet prêteur par la certitude réelle de la monnaie. L’intérêt de l’emprunteur règle l’intérêt du prêteur par l’intérêt de la monnaie. Le prix d’utilité de la valeur certaine empruntée pour un certain prix – le taux d’intérêt sans risque – dépend de l’incertitude du crédit assurée sur l’emprunteur – la prime du risque de crédit. L’intérêt de la monnaie versé au prêteur et au garant du crédit a donc trois causes : l’intérêt de la réalité formée dans la métaphysique de tous ses sujets, l’intérêt effectué par la mesure du temps stable et l’intérêt résultant de l’instabilité métaphysique objective de la matière subjective. L’intérêt de la réalité est verbal exprimé par la légalité de l’objet. Les deux autres sont numériques, quantifiés et matériels. Le règlement de l’intérêt de la monnaie est unique par l’emprunteur mais divisé par l’intermédiaire qui verse l’intérêt de la certitude au prêteur et le prix de l’incertitude à son actionnaire-garant. Le prix de l’intérêt est unique à l’origine du crédit à cause de l’unicité de certitude du prix à terme. Dès que le temps conduit l’objet vers la fin qui lui a été attribuée, le prix originé dans la métaphysique diverge de la réalité physique objective non déterminée en soi par les fins du crédit.

Finalité de l’intermédiation financière personnelle

Le travail de l’intermédiaire financier est de séparer dans le temps effectif l’intérêt de l’utilité réglée par l’emprunteur et l’intérêt du prêteur au prix nominal ; de séparer l’intérêt réel de la valeur certaine de l’intérêt d’intermédiation dans la réalité à terme de l’objet financé. La séparation a son résultat dans la plus ou moins-value réelle postérieure à l’engagement d’origine. Le travail d’intermédiation entre le prêteur et l’emprunteur contient matériellement un conflit d’intérêt entre l’intermédiaire-garant et le prêteur. La réalité matérielle du remboursement et du paiement de l’intérêt contient indistinctement le prix de l’utilité et la prime de certitude du crédit. La matérialité réelle de l’intérêt n’est séparable que par sa forme, c’est à dire par la rationalité indépendante de ses sujets prêteur et intermédiaire. La réalité de la plus ou moins-value du crédit ne peut venir ni de la responsabilité d’intermédiation ni du prêteur de la matérialité – l’épargnant – ni du garant de la finalité de l’objet financé – la caution de l’emprunteur. L’intérêt à la rationalité du prix doit venir d’un quatrième qui connaisse le prix à terme indépendamment d’un intérêt pour l’objet au présent – celui de l’emprunteur et de son actionnaire – et qui connaisse l’objet présent indépendamment d’un intérêt pour le prix à terme – celui du prêteur. Le sujet de la rationalité de la certitude du crédit est l’actionnaire du crédit qui n’est ni l’actionnaire de l’objet du crédit ni l’intermédiaire financier de mesure de la certitude. L’actionnaire de l’objet s’interpose entre le prêteur et l’emprunteur. L’actionnaire financier s’interpose entre l’emprunteur et l’intermédiaire financier. Les deux catégories d’actionnaire sont l’un propriétaire du capital de l’emprunteur et l’autre propriétaire du capital de la mesure du crédit empruntée à des prêteurs.

Sans l’instauration de la causalité finale dans la forme des crédits, le prix à terme en crédit d’un objet engagé n’a pas de forme stable. L’objet est transformable par les fins implicites du détenteur de la relation entre l’objet et son prix ; en l’occurrence les fins de l’actionnaire du crédit qui n’est pas obligé de garantir la fin du crédit. Dans le monde financier actuel, l’actionnaire du crédit n’existe pas distinct dans sa fin de l’actionnaire de l’objet du crédit. L’actionnaire du crédit a une responsabilité limitée au montant de son apport comme l’actionnaire de la réalité physique. Le prix de la responsabilité de la finalité du crédit n’est par proportionné à sa réalisation effective. La prudence de l’intermédiaire financier à limiter ses engagements n’est pas encadrée par la valeur réelle de l’actionnaire qui ne subit pas les conséquences de l’exagération de la matière future qu’il fait déclarer certaine. L’actionnaire juridique du crédit, propriétaire du capital de l’intermédiaire financier, n’est pas interdit d’intérêt dans les objets du crédit. En contrôlant la fin des objets de crédit au lieu de la certitude du crédit, il n’a aucun mal à transformer la fin des crédits à l’insu des prêteurs et emprunteurs, intéressés eux à la réalité matérielle des crédits.

Si la fin du crédit est d’engager la réalité à terme dans le prix certain de la valeur future, il existe par le capital du crédit un critère de jugement de la réalité formelle du crédit. Un capital formellement non limité par la réalité de l’incertitude matérielle fournit la preuve de la certitude décidée possible du crédit. L’incertitude est probable par la responsabilité illimitée du capital ; probable au sens mathématique et juridique. L’utilisation de la probabilité n’a en mathématique aucun sens sans la définition d’un univers probabilisable. L’univers probabilisable de la finance est la Loi. La Loi dicte une dénomination par le nombre distincte de l’objet. La Loi dicte le marché qui produise un prix qui ne dépende pas de la matière de l’objet mais de la fin qui lui est attribuée. La légalité de certitude du crédit par l’incertitude de la mesure du capital a finalité d’informer les prêteurs des limites quantitatives des prix à terme qui peuvent être déclarés certains ; finalité de limiter la production de prix à terme certains par l’achat permanent de l’incertitude de toute mesure en temps de la valeur prêtée. Sans la Loi, les mathématiques probabilistes sont un masque d’objectivité, la fausse rationalité de la cupidité.

Capital en certitude du crédit

Si le crédit est défini par sa finalité de certitude du prix à terme, il requiert de ne pas emprunter sans la caution d’un actionnaire ; un actionnaire défini comme acheteur de l’incertitude du prix à terme. Il requiert de ne pas prêter non plus sans la caution d’un actionnaire de l’incertitude de la mesure du risque de crédit. La matière en objet du crédit est différenciée de sa forme par la garantie d’intermédiation de l’actionnaire du crédit. La certitude de la forme est intégrée par la finalité. L’acte de mesure est ainsi distingué du nombre de la mesure du prix en crédit. La différenciation intervient métaphysiquement à l’origine par la distinction du sujet de l’objet et du sujet du prix en crédit. Puis le temps fait diverger d’un coté la réalité de l’objet et la réalité de son prix et de l’autre la réalité du prix et la certitude du prix. Le capital engagé dans la fin certaine du crédit mesuré doit couvrir toute insuffisance de la mesure qui corresponde à une réalité vérifiable. Il ne doit pas être possible de confondre le sujet dans l’objet par la mesure ni de confondre l’objet dans la mesure par le sujet. Aux quatre causes finale, formelle, matérielle et efficiente du crédit correspondent quatre rôle distincts de prêteur, d’emprunteur, d’intermédiaire et d’actionnaire du crédit.

L’existence d’un sujet pour l’objet – qu’on appellera gérant – et d’un sujet de la responsabilité objective du sujet de l’objet – qui est l’actionnaire du gérant – se justifie par la finalité. Les fins différentes des sujets dans un même objet justifient l’existence d’un sujet pour la mesure distinct du sujet de l’objet. Mais la fin de différencier les fins dans un même objet réclame son propre sujet. L’actionnaire du crédit est le sujet propre au sujet de la mesure – l’intermédiaire financier – en tant qu’objet de contrôle, c’est à dire sujet soumis à la Loi. Les sujets propres du sujet de l’objet et du sujet de la mesure sont les actionnaires. L’actionnaire de l’objet évalue le risque d’une plus-value insuffisante du capital à terme sur le capital engagé. Comme le capital n’a pas de motif d’engagement sans l’emprunt d’une mesure financière qui puisse réaliser la plus-value anticipée, le capital doit garantir l’anticipation du prix à terme de la valeur ajoutée, une valeur qui vient autant de la matière que de la fin. Le capital doit garantir l’anticipation du prix qui contient la mesure de l’objet de valeur en crédit. Pour que la mesure du crédit à l’intérieur du prix à terme soit garantie indépendamment de l’objet financé, il faut un capital propre à la mesure. L’actionnaire de la mesure du prix évalue le risque d’une plus-value de la mesure insuffisante. La plus-value de la mesure du crédit est la réalité du prix à terme supérieure à la valeur remboursée de la matière anticipée. La plus-value du crédit est l’effet matériel de certitude par la réalité comptant du remboursement du crédit dans sa quantité d’origine.


[1] Notons que l’échange du risque de crédit s’appelle un cautionnement. La technique du credit default swap échange des cautionnements pour éviter d’afficher un prix à la valeur absolue du risque de crédit des objets sous-jacents.

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13 réflexions sur « Aristote explique le crédit par le capital, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Je ne suis pas d’accord. Ni sur la forme, ni sur le fond…

    Sur le fond, étant donné que je suis un « homo économicus », m’expliquer l’économie revient à expliquer l’eau au poisson rouge.

    Je me demande si PSDJ ne souhaite pas secrètement se faire publier dans l’équivalent financier de « Nature » pour reproduire une affaire Sokal.

    – Que vient faire Aristote dans cette galère, lui qui n’a jamais connu le capitalisme ; sous les mérovingiens, seules circulaient de grosses pièces d’or, puis les carolingiens introduisirent la monnaie en argent, qui permit le développement du petit commerce…

    – Que viennent faire les nombres complexes ici ? L’imaginaire complexe est tout sauf imaginaire. Le véritable imaginaire, voir Bachelard :

    « Le vocable fondamental qui correspond à imagination n’est pas image mais imaginaire. La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole imaginaire. Grâce à l’imaginaire, l’imagination est essentiellement ouverte, évasive. Elle est dans le psychisme humain l’expérience même de l’ouverture, l’expérience même de la nouveauté. Plus quee toute autre puissance, elle spécifie le psychisme humain. Comme le proclame Blake, « l’imagination n’est pas un état, c’est l’existence humaine elle même »

    Si vous souhaiter ajouter une dimension autre à la monnaie, c’est une dimension négative, or les complexes ne sont pas négatifs. Et puis pourquoi vous arquebouter sur la matérialité physique. On peut financer la recherche, un travail intellectuel, et en attendre un « intérêt ».

    1. Votre désaccord est sain et légitime. Si je le comprends bien, vous ne voyez pas à quoi cela sert de mettre de la métaphysique dans l’économie ni d’établir une connexité entre la complexité métaphysique et la complexité mathématique. Est-ce que pour autant vous excluez que votre désaccord ou le mien puisse être coté sur le marché pour que la collectivité en fixe le prix par l’utilité qu’elle lui reconnaît ? Cela vous choque-t-il de transformer la définition du capital pour qu’il ait pu exister au temps d’Aristote et qu’il soit aujourd’hui le prix de la valeur des concepts qui rendent les prix certains ? Considérez-vous qu’une stabilité métaphysique des prix dans le temps garantie par la valeur actualisée constante de la matière physique soit vraiment inutile ?

    2. @ Pierre Sarton du Jonchay,

      bonjour,

      Loi, éthique, morale, la valeur et la finalité de la monnaie sont question d’éducation et de culture?

      Liberté individuelle, devoirs et droits communs, maillage du droit et de la loi.

      Il est probablement possible de présenter ce discours, et les précédents, sous forme algorithmique -de programmation-.

      Carrés, losanges, ronds, flèches colorées, rendrait ces discours bien plus parlant, sérieusement des morceaux de graphes particuliers défilent à votre lecture, de type cage pour leur propriétés particulières.

      Cela relève-t-il du possible, ou de l’imaginaire, voire des deux, sans complexe l’option semi graphique semble culturellement ou ergonomiquement une alternative amicale, sans contradiction aucune.

    3. @ Pierre Sarton du Jonchay,

      Bonjour,

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Graphe_de_Petersen

      Notez le vocabulaire mathématique des propriétés de ces univers particuliers…Le lien avec les matrices très imagé (leur « en quelque sorte » représentation plane, image, bien que de dimensions supérieures)

      De la difficulté du « langage »:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/NP-complet

      Les solides de platon ou kepler semblent en résonnance..non?

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Solide_de_Platon

      Dela beauté symétrique du langage et de la géométrie:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Graphe_cycle

      Un exemple « parlant »? Point « féru » de mathématique non plus, les tranversalités ouvrent les compréhensions…subjectivement?

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypercube_(graphe)

      Bon courage et merci pour votre « travail » de valeur. L’humour de la bande dessinée ni la « fraîcheur » de l’actualité n’assistent cette rigueur qui pose des dolmen, volonté d’instaurer un culte, une compréhension, une culture? Ah, la variété..

  2. Vous auriez du titrer « une interprétation (néo-?)aristotélicienne de ceci ou de cela » et non « Aristote explique ceci ou cela ». Le titre induit en erreur sur la nature de votre démarche.

    Ceci vous aurait évité l’objection de Lisztfr, même s’il est évident à la lecture que vous ne reprenez d’Aristote que sa « métaphysique » comme « outil d’analyse » et non l’une de ses théories relative à la formation des prix ou à la nature de la monnaie. Ce qui pose d’autres problèmes…

  3. ( je lirai le billet plus tard, je repond simplement a PSDJ etant donne sa reponse a Lisztfr)

    Je me concentrerai la dessus, car c’est la phrase la plus apte a exprimer le malaise que je ressens face a vos textes.
    « Considérez-vous qu’une stabilité métaphysique des prix dans le temps garantie par la valeur actualisée constante de la matière physique soit vraiment inutile ? »

    Je ne vais pas répondre pour Lisztfr, mais pour moi en tout cas. C’ est justement le point qui me dérange : que vous donniez une utilité au raisonnement, c’ est a dire au sens littéral, que vous considériez cela comme un outil. Or les quatre causes d’Aristote traitent de l’être, et non de l’outillage. Les arguments que vous utilisez pour démontrer la création ou la destruction de valeur sont utilises dans un but, celui de sauvegarder la valeur. Or ils sont formels, ce sont des outils modélisés. De fait, ils ont beaucoup plus de chance a terme de détruire la valeur, bien plus libre, bien plus insaisissable et changeante que des outils formels. La formalité ne rend pas compte de la valeur. Elle peut juste en parler, l’évoquer, comme je vous l’ai deja dit, en allant dans le même sens qu’un lecteur qui vous citait Korzibsky, il ne faut pas penser que la carte puisse être le territoire. C’est seulement le cas dans un discours de prophète ou d’artiste éclairé, de saint, et encore, on se doit d’en douter… Quelqu’un qui regarde une carte sans avoir vu le paysage ne verra rien d’autre que le produit de son imagination.

    Vous rêvez d’un système ou les fins seraient discutées et ou la loi serait la garante de l’accord entre les hommes pour que chacun exprime librement sa valeur. Mais c’est déjà le cas, a la base, dans la fondation de l’État de droit. Seulement comme tout système vivant, ca a une durée de vie limite, pour des raisons déjà évoqué dans de nombreux billets sur ce blog. On a notamment évoque l’impossibilité pratique a légiférer au delà d’un certain nombre d’individus se raclements a la fois de la liberté et de l’égalité. On a également parle des limites des droits de l’homme en tant que principe simplement évoqué, ainsi qu’en actes, de la limite de la liberté, des modalités de la disparition de vie dans un système, ou comment l’escargot peut mourir dans sa carapace. On a parle de plein de choses que je trouve plus terre a terre.

    Votre démarche est bienvenue. J’ ai relu avec plus d’attention vos billets, et on y sent bien, finalement, votre volonté d’œuvrer dans le bon sens et votre maitrise de l’analyse, c’ est a dire de l’art de découper en petits morceau sans déranger. Vous évitez aux autre un effort de formalisme bien pénible, et je vous en remercie. Mais voila. Une fois la carte dressée, on va pas rester devant a rêvasser…

    J’aimerai par ailleurs présenter une vision de l’argent que je pense partage par beaucoup, et qui explicitera notre désaccord :

    Échanger de l’argent, c’est échanger en adulte, c’est a dire en tant qu’homme qui ne rend pas de comptes sur ses fins a chaque acte. L’argent est un symbole fort de la responsabilité puisque c’est le seul présuppose a son utilisation. Dans l’échange symbolique, on suppose déjà que l’autre est un homme qui nous est égal, et qu’il est seul garant de sa valeur. Introduire de la valeur dans l’argent, c’est donc, d’une part dire qu’il existe une différence de valeur entre les deux hommes, ce qui est contraire a l’humanité même, et d’autre part les ramener a leur condition d’enfant. A terme c’est pas ailleurs les réduire a leur corps souffrant. L’introduction par un tier de la valeur, est une maternisation malsaine, elle retire a l’échange la notion primordiale d’altérité qui est justement un flottement nécessaire entre deux individus.

    Avant de se demander ce qu’on pourrait mettre entre deux hommes pour éviter qu’ils se fassent mal, on devrait déjà se demander ce qu’on peut donner a chacun pour qu’il se débrouille seul parmi les siens, en Homme responsable…

    1. Je sens votre propos très apaisant. Vous me mettez d’accord avec moi-même. Je crois que les souffrances que nous voyons entre les individus sont celles qui sont en nous-mêmes. Nous avons ainsi deux manières de nous soigner : en intermédiant les relations de soin entre les autres et en accueillant les soins que les autres échangent en nous-mêmes. Cela nous est permis par le langage par lequel nous nous parlons à nous-mêmes tant que nous sommes vivants et par lequel nous entendons les autres communiquer entre eux. Vous me mettez d’accord avec moi-même et je me trouve d’accord avec vous.

  4. Wikipédia :
    Il y a quatre sens du mot « causes », (qui peuvent répondre à la question « pourquoi ? ») selon Aristote.
    • Ce dont une chose est faite et y demeure immanent (cause matérielle, qui deviendra la substance dans la scholastique). La matière première aristotélicienne est une pure puissance, non connaissable car elle n’a pas de forme. Un équivalent moderne serait par exemple le continuum espace-temps. Un équivalent logique de la matière première serait l’inconnue universelle x sans prédicat pour le spécifier P(x)
    • La forme ou le modèle (quiddité ou essence formelle ou cause formelle). Tout ce que nous connaissons est pour Aristote un mélange de matière et de forme. La forme est pour Aristote un concept ambigu, qui désigne à la fois la forme géométrique et l’idée, le concept d’une chose.
    • Le premier commencement du mouvement et du repos (cause motrice ou efficiente). La cause efficiente de la physique moderne est en discontinuité avec son effet, ce qui n’est pas le cas chez Aristote.
    • La fin ou principe téléologique (cause finale, qui pour nous est plutôt la conséquence).
    ——————————————
    Mais cependant:

    1. Ce dont une chose est faite et y demeure immanent.

    a) Si la propriété de cette chose est immanente cela signifie que cette chose n’a pas de cause. Elle aurait une cause son immanence ne serait ni nécessaire ni utile. b) Mais si cette chose est cause d’autre chose alors elle est la seule vraie cause des quatre causes d’Aristote. Cette cause est donc l’observateur car sans ce dernier point de « chose » ou d’«immanence » (c’est l’observateur qui qualifie, décrit et reconnait l’immanence).

    2. Le forme ou le modèle.

    La qualité particulière de cette chose: ce qui fait que cette chose-ci est précisément elle-même et non une autre. Si cette qualité particulière est l’essence même de la chose alors celle-ci n’a pas de cause (cas précédent) car si cette qualité particulière, unique, avait une cause extérieure la qualité en question ne serait pas ce qui fait que cette chose est telle qu’elle est (cette qualité ne serait pas particulière mais commune à beaucoup de choses).

    3. La cause efficiente.

    Le premier commencement du mouvement et du repos. C’est un découpage arbitraire dans la continuité qui relie sans interruption le mouvement au repos. Ce découpage est la rationalité. Il n’a d’autre intérêt que le contrôle, et ne dit rien sur la cause qui ne soit simplement conventionnel.

    4. La cause finale.

    Comme le point 3. C’est l’un des multiples et infinis points de la continuité que l’on extrait de celle-ci et que l’on nomme « conséquence » car on décide arbitrairement que c’est là que le mouvement s’achève.

  5. Cette prose est plutot volontairement alambiquée.
    La logique du crédit actuelle est une vision idéologique
    et orientée qui n’est jamais allé dans le sens de la société industrielle
    mais au contraire a toujours cherché à en profiter.
    Quand la société industrielle s’essouffle on ne peut que remarquer
    l’inefficacité de la finance actuelle, et observer au grand jour sa fonction parasitaire.
    Le crédit tel qu’il est organisé « scientifiquement » par divers calculs de risque, n’est qu’un systéme négenthropique qui ne peut, par essence que détruire la bete de somme dont il profite.
    Plutot que d’aller chercher les maths, il vaut mieux trouver les modéles en biologie et meme en informatique: L’organisation du crédit actuel fonctionne comme un réenforcement négatif. En faisant tourner cette boucle dans un ordinateur, on ne peut qu’observer que le résultat est la destruction du consommateur et de l’entreprise industrielle.
    Le grand public peut désormais voir au grand jour la méthode financière:
    Quand la Grece à besoin d’argent de manière urgente, les taux d’interets augmentent, ce qui est un réenforcement négatif.
    Quand l’Allemagne n’a pas besoin d’argent de manière urgente, les taux sont trés bas.
    Le fond du comportement apparait donc économiquement absurde mais fondé idéologiquement: On cherche à faire payer les plus pauvres et on évite de faire payer les plus riches.
    Il serait plus logique pour les banquiers de prendre l’argent ou il se trouve. Ce qui est la logique de l’actionnariat: Plus l’entreprise devient riche, plus on touche de dividendes, par contre si l’entreprise est en difficulté on ne touche rien. Le systéme financier fait désormais l’inverse.

    Cette logique mortifere est la meme que dans les CDO.
    L’emprunteur à risque se voit taxer de taux exorbitant, tandis que l’emprunteur sur bénéficie de taux faibles.
    On nous dit que c’est logique, et bien c’est absurde. Ces financiers doués ont confondu action et crédit, d’ou la titrisation.
    En effet dans le systéme CDO, les profits maximaux sont attendus des plus insolvables, alors quand dans une véritable action c’est totalement l’inverse! En fait on prends des risques énormes en voulant profiter des plus pauvres, alors qu’il est tellemnt plus simple et plus sur de profiter des nantis.
    Si les CDO avaient été conçues de maniére inverse, c’est à dire conforme au concept de l’action, il y aurait eu moins de problémes.
    On dira que pour attirer l’investisseur vers le risque, il faut que ça lui rapporte…Ce qui démontre la complete inefficacité du marché à développer l’industrie.
    Le concept de repartir les risques n’est pas une mauvaise idée, mais elle été totalement vidée de son sens originel: Il s’agissait de faire payer plus les entreprises solides, pour amortir les risques pris par les plus faibles.
    Mais de telles idées ne peuvent que faire ricanner les nantis et les banquiers et économistes néolibéraux…
    Pourtant c’est ce qu’ils demandent aux banques centrales pour les aider à boucher leurs trous hors bilan: Des taux trés faibles.
    On voit ici le fond de leur rapacité ontologique, couverte par des explications et logiques mensongères, qui de plus en ce moment, ne tiennent pas debout…

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