L’actualité de la crise : l’Irlande étranglée à petit feu, par François Leclerc

Billet invité

L’IRLANDE ÉTRANGLÉE A PETIT FEU

On s’y perd un peu dans les chiffrages et les acrobaties financières – qui ont changé plusieurs fois par jour – mais les développements de la situation irlandaise appellent une importante constatation. L’Etat, va devenir l’actionnaire majoritaire de quasiment toutes les principales banques du pays, à la faveur d’aides financières massives. Il va en effet encore « remettre au pot » (selon l’expression haïe des actionnaires).

Somme toute, l’Etat remplit son devoir d’actionnaire, alors que les actionnaires privés ne l’ont pas fait ! Alors que, sous couvert d’une garantie accordée aux déposants, les créanciers obligataires de l’Anglo Irish Bank (AIB) ont la promesse d’être remboursés. A l’exception notable des détenteurs des obligations subordonnées – finalement atteints après bien des atermoiements et fausses informations contradictoires dont cette chronique a involontairement rendu compte – dont les titres de dette vont être transformés en actions d’AIB. [Un risque propre à ces obligations, qui est rétribué par un meilleur rendement et permet de les comptabiliser dans les fonds propres des banques].

Voilà qui justifie la position de ceux qui réclament la nationalisation du système bancaire. L’Etat – au moins, lui – se révèle un véritable actionnaire, pour le meilleur et pour le pire…

L’histoire ne va pas s’arrêter là, en dépit des réaffirmations à jet continu que l’Irlande va s’en tirer toute seule, comme une grande. Le gouvernement irlandais va également devoir remettre au pot de la banque mutualiste Irish Nationwide, déjà nationalisée. Et devenir l’actionnaire majoritaire du groupe Allied Irish Banks, par le même moyen. N’en jetez plus !

Justifiant la décision prise il y a deux ans de sauver AIB à tout prix, alors que l’opposition le lui reproche avec véhémence, Brian Lenihan, ministre des finances irlandais, a déclaré qu’aucun pays au monde n’aurait pu supporter la faillite d’une banque dont la taille du bilan était plus importante que celle budget de l’Etat. Comment pourrait-il dire autre chose aujourd’hui ?

Dans une interview au Financial Times, il a donc fait valoir que le risque était que l’Irlande connaisse la même situation que le Japon, dont il qualifie le secteur bancaire de « zombie » (depuis une décennie dit-il, avec deux le compte aurait été exact).

Une nouvelle fois, les commentaires sont à l’apaisement de façade dans les cercles dirigeants européens, au prétexte que l’Irlande n’aura à se rendre sur le marché obligataire que début 2011. Elle a annulé des émissions prévues dans l’immédiat et jongle donc avec sa trésorerie. Il faut dire que son taux a 10 ans atteignait presque 6,8% hier soir mercredi, pour se détendre un peu ce matin, à 6,6%. Les nouvelles avaient été anticipées par les marchés, expliquent dans ces cas-là les analystes.

Les spéculations vont bon train sur la situation qui pourrait prévaloir dans 3 à 4 mois, quand il faudra alors se rendre sur le marché. Ce qui est présenté comme «une opération vérité va-t-elle calmer le courroux des marchés et se traduire par une détente des taux ? Si l’on regarde du côté des taux grecs, qui plafonnent à des niveaux encore plus élevés, malgré le plan de sauvetage financier, rien n’est moins sûr.

Mais cela sera toujours quatre mois de gagnés, car ils en sont tous là. Dans l’immédiat, les valeurs financières accusaient le coup à la Bourse de Paris, les banques françaises détenant des obligations souveraines irlandaises, sans que l’on connaisse leur exposition.

L’argument majeur justifiant que tout va bien se passer est que la dette irlandaise sera supportable, son remboursement étant prévisionnellement étalé sur une décennie. Il repose cependant sur des calculs ne prenant pas en compte les nouvelles charges qui vont inévitablement peser sur le budget de l’Etat. A commencer par les dépréciations qui ne vont pas manquer d’intervenir sur les actifs de la NAMA, la bad bank irlandaise, à moins qu’un voile pudique ne l’enveloppe avec l’assentiment de tous, afin de repousser là aussi les problèmes.

La BCE affecte comme d’habitude la sérénité, préférant ne pas brûler dans l’immédiat trop de cartouches pour soutenir les taux des obligations grecques, afin de se réserver pour demain, quand des émissions devront être réalisées. Elle n’en tient pas moins à bout de bras les banques en leur accordant des liquidités à trois mois qui leur permettent de tenir et qu’elles font rouler. Mais elle annonce par ailleurs la couleur, par l’intermédiaire de l’un de ses dirigeants, Lorenzo Bini Smaghi, qui a déclaré  : « L’Irlande sait ce qu’elle doit faire, en premier lieu un ambitieux plan de redressement fiscal, avec des mesures concrètes, afin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est donnée ». Il a même précisé, sans être trop franchement comminatoire, noblesse oblige : « Ils doivent le faire vite ! ». Olli Rehn, Commissaire aux affaires économiques et monétaires, a tenu exactement le même discours. Cela fait du bien d’entendre les Européens parler enfin d’une même voix…

« Nous devions mettre fin à ce problème et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui », a affirmé ce jeudi matin Brian Lenihan, le ministre des finances. Encore une parole hâtive dont il faut espérer pour lui qu’elle sera vite oubliée.

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113 réflexions sur « L’actualité de la crise : l’Irlande étranglée à petit feu, par François Leclerc »

    1. A propos de l’Espagne, le succès de la grève hier montre que les peuples européens
      commencent à saisir le danger. Interview d’un économiste anticapitaliste:
      http://www.npa2009.org/content/pourquoi-la-greve-generale-en-espagne
      Extrait:

      La reprise économique ne s’est pas encore produite, et elle tardera encore un certain temps, sûrement plus que ce que la presse annonce de façon récurrente. Il existe diverses «sorties de crise» possibles, et pas toutes au bénéfice des travailleurs. Un scénario possible, en cas d’une mobilisation populaire insuffisante, serait celui d’une restauration de la rentabilité des entreprises et de la bourse soutenue par une réduction plus forte des salaires et par une démolition progressive des principales conquêtes sociales. Ce scénario pourrait être parfaitement compatible avec l’énorme taux de chômage actuel de l’économie espagnole, ainsi qu’avec la poursuite d’un modèle productif écologiquement insoutenable.

      Cependant, la mobilisation sociale peut courcircuiter cette possible «sortie de crise» – qui, en définitive, ne serait rien d’autre qu’une fuite en avant – s’il existait une puissance syndicale et sociale suffisante, une autre alternative politique étant alors viable. Ainsi, une réforme fiscale progressive permettrait de dégager des fonds publics suffisants pour développer l’emploi dans les services sociaux de base ( dépendance, santé éducation, … ), initier la reconversion écologique de l’économie (réduction du CO2 dans l’appareil productif, réhabilitation des logements, …), créant ainsi un grand nombre d’emplois.

      La réduction du temps de travail sans perte de salaire non seulement permettrait de réduire le chômage et impulserait la demande finale, mais faciliterait un modèle de redistribution des richesses moins inégalitaire. La mise en place d’une banque publique permettrait que les aides octroyées aux banques se transforment réellement en crédit aux seceteurs qui en ont le plus besoin. De plus, des mesures anticycliques comme l’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des bénéfices, ou l’augmentation du salaire minimum à 1200 euros, comme dans d’autres pays européens, permettrait de relancer la demande et de réduire les inégalités sociales.

    2. @Charles A
      Succès de la grève? On vient de me raconter le contraire: de nombreux salariés n’auraient pas participé par peur de perdre leur emploi (souvent temporaire), ou par pure résignation. Les gens savent qu’il n’y a pas d’issue, que l’on les contraindra à traverser la vallée de larmes, que le bout du tunnel n’est pas en vue. La colère contre le pouvoir en place est réelle, mais elle ne donne pas à manger.

    3. Andalousie Atlantique, Paterna del Campo, petite ville de 3800 habitantants, un des multiples culs de sac de cette région, champs fertiles, agriculture trahie, comme ailleurs. Ce matin de grève générale, la rue principale est déserte. Cafés, petit commerce, fermés. Pas grand monde dans les champs. Ici, pas de syndicats, pas de piquets de grève. Mais personne ne croit plus trop ni aux syndicats ni aux partis politiques.
      Les deux syndicats majoritaires se sont sentis obligés, et s’en sont plaints, de convoquer la grève générale. De ne pas le faire, la somme de griefs que populairement leur sont adressés approcherait trop du réellement intolérable. Pas grand monde est dupe, l’intuition bien affûtée de beaucoup a plus ou moins « tout compris ».
      Le passé est là, en forme de squelettes gisant sous de modernes parkings, que « la gauche » n’ose pas rouvrir pour permettre aux familles récupérer leurs morts et les honorer.
      Le « non » est déjà là, mais le « que faire » dépendra beaucoup des circunstances qui peu à peu appraîteront. J’ai lìmpression que personne ne fera n’importe quoi, le moment venu.

    4. N.b.: Le GARROT était le mode d’exécution en vigeur durant la funeste période franquiste…
      Le condamné y succombait en silence (?) par étouffement rapide, la gorge broyée.

    5. J’ai lu le début de l’article en me disant Ambrose Evans-Pritchard a changé, il prône la restructuration de la dette…..mais non il est toujours le même il crache sur l’UE tout au long de l’article….(même si certaines choses sont vrais).

      Mr Ambrose Evans-Pritchard : L’UE a été crée afin d’éviter une nouvelle guerre en Europe. c’est son rôle premier que d’éviter des camps de concentration, un déluge de bombe sur Londres ou l’Allemagne etc…etc….

      Si l’UE tombe, à terme ce seront les vieux démons qui ressurgiront.

  1. Oups, petite erreur de traduction, François : decade = « décennie » en français ; « décade » signifiant une période de 10 jours.

  2. 35 Md / 4=8,75 Belgique Fortis 100 Md/10=10 et très loin d’absorber l’actif financier de la population.
    Il ne faut donc non pas répartir cette dette sur la population mais déclarer la faillite de la banque concernée.
    Ceux qui mettent à charge de la population irlandaise ces 35 Md sont des escrocs appuyés par Barrossot.

  3. Ce qui est ahurissant dans toute cette histoire, c’est que l’on entend aucun représentant des partis de gauche (même de PG et le NPA) avancer l’argument de l’insolvabilité des banques pour marquer les esprits et relancer le nécessaire débat idéologique, car il est évident que le système capitaliste ne fonctionne et ne fonctionnera plus.
    Ainsi, je n’ai entendu aucun intervenant de gauche parler du rapatriement en France des actifs toxiques de la Société Générale à hauteur de 35 milliards (en janvier 2010) lors des nombreux débats sur les retraites. Ces 35 milliards vont pourtant être « purgés » via des réductions d’impôts alors qu’ils couvrent presque l’intégralité des 50 milliards dont on aura besoin à l’horizon 2050 (selon les prévisions du COR).
    En avançant un tel argument, on imagine pourtant facilement la mine déconfite et atterrée des politiques et éditorialistes qui assènent que l’on doit travailler plus longtemps car on vit plus longtemps. Il manque vraiment de splendides rhéteurs à gauche !

    1. C’est encore trop tôt.
      D’une part parce que les effets de la crise ne sont pas encore assez importants.
      D’autre part parce qu’on ne commence pas une campagne électorale deux ans à l’avance.

    2. Il ne s’agit pas d’une campagne électorale, il s’agit de sauver les retraites maintenant ! De plus, je ne suis pas d’accord avec votre argument qui consiste à dire que l’on ne commence pas une campagne électorale 2 ans à l’avance. Sarkozy a déployé des trésors de pédagogie pour pénétrer la société du fameux « travailler plus pour gagner plus ». Il est temps que les politiques expliquent dès maintenant que les banques sont insolvables pour que les gens en soient vraiment convaincus dans moins de 2 ans. On pourra alors vraiment croire à une alternative de gauche.

    3. J’essaye de diffuser votre critique (cela d’autant plus qu’Yvan…)
      Il n’est pas du tout évident que ça marche (je ne l’ai fait suivre qu’une fois, dans un contexte limite hors sujet ..) et qu’une réponse soit

    4. Ce n’est pas 35 milliards pour la SG mais 100 milliards…(Cf Thomas Rudolph)
      Bien tentendu les paradis fiscaux sont utiles pour déclarer les bénéfices, mais ne garantissent pas les déficits.
      En clair, ceux qui menacent de quitter la France si on les taxe:
      Ha ha ha ha ha ha ha!
      Chiche! Allez-y les gars cassez-vous!
      Des bad banks dans les paradis fiscaux?
      Cassez vous, bande de banksters,bon débarras! C’est pas une perte!
      Au contraire!
      On ira cracher sur vos tombes sous les palmiers.

  4. L’Irlande et d’autres ont sans doute assez de misères à souffrir sans avoir à endurer d’être  » étranglés à petit feu . »

    La flambée des dettes est sans doute néanmoins bien due à des étrangleurs cupides .

    Auqel cas il vaudrait mieux titrer que l’Irlande tombe en cendres vant de périr de strangulation .

    Mais le résultat est le même .

  5. à propos des TSR, vous notez : [Un risque propre à ces obligations, qui est rétribué par un meilleur rendement et permet de les comptabiliser dans les fonds propres des banques].
    êtes-vous certain que ces obligations deviennent des fonds propres dans leur totalité ?
    merci

    1. merci ; si quelqu’un peut argumenter et apporter des infos ?
      c’est important, il y a beaucoup d’émissions de TSR actuellement, et les créanciers ne sont pas considérés comme « chirographaires ».

    1. Chiffres intéressants, mais il semble s’agir des dettes de l’Etat et des banques confondus, sans donner d’information sur l’exposition banque par banque.

    2. Enfin quelqu’un qui se décide à utiliser Méga,Giga , et sans doute Tera . Ces préfix deviennent beaucoup plus familiers que billion , trillion avec l’ambiguïté de l’échelle courte et de l’échelle longue.
      Cela à cause de la familiarité du plus grand nombre avec les quantités de mémoire électroniques.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fixes_du_syst%C3%A8me_international_d%27unit%C3%A9s
      Usage à encourager . Merci.

      Pour chacun il y a une limite à la signification ressentie des grandes valeurs numériques.(ou des très petites…)

      Il m’est arrivé de souhaiter que, quand on parle d’argent publique concernant une collectivité (par exemple un pays ) on utilises systématiquement, pour les informations, comme unité monétaire l’euro par habitant de ce pays.
      Exemple: Budget de l’enseignement scolaire 61 000 millions d’Euros donc 61G€ soit (à la louche)
      1k€phf (Euro par habitant de France)
      On pourrait parler en €phe(euro par habitant de l’Europe) et aussi dans certains cas de $pht ($ par habitant de la Terre)

  6. Nous pouvons déjà écrire les livres d’histoire du future : « En 2010, les gouvernements incapables de comprendre la dynamique de la Crise, certains se trouvant sous l’influence de lobby financiers divers, prirent les décisions qui collectivement amenèrent à l’arrêt cardiaque de l’économie capitaliste.  »

    Par ailleurs, une différence notable par rapport à 1929 est qu’en 1929, la Russie fut épargnée et qu’il n’y avait pas la Chine (ni d’autres pays genre BRIC). Les politiques d’austérité, injustes et contre-productives, devront rapidement faire place à une loi des 2/3. Ou de 1/2. Sinon ce sera la Révolution et la fin de la propriété privée. Je dis ces choses qui effrayent, parce qu’elles pointent à l’horizon. C’est maintenant qu’il faut régler ces problèmes et ne pas attendre qu’il y ait des morts lors qu’une manifestation, car là les gouvernements et leur lobby, n’y survivraient pas. L’époque est pré insurrectionnelle.

    Je ne vois pas pourquoi les salariés doivent faire les frais de la crise. Si un jours P. Jorion a dit une chose qui n’est pas exacte, c’est lorsqu’il a dit que nous sommes tous responsables. Non, chacun arrive dans l’existence et tente de survivre comme il peut, et ceux qui organisent ce monde sont les responsables. Et ce n’est pas la population qui elle suit les règles et se débrouille dans les cadres pré-existants.

    Les politiques d’austérité sont injustes, et aggravent la crise. Si l’on n’abandonne pas ses exigences sur la dette des Etat, l’on va perdre l’argent ET bien davantage encore. L’on oublie qu’on est une archi minorité. Le Tzar a été renversé ne l’oublions pas… c’est tout ! C’est ça prendre ses responsabilité c’est comprendre qu’on ne peut pas tout faire accepter et que la rigueur du système est insupportable !

    1. En effet, Lisztfr. Mais c’est devenu impossible. Car mondial.
      Ou à moins de révolutions dans suffisamment de pays pour créer une synergie suffisante pour être contagieuse.
      Déjà, regarde l’impossibilité de simplement remonter les impôts sur les plus riches…

      La période que nous vivons actuellement est juste la socialisation des pertes qui correspond à la concentration des gains.
      Pour la suite, bien évidemment, cela se passera mal. Et vu les chiffres, plus mal encore qu’en 1929.

    2. Oui « l’époque est pré insurrectionnelle » dans le sens où des politiques aussi injustes et inefficaces finissent toujours par mettre en colère, mais par contre, rien ne garantit que les insurrections et/ou révolutions déboucheraient sur la fin de la propriété privée ou même une politique de gauche.

    3. @ Lisztfr dit : 30 septembre 2010 à 15:15
      « Si un jour P. Jorion a dit une chose qui n’est pas exacte, c’est lorsqu’il a dit que nous sommes tous responsables » dites-vous.

      Non, il a dit la vérité.

      Ce qui arrive, arrive dans des pays démocratiques gouvernés par des partis de droite ou de gauche qui ont pris ou prennent des décisions en vertu des pouvoirs que les citoyens leur ont accordés.
      Cela engage nettement plus leurs peuples que ce ne serait le cas sous d’autres régimes.

      Les divers gouvernements légitimes se sont laissé aller à des dépenses et surtout à contracter des dettes pour faire plaisir à leurs électorats tout comme ces chefs de famille qui vont jusqu’au surendettement parce qu’ils pensent que c’est leur rôle de distribuer du bonheur aujourd’hui plutôt que de s’employer à prévenir les difficultés de demain.

      Depuis la fin des grands conflits armés, les gouvernements se sont contentés de prolonger les courbes antérieures sans voir qu’un grand conflit se préparait en silence, celui de la crise énergétique entraînant inévitablement une baisse de la croissance et l’avènement d’une crise économique de grande ampleur.
      Cette crise est appelée à faire d’autant plus de mal que le pays est développé, a un sous sol pauvre, et des dettes élevées.

      « Le Tzar a été renversé ne l’oublions pas… » oui mais il ne régnait pas sur une république.

      Dans nos pays démocratiques, ceux qui poussent à la révolte ne sont pas des démocrates mais des irresponsables qui pensent qu’en ajoutant des drames et désordres aux difficultés, les ressources énergétiques et minières que nous n’avons pas nous seraient données par je ne sais quel miracle.

    4. J’adooore votre propagande, Jducac. Si si.

      Cette crise doit bien vous plaire, je le sens. Surtout à servir vos desseins personnels, d’ailleurs.

    5. @yvan : entre nous, et en toute confidentialité, j’adoooore monsieur jducac, mais je ne peux plus lire ses com’, mon médecin me le déconseille formellement à cause de mon état cardiaque.

    6. @jducac
      vous oubliez la loi de 4 janvier 1973 (article 25) votée par Mr Giscard d’Estaing alors ministre des finances qui oblige la France à emprunter auprès des banques privées (plutot que par la banque de France sans interet).
      En bientot 40 ans, on evoque le chiffre de 1000 milliards d’interets d’emprunt versés par l’etat aux banques privées avec l’argent des contribuables.
      Il est de combien la dette de France aujourd’hui ?

    7. « Les divers gouvernements légitimes se sont laissé aller à des dépenses et surtout à contracter des dettes pour faire plaisir à leurs électorats … »

      Non. La plupart des gouvernements ont contracté des dettes à cause des dictatures (de droite la plupart du temps) sponsorisées par Friedman, l’école de Chicago, le grand capital et les USA. Par exemple, le Chili, l’Argentine, l’Afrique du Sud… Lisez la stratégie du choc, de Naomie Klein.

    8. J’adore aussi. La voix du CAC40…
      « J’ai du CAC » a encore tout faux. La dette, en France et ailleurs,
      a monté dans la proportion de la baisse de la fiscalité sur le capital.

      Et c’est ce même capital qui prête à l’Etat, et même à taux usuraire,
      quand celui-ci s’approche du défaut de paiement.

      Conclusion: il faut répudier la dette, arrêter la tyrannie des entreprises,
      comme dit Paul, et du capital en général.

  7. Autre remarque de detail:
    – Anglo Irish Bank est plutot appellee « Anglo »
    – AIB, c’est plutot « Allied Irish Banks »

    L’etat irlandais est en train de devenir l’actionnaire majoritaire d’AIB (Allied Irish Bank) (info d’aujourd’hui) en ‘remettant au pot’ car AIB qui n’arrive pas a lever assez de fonds (et qui a deja commence a vendre ses bijoux: part dans la banque Polonaise Zachodni at part dans la banque M&T).
    Irish Nationwide vient egalement de passer sous control public.
    C’est un peu la fete en Irlande en ce moment. Le ministre des finance (Brian Lenihan) vient d’ailleurs d’annoncer que le prochain budget sera pire qu’attendu…

    1. Je me gratais la tête depuis un moment…François sachant de quoi il parle…merci!
      C’est ce qui me ravit sur ce blog (unique, si, si, allez voir ailleurs, sans perdre de temps…),
      il y a toujours quelqu’un qui prend la peine de préciser, corriger, et on éclaircit!

  8. Question 1: que se passerait-il si on déclarait l’IAB en faillite avec abandon de 50% de ses créances à la clef ? Quelles conséquences en Irlande et ailleurs ?
    Question 2: qu’est-ce qui l’empêcherait et pourquoi ?

    bonne journée.

    1. L’Etat perdrait sa mise dans l’Anglo, sa garantie accordée aux déposant et à certains créanciers jouerait et les marchés se vengeraient en augmentant les taux obligataires.

      Il fallait le faire il y a deux ans !

    2. alors donnez des chiffres……..quelle mise de l’état?…la garantie des dépôts de la population ? Un état ne peut pas garantir les dépots des populations , il est en dettes, la garantie des banques en France est de 1 pour 1000 , 1000 clients , un seul est remboursé avec un max de Xmille€…
      De toute évidence ceci n’en restera pas là , çà va évoluer grave au fil du temps.
      Car prendre en direct en 1 fois sur l’épargne , et obliger l’actionnaire à rajouter , ou prendre en impôts à tous n’est pas identique.
      Une sanction doit éxister et elle doit être apparente sinon c’est la révolte .

    3. Malheureusement, c’est juste.
      Le peuple irlandais a déjà été spolié par la complicité du gouvernement avec le capital.
      Pour éviter plus grave encore, il ne leur reste plus qu’à répudier la dette,
      et congédier le serviteur du capital.
      Et ailleurs ? Patience, on y vient…

  9. En somme, les banques en faillite sont nationalisees et donc les pays se retrouvent avec une grande banque centrale nationale. En france BdeF + SocGen + CA + Ecureuil devient une mega banque nationale qui peut tenir tete aux gros bisules US. NICKEL ! Si chaque pays europeen fait pareil les banques US on va les bouffer en un rien de temps. Et c’est l’euro qui devient monnaie de reserve ET A NOUS LA BELLE VIE !!! Pour une fois que l’euroland ca servirait a qque chose !!!

    1. Il y a de quoi se marrer un bon coup !
      En 81, les socialistes français ont nationalisé des banques faisant des bénéfices. En un rien de temps, ces banques se sont retrouvées en faillite.
      Et les mêmes veulent nationaliser maintenant des banques en quasi faillite !
      Mémoire courte les français ? Non !
      Grande imbécilité pour rester poli

    2. Faire payer les actionnaires revient à faire payer aux salariés une crise générée par une poignée de multi millionnaire.

      Il faut nationaliser les banques en déblayant purement et simplement les actionnaires rentiers dont la seule fonction est d’empocher le fruit du travail d’une majorité et de faire payer les frais de leur médiocrité à cette même majorité.

    3. @ALBIN : « En un rien de temps, ces banques se sont retrouvées en faillite. » : à vous lire, il serait évident que la nationalisation est LA CAUSE de ces faillites. Sauriez-vous nous apporter des éléments militants dans ce sens ? Dans le cas contraire, je serai dans l’obligation de classer votre propos dans la catégorie « potin de comptoir » car, ne vous en déplaise, il conviendrait d’établir l’histoire de ces faillites pour en tirer une quelconque leçon.

    4. @Albin du (pump à fric)

      peut être devrions nous lancer un vaste plan de retraite par capitalisation pour sauvez les banques ?

      bon sortez le troll

  10. Nous devons bien observer les derniers emprunts que l’Irlande a lancés sur les marchés internationaux.

    – Emprunt à 4 ans :

    En août 2010, l’Irlande avait lancé un emprunt à 4 ans : elle avait dû payer un taux d’intérêt de 3,627 %. Un mois plus tard, mardi 21 septembre, l’Irlande a de nouveau lancé un emprunt à 4 ans : elle a dû payer un taux d’intérêt de … 4,767 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB4YR:IND

    – Emprunt à 8 ans :

    En juin 2010, l’Irlande avait lancé un emprunt à 8 ans : elle avait dû payer un taux d’intérêt de 5,088 %. Trois mois plus tard, mardi 21 septembre, l’Irlande a de nouveau lancé un emprunt à 8 ans : elle a dû payer un taux d’intérêt de … 6,023 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB8YR:IND

    Conclusion : plus les jours passent, plus l’Irlande doit emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus l’Irlande se surendette.

    Et le Portugal ?

    Comment évoluent les taux d’intérêt du Portugal en ce mois de septembre 2010 ?

    – Emprunt à 4 ans :

    En août 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à 4 ans : il avait dû payer un taux d’intérêt de 3,621 %. Un mois plus tard, mercredi 22 septembre, le Portugal a de nouveau lancé un emprunt à 4 ans : il a dû payer un taux d’intérêt de … 4,695 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT4YR:IND

    – Emprunt à 10 ans :

    En août 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à 10 ans : il avait dû payer un taux d’intérêt de 5,312 %. Un mois plus tard, mercredi 22 septembre, le Portugal a de nouveau lancé un emprunt à 10 ans : il a dû payer un taux d’intérêt de … 6,242 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal doit emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

  11. « Somme toute, l’Etat remplit son devoir d’actionnaire, alors que les actionnaires privés ne l’ont pas fait  »

    Encore une phrase toute faite qui ne veut rien dire !
    Le devoir d’un actionnaire est de déposer le bilan quand une affaire ne marche pas.
    Le devoir des citoyens est de virer les hommes politiques incapables qui font du populisme et de la démagogie par intérêt personnel.
    Nous sommes mondialement plongés dans l’irresponsabilité politique avec des phrases de cette eau.

    « Notre époque n’est pas que post-communiste, elle est aussi post-démocratique. Nous assistons aujourd’hui à l’instauration du totalitarisme démocratique, ou si vous préférez, de la démocratie totalitaire. »
    Alexandre ZINOVIEV (1922-2006). « les hauteurs béantes » livre qui lui a valu d’être expulsé d »URSS, mais réhabilité en 1999. Philosophe, 30 livres publiés, professeur de logique, nombreux prix littéraires, dont prix Médicis étranger (1979)

    Ne nous y trompons pas, nous sommes jusqu’au cou dans le capitalisme totalitaire démocratique. Et cela n’est pas prêt de finir demain avec les russes et surtout 1,3 milliards de chinois.
    Vous faites comment pour faire marcher droit autant de citoyen qui n’aspirent qu’à en faire à leur tête ?
    Quand tout est dans l’EGO, rien n’est plus dans la vertu.
    Faut arrêter de déchiffrer le futur en regardant le passé d’une civilisation qui est mourante .

    1. @ALBIN : vous avez envie de donner dans le catastrophisme à tout crin, ce que je comprends tout à fait, cela m’arrive aussi. Mais l’on voit rarement, (pour ne pas dire jamais), François s’amuser à « déchiffrer le futur », sinon à court terme en fonction des données actuelles. Quant à la « civilisation », elle n’est pas mourante car elle ne fait qu’un avec le « capitalisme totalitaire démocratique » dont vous dites que « cela n’est pas prêt de finir demain ».

  12. ‘Contre toute attente’, ‘les marchés’ n’ont donc pas sanctionné la diffusion des multiples informations d’aujourd’hui alors qu’en toute logique, ils auraient dû :
    -Allied Irish Bank doit être recapitalisée à hauteur de 3 milliards et l’Etat devenir l’actionnaire majoritaire ;
    – Anglo Irish Bank dont la recapitalisation totale a été annoncée 6 milliards à minima de plus que la recapitalisation déjà effectuée ;
    – une dette et un déficit publics (32% !) qui explosent.
    Or, quelle fut la réaction des marchés ?
    Hormis un dévissage en règle pour Allied Irish Bank (-32% en début de cotation, un titre dont la valeur a été divisée par 8 en un an, passant de 3,30€ à 0,48€) mais qui se ‘stabilise’ en cours de journée (‘que’ -15% à 15h30 : http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1mTAIB&vue=histo), les CDS n’ont guère bougé et le taux des bonds irlandais à 10 ans ont même baissé très légèrement.
    ‘Contre toute attente’ donc, ‘les marchés’ n’ont pas sanctionné comme on aurait pu s’attendre la situation comme elle l’aurait mérité.
    Vraiment ?
    Et si la finalité réelle ‘des marchés’ n’était pas l’Irlande et son système bancaire en tant que tel ?
    Un élément m’a frappé dans divers commentaires ce matin, qui se focalisaient sur … l’euro.
    Et de fait, ce ‘détail’ est passé au travers de ma grille d’analyse.
    Car personne n’est dupe, tant en Irlande que sur ‘les marchés’, quant à l’inéluctabilité d’une fin dans la douleur et quant à la réalité de l’évaluation par la Banque Centrale irlandaise du niveau de recapitalisation d’AIB véritable : la fourchette basse est très basse (très en dessous des estimations de différents analystes) et la fourchette haute est située juste en dessous de ce que S&P annonçait comme une ‘ligne rouge’ : 34,3 milliards, contre 35 milliards pour S&P.
    « Si les spéculations sur le coût total du sauvetage de la banque en difficulté Anglo Irish Bank, nationalisée en février 2009, avaient ces derniers jours pesé sur la monnaie unique européenne, sa révision en forte hausse, le portant à 29,3 milliards d’euros en principe et 34,3 milliards dans la pire des hypothèses, restait conforme aux projections des économistes, tempérant ainsi les inquiétudes du marché. »
    http://www.lepoint.fr/bourse/l-euro-repart-a-la-hausse-face-au-dollar-epargne-par-l-irlande-et-l-espagne-30-09-2010-1243191_81.php
    Dès lors, pourquoi pas 34,999 milliards ? Car à partir du moment où la Banque Centrale irlandaise annonça un chiffre inférieur à la limite annoncée par S&P, l’agence de notation n’était plus en ‘situation’ de dégrader la note des bonds irlandais (l’inverse l’aurait pousser à se décrédibiliser, si elle ne l’avait pas fait). La dégradation n’étant pas intervenue, ‘les marchés’ pouvaient alors ‘remiser leurs paris’ pour plus tard.
    Mais quel ‘pari’ et pourquoi plus tard ?
    Concernant le plus, la raison première est simple : donner du temps au gouvernement.
    « Le ministre irlandais des Finances a par ailleurs indiqué qu’il n’y aura pas d’émissions d’obligations en octobre et novembre en raison d’écarts de rendements élevés et afin de laisser aux marchés le temps de digérer les plans de renflouement de ses banques. »
    http://www.lesechos.fr/investisseurs/analyse_seance/investir_00285307-les-marches-europeens-poursuivent-leur-recul.htm
    Comme le dit gouvernement n’est pas obligé jusqu’au début 2011 de retourner sur ‘les marchés’ pour financer sa dette, on peut donc laisser aux ‘marchés’ le temps de digérer non pas les plans de renflouement mais les mauvaises nouvelles qui y sont liées.
    Pour autant, cela ne fera qu’ajourner la confrontation du gouvernement d’avec ‘les marchés’ car le gouvernement irlandais devra en novembre exposer son plan de rigueur supplémentaire (!!), au regard déjà des 6 milliards de surcoût, à minima, pour recapitaliser Anglo Irish Bank, auquel il faut aussi ajouter 3 milliards pour Allied Irish Bank : c’est à ce moment là que les choses devraient devenir intenables, la Banque Centrale irlandaise, comme le ferait un gouverneur pour une exécution de peine de mort, ayant mis à sursis l’exécution du gouvernement irlandais.
    Mais était-ce vraiment le gouvernement irlandais qui était la cible, la finalité de ces ‘spéculations’ sur le besoin en recapitalisation d’AIB ? Et pourquoi repousser à novembre une échéance qui arrivera de toute façon ?
    La réponse pourrait se situer à un autre ‘niveau’, un niveau autrement plus puissant, plus important quant aux sommes en jeu : le marché monétaire et ses milliers de millliards d’euros, autrement plus lucratifs pour ‘les marchés’ que des bonds irlandais ou même un bon placement en pays ‘émergents’.
    Une première indication nous est livrée : « Les investisseurs attendent par ailleurs les chiffres définitifs du PIB des Etats-Unis au deuxième trimestre. » Les USA seraient donc en ligne de mire.
    Mais une seconde est encore plus explicite : « L’euro résiste aux mauvaises nouvelles », et ça, c’est autrement plus important que l’Irlande et son déficit (on n’ose penser à ce qui serait appliqué comme définition pour les irlandais …) !!
    « Mais si l’euro résiste, c’est d’abord en raison de la divergence des politiques monétaires entre la BCE, d’une part, et la Banque d’Angleterre et la Fed de l’autre. Alors que la première entrevoit la sortie de son dispositif de mesures exceptionnelles, les marchés sont de plus en plus convaincus que la Réserve fédérale ne pourra, elle, faire l’économie d’une nouvelle phase d' » assouplissement quantitatif  » en rachetant des actifs financiers. Elle devrait en préciser l’ampleur le 2 novembre, lors du prochain comité de politique monétaire. Et, en attendant, la monnaie européenne pourrait continuer à en profiter. »
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/020828077693-l-euro-resiste-aux-mauvaises-nouvelles.htm

    Le 2 novembre, la FED devrait avoir décidé. Entre-temps, les chiffres du PIB des USA auront été livrés. Et l’euro aura pu gagner ainsi deux mois. Quant aux ‘marchés’, deux mois n’est rien en regard des enjeux : énormes, en masse monétaire, sur le Forex.
    Que le dollar chute avant l’euro, et la spéculation se portera contre les USA et ses bonds.
    Que l’Irlande vienne à chuter avant le dollar et la spéculation se portera sur l’euro et l’UE.
    Si entre-temps, évidemment, il n’y aura pas un nouvel élément qui interviendra …

    D’où la nécessité de tenir coûte que coûte pour l’Irlande, quelqu’en soit le prix à payer car les enjeux sont par trop importants.
    D’où l’intervention de la Banque Centrale irlandaise pour financer les milliards de recapitalisation d’AIB, elle-même sous-chapitre de la BCE.

    La monnaie, la mère de toutes les batailles.
    Mais si celle-ci tarde encore à être livrée, elle risque fort de ne pas se faire, faute de combattant encore valides …

    1. Précision : pourquoi la date du 2 novembre selon ‘les marchés’ ?
      Simplement parce que c’est la date des élections du mid-terme aux Etats-Unis.

    2. Très bonne analyse, Zébu. Que je partage en tous points. Le 2 novembre…

      Au temps, suspend ton vol…

      Ca me donne une envie d’épinard à la crème, mais il doit s’agir d’une envie d’homme enceint. Koike.. avec mon ventre plat, ça parait difficile.

      Il va falloir surveiller l’orientation que prennent les élections car le devenir de la crise VA en subir des conséquences plus qu’importantes et, surtout, graves…

    3. @ Yvan :
      C’est bon les épinards à la crème : mon gros ventre d’homme confirme.
      Pour continuer de filer la métaphore gastronomique, concernant ta choucroute, Yvan, la BCE vient de donner à ton pari au moins un mois de sursis.
      Après, rien ne garantis que les pop corns explosent avant ou après la choucroute …

      « Choucroute Vs pop corns – Le retour du Je(u)di »

      Arrrgghhhhh …

    4. Hhmm.. Et je me rends compte d’avoir fait du phonétique comme Victor Hugo, l’inventeur du SMS pour critiquer la déformation de langage due au sémaphore…

      Oh temps, suspend ton vol.

      Je ne pense pas que ce soit une corde raide. les zinvestisseurs connaissent la dangerosité de la planche à billet. Même si elle leur rapporte pour l’instant.
      Le fameux « corner » ou le « rally »… pour ceux qui spéculent.

      Si. Je dis bien SI :
      Les US continuent de monétiser avec autant d’hypocrisie et que,
      L’Europe continue de résister aux coups de boutoirs…

      Nous pouvons gagner sur ce champs de bataille de la guerre économique mondiale.

  13. @ tous,

    Le Monde de l’économie a une bonne nouvelle pour vous :

    L’Europe, nouvelle terre promise de Goldman Sachs
    La menace du PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, de réduire la voilure de ses activités européennes en cas d’aggravation de la pression réglementaire cache en fait l’importance grandissante de l’Europe dans les activités de la banque d’affaires américaine. Les revers subis en Chine, les difficultés de pénétration en Russie, en Amérique latine et en Inde, et la concurrence à couteaux tirés avec JP Morgan et Barclays Capital aux Etats-Unis expliquent ce nouveau tropisme européen. En particulier, Goldman Sachs entend développer ses activités en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, ses trois principaux marchés sur le Vieux Continent.

    Par ailleurs, aux Etats-Unis, la détérioration de ses liens avec l’administration Obama réduit la marge de manœuvre de l’enseigne. En revanche, en Europe, GS peut compter sur son puissant réseau d’influence pour pousser ses pions. Les anciens commissaires européens Mario Monti et Peter Sutherland ou l’ex-président de la Bundesbank Otmar Issing sont des « Goldmaniens ». Mario Draghi, actuel gouverneur de la banque centrale italienne et patron du Conseil de stabilité financière chargé de coordonner les efforts de régulation, a été banquier d’affaires chez Goldman Sachs International à Londres.

    GS redoute toutefois une nouvelle réglementation européenne des hedge funds et du capital- investissement, deux activités très rentables installées en grande partie à Londres.

    1. Hhmm.. GS est personna non gratta ou en tout cas bénéficie d’une méfiance justifiée depuis le coup du père grec.
      Et Londres n’est pas terre d’Euro, non plus… Ce qui me fait dire que les Anglais pourrait parfaitement accepter GOLDman en refusant la réglementation européenne.
      Ce ne serait pas la première fois.

    1. Une cocotte minute sous un feu de basse intensité, reliée à un tuyau, lui-même relié à un vérin, qui serre un garrot.

      Bon, d’accord …

    2. personne n’est à l’abri des surprises
      et chacun peut s’attendre à tout
      et même/surtout de son contraire

      … une mèche à combustion lente ?
      un chapelet de saucisses fumées ?

    3. Ai téléchargé pour la circonstance le Littré.
      Malheureusement n’est pas retrouvé l’expression » strangulation à petit feu »…
      Je pense qu’il doit s’agir d’un nouveau concept,à prendre au sens métaphorique et non littéral.

  14. IRLANDE : QUATRE ANS POUR RAMENER LE DÉFICIT DE 32 % À 3 %.

    Le gouvernement a toutefois averti sans ambigüité que le soutien financier au secteur bancaire l’obligerait à de nouvelles coupes claires dans les dépenses budgétaires. L’Irlande s’est en effet engagée à ramener d’ici 2014 son déficit budgétaire sous le plafond de 3 % du produit intérieur brut (PIB) fixé par Bruxelles.

    Or le déficit public irlandais devrait atteindre cette année 32 % du PIB, soit plus de 10 fois ce plafond, contre 11,7 % l’an dernier.

    Reuters

    Conclusion numéro 1 : le gouvernement grec nous prend pour des cons quand il dit qu’il ramènera le déficit budgétaire grec à moins de 3 % du PIB en 2014.

    Conclusion numéro 2 : le gouvernement irlandais nous prend pour des cons quand il dit qu’il ramènera le déficit budgétaire irlandais à moins de 3 % du PIB en 2014.

    Conclusion numéro 3 : la Commission Européenne et la Banque Centrale Européenne nous prennent pour des cons quand ils disent que les plans des gouvernements grec et irlandais sont « crédibles ».

    1. Mais non ,mais non ,nous allons passé « à petit feu » comme dirait François de l’asset-management à l’ascète-management. Sans ménagement ,il est vrai.

    2. Je viens de regarder les news sur le télé Irlandaise (rte)….aucun sentiment de révolte dans la population…les journalistes appliquent la méthode coué….alors qu’on annonce un 4ème plan de rigueur de + de 4 milliards d’économies (pour un pays de 4 millions d’habitants c’est énorme) plan de rigueur qui va encore un peu plus tuer la non croissance actuelle….payer ‘ses’ dettes (en fait celles de jeux de casino des banques)c’est normal c’est tout ‘à notre honneur’ dit sans rire le premier ministre…trop beau comme pays pour les banksters de la city non?On dit qu’il y a beaucoup de moutons en Irlandre mais je pense que c’est 4 millions de moutons carrément…on leur dirait demain votre salaire est diminué de 50 pct …ben ok …pas de souci c’est un ‘sacrifice’ nécessaire…..je trouve cela assez incroyable..je pense surtout que la population ny comprend plus rien….ils sont même bien capables de revoter pour les mêmes partis qui les ont conduit vers une telle débacle…on sable le champagne dans la city ce soir..aucun actionnaire ne perdra un cent…c’est le principal non?

    3. Une strangulation nécessite » une » corde ,grace a des instruments de musique a cordes on peut festoyer parfois en mangeant du mouton, et allumer des cordes a feu…..et regarder l artifice.
      @ (Dissy): »sound of silence »Simon and Garfunkel .

  15. Nous devions mettre fin à ce problème et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui

    C’est vrai ça laisse à méditer, ça me rappelle tant de choses du même genre, encore tout à l’heure
    et à l’écoute d’un débat télévisé, pourtant le vieux monsieur aux cheveux blancs n’avait pas perdu toute sa tête et son indépendance d’esprit, comme quoi il n’y a pas non plus que des gens comme mr jorion qui se pose des questions, mais non son interlocuteur incarnant bien la parole du système préférait plutôt s’agiter dans tous les sens, évidemment ça dois sacrément les démanger parfois, et on a encore fait ceci et cela, les belles oeuvres de nos mains pour mieux paraît-il mettre fin à des problèmes toujours insurmontables, et puis après qu’est-ce que cela donne de mieux ensuite, nous devrions surtout mettre fin et sans tarder à la très grande langue de bois médiatique dans ce monde, et plus tôt sera le mieux je trouve.

    Avons-nous suffisamment bien de recul pour pouvoir dire que nous avons bien fait aujourd’hui.

    1. A quels moments a-t-n dit :

      « La route du Fer est coupée »

      « L’Allemagne ne passera pas »

      « Nous ne dévaluerons pas » (réponses multiples…)

    1. Vivement samedi, car je n’aime déjà plus vendredi, j’ai même l’impression d’avoir tout vu de jeudi, alors pour mercredi et mardi je ne vous en parle même pas, c’est déjà si loin dans ma mémoire.

      Non moi ce que j’attends vivement c’est la prochaine nouveauté du monde actuel.

    2. Carpe diem; Festina lente; Omnia vincit amor; Ars vivendi; Dum anima est, spes est, Dominus illuminatio mea; Fiat lux; Fons sapientiae verbum Domini; Homo fugit velut umbra;Hora ruit, tempus fluit; Inquietum est cor nostrum, donec requiescat in Te; Memento, homo, quia pulvis es et in pulvem reverteris; Quidquid agis, prudenter agas, et respice finem; Quo sis, esse velis nihilque malis; Radux malorum est cupiditas; Sapere aude; Ubi caritas Deus ibi est; Ubi volentia est, via est; Ut sementem feceris ita metes; Vanitas vanitatum et omnia vanitas; In mánus tùas, Domine commendo spiritum meum; Beatus homo qui invenit sapientiam; Deo volente…

      J’avais envie de mettre ça, là. (source Wikipedia)

  16. @JT Gio
    « Ce qui est ahurissant dans toute cette histoire, c’est que l’on entend aucun représentant des partis de gauche (même de PG et le NPA) avancer l’argument de l’insolvabilité des banques pour marquer les esprits et relancer le nécessaire débat idéologique, car il est évident que le système capitaliste ne fonctionne et ne fonctionnera plus. »

    Les partis de gauche voire extrême gauche sont placés devant un choix impossible à faire.
    S’ils révèlent la réalité des banques et la gravité de la situation, c’est la révolte assurée en un week-end, avec des conséquences incalculables tant le système est fragilisé.
    Idem pour les syndicats qui craignent – via une grève générale – de mettre le feu aux poudres.

    Quelques marches de protestation organisées régulièrement jouent le rôle de soupape de sécurité à une population sous pression.
    Mais nulle réelle volonté de chambouler le système et/ou produire l’étincelle aux conséquences majeures.
    D’où ce silence assourdissant.

    1. Mais non mais non.

      Les partis de gauche ne pipent pas un mot parce qu’ils mangent dans la gamelle, c’est tout.

      Pas de choix impossible pour eux, bien au contraire.

    2. En France et ailleurs le concept de grève générale n’existe dans les médias et donc dans la réalité que déclenchée, encadrée et utilisée par les syndicats et les partis dits de gauche.
      La vraie grève générale qui peut bouleverser la donne est une grève générale sauvage non limitée dans le temps.
      Cela s’appelle une révolte ou une révolution et serait (ou sera) traitée comme une insurrection par tous les pouvoirs unis de la planète.

    3. tout à fait en accord avec Marlowe, les grèves bien encadrées et surveillées sont, rappelons le, « autorisées » avec parcours définis et proposés aux autorités par les syndicats, bref de grandes processions de moutons, rien de plus. Ce ne sont même pas des débuts de révoltes. Une vraie grève, un vrai mouvement de contestation, de révolte, n’aurait (n’aura) pas besoin d’autorisations, d’encadrements (fliqués), serait (sera) spontané, immédiat……………… mais ne doutons pas qu’en face, tout a été préparé pour une répression féroce, d’ailleurs elle existe déjà, à petites doses.

    4. @Thomas,
      c’est vrai le clivage « you/ corporations » est un bien meilleur angle pour comprendre le monde actuel que l’habituelle opposition droite/gauche . On avait déjà bien perçu qu’elle n’opérait plus vraiment, comme par exemple ici avec le récent billet de Dissonnance sur l’égalité, valeur propre à chacun des 2 camps sous des aspects différents. Ou bien les valeurs conservatisme et progressisme, présentes sinon revendiquées maintenant par toutes les tendances politiques avec des formes variées. Il y a maintenant ceux qui perçoivent les super-systèmes que sont les multinationales comme un danger pour les sociétés et les individus du monde entier, et ceux qui pensent qu’il n’y a pas de salut sans elles. Les individus seraient aux « Corporations » ce que les cellules sont à l’organisme. En coopérant pour le constituer elles perdent de fait leur autonomie et sont mécaniquement asservies. Du moins tant que l’organisme fonctionne bien. Qu’une cellule se mette à rouler pour son propre compte, se reproduise à son seul bénéfice et c’est la panique: le cancer.
      Reste à déterminer si le modèle économique en vigueur est civilisateur ou le contraire. Si les « Corporations » sont l’expression d’un shéma de développement de l’organisme -la civilisation- ou bien au contraire la déviance d’un groupe de cellules qui utilise l’organisme -l’écosystème humain- pour se reproduire à leur seul profit. C’est la limite à cette analogie, où c’est encore la psychologie qui nous oriente vers telle ou telle approche. Où l’on retrouve les clivages.

    5. @anne-bis
      Interrogation sans objet:
      Il est évident que les corporations sont des cancers.
      Il n’y a rien en elles qui puissent se comparer aux nations.
      De plus leur mode de fonctionnement est féodal.
      Cela fait belle lurette que les démocraties ne fonctionnent plus
      comme des corporations dont la structure est bien celles de cellules anarchiques dont l’égoisme ontologique les conduisent à la mort, comme le virus tue son hote.

    6. OUI : you vs corporate.

      C’est exactement ça le problème. Face aux intérêts marchands supra-étatiques, nos politiciens ne sont plus des dirigeants, mais des exécutants et/ou des vendeurs.
      Concrètement, c’est une poignée de robots qui dirige une armée de zombis.
      Via les externalités et l’extra-territorialité, les corporations ont usurpés le pouvoir démocratique. Elles nous imposent un monde strictement commercial ou tout est contrôlé pour assurer un profit maximal. Ce n’est que leur logique interne, mais c’est absolument déshumanisant. Nous sommes empoisonnés physiquement par leurs déchets et psychiquement par leur propagande.
      Il n’y a que nous qui puissions les arrêter.

    7. A petite chouette,

      En poussant à peine plus loin le cynisme ambiant, on peut imaginer une société privée qui s’appellerai « International Strike Corporation » (par exemple) qui organiserait moyennant finance évidemment des parcours de manifs dans un boulevard aménagé spécialement, avec système de comptage des manifestants, indices de colère divers, trucs à casser pour de rire, et pourquoi pas du public, payant bien sur !

  17. Le premier système bancaire national complètement nationalisé.

    Ne boudons pas notre plaisir.

    En appliquant à ces nouveaux fonctionnaires, la recette sarkozienne consistant à ne remplacer qu’un banquier sur deux partant en retraite. Nous serons bientôt débarrassé de l’excès de poids du système financier.

    1 sur 27 , au suivant.

    Il n’y a pas si longtemps vous pouviez avoir un compte chèque au trésor public.

    Une idée ringarde… bien sûr.

    1. Une idée ringarde… bien sûr

      Un homme réellement progressiste, et forcément en matière de bien, pensera toujours de l’autre que c’est un ringard. C’est d’ailleurs souvent le Maître de la majorité humaine qui me la dit, car j’ai souvent pensé aussi comme les autres de mon temps, que tout ce qui pouvait encore me mettre à l’avant ou à l’image était qualifié forcément de plus prossessiste, bon, c’est pour vous dire comme je me prononce bien comme le plus réformateur de la pensée humaine dans mon siècle, c’est pas beau la vanité de l’homme devenu trop médiatique, surtout par rapport à nos époques passées beaucoup plus primaires que moi. Une pensée ringarde c’est sur …

  18. Notre responsabilité serait engagée au motif que nous avons élu les gouvernants qui ont accumulé les dettes. Mais depuis des décennies TOUS les partis sérieux ont pratiqué cette politique. Le citoyen moyen n’avait aucune manière de refuser la croissance de la dette. Je me demande même si les partis extrêmes PC, Front National et autre LO auraient fait mieux.

    Il faudrait donc reprendre une suggestion que j’ai trouvé sur un blog du New York Times : Prévoir lors des élections un bulletin « aucun des candidats en lice ».

    En cas de victoire de ce choix, une nouvelle élection serait organisé lors de laquelle aucun des candidats du premier tour n’aurait le droit de se présenter, et aucun des partis qu’ils représentaient n’aurait le droit d’intervenir. Des hommes nouveaux et des idées nouvelles apparaitraient.

    1. Que faire quand les « hommes nouveaux et les idées nouvelles » apparaissent si les électeurs votent « aucun des candidats en lice » jusqu’à la fin des temps ?
      Ce sera le temps de déclarer une bonne fois pour toutes la fin de l’idéal, et de l’illusion, démocratique.

    2. Marlow vous êtes vraiment trop pessimistes. La proposition a peu de chance d’être retenue mais si elle l’était l’expérience serait intéressante et cela vaudrait la peine d’essayer. Ne désespérez pas les lecteurs.

  19. Des hommes nouveaux et des idées nouvelles apparaitraient.

    Je préfère ce sens là mais pour que cela advienne, il faut encore rechercher à mieux discerner les idées d’hier et venant de gens apparemment nouveaux, car un pied de vigne même recoupé un peu plus bas peut-très bien redonné les mêmes choses nouvelles, du raison plus sec et plus dur.

    Au tirage au sort pami les plus notables ou les moins notables des partis politiques, là c’est sur
    ça donnerait déjà une meilleure couleur et joie de vivre en attendant faut supporter, c’est la disette, le scandale, le malheur, les mêmes nuages et costumes gris au dessus du monde, les mêmes toujours habiles et efficaces encore à nous tromper et séduire plus longtemps à l’image, recherchant continuellement les premières places afin de pouvoir mieux y être loger et entretenu
    à l’oeil. Le bon service qu’il rende à la société, à la démocratie, à la république, aux autres.

    Dark Vador parlant à Luxe Skywalker rejoins-moi mon fils adoré, et je te donnairais alors le pouvoir, la richesse et la force de pouvoir faire toutes choses nouvelles en démocratie, et nous pourrons même davantage ensemble faire rêgner l’ordre et la justice.

    C’est peut-être aussi un peu le même cadre sociétal, les conventions, les mêmes traditions politiques-démocratiques, le confort, la position, la place, le salaire et le bon mobilier qui veut ça, parce que la démocratie reflètera toujours au plus juste ce que les êtres préfèreront toujours avoir en plus chez eux et en très grand nombre

    1. Merci à la modération au sujet d’une autre faute d’inattention sur le veuillez m’excuser ma vue n’est plus très bonne en ce moment, ça me coûte déjà bonbon et dépenses en espérant que cela s’améliore, faut que je change d’écran aussi celui là me fait trop mal aux yeux.

  20. L’absurdité de l’Euro.
    Inutile d’observer que les pays nordiques qui ont refusé de participer à l’euro doivent s’en féliciter.
    C’est la démonstration parfaite de l’inutilité d’une monnaie unique au niveau des nations.
    La monnaie unique broie les peuples, détruit les progrés sociaux, et vends un progrés poudre aux yeux, miroir aux alouette et attrape couillon.
    La crétinerie ontologique de la législation du parlement européen (Cf JL Mélenchon) est la pour le prouver aux yeux de l’Honnete Homme.
    Une porte sortie: L’explosion de l’euro. Dailleurs le nom est tellement nullissime, qu’il doit doit disparaitre garce à son insondable bétise économique et politique.
    La paix dépendre d’une monnaie?
    Hahhahahahhhahhaa!
    Pauvres idiots!
    Mon reve: La disparition de l’Euro, Titanic stupide qui remplace une Europe politique.

    1. …Delenda est EU …( telle qu’elle fut conçue, sans les peuples, et avec un, puis plusieurs chevaux de Troie )…

      Or, je ne sais plus où,sur un post : un lien : arrivée d’un autre cheval de Troie ( trés, trés gros; peut pas passer inaperçu celui-là !) : la Chine, par le biais de La Grèce …
      c’est plus « timeo Danaos … »
      Mais, c’est dit en terme fleuri (!), « c’est dans les difficultés que la véritable amitié , blablabla … »
      C’est beau comme l’Antique !

      Notre éminent genious, soit Attali lui-même, avait peut-être prévu la chose, quand il poussait à l’entrée de la Turquie dans l’UE, en urgence …( fustigeant sévèrement La Grèce et son impéritie ) un matin sur France Inter…

      =) moralité : jeux d’échec contre jeu de Go …qui sont les pions ? Bon, quand « tout semble perdu, fors l’honneur », gardons notre dignité !

      Prière laique :
      Grand Tout Invisible, préserve-nous des genious ! ils sont trop dangerous ! Amen.

    1. Est-ce vraiment une question ?
      Le système financier irlandais a fait banqueroute
      Par extension, l’Irlande a fait banqueroute.

      Les plans de « sauvetage » auxquels on assiste ne sont que des plans d’accompagnement, ou d’étalement de la banqueroute.

      Pour éviter la panique, on essaie de démontrer qu’il est possible de trouver de l’argent frais auprès des investisseurs.

      N’hésitez pas à tester par vous même la vitalité de l’économie mettez votre voiture en vente !

  21. dissy dit :
    30 septembre 2010 à 22:51

    « Je viens de regarder les news sur le télé Irlandaise (rte)….aucun sentiment de révolte dans la population… »

    Je m’inscris en faux sur cette affirmation. Il y a deux ans lorsque parlant de la crise avec des collègues je suggérait que l’on laisse les banques s’effondrer (dans le plus pur respect des lois du marché), je passais alors pour un révolutionnaire ou un adepte du chaos.

    Aujourd’hui il en est tout autrement, les Irlandais sont véritablement écœurés de la situation et ne voterons certainement pas FF aux prochaines élections. Dissy, avez-vous regardé l’interview de Lenihan (ministre des finances) sur RTE jeudi-soir dernier ??? Les questions qui lui ont été posées étaient franches et directes … j’ajouterai si loin de ce dont est capable la presse française !!!
    La journaliste n’a pas hésité a remettre en cause l’intégralité du bilan politique de FF, elle a même eu l’outrageant culot de qualifier ce gouvernement de, et je cite, « pire gouvernement de l’histoire de la République d’Irlande »

    Avez-vous entendu parlé de ce camion qui a été stationné devant les grilles du parlement a Dublin pour en bloquer l’accès alors même que le gouvernement débâtait du bailout d’Anglo ??? une telle action eut été considérée comme inconcevable deux ans plus tôt !!!

    S’il y a bien une chose de palpable au niveau de la population Irlandaise c’est bien un retournement de tendance a la défaveur des banksters et du gouvernement (et bientôt probablement de l’Europe).

    1. Tout ce qui affaiblit un état européen est bon pour l’Europe de Lisbonne

      Car comment voulez vous exercer vos nouvelles compétences si vous aviez affaire à des états forts et bien gérés…

      Non je vous assure tout ira bien , plus tard.

    2. A Zebulon,

      C’est bien ce gouvernement, qui fait revoter à l’assemblée quand un député UMP « étourdi » se trompe de touche !
      Nous sommes bien mal loti(e)s de toute part, en ce moment !

  22. Dissy, concernant le fait que l’Irlande s’enfonce je ne peux que le constater mais au final elle ne fait que preceder bon nombre d’autres pays. Je vis en Irlande et comme vous pouvez vous en douter, je ne suis pas presse de decouvrir le prochain budget (sic)

    Je tenais simplement a souligner que l’on ne peut plus dire que les Irlandais sont mous face aux recents developpements. Ils viennent de se prendre un « reality check » et croyez-moi ils sont « disgusted », « sick » … whatever
    Le probleme c’est qu’il n’y a pas d’alternative car en Irlande comme ailleurs ils (les politiques quels qu’ils soient) ne savent pas penser hors du « textbook ». Le peuple est maintenant pris en otage dans la politique du bailout.
    Il nous faut donc maitenant attendre que cette politique fasse la preuve de sa totale inaptitude a ne serait-ce que ralentir la crise qui nous etreint. Toute la suite reste a ecrire et elle risque de ne pas plaire au capital

    1. Appel à historien ad hoc :
      D’après le peu que j’en sais, l’Eire fut – lors du Haut Moyen-Age européen – une civilisation des plus avancée …depuis les druides – système juridique trés élaboré -, en passant par l’installation du catholicisme, qui, au début, résistait à la main mise de Rome, avec des lois trés ouvertes aux femmes, qui avaient des droits identiques aux hommes , pas de peine de mort, et donc en avance considérable sur les autres …

      Il y a des hauts et des bas dans les civilisations, mais un jour , ce qui n’a pu être totalement abattu, resurgit …

      Sont aussi « teigneux » que les Bretons, ces gens là !

  23. A l’image du Portugal dont l’Industrie n’est plus competitive du tout, de l’Irlande qui avait mis ses oeufs dans le meme panier, de l’Espagne (idem pour l’immobilier), de la Grece, la France va devoir mettre en place une cure d’austerite, l’Europe va s’effondrer. Rester dans la zone Euro sera dangereux, des pays comme l’Allemagne reviendront surement au mark et ainsi limiter la casse…. declin assure de l’Europe. Les USA ce n’est pas gagne non plus, le monde souffrira avec l’effondrement des marches mais moins dans les pays emergeants sauf la partie pauvre de la population qui deviendra plus pauvre encore en raison de l’inflation….. une question de temps, le compte a rebours a deja commence…….

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