L’actualité de la crise: ils s’amusent de la galerie, par François Leclerc

Billet invité.

ILS S’AMUSENT DE LA GALERIE

De sévères plans de rigueur se succèdent et s’amplifient dans une large partie de l’Europe. Pas uniquement en Grèce et Espagne, particulièrement touchés, mais également en Irlande, au Portugal et prochainement au Royaume-Uni.

Au prétexte que « le vrai risque serait de ne rien faire », George Osborne, ministre de l’économie britannique prédit que « notre plan va permettre une croissance de l’économie, c’est ce que j’espère », ne semblant pas en être trop certain. Toute la philosophie de sa « réforme de l’Etat providence » tient en une terrible phrase: il s’élève contre « la profonde injustice [d’un système] qui piège des millions de nos concitoyens dans la dépendance, tandis que des millions d’autres doivent en payer la facture ».

En Irlande, une quatrième version du budget est annoncée, prévoyant des coupes budgétaires supplémentaires d’environ 4 milliards d’euros, la banque centrale révisant à la baisse ses prévisions de croissance 2011 à 0,2%. En Espagne, le nombre des chômeurs a progressé durant le mois de septembre de 1,2% par rapport à août : plus de 4 millions d’Espagnols sont officiellement demandeurs d’emplois. Le gigantesque parc de logements neufs invendus ne bouge pas. Les Grecs préparent leur projet de budget 2011, les recettes n’étant pas au rendez-vous escomptés, ce sont les dépenses qui vont être réajustées. Le chômage va prévisionnellement monter à plus de 14,5% l’année prochaine, pour encore progresser l’année suivante, tandis que les prix augmentent en raison d’une fiscalité accrue.

La zone euro est coupée en deux, comme par une ligne de démarcation invisible. La partie sinistrée s’étendant progressivement sur la carte.

Les prévisions de croissance sont en général revues à la baisse, en proportion de la rigueur, ou bien sont de circonstance. Les statistiques du chômage se détériorent, rendant encore plus raide la pente à gravir. Après une nouvelle alerte due au périlleux sauvetage bancaire irlandais, en permanence au bord de la crise, l’Europe s’est installée dans l’attente de celle qui va lui succéder.

L’accalmie sur le marché obligataire qui a succédé à ce dernier épisode induit une détente sur les taux – y compris des pays les plus mal côtés – mais cela peut repartir dans l’autre sens à la première occasion et n’empêche pas les taux de rester inabordables pour les pays de la zone des tempêtes. Les Grecs bénéficiant du soutien des Chinois, prêts à aider à la souscription de leurs prochaines émissions obligataires de longue durée, après avoir démarché les pays du Golf. Une aide à la zone euro, alors que le ton monte avec les Américains.

Les banques donnent des signes renouvelés et inquiétants de fragilité, quand elles avaient jusqu’à maintenant réussi à les contenir ou même les masquer. La situation des Landesbanken allemandes – dont quatre sur huit sont des gouffres financiers ayant déjà absorbé 20 milliards d’euros – fait l’objet d’interminables concertations, afin d’aboutir à des restructurations qui traînent en longueur. Ce qui ne fera, une fois abouties, que rendre leurs faiblesses additionnées encore plus déstabilisantes. Les laissant tout aussi démunies devant la nécessité de lever des capitaux pour renforcer leurs fonds propres.

Les banques françaises, BNP et SocGen en tête, peinent à dissimuler les difficultés qu’elles vont rencontrer pour se conformer aux prochaines exigences de renforcement de leurs fonds propres, après avoir fanfaronné en expliquant qu’elles puiseraient dans leurs bénéfices. Alors qu’il est de plus en plus question que ces exigences soient accrues pour les mégabanques systémiques, au rang duquel elles se trouvent. Morgan Staney vient de rajouter du sel dans la plaie à ce propos, en publiant une étude, et les valeurs en bourse des principaux établissements financiers français continuent de régulièrement baisser.

Les banques britanniques, prises entre les conséquences de la crise économique et ces mêmes obligations, pourraient pour certaines d’entre elles avoir à nouveau besoin de l’aide de l’Etat, selon New Economics Foundation (NEF) un thinktank londonien qui a étudié leurs besoins de financement pour l’année à venir.

Il n’y a pas de complaisance à peindre plein d’incertitudes et de chausses-trappes ce tableau de l’Europe. Pas plus qu’il y en a à voir venir avec inquiétude les élections américaines et le risque d’une paralysie de l’exécutif qui en résultera probablement. Dans un contexte où les conciliabules se poursuivent, devant finalement aboutir début novembre à une nouvelle intervention financière de la Fed, qui chaque jour se confirme. La seule initiative qui peut peut encore être prise dans le contexte actuel, qui va aviver encore le désordre monétaire actuel.

De son côté, la Bank of Japan – en réunion pour deux jours en ce début de semaine – pourrait augmenter son programme d’injection de liquidités dans les banques et acquérir à nouveau des bons du Trésor japonais, son taux directeur étant quasiment déjà à son plancher, à 0,1%.

Le prochain G20 va donc devoir gérer une situation où les uns donnent la priorité à la relance en faisant tourner la planche à billet (Etats-Unis, Japon et probablement Royaume-Uni) tandis que l’Europe à contrario se crispe sur la réduction des déficits budgétaires. En fait de coordination, on fait mieux. Cela ne sera à l’avantage ni des uns, ni des autres.

Un autre grand sujet va s’inviter à la réunion de Séoul. Celui du désordre monétaire généralisé qui est en train de s’instaurer et qui résulte en premier lieu de la baisse se poursuivant du dollar, entraînant la revalorisation des autres devises. Les dirigeants Chinois ont beau jeu, dans ces conditions, à réclamer une « relative » stabilisation des cours des monnaies. Incluant le yuan dans le paquet. C’est en tout cas ce que vient de déclarer – pour couper court aux pressions dont il est l’objet – Wen Jiabo, le premier ministre, à l’occasion de l’Asem (Asia Europe Meeting) qui réunit 46 pays européens et de la zone Asie-Pacifique. La stabilisation devrait selon lui être relative pour ne pas dire totale – ce qui serait contraire à la doctrine monétaire en cours – sans qu’il définisse les moyens qui permettraient d’y parvenir dans un système à taux de change flottant sensé s’auto-réguler. D’accusateurs, entre temps, les Etats-Unis deviennent accusés.

Quand on écoute les échos des dérisoires négociations en cours à propos de la distribution des fauteuils au conseil d’administration du FMI, où les Européens et les Américains jouent au poker menteur, on ne s’étonne pas de l’impuissance qui règne à propos du marché monétaire. Ce n’est pas non plus la lettre que l’’Institut international de la finance (le lobby des mégabanques) vient d’adresser aux participants à l’assemblée mondiale du FMI qui va s’ouvrir vendredi qui modifiera le cours des événements. L’IFF y oppose à « l’unilatéralisme » qui se propage sur « les questions macroéconomiques, de commerce international et de changes » – qui « menace la stabilité du monde » – la nécessité « d’engager sérieusement une négociation multilatérale »…

Une musique un peu discordante va se faire entendre lors de cette assemblée à propos de la régulation financière. Une étude du FMI intitulée « Modeler le nouveau système financier » vient d’apporter de l’eau au moulin à ceux qui réclament le durcissement des mesures de renforcement des fonds propres des mégabanques. Tel Mario Draghi, président du Fonds de stabilité financière (FSB) qui prépare pour le G20 de nouvelles mesures destinées aux banques systémiques et s’inquiète, cette fois-ci sous sa casquette de gouverneur de la BCE, de l’existence de « banques zombies » devenues dépendantes du soutien financier de la BCE.

La remarque des économistes du FMI la plus intéressante est sans doute qu’il faudrait maintenant s’intéresser aux « institutions financière non bancaires », aux Etats-Unis le shadow banking. Car elles ne sont pas concernées par les dispositions annoncées ou encore en gestation. Enfin, selon cette même étude, le FMI décèle encore de multiples et graves problèmes dans l’encadrement du système financier mondial, n’éliminant pas la possibilité d’une nouvelle crise comme celle de 2008.

Ces préoccupations ne font que souligner l’inquiétude qui prévaut dans les cercles de régulateurs, qui ont conscience que le travail a été fait à moitié – pour être charitable – même s’ils ne remettent pas en cause la philosophie qui le veut. Ce qui renvoie aux décisions que prendront les politiques, alors que de grandes zones d’ombre continuent de subsister dans ce qui a déjà été annoncé par le Comité de Bâle.

Le FMI a de son côté annoncé qu’il allait soumettre 25 grands pays à un examen régulier de leur système financier, grâce à un « Programme d’évaluation ». Mettant l’accent sur les limites d’une surveillance nationale pour des établissements financiers qui se jouent des frontières, dans le but de valoriser ce que pourrait être sa contribution. Ce qu’il traduit dans sa note par la nécessité de mettre en œuvre des réformes «pertinentes au plan national et cohérentes à l’échelle internationale». Si l’on comprend bien, la cohérence internationale serait de son ressort.

Beaucoup de discours et fort peu d’actes: c’est ce qui ne peut que ressortir de la confusion dans laquelle plus que jamais baignent les cercles dirigeants des pays développés. Comment et combien de temps vont-ils encore s’amuser ainsi de la galerie ?

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59 réflexions sur « L’actualité de la crise: ils s’amusent de la galerie, par François Leclerc »

  1. Bsr Mr Leclerc,

    En 2008, les banques ont été renflouées avec de l’argent public. J’entends ici et là, qu’elles ne prêtent pas, ou très peu à l’économie réelle. Ou est passée tout cette argent ? Et j’entends qu’il leur en faut encore ? Et pourquoi faire ?

    1. Pour éponger leurs pertes. Ce que l’on appelle la dette privée, dont elles les grandes contributrices.

      Pour faire rouler leurs dettes à court terme, contractées pour financer leurs prêts à long terme, alors que le marché interbancaire est grippé.

    2. S’agissant de monnaie fraîche mise à la disposition des banques pour rester solvables face à leurs créanciers, on peut observer que l’essentiel de cet argent a été transféré sur les comptes de ces créanciers. Il sert à nourrir exclusivement des bulles spécualtives (inflation des actifs).
      Quand ce n’est pas le cas, et à cause du fait que les emprunteurs sont de moins en moins solvables (surendettement oblmige…), de très grandes quantités de monnaie liquide sortent aussi vite du circuit qu’elles sont injectées par la banque centrale.
      Des évaluations de la Bundesbank (et aussi de la BCE) estiment, en juin 2009 (déjà!) que 90% de la monnaie liquide (en valeur) sont thésaurisés, notamment les grosses coupures (500 et 200 euros), mais pas seulement.
      Toutes les sommes ainsi thésaurisées ont une efficacité économique parfaitement nulle, car, justement, elles ne circulent pas et n’achètent RIEN. Ces sommes ne génèrent aucune demande et ne financent absolument rien!
      Ainsi, en dépit d’une violente hyperinflation au niveau de l’émission de la monnaie centrale, l’ambiance reste parfaitement déflationniste en raison de cette gigantesque thésaurisation à l’oeuvre. C’est flagrant au Japon, mais cela l’est, en fait, partout.
      En clair, les banques centrales ont beau émettre des milliers de milliards, ces sommes n’achètent pas, faute d’opportunités « rentables »: les emprunteurs possibles sont insolvables, n’empruntent guère, ou bien, les banques ne leur prêtent qu’à des taux dissuasifs qui ne peuvent qu’aggraver leur insolvabilité.
      Le fond du problème est bien le fait qu’à peine 5% de la population mondiale détient environ 90% de la richesse (estimation plutôt basse), et cette minorité-là ne peut ni ne veut prêter gratis! Elle préfère encore faire de l’humanitairerie à la Bill Gates plutôt que prêter gratis!
      Selon une loi de croissance exponentielle, la loi des intérêts et des intérêts des intérêts (intérêts composés), leurs capitaux doublent tous le sept ou dix ans. La dette en face en fait autant selon la même loi, car créances et dettes sont jumelles nécessairement. La créance (le dépôt bancaire) n’existe que parce que la banque reconnaît sa dette.
      Pour faire circuler la monnaie dans ces conditions, on ne peut l’obtenir que si la thésaurisation et le fait de ne pas prêter génèrent aux prêteurs des frais (au lieu de leur rapporter en organisant des ambiances déflationnistes et des pénuries de capitaux); et cela, on ne l’obtient que si la monnaie elle-même, à savoir le signe monétaire, se trouvé marquée par le temps (le SMT).
      Car la rente du capital est et a toujours été la rente du TEMPS! L’intérêt est d’ailleurs une fonction stricte du du temps. Le sens du capitalisme est, plus que toute autre appropriation, l’appropriation par la minorité capitaliste du temps tout court, du temps pour vivre et pour travailler de tous au seul bénéfice de la toute petite minorité nantie.
      Tant que ni les économistes ni les, politiques se montrent incapables de repérer ce problème finalement simple à comprendre, il n’y aura aucune issue paisible possible de la crise systémique actuelle!

    3. Merci Mr Leclerc,

      Votre explication m’a bien éclairé pour la 2ème partie. (Le roulement de leurs dettes).

      Mais j’ai encore un doute sur ma compréhension en ce qui concerne leurs pertes. Ce que je comprends pas dans ma petite tête, c’est que malgré les intérêts des prêts (emprunts d’état+privés) cela ne compense pas les défaults de remboursements des prêts privés ?

    4. Regardez donc de combien sont les fonds propres et de combien sont les engagements, vous comprendrez que l’aide passe directement en comblement de pertes et ne vient pas irriguer l’économie.
      Et ne croyez pas que les refus de prêts concernent uniquement les pauvres.
      J’ai un exemple sous les yeux: revenus 1me/an aucune banque à ce jour n’a voulu reprendre un crédit relais pour le transformer en crédit amortissable. Si ce n’est pas du crédit crunch dites moi donc ce que c’est ???

    5. il y a tout de même les banques de détail, les banques à réseaux, qui collectent massivement grâce aux déposants, leurs dettes roulent efficacement : la plupart sont aussi TBTF ; s’épuisent-elles sur d’autres activités ?

    6. @Johannes finckh et Mr Leclerc

      J’avais une vision plutôt déflationniste de la crise (en Europe du moins), mais le QE fait par la BCE et la FED, les injections massives de liquidités des 2 cotés de l’atlantique, le flou artistique de la chine, me font penser que j’avais tort!

      ils font tout pour reflater, et ils y arrivent….l’inflation est faible mais elle est là! ne parlons pas de l’immobilier qui en France explose au niveau des prix….
      Moi la petite fourmi, qui avait tenté d’être raisonnable en mettant de coté pour pouvoir offrir à ma petite famille 4 murs et un toit, je suis désespéré : je ne peux le faire au prix actuels, et la future hyper inflation emportera ma petite épargne (PEL, CEL).

      Ils vont entrainer tout le système monétaire dans les abimes, avec leur politique-connerie!

    7. Karluss c’est des banques de détail que je vous parle en terme de crédit crunch, d’ailleurs cela existe t il encore une banque de détail dans ce monde même la caisse d’épargne a voulu jouer les banques d’affaires.

    8. l’immobilier fait partie de « l’inflation des actifs », c’est un marché très spéculatif.
      Pour l’hyperinflation, c’est possible, mais pas tant que tant de monnaie reste sous le matelas!
      Le QE tel qu’il est pratiqué est bien la preuve que les banques centrales agissent dans une certaine panique, car un gros défaut de paiement aurait un effet domino aux effets incalculables, très déflationniste pour le coup!
      J’aimerais avoir l’avis de Paul et de François sur ce qui se passera fin octobre quand les premiers jugements tomberont aux USA. Les tribunaux sont en train de constater que 80%(!) des saisies immobilières depuis 2008 étaient illégales!
      Je ne vois pas comment le système résistera à cela! Il est évident qu’aucune banque ne sera en mesure de rembourser et d’indemniser les expulsés (par millions de ménages!)
      Cela impliquerait un QE de la part de la Fed de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars!
      Pour le coup, je pense que nous y sommes au grand krach, soit hyperinflationniste soit hyperdéflationniste (si la Fed ne suit pas…)
      Vu de loin, c’est amusant, mais cela ne sera pas amusant du tout, car nous ne sommes pas loin du tout!

  2. Ca me rappelle quand dans un bout de jardinet, les pucerons, les acariens et les limaces s’y mettent en même temps ;
    Et que les insecticides dits justement « systémiques » tuent autant les plantes que les bêbêtes.

    Pendant un certain temps, on croit que ça va de loin, on voit tiges et feuilles encore là … mais ça travaille.

    Pour « changer la terre », où va-ton chercher l’humus ?

    Pour la petite histoire, celle de la porcelaine rappelée dans la revue Books, le kaolin est le nom d’un mont chinois (Gaoling) qui donnait, mêlé à une très bonne argile, les autres minéraux que nécessite la porcelaine (la chaux …). Comme quoi certaines terres sont déjà venues de Chine.

    1. Il y avait en Limousin du kaolin qui était encore exploité (j’aime pas ce mot) dans la première moitié du 20ème siècle.

    2. Timiota, vous ne connaissez pas la porcelaine de Limoges, c’est magnifique, largement aussi bien que la porcelaine chinoise 😉

    3. Oui mais il a fallu attendre 17xx pour leur piquer l’astuce de la chaux semble-t-il.

      L’article de Books rapelle aussi que l’industrie de la porcelaine en Chine fut un des premiers exemples de mondialisation pour la production manufacturière (je ne parle par des mines du Pérou, hein…). Le coin de Gaoling, donc, eut même a sentir les contrecoups de la bulle des Tulipes en 16xx…

    4. Si vous voulez dire qu’il y a eu déjà échanges, c’est certain …et, que la civilisation chinoise est grande et fort ancienne, oui …qu’elle a eu tour à tour des politiques de fermeture totale, puis d’ouverture, oui, que les Arabes commerçaient avec la Chine dès le VII ° siècle, oui …que chaque culture du Monde a eu ses périodes de gloire, de génie, d’échanges fructueux avec les autres, oui, que chaque civilisation fut meurtrière, à tel et tel moment de son existence, oui …

      Mais, je crois que la folie des « cols blancs » financiers, dépasse, de loin, tout ce que nous avons vécu auparavant …
      Sommes-nous au bord d’un grand basculement du monde ?
      Si une autre crise systémique arrivait, comme en octobre 2008 …(d’après Lordon, à l’époque, les économistes ont eu trés chaud !), quelle autre solution ?
      A l’instant même, peut-être que la Chine tente effectivement d’éviter ce qui serait le pire, pour le monde entier …
      Pour la suite, nous verrons bien …
      Quid des banques arabes ? sont-elles en meilleur état ? Absorbent-elles de la dette ?

  3. L’éventualité d’une hyper-inflation se précise outre manche.
    Dans une étude préliminaire publiée le 30 septembre et intitulée « Hyperinflation sévère », le Bureau des standards comptables internationaux (IASB), organisme privé basé à Londres, et présidé par Sir David Tweedie, chevalier de la Couronne britannique, propose une nouvelle règle pour aider les comptables à faire face aux cas d’hyper-inflation de leurs monnaies nationales respectives.
    http://www.ifrs.org/News/Press+Releases/Severe+Hyperinflation.htm

  4. @ FL :

    « Comment et combien de temps vont-ils encore s’amuser ainsi de la galerie ? »

    Tant que les enfants applaudiront maître. Et ils applaudissent à tout rompre, encore, encore, encore une autre ! La galerie ne cesse de s’emplir car il y a toujours un spectacle donnée pour elle. Et croire l’inverse, c’est vouloir à son tour l’amuser pour s’en amuser. Le theatre est dans la rue, tout autour de nous et nous en sommes.

  5. Comment et combien de temps ?

    en continuant de s’imposer et s’y pavaner
    et d’en polluer chaque centimètre carré
    d’une insistante présence accompagnée
    de toutes les impressionnantes et significatives
    protections destinées à lourdement assoir
    autorité usurpée suffisance et mépris assumé ?

    et aussi longtemps que les intimidations
    vexations brutalités et assassinats soumettront les populations ?
    … par exemple

  6. De tout celà rien n’est fait correctement……………
    Depuis 3 mois les belges n’ont pas de gouvernement…..çà ne les empeche pas de vivre , manger,dormir….ils n’ont donc pas besoin de ces clowns , que ne nous chargeons de pantins qui tirent nos ficelles.
    Avec internet décidons de la couleur de notre trottoir jusqu’a la dimension du monde.
    Et puis DESPECULONS , déspécullos , déspecularom , despécularae , déspéculare…..la déspéculation c’est se tourner vers son passé lorsqu’il n’y à pas d’avenir.

    1. (sur bellum, bellum, neutre, 3 ème déclinaison)
      spéculum, spéculum, spéculum, spéculi, spéculi, spéculo
      spécula, spécula, spécula, spéculorum, spéculis, spéculis

    2. Tiens, mes souvenirs sont trop anciens …mais le fait de mêler
      guerre et spéculation, même pour assoir les déclinaisons, est …troublant.

      Car, c’est bien guerre, n’est-ce pas ? de bello Gallico ?

  7. Paul Krugman publiait dimanche, une longue étude, cosignée avec Robin Wells, dans El Pais: ‘Pourquoi nous continuons à tomber ?’, sous titrée: L’inertie des autorités laisse présager une prolongation de la crise et un haut niveau de chômage

    Por qué seguimos cayendo ?

    1. Les autorités sont soit des faibles soit des incompétents soit des vendus quand ils ne sont pas les trois à la fois.

  8. la profonde injustice [d’un système] qui piège des millions de nos concitoyens dans la dépendance, tandis que des millions d’autres doivent en payer la facture ».

    George Osborne franchit le mur du çon, dans la pure tradition tatchérienne…….

    1. Oui, c’est n’importe quoi avec pour faire passer la pilule on va supprimer les allocs aux plus riches.
      Souhaitons lui la même fin que Tatcher et Reagan

  9. « En Espagne, le nombre des chômeurs a progressé durant le mois de septembre de 1,2% par rapport à août : plus de 4 millions d’Espagnols sont officiellement demandeurs d’emplois. »

    4.017.763 officiels, plus 487.211 sortis des listes pour diverses raisons. Ce qui fait 4,5 millions de chomeurs (+ 308.316 en un an).

    http://www.abc.es/20101005/economia/corbacho-deja-trabajo-millones-20101005.html

    Mais selon le très officiel Instituto Nacional de Estadística il y avait fin juin en Espagne au moins 4.645.500 chômeurs (ce qui veut dire qu’aujourd’hui on doit être plus près des 5 millions que des 4,5).

    http://www.ine.es/prensa/epa_prensa.htm

    1. Quelle belle Europe que nos députés et notre banque centrale a réussi là?
      Nous devrions leur saisir tout à ces gens là.

    2. En espagne l’oligarchie n’a plus besoin d’un caudillo pour faire sa contre révolution, car ZP s’est couché devant les injonctions du FMI et il n’a plus de limites.

  10. C’est le vrai « mano à mano » américano-chinois qui commence.

    Dans peu de temps, aiguillonnés par leur opinion, les américains devraient mettre en œuvre les premières mesures protectionnistes sévères contre la Chine. Il n’est pas certain que le système économique chinois, rivé à ses exportations, financièrement très fragile (banques), le supporte. Car la Chine est dans la situation paradoxale d’un Etat assis sur un tas d’or dans un pays à l’endettement intérieur colossal. Atteignant les limites d’un investissement intérieur débridé, elle est maintenant condamnée à jouer ses excédents de recettes sur les marchés financiers extérieurs.

    Devant ces sombres perspectives, la Chine cherche à se ménager une porte de sortie commerciale européenne, en faisant monter l’euro, par l’assurance de son soutien financier.
    J’observe, toutefois, que, au nombre de ses exigences, figurent les transferts des hautes technologies. Voilà pour ceux qui jugent les chinois désintéressés.

    Pas étonnant que l’Europe reste au balcon à regarder passer les boulets, elle est en passe de se couler dans la situation américaine confortable du financement de sa dette par son premier fournisseur commercial, l’Europe étant aussi le premier marché de la Chine à l’exportation. En attendant des jours meilleurs.
    En coulisse, les mesquineries douanières anti-produits chinois ne manquant pas non plus, histoire d’adresser aux chinois des messages subliminaux.
    L’histoire pourrait se répéter : nous achetons vos produits si vous achetez notre dette.

    Condamnée, vu la baisse de ses exportations, à dynamiser son marché intérieur, la Chine, accusée de favoriser les entreprises locales, pâtit, en outre, du recul de l’emploi.
    Son attitude agressive actuelle devrait renforcer les tentations occidentales protectionnistes. Sans compter que – nous le mesurons très mal – le nationalisme américain n’a rien à envier au nationalisme chinois ; les américains ne sont pas des européens comme les autres.

    A mon avis, cette irruption chinoise en Europe en dit long sur les incertitudes de l’empire du milieu. Alors, les européens amusent-ils la galerie ? Je n’en suis plus si sûr.

  11. Un monde de fou :

    D’un côté des tas de choses à vendre et en face des tas de gens sans sous ou sans emplois.

  12. L’ancien trader de la Société Générale Jérôme Kerviel, poursuivi pour une perte record de près de cinq milliards d’euros début 2008, a été condamné mardi à cinq ans de prison, dont trois ferme, et à payer la somme qu’il a perdue en dommages et intérêts à la banque française.

    Un gogo de plus. Il lui reste quoi ? Le suicide ?

    Il aurait fallu virer 20% de toutes cette clique de banquiers et autres. Maintenant c trop tard !

    1. Alors que lorsqu’on regarde objectivement, c’est un EMPLOYE.

      Mais, principe de base, il fallait une sorcière pour détourner le regard des vrais responsables.

    2. Pris dans la folie ambiante des traders, il a fait sa part, mais pour cela, il fallait déjà qu’il adhère à la notion gagner toujours plus, bien au delà de ce qui est raisonnable, avec un besoin d’excitation permanente …
      Quel dommage d’utiliser si mal son talent !
      Il a donc sa part de responsabilité aussi : adhésion aveugle au système …mais, évidemment, il est un pion, que l’on montre au public, pour cacher les hauts responsables …car mettre les banksters en prison ferait désordre ! c’est mettre tout le système en quarantaine !
      Personnellement, cela ne me déplairait pas à moi ! Je ne comprends pas ces lois – récentes – qui protègent les plus hauts responsables !
      Mon côté « tricoteuse » sans doute !

  13. Monsieur Leclerc, là, je pense que ces deux années d’observations peuvent maintenant nous permettre de savoir ce qui va se passer sans trop se tromper.

    Et puis… chiche qu’on fasse aussi du « auto-réalisateur »…??? 🙂 🙂

    Ce serait en plus le bon moment avec le salon en cours. Quoique.. les « constructeurs » automobiles ne sont plus pour moi que des concepteurs-assembleurs, soit des sociétés qui, se mettant sous dépendance des fabricants, ont lâché un maillon crucial de leur processus industriel. (voyez bien que je garde la racine originelle latine du terme)(jeune, mais conservateur. Voire, servateur tout court)

    Mais bon : nul n’est parfait.

  14. Rigueur.

    En France, une fraction du parti au pouvoir (Juppé, Copé, etc.) envisage une sensible augmentation de la TVA sous le prétexte de compenser, par cette augmentation, une diminution des charges qui pèsent sur les salaires : cette TVA est appelée « TVA sociale » et des bruits de couloir parlent d’un taux envisagé de 24 %.

    Prix.

    A propos de l’immobilier, en France et ailleurs, voici quelques idées sur les coûts de la construction, hors foncier.
    Une maison individuelle de 150 m2 habitables, aux normes 2012 BBC (bâtiment basse consommation) coûte, finie, chez un constructeur indépendant environ 1.500 euros le m2.
    Les maisons, en Espagne et ailleurs, très loin de pouvoir satisfaire à ses exigences, et beaucoup moins bien construites et finies, coutaient beaucoup plus, parfois le double.
    Les appartements neufs qui se construisent en 2010 en France et qui ne sont pas non plus à ces normes, sont à la vente, il est vrai avec le terrain sur lesquels les immeubles sont implantés, entre 3.500 et 7.000 euros le m2 selon les emplacements et les villes.
    Cherchez l’erreur et n’oubliez pas que les acheteurs empruntent au moins 50 % et parfois beaucoup plus ce qui augmente de 30 à 70 % le prix réel payé par l’acheteur.

    Et certains imaginent que tout va continuer ainsi jusqu’à la fin des temps !

    1. @Marlowe

      Pour la TVA, j’avais avancer cette idée de supprimer les charges sur salaires et les intégrer dans la TVA.
      Cela permet :
      -de faire financer nos systèmes de prévoyance et autres par des produits fabriqués à l’étranger (français+étrangers)
      -de rendre nos entreprise plus concurrentielles à l’export (car là c’est le HT)
      -de respecter les règles de l’OMC car appliqués à tous les produits

      Par contre, il faut imposer aux entreprises de diminuer les prix de vente, des charges qui leur sont ainsi enlevées.

      Pour l’immo, je suis rentré dans le monde du travail en 2001. A l’époque du franc, il fallait un apport que je n’avais pas.10 ans après j’ai l’apport, mais les prix ont pris 180%…..si le système monétaire s’écroule sous l’hyper inflation, le fait d’avoir été raisonnable, m’aura été fatal.

    2. à Cédric
      De toute cette belle et bonne propagande, tant et si, tellement et toujours si favorable à la grande promotion des taxes à la consommation,
      ne vous en étonne-t-il jamais, ni vraiment pas ????
      (et de si merveilleuse taxe carbone, et de la non moins merveilleuse TVA sociale, ..
      cela même et cependant que déjà la TVA basique est un impôt obligatoire à la seule prétention d’un état de vouloir devenir un état-membre de l’Europe …
      que du fait de la crise, en Grèce et ailleurs, de cela presque systématiquement, les taux de prélèvement de la TVA basique sont relevés ….
      que ….. )

    3. à cedric,

      Veuillez bien vous persuader que je crois que nous ne sommes pas faits pour partir en vacances ensemble.

    4. @Marlowe

      Je ne pense pas que le litige concerne mon PEL, donc cela doit être sur la tva dite sociale.

      Déplacer les charges sociales (communes à tous) du salaire sur la TVA, permet d’augmenter la base de calcul (sur toute la production vendue dans le pays, et non plus sur la production produite dans le pays).
      L’augmentation de la base de calcul permet de trouver un financement sans taxes supplémentaires….
      Et c’est là qu’il faut être vigilant : les entreprises françaises doivent baisser leur prix de vente HT, des réductions de charges obtenues : ils arrivent bien à nous faire payer le même prix pour un pull fabriqué en France et l’autre en chine…alors que le cout de fabrication est 10 fois moins cher.

      Il est vrai que les produits étrangers seront plus chers, mais ils resteront moins chers qu’un produit français, mais on donnerait ainsi un avantage aux produits fabriqués par des salariés payés décemment.
      Le but est de faire payer aux capitalistes, les couts des délocalisations des pays industrialisés.

      Il faut se battre avec leur propres armes : l’OMC ne peut rien dire car il n’y a pas de discrimination entre produits, donc ce ne peut être considéré comme du protectionnisme par leurs propres règles…de plus ça peut être rapidement mis en place.
      Je rajouterais bien la taxe Carbonne dessus : plus ça vient de loin, plus c’est taxé (permet de privilégier l’économie locale). S’il n’y avait pas l’OMC, je rajouterais des taxes pour les produits provenant des pays dont le salaire minimum est inférieur à celui de la CEE, les pays ne respectant pas les droits de l’homme etc…

      Après je suis d’accord avec vous, il y a le principe et ce qui vont nous faire (détourner le principe)…
      Ce principe devrait être généralisé à toute la CEE (ou zone euro pour commencer)

      D’autres points auxquels j’avais pensé :
      -distribution des 1/4 en entreprise (1/4 investisseur, 1/4 entrepreneur, 1/4 Salariés, 1/4 état)
      -Distribution unitaire des médicaments (au lieu d’en boites) pour réduire le trou de la sécu
      -séparation des banques de dépôts et des autres pour garantir les dépôts
      -répartition des budgets non consommés dans les ministères sur d’autres budgets déficitaires (à l’heure actuelle, on crame les budgets sans réels besoins, afin d’avoir le même budget l’année d’après)
      -Poursuites pénales et pécuniaires augmentées pour les détournements de fonds publics ou privés (responsabiliserait nos dirigeants et politiques)
      -Bonus versés 5 ans après pour les dirigeants (politique de long terme)
      -Disparition des niches fiscales avantageuses aux hauts revenus
      -interdiction des mouvements de capitaux en dehors de la zone euro, sans contrôle
      -interdiction de parier sur les positions nues sur les marchés financiers
      -interdiction de vendre un produit plus de 3 fois plus cher que son cout de revient
      -obligation d’éducation (scolarisation) pour l’état.
      -revenu d’insertion pour tous (réduire le salaire d’autant/taxer les revenus d’autant pour les rentiers non salariés) avec compléments pour les allocs familiales, travailleurs handicapés etc…

      Et il y en a d’autres que j’oublie. C’est peut être peu et terre à terre, mais je sais qu’entre le rêve et la réalité, l’écart est grand.
      Les rêves ou tout le monde est l’égal de l’autre, ou l’homme donne le meilleur de lui-même sans avoir de récompense en retour …j’y crois pas ! Je connais trop de personnes de l’est, pour savoir ce qu’elles pensent de l’expérience.
      C’est la nature de l’homme qu’il faut changer pour que les réves deviennent réalité, mais là….
      Soyez persuadé que si mes solutions proposées étaient appliquées, le futur serait déjà bien plus rose pour le plus grand nombre.

      En résumé :
      -Meilleure répartition des revenus
      -Régulation des marchés financiers et mouvements monétaires
      -Compensation des délocalisations par le financement des prestations sociales par les firmes délocalisées.
      -Sécurisation de l’épargne pour ensuite la rediriger vers le productif et l’emploi (et non pas la spéculation diverse)
      -L’éducation (surtout des femmes) pour le futur
      -Un filet de secours (permanent) pour ceux qui ont moins de chance que les autres.
      -Responsabilisation des « élites »

      NB: oui, je paye des impôts, j’en suis fier. Mon pays m’a aidé (scolarité etc…), je le lui rends, mais payer + que Mme bettencourt en % (8%) ça me dégoute.

      NB : Les partis politiques qu’ils soient de droite ou de gauche, sont à la solde des riches depuis des lustres (et ils ne s’en cachent même plus) : Alternance depuis Giscard, affaire Woerth, Larry Summers aux USA etc….
      Dans mon entreprise, les syndicalistes nous défendant ont accepté un départ négocié en pré retraite, mais ils ont signés le plan social (désavantageux) avant.
      Voilà dans quel monde on vit….voilà pourquoi les jeunes générations n’y croient plus, voilà pourquoi je suis pragmatique à défaut d’être rêveur !

  15. J’étais à Manchester récemment, j’ai été frappé par la quantité de salles de jeu (casinos de machines à sous), salles de paris divers, foot, courses de chevaux etc … (brokers) que l’on peut voir en centre ville. Ainsi que par le centre commercial géant Arndale que l’on trouve aussi dans la très fréquentée Market Street.
    J’ai été frappé par l’importante communauté asiatique, il y a d’ailleurs un petit Chinatown en ville. Etant logé en banlieu, je devais prendre le train (de l’une des companies fournissant le service(Virgin etc …), les trains n’arrivent pas forcémment à l’heure malgré la concurrence, car le réseau est en mauvais état) et avant d’arriver sur Manchester on longeait de vastes zones de containers où étaient entreposées des montagnes de containers avec écrit dessus CHINA SHIPPING. Comme le disait un journal vendu par de rares contestataires dans la rue, dans ce pays il n’y a plus que 20% des gens qui fabriquent quelque chose, les autres passent leur temps à s’échanger des services plus ou moins utiles et à faire circuler et/ou fructifier l’argent. Je dis de rares contestataires au plan politique s’entend, car j’ai plutôt vu et entendu dans les rues des militants de sectes chrétiennes qui appelaient Jésus à la rescousse pour sauver ce monde de pécheurs… J’ai même vu une « Money Shop » boutique à argent, où il est affiché sur la vitrine: « Plus d’argent jusqu’au jour de la paye ? Venez on vous prête! ». Dans un des journaux gratuits distribués sur les quais de gare, il y avait un article sur le sujet, et il y était expliqué que le profession d’usurier était florissante, ils les appelaient les « Sharks », les requins et ils s’en prenaient de préférence aux personnes fragiles de la société, en pratiquant des taux pouvant aller de 200% à 2000% selon la durée du remboursement. A ce point que le gouvernement pourtant libéral, se sentait obligé de penser à réguler cette activité. J’ai aussi vu des pubs pour être soigné rapidement et de façon personnalisée si l’on s’adressait à telle ou telle officine privée.
    Voilà j’en passe et des meilleures, si c’est cela le modèle que l’on veut nous imposer je n’en veux pas. Cela confirme que la Grande Bretagne est davantage un porte-avion américain, qu’un état européen. Ce pays n’a plus qu’une « industrie », l’argent, mais comme disait un sage indien, au final lorsque l’on aura tout détruit et qu’il ne restera plus rien, que fera t’on, car l’argent ne se mange pas!

    1. Dans la logique qui souffle dans le vent du moment, ne serait-il pas parfaitement logique de promouvoir et préconiser de la création d’une taxe à la consommation de ces prêts usuraires ???

    2. Bonjour,
      J’ai cru comprendre que le Royaume-uni disposait d’une industrie à peu près aussi grosse que celle de la … France.

    3. @ ric
      Heureusement qu’il reste l’Allemagne pour l’industrie en Europe, car la France est en effet
      sur la même pente que le Royaume-Uni, mais à un stade pas aussi avancé, quand même.

  16. Sur une alternative aux plans d’austérité en Europe voir le bon article dans Témoignage Chrétien, signé par plusieurs économistes opposés à l’idée que l’austérité soit un remède à la crise. Le seul remède à mon avis serait que la confédération des syndicats européens arrive à faire bouger ensemble tous les syndicats nationaux dans les 27 pays membres de l’Union Européenne (UE)… Une première journée de mobilisation de la Confédération européenne des syndicats (CES) le mercredi 29 à Bruxelles a déjà eu son petit succés. il faudrait arriver à élargir l’action pas seulement à Bruxelles mais simultanément dans toutes les capitales des 27 pays membres de l’UE…

    http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/France/Quelles-alternatives-a-la-rigueur-?/Default-2-2079.xhtml

    Paul

    1. Je pense qu’une concordance est en train de s’installer, que de nombreuses petites actions ont lieu partout …on n’en parle pas dans les medias aux ordres …qu’il faut gonfler les grandes manif°, et qu’il y aura jonction européenne : cela s’installe doucement…cela dépend de nous ….
      J’espère, Monsieur, que vous serez au milieu de nous le 12 …

  17. La baisse de fréquentation du site peu s’expliquer aussi par le fait d’une politisation croissante du fait social qui accapare l’attention, mais ne doutez pas que vos arguments n’aient fait florès, ni ceux de Jordon et bien d’autres, ils sont l’architecture des revendications.
    C’est cela qu’il faudra retenir du travail que vs avez livré et offert à la communauté francophone…

    Il me semble que la réponse donnée à la finance ne peut venir que des gouvernements. Si un chgt s’opère en France, il y a tout lieu d’espérer qu’un nouveau jeu de règles sera alors « proposé » aux financiers.
    Ne « vieillissez » pas trop vite, qlqe chose me dit que vous verrez bientôt les tps de grandes négociations dans lesquelles vs affronterez à nouveau la spéculation de toute votre science et conscience, et dans un rapport de force plus équitable qu’à présent.
    Si le libéralisme ne radicalise pas la répression.

    Je ne peux vous quitter sans vous remercier pour l’œuvre pédagogique que vous et vos collaborateurs livrez ici.

    vergo

    1. Il me semble que la réponse donnée à la finance ne peut venir que des gouvernements.
      —————————————————
      3 Mois sans GVT et la Belgique se porte bien.
      Espérer une réponse du GVT à la finance me semble l’inverse vus que le gouvernement est aux ordres de la finance.
      Une Banque citoyenne au service des gens,l’inverse de ce qui se passe,voila.
      merci à mr Jorion et aux intervenants que j’apprécie beaucoup..

  18. La dernière trouvaille de l’Europe est d’ouvrir grandes ses frontières a la Chine pour financer sa « dette » imaginaire.

    Les nations asiatiques veulent accumuler des actifs financiers en euro (« dette ») pour faciliter leurs exportations dans l’euro zone et maintenir leur monnaies artificiellement basse grâce a ces réserves de devise étrangère.

    Mais pour autant que la BCE finance les dettes des banques et achète la dette des gouvernements nationaux détenue par les banques, les pays membres peuvent se financer avec ou sans les investissements asiatiques.

    Je dois dire que l’euro zone n’est pas encore allé très loin dans la compréhension de son système monétaire ou elle ne ferait pas autant de concession a des forces extérieures.

    Préparez-vous a la désindustrialisation de l’Europe. La Chine, elle, n’émet pas de « dette » quand elle émet des yuans, elle ne s’embarrasse pas de ces bêtises néo-libérales.

  19. Mon précédent com, je le destinait en principe au « bureau » de mr Jorion et ne pensais pas qu’il serait lisible à tous…C’était une brève tentative, sans doute maladroite, de remonter le moral de mr Jorion et il avait peu à voir avec le propos de mr Leclerc, mille excuses.

    En réponse, tardive et peut-être inutile, à régoris; la banque citoyenne que vs décrivez ne peut voir le jour de sa propre volonté, il faudra l’aider un peu.
    Vs m’avez mal interprété, il s’agirait d’un gvt réformateur…

    ouergo

  20. Nous sommes déjà désindustrialisés !
    – grâce aux multinationales ayant délocalisé leur compétence : on sait pourquoi
    ayant laissé rentrer, chez leurs actionnaires ,des gens des plus douteux (bizness is bizness )

    – grâce aux LBO, qui, par pure bonté d’âme, ont mis la main sur le savoir-faire-l’inventivité, et les brevets de jeunes ingénieurs, techniciens, salariés de PME Hi Tech, et comme des mantes religieuses, après avoir pris la substantifique moëlle, ont recraché le surplus, càd les salariés créateurs =) direction pôle emploi…[ des cossards, évidemment !! ]

    – grâce à l' »innocence » de certains patrons de PME , qui ont délocalisé en Chine ou ailleurs, leur entreprise, croyant « sauver » celle-ci ( et ne s’appauvrissant pas eux-même au passage ), pensant que le coeur de métier resterait leur propriété ! terriblement naif ! ne jamais prendre l’autre pour un imbécile …

    – il est vrai que la propaganda maison a fortement aidé tout cela ! un pays de service ! Yeeeees !
    nos politiciens , fortement cornaqués par les USA, y sont donc pour quelque chose aussi !

    Maintenant la Chine s’invite au bal !
    mais, qui est à l’origine de tout cela sinon le neo-libéralisme sans frein !

    Remettre toujours les événements en perspective !

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