Le temps qu’il fait, le 22 octobre 2010

Je suis coupé dans mon enregistrement à quelques secondes de ma conclusion, mais vous ne perdez pas grand-chose.

Le nouveau rapport Attali

À ma droite PIMCO, la Federal Reserve Bank de New York, Fannie et Freddie, à ma gauche, les banques commerciales américaines

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251 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 22 octobre 2010 »

  1. L’existence du rapport de la commission Attali n’a au moins pas été passé à la trappe sur le blog ! Car c’est le sort qui lui a été réservé par ailleurs, venu à total contre-temps de la politique de Nicolas Sarkozy. Dont l’objectif, au-delà de la réforme des retraites, est de préparer l’opinion à de nouvelles mesures d’austérité en faisant subir une défaite à ceux qui manifestent leur opposition.

    Sa publication y a suscité des tentatives passablement comminatoires d’exiger une clarification politique de Paul Jorion, en essayant d’enfoncer un coin en quelque sorte.

    J’aurai attendu que son choix sur la manière de formuler son appréciation du rapport soit respecté. Ce qui n’est pas exclusif de celui que chacun peut faire pour lui-même.

    1. J’aurai attendu que son choix sur la manière de formuler son appréciation du rapport soit respecté.

      Commenter, contester ce n’est pas ne pas respecter !

    2. @ François Leclerc,

      bonjour,

      Le texte complété du rapport cité est disponible en téléchargement gratuit ici:

      http://avocats.fr/space/bernard.kuchukian/content/dossier-societe—le-deuxieme-rapport-attali—texte-complete-_459DF80C-18A6-4625-9D9D-BD72B48F7E49

      Le côté touche-à-tout polymathe de monsieur Attali, son intelligence « supérieure » partout clamée- et reconnue même par ses détracteurs-, et la rondeur de ses expressions et comportement en font un personnage bien difficile à « cataloguer » de façon classique, politiquement ou même intellectuellement.

      Alors, question de foi au fond, il s’agit, ainsi que le titre l’annonce de :

      « Une mobilisation générale pour libérer la croissance et donner un avenir aux générations futures »

      Celui-ci serait donc à définir et construire (l’avenir des générations futures), celle-là (mobilisation générale) conditionnerait la « libération de la croissance », apparente condition sine qua non dudit avenir?

      La croissance en % du PIB, instrument relatif de mesure, activement critiqué en période de remous importants, y est ici repris à coeur joie, d’une certaine façon le langage et la structure du rapport paraît construit pour « enfoncer un coin » dans le champ décisionnel politique; en servant un langage-synthèse et politiquement correct, acceptable pour les « élèves élus » en carence d’idées et de résultats..Preuve d’intelligence alors? formaliser l’écart virtuel, conceptuel et « réel » sur le papier par convaincante tournure? Probablement, le capitalisme s’inscrit bien dans « l’investissement et le pari », il faut savoir y causer comme il aime entendre…

      La perspective annoncée de gains de productivité de 2% / an comme remède indispensable, garant d’un taux de chômage à 4,5%, a comme un parfum d’alchimie statistique, ossature de « légitimité et d’équité ».

      Ne serait cette position-posture de commission consultative d’experts internationaux et nationaux, qu’elle aurait aura de force de frappe de relève politique en scénario post effondrement. Le pouvoir meurt-il, vive le pouvoir !

      L’alignement du discours systématique sur les points politiques médiatisés, et inscrits au « conscient ou connu politique » de la population, renvoie à de multiple interprétations, de la sclérose du pouvoir en place, à la panurgie médiatique, en passant par l’indécente frivolité du corps électoral, cocktail moderne et très en vogue à tous zincs…

      L’action politique va singer la finance, synthétiser des CDS en forme de risques et prestations réelles sous forme de mille feuilles législatifs en grande représentation théatrale, il est vrai que la scène internationale incite à la grandiloquence figée.

      Statufions les idées, tête tournée au miroir du réel subjectif perçu, afin de présenter relatif meilleur profil, et en avant pour apprendre le pas de l’oie, après la danse de l’autruche effrayée, une continuité intéressante il est vrai, tant qu’à force de parler de ces plumes à perdre et perdues déjà, on se fierait au premier édredon de passage.

      Que penser, que faire?

      Rammassage d’oeufs frais et omelette en forme d’entraînement dégoustatif alors?

    3. Le point de fusion des retraites, F. Lordon,
      dont l’analyse colle à l’incroyable mouvement de désobéissance civile qui se dessine (voir:
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/23/retraites-ce-mouvement-est-une-sorte-de-guerilla-sociale-durable-et-pacifique_1430079_823448.html )
      F. Lordon
      http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites
      (…) la question des retraites offre une caractéristique singulière, c’est bien celle de faire passer avec une parfaite continuité des questions les plus techniques de la plomberie financière des pensions aux questions les plus politiques des formes mêmes de notre vie sociale – de ce point de vue, on ne pouvait pas mieux, ou plus mal !, choisir le lieu de l’affrontement, selon le degré, au choix, de rouerie ou de bêtise qu’on prêtera aux « réformateurs (…) »
      40 Mn de Neil Young – Le Noise – The Film http://www.youtube.com/watch?v=wU5B53b9ntQ&feature=player_embedded#!
      bon WE à tous!

    4. Attali a, depuis déjà longtemps, accepté de faire fi du quand dira-t-on. Il ne surfe pas sur la vague mais l’affronte volontier s’il pense que c’est pour le bien de la communauté, même si les vérités ne sont toujours faciles à entendre.
      La notion de « coin » me gène. Participation n’est pas soumission. Bien sur cela reste un choix personnel, respectable, mais voilà une nouvelle perche tendue non saisie.
      J’aurais aimé un positionnement moins « en-dehors », un système peut aussi évoluer de l’intérieur.
      Le commentateur a certes un peu de poids mais celui qui participe à l’élaboration d’un compromis en a, je pense, beaucoup plus.
      Ce choix, encore une fois, est respectable.

    5. @François Leclerc

      « Car c’est le sort qui lui a été réservé par ailleurs, venu à total contre-temps de la politique de Nicolas Sarkozy. Dont l’objectif, au-delà de la réforme des retraites, est de préparer l’opinion à de nouvelles mesures d’austérité en faisant subir une défaite à ceux qui manifestent leur opposition. »

      J’ai pris un moment hier soir pour parcourir ledit rapport et je ne vois pas en quoi il se démarque de la préconisation de mesures d’austérité budgétaire. Avec des promesses de lendemains libéraux qui chantent évidemment. « Après l’effort, le réconfort ». Mais c’est le baratin habituel.
      S’il se trouve que ce rapport est véritablement enterré, je ne pense pas que ce soit à ce niveau qu’il faille en chercher les raisons. J’ai lu tout à l’heure sur Marianne2 que la droite le trouvait trop libéral, et que Christine Boutin l’estimait « inégalitaire »; ça m’a fait sourire.

    6. Tiens, Lordon is back! J’avais fini par croire qu’on l’avait enfermé au laboratoire et qu’on avait perdu les clefs.

    7. J’ai écris que ce rapport venait à contre-temps  ! Je n’en partage pas nécessairement la teneur générale, mais je le prends pour ce qu’il est: le résultat des travaux d’une commission de 46 membres, rapporteurs compris.

      Cela ne m’empêche pas non plus de remarquer qu’il se démarque effectivement de la politique gouvernementale sur plusieurs questions fiscales : nécessité de trouver 25 milliards d’euros par des hausses d’impôts, augmentation des droits de succession, suppression du taux de TVA réduite pour la restauration, contribution des revenus les plus favorisés…

      A propos des retraites, il reproche entre les lignes de ne pas avoir mis sur pied un système par points, proposé par une partie de la gauche.

      Au lieu de les rejeter, je m’efforce d’être attentif à tous les propos qui divergent des discours officiels. En France et ailleurs.

    8. @François Leclerc

      Pardon s’il y eu quiproquo, je ne sous-entendais pas que vous sembliez approuver la teneur de l’ensemble du rapport. J’avais noté moi aussi les points qui divergent d’avec la politique gouvernementale que vous rapportez. Mais pour me dire également qu’avec l’application de la totalité des mesures préconisées, ce que les riches perdraient éventuellement par le biais de la fiscalité, il le récupèreraient aisément par ailleurs.
      Ces détails ne me paraissent pas peser bien lourd au regard de l’orientation d’ensemble du document, en plein, d’après moi, dans la doxa libérale. Il y est en effet tellement question de compétitivité, de concurrence, de flexibilité, de contraction des dépenses de l’Etat,….., et d’arguments à mon sens fallacieux comme celui relatif à la conditionnalité des allocations familiales, qu’on ne sait plus où donner de la tête. Et puis c’est un rapport, un gouvernement pourra y puiser ce que bon lui semble, laissant de côté les aspects qui ne lui conviendraient éventuellement pas.
      C’est tout ce que je voulais souligner. Possible que j’en ai fait une lecture un peu partiale, je ne partais pas avec un a priori favorable. Et aussi partielle, je ne disais pas que j’en avais fait une lecture absolument détaillée; j’avoue notamment n’avoir que survolé toute la partie relative à l’environnement.

      Cordialement

    9. Souvarine.
      Le but du rapport d’Attali est de sauver l’état. si tu penses que l’idée sous-jacente de ce travail est de permettre de manière fallacieuse aux vilains riches libéraux de croquer les pauvres sans défense, tu te trompes de bonhomme.
      La concurrence, la compétitivité, la flexibilité… c’est le monde qui nous l’impose, pas lui.
      Pour rétablir le budget, la suppression des allocations familiales ou le non remboursement des frais médicaux légers aux ménages qui déclarent par exemple plus de 150K€ ne me choquerait pas, pas plus que la loi de finance qui consisterait à remonter les TMI à 45%, etc etc.
      Ceux qui gagnent plus et qui possèdent plus doivent être plus mis à contribution, ce qui ne veut pas dire non plus que les autres ne doivent faire aucun effort. Attali n’est pas le vilain libéral auquel tu fais référence, tu es peut être trop jeune pour le juger.
      Il est à l’origine d’Action Contre le faim, tiens, va voir ce que PlaNet finance a apporté en terme de micro-crédits aux « petites » gens à travers le monde, ou EurêKa etc etc etc va voir son oeuvre, c’est incroyable tout ce que ce type a pu faire comme bien. On ne peut que regretter qu’il n’y en ai pas plus comme lui et je félicite P.Jorion d’avoir un lien avec ce grand monsieur.
      Mais il dérange, à droite, comme à gauche. Il est donc depuis 40 ans, surtout depuis sa collaboration avec François Mitterrand et son engagement pour la collectivité, constamment attaqué, et pourtant, depuis bien des années, il est toujours là, près à servir l’état et, comme la caravane, il a vu passé beaucoup de chiens.

  2. Dans ce billet il est question de la nécessaire refondation du capitalisme.
    Mais la refondation est déjà sur les rails du FMI de DSK et de l’OMC de Lamy.
    Les attali, minc, DSK………. sont déjà à l’ouvrage pour ce qui est de la partie théorique, pour la pratique on peut compter sur les sarko, zapatero, papandréou, cameron & Co.
    Le libéralisme nous a mis dans la merde, mais peu importe, l’oligarchie s’engouffre d’avantage dans cette voie sans issue, avec toujours plus de morgue, d’arrogance et de mépris.
    Jusqu’où ils veulent aller comme ça? Est-ce qu’on va les laisser faire encore longtemps?

    1. On va bien pouvoir vous faire patienter avec quelques manoeuvres dilatoires : quelques flics donnés en pature aux casseurs avec des procès rouverts, une loi votée contre une niche fiscale qui aurait pu être utile aux pme si elle n’avait été grandement détournée (la défiscalisation des aides aux PME retranchée de l’ISF mais qu’on retrouve dans des « caves à vin » selon un député ump, donc pâs très porteuse d’emplois industriels) etc. puis la nouvelle bulle drainera son lot d’affolés par la ruée vers l’or…Bref, la caravane passe. Seul risque : un pourrissement social exponentiel, un ras le bol au quotidien dû aux grèves, pénuries, histoires de l’irrésistible ascension de Jean Sarkozy etc. Faut dire Sarkozy n’est pas très habile pour ne pas susciter la colère du français moyen : hey Sarko, le népotisme les français n’aiment pas ça…

    2. Jusqu’où ils veulent aller comme ça?

      Jusqu’au contrôle total du monde et de l’histoire avec eux,

      Les Marchands de Sommeil d’un monde,

    3. En complément, les excellentes analyses de Marcel Gauchet dans la matinale de F Inter ce jeudi 21/10
      Partie 1 : la réforme des retraites ***
      « Un problème dont la techno est complexe mais les principes simples »
      « Un exécutif qui embrouille » (je dirais enfume)

      Partie 2 : constats et prospective *****
      dérive oligarchique ou plutôt une variante : pilotage par des « élites », fracture entre instruits et les autres.
      Le sarkozisme c’est surtout de la com., superficiel, « il ne marquera pas l’histoire ».
      La gauche n’a pas de projet crédible (social, sécurité)
      La mondialisation est la source de tous les problèmes, elle doit être organisée, c’est la question MAJEURE.
      http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sept-neuf/index.php?id=96864

      Le Monde des Livres nous présente sa dernière oeuvre.
      « …..Depuis, il avait, entre autres choses, offert de brillantes analyses des révolutions modernes et de leur legs, ainsi que des réflexions plus synthétiques sur l’expérience démocratique. Tout cela ne dissonait pas, mais était écrit sous une autre clé que celle de la partition de 1985. Tel n’est pas le cas de la tétralogie intitulée L’Avènement de la démocratie, dont paraît aujourd’hui le troisième opus : A l’épreuve des totalitarismes. »
      Gauchet. Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 660 p., 24 €.

      http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/10/21/l-avenement-de-la-democratie-a-l-epreuve-des-totalitarismes-de-marcel-gauchet_1429098_3260.html

      Conclusion:
      « La servitude était-elle religieusement volontaire ? Voilà un mystère que ne dissipe pas ce livre, d’une ambition et d’une puissance intellectuelles à la hauteur de son sujet ».

    1. Il y a tout ce que l’on voit et tout ce que l’on ne voit pas, lorsqu’on veut trop faire le bien en premier de l’économie et de la réforme dans le monde, mais quelle grande désolation morale de plus.

  3. Je viens de prendre connaissance de votre vidéo ce matin,

    Votre démarche est vraiment courageuse et singulière en France, celle de vouloir refonder tout ce bordel financier, personnellement je préfère plutôt le terme remettre un peu plus d’éthique, si le premier démon distingué de la bourse le veuille bien !

    Pour le cas Attali je comprends votre propre point de vue, Mr Attali semble également s’expliquer sur son blog à ce sujet, enfin ce qui est bien c’est que les peuples ne sont pas
    tout-à-fait livrés à eux-mêmes .

    L’intervention de Mr Leclerc soulève également une autre question, pourquoi demandez à
    des gens de rédiger continuellement des rapports, pour mieux voir ensuite où cela finit, la contribution de l’homme politicien à la crise, pauvre monde qui en est déjà bien affecté comme ça moralement.

    Les dirigeants modernes se nourrisent souvent de rapports, vivent de rapports, se confortent même davantage à plusieurs à la lecture de certains rapports, car sans ces mêmes rapports et statisques de plus à l’égard des êtres, comment pourraient-ils encore mieux envisager de faire le bien de leur monde, comment pourrions-nous encore avoir le dessus idéologique ou alors de la bonne morale de conduite sur les autres,

    Tel est le sort de ceux qui ne sont pas comme nous, mieux aurait-il fallu alors faire le bien d’un peu plus de familles, le premier citoyen touché par la crise il est là dehors, mais qui donc l’écoute en premier de nos jours ?

    Tout homme qui a les yeux bien ouverts sur la crise n’est pas totalement inutile pour une société et contrairement à tant d’idées reçues venus de la part de nos élites mondiales. Enfin à chacun sa conception du bien et de la sagesse en société, éloignez surtout tous ces pauvres gens de ma vue, de ma société, de mon monde qui m’appartiendra toujours, à moi et mes ami(e)s d’abord, vive alors la liberté pour le banquier sans aucun scrupules et les autres démons de plus de la bourse, vous connaissez l’histoire ils veulent réformer les choses :

    L’avare crierait famine sur un tas de blé. [Proverbe français]

    Ceci n’est pas encore l’ultime préjudice moral causé à l’humanité comme à leur religion,

    Celui dont le ventre crie famine ne peut converser avec celui qui est repu. [Proverbe chinois]

    Ceci n’est pas encore la rigueur de la sécheresse, de la famine attendons de voir la suite, pour mieux encore nous glacer les os.

    Comment témoigner de la crise et du monde d’en bas à un homme devenu beaucoup trop riche et intouchable sur terre, et se trouvant bien encore protégé tout en haut d’une tour et
    bien loin des autres, tout ça n’a pas de sens au regard de ma propre conscience d’homme
    et de citoyen, enfin à chacun sa conception du bien, de la vertu et de la droiture en société.

    La vérité des puissants réside souvent dans les belles formules vertueuses à base de rigueur de plus, surtout à l’égard des autres mais jamais à soi d’abord c’est tellement plus facile, les belles figures médiatiques et autres politiciens en vogue du moment, les gens du système ne changent en rien bien évidemment le quotidien moral des plus fragiles, des plus touchés, c’est tout l’art de ces gens là nous amener le plus longtemps possible en bateau.

    Je pourrais poursuivre, mais vous pressentez déjà bien la suite de l’histoire.

    1. « à base de rigueur de plus, surtout à l’égard des autres mais jamais à soi d’abord ».
      La parole est à la défense : à soi aussi, mais à dose homéopathique comme la piécette dans la sébile.

    2. Celui dont le ventre crie famine ne peut converser avec celui qui est repu. [Proverbe chinois]

      «Si un homme a beaucoup plus qu’il ne faut, c’est que d’autres manquent du nécessaire.»
      [ Léon Tolstoï ]

      «Qui a de l’argent met dans sa poche qui n’en a pas.»
      [ Léon Tolstoï ]

  4. En évoquant la cohabitation d’Attali et de Mitterrand, des révélations récentes de Benjamin Stora indique que celui-là approuva la décapitation de militants nationalistes algériens.
    Mitterand est en quelque sorte un » Heidegerrus politicus » comme il a convenu a beaucoup de français.

    Max Lejeune donne alors les chiffres que François Mitterrand, en tant que ministre de la Justice, vient de lire dans son dossier. Deux cent cinquante-trois condamnations à mort ont été prononcées contre des nationalistes algériens, dont 163 par contumace. Quatre-vingt-dix d’entre eux se trouvent dans ce qu’on appellera bien plus tard les « couloirs de la mort » des principales prisons d’Algérie. « Les peines de 55 d’entre eux, insiste Max Lejeune, ont été confirmées par le tribunal de cassation d’Alger. Des sentences doivent être exécutées », conclut-il d’une voix ferme. Sous cette phrase soulignée par Marcel Champeix qui débute la septième page de ses notes, les avis des ministres concernés tiennent en un mot.

    Gaston Defferre (ministre de la France d’outre-mer) est contre.

    Pierre Mendès France, « contre également ».

    Alain Savary (secrétaire d’État aux Affaires étrangères chargé de la Tunisie et du Maroc), contre.

    Maurice Bourgès-Maunoury, pour.

    Le dernier à se prononcer est François Mitterrand. « Pour » , dit-il.

    1. On peut aussi évoquer le cas de Fernand YVETON.
      Avant le 2ème tour de mai 81, avec quelques compagnons de travail nous avions eu un débat à la cantine. Globalement nous étions enthousiastes à l’idée que le PS prenne le pouvoir sur la base du programme commun. Un seul parmis nous était à contre courant, je me souviens de sa position : – Je ne voterais jamais Mittérand, associé à guy Mollet, il nous a envoyé au casse pipe en Algérie, il a du sang sur les mains.
      A l’époque, comme le reste du groupe, je pensais qu’il était à côté de la plaque.
      Avec le recul, je me demande si ce n’est pas lui parmis nous qui avait les idées les plus claires.

  5. Beaucoup viennent ici demander que l’on passe à l’action ou que la critique y soit plus radicale. Je pense qu’ils sous-estiment grandement ce qu’on appelle une « crise », et surtout celle-ci qui touche tous les aspects de la vie humaine, et tous les continents du fait de la mondialisation. On est très loin des crises qui ne secouent que les marchés, en faisant seulement fluctuer, pour ce qui nous concerne, celui de l’emploi. Et s’il m’arrive de piaffer d’impatience devant la « tiédeur » de Paul, force est de reconnaître que parfois aussi il tape fort, par exemple dans Le capitalisme et l’économie de marché en tant que dysfonctions. Mais, curieusement, il n’y a personne pour remarquer que la critique est puissante, et surtout pas ceux qui sont prompts à critiquer le blog.

    Critiquer la « tiédeur » de Paul ne rime à rien, c’est même une position absurde eu égard à la situation mondiale qui voit toute l’humanité embarquée dans un bateau ivre. Le dernier rapport d’Attali ? Une goutte d’eau dans l’océan ! L’Etat Providence ? Au temps de sa splendeur, ce n’était jamais que la reconstruction politique des solidarités sociales « naturelles » disloquées par les structures de production/consommation. Cela conduit à ne voir dans l’avenir que deux paris impossibles, restaurer l’état providence ou restaurer les solidarités « naturelles », ou une troisième voie dont on ne sait strictement rien. Dans ces conditions, faut être vraiment naïf pour croire que quelques blogueurs pourraient changer les choses. Il y aura des changements bien sûr, mais ils viendront lentement et résulteront de l’ensemble de la blogosphère, pas de X ou Y en particulier.

    Il faut toutefois critiquer les blogueurs, c’est une question de débat démocratique et le sort « naturel » de quiconque publient ses idées. Mais les critiquer en perdant de vue l’échelle des problèmes qui se posent à l’humanité, j’appelle ça pinailler et se chamailler.

    1. D’accord avec toi crapaud mais qu’il est dur de garder de la hauteur alors que le fonctionnement de la société exaspère, irrite voire de donne envie d’en découdre et ainsi réduit ton champ d’analyse.

    2. @Crapaud: « L’Etat Providence ? Au temps de sa splendeur, ce n’était jamais que la reconstruction politique des solidarités sociales « naturelles » disloquées par les structures de production/consommation. Cela conduit à ne voir dans l’avenir que deux paris impossibles, restaurer l’état providence ou restaurer les solidarités « naturelles », ou une troisième voie dont on ne sait strictement rien. »

      Excellent commentaire. Sur ce passage que je reprends: ne sait-on vraiment rien de cette troisième voie? A quoi sert ce blog et le travail de Paul alors? Ce n’est tout de même pas pour dire ce que Marx ou Polanyi avaient déjà dit il y a des décennies hein…

    3. Bravo Crapaud, et merci.
      Merci pour Julien Alexandre qui se voit contraint de répéter (« Je vais sonner comme un disque rayé » dit-il ci-dessus) que, précisément, certains sujets – le rapport Attali en ce moment – sont des gouttes d’eau dans l’océan, mais que ces gouttes d’eau font partie, qu’on le veuille ou non, de l’océan.
      Merci pour Paul Jorion a qui certains commentateurs réclament, comme une antienne et jusqu’à la nausée, d’entonner un discours réducteur et de faire le ménage dans les intervenants.
      Merci pour ceux qui comme moi se lassent que certains commentateurs fassent l’objet d’un ostracisme de principe totalement inutile aux débats.
      L’échelle des problèmes est à l’image d’un océan, et le verbe ramer continue de signifier avancer.

      Ces derniers temps, vous apparaissez moins souvent il me semble, Crapaud Rouge, mais lorsque vous prenez place, ce n’est toujours pas pour enfiler des perles ou beurrer les sandwichs.

    4. Crapaud R. le rapport Attali agite ce blog, qque chose d’épidermique, par exemple quand on lit dans le rapport pour la libération de la croissance française: « Décision 101 : Multiplier les initiatives communes entre les enseignements supérieurs et les institutions financières dans le financement de chaires dédiées aux recherches sur la modélisation financière », on ne se pose pas forcément la question d’Attali ou pas, même si y reconnait sa patte rhétorique, on se dit qu’on perd son temps à lire, et à… commenter, ce qui redouble la rage; ce rapport que j’ai picoré en diagonal donne un aperçu du monde de ses auteurs qui ont sur nous l’avantage ne pas pinailler ni se chamailler; goût pour le compromis, qui est plutôt fait de concessions mutuelles sous le mode patchwork, pourvu que chacun y aille de sa touche, le goût du produit final est parfait, 316 décisions (décisions ! ) je suis sûr qu’aucun ne se fait d’illusion sur une application, ce sera tout de même une vitrine, pour moi le rideau de fer. je n’ai pas plus de solution, et pas par complaisance, croyez-moi.

      HE ANDADO MUCHOS CAMINOS

      Jamais je n’ai cherché la gloire
      Ni voulu dans la mémoire
      des hommes
      Laisser mes chansons
      Mais j’aime les mondes subtiles
      Aériens et délicats
      Comme des bulles de savon.

      J’aime les voir s’envoler,
      Se colorer de soleil et de pourpre,
      Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
      Puis éclater.

      A demander ce que tu sais
      Tu ne dois pas perdre ton temps
      Et à des questions sans réponse
      Qui donc pourrait te répondre?

      Chantez en coeur avec moi:
      Savoir? Nous ne savons rien
      Venus d’une mer de mystère
      Vers une mer inconnue nous allons
      Et entre les deux mystères
      Règne la grave énigme
      Une clef inconnue ferme les trois coffres
      Le savant n’enseigne rien, lumière n’éclaire pas
      Que disent les mots?
      Et que dit l’eau du rocher?

      Voyageur, le chemin
      C’est les traces de tes pas
      C’est tout; voyageur,
      il n’y a pas de chemin,
      Le chemin se fait en marchant
      Le chemin se fait en marchant
      Et quand tu regardes en arrière
      Tu vois le sentier que jamais
      Tu ne dois à nouveau fouler
      Voyageur! Il n’y a pas de chemins
      Rien que des sillages sur la mer.

      Tout passe et tout demeure
      Mais notre affaire est de passer
      De passer en traçant
      Des chemins
      Des chemins sur la mer

      Antonio Machado

    5. @Crapaud Rouge

      Avez-vous lu ce commentaire? J’y fais remarquer que précisément, il y a une divergence nette entre ce qu’on trouve dans Le capitalisme et l’économie de marché en tant que dysfonctions et le contenu de la vidéo, qui ne parle pas du capitalisme comme dysfonction mais comme système.

      Je ne préjuge pas de la position de Paul, son concept est peut-être encore trop neuf pour que lui même l’ai parfaitement intégré dans son discours – pour le dire simplement, sa langue a peut-être simplement fourché. Mais il s’agit peut-être d’autre chose, auquel cas j’aimerais, comme d’autres manifestement, connaître les tenants et les aboutissants de cette étonnante variation.

    6. @Dissonance : j’avais lu votre commentaire, et lui avais même apporté une réponse. Il s’agit d’une « étonnante variation » de la part de Paul, je suis d’accord. En toute rigueur, si « le capitalisme est mort », on ne peut pas le « refonder », idem si on le voit comme un « défaut structurel ». Mais je ne prends pas ces variations au pied de la lettre, tout simplement parce que le capitalisme, jusqu’à preuve du contraire, a encore de « beaux » jours devant lui, et parce qu’on ne voit personne, sur la scène internationale, qui soit disposé à le « refonder ». Pas de Bretton Woods en vue. Les déclarations de ce genre ont pour rôle de situer leur auteur sur la scène politico-médiatique, pas de dire la vérité.

      @Moi : certains imaginent ce que l’on va devenir, (tiers mondisation de l’Occident, etc.) mais comment l’on vivra d’ici dix ans, c’est impossible à dire. Hormis le modèle scandinave qui fait encore un peu parler de lui, il me semble qu’il n’y a plus de modèle crédible. Donc pas de troisième voie dessinée, ce qui ne veut pas dire que la vie va s’arrêter.

      @Jean-Luc : j’ai trouvé un job loin de Paris, 12 heures par jour hors de mon sweet home. Le soir, je n’ai même plus la force de lire.

      @roma : merci infiniment pour ce magnifique poème. Décidément, chaque fois que je vous croise sur ce blog, c’est pour constater avec plaisir que nos goûts littéraires s’accordent.

  6. Beaucoup de lecteurs se posent des questions sur l’hotel, la position physique de « Paul », sa vie privée : il est en phase de gouroutisation ou je me trompe ? Bientôt nous révèrerons le GRAND PHARE, « paul » pour les intimes. C’est exaspérant de voir à quel point l’esprit critique recule facilement en temps de crise et aussi en temps de prospérité.

    1. Difficile de contrôler l’empathie de chacun. De là a y donner de l’importance et la prendre au sérieux, voilà un pas que je suis certain Paul Jorion ne franchira pas !

    2. @pougnard : pourquoi mettez-vous Paul entre guillemets ? Quand on fréquente un blog depuis plusieurs années, il est plus que normal d’en arriver à cette forme de familiarité, très courante par ailleurs, et qui relève du dialogue. Dans les livres, où il n’y a pas de dialogue possible, on désigne les auteurs par leur nom, sans même citer leur « civilité ». Tout ça relève du style et des conventions. Faut pas être bien malin pour en tirer une quelconque conclusion. Cela dit pour parler poliment parce que moi aussi je suis exaspéré de voir à quel point l’esprit critique peut s’avancer stupidement sur des présomptions superficielles.

    3. @ pougnard

      Avoir l’esprit critique, c’est être capable de s’interroger avec exigence et rationalité sur la réalité ou la probabilité de faits et de relations prétendus, puis sur leurs interprétations. En particulier, le fait a-t-il l’importance décisive qu’on lui accorde ? source Wikipedia.

      Le fait que vous décrivez a-t-il l’importance décisive que vous lui accordé ?
      A vous lire, je ne décèle guère d’esprit critique, un peu de critique facile et pas du tout d’humour.
      Sacré coktail. A votre santé!

  7. Ménager chèvre et choux
    Pas de vagues
    La révolution oui mais après les vacances de la Toussaint
    Les réformes elles sont simples c est pour que la France soit compétitive avec les chinois comment faire c est très simple
    Ramener le salaire et les protections sociales au niveau des chinois
    Tout les blablas sont la pour nous endormir

    1. Ramener le salaire et les protections sociales au niveau des chinois
      Je ne pense pas que cela sera suffisant.

    2. Entièrement d’accord sauf que la majorité de nos concitoyens ne l’a pas encore compris.
      Dans les manifs, je fus surpris d’entendre des  »durs de chez durs » penser que lorsque la chine sera à notre niveau, la pression sociale se réduira en Occident.
      Ils n’ont pas encore compris que le nivellement se fera au plus bas possible.
      Et pendant que certains se font casser la figure sur des piquets de grève, d’autres pensent à leurs vacances chéries …

    3. Vous aussi, vous aimeriez expliquer les choses de la vie en face à face avec quelques responsables syndicaux ? Je leur suis très reconnaissant d’avoir fixé la prochaine journée d’action aussi loin la semaine prochaine, d’avoir interrompu de fait notre mouvement de grève qui avait besoin d’échéances proches pour se maintenir sous pression, de permettre aux gens de s’installer tranquillement dans les vacances et de s’assoupir à nouveau. Une belle attitude raisonnable dont le progrès social profitera sans nul doute…

    4. @Piotr : je ne sais pas si vous êtes assez calé en économie pour savoir si « ce sera suffisant » ou non, mais une chose est sûre : vous êtes vraiment calé en humour ! 🙂

    5. Pour que la France devienne plus compétitive, acceptable, fréquentable, désirable, recommandable, estimable, honorable, bonne, potable, il faudrait déjà qu’elle fasse davantage commerce de son corps, de sa langue, de son esprit, de ses intitutions comme de son histoire et de sa culture par dessus tout et dans l’esclavage de plus, il faudrait surtout qu’elle écoute d’abord la parole des meilleurs maquereaux de l’Ame humaine en société.

      Allez allez va donc te vendre encore au plus offrant ma Grande, ne pense plus toi aussi qu’à l’argent te vendre encore au plus offrant de ces vieux Monsieurs de la Bourse, du Marché ?

      On se demande d’ailleurs à quoi servent les êtres qui n’ont pas du tout l’esprit du commerce
      et du calcul dans ce monde, ah rien sans doute de mieux pour la principale culture du calcul.
      .

    6. le fait que vous … bla bla bla est une erreur d’attribution de ma part et ne vous est pas destiné. Désolé pour le dérangement.

  8. http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=20

    Donc, le néant n’a pas de portes. Il suffit d’aller dans les gares, de s’asseoir sur un banc et on y est. On peut parler avec les gens, pour ne rien dire d’ailleurs

    J’héberge chez moi, dans 43 m2 quelqu’un qui est, techniquement, un SDF. Une longue histoire. Le mettre à la porte serait le tuer, par ailleurs je ne le supporte plus… Combien de gens sont en réalité sans domicile, hébergés par des parents, amis etc …

    1. C’est très intéressant ce dont vous témoignez là Lisztfr. Je crois même que cela résume presque tout de ma compréhension de la vie des Hommes, il y a là quelque chose d’irréductible, d’essentiel, et de triste à la fois. J’aime l’Humanité, mais les hommes un peu moins… Je ne vous connais pas, mais je vous soutiens.

    2. Est-ce vraiment nous qui ne supportons plus l’autre d’égal à égal, ou plutôt ces funestes valeurs mercantiles et consuméristes actuelles qui nous poussent tant à juger et étiquetter les êtres, évidemment la plupart de nos élites mondiales ne nous aident guère mieux parfois à mieux voir notre prochain autrement, tout va si vite combien de gens de nos jours sont-ils davantage exclus et mis au banc de la société et cela afin de pouvoir mieux répondre à l’esprit de richesse, d’importance et de rigueur de plus et dans le même temps on se réunit et on se fait la bise au G20 mais quelle grande mascarade du bien.

      En espérant quand même pour l’humanité ne pas avoir tout le temps à subir cela à l’antenne.

    3. @ Lisztfr

      Et vous, vous n’êtes pas loin d’`être un SDF, puisque quand on clique sur votre pseudo on voit: « Adresse introuvable »… 😉

    4. Oui car je n’ai pas référencé de site.

      J’avoue que dans ce post j’ai délibérément mélangé vie privée et vie publique, alors que le blog est dédié aux questions générales…

      Une histoire à dormir debout… cette personne a été hébergée chez moi à l’insu de mon père, pendant 10 ans. Le secret dont mon père était victime, de la part de toute la famille, je l’ai finalement brisé… traumatisme pour lui, cette révélation. Il n’en dormais plus le pauvre, ces derniers jours.

  9. Pour les membres de la commission Attali, allez voir , édifiant.

    La finance sur-représentée (Santander, HSBC, BNP -2 représentants avec Delpla…, Rothschild & Cie, Bébéar…), un ancien syndicaliste passé dans le conseil (Kaspar) pour les syndicats, la « PDG » de l’INRA pour l’agriculture, deux représentants d’Areva- demandez-vous pourquoi, deux journalistes économiques « comme il faut » pour la presse (de Kerdrel et le Boucher…), une inamovible du Conseil de la Concurrence pour les consommateurs, un beur plus 9 femmes sur 45 membres pour faire joli et « paritaire », plus quelques obscurs hauts fonctionnaires ou hauts membres de conseils divers de circonstance et enfin Zeldin, Cyrulnik, Orsenna pour le fun.
    Ha, j’oubliais Lebras pour la caution démographique !

    Hè, Jorion, quand t’auras vendu plus de 200 000 livres, tu seras p’têt convié à collaborer comme les trois invités-gadgets. Et là tu pourras refuser, ce dont je ne doute pas. 🙂
    Mais c’est bien aussi de le dire avant. C’est ce que j’ai retenu de la vidéo, même si, pour au moins contenter Moi, le mépris aurait pu être plus manifeste, moins aimablement dit. Moi, ça m’a bien fait rire.

    Pour le différent Jorion vs Attali, j’en reste à l’échange de décembre 2008 avec les questions de Popol et les réponses de Jacquouille.
    C’est assez clair.

    1. Tu as raison vigneron. Je fais un mea culpa. A froid je me rends compte que j’ai projeté de manière infantile ma colère (les libéraux mous m’énervent plus que les purs et durs) sur Paul alors qu’il disait déjà qu’il n’était pas d’accord (et qu’il l’a dit maintes fois). Il doit avoir ses raisons d’être diplomatique, ça ne me concerne pas et, finalement, c’est même louable et montre ses qualités humaines.

  10. Exact au plus bas le nivellement
    Les responsables syndicaux des « élites »
    Se sont des casseurs de mouvement trop peur de perdre leur place
    Les grévistes qui en prennent la gueule sur les piquets de grèves
    Attendent l appel au soulèvement
    Ne pas oublier qui sont les plus nombreux
    Mais des a présent les dés sont jetées le peuple a du carburant donc tout vas bien
    Comme « le pain et les jeux »
    Tant pis pour ceux qui ont compris ils peuvent crever

    Bon peuple de France dormez tranquille

    1. J’ai bien peur que cela ne soit trop tard pour elle, elle me rappelle trop la vénalité de mon ex, caractère d’une personne qui n’agit et ne pense principalement qu’à l’intérêt d’argent, non je
      vous assure je ne peux vraiment plus rien faire pour elle, sans doute un autre plus riche que moi.

  11. Ce qu’il y’a d’amusant avec le rapport Attali, c’est que cela pourrait donner l’impression que les politiciens n’ont plus d’agenda et qu’ils cherchent des idées, tandis que les deux boutiques UMP et PS sont sensés disposer d’un programme pour diriger la France d’en bas.

  12. Deux travaux récemment publiés par des économistes du NBER [3], institution peu portée à l’insurrection, jettent un éclairage assez cru sur la situation des fonds de pension publics des états fédérés étasuniens.

    Le total des engagements non financés des caisses de retraite (capitalisée) de la fonction publique des états atteint… 3300 milliards de dollars. Auxquels il convient d’ajouter 574 milliards de dollars d’impasse financière pour les municipalités et les comtés [4].

    Les fonds de pension maison des cent plus grosses entreprises étasuniennes sont pour leur part short de 460 milliards de dollars [5].

    C’est que la crise financière attaque les fonds de pension des deux côtés de leurs bilans. Leurs actifs sont évidemment dévalorisés par le plongeon des cours. Mais plus insidieusement, dans le même temps où leurs actifs se contractent, leurs passifs (c’est-à-dire l’ensemble de leurs engagements) gonflent par un effet actuariel lié à la brutale baisse des taux d’intérêt décidée par la banque centrale pour tenter de réanimer les institutions bancaires.

    Notes :

    [3] NBER : National Bureau of Economic Research. Robert Novy-Marx et Joshua Rauh, “The Risks and Liabilities of State Sponsored Pension Plans”, Journal of Economic Perspectives, vol. 23, n° 4, 2009 ; “The Crisis in Local Government Pensions in the United States, Working Paper.

    [4] Le travail de Rauh et Novy-Marx examine 77 plans de pension de 50 agglomérations et comtés majeurs. Pour ne couvrir que 3 % des plans municipaux, ils n’en concernent pas moins les 2/3 de la fonction publique municipale. Ces 77 plans de pension présentent une impasse financière (excès des engagements à payer sur la valeur des actifs réalisables) de 383 milliards de dollars, qui par extrapolation (sur la base de l’impasse moyenne par pensionné calculée pour les 77 plans) conduit à une impasse de 574 milliards de dollars pour la totalité du système des pensions municipales.

    [5] John Detrixhe, « “Silent Heart Attack” for Pensions Driven by Yields », Bloomberg, 14 septembre 2010.

    Frédéric Lordon, sur son blog.

    http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites

  13. « Qu’elle a été grande, la France ! De l’individualisme et du culte de la liberté pour lesquels, autrefois, elle avait versé son sang – elle n’a retenu, dans sa forme crépusculaire, que l’argent et le plaisir… Quand on ne croit à rien, les sens deviennent religion. Et l’estomac finalité. Le phénomène de la décadence est inséparable de la gastronomie… Depuis que la France a renié sa vocation, la manducation s’est élevée au rang de rituel. Les aliments remplacent les idées. Les Français depuis plus d’un siècle savent qu’ils mangent. Du dernier paysan à l’intellectuel le plus raffiné, l’heure du repas est la liturgie quotidienne du vide spirituel. Le ventre a été le tombeau de l’Empire Romain, il sera inéluctablement celui de l’Intelligence française… Rien n’est plus gênant que de voir une nation qui a abusé – à juste titre – de l’attribut « grand », grande nation, grande armée, la grandeur de la France -, se dégrader dans le troupeau humain haletant après le bonheur… La France n’a plus de destin révolutionnaire, parce qu’elle n’a plus d’idées à défendre… Les peuples commencent en épopées et finissent en élégies. »

    Cioran, De la France (inédit) – éd. de l’Herne, 2009
    (4ème de couv.)

    Un petit livre, génial, écrit en 1941 !

    1. @ salsa

      Que deviendrait la France sans sa particularité ? Sans son histoire ? Sans ses défauts ? Sans ses faiblesses ? Sans son souci de l’autre ? De l’humain où du calcul d’abord dans l’économie ?

  14. Mettons un peu les pieds dans le plat et essayons naïvement de crever l’abcès.

    Je trouve qu’il y a sur ce blog de plus en plus d’impatients. Il me semble que l’Impatient oublie l’essentiel: que ce blog est un site d’information, d’échange de données, de diagnostic. Et pas un congrès de parti politique où on discute des actions concrètes à mener et des solutions immédiates à trouver. Ce n’est pas en pinaillant sur les mots, en critiquant les attitudes ou en déversant sa bile parce que l’autre ne pense pas comme il devrait penser selon notre petit ego boursouflé qu’on analyse une situation.

    Les idées politiques ou philosophiques de chacun on s’en fout un peu à partir du moment où il apporte des informations qui aident à comprendre la Crise. Pour moi, un ultra-libéral qui me raconte ce qui se passe vraiment dans un domaine qu’il connaît à fond est bien plus intéressant qu’un énervé qui me raconte ses idées politiques et l’idée qu’il se fait de la moral, même si elles sont les mêmes que les miennes. Reprocheriez-vous à votre médecin ses opinions politiques ou ses amitiés? L’essentiel c’est qu’il fasse le bon diagnostic et vous donne le bon traitement. Le reste on s’en tape.

    Plus de Faits et des discussion sur les Faits, et moins d’opinions personnelles, donc.

    Il me semble que ce que P.Jorion et F.Leclerc font ici c’est avant tout de l’information pointue et du commentaire objectif sur elle. C’est-à-dire l’essentiel. Ce qu’ils font ou ne font pas dans la vie et même ce qu’ils pensent politiquement ou ne pensent pas, on s’en fiche. Je trouve étrange, d’ailleurs, qu’en faisant les deux la même chose, de l’Analyse de Faits, on critique P.Jorion beaucoup plus que F. Leclerc. C’est parce que le premier va à la TV et à la Radio et publie des livres, et pas le deuxième? Le succès ça a toujours énervé les ratés, même quand c’est celui des personnes qui défendent les idées qu’ils défendent eux-mêmes. Et il me semble que par ici il y a pas mal de ratés avec des sérieux problèmes de nombril (il suffit de voir le style de certains).

    Les Impatients devraient créer leur blog, dont le titre pourrait être « Gueuloir » (en hommage à Flaubert et au ton exaspéré de sa si lucide Correspondance). Et ils devraient aller s’énerver là-bas (moi-même j’irai gueuler de temps en temps, étant souvent un Impatient dans certains thèmes – surtout s’il n’y a pas de Julien Alexandre dans les parages pour me « modérer » ;-)).

    1. Moi également (à quelques formulations irrespectueuses près), en espérant que vous n’allez pas attirer la foudre sur moi !

    2. Pour aller jusqu’au bout, vous pourriez donner des pseudonymes, qu’on se figure bien de qui et de quoi vous parlez… En tout cas votre intervention témoigne de bien peu de patience et de pas mal d’énervement, si je puis me permettre… :-p

    3. Je trouve qu’il y a sur ce blog de plus en plus d’impatients.

      Je sais pas, oui peut-être que vous avez raison, à vrai dire c’est peut-être parce que les moins habiles de ce monde ne savent plus comment faire, pour mieux exprimer cela autrement les ratés pour reprendre vos propres termes, oui à chacun son style pour mieux parler de l’autre en société.

      Qui n’a jamais eu aussi un problème de nombril même en période de crise ?

    4. @ F.Leclerc

      Vu l’énorme travail de diagnostic que vous faîtes ici (vous êtes une clinique économique à vous tout seul) il faudrait être très frivole pour critiquer vos très rares critiques, faîtes toujours, d’ailleurs, avec un calme (pour ne pas dire une élégance – si française !) que j’admire – et j’envie – souvent.

    5. Plus de Faits et des discussion sur les Faits, et moins d’opinions personnelles, donc.

      Cette impression que vous décrivez et à votre propre manière, je l’ai également ressenti l’autre jour à la lecture du blog, pour mieux prendre le pouls, et comprendre le point de vue des autres sur la crise, cela vient sans doute du grand épuisement psychologique de la société actuellement,

      Vous savez la crise est terrible pour beaucoup de familles, cela aussi ça fait parti des faits divers d’une société, je peux bien sur me tromper sur le coté impatient de beaucoup de gens actuellement, jeunes et moins jeunes sur la question des retraites, mais pas seulement sur cela mais aussi sur les mesures d’austérités mises en places déjà en ce moment.

    6. @ Dissonance

      On dirait, à lire votre remarque, que vous ne suivez pas très bien les débats ici. Quant à votre « en tout cas votre intervention témoigne de bien peu de patience », elle montre que vous n’aimez pas le jeu d’Échecs, dans lequel avant de bouger une pièce il faut bien réfléchir à TOUTES les raisons qu’il a votre adversaire de jouer comme il joue et ne jamais oublier de se méfier des apparences. Si vous l’aviez fait vous auriez pensé sans doute que peut-être je fais preuve d’une grande patience en écrivant ça aujourd’hui après l’avoir pensé depuis de mois… Quant à l’énervement, j’ai déjà dis plus haut (mais le message n’était pas encore en ligne quand vous avez réagi) qu’il n’est pas François Leclerc qui veut…

    7. @ pablo75

      Je ne suis pas d’accord avec vous.
      Paul Jorion est un chercheur en sciences sociales certes doublé d’un excellent technicien de la finance dont le parcours professionnel et la qualité d’anthropologue se conjuguent heureusement pour lui permettre d’aborder les faits de manière particulièrement pragmatique. Pour autant, je ne qualifierais pas son analyse « d’objective » au risque, précisément, de lui ôter son caractère théorique. Paul Jorion n’est pas à proprement parler un journaliste et, de ce point de vue, sa complémentarité éditoriale avec François Leclerc sur ce blog me parait excellente. Il n’en demeure pas moins que son analyse intellectuelle de la crise est logiquement « dérangeante » pour ceux qui gardent des repères du côté des anciennes grilles de lecture, notamment politiques. Au fond, que son positionnement singulier suscite régulièrement sur ce blog et probablement ailleurs, des interrogations, des doutes, des critiques et des agacements, me parait le meilleur signe de la radicalité novatrice de sa pensée.

    8. Le seul défaut de Paul et François est leur lucidité.

      Tandis que les médias mainstream nous leurre avec leur logorrhée tellement prévisible, les gens ordinaires et même les « insiders » diffusent leur opinion sur leur blog (Paul Jorion, Zero Hedge par exemple). Les impatients aimeraient voir le blogueur qui les informe comme un leader d’opinion : c’est tellement plaisant de comprendre le dessous des cartes.

      Le seul défaut des politiciens de métier est de ne pas nous informer sur la réalité de la crise : alors les citoyens Paul et François nous instruise tous les jours, un blog est-il un parti politique ? Non, en cette période quasi pré-insurrectionnelle ce blog joue le rôle de la presse lors du printemps des peuples : 1848 !

    9. @Pablo

      Dans ta réponse à Dissonnance, il semblerait que ton couroux ait un peu fait se relâcher les liens de ta syntaxe. Qu’importe, le sens est bien passé. Et je soupçonne même que les écarts orthographiques, les maladresses ou les lourdeurs pourraient ne pas être totalement innocentes ou involontaires. 🙂
      Cela dit, et pouvant légitimement me sentir concerné un peu plus qu’un peu par ta mise au point, je suis obligé d’avouer, mea maxima culpa et sans lêche aucune, que je ne peux que m’incliner respectueusement devant ton diagnostic objectif, forcément objectif. Puisque le partage. Quelquefois.

    10. @Pablo75

      Là effectivement je ne comprends absolument rien de ce que vous tentez de me dire.

      En revanche je vous reconnais un certain talent en matière de sophisme: Déduire de mon précédent commentaire mon désamour pour le jeu d’échecs, il fallait oser… Manque de pot, vous êtes tombé à côté 😉

    11. Cela dit, et pouvant légitimement me sentir concerné un peu plus qu’un peu par ta mise au point.

      @vigneron: ah non, non, c’est pour ma pomme (« ego boursouflé »). J’y tiens. De rien. 🙂

      PS: « le style de certains » c’est peut-être bien pour toi, remarque. 😉

    12. C’est samedi !à mon avis Pablo a fumé la moquette et trop impressionné par la première vidéo, il n’a pas vu la deuxième. Non Pablo reprenez vous Jorion est en vie..Ce n’était pas une jaunisse juste un hotel mal équipé

    13. Les idées politiques ou philosophiques de chacun on s’en fout un peu à partir du moment où il apporte des informations qui aident à comprendre la Crise.

      Com-prendre la Crise. C’est important en effet que se tenir au plus près d’elle pour l’appréhender, c’est à dire de nous saisir d’elle pour ne pas en être les sujets passifs, les simples spectateurs. Pour ce faire, rassembler des faits significatifs, les hiérarchiser est indispensable.

      Mais il me semble que le blog ne fait pas que cela. La crise n’est pas expliquée seulement pour elle-même. A travers elle ce sont les fondements de l’économie, de la civilisation matérielle, et même nos existences particulières, qui sont interrogés. Ainsi il me semblerait incongru que des options philosophiques, des idées politiques ne puissent s’y exprimer pleinement. Les faits bruts n’ont pas de sens. C’est seulement en prenant du recul, en proposant des réflexions de toutes natures, et notamment politiques et philosophiques, les juxtaposant, les voyant confrontées les unes les autres, que l’on parvient à sortir du cadre des explications convenues. Une idée qui a été souvent avancée sur le blog n’est-elle pas que l’économie est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux seuls économistes ?! A ce propos livre la très joronienne analyse de Jean-Pierre Dupuy : DSK une bulle politique

      Personnellement, les questions d’ ego ne me posent pas de problème.
      L’avantage de l’écrit, c’est que l’on peut pratiquer une « écoute » silencieuse.
      Chacun peut ainsi trouver sa place sans empiéter sur le voisin.
      La diversité des styles et des personnalités contribuent à la dynamique du blog.
      Les coups de gueule, les irritations — y compris celle de Pablo –, les piques, les traits d’humour, en font partie. Les affects portent ou stimulent nos raisons.

    14. @ pablo75

      Ne vous illusionnez pas trop, je ne crois pas que Paul rencontre un aussi grand succès que ça dans les médias, aussi bien à la Télé qu’à la Radio et pour ses livres je ne sais pas.

      Au début peut-être lorsque Paul a débarqué en France, merveilleux pour les journalistes un nouveau visage intellectuel à présenter et à interroger sur la multi-crise du monde,

      Mais aujourd’hui je me demande si c’est toujours bien le cas, oui peut-être de temps en temps içi où là, allez on va être sympa on va quand même un peu l’inviter, histoire de bien faire notre travail de journaliste, informons les gens sur les éléments primordiaux de la crise,

      Il est vrai que le blog de Paul Jorion, n’a pas à servir de plate-forme de relais partisan aux
      plus impatients pour la révolte populaire, néanmoins en laissant la parole aux plus oubliés du quotidien, cela peut déjà permettre aux intellectuels comme vous de mieux tater le pouls de la société à froid, d’avoir paradoxalement un peu plus de grain à moudre, sortir de son habitus
      ce n’est pas moins négligeable et important pour l’aspect plus intégral et anthropologique du moment.

      Si la tournure des débats ne vous semble pas non plus satisfaisante sur le plan intellectuel, vous pouvez très bien aller faire un tour sur le forum des ultra-libéraux peut-être que là vous vous sentirez plus à votre aise, surtout par rapport aux nombreux ratés sociaux de ce monde pour reprendre vos propos, oui pardonnez moi mais j’ai toujours eu un peu de mal à parler comme la plupart de nos élites mondiales, rien que des chiffres toujours que des chiffres.

      Comme si l’aspect humain n’était pas suffisamment mis de coté comme ça de nos jours
      dans le seul monde de la pensée économique, oui parlons-nous toujours bien de l’essentiel aux autres sur le blog ou pas d’ailleurs ? Comment mieux comprendre la conduite des impatients de plus de ce monde si nous préférons avant tout les juger, les cataloguer ?

      Pour moi, un autre qui me raconte aussi ce qui se passe vraiment dans un domaine qu’il connaît à fond est tout aussi intéressant qu’un ultra-libéral qui me raconte continuellement
      ses mêmes désirs obsédants de chiffres supplémentaires.

      Vous l’aurez compris je ne partage pas l’ensemble de vos propos, à vrai dire pour un tiers seulement, je me demande aussi si je ne ferais pas parti et à vos yeux de l’ensemble des cons impatients qui fréquentent le blog, sans doute on n’est tellement bien jugé par les gens qui réussissent de nos jours, si c’est bien le cas, rassurez-vous je n’interviens pas tout le temps sur le blog, ne donne pas toujours de mon temps pour des gens comme vous.

      Bien sur on peut pas toujours tout demander à Paul, Francois et Jacques, vu que le monde d’aujourd’hui c’est uniquement le champ de la pensée économique dans l’esprit des êtres, vous savez les gens qui s’impatientent de plus en plus de nos jours comme sur le blog,
      n’ont pas tant je crois à être jugés, étiquetés, ultra-gauchistes ou pas, le monde est déjà suffisamment élitiste comme ça, le pauvre monde s’identifie tellement trop à toutes ces choses je trouve, pourquoi tant d’exclus, tant d’oubliés.

      Pourquoi le monde devient surtout de plus en plus impatient à l’usure ? A quoi bon parler
      aussi de la réussite de Paul à se faire connaître alors que le monde est au bord de l’Abime ?

    15. @ Pierre-Yves

      Merci pour le lien vers le Point de vue signé Jean-Pierre Dupuy dans le Monde.
      Je termine justement en ce moment son La marque du sacré et bien qu’un certain nombre de points les distinguent clairement, je trouve la confrontation Jorion/Dupuy intéressante, autrement plus dynamique en un sens que la proposition plus habituelle Lordon/Jorion.

    16. @ Vigneron

      Critiquer la Forme, quand elle dépend du temps qu’on a pour écrire (et pour Dissonance j’étais pressé – regarde l’heure du message) n’est pas très sérieux (je ne sais plus quel grand écrivain disait à un directeur de revue en lui envoyant un article: « Excuse-moi de sa longueur mais je n’ai pas eu le temps de le faire plus court »). Déduire de la Forme un état psychologique (« ton courroux ») c’est un truc d’ado, qui m’a déjà étonné de toi dans d’autres réponses que tu as fait à des commentaires où tu te sentais visé.

      Quant à ma syntaxe et « les écarts orthographiques, les maladresses ou les lourdeurs » de mon style, là tu deviens comiquement paranoïaque ([ils] »pourraient ne pas être totalement innocentes ou involontaires »), puisque tu n’as pas l’air d’avoir compris encore que je ne suis pas Français et que ma lange de naissance et de travail n’est pas le français (que je n’écris qu’ici) mais l’espagnol. J’ai pas mal traduit du français à l’espagnol dans ma vie mais je n’ai jamais osé faire le contraire.

      André Breton n’a pas voulu apprendre l’anglais dans les 5 ans qu’il a passé à New York pendant la guerre pour ne pas « abîmer son français », comme il disait; moi je n’ai jamais voulu apprendre à fond le français pour ne pas succomber à la tentation de changer de langue comme notre ami Cioran, qui disait toujours quand il parlait de langues (thème qui l’intéressait beaucoup pour être quadrilingue) que changer du roumain au français était logique, mais de l’espagnol au français était un crime. Tu sais peut-être qu’en 1936 c’est la guerre civile espagnole qui l’a empêché de s’installer définitivement en Espagne et d’écrire, donc, en espagnol, langue qu’il aimait beaucoup (dans les dix dernières années de sa vie, à part d’écouter les mêmes oeuvres « déchirantes » de Schumann ou Brahms de façon obsessionnelle, peu de choses lui faisaient autant plaisir que d’entendre lire ses textes en espagnol).

      Alors, tu me pardonneras mes insuffisances stylistiques dans ta langue de naissance, qui est la langue dans laquelle on peut écrire le plus « parfaitement » et donc la plus difficile à « dompter » (impossible, par exemple, d’écrire de la prose en espagnol aussi bien que Pascal, Saint-Simon, Rousseau, Chateaubriand, Flaubert, Proust ou Valéry l’on fait en français).

      Quant au fond de l’affaire (mais en France, en tout, la Forme est toujours aussi important que le Fond, sinon plus -« L’esprit français met toujours l’école, la formule, le conventionnel, l’a priori, l’abstraction, le factice au-dessus du réel et préfère la clarté à la vérité, les mots aux choses, la rhétorique à la science. Ils ne comprennent rien quoiqu’ils ergotent sur tout » disait le suisse Amiel dans son excellent Journal) je crois que tu sais très bien, comme tout écorché vif, où est l’Essentiel. Et je me permets de te redire que tu devrais utiliser ton talent littéraire pour faire de la Littérature au lieu de perdre ton temps à polémiquer ici sur des détails qui ne le méritent pas.

  15. Difficile parfois de mieux suivre l’ensemble des débats ou des discussions sur le blog,

    Faut pas trop ruminer ou garder certaines choses trop longtemps pour soi, car vient un jour ou l’on se montre pas mieux capable de les exprimer autrement envers bobonne ou alors en face envers un collègue de travail. Sinon on reproche inconsciemment quelque chose à la modération faut pas, la modération est bonne je trouve, elle n’est pas exclusive, elle fait bien attention aussi.

    Rassurez-vous vous n’êtes pas le seul à faire parfois des ratés, vous devriez pas parler des gens comme ça, déjà pour vous ça me rappelle trop certaines personnes, pour le reste je crois vous comprendre à l’égard des plus mécontents et insatisfaits.

    Il est vrai qu’FL se montre souvent très patient surtout dernièrement dans certains billets.

  16. Pour en finir avec le rapport Attali , une devinette ; Le point commun entre le Président , Crapaud Rouge et moi (auguste) ?
    Crapaud Rouge vous a pourtant mis sur la voie ,
    « je n’ai pas lu le rapport Attali, et je ne l’ai pas lu parce que je m’en tape, »

  17. Merci pour la réponse sur ces » forclasures-gate » qui semble ne pas être un danger trop toxique pour les autres banques en dehors des U.S.A.
    Vous dîtes que cela va se gérer entre banques américaines. OK cela veut donc dire que ces trucs d’écriture ne sont pas titrisables.
    Mais pourquoi cela déclenche-t-il une tempête ( peut-être pas un tsunami)? A cause des montants collosaux ?

  18. Je viens de regarder ma propre vidéo pour voir si je comprends l’indignation de Moi quand il l’a vue. Je ne la comprends pas : j’exprime de manière très posée ma critique d’un rapport. Il est vrai qu’il m’arrive de m’indigner et que ce n’est pas le cas ici. Mais si vous faites un peu attention à ce que je dis et j’écris d’habitude, vous aurez noté que je m’indigne essentiellement devant la mauvaise foi, ce qui ne s’applique pas dans ce cas-ci. Il me semble que le nom d’Attali agit comme un chiffon rouge sur certains, comme d’autres noms le font sur d’autres. En ce qui me concerne, si je devais refaire cette vidéo, je dirais exactement la même chose. Non, ce n’est pas tout à fait exact, j’ajouterais deux choses : je parlerais – en bien – de la recherche d’emploi prise en charge comme un travail à proprement parler, et de la « TVA sociale » – en mal.

    1. Non, ce n’est pas le chiffon rouge du nom qui m’a énervé, c’est bien le rapport. Donc, pour vous, il est juste mi-figue, mi-raisin?

    2. Paul; la foi est toujours mauvaise conseillère……mais on les pardonnera pour cette fois.

      TVA sociale en mal, je n’arrive pas à me faire ma propre opinion sur ce sujet, un jour pour, le lendemain contre, pourriez-vous argumenter, pour mettre de l’eau à mon moulin.

      http://ecodistributive.chez-alice.fr/, produire d’abord et allouer la monnaie en conséquence. Couplé à une allocation universelle, si les 80% de citoyens qui n’aspirent qu’à vivre, voulaient se donner la main.

      Bon dimanche à tous, très gris en suisse normande.

    3. @ Moi

      Paul Jorion distingue dans ce rapport ce qui lui parait aller dans le bon sens de ce qu’il considère aller dans le mauvais sens : il me semble que c’est une critique plus incisive au final que de rejeter le rapport en bloc parce qu’il est foncièrement ambivalent. En se désintéressant comme d’une guigne de la compotée, Jorion poursuit sa stratégie du tir ciblé sans être attiré ni à la marge des problèmes ni hors de son centre critique.

    4. il me semble que c’est une critique plus incisive au final que de rejeter le rapport en bloc parce qu’il est foncièrement ambivalent.

      Ce rapport n’est pas du tout ambivalent. Ni les mesures que Paul donne en exemple. Même celle qu’il donne comme « bonne » et qui a été ici en Belgique rejetée par les syndicats (et facile de comprendre pourquoi, elle permettrait de fliquer les chômeurs et ce qui était jusqu’ici un droit acquis deviendrait conditionnel).
      Au moins avec ceci et la non-réponse à ma question qui s’en est suivie, c’est clair. A chacun sa route.

    5. @ Moi

      Je prends les paris qu’à peine parti vous serez déjà de retour. Dix contre mille.
      Vous n’allez quand même pas laisser Attali et son vieux monde nous priver d’un authentique gauchiste belge* en colère ?! Ce serait indigne d’un véritable combattant ! Prenez exemple sur l’indéboulonnable Jducac : toujours minoritaire, toujours fidèle au poste ! 🙂

      * Je savais pas que vous étiez belge…

    6. @Martine: « Je prends les paris qu’à peine parti vous serez déjà de retour. »

      Mais qui a dit que je partais? « A chacun sa route » signifie que Paul a sa route idéologique et moi la mienne. Pas que je me barre. Sauf si on m’expulse, là je n’aurais pas le choix.

      « Je savais pas que vous étiez belge… »

      Eh oui. Par choix en plus. 🙂

  19. On dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets… Le parvis d’érudits pour lequel vous vous êtes époumoné, pourquoi serait-il plus compétent à éviter les affres que les érudits au pouvoir aujourd’hui, formés sur les mêmes bancs, dont vous faîtes curieusement partie, nous ont amené? Car il ne me semble pas que la logique de la transmission des connaissances ait fondamentalement changé… Et on sait jusqu’alors ou cela mène, et où cela va mener. D’ailleurs, même si vous avez eu le premier le discours de l’honnêteté, les GREENSPAN, PAULSON, SUMMERS, TRICHET, BERNANKE et compagnie n’étaient pas dupes…

    Vous êtes d’accord pour refondre le capitalisme. Vous émettez des propositions en ce sens. Mais si vous estimez, comme vous le remaquez dans un précédent billet que le capitalisme est basé sur deux dysfonctionnements (situation monopolistique et circuit fermé pour la création et la distribution des richesses), pourquoi partir de nouveau sur quelque chose qui ne fonctionne décidément pas?

    Selon moi l’essentiel n’est pas dans l’économie, qui est juste matière à glauser, et cache en réalité des rapports de force entre puissant. LEHMAN BROTHER pour parler de l’évènement tampon n’est qu’un règlement de compte.

    C’est plutôt dans les relations travail, patrimoine et famille qu’il faut chercher si l’on veut que les révolutions et les guerres ne soient pas une fatalité.

    La notion de travail: elle est polluée par la notion judéo chrétienne du prix à payer. Il convient de sortir la notion d’effort avec celle de la souffrance, et donner du sens à l’oeuvre de chacun…
    Le travail, c’est se donner les moyens de sa subsistance. Cela demande effort, mais pas plus ce qu’exige l’instinct de survie. Le feu de Prométhée a longtemps permis aux hommes et aux femmes d’œuvrer pour leur existence (le chef d’œuvre ne date pas d’hier) et donc de se libérer de sa condition d’humain pour donner place au rêve.

    La notion de patrimoine: elle est étroitement liée à tort à la notion de richesse. La richesse est la capacité de jouir de la vie. S’enrichir, c’est apprendre en vieillissant toujours pour reprendre une idée d’un vieux tribun. D’un point de vue matériel, il s’agit simplement de se garantir des aléas du monde extérieur (liés principalement aux effets climatiques).

    La notion de famille: Voir une preuve d’amour en la procréation paraît absurde, tant il est vrai que ça n’empêche pas le divorce, et la haine familiale est l’une des plus prospère.
    Sa progéniture, l’aimer, c’est avant tout l’éduquer. On ne travaille pas pour le nantir, ça ne sert à rien, car de toute façon, le bonheur ne se mesure pas à la quantité de matière détenu, et une fois mort, si l’enfant repose sur ce qu’il a seulement acquis pour parer sa condition humaine, sans aucun doute, cela sera plus un animal bienheureux qu’un humain.

    Enfin, car il ne faut pas déroger aux bonnes habitudes, il faut sortir d’un système de pensée ou l’homme est centre de tout (le rationnalisme), car c’est créer des cow boys orgueilleux et égocentriques.
    La religion est perçue aujourd’hui comme un mal pire, parce que le monothéisme crée un sentiment de toute puissance en une seule main, dont il en découle des systèmes de pouvoir despotiques. Et, par le jeu des intérêts des puissants, la souffrance et la punition ont été utilisés comme moteur de la foi. En outre, porter un être humain à la droite du seul et unique Dieu, le considérer comme son fils, c’est aussi encourager l’homme à se sentir supérieur à son prochain (plus proche de toi Seigneur…), et légitimer le droit de la famille sur celui de l’humain.
    Désolé pour le ton péremptoire, j’écris au fil de la pensée.

    1. Oui c’est bien vu. P J dit parfois que le capitalisme est foutu, donc… il n’est pas seulement réformiste comme certains le pensent. Le thème de la religion fait écho a Weber à Gombrowicz, cités sur ce blog…

    2. Antoine Le modèle Américain est-il vraiment bien le meilleur témoignage de vie ?

      Antoine la souffrance et la pauvreté ont souvent été utilisés à des fins plus sociales,

      Parfois nos dirigeants sont si exemplaires que les gens en perdent davantage la foi,

      Parfois les gens sont si mal dirigés en matière de bien que la bonne foi du coeur s’en va,

      Le sentiment de toute puissance peut également venir d’une plus grande somme de mains,

      J’en veux tellement au chrétien d’hier que je n’entends plus guère la bonne parole du moment,

      A si seulement tout le monde pouvait devenir athé à quoi servirait encore la foi d’untel à rien,

      Et si l’athéisme n’était pas la meilleure forme d’expression humaine pour le pauvre homme,

      Ah ne me parlez surtout pas de religion en premier sur le blog comme en période de crise,

      Ah si seulement la crise pouvait rendre le monde plus terrestre moins d’opium alors demain,

      Pourquoi prier ça ne sert à rien, pas du tout rentable se dit encore l’homme de notre siècle,

      Parmi les banquiers on trouve aussi beaucoup de gens athés, sans foi, ni loi, ni sagesse,

      Pensée d’un athé pour avancer je ne dirais jamais assez de mal sur la religion d’un tiers,

      Pourquoi je suis devenu athé comme un autre, et bien c’est très simple c’était à cause de
      mon professeur d’histoire qui préférait surtout me parler des guerres de religion avant tout,

      Je me demande si ça ne serait pas plutôt l’homme athé qui éprouverait le besoin de parler d’abord religion aux autres dans l’espace public, à la maison ça ne suffit pas toujours.

      Plus je recherche à m’éloigner d’une chose et plus cette chose nous rattrape tôt ou tard que
      ce soit d’ailleurs la religion, le socialisme, le capitalisme, le libéralisme, le communisme,

      On trouve même des athés dans ce monde qui doutent de plus en plus de leur athéisme
      mais bon ça peut se comprendre, tant tout cela divise et déchire de plus en plus les êtres,

      Je sentais tellement le judéo-chrétien à raz bord que j’en poussais davantage à l’athéisme,

      Avez-vous déjà vu un athé occidental vous dire, pardonne moi toi le chrétien que je préfère encore mal et juger comme l’autre capitaliste de plus.

      Comment voulez-vous parler de discipline, du corps et de l’esprit à des êtres préférant
      surtout se laisser aller dans les septs péchés capitaux du capitalisme marchand sur terre,

      Religion une affaire surtout de boucherie pour les gens de l’athéisme jamais de sagesse,

      Pour beaucoup d’athés de nos jours la religion humaine ça se résume souvent aux USA,

      Parfois je me demande quels sont vraiment les premiers principes de l’athéisme sur terre ?
      Commerce ou moins de commerce ? Plus de choses ou moins de choses terrestres ?

      Est-ce vraiment bien les gens de l’athéisme qui s’en sont bien pris les premiers aux gens du marché et du capitalisme dans l’histoire ?

      La masse des gens qui ne croit plus en rien, et puis maintenant on pleure beaucoup sur son social terrestre perdu, le bel humanisme marchand du monde.

      Un athé ne vous parlera jamais des meilleures fleurs de telle ou telle religion [ Jérémie ]

      C’est bien connu la guerre contre la femme vient toujours des gens de religion [ Jérémie ]

      Ha si seulement le monde était plus athé comme le monde serait moins souffrant partout,

      En période de crise seul les capitalistes et les gens de religion sont des naïfs moi pas,

      Pensée d’un athé ah comme le chrétien d’hier fait toujours du mal à l’homme [ Jérémie ]

      Un jour viendra ou un autre athé de plus préféra plutôt lui aussi m’exclure de sa société,

      Veux-tu que je poursuivre Antoine si tu me reparle encore de religion le premier ?

      Dommage d’ailleurs que la plupart des athés dans ce monde ne recherchent pas principalement à voir en quoi ils servent tant bien les intérêts des marchands.

    3. Le monde moderne n’a pas encore tout vu de la plupart de ses erreurs,

      Car aujourd’hui nous nous penchons principalement sur les méfaits du capitalisme,

      Pour certains il nous suffirait même de réclamer davantage de social pour résoudre tous
      les problèmes macro-économiques terrestres, les bonnes oeillères du monde actuel.

      Je ne crois pas le fait de vouloir en éloigner davantage des choses de la foi, rende les personnes plus humbles et modestes en société voire même plus sages en conduite.

      Combien d’athés de nos jours d’un bord ou d’un autre se montrent-ils souvent plus habiles que vous dans les choses de ce monde ( plus proche de nous la pleine sécurité terrestre d’une vie, d’une emploi, d’un bureau, d’un salaire, d’une position, la bureaucratie mondiale )
      et légitimer davantage le droit de vous faire principalement la leçon de vie terrestre en société.

      Le pire c’est qu’aujourd’hui et en pleine crise spirituelle du monde, on veut encore faire entendre principalement les mêmes choses, en fait et surtout principalement du terrestre avant tout dans nos vies, hélas le monde ne s’est jamais aussi mal porté qu’aujourd’hui quand bien même avec les plus grands courants matérialistes de ce monde, si encore ça venait que des seules personnes du capitalisme mais même pas dans leur aveuglement et leur entétement le plus complet comme les autres,

      Tu vois Antoine tu ne vaux guère mieux que moi ou les gens du capitalisme.

    4. C’est étrange de nos jours comme hier, on reproche souvent aux gens de religion monothéistes d’être à l’origine de toutes les déviances possibles et inimaginables du tout capitalisme marchand sur terre, soit je veux bien l’entendre votre honneur,

      Mais ça commence à faire beaucoup je trouve au regard déjà du grand dossier à charge contre les gens du capitalisme, membres du jury et de la haute cours de justice içi présente,

      Ne vous êtes vous pas parfois posé cette question fort dérangeante tous les athés au regard de la crise ne sont pas tous des gens de mauvaise foi quand même, sinon ça se serait dédé.

      Bien évidemment un athé occidental socialiste n’ira jamais recherché à se dire cela surtout
      en pleine crise mondiale, c’est pourquoi je me demande si un plus grand courant social-terrestre et pour mieux prendre la relève à tout ce qui se passe de trop insatisfaisant de nos jours, pourrait réellement rendre le monde plus sur, moins marchand, conditionnel, plus léger et moins oppressif dans l’esprit des êtres, j’aimerais tellement vous croire les ami(e)s.

      Enfin l’histoire nous le dira, à chacun surtout son mouvement de penser ou de propos le plus concret à partager dans la vie et en société. C’est important je crois de ne pas trop écouter les réveurs quand même !

    5. Jérémie,

      Je ne suis pas sûr de comprendre ou vous voulez en venir.

      Je perçois à vous lire un sceptiscisime par rapport à mon propos, qui est sans aucun doute bien légitime, et pour lequel je n’ai rien contre, J’exprime simplement une réaction à la vidéo de M JORION…

      Aussi, je n’ai rien contre les athées, mais force est de constater que le rationnalisme est un système de pensée qui leur est approprié. Je ne mets pas non plus en doute leur volonté de bien faire.
      Et d’ailleurs, je dirai même que les PAULSON et compagnie pensent réellement oeuvrer pour l’intérêt général en réglant leur petits comptes. Il est ancré dans leur cerveau que leurs études et leur intelligence leur permettent d’agir raisonnablement, sous couvert d’une logique qu’ils maîtrisent. Mais au final, cela ne cache que des décisions primaires, qui relèvent du rapport de force existant entre les uns et les autres. J’ai donc tendance à penser que le néocortex bosse plus pour le cortex qu’inversement en la matière.

      Enfin, la vie ne peut être menée par le rêve ça n’en fait aucun doute. Mais elle a vocation à permettre aux rêves de devenir réalité… Sinon, à quoi bon.
      Je sais que vous êtes un habitué du blog, et donc vous ne me désavouerez pas, je pense, si j’affirme que, comme moi, vous rêvez d’un monde meilleur…

  20. Bonjour,

    De nouveau merci pour ce blog , pour vos interventions ainsi que d’autres contributeurs (François Leclerc & co et ceci n’est aucunement péjoratif)

    Je prends autant de plaisir a lire les articles qu’a écouter votre point du vendredi que je dois confesser j’attends avec impatience.

    Cela permet a mon esprit actuellement en révolte intellectuelle contre ce système de s’apaiser et de pendre du recul

    En fait il me semble qu’actuellement on a un problème de référentiel : le rapport Attali est peut – être bon dans son référentiel a lui mais pas forcément dans celui que l’on voudrait avoir.
    Aussi, c’est lassant de voir souvent toujours les mêmes têtes expertes – Attali est un bon exemple – qui ne peuvent penser que dans leur référentiel a eux.
    Heureusement il y a internet et votre contribution parmi d’autres.

    Je conclurais sur le fait que ce blog est tout aussi intéressant pour les articles que pour les commentaires qui sont eux mêmes des contributions avec des intervenants intéressants, cela m’a permis de trouver des liens, de réfléchir en regardant les discussions, de découvrir des artistes (et oui j’ai acheté un cd grâce a un lien sur une chanson sur youtube) !

    La politique actuelle est un long monologue, ce blog symbolise la discussion et l’échange et c’est tant mieux !

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